27/10/2006
Carnet de campagne: Séduisante Clémentine....
Clémentine Autain ou l’Espoir de l’extrême-gauche
JOLI TALENT…. Elle court, elle court…La banlieue, les salons, esl petites salles de réunions , les grandes scènes de meetings et les (de plus en plus et de mieux en mieux) les studios de radio et de télévision. Partout, elle s’impose. Et explose. Séduisante, sans être séductrice. Intelligente sans rajouter des couches de confiture sur ses tartines bien beurrées. Pleine de sang-froid et riche de convictions. Elle s’exprime bien, écrit bien, (visitez son site) et elle sait jouer d’un charme qui n’a rien d’artificiel. Adorable Clémentine. Redoutable Autain. L’adjointe du Conseil de Paris chargée des problèmes de la jeunesse ne doit pas être facile à vivre (Delanoé doit le savoir !), mais elle donne à (et de) l’extrême-gauche un visage sympathique.
Du coup, même le préposé Besancenot prend un coup de vieux… José Bové, égaré à l’extrême-gauche , prend des allures d’un notable rural (parce qu’il manque d’urbanité) plus contestable que contestataire Et on finit par avoir de la commisération pour Arlette-l’infatiguable, ringardise incarnée, ou Marie-Georges-l’accrocheuse archéo-communiste et retro-futuriste…
Dommage (pour moi et pour d’autres) que cette Clémentine reste accrochée à une idéologie d’un autre siècle et enfourche les chevaux d’un « anti-libéralisme » qui contribue à faire du mot « libéral » (issu de Liberté), un gros mot : ce qui est une « exception française » dans cette Europe qui connaît l’une des période les plus liberticides depuis 1945. Dommage surtout qu’elle n’entend pas mieux les avertissement lancés par les «radicaux » italiens, espagnols ou autres qui voient dans « la gauche de la gauche » française les plus beaux alliés de la droite…

Piqué ici et là dans plusieurs ITW quelques phrases dignes d’intérêt….
Clémentine, lucide, s’interroge, bien sûr…. « La multiplication des candidatures traduit-elle l’incapacité de la gauche antilibérale à s’unir ? ». Elle répond non… Ou veut croire que c’est non : « Dans un processus innovant par rapport aux traditions qui ont été celles des organisations partie prenante du rassemblement, il est normal qu’aucune personnalité incontestable s’impose. La question est de savoir quel profil peut fédérer ces différentes sensibilités. C’est un choix politique. Pour moi, le critère déterminant est de savoir qui permettra le consensus le plus large pour que personne ne sorte du cadre de la photo. Le trip de la Cinquième République, avec l’homme providentiel qui a rencontré le pays, n’est pas l’état d’esprit de la campagne très collective que nous voulons mener. »
Son espoir ? Que la dynamique qui a si bien réussi au « NON », notamment sur internet, lors du referendum, se reproduise pour ces Présidentielles « Ce qu’on a inventé à l’occasion du référendum européen doit nous inspirer. D’abord une campagne de contenu : on intéresse les citoyen-ne-s à la politique quand s’affrontent des visions de la société. Or, j’ai la conviction que nous sommes la seule alternative crédible et durable à Nicolas Sarkozy. Quand il prône l’ultra-libéralisme et l’autoritarisme, nous affirmons les valeurs de solidarité, d’émancipation -individuelle et collective -, de développement humain. Nous devons combattre la droite dure sur le fond, en lui opposant sur tous les terrains la cohérence d’une perspective de transformation sociale authentiquement de gauche. Ensuite, dans la campagne contre le traité européen, il n’y avait pas un grand chef qui expliquait d’en haut ce qu’il fallait faire mais un mouvement circulaire où chacun-e pouvait s’approprier un bout de la campagne. De ce point de vue, Internet a joué un rôle déterminant. Avec un collectif de porte-parole, toutes les sensibilités peuvent être représentées et nous pouvons reproduire en 2007 l’alchimie victorieuse du 29 mai ».
Elle croit aussi au coté « pluriel » de l’extrême-gauche : « Si on croit à la démocratie, il faut accepter que toutes les discussions ne soient pas closes. D’autres débats extrêmement intéressants nous animent : travail-revenu, croissance-décroissance… Je ne viens pas de la tradition de la décroissance. Je pense qu’il faut développer des activités utiles qui répondent aux besoins. Mais les questions soulevées par cette mouvance m’intéressent parce qu’elles interrogent le type de croissance et de développement que l’on veut. La rencontre de traditions différentes est féconde. »
Se voit-elle désignée par les collectifs alors que le PCF a lancé Marie-Georges ? « Militante féministe, membre active de la Fondation Copernic et investie depuis quinze ans dans les mouvances alternatives, ma trajectoire m’a ouverte aux apports des différentes sensibilités de notre collectif. Je suis élue apparentée communiste et donc proche de la force politique la plus importante de notre rassemblement. Ma relation avec cette tradition, sans être membre et sans porter toute l’histoire de ce qu’a été le PCF, peut être un atout. Cette proximité permet aussi de dire aux communistes que leur tradition est féconde dans le rassemblement. «
L’un de ses rêves : « Nous avons besoin d’idées neuves. Les nouvelles générations, qui ont grandi avec la chute du Mur de Berlin et qui n’ont pas les mêmes repères, peuvent nous aider à penser le projet de transformation sociale du XXIe siècle, qui articule un modèle économique anti-libéral avec les exigences écolos, féministes et démocratiques. Pour le construire en termes de propositions concrètes, mais aussi nous aider à trouver les mots d’aujourd’hui. Nous nous définissons en contre – antilibéraux – mais nous sommes orphelins de mots, nous n’avons pas encore de terme pour dire quelle est notre utopie commune »
Eh oui…Et c’est plus qu’un problème… Mais tous les leaders d’extrême-gauche sont devant me même vide. Un vide qui donne le vertige. C’est tellement plus facile de contester que de proposer….Même sur le OGM et cette « globalisation » qu’on ne ma^trisera pas à coups de slogans faciles et creux.
Sarko-Sego : Concours de « populisme »…
« Vous avez dit populiste ? » Nicolas Sarkozy juge "outrancièrement populiste" la proposition de la socialiste Ségolène Royal de mettre en place des jurys populaires tirés au sort pour juger l'action des élus, a-t-on appris vendredi 27 octobre."Il est en tout cas confondant qu'on ait pu qualifier de populiste la rémunération partielle des fonctionnaires au mérite quand on entend maintenant formuler une proposition - qui est, elle, outrancièrement populiste - d'instauration de jurys populaires tirés au sort pour juger l'action des élus", a déclaré le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP.. Ces propos ont été tenus mardi devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, où Nicolas Sarkozy était venu présenter à huis-clos les grandes lignes du budget 2007 de son ministère. Le compte rendu de cette réunion a été publié vendredi par les services du Palais-Bourbon
Pour le président de l'UDF, François Bayrou, "au lieu de rétablir la confiance, cette proposition crée l'ère du soupçon". "Tout le monde est soupçonné, tout le monde est jugé, et c'est un monde dans lequel je n'ai pas envie de vivre". Ségolène Royal "flatte les bas instincts" et cherche à répondre à la "crise" du politique par "la démagogie", a-t-il affirmé sur France Inter.
A gauche aussi, les attaques continuent de fuser. "Je ne sais même pas si elle a été inspirée par Le Pen ou Mao Tsé toung, c'est totalement ubuesque et grave", a estimé André Laignel, le président de l'Association des maires de France.
Voynet joue les discrètes
« INAUDIBLE »….Bien qu'elle ait été désignée dès juillet par les Verts pour porter leurs couleurs à l'élection présidentielle, Dominique Voynet a décidé de ne pas lancer sa campagne avant janvier 2007. "Cela ne sert à rien de crier dans le désert", résume Claude Taleb, son directeur de campagne. L'ex-ministre de l'environnement estime que la primaire du PS et le duel médiatique entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal rendent "inaudibles" les autres candidatures, la sienne en particulier. "Il viendra un moment où les gens se lasseront et attendront un débat de projet", explique-t-elle, ajoutant comme pour se rassurer : "Je n'entends personne me dire que ma candidature est inutile."
« Un tiers des personnes sans domicile ont un travail »
SCANDALEUX : Je place cette info dans mon Carnet de campagne des Présidentielles. Pour cause… Nous voilà au cœur d’un vrai problème, bien loin des petites phrases…Une étude de l'Insee sur les sans domicile bouscule, effet, les idées reçues. Un tiers des personnes qui n'ont pas de logement ont un travail, explique notamment l'Institut.
Cécile Brousse, co-auteur de l'enquête, explique dans l’Expansion : « D'abord il faut préciser que la « face visible » des sans domicile, c'est à dire ceux qui vivent dans la rue, ne représente que 10% du total. Ce sont les plus marginalisés. En fait on peut distinguer cinq groupes assez différents. D'abord, un groupe composé de personnes seules sans activité professionnelle, très peu diplômées, très éloignées du marché du travail et qui peuvent connaître pour certains des problèmes de santé. Parmi les autres groupes, on trouve aussi des jeunes plus qualifiés qui ont des revenus du travail, des femmes seules avec des enfants, qui vivent principalement grâce aux allocations. Des étrangers aussi, qui viennent d'arriver en France avec leur famille. Mais il faut aussi souligner le fait que 30% des personnes qui n'ont pas de domicile travaillent. Même si évidemment, ils ne sont pas polytechniciens, ce sont des gens qui ont un Bac Pro, un CAP, un BEP voire un BTS. (…)
Quels que soient les itinéraires individuels et la diversité des histoires, c'est toujours le même problème qui se pose : celui de l'insuffisance des revenus. Et ce problème ne se limite pas à ceux qui n'ont pas de domicile, que l'on estime à 86.000 en France. Il touche en réalité beaucoup plus de monde. Dans notre étude on s'intéresse à la situation des 500.000 personnes qui, par manque de moyens financiers, sont les plus mal-logées. Elles vivent dans des conditions d'inconfort, chez des particuliers, chez un employeur, par le biais de sous-locations, c'est à dire sans sécurité juridique. Pour sortir de ce « mal logement », le parc HLM est la solution la plus courante. Mais tous les publics ne peuvent pas y être accueillis. Les familles sont privilégiées tandis que les célibataires, notamment les plus jeunes, ne sont pas prioritaires. »
Le degré d'une civilisation se mesure à l'attention qu'elle porte à ceux qui ne vivent pas dans la décence...
20:05 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Royal, sarko, clémentine Autain, Sdf











Commentaires
Au grand jeu du populisme, Sarko et Sego font le jeu - comme le font certains evènements, d'un autre populisme, expert en la matière ....
Écrit par : Cagliostro | 28/10/2006
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