31/12/2004

Eloges de la Grenouille (24)

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Winstub


Conversation de stammtisch…

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(en hommage à André Wenger, tendre croqueur, et de Germain Muller,irremplaçable)


Dans une de ces winstubs qui font de l’Alsace une terre de chaude convivialité (un peu comme les « bouchons » lyonnais), les habitués du stammtisch, cette « table d’hôte » qui est un peu au bistrot ce que l’autel est à l’église, des anciens wagges, tendres voyous un peu espiègles mais très embourgeoisés, devisaient… Sur le « Arsch », si essentiel, mais pas seulement … « L’esprit alsacien, redirait Alfred Kern, est un mélange très subtil des excès et de l’ascèse. Ici, la pensée n’est pas une abstraction, c’est une image »

« Les grenouilles de bénitiers, lança Robbes, anticlérical cultivé, ne sont pas que les Bigottes qui « vieillissent à petit pas de petits chiens, en petits chats », qui « meurent à petits pas, à petits feu, en petits tas »…Celles, chantées par Jacques Brel, qui, au diable, donnent l’idée de se châtrer et au bon dieu, fait perdre sa foi…

-Ah Bon !, soupira Seppele le sceptique

-La grenouille de bénitier existe bel et bien. A Narbonne, pour être précis. Je l’ai vue. De mes yeux vus ! A la basilique Saint-Paul, pour être précis. Une histoire pas très drôle C’est parce qu’elle voulait mêler son chant au « Gloria » des fidèles, qu’une grenouille pieuse fut frappée par la crosse d’un prélat. Assommée, elle se transforma en pierre…

-Tu parles !, reprit Seppele. Encore un miracle ! je préfère les histoires de grenouilles-princesses si tu veux nous faire rêver. J’en des tonnes en stocks, et pas seulement pour les enfants…

-Mais laisse-le parler, bondit Gusti qui adorait les histoires où les curés se font manger

-Stupéfait, l’Archevêque !, poursuivit Robbes. Un signe du Ciel ! Oui, mais du diable ou du bon dieu ? Dans le bénitier, il la fit porter. Pour la purifier, sans doute. Mais il n’a pu la retirer : la grenouille s’était collée au fond du bénitier, se coulant dans le marbre. Pour l’Eternité.

-Elle n’est vraiment drôle ton histoire, insista Seppele

-Aujourd’hui, elle n’a que trois pattes. Car elle fut victime d’un jeune tailleur de pierre, Calixte, un fils de Lorraine, qui tenta de la briser. Seule une cuisse fut touchée. L’eau du bénitier est devenue rouge de sang. Et l’Eglise résonna comme si une bombe avait explosée. L’archange qui domine le chœur a soufflé dans sa trompette Le tailleur fut hospitalisé. Puis mourut, deux ans après , jour pour jour.

-Oui, et tu l’as vu cette grenouille à trois pattes sculptée dans le marbre ? ironisa Seppele. Avec un bénitier rouge de vin, oui, mais pas de sang…

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-Ici, il y a plus de grenouilles de winstubs que de grenouilles de bénitier, commenta Gusti. Si André était là , il nous en ferait un dessin, de ta grenouille »

André, c’est Wenger. André Wenger. Il a été victime de la vie « cette maladie mortelle sexuellement transmissible », mais son esprit règne toujours dans les winstubs alsaciennes, où souvent ses pinceaux et ses tableaux lui permettaient de profiter du sirop des vignes qu’il aimait tant.

«Il nous manque celui-là, enchaîna D’r Gilles. Dieu l’a rappelé près de lui parce qu’il avait besoin d’un caricaturiste de talent pour se consoler des turpitudes humaines. Dieu ne doit pas s’amuser tous les jours en voyant vivre ses créatures possédées si souvent par le diable.
-André disait toujours : « j’ai appris à haïr la haine », se souvint Robbès. Un tendre croqueur. Son crayon n’était pas un scalpel ou un couteau. Il ne griffait pas : il caressait.

-Te souviens-tu de ses illustrations de l’Ami Fritz ?, reprit Gusti.

-Un chef d’œuvre…,s’exclama D’r Gilles. Le ton d’Erckmann et de Chatrian lui convenait bien…«Quiconque aime les autres connaît Dieu. Dieu est Amour»

-«Suzel, Tu l’aimes?» ajouta Seppele. «Oh! Oui, j’ai comme une meule qui tourne dans ma tête»

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-Moi, ce sont ses têtes que je préférais. Ce Poulbot strasbourgeois a fait un vrai « who is who » local de toute une génération, reprit. Gusti en évoquant Germain Muller et les décors du Barabli. « Avec lui, le stammtisch prenait une dimension métaphysique. Il était aussi salé que sucré, à la fois charcutier et pâtissier. Avec de bonnes bouffes sans esbroufe. Et avec, en refrain, le couplet de Raoul Ponchon : « Quand mon verre est vide je le plains. Quand mon verre est plein , je le vide »

-Sans sombrer dans « les miasmes fangeux du vice alcoolique !», précisa Gusti. Comme disait Courteline : « Ce n’est pas pour boire un verre ensemble, c’est pour dire qu’on est ensemble »

-C’était un temps où l’on savait encore cultiver l’utopie, commenta D’r Gilles. On savait soigner nos racines en les plantant dans le ciel, dans les étoiles, redirait le bon pasteur Martin Graff, premier des Alsakons.

-Assez de nostalgie, gronda Gusti. C’est la mort qui donne de l’importance à la vie. Et « les mauvaises idées sont encore souvent les meilleures » redirait Tomi.

-Les « schnappes-idées » ne viennent qu’avec un peu de schnappes : c’est une évidence, ajouta Robbès Nous ne buvons pas assez. Si André avait été une grenouille de Grendelbruche, il aurait transformé tous les étangs en bistrots et tous les nénuphars en lits d’amour. La winstub, c’est notre étang, non? D’ailleurs, les petites alsaciennes d’André avaient des airs de grenouillettes coquines. Et ses grosses têtes ne sont pas de Montgolfier : elles sont batraciennes. Batrachiennes

-Je l’imagine bien au paradis, transformé en grenouille, notre André, rêva Seppele. Heureux, faisant de jolis tableaux avec les roseaux. On le retrouvera un jour : il doit être en bonne compagnie, à commencer par Salvador Dali et André Breton.…Ce n’est pas la gare de perpignan, le « centre du monde », c’est le bistrot du coin.

-Nous avons le temps de le rejoindre, intervint Robbès. D’abord, il est encore parmi nous. Et, comme disait Courteline ;: « Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le sur-lendemain ». C’est encore plus vrai pour la mort que pour le travail…

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(le chat bleu de Raymond-Emile Waydelich)

-Waydelich, lui, c’est sans doute en rat qu’il va finir. En rat, en rhinocéros , en crocodile ou en corbeau , intervint Gussti

-Raymond-Roger Waydelich intégrera aussi le paradis des grenouilles de wynstubs, coupa Seppele…Il fait partie de ces gens qui, comme disait René Char, se promènent souvent au bord de la Folie. L’ami Bricka, qui a connu ces rivages, y est déjà. Avec d’autres si riches de talents

-Peut-être, mais ce génie va être capable de nous refaire des tableaux sur l’horrible guerre des rats et des grenouilles, insista Robbès.

-Homère revu et corrigé ! « Et le soleil levant monta du lac splendide ».. La Batrachomyomachie ! Distelli, un artiste suisse, en a fait un tableau surréaliste. Cette guerre de Troie là n’a vraiment jamais eu lieu

-Quelle érudition, mon Gusti!, reprit Robbès Il y a aussi la grenouille et le corbeau, la grenouille et le serpent, la grenouille et le tigre, la grenouille et le scorpion…Avec, toujours ou presque, des grenouilles faibles et craintives mais vantardes et pas spécialement gentilles. Le coq gaulois donne d’ailleurs parfois l’impression d’avoir avaler une grenouille, vous ne trouvez pas… ?

-Arrêtes, tu vas repartir dans ton anti-patriotisme, coupa Seppele. Les mangeurs de grenouilles que sont les Français sont suffisamment critiqués dans le monde pour qu’ils ne soient pas accablés chez eux. Moi, j’aime les grenouilles et le coq. Comme oncle Hansi !

-Il y a aussi des grenouilles dévoreuses, tu sais, intervint Gusti. Une espèce ne survit pas aussi longtemps, sans qualités. Le venin de certains crapaud est d’une efficacité redoutable : qui s’y pique en meurt. Et tu n’imagines pas toutes les substances que renferment les batraciens dans leurs petits corps.

-Et tu les trouves partout, les grenouilles, reprit Seppele. C’est comme les Alsaciens et les Bretons… Du bord de la mer jusque dans les montagnes de plus de quatre mille mètres. Dans les pays chauds comme dans les pays froids. Son sang froid est capable de devenir glaçon et de se décongeler la température monte. Elle fait de la cryobiologie : à partir du glycogène de son foie, elle synthèse du glucose à haute dose. Son cœur le répand dans tout son corps. Elle fabrique aussi des protéines anti-gel qui permet à son organisme de vivre en état d’anaérobie .

-Je ne vous savais aussi portés sur les sciences naturelles , ironisa Robbès

-J’ai horreur des fabulistes qui présentent les grenouilles comme « une gent fort sotte et fort peureuse » ou comme des paumées qui cherchent un Roi ou un Empereur, se fâcha Gusti. Elles ne sont pas lasses de leur état démocratique, les grenouilles ! Jamais elles n’éprouvent le besoin de se tatouer des croix gammées, des faucilles et des marteaux ou je ne sais quoi sur le dos. Elles ignorent les mirages du populisme, du conservatisme, du révolutionnarisme. Et elles ne s’abritent pas derrière Dieu pour faire le jeu du Diable

-Si elles survivent depuis 350 millions d’années, c’est parce qu’elles ont une sagesse que les hommes n’ont pas, opina Seppele. Même les crocodiles ne leur font pas peur. Elles les voient venir, elles !… Contre les rats, elles n’auraient pas eu besoin du secours des crabes pour se défendre. Et les rats de Waydelich, elles sauront les vaincre par la ruse, sinon par la force. Quant à ses corbeaux, ils sont comme tous les oiseaux noirs du ciel. Personne ne peut les empêcher de voler. Mais on peut les empêcher de faire leurs nids…

-Arrêtes ton chant !, coupa Robbès en avalant son verre de Gewurtztraminer, sirop des vignes du seigneur où les grenouilles sont heureuses même sans eau à proximité… Tes grenouilles ne sont que de sales petites bestioles. Elles se mangent entre elles. Elles bouffent même leurs enfants…Une espèce championne du monde de l’infanticide et des fratricides. Je me demande d’ailleurs pourquoi on les idéalise autant dans les publicités. Pour l’eau, le cirage, les chaussures, les produits d’entretien, des sous-vêtements, du matériel de bricolage…La grenouille ferait-elle vendre ?

-Tu ne comprends vraiment rien à la magie des grenouilles, lança D’r Gilles. Un sanglier te le dirait : le frai de grenouille est la plus haute friandise que la terre offre à un solitaire. Ce n’est pas un hasard : un ami scientifique m’a fait déguster du sperma ranarum…Cela passe en saveur le meilleur des caviars. Un fruit d’amour divinement bon.

-Je n’ai pas ton expérience gustative, mais je suis sûr que les grenouilles font partie intégrante de notre univers neuronal, ajouta Gusti. Nous sommes tous des grenouilles. Ne serait-ce que parce que la grenouille c’est l’hystérie qui nous habite tous. La grenouille est « en connexion fondamentale avec le phallos et la vulve », explique le professeur Lévêque.

-Tu donnes dans la psychanalyse, maintenant ?, reprit Robbès. « Toute femme est une rebelle, en général en révolte sauvage contre elle-même », disait Oscar Wilde en ajoutant : « Les femmes sont faites pour être aimées , par pour être comprises ».

-Mais tu le sais : l’hystérie n’est pas que féminine. Il y a des grenouilles mâles aussi, ironisa Gusti…Chez les Egyptiens, la grenouille symbolisait même le sexe masculin.

-Ah ! C’est vrai : le crapaud n’est pas le mari de la grenouille. On le croit trop souvent. C’est un problème de vocabulaire … Le genre des mots reste souvent un mystère. Pourquoi dit-on une verge et un vagin, par exemple ? En allemand, la Lune est masculine et le soleil féminin. A propos de langage, qui coasse et qui croasse ?, demanda Robbès subitement modeste .

-Les grenouilles coassent et les corbeaux croassent, répondit avec assurance Gusti. Qui ne le sait ? Comme la pie jase ou jacasse, la pintade criarde, le pinson ramage, la bécasse croule, l’alouette grisolle, la grue glapit, la cigogne claquette, la cigale stridule, le héron craquette, le bélier blatère…

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-Et toi, tu nous assommes…Sais-tu que les coassements des grenouilles ne sont pas tous les mêmes ? Ils varient en fonction des espèces, mais aussi des lieux et des circonstances, précisa Seppele.

-Pourquoi voudrais-tu qu’elles aient des voix monocordes ? Selon de très grands spécialistes, toute la voix humaine est déjà en germe dans la voix des batraciens. Dans ses « Grenouilles » , Aristophane fait chanter ses chœurs de l’étang: «Brekekekex, brekekekex, coax, coax ». Nous, les humains sommes plus doués pour le bla-bla que pour imiter, en des onomatopées nuancées, le « coa coa », fin et distingué des déesses aquatiques qui, en fait, chantent l’amour.

-Tu parles d’un beau chant ! Infernal, oui !, scanda Robbès, soudain de mauvaise humeur. Au bord de l’étang, on se croirait dans les mauvais moments de « Musica ». Sérielle est leur musique…Des cotons-tiges, je veux dans mes oreilles. Et des musiques d’ascenseurs, je veux me protéger. Le bruit, c’ est l’ennemi. Ouir n’est pas toujours jouir ! Il est des chants qui désenchantent…Ouir, c’est obéir, a joliment écrit Quignard en dénonçant « l’épouvantail sonore », la « musique qui méduse l’âme »

-Ne dénigre pas Musica : c’est l’un des festivals les plus intelligents.Et tu aurais dû mieux lire Pascal Quignard , réprimanda D’r Gilles, amateur de bons livres et de bonne musique. Quignard, en homme d’esprit, parle de « nos aïeules les grenouilles ». Et il célèbre, comme Ovide, le chant-brâme des grenouilles mâles et le chant rauque des bruyants accouplements.

-Ovide prétend même que les grenouilles femelles se sont enrouées à jamais dans des cris du refus et que les mâles ont mué en criant en vain leurs envies, insista Seppele

-Tu parles, rectifia D’r Gilles. Les Batraciens se cassent l’organe par excès d’orgasme, et non par frustration amoureuse. Vos maîtresses ont-t-elles des orgasmes silencieux, mes amis ?

-Gai, gué, guet, ô gué ! Coa-coa-coa-cloaque ! Frais, frayer, effrayer ! D’effroi ! J’ai chaud pour vous Ouh ouh ouh ! Mamadou aime, Mamadou chante…Are are, are ! Aaaaaaah! Ooooooh! Uuuuuuh…Non, oui, encore, arrêtes, non continues. Ouf-ouf-ouf ; j’suis out ! Aout ! Toc-Toc-toc, qui-qui-qu’est-là ? Qui-qui-frappe à ma porte ? Mais c’est toi ma Charlotte, ma Charlotte ma bien aimée…, plaisanta Gusti en chantant

-Oh ! Elle est belle ta Charlotte, plaisanta D’r Gilles…Elle est comme les grenouilles : elle n’a plus de culotte. Tu connais la blague de je ne sais plus quel humoriste bigarré à la mode sur l’évolution des mœurs : « Avant, il fallait écarter la culotte pour voir les fesses. Maintenant, il faut écarter les fesses pour voir la culotte »

-Oh ! C’est d’un drôle…, ironisa Seppele. Sais-tu que « blaguer » est un terme néerlandais qui veut dire « gonfler » ? Tu me les gonfles, un peu…Mes sacs résonateurs, comme dirait un crapaud, vont exploser…Sais-tu que l’abbé Spallanzani, qui s’est rendu célèbre, par ses expériences sur les grenouilles avait une pudeur qui nous fait défaut ? Chaque matin, il habillait ses grenouilles de petites caleçons de taffetas avant de leur faire subir sa gégène…

-Tous les savants sont un peu fous, non ? Quand je pense que nous sommes partis d’une histoire de grenouille de bénitier ! Dieu, au moins, était avec nous, pauvres pêcheurs… Mais, avec ce type de débats, j’ai peur : je ne suis pas sûr qu’on rejoindra André Wenger au paradis des grenouilles de winstubs ! », s’interrogea Seppele en donnant le signal du départ, puisque même les stammtisches ont une fin.

« Pythagore, au quatrième siècle avant Jésus-Christ, disait : « Je me souviens d’avoir été laurier-rose et poison muet ». Moi, je me souviens que ma grenouille m ‘attends dans mon étang. En faisant « J’t’attends, j’t’attends, j’t’attends ! Et tu me voles mon temps ! » Dans une prochaine vie, c’est le temps qui peut-être ne comptera plus. Alors nous aurons tout le temps…d’avoir le temps. Donc de prendre notre temps.

-Le temps est ce qu’on en fait, repris Gusti. Ronsard avait raison : ce n’est pas lui qui s’en va ; c’est nous. Mais, comme Raymond Devos, je suis sûr qu’il y a un au-delà non seulement du réel mais de l’imaginaire. « Un au-delà de l’Au-delà ! » C’est une grenouille de comptoir qui me l’a dit. Salut les fêtards, bonsoir les têtards ! »

En quittant leur winstub préférée, les fidèles du stammtisch croisèrent une petite reinette, qui, dans la rue, non loin de la cathédrale, boitillait et marchait comme un crapaud. Elle n’avait que trois pattes. « Boiter n’est pas un pêché », redirait Lucien Israel imprègné de Freud

Elle les regarda avec un brin d’ironie au fond des yeux . En pensant à Paul Valéry : « Je sais beaucoup plus de choses que mon chien , mais si je savais ce qu’il sait, je saurais bien des choses que j’ignore ». Et si les hommes , un jour, interrogeaient les Batraciens ? L’homme, peut-être, devrait se rêver aussi petit que la grenouille. Cela ferait un effet…bœuf. Et personne n’éclaterait. Le fabuliste deviendrait (enfin) fabuleux. Mais ce n’est qu’un de ces contes qui ne font pas les bons amis…
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