« Chirac et ses amis n'ont pas dit leur dernier mot: « Ne vous laissez pas tondre par Sarkozy »… | Page d'accueil | Justice: Paris conteste Strasbourg...Pauvre France! »

07/10/2006

A force de porter deux casquettes, Sarkozy rique d'avoir un chapeau trop grand pour lui

medium_sarkozy_b.jpg« Il devrait partir »… « Il doit rester le plus longtemps possible »… « Il devrait quitter le gouvernement le jour de la Saint-Nicolas »…

Oh que cela chauffe dans les têtes des conseillers de Sarkozy! La question de la double « casquette », celle de ministre et celle de candidat, devient centrale, y compris (de Villepin y veille) au niveau des lignes budgétaires des dépenses (de campagne ou de fonctions).  Il est vrai que  de l'expulsion du squat de Cachan,à l la polémique à répétition sur la régularisation des sans-papiers, en passant par les interventions médiatisées des policiers aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) et aux Mureaux (Yvelines),   le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, s’est mis  en première ligne, reléguant ainsi le candidat de l’UMP au second plan.

Comme le note un journaliste du MONDE, « Jusqu'à présent, Sarkozy  était parvenu à porter alternativement toutes ses casquettes. Le ministre était-il enfermé dans une thématique sécuritaire ? Aussitôt le président de l'UMP était appelé à la rescousse pour délivrer ses projets en matière d'éducation, d'écologie, ou d'économie. Risquait-il d'apparaître trop libéral ? Immédiatement le candidat tenait un discours plus consensuel à destination de tous les Français. Or cette tactique n'est efficace qu'à condition de ne jamais s'attarder dans un rôle afin de ne pas devenir une cible immobile. Aujourd'hui, certains se posent la question : le ministre de l'intérieur, qui provoque sur ces sujets l'hostilité de la gauche et clive son camp, peut-il nuire au candidat ? ».

A force de jouer avec ses deux casquettes , Sarkozy risque de porter le chapeau de tout ce qui va mal dans la République de Chirac… Un chapeau trop grand et trop large pour lui...

medium__moi_le_ministre_1.jpgMais aux yeux de Sarkozy (et de ses amis dont Patrick Devedjian qui rêve d'un ministère du vent) , visiblement, ces inconvénients sont loin de surpasser les avantages de sa « dualité ». Un sondage aurait retenu particulièrement son attention : celui TNS-Sofres du 21 septembre pour Le Figaro-Magazine et France 5. Dans l'éventualité où le président du FN ne serait pas en mesure de se présenter à la présidentielle, les sympathisants de Jean-Marie Le Pen - qui ne sont pas insensibles à l'action de M. Sarkozy au ministère - seraient 30 % à reporter leurs voix sur M. Sarkozy. « Une raison de plus pour retarder au maximum le divorce entre le ministre le candidat », souligne Philippe Ridet du « Monde » dans une analyse qui vaut lecture … et qui confirme que Sarkozy vise plus l’électorat d’extrême-droite, au risque de se tromper et de faire le jeu de Le Pen qui va une fois de plus dénoncer les « mauvais plagiats ». Au risque aussi de ne retenir de l'expression "Ordre rébublicain" que le premier mot:, cet "Ordre" qui ne s'impose pas par des impostures, mais de vraies postures.

 

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