22/09/2006
Vers l'introduction en Bourse de clubs sportifs
Souvenirs…souvenirs… C’était au siècle dernier, dans les années 70-80… A une époque où Daniel Hechter avait un joli projet pour faire du RC-Strasbourg (actuellement en deuxième division) un grand Club « européen », avec l’appui de jeunes gestionnaires ambitieux (Pierre Kubel), de dirigeants d’expériences (André Bord) de gens intéressants (Henri Lachmann, par exemple) et d’autres amateurs de foot sérieux…
Nous avions lancé une mini-campagne pour que les clubs français puissent devenir des sociétés cotables en bourses, comme d’autres ailleurs…
« Le sport et la finance ? Oh scandale »… Comme si le sport n’avait pas déjà envahi le sport professionnel…. « Le foot à la Bourse ? La porte ouverte à toutes les compromissions… ». Comme si les concours de pronostics et autres combines en tous genres ne risquaient pas de pourrir déjà bien des choses…
Que de débats, avec les amis de gauche et les beaux esprits de droite…Dur-dur de combattre les réflexes, les a priori, les prises de positions idéologiques, les postures de l’imposture… Enfin : pas de regret ! Il faut en tout donner du temps au temps. Même si l’on ne comptabilise jamais le coût des occasions ratées et du temps perdu…
Hier, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi sur l'introduction en Bourse des clubs sportifs professionnels, a annoncé le ministre des Sports Jean-François Lamour.
Ce projet de loi va permettre aux clubs sportifs professionnels français de faire appel à l'épargne publique, et concerne au premier plan les clubs de football français, comme l'Olympique lyonnais.
Cet outil législatif autorisera, ce qui était interdit jusqu'ici, les clubs à déposer une demande d'introduction en Bourse à l'Autorité des marchés financiers (AMF), basée sur un projet de développement de leur activité.
Je reprends ici les infos diffusées par les agences de presse. Donnez votre opinion, si vous le désirez…

"Je lie la possibilité de faire appel à l'épargne publique avec la construction d'équipements sportifs nécessaires, en particulier le stade mais aussi des équipements qui permettront d'avoir une activité commerciale complémentaire, permettant ainsi d'asseoir les résultats du club, pas simplement sur les résultats sportifs mais également sur une activité économique diversifiée", a indiqué François Lamour, selon les agences de presse, à la sortie du Conseil des ministres.
Il a qualifié ce texte de "très bon compromis obtenu avec la Commission européenne", qui avait demandé officiellement le 14 décembre 2005 à la France de modifier sa législation qui interdisait aux clubs de football et autres structures sportives d'entrer en bourse.
"C'est une évolution importante, avait plaidé le ministre mardi. Ces conditions à remplir (projets de développement) montrent qu'il y a une prise de conscience de la part des autorités de respecter un minimum les actionnaires."
"Ces garde-fous sont nécessaires, a poursuivi M. Lamour. Regardez ce qui se passe dans des pays voisins, comme l'Italie: la Roma (AS Rome) a vu son action perdre 87 % de sa valeur, en Allemagne l'action du Borussia est passé de 11 à éeuros (l'action valait 2,45 euros lundi soir
Le ministre a rappelé que pour lui, au début de sa réflexion, "l'entrée en Bourse était seconde et secondaire". "L'acquisition des marques, des droits télés par les clubs -qui n'existaient pas avant- me paraissait plus importante, mais nous sommes obligés d'évoluer, sur injonction de la commission (européenne), et nous avons avancé vers un consensus."
"C'est à l'AMF de décider si le projet est économiquement viable, a ajouté le ministre. Et très peu de clubs en sont capables au niveau de leur bilan et des courbes de résultats. Je dirais deux ou trois, et c'est bien le maximum, sont capables de présenter un projet viable, soit car ils ont acquis une enceinte sportive, soit qu'ils possèdent les capacités financières."
"Les clubs auront cette possibilité d'introduction en Bourse, mais très, très peu auront accès aux marchés financiers", a insisté M. Lamour, qui a refusé de donner des noms des clubs de football ayant le profil selon lui.
"C'est un projet qui va être inclus dans un véhicule législatif de l'actionnariat salarié, et je dirais que, globalement, le texte sera voté en fin d'année 2006."
"Il faudra que les autorités du football et des marchés financiers soient très regardantes, a-t-il souligné. En Italie, je rappellerai ce qui s'est passé (scandale du Calcio et des matches truqués), notamment au travers de la Juve (Juventus) avec les dérives: corruption, achat de match, rôle trouble des agents, etc...".
17:15 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, finances, politique, football











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