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16/12/2006
Mon carnet de campagne: Le parti radical de Borloo de plus en plus proche de ...Bayrou
Quand on lit les compte-rendus de la journée du parti radical, trois questions se posent:
1) Pourquoi les radicaus (de droite) sont-ils affiliés ou alliés à L'UMP? Entre Sarko et Borloo, ce n'est pas la même sirop... Ni le même contenant, ni le même contenu, ni les mêmes inspirations, ni les mêmes aspirations, ni les mêmes méthodes, ni les mêmes finalités. Les enjeux ne dépassent-ils pas quelques promesses d'investitures (comme celle de Loos dans le Bas-Rhin)? La situation exige du sérieux et réclame autre chose qu'une conduite "le nez dans le guidon"...
2) Qu'est-ce qui sépare aujourd'hui les deux familles radicales (mis à part des calculs politiciens)? Le ralliement (contre sucettes électorales de circonscriptions réservées à quelques notables) des radicaux dits de gauche à Ségolène est sur un plan idéologique aussi incongu que l'alliance radicalo-sarkozienne à droite...
3) Qu'est-ce qui sépare Borloo et Bayrou? Comparez les programmes, les priorités, les aspirations à la "justice sociale", les références à Jules Ferry, les "chantiers" proposés par Borloo et ceux prônés depuis des mois par François Bayrou... Même sur la question (d'avant-hier) de la laïcité, les radicaux et les "extrêmes centristes" sont aujourd'hui sur la même sur la même longuer d'ondes...
Il est vrai que là je fais preuve là d'une logique qui n'a rien à voir les analyses poltiques qui impliquent (hélas!) une dose d'irrationnel, de passéisme, de passionnel...
En tous cas, la définition que donne Borloo du "profil" qu'il attend du futur Président de la République correspond à celui de Batrou... "C'est forcément quelqu'un qui va être capable (...) de faire bouger tous les acteurs de la société française.".
Je ne reconnais dans cette exigence ni Sarkolène, ni Ségozy.
Tant pis si mes amis de droite et de gauche vont m'en vouloir encore plus de mettre dans le même sac (à malices) deux personnages qui devraient faite "tandem" tant ils sont complémentaires ... ou interchangeables. Jusqu'à preuve du contraire. Et clarification de programmes qu'ils n'ont pas.
Face au "duo" (comme dit Bayrou) de Sarko-démago et de Ségo-démago et face au péril du FN, la seule alternative, c'est un sursaut des Républicains. Là encore Borloo rejoint Bayrou. Les deux ont un point commun que n'ont pas les autres: ils veulent s'attaquer aux CAUSES du "Mal "français non à ses effets et à ses conséqunces. Aux réalités, non aux apparences. Avec une volonté de FAIRE, non de PARAITRE. A suivre...
Daniel RIOT

>>>> Je reproduis ici, en référence, le compte-rendu de Reuters du congrès radical: "Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo s'est lancé samedi dans la pré-campagne présidentielle en "avocat de la justice sociale", lors du congrès du Parti radical, parti associé à l'UMP.
Dans son discours de clôture, le co-président du Parti radical a présenté les cinq grands chantiers qu'il souhaite voir repris à son compte par le probable candidat de l'UMP, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
Il a proposé le transfert sur le patrimoine, les flux financiers, l'impôt direct, la consommation et les mutations 300 milliards d'euros de charges sociales destinées à financer la Sécurité sociale, afin d'augmenter les salaires directs et la compétitivité des entreprises.
Il a appelé à "soutenir fortement le pacte écologique" de l'écologiste et animateur de télévision Nicolas Hulot.
Il a proposé une meilleure adaptation de l'éducation et de la formation aux nécessités du marché de l'emploi, plaidé pour une meilleure "justice territoriale" entre villes, départements et régions et pour un "accompagnement des mutations" afin de "bâtir une communauté de destin".
"Si on ne le fait pas, ce n'est pas un Grenelle des salaires qu'on aura dans cinq ans", a-t-il averti en faisant allusion à la négociation sociale qui a mis fin aux grandes grèves de mai 1968. "Ça sera un Grenelle d'un autre nom."
"A l'inverse, si on remet un tiers de 30% de notre jeunesse dans le train de l'innovation et de la qualification, eh bien on passe à 4% (de croissance économique) et on reprend le leadership de l'Europe", a-t-il ajouté.
Jean-Louis Borloo a dressé le portrait-robot du président de la République qui aurait ses faveurs : "C'est forcément quelqu'un qui va être capable (...) de faire bouger tous les acteurs de la société française."
"Il devra entraîner après avoir défini cinq (...) objectifs parfaitement clairs" et être celui qui fera "que ces cinq objectifs-là, quoi qu'il en coûte, au moins ceux-là, soient des engagements qui soient atteints et qui soient réussis", a-t-il ajouté. "On aime un pays qu'on sert, pas un pays dont on se sert. Celui-là on le méprise."
RENDEZ-VOUS EN FEVRIER
En conclusion, Jean-Louis Borloo a déclaré qu'il voulait "plus jamais être l'avocat de ce second souffle" mais sans dévoiler, pour le moment, d'autres ambitions que celle de peser sur l'élection présidentielle et jouer un rôle après.
"Le débat qui est ouvert devant nous ne se résume pas à des positionnements tactiques. En tous les cas, on ne sera pas là pour ça", a-t-il déclaré.
Tout juste a-t-il rappelé que le fondateur de l'école publique et gratuite pour tous en France, Jules Ferry, avait été sous la IIIe République "à la fois chef du gouvernement et ministre de l'Education nationale".
"S'il a une revendication aujourd'hui, j'ai entendu celle-là, je n'en ai pas entendu d'autre", a commenté à l'issue du congrès le ministre délégué à l'Industrie François Loos, lui aussi membre du Parti radical.(notre photo)
L'autre co-président du Parti radical, André Rossinot, dont c'est le troisième mandat à la tête de cette formation, s'était pratiquement auto-sacrifié en direct et en public en introduisant Jean-Louis Borloo, qui n'a rejoint le parti qu'il y a 18 mois.
"A toi, Jean-Louis, maintenant, de relever le défi, de porter haut et fort notre espérance radicale" et le projet de "contrat républicain que nous devons maintenant négocier avec l'UMP, notre partenaire", a-t-il déclaré
(notre photo)
"Nous souhaitons que les engagements que Jean-Louis Borloo propose soient repris au niveau de l'UMP", a pour sa part dit à Reuters François Loos. "Nous ne choisirons définitivement notre candidat qu'au mois de février", lors d'un congrès extraordinaire du Parti radical.
Prié de dire si le Parti radical présenterait un candidat, qui pourrait être Jean-Louis Borloo, si Nicolas Sarkozy ne reprenait pas ses propositions, il a répondu : "Bien sûr, tout est possible. Mais ce n'est pas l'idée aujourd'hui."
Des militants du Parti radical ont cependant déjà franchi le pas. Bernard Fialaire, président de la fédération du Parti radical du Rhône, a ainsi rappelé que celle-ci avait lancé l'été dernier des pétitions en faveur de la candidature de Jean-Louis Borloo et cherchait les 500 parrainages d'élus nécessaires.
"On a de nombreux élus qui sont près au cas où Jean-Louis Borloo serait obligé d'être candidat", a-t-il dit à Reuters
23:40 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, radicaux, bayrou, borloo











Commentaires
Vous avez bien vu quelque chose, mais nous verrons bien. Mais c'est à Monsieur Borloo de voir, il a un bon point de vue.
Ecrit par : troisième type | 17/12/2006
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