23/10/2005

La refonte de la Commision des droits de l'homme de l'ONU

Voici une bonne nouvelle recueillie sur le site du Département d'Etat...

 Les États-Unis sont résolus à travailler avec d'autres membres des Nations unies afin de remplacer la Commission des droits de l'homme, tombée dans le discrédit, par un nouvel organe légitime et efficace avant le mois de mars 2006, date à laquelle la Commission doit de nouveau se réunir. Et ils sont prêts à doubler les crédits en la matière...

S'adressant le 18 octobre au groupe de travail de l'ONU se penchant sur la question du remplacement de la Commission par un nouveau Conseil des droits de l'homme, M. Mark Lagon, sous-secrétaire d'État adjoint, a expliqué que le principal élément sous-tendant le mandat du nouvel organisme, devait être sa capacité à répondre rapidement aux urgences en matière de violations des droits de l'homme et à réagir aux violations qui se poursuivent. Il doit aussi être en mesure d'offrir aux pays qui souhaitent renforcer la protection des droits de l'homme sur leur territoire une aide technique ainsi que des ressources de façon à renforcer leurs moyens.

« Nous cherchons à créer un mécanisme onusien, en matière de protection des droits de l'homme, capable d'apporter une aide plus efficace aux pays pour qu'ils puissent respecter leurs engagements et leurs obligations en matière de droits de l'homme », a-t-il expliqué.Les États-Unis, a-t-il dit, estiment que seulement une trentaine de pays très attachés à la protection des droits de l'homme devraient faire partie du nouvel organisme.

« Les membres de l'ONU ne devraient pas accorder une place au Conseil des droits de l'homme aux pays qui cherchent uniquement à miner l'efficacité des mécanismes des Nations unies en matière de droits de l'homme et à limiter le rôle qu'il leur appartient de jouer », a fait valoir M. Lagon, ajoutant que les pays faisant l'objet de sanctions de l'ONU pour avoir porté atteinte aux droits de l'homme ne devraient pas pouvoir devenir membres du nouvel organisme.

Les États-Unis proposent également que les pays qui veulent en faire partie soient individuellement et directement élus par une majorité des deux tiers de l'Assemblée générale, qu'ils soumettent une lettre au secrétaire général de l'ONU énonçant leurs qualifications et qu'ils bénéficient de l'aval de la majorité des pays membres de l'ONU faisant partie de leur région.

« Les États-Unis sont résolus à travailler avec les pays membres de l'ONU pour parvenir à une entité à laquelle ils pourront apporter leur appui avec fierté et confiance », a précisé M. Lagon.

Il a indiqué également que les États-Unis étaient en faveur de la multiplication par deux des fonds alloués au Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, car « lorsque les États ont besoin d'aide, ils devraient l'obtenir ».

Les commentaires sont fermés.