03/12/2004

Bonne journée...

nounours_erotique.jpg Où l'erotisme ne va-t-il pas se cacher?

L'hiver est là, l'actualité n'est pas drôle. Ceux qui me parlent de mon blog s'attardent plus sur les photos que j'ai piqué sur le site de Sollers que sur les textes d'écriturier laborieux.
Je passe une grande partie de mes journée au parlement des philosophes qui, à Strasbourg, tient un colloque fantastiquement intéressant mais cérébralement épuisant sur Heiddegger.
Alors, merci à Leila de m'avoir envoyé une image très coquine, une boule d'emails et un beau soleil...soleil_anime.jpg
Si on ne rit pas un peu on devient de drôles de zèbres: Leila le comprend.Comme elle comprend qu'on peut faire sérieusement des choses très sérieuses ...sans se prendre ou sérieuxquels_zebres.jpg
C'est tout de même plus drôle que si je disais ce que je pense de la crise du Monde ou des problèmes financiers de Libération. Merci d'être Toi, Leila-ma-rieuse. Je vais peut-être créer une rubrique(du coeur, bien sûr) avec les sourires de Leila.

C'est tout de même plus réconfortant que les "meilleures"photos d'actualité que je viens de trouver chez Yahoo!!! Elle vous transperce, la nana, non?

percing.jpg


Pauline aussi me faire rire:elle m'a envoyé l'arbre de Noel qu'elle a fabriqué. C'est mieux que de couper des peitist sapins dont j'entends les cris de douleur...
arbre_de_noel_pauline_.jpg

Attention Paline:le drapeau européen, il n'a que 12 étoîles....



La vie est belle... D'ailleurs il est tard et je vais m'endormir en pensant aux relations franco-allemandes...mais uniquement avec l'oeil de Tomi Ungerer. tomi_france_allemagne.jpg
Qui me disait qu'il fallait rendre l'Europe sexye?

Bonne journée...

Commentaires

Faut-il être impérial pour réussir en politique ?
Je me délectais des faits, événements, petites et grandes anecdotes qui se sont déroulés au temps de la Rome Antique quand je suis tombé sur une page décrivant la psychologie de nos anciens empereurs. Comme je n’y ai vu aucun lien avec des traits de caractère de certains de nos contemporains, je me suis dit que je pouvais, librement, vous en parler.

En effet, qui a déjà rencontré un Tibère ! Excellent général sous Auguste, il possédait une haute idée de sa fonction. Il n’hésitait pas à dire qu’un « bon berger tond ses brebis mais ne les écorche pas ». Il a essayé de gouverner avec ses alliés. Mais il se heurta, très vite, à leur hostilité sournoise. Cela le rendit aigri, soupçonneux et rancunier. A la fin, il voyait partout des traîtres. C’est pourquoi il encouragea les délateurs.

Qui encore a déjà rencontré un Claude ! Homme de bon sens et rempli de bonnes intentions, il su s’entourer d’hommes intelligents et compétents. Mais souvent ridicule en société, il était facile à duper. Il se laissa dominer par sa femme. Ambitieuse et orgueilleuse, elle finit par l’empoisonner pour assurer un trône à son fils.

Qui enfin a déjà croisé un Néron ! Il se révéla très vite être un empereur détestable tant il redoutait un rival. Se croyant grand poète et grand musicien, il laissa libre cours à ses mauvais instincts. Il fallait continuellement l’admirait et lui rappelait à quel point il était un homme de génie. Qui osait simplement être indifférent à sa présence recevait immédiatement son arrêt de mort.

Ces portraits, forts éloignés de la psychologie de nos hommes d’actions d’aujourd’hui, nous disent, toutefois, en creux ce qu’est un bon politique.

Celui-ci se sait contesté et jalousé par les uns (et non les HUNS), méprisé, rejeté et raillé par les autres (à chacun son goût). Il ne prend pas pour argent comptant les faux compliments de ceux qui attendent qu’ils dépérissent pour se nourrir sur sa dépouille.

En son for intérieur, il a pris suffisamment de distance avec la chose politique. Il n’espère plus que la vie publique lui apporte toute la reconnaissance à laquelle il aspire. Ce n’est pas elle qui va combler son manque d’être (pour causer en philosophe) et lui donner une raison suffisante d’exister. La politique ne lui donnera jamais l’assurance de se sentir pleinement existé. Elle n’apaisera pas non plus son angoisse. Ni son talent, ni son caractère, ni les bienfaits de son action (quand ils existent), ne peuvent, à leur tour, justifier que son légitime désir d’être reconnu ne vire au désir d’être aimé. Et même s’il se sent persécuté, il n’a pas le droit, pour autant, de poursuivre ses opposants et d’en vouloir, à longueur de journées, à ses alliés. Rien ne l’y autorise, pas même la peur de perdre son maigre et illusoire pouvoir.

Souverain, il est détaché de la vaine jouissance d’être au pouvoir. Il a, en effet, toujours déjà compris qu’il ne faisait que passer.

Il veut agir plutôt qu’être. Il veut faire plutôt que se montrer. Il aime que l’on vante le mérite de ses actions plutôt que l’on parle de la valeur de ses discours.

S’il se réalise, c’est en en cherchant à faire avec les autres plutôt qu’en défaisant ce qu’ils ont mieux fait que lui.

Si sa véritable ambition c’est sa modestie, sa véritable modestie c’est son ambition.

Bref, il n’est pas utile d’être paranoïaque (il faut qu’on m’aime sinon je casse tout), mégalomane (avant moi le chaos, après-moi le déluge), carnassier (j’écrase tout, même l’herbe), menteur (dire ce qui plait plutôt que ce qu’il faut) pour avoir envie d’agir et de changer ce qui doit l’être.

Mais l’homme d’action n’est pas un saint pour autant. Il ne crache pas, par principe, sur le pouvoir. Son but est de faire autorité et d’être en situation de responsabilité pour trouver des solutions.

Il n’est pas naïf. Il ne croit pas que les affaires humaines s’autogouvernent.

Il ne veut pas rester innocent. Il n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Il accepte d’être comptable de son action.

Magnanime, il n’impute pas aux autres les échecs qui lui reviennent et il ne revendique pas, jour et nuit, les succès des autres.

Comme il est intéressé par la chose publique, il se sait, personnellement, impliqué et concerné.

Mais sa grandeur est de savoir que s’il en va de sa personne, il n’en va pas uniquement de ce qu’il y a d’individuel en lui. Autrement dit, bien qu’il agit avec tout ce qu’il est, il agit au-delà de ce qu’il est.

Dernier mot sous forme de conseil :

Si vouloir le bien des autres lui fait du bien, espérer que les choses aillent mieux est mieux.

Pour la démocratie...of course.

Pascal Heisserer

Ecrit par : Heisserer | 28/02/2005

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