28/11/2004

Réconcilier De Gaulle et Schuman (5)

"Le levier d’Archimède"

Le général de gaulle est né en 1888. Robert Schuman est né en 1886. Nous sommes en 2005. Et ce sont encore leurs voix et leurs voies qui conditionnent les progrès de la construction d’une Europe unie…L’un et l’autre avaient vu juste : « Une idée révolutionnaire, le début d'une éré réellement nouvelle" », disait Schuman. « L’Europe est un levier d’Archimède », reconnaissait de Gaulle en pensant que Schuman avait ...50 ans d'avance. Le projet de Constitution soumis à ratification scelle effectivement la réconciliation de fait, la cohabitation, entre leurs deux conceptions de futur européen, entre leurs deux héritages.

colombe_la_paix.jpgAu niveau des principes : une « Europe des Etats » qui se dote d’une Constitution n’est pas qu’un simple espace de coopération ou de gestion commune des intérêts communs. Le mot intégration y rend un sens très concret. L’Union européenne s’affirme bien comme un « dépassement de l’Histoire » comme une « fédération d’Etats-nations » d’un type nouveau.

Un double héritage
Au niveau des réalisations institutionnelles, les héritages des deux sont visibles. Pas de Super-Etat. Pas d’amputation des souverainetés nationales. Pas de gouvernement « apatride ». Le schéma proposé naît d la fusion du projet réalisé de la CECA, élargie à toutes les activités qui trouvent un champ plus pertinent au niveau européen, et du projet avorté dit Plan Fouchet. Résultats : un mélange équilibré entre les pouvoirs « inter-gouvernementaux » et les « pouvoirs communautaires ».

Il ne s’agit pas là d’un compromis mais de la mise en forme des dissensus surmontés entre les deux concepts et des conséquences que ces divergences de fond et de forme ont eu depuis 1950 sur une Union européenne qui, malgré son inachèvement et ses insuffisances », est un « aimant doré pour le continent » : il suffit de voir les élargissements successifs, et le nombre de pays qui veulent y adhérer ou établir des relations « sans cesse plus étroites » avec elle…

"Pas à pas"...

Le « Père de l’Europe » et l’un de ses grands « Bâtisseurs » reconnaîtraient-ils le produit de ce qu’ils déclencher ?. Ceux qui rejettent ce texte en invoquant « l’esprit et les visions des pères fondateurs » devraient se replonger dans « Pour l’Europe » de Schuman et dans les Mémoires de Monnet. Ceux qui prônent le Non au nom de de Gaulle devraient avoir une lecture moins sélectives de ses discours et de ses déclarations. « Les yeux suivent le regard », il est vrai… Un peu de pudeur : Respectons le silence, cette liberté des morts

Ce produit est-il effectivement un « levier d’Archimède » annoncé par de Gaulle pour réaliser l’idéal défini par Schuman en 1950 et repris dans le préambule du texte de la constitution ? Là est la seule vraie question. Non en regardant vers le passé, mais vers l’avenir. Les euro-béats qui crieraient « Europe, europe, europe » en sautant comme des cabris n’existant pas, personne ne peut sauter de joie en criant Victoire. Les euro-constructifs, qui sont critiques par définition, ne peuvent que reprendre le soupire de Zola après le dénouement de l’affaire Dreyfus : « Ne nous réjouissons pas trop ».

« Déçu mais soulagé », a lâché Delors en commentant l’annonce de l’accord du 18 juin. « Saisissons cette chance historique», a exhorté Giscard. Il s’agit plus aujourd’hui d’exhorter que d’afficher une quelconque satisfaction, en effet. Parce que la Constitution reste à ratifier. Et parce qu’elle n’est qu’un outil. Même si le point d’appui était le meilleur et le bras était le plus adapté, Archimède devrait vouloir et savoir bien utiliser son levier pour « porter le monde »…

Vouloir et savoir : les défis restent les mêmes. Vouloir réellement les buts fixés et savoir se donner les moyens de ses ambitions. La réussite se jugera aux actes qi vont suivre et non au texte. Ce n’est pas la Constitution qui est sacrée : c’est la cause qu’elle sert. Et qu’elle permet de servir.

Oui ou non, voulons-nous une Europe telle qu’elle est décrite dans la Constitution ? Telle est la première question que pose…la question, puisqu’en suivant Castoriadis et Legendre, il importe effectivement de questionner la question si l’on veut espérer de bonnes réponses…

La clarté de l’interrogation n’écarte évidemment pas les critiques et objections que ce projet peut légitimement susciter par ses imperfections, ses insuffisances et ses « trous du diable » : le débat référendaire doit être, au contraire, l’occasion de mettre à plat les dissensus. Mais il ne faut pas se voiler la face ou la cacher derrière son doigt.

drapeaux_europeen.3.jpgOn peut être hostile à l’Union européenne. Mais on doit le dire sans inventer une « autre Europe » ni définie ni dessinée. Bas les masques !

Inutile de reprendre les grands débats des années 50 : « l’Europe des Etats » réduite à la coopération entre Etats existe. Elle constitue le Conseil de l’Europe.

Inutile de réclamer une « Europe des peuples » : le COMECON a fait toutes les preuves par l’absurde d’une Union de « démocraties populaires ».

Une Constitution, non un "programme"

Inutile aussi de fonder sa réponse sur des politiques rêvées : une Constitution ne fait pas office de programme politique ; elle trace un cadre, elle ne fait pas le tableau… A chacun de se battre pour que le dessin corresponde le mieux possible avec le dessein : c’est l’objet même de l’action politique.

La deuxième question posée par la question est simple aussi : les mécanismes prévus par ce texte sont-ils adaptés aux buts approuvés ?

Le traité de Nice n’aurait sans aucun doute jamais du être signé et ratifié—ce qui confirme que les bêtise peuvent être faites partout, y compris collectivement , aux plus hauts niveaux : « une caricature de ce que l’Union pouvait faire de pire », souligne Jean-Dominique Guliani. Mais ce traité qui mérite d’être mal traité a eu tout de même le mérite de faire « avancer le schmilblich » en prévoyant une Convention susceptible de corriger ses erreurs. C’est de persévérer dans la bêtise qui est un crime, non de faire des bêtises et de les corriger.

Le texte soumis à ratification ne se contente pas de « corriger Nice » comme des commentateurs sans doute un peu blasés ou logiquement lassés des lenteurs de la construction européenne l’ont dit après le « bidouillage » des chefs d’Etat et de gouvernement : ll va nettement plus loin.

babal_tomi_jep.jpgEt il a surtout le mérite d’ouvrir des perspectives de progresser dans des secteurs clefs, comme la diplomatie et la défense et de regrouper sous un même toit une différenciation qui risquait de se transformer en vrai « méli-mélo », en « Europe bazar » : quelles que sient les élargissements futurs, le souk n’est pas une spécialité européenne. Il était bon de réveiller Descartes. Tout cela mérite débats, évidemment. Espérons qu’ils auront lieu.

S’ils entraînent à donner des réponses négatives ou hésitantes, une autre question vaut d’être posée, d’une façon décisive : cette Constitution est-elle perfectible ? La réponse dépend évidemment de la confiance ou de la méfiance qu’on a en l’homme et en la société. C’est à ce niveau peut-être qu’intervient le secret de l’isoloir.

Ce qui est certain c’est que même si elle avait la perfection que Rousseau avait raison de ne voir qu’en Dieu, cette Constitution ne suffirait pas à faire l’Europe. Pas plus que les Déclarations des droits de l’Homme étblissent le règne des droits de l’Homme Les plans d’architecte les meilleurs ne valent rien si les maçons ne travaillent pas bien. « Les seules mains de Dieu, ce sont les nôtres », redirait Bernanos.

Le mariage de l’idéal et de la nécessite est explicite dans ce texte. L’idéal est dans les intentions et les valeurs fondatrices. La nécessité est dans la description des statuts et du règlement intérieur. L’idéal, fondé sur un personnalisme actif, doit être gravé dans le marbre. Le règlement intérieur n’a pas forcément une durée de vie plus grande que les traits prcédnts qui tous étaient troptardifs et insuffisants mais qui tous ont fait progresse l’UNION. « L’Europe ne se fera pas d’un coup »…

Ce qui est sûr également, sans avoir la certitude arrogante, c’est ceux qui sont tentés de faire le pari du Non dans l’espoir d’une crise qui ouvrirait la porte à un « grand soir » jouent à la roulette russe et doivent s’attendre à des aubes cauchemardesques. Le raisonnements qui fait dire que l’Europe n’a avancé que par crise et que, par exemple, l’échec de la CED n’a pas empêché le traité de Rome font un erreur d’appréciation de l’Histoire.

"Trop tard, toujours trop tard"
guernica_jep.jpgOn ne peut pas refaire cette histoire et imaginer ce qui serait arrivé si la CED et le projet d’union politique qui l’accompagnait—« cela n’a aucun intérêt », redirait Jean Monnet--, mais les faits sont là. Chaque fois que l’Europe a su rebondir ( ce qui est la preuve de sa nécessité), elle est retombée affaiblie. Une CECA avait une « Haute autorité ». La CEE n’a eu qu’une Commission.

A changement d’appellation, changement de nature et de pouvoir… Et c’est parce qu’elle a passé son temps et dépensé son énergie à surmonter des crises que l’Europe n’a avancé que très laborieusement vers son unité. Et s’est fait pendre de vitesse par des événements extérieurs sur les quels aucun des pays européens n’ pu réagir souverainement. L’union européenne avait été promise en 1972 pour 1982. Une monnaie commune était annoncée en 1973 pour 1980.

« Trop tard ! Toujours trop tard ! » se lamentait Michel Jobert au moment de Maastricht. « Tous les grands progrès de la construction européenne ont toujours au moins 10 ans de retard ». L’ancien ministre des affaire étrngères de Popidou n’avait pourtant rien d’un euro-enthousiaste impatient

L’Europe n’a pas progressé grâce aux crises, mais en dépit de crises, malgré les crises. Et s’il est vrai, comme disait Montesquieu, qu’il faut perdre la moitié de son temps pour profiter de l’autre », ce n’est pas en perdant davantage de temps qu’on rattrape le temps perdus. Sans ces crises à répétition, nous aurions peut-être une referendum en cette année 2005 (Pourquoi pas ? ) mais il porterait sur… une amélioration de la Constitution.

"La plus belle des traditions;la créativité"

Ce n’est pas « l’histoire qui va trop vite », pour reprendre une mauvaise excuse de Mitterrand devant quelques retombées de la Chute du Mur. Ce sont les Européens qui ne vont pas assez vite pour s’adapter aux exigences de l’accélération de cette Histoire et « faire face ».

Non parce que l’Europe est vieille : « Elle n’est pas vieille, elle est ancienne », redirait Le Goff… Mais parce qu’elle n’a pas su et ne sait toujours pas faire ce que Schuman et De Gaulle, chacun a sa manière, savaient : anticiper. Et parce qu’elle n’a pas su à temps trouver les bons chemins pour que les ponts possibles entre Schuman et De Gaulle cessent de plonger les Européens dans un écartèlement schizophrénique…. Parce qu’elle oublié, face à ce double héritage, que la plus belle de ses traditions, « c’est la créativité », pour reprendre une remarque de Le Goff.

La Convention a su concilier cette créativité et le réalisme pour mettre au point un texte qui ne « refonde » l’Union européenne, comme il est dit souvent par facilité de langage, mais qui donne à la construction européenne un cadre par lequel elle peut dépasser les vieux clivages d’ordre dogmatique et théologique, briser cette (fausse ) fatalité des crises qui a marqué ces cinquante dernières années, se consacrer enfin à l’essentiel : enrayer la spirale du déclin que le vieux continent connaît depuis la fin du XIX ème siècle .
Il s’agit bien de cela, en effet. Les ponts entre Schuman et de Gaulle débouchent sur un tremplin : l’heure d’un saut qualitatif. Le levier d’Archimède est là, entre nos mains. Il ne nous permettra pas de « soulever l’univers ». Mais il nous permettra de vivre « debout », comme disait Churchill.

Avec la fierté d’avoir surmonter nos folies du passé.

Avec des horizons d’espérance plus dégagés, plus larges.

schuman_monnet_jpe.jpgCe n’est ni « demain, on rase gratis », ni « la Constitution va faire des miracles », c’est « l’Europe est une fabrique d’avenir », comme disait Schuman. « Au travail ! Il y a tant à faire pour unir les hommes, pour constituer un continent pacifié et pacifique, pour vivre dans une société de bien-être, pour replacer la personne humaine au cœur des actions, pour que le monde soit vivable pour tout le monde, pour le mot « progrès » retrouve son sens de progression, pour que a génération de « l’après-guerre » ne soit pas la première dans l’histoire à vivre à la fois mieux que ses parents et mieux que ses enfants, pour la « génération Europe », celle des moins de trente ans, ne soit plus prisonnières de nostalgies imaginaires et d’utopies vaines »

Il y a tant à faire, oui.

Et c’est en réconciliant les visions de Schuman et de De Gaulle dans les têtes—et d’abord dans les cerveaux politiques—qu’on pourra le faire. « Sans Monnet, l’Europe n’aurait pas d’unité. Sans de Gaulle elle n’aurait pas d’identité », diagnostiquait Kissinger. Sans de gaulle et sans Schuman, elle n’aurait pas été un dépassement de l’Histoire qui est d’abord un dépassement de soi-même dans le respect des autres.

La mécanique institutionnelle n’est qu’un accessoire toujours à parfaire, mais les valeurs qui sont scellées dans la Constitution n’ont rien de formel, rien de ringard, rien de banal. Bien sûr, sonnent déjà les trompettes du nihilisme, des intégrismes, des assoiffés de pureté, des croisés de l’intolérance, des nouveaux cavaliers de l’apocalypse, des grands prêtres des sectes pour qui l’homme doit être un loup pour l’Homme, des admirateurs de Staline et d’Hitler, des illuminés qui ne s’épanouissent que par la négation de l’Autre …

Ils ne peuvent pas comprendre : l’Europe se construit contre eux. Pour les empêcher de nuire. Et de replonger le continent dans ce qu’il a trop connu…

Ces valeurs dépassent les clivages de ceux « qui croient et de ceux qui ne croient pas » : Dieu, heureusement reste au-dessus de la Constitution. Elles dépassent les lignes de démarcations que provoquent les différences de croyances, de religions, d’engagements et de sensibilités politiques, de nationalités, d’origines, de sexes, de moeurs. Evidemment, ces valeurs, il ne suffit pas de les proclamer. Il faut les vivre, et les faire vivre. L’Europe qu’elles fondent n’est pas une abstraction, un ailleurs : l’Europe, c’est nous, chacun de nous. Et comme elle su réveiller les pays qui en font partie, elle peut nous aider à surmonter les crises de cette modernité que certains appellent « post-modernité » en étant à court de vocabulaire pour imaginer ce qu’il y aura après le « post »…

Le « réenchantement de la politique » passe par l’Europe, notamment. Mais l’Europe ne fait pas de cadeau : elle n’et que ce que nous en faisons. Comme la France d’ailleurs et comme chacun des pays.

Pourquoi ne souligne-t-on pas davantage que les crises européennes proviennent non seulement des vieux réflexes nationalistes, étatistes et corporatistes d’Etats, amis aussi des incertitudes des troubles, des affaiblissement des eux grandes familles politiques qui ont soutenu « l’idée européenne » avec le plus de constance : celle de la démocratie chrétienne et celle des gauches socialistes ? Bayrou en a pris conscience, Fabius pas encore...
Daniel RIOT




Commentaires

Je vois que vous avez beaucoup de choses à dire. Tant mieu car j'aurais beaucoup de choses à lire.
Mais une seule à dire: " ecriture blanc sur rouge! Pitié! un peu de respect pour vos lecteurs pardi ! Nous allons finir louche sinon aveugle en moins de 3 posts!"

DR:Merci Angélica. Désolé pourle modèle choisi. Ce qui me met en "colère", moi, c'est le fond lumineux, aveuglant comme un soleil du sud-tunisienen plien midi. je viens de consulter une psychlogue, spécialiste de la vision et du ...sommei. Elle me conseille le bleu en fond.Mais les eurosites sont tous ou presque aux couleurs du drapeau aux 12 étoiles d'or. Elle trouve que mon choi mdofie les habitudes mais est aussi bon esthétiquement que ...médicalemement!Allez savoir. Moi, c'est Stendhal qui m' inspiré mes couleurs. Il paraît que l page n'apparait pas de la même manière avec Netscape:j'ignore pourquoi...Au moins j'aui découvert votre site. Attention:Michaud ne parle que des colères "justifiées"....Restons calmes:c'est plus sain. Quand une connerie nous met en colère, on donne raison aux cons. L'humour plutôtque la colère, ok?

Ecrit par : Angeliquera | 28/11/2004

Daniel, dis-moi, n'es-tu pas fatigué d'être aussi intelligent ? :-))
Beaucoup de plaisir à lire cet article... Mais comme tu t'en doutes, j'ai tout de même un petit commentaire à faire.
Je trouve marrant qu'on parle de l'Europe économique, de l'Europe politique, de l'Europe sociale, de l'Europe de la défense, etc...
Mais, vois-tu, il y en a une dont je n'ai jamais entendu parler.
C'est l'Europe psychologique !!!
Et l'Europe psychologique, c'est, selon moi, celle qui commence par les mots. L'Europe du langage, parce que le langage structure toute pensée, et que la psychologie humaine est d'abord une affaire de langage.
Tu parles de "valeurs qui dépasseraient les croyances, les religions, les engagements, les sensibilités politiques, les nationalités, l’origines, le sexes, les moeurs".
Crois-tu vraiment que les réticences et le scepticisme majeurs, pour ne pas parler des replis nationalistes et grégaires les plus rédhibitoires se développent en vertu de ces frontières-là ? C'est possible évidemment, mais je pense qu'il y a une frontière bien plus grave, bien plus enkystée, c'est celle de la langue.
J'ai bien peur qu'on ne gesticule encore pendant bien longtemps avant de se rassembler vraiment sous une même bannière, si l'on ne se décide pas à créer une langue commune, une langue européenne (sans pour autant sacrifier les langues traditionnelles, évidemment).
C'est trop difficile pour des êtres humains de se sentir une appartenance commune aussi longtemps qu'ils ne parlent pas la même langue.
Il faudrait donc, selon moi, construire une langue commune, mais qui ne pourrait en aucun cas être stricto sensu la langue d'un pays de la Communauté Européenne (par ex. l'anglais). Tout simplement parce que le risque serait trop grand de favoriser chez ceux dont c'est la langue maternelle, une tentation hégémonique. Je l'ai dit plus haut : la langue structure la pensée. Il faut donc éviter à tout prix de donner à croire que c'est la pensée de ce pays qui serait prévalente partout.
Je lisais récemment un article sur l'Esperanto. Rigolo, ce truc. Il semblerait que cette langue soit beaucoup plus facile à apprendre que l'anglais (qui n'est déjà pas très compliqué, il faut bien l'avouer). Alors pourquoi ne pas lancer une méga-campagne européenne pour promouvoir l'apprentissage de l'esperanto qu'on pourrait rebaptiser l'européen ?
Bref, une idée comme une autre. Mais après tout, ton blog-note est aussi fait pour ça, non ? Rêver un peu...



Réponse de DR. "L'Europe psychologique"? C'est surtout une psychanalyse des Européens qu'il faudrait faire... Une "langue commune"? C'est un langage commun qu'il faut forger. Les mots souveraineté, laicite, Région, citoyenneté, patrie (entre autres) n'ont pas le même sens partout...Cela fait partie du limage de cervelles qui peut être si bénéfique. Qui plus est la diversité linguistique est le fondement même l'Europe.Començons par clarifier des termes simples en faisant des distingtion qui s'imposent dans toutes les langues:L'Union européenne n'est pas l'Europe, par exemple... Comment dit-o je vous embrasse en espérento?

Ecrit par : Pat | 28/11/2004

Peut-être. Mais le limage de cervelle n'est pas possible si chacun utilise un autre mot. Alors la psychanalyse, faisons-la par l'intermédiaire d'un langage commun. Celui qui sait faire un compromis sur chaque spécificité au profit de la communication sans en faire souffrir la spécificité psychologique qui est le propre de chaque nation constituant l'Union Européenne.
D'accord sur un point. L'UE ce n'est pas l'Europe... pour l'instant !
Mais donnons-nous les outils de construire au moins l'Union en éradiquant le handicap majeur qu'est la désunion pour cause d'incompréhension linguistique.
Je n'ai jamais prétendu (cf mon texte) qu'il faille abolir les différentes langues de la CE. Ca serait trop dommage ! Je cherche simplement un outil qui permette à chacun de se comprendre et de se retrouver "sous une même bannière". Bref, une perspective à la fois complètement utopique et en même temps, presque banale !

Réponse DR: je ne sais toulours pas comment o dit "je vous embrasse" en espérento..

Ecrit par : Pat | 29/11/2004

Je t'ai trouvé un moteur de traduction, mais qui traduit au mot à mot ce qui donne quelque chose comme :

mi vi kisi

pour "je vous embrasser"
Le lien vers le traducteur :
http://www.majstro.com/Web/Majstro/frames.php?gebrTaal=eng

Miaj omago sinjoro Riot

Ecrit par : julien | 30/11/2004

Et bien tu vois, Julien a trouvé comment on dit "Je vous embrasse" en espéranto. Donc, si je comprends bien la logique grammaticale de cette langue qui décidément me plaît beaucoup et qui pourrait vraiment devenir de l'Européen, Sinjoro Riot :
mi ti kisi
(puisque je te tutoie et que tu persistes à me vouvoyer).

Et au passage, un grand dankon à Julien

Ecrit par : Pat | 30/11/2004

Français
Baiser

Synonyme
Foutre

Esperanto
Fiki
Kiso
Seksumi

Ouille, ouille, ouille pour le dernier !

Ecrit par : Julien Schick | 01/12/2004

julien tu vas finir par parler comme dans les boîtes de lessive : lou flyjakette du papinou.

le sujet c'est l'europe spikologik et on ne déconne pas avec les sciences molles.

Ecrit par : C2 | 03/12/2004

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