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05/10/2006

L'échec de Sarko: les "Banlieues"...

>>> « Voici », voilà… Elle n’est pas « de mèche avec François » : « Ce n'est pas la peine de mettre des zizanies où il n’y en a pas, Il y en a suffisamment (…).Les règles de la morale politique s'appliquent à tous, quels que soient les liens de famille".(…) La morale politique, c'est que chacun doit donner le meilleur de lui-même dans les compétences qui sont les siennes. Cette règle s'appliquera à tous. Il n'y a ni passe-droit ni exclusion (...) et il n'y a pas de place à distribuer », C’est clair, non ? Sur TF1, Ségolène s’est montrée plus Royal(e)  que jamais…Elle n’est « pas candidate pour avoir le pouvoir » mais parce qu’elle sait qu’elle fera  «   quelque chose avec ce pouvoir »…  « Mon objectif prioritaire, c'est de retirer la France vers le haut, de lutter contre la baisse du pouvoir d'achat, la précarité, de mettre en place un ordre juste ou encore de récompenser l'effort » La présidente du Poitou-Charentes a reconnu que « seule, je ne peux rien », tout en soulignant que sa « volonté » et son « courage sont grands ». .Elle explique  sa popularité par sa « liberté de parole » et à sa « volonté de regarder la vie et la réalité telle quelle est et non pas telle que nous voudrions quelle soit ». C’est beau, non ?

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>>> Le chiffre du jour (ou plutôt d’ hier) : 14 policiers sont blessés chaque jour dans les banlieues. C’est horrible, terrible, inadmissible.  Et scandaleux. Et c’est peut-être le début d’émeutes (ouvertes ou rampantes) à l’américaine.., Mais qui est ministre de l’intérieur ?

Qu’il ne dise surtout pas, Monsieur Sarkozy,  que c’est parce qu’il veut reconquérir des « zones hors-la-loi »,  des quartiers « hors République », des « territoires abandonnés » que les « forces de l’ordre » sont de plus en plus exposées…

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C’est faux. La reconquête de « territoires » (de ghettos) transformés en « zones interdites » ne tient pas qu’à des CRS accompagnés (ponctuellement) de caméras et de micros… Il est temps de redevenir sérieux. Les CRS, invention du socialiste Jules MOCH, sont l’un des atouts de la République française. En dépit des slogans stupides (« CRS=SS »), ce sont eux qui ont permis que les « événements de 68 » ne se traduisent pas par plus de victimes. Ce sont eux qui manquent dans bien des pays, dont Israël) pour maintenir l’ordre sans militarisation outrancière, meurtrière et suicidaire…. Ce sont eux qui peuvent « maintenir l’Ordre Républicain », tout en assumant des tâches d’intérêt général d’ordre civil et civique, dans le respect des règles de la République. Mais le CRS n’est pas, par définition, qu’un « cogneur » aveugle… qui peut jouer les héros médiatiques d’opérations stupides, sur commandes ou non, aux Mureaux ou ailleurs. A la « Star’AC » du Sarkozisme, on manque de professeurs, visiblement…

 

Tous ceux qui connaissent un peu les « banlieues », les « quartiers » (ces réalités devenues des « gros mots ») le savent bien. Sarkozy est piégé par ses propres méthodes… Et par ses illusions.

 

>>> Ce ne sont pas les « flics » qui sont visés dans les « quartiers » où l’on confond tout, les « bandes », les « copains », le « crime organise », « l’économie souterraine », les « grands frères » et les « petits cousins » … C’est Sarko qui est attaqué par défaut et par procuration par les « agresseurs » ou les « tueurs » de flics. C’est l’Etat qui est directement visé. C’est la Société qui est contestée….C’est l’Etat qui est attaqué… Crier « au scandale » ? Bien sûr. Mais c’est d’abord  l’échec d’une méthode. L’échec d’une politique, d’une stratégie et d’une tactique. L’échec d’une communication qui fait office d’action.… « Sarko-napoléon-le-Petit » devrait se dresser sur la pointe des pieds pour prendre cette hauteur qu’il confond tant avec l’altitude…Pour regarder l’horizon. Son bilan de Ministre  de l’Intérieur est un vrai Waterloo pour lui. De quel progrès peut-il être fier même si ( et c’est l’un des grands paradoxes de la socio-politique actuelle) les Français lui font confiance, majoritairement ;  pour combattre une insécurité chronique qu’il contribue (malgré lui, bien sûr) à accroître…

 

>>> Toutes les statistiques qui devraient  alimenter des réflexes « sécuritaires » sont en fait de vrais réquisitoires contre la politique menée ces dernières années par le Ministre d’Etat chargé de l’intérieur. Une politique à « l’américaine » qui confond Ordre et Répression. Et qui transforme les policiers en bouc-émissaires… alors que des policiers qui font bien leur travail (difficile) sont d’abord des serviteurs d’un ordre social porteur de justice, et  labourent les terres minées d’une société en quête d’équilibre

 

>>> Moins sérieux : les problèmes du PC… Maxime Gremetz veut se présenter. Ah bon ? Pourquoi ? Pauvre Madame Buffet… Elle doit en faire des cauchemars. Comme José Bové, cet « alter-droitiste » d’extrême gauche… Comme le « facteur » de la Ligue qui serait meilleur à la « Star Académie » que sur la piste du cirque politique. Comme Arlette la « persévérante »… Le problème de l’extrême gauche en France, c’est que tous ses acteurs semblent vieux, même quand ils sont jeunes. L’archaïsme n’a rien à voir avec le bulletin de naissance…

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>>> Le mot du Jour : « REIFICATION »… « Nous savons depuis Jaurès, depuis Blum, depuis Mitterrand, depuis Jospin que le socialisme c'est l'approfondissement de la République, pas la réification de la Nation », a tancé Dominique Strauss-Kahn à Alfortville, « Moi j'aime la France, je veux la protéger, je veux la faire respecter, mais je connais les dangers du nationalisme. Vendredi, à Vitrolles, Ségolène Royal avait évoqué la Nation, la France et le drapeau tricolore. « Le social et le national marchent ensemble et c'est l'Etat qui est garant de leur alliance », avait-elle notamment déclaré. Refusant de lui laisser le monopole du drapeau, "DSK" a loué ses « trois couleurs (qui) reflètent les trois mots de notre devise: liberté égalité fraternité ». « Mais je veux les servir entremêlées aux valeurs de la gauche », s'est-il franchement démarqué. « Si le socialisme ignorait la Nation, il ferait l'impasse sur une grande partie de notre histoire, mais si le socialisme se réduisait à être national, il n'aurait plus de sens, il oublierait nos valeurs. Ca n'est pas ça mon socialisme, mon socialisme est aussi un internationalisme! »

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