14/12/2004
Eloges de la grenouille (9)
H
(Jeux de) Hasard
Diana et Charles au golf
En Angleterre, près de Brighton, Diana la blonde sautillait joyeusement, sans se soucier de son futur destin, quand une balle de golf vint la perturber royalement.
« Voilà bien les Humains ! Ils s’amusent … sans savoir et sans voir le mal qu’ils font »
Diana sauta sur la balle. Sa peau blanchâtre verdit. Et jamais le golfeur maladroit ne retrouva la balle égarée… Comme une femme offusquée, une grenouille agressée sait toujours se venger.
« Un jour, avec mes copines et mes cousines, nous nous cacherons dans tous les trous du green. Et aucune balle ne rentrera », songea Diana en souriant des hommes qui détestent ne pas trouver le bon trou, au bon moment, quand l’envie leur en prend. « Nous amusons-nous ainsi, avec les humains ? », soupira-t-elle en reprenant son chemin…
« Tu l’as échappé belle, ma Belle. Leur balle a failli t’assommer. Leur crime eût été parfait. Un accident est si vite arrivé… » Charles-le Gallois, un crapaud royal, avait vu la scène. Et compatissait. « Moi, c’est sur un terrain de polo que j’ai failli mourir sous un sabot. Mon frère Edwards, lui, a failli perdre sa peau royale à cause de joueurs de criquet. Et ma mère, la Reine Mère, a échappé de peu à une attaque en voyant Son Premier, Tony le Blaireau, jouer les boute-feux en Mésopotamie, avec les Crapauds- Bullalo du Texas. Avec les héritiers de ceux qui ont chassé notre Couronne de ce continent, massacré les Indiens, exploité les Noirs et les Hispanos
-Croyez-vous, ma Belle, que j’en sois fier ? Vous savez qu’ici, ma famille règne mais ne gouverne pas. L’alliance du Blaireau et du Crapaud-Buffalo est d’autant plus contre nature que le Nouveau Monde, dans sa crise d’adolescence impériale, semble vouloir répéter toutes les bêtises de l’Ancien. La planète des Hommes ne tourne plus rond…Et aucun jeu n’est plus interdit. Quand les grands s’entretuent, les petits meurent aussi. Dans nos étangs, les dégâts n’ont rien de « co-latéraux »
« L’Homme n’est ni ange ni bête,
et le malheur veut que qui veut
faire l’ange fait la bête »
Blaise Pascal
Diana resta un moment en arrêt, pensive. Et songea à la balle qui aurait pu l’écraser, en se consolant de ses maux par d’autres aux, comme savent si bien faire les Humains.
« Rassurez-vous, mon Prince, en d’autres lieux d’autres jeux sont encore plus dangereux. En France, par exemple, c’est à la Thermidor qu’on accommode le roi Homard et la princesse Grenouille. La guillotine a été supprimée, sauf pour les Batraciens.
-Les Français n’en sont pas à une incohérence près. Ni à un pari stupide près. Ils ont cru que le tunnel sous la Manche allait arrimer les îles britanniques à l’Europe. C’est faux. C’est le continent qui devient britannique. Que voulez-vous ? A nous le Grand Large ! A eux l’esprit étroit. Churchill, déjà, le disait. Mais les Français savent parler: ils ne savent pas écouter. Combien de conflits contre eux avons-nous déjà remportés à cause de leur surdité ? Ils n’entendent que ce qui les arrange. C’est pour cela d’ailleurs que ces « mangeurs de grenouilles », jamais, ne nous foutent la trouille.
-Jeanne d’Arc, nous avons brûlée…
-Pas du tout : c’est un french, Cochon le bien nommé, évêque papiste qui l’a fait brûler comme une sorcière mal aimée.
« Les hommes ne savent être ni entièrement
bons, ni entièrement mauvais »
Machiavel
-A Paris, j’aime aller pourtant, mon jeune ami. J’y irais même jusqu’à en mourir. Sans la France, jamais l’Angleterre n’aurait existé. L’Histoire le dit. Sans légende.
-L’Histoire dit aussi que, chez nous, les grenouilles de Normandie n’ont rien à craindre…
-Les Français nous mangent parce qu’ils nous aiment.
-Laissons-leur cet amour cannibale. « Manges ce que tu es » n’est en rien ma devise. Honni soit qui mal y pense…
-A Londres même, j’ai vu des grenouilles bizarrement exploitées. Bien sculptées, sur des nénuphars, elles doivent sauter en obéissant à des joueurs impénitents. Une seule devra rester, reine solitaire, trônant sur sa feuille… Laquelle ? Quarante challenges sont proposés…Ils ne nous mangent pas, mais ils se jouent de nous, méchamment, avec ce cynisme et cette perfidie que les Frenchies dénoncent chez les Rosbiffs. L’Europe de stéréotypes est la seule qui fonctionne vraiment bien …
-Les Londoniens n’ont en cela rien inventé. C’est la réplique du jeu du solitaire que le janséniste Blaise Pascal, ce roseau pensant, avait inventé tout en condamnant le « divertissement »
-Depuis des siècles déjà, les Sages Orientaux jouaient au « solitaire », avec, souvent, des grenouilles en héroïnes soumises. Et ne soyez pas choqué par ces jeux inoffensifs qui ne font que célébrer notre malice et notre habité. A Dublin, j’ai vu des jeux encore, plus malsains..
-Moi aussi, je les ai vus, dans mes sorties, où par, le déguisement, j’échappais à ma royale condition. Nos bouches, il est vrai, ne sont pas faîtes pour recevoir des pièces de bois, des jetons ou des pièces de monnaies.
-Et nos corps ne sont pas faits pour être transformés en quilles. Ces jeux de vilains ne sont pas qu’irlandais, écossais ou gallois. J’en ai vu sur le Rhin et sur le Danube.
-
Un amant de la Cour de Belgique, qui adorait varier les positions quand le corps il me prenait, m’a conté que la brouette, cette géniale trouvaille, servait à organiser des courses de batraciens entassés bien malgré eux.
-Comment cela ?
-De grands gaillards, plus nourris de bière que de sirop de grenouilles, remplissent les brouettes de nos frères et de nos sœurs, sans discrimination aucune entre grenouilles et crapauds. Et ils courent, ils courent…En s’arrêtant chaque fois qu’un malheureux s’échappe ou tombe.
-C’est le premier arrivé avec sa brouette pleine qui a gagné. Et nos frères de race finissent en fricassés.
-Ou laissés en pâture à nos prédateurs les plus affamés. Plus que les conditions de notre fin, c’est l’humiliation infligée qui me meurtrit. »
« Humilier, c’est blasphémer… »
Elie Wiesel
Le dialogue continua. C’est fou ce que les grenouilles ont pu, aux hommes, inspirer des jeux. En tout temps et en tout lieu. Sous toutes les latitudes. Muse de la jouissance, donc du hasard et de la nécessité, la grenouille et son cousin le crapaud incarnent tous les vices. Ceux qui peuvent rapporter gros. Et ceux qui illustrent cet « acte gratuit » jamais ni innocent ni désintéressé, que les humains mettent en avant pour se consoler de leur animalité mal assumée.
« Des cousines alsaciennes, qui participaient à une chasse du coté d’Andlau, où un comte tient château, m’ont raconté quelques jeux « à la grenouille » où les fripouilles que nous sommes sont traitées d’une façon si ignoble que le Conseil de l’Europe, bavard mais impuissant, ne devrait pas le tolérer », reprit Diana, militante des Droits de l’homme et des bêtes, non comme une Brigitte Bardot loufoque dans sa défense des phoques, mais comme un René Cassin en jupons, plein de sagesse même sans sa barbichette.
-Oh ! J’en suis horrifié ! » s’exclama Charles qui, en Prince héritier se doit de tout savoir, même ce qu’il ignore. « On m’a parlé, aussi, du « saut de la grenouille ». Comme avec les moutons, les gamins doivent sauter par-dessus nous en nous évitant. Souvent, bien sûr, des pieds maladroits nous écrasent. Pour la plus grande joie de spectateurs aussi stupides que ceux jadis réunis, par les empereurs romains, dans les arènes de la mort.
-Il y a plus grave. Sais-tu combien, dans le Sungaud notamment, ou dans le Ried du Rhin, de grenouilles meurent parce que de vilains gamins en mal de performances leur font exploser la panse, par une paille incisée, dans la bouche ou le cloaque ? Avec de l’air, ou pire, de la fumée, ils les font exploser. En riant, bien sûr.
-De ces vices-là, les Alsaciens n’ont pas le monopole. Les Lorrains ont une passion : nous étouffer dans des bocaux. C’est celui qui détient la grenouille la plus longtemps résistante qui a gagné.
-En Bohème, c’est le jeu de la « grande chute » : tu montes avec une grenouille sur un arbre ou sur une échelle. Au moment M tu les fais tomber. Si tu as la première qui, sur le sol, s’est écrasée, tu as gagné. Mais les paris peuvent varier. Le trophée revient, parfois, à celui qui maîtrise la grenouille qui en réchappe. La mort n’est jamais obligatoire. Les grenouillettes savent sur leurs pattes retomber. Bien des chats en seraient étonnés.
-Le plus choquant, c’est que des artistes fantastiques aient pu, par ce sadisme, se laisser inspirer. « Entre ciel et terre » : avez-vous vu ce tableau ? Gustave Doré, Dieu ait son âme, y décrit un jeu d’enfants alsaciens indécents.
-Je l’ai vu, oui. Les gamins attachent une grenouille vivante à la queue d’un cerf-volant pour attirer les cigognes. Le gagnant est celui qui voit sa grenouille happée en dernier.
-Ailleurs, d’autres font des concours de lancers. Avec des frondes, des balançoires, des planches, des leviers, des raquettes. Et nous finissons écrasées. Contre un mur, le plus souvent. Celui dont le batracien fait la plus grosse tache a gagné. Celui dont la grenouille-projectile a atterri le plus loin a gagné. Visez la cible, la grenouillette méprisée n’est là que pour être tuée.
-En notre Royaume, mon cher Prince, nous avons connu pire. Connaissez-vous l’histoire du Révérend Léonidas W. Smiley, racontée par Mark Twain ?
-Smiley ? Celui qui, en permanence, était prêt à tout, pour parier sur tout et sur n’importe quoi?
-De ce Sujet là, il s’agit, en effet…Il s’était mis dans la tête de dresser aux sauts les plus hauts des grenouilles-taureaux.
-Et alors ? Ne sommes-nous pas d’excellentes sauteuses et de parfaits sauteurs ? Les moins bonnes d’entre nous sautent 9 à 20 fois leur grandeur. Quel homme fait-il mieux ? Et nos championnes toutes catégories atteignent en hauteur ou en longueur 36 fois leur grandeur. Coubertin n’en savaient rien. A Olympie, médaille d’or, nous aurions été. Les pauvres humains ne sont que des reptiles rampants…
-Ce n’est pas une raison pour exploiter nos qualités.
-On abat bien les chevaux…Et des courses de lévriers, je sais me régaler. C’est la vie, que veux-tu ? La sélection de l’espèce, c’est la conquête de l’espace.
-Mais le sauteur que tu es, devant ces usages, devrait se maîtriser. Nous nous égarons, mon Prince. C’est aux histoires de Mark Twain que nous étions..
-C’est vrai. Pardon pour cette digression. Plusieurs compétitions furent organisées…Ce fut à qui gobait en vol le plus de mouches.
-Et Smiley, le joueur, stimulait ses grenouillettes en leur faisant des pichenettes sur les fesses…Vicieusement.
-Le vrai pervers est celui qui sans cesse censure ses mains…Moi, j’aime, avec doigté, exciter tout ce qui fait une féminité bien assumée, pas seulement en un point G. Et j’aime que des doigts de fée stimulent tout ce qui fait ma virilité, cette forme corporelle d’une spiritualité exacerbée…
-Charles, vous êtes un coquin. Pourquoi de mes fesses ne vous êtes-vous jamais bien occupées ? Je suis grenouille, vous êtes crapaud, mais notre solidarité batracienne aurait pu nous unir, dans un amour accompli, et non par une de ces « liaisons dangereuses » que Rostand artificiellement organisait…
Mieux satisfaite par vos soins, je n’aurais pas dû courir les étangs, royaux ou non, pour trouver bons amants et risquer, ici, où la populace se baigne, sur ma tête, prendre une balle de golf qui ne m’était pas même destinée. Un Goujat, vous êtes, Prince ! Un goujat, vous resterez même quand votre tête sera couronnée. Revenons-en non à nos moutons mais aux jeux horribles de vos nobles Sujets.
" Comment a-t-on pu dire que l’homme
est un animal raisonnable ? Il est tout
sauf raisonnable"
Oscar Wilde
-Je connais la suite, Princesse. Car j’ai du sang royal que vous n’auriez pas sans moi. Un jour, un cousin malin de Smiley, Gondrand de son prénom, eût l’idée de faire avaler à la grenouille sauteuse préférée du révérend, Daniel ou Danielle Webster, quelques billes. La championne, malgré son entraînement et tous les produits dopants, resta en carafe, sur le sol, comme l’US Army à Pearl Harbourg ou les forces de Saddam Hussein en Babylonie.Trafalgar n’est pas que le nom d’un square…Et Waterloo n’est pas qu’une morne plaine. Toute victoire de quelqu’un est la défaite de quelqu’un d’autre…
-Cette histoire du joueur déjoué est morale. Mais il en est d’autres qui mériteraient des sanctions au Conseil de Sécurité de l’ONU que votre Blaireau semble mépriser pour mieux plaire à ses protecteurs, les mangeurs d’Indiens états-uniens…
-Ne mélanges pas tout, ma Lady Di d’Amour. Tony-le- Blaireau ne joue pas avec les grenouilles, mais avec l’Histoire. Pour lui, c’est un vrai quitte ou double…
-Comme pour les grenouilles qui, en Franche-Comté ou dans les Vosges, étaient prises par des enfants qui faisaient le « concours de l’effroi ». Qui effraie le plus les fillettes en écartelant des grenouilles, vivantes bien sûr ?
-Que veux-tu ? En ma royale impuissance, je ne peux que te consoler… Connais-tu les proverbes qui nous sont favorables ?
L’un est souabe : « Qui embête un crapaud aura mal au ventre ».
L’autre est croate : « Si tu frappes un crapaud, tu auras mal dans le dos ».
Le troisième est suisse : « Crève l’œil d’un crapaud, c’est toi qui deviendras aveugle »
Lady Di s’ennuyait. Son Charles la fatiguait. Pourtant, elle l’écoutait. N’avaient-ils pas, ensemble, connu de bons moments ? Et le sort des batraciens importait plus que tout à tous les deux… Dieu protège les grenouilles !
« Des proverbes, j’en ai d’autres qui pourraient nous servir royalement dans une campagne de communication, comme les politiques les adorent aujourd’hui », reprit Diana
« Si tu tues une grenouille, tu seras, au lit cloué, par une fièvre carabinée ». C’est un proverbe de Gironde. Mais, la plupart du temps, nous sommes, en boucs-émissaires, désignés…
Les Juifs des ghettos, c’est nous. Les Arabes des banlieues, c’est nous. Les Noirs des bidons-villes, c’est nous. Les métèques de partout, c’est nous. Les Asiates des Boat People, c’est nous. L’Etranger, c’est nous. L’Autre que nous détestons, c’est nous…
« Un crapaud ? Mieux vaut le tuer que le blesser…Blessé, il, viendra se venger. Et t’empoisonner ». C’est une croyance d’Aquitaine.

« Ne laisse pas en vie un crapaud blessé; tes champs, il empoisonnera ; tes enfants, il empêchera de grandir ; ta belle, il empêchera de jouir et son ventre il fera souffrir. Et il viendra compter tes dents quand la mort t’aura fauché ». Interroges les ethno-sociologues : ils te diront que, partout ou presque, nous attirons les démons. Ou que nous sommes des démons.
-Tu ne sauras pas me démoraliser, Diana, ma bien-aimée qui ne veut plus croire à l’amour que je te porte, parce que dans mon étang, royal ou non, d’autres fées j’approche. Souvent, chez les humains, nous provoquons des peurs que le lièvre-poltron déclenche, paraît-il, en nous…
-Tu veux dire que, là encore, d’Esope à La Fontaine, les fabulistes se sont trompés. Je le sais. Ils affabulent. Si nous sautons dans l’étang face au lièvre, ce n’est pas par peur de ce lapin sauvage : c’est parce que nous savons qu’il ne sait pas nager, et qu’il va se noyer. C’est lui qui, de l’eau, a peur, le poltron… Ce n’est pas nous de lui avons peur.
-Tout poltron trouve toujours plus poltron que lui. C’est une loi de la Nature. Et les fabulistes n’y peuvent rien… C’est pour cela que la Tortue, parfois, court plus vite que le Lièvre. Et c’est pour cela que les lapins, si malins, se font prendre par des chasseurs mauvais viseurs et bien pauvres tireurs. Ce monde est en déficit de noblesse. Thermidor a joué les Exter-minators. Dans Révolution, il y a Rêve. Vos amis Français, gente Dame, n’ont jamais su ce qu’ils faisaient. Ils se mordent toujours les doigts d’avoir osé tuer leur Roi. Le rêve devint cauchemar. Et en Terreur, la révolution s’est transformée.
« Les Princes me font assez de bien
quand ils ne me font point de mal »
Montaigne
-Et chez Vous, où la Couronne, encore, est Reine, donc tombée en quenouilles, comme diraient les Français, quelles aspirations avez-vous encore ? Tout n’est plus que fable…L’Histoire ne sera jamais finie parce que les hommes aiment trop se raconter des histoires…C’est comme si, vous et moi, inventions l’histoire d’une course entre l’escargot et la grenouille…
-Qui gagnerait ?
-Oh ! Prince…Ne le savez-vous ? Ils termineraient ex aequo, à égalité. En chemin, le crapaud, même anglais, aurait le réflexe bien français d’avaler l’escargot. La coquille n’est pas une armure. Vous le savez bien…Mais cela m’éloigne de mon souci d’aujourd’hui : des golfeurs maladroits qui ont failli me tuer, je veux me venger ! Viendrez-vous, si, demain, sur le green, une manifestation j’organise ?
-Vous n’y pensez pas. Finir assommé au fond d’un trou ? Ce serait fou. En bon crapaud, je tiens à ma peau. Et prince, je suis. Demain, je chasse et je baise. C’est mon royal destin. Une princesse crapaude attend déjà qu’en crapaudine je la prenne, et que sur son bas-dos, je me mette. La lune est ronde, femme féconde. La lune est pleine, femme reine. Sur mes mains, mes ventouses du plaisir me chatouillent déjà. Et de mon jus d’amour, ses œufs, je vais arroser. De son cœur, je suis le jardinier. Et à vos golfeurs maladroits, je vous laisse.
-Je vous comprends, Charles. D’ailleurs, je renonce à ma manifestation. Moi aussi, j’ai, avec des soupirants, des plaisirs bien plus grands qui m’attendent. Nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre. J’ai fait, avec vous, l’expérience, bien humaine, de la femme qui après le mariage découvre derrière son fiancé, un Prince charmant, un mari qui n’est qu’un vilain crapaud sans noblesse…Dans les alcools, seuls, le titre fait la force.
-Et moi, grâce vous, j’ai découvert que, comme dans le golf, l’amour n’est pas qu’une histoire de trous. Pardonnez aux maladroits : trop de gens jouent sans jouir ! Non seulement, la balle dans le trou doit être bien mise, mais il faut y prendre et en donner du plaisir. L’Amour est un long parcours…
-« Sur le gazon comme sous la toison », diraient mes humaines amies, plus grenouilles encore que je puisse l’être, dans leurs marivaudages des jeux de l’amour et du hasard. Adieu, Charles. Je ne vous hais point.
-Adieu, Diana. De vous, prenez soin. La seule mort qui vaille est d’Amour, non de jeux. Envers vous, j’aurai toujours une dette d’amour et non de jeux. Les secondes peuvent être remboursées : les premières, jamais ! Le cœur ne fait jamais crédit »
Des (gentils) jeux de grenouilles comme s'il en pleuvait? J'ai piqué la plupart des illustrations un site qui est est plein...
Pour La prophétie des grenouilles, allez chez amazone ou chez alapage
A suivre....I, comme?
00:25 Publié dans Les Grenouilles de Noël | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note













Commentaires
J'ai bien aimé votre revue de détails des vilains jeux inventés par ces bêtes d'hommes au détriment des grenouilles. Savez-vous que les grenouilles sont surtout vctimes aujourd'hhui des voitures et dela disparition des points d'eau? c'est un problème grave. Je n'apprécie guère non plus qu'on raille ainsi la famille royale anglaise:c'est bien français çà. Et vous vous dites européen... Diana est morte en plus:cela ne vous inspire donc aucun respect? on a la droit de rire de soi mais des autres, surtout des morts. Quant au prince Charles, je le trouve beau, moi.il n'a rien d'un batracien...Je liraai la suite quand même...
pourquoi ne parlez-vous pas des grenouilles turques? Bayrou les adore paraît-il. Et les grenouilles ukrainiennes? Avec une sauce à la dioxine, c'est excellent pour le teint, semble-t-il. Et sarko? C'est la grenouille qui veut être aussi grande que Chirac:un effet boeuf, non? j'arrête, je vais être vache...
Cécile
Écrit par : Cecile | 14/12/2004
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