19/01/2006
De la difficulté de faire des commentaires sérieux donc nuancés, au-delà des caricatures et des partis-pris...
Union européenne: Après la manifestation des dockers à Strasbourg
Que n'aie-je pas dit et écrit? Quel déluge de réactions§...Plus de 110 commentaires déposés à l'heure actuelle... L'un de mes articles sur RELATIO et sur Europeus repris par AGORAVOX suscite des réactions passionnées et passionnelles qui confirment la difficulté d'établir une communication démocratique intelligente. Nous avons dit à la fois notre hostilité à la résurrection technocratique d'une directive condamnée en 2003 et notre refus de voir le droit d'expression et de manifestation se transformer en droit à tout casser, à casser du CRS, et à s'en prendre au symbole qu'incarne le bâtiment du parlement européen. Est-ce grave? Le rejet du projet de directive sur les dockers aurait été voté par ce Parlement même sans la démonstration de force de syndicats qui, au-delà de leurs excuses formulées depuis, ne savent pas tenir leurs troupes. Le scandale est double: la Commission n'aurait jamais dû ressortir un texte déjà condamné et les syndicats n'auraient pas dû prendre le risque de ne pas maîtriser leurs militants. Il s'agit là de données essentielles à méditer sérieusement avant les "manifs monstre" annoncées, toujours à Strasbourg, le 14 février, devant le Parlement européen contre la directive sur les services... Il y a des limites à tout y compris aux droits de grève, de manifester, de protester. A voir et à commenter, si vous voulez...
00:27 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique











Commentaires
Bonjour Monsieur RIOT
J'ai parcouru le déluge de commentaires que votre intervention sur AgoraVox a propos de l'"activité" des dockers à Strasbourg a provoqué. Je n'ai pas aimé leur caractère agressif des deux bords et vous non plus semble-til, qui êtes disparu des débats aux deux tiers...
Vous sachant bien informé des mécanismes de l'Union Européenne, j'aimerais que vous m'éclairiez sur les points suivants, partant de l'excellent exemple de la directive "dockers":
1) Qui inspire de telles directives: les 20.000 lobyistes qui assiègent les 15.000 fonctionnaires de la Commission, ou qui d'autre (j'ai même lu que les 15.000 fonctionnaires en question étaient dispensés de rédiger lesdites directives, les lobyistes excellant dans ce travail leur tranmettent les textes tout faits par mail...)
2) Comment se fait il qu'après que les élus du peuple aient rejeté une telle directive (en 2003) des fonctionnaires (payés par les impôts prélevés sur le peuple), se permettent de revenir à la charge en représentant le même texte.
3) Comment se fait il que l'administration du Parlement Européen (7.000 fonctionnaires aussi largement payés que ceux de la Commission, et aussi bien qu'eux dispensés d'impôts sur le revenu) se permette d'ignorer superbement le vôte précédent et remettent le texte sur les pupitres de ceux qui l'avaient antérieurement rejeté. Cherche-t-on là à utiliser le turn over des politiques?
4) Comment expliquer que des élus du peuple se prêtent à ce "jeu"
5) Comment appréciez vous qu'après un nouveau rejet du texte hier, et les émeutes dont vous vous scandalisiez, l'attitude de La Commission qui affirmait (voir D.N.A. de ce jour) qu'elle comptait représenter le texte une nouvelle fois au vôte des élus du peuple!
6) Dites moi si cela n'est pas là cracher à la figure des citoyens...
Vous avancez, comme beaucoup d'autes l'argument aux termes duquel tout cela nn'arriverait pas si on avait vôté oui à la "constitution", d'où mon point 7 et dernier:
7) Expliquex moi article par article en quoi ladite "constitution" aurait pu empêcher cela.
Vous souteniez en réponse à l'un des commentaires que le non à la "constitution" est dû à un manque de pédagogie. C'est donc à vous de jouer pour m'apporter sur cet exemple précis des réponses précises à mes questions précises.
Espérant qu'elles seront propres à me convaincre que l'Europe est encore une démocratie, meilleures salutations...
Écrit par : Roland Liotté | 19/01/2006
L'art pour l'art, voilà finalement le seul terrain de jeu possible, sinon le manichéisme ( rien à voir avec le mankenpiss bruxellois) empêche désormais tout débat ....
Écrit par : ARSENE lupin | 20/01/2006
Ne te fatigue pas à poser des questions.
L'appel à la pédagogie c'est une posture pour faire joli.
La réalité, c'est qu'il ne faut pas déranger les zélites.
La conséquence c'est silence ou mépris.
Écrit par : denbas | 22/01/2006
Il est toujours facile de juger les autres dans leur actions quand on n'est pas directement concerné. Surtout quand on se présente comme un observateur.
1) les bases de la démocratie c'est une situation de paix où l'on discute argument contre argument .
situation de "paix" n'est pas respecté quand l'une des partie à le pouvoir de vie ou de mort sur l'autre c'était le cas si la Directive portuaire passé au parlement et j'explique : l'auto assistance permet de remplacer les ouvriers dockers inscrits conformément aux législations nationales et la convention 147 de OIT par des marins embarqués à bord des navire pour faire le travail d'embarquement et débarquement de la marchandise et les opération de saisissage et de de saisissage de cette même marchandise qui est la base du métier de dockers. Sachant surtout que les conditions de travail des marins n'est pas une partie de plaisir cette possibilité était pour eux une sur exploitation et je ne parle pas des marins des bateaux de complaisances qui sont déjà sur exploités. Les armements auraient eliminés physiquement les dockers des ports en les envoyant au chômage. Donc la discussion démocratique sarrette la car je pense juste que les dockers européens ont choisi la "vie" en se battant avec leur armes : la mobilisation la grève et le rapport de force qui ne se mesure pas à la grosseur des bras mais à la conviction qui nous porte.
2) arguments contre arguments
Depuis 2001 ou les premiers textes de la 1° directive sont sortis jamais je répète jamais la commissaire européenne Palacio n'a reçu les dockers ETF ou IDC
seul le rapporteur nous a reçu avec un argumentaire qui n'a jamais répondu à nos questions sur l'avenir de la profession de docker. Après le vote négatif de 2003 on nous ressert le couvert le même textes en copie colle même demande au commissaire français Barrot lui aussi nous à jamais reçu en nom propre.
La luttes massives des dockers européens à permis de faire jouer pleinement leur rôle aux députes qui représentent les peuples, je pense qu'ils n'ont pas que seulement donné raison aux dockers mais ils ont fait un actes plus fort encore ils ont dit non a la puissance des lobby de l'argent et à la puissance anti démocratique de la Commission.
Quand les dirigeants d'une institution ne joue pas le jeux de la démocratie comment s'étonner que les travailleurs, les citoyens puissent dans tous les cas la respecter.Quand les représentant syndicaux de tous les pays disent non à un texte et qui ne sont pas écoutés par la commission comment ne pas comprendre certain actes.
Aucune organisation syndicale je crois que vous l'avez compris n'a désiré certain débordement mais si le texte était passé je crois que les affrontements a bord des navires auraient pu tourner au drame pour sauver son boulot.
3) Les dockers ont fait la démonstration que les travailleurs les citoyens peuvent faire changer les choses au parlement européen quand l'idée est juste que la mobilisation est forte et quand l'action au travers de la grève notament est d'un haut niveau.
Reste à votre disposition pour toutes explications.
Heureusement que la démocratie dans certain pays à jouer 3 en Europe la France l'Espagne les Pays bas car dans les autres le pays le peuple n'a pas eu le droit de débattre et de voter directement sur la constitution .Et dans ce débat démocratique le peuple a voté non , non pas contre le plombier polonais comme certain voudrait le faire croire mais pour un réel changement des règles du jeux pour une Europe démocratique ou le pouvoir demeure au parlement. Et si le oui passait toutes les directives auraient passées
Écrit par : gilbert n | 27/01/2006
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