31/01/2007
Fragment de pensée
"Quand l'Homme n'a pas de but, il devient une cible"...
Philippe Lacoue-Labarthe
LIRE Mon article: la pensée européenne en berne >>>>>>>>>>>>>>&...
23:24 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, blogs, idées, litterature
Mon carnet de campagne : Le bateau PS coule ou chavire?
« Regonflée » par son week-end antillais, Ségolène a dû mal supporter le décalage horaire. Et le retour aux réalités … hexagonales. Les sondages sur les intentions de votes qui traduisent une chute libre (et pas un « simple trou d’air »), çà passe encore : ils sont trompeurs. Mais les études d’opinions qualitatives font mal. Très mal.
Le Nouvel Observateur publie ce jeudi un sondage Sofrès qui fait dire à l’hebdomadaire (pourtant classé à gauche) : « le paquebot socialiste prend l’eau »
>>> Qu’ils soient de droite (89%) ou de gauche (76%), les Français créditent Nicolas Sarkozy d’un bon début de campagne, loin devant Ségolène Royal.
>>> A moins de trois mois du scrutin, l’image de la candidate socialiste reste brouillée. Elle a su marquer des points sur le terrain de la « proximité », de « l’écoute » sans parvenir à lever les doutes sur sa crédibilité.
>>> Une très large majorité des Français interrogés par la Sofres – et ce, quelle que soit leur couleur politique – juge qu’elle ne maîtrise pas les grands sujets: 70% d’entre eux lui reprochent de ne pas se montrer assez concrète dans ses propositions.

C’est dire la pression qui repose sur la journée du 11 février, date retenue par Ségolène Royal pour dévoiler son « programme ». Car même s’il semble avoir été compris, le choix d’une longue phase d’écoute et de débats participatifs pour tenir compte des attentes n’a pas convaincu. « Plus d’un sympathisant de gauche sur deux y voit un risque, pour la candidate, de paraître moins préparée que ses adversaires ». « Un sur trois considère même que ce choix révèle une absence de projet ».
Il est vrai que la compétence ne se juge pas sur les couvertures des magazines. Il est vrai aussi que la seule notion de « démocratie participative » est une formule marketing. Toute démocratie authentique est « participative ». Et si « l’écoute » est indispensable, le chef suprême de l’Etat ne doit faire sienne la formule célèbre : « je suis leur chef, donc je les suis ». L’une des causes de la crise de la démocratie « représentative » tient d’ailleurs à la place prise par les pressions des médias, des lobbys et de la rue dans les mécanismes de décisions des gouvernements qui sont se succédés depuis plusieurs années.
OU FABIUS EXHORTE: "A GAUCHE, TOUTE !"
Dans ce contexte, qui relève le nez ? Fafa l’ex-libéral-socialiste devenu grand prêtre du Non au référendum constitutionnel… « Rien n’est joué » lance Fabius en exhortant Ségolène Royal à faire un mouvement du style « à gauche toute ». Sans trop dire ce que cela veut signifie…
Quel beau terme de l’alternative pour Ségolène : le bateau prenait l'eau, il risque de chavirer… Au secours ! Où sont les bouées de sauvetage ? Et du Parti Socialiste. Et du Parti Ségolène. Double SOS pour les deux PS….qui paraît-il n'en font qu'un.

Au moins, aujourd’hui, a-t-elle relativement bien joué (mais mieux que les neuf autres) dans la grand messe célébrée à Notre-Dame-la-verte-de-Saint-Nicolas-Hulot, saint patron de l’écologie cathodique. Une profession de foi cousue mains par l’ancien « patron » de Greenpeace, Bruno Rebelle.
La France sous Ségolène ? « Le pays de l’excellence environnementale ». Belle formule... Avec ou sans le nucléaire ? Il nous faut attendre le 11 février pour en savoir plus. Sur ce sujet comme sur d’autres… Maintenant qu’elle a tiré tout ce qu’elle pouvait de ses conseillers en com’, peut-être trouvera-t-elle un peu de temps pour prendre des cours de rattrapage « participatifs » avec ses conseillers en « problèmes de fond »... Et sauver le paquebot. Dans son couvent antillais et à N-D d'Epinal, Ségo a appris à croire aux miracles. Son investiture par le PS en était déjà un , non? Oui, j'ai bien écrit miracle, non mirage...
22:55 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, ps, sondages, poitique, présidentielles
Mon carnet de campagne : l’Etat impérial de Nicolas Big Brother…
Soyez rassurés : le 9 avril, Sarkozy ne sera plus ministre de l’intérieur ! Il l’a dit sur Europe 1… D’ici là, il veillera sur "notre sécurité" : une « question de devoir ». Et une affaire toute personnelle. A quel poste gouvernemental peut-on mieux se protéger de ses adversaires et de ses faux amis. La « république honnête » exigera une « rupture » non tranquille, mais « radicale ». Celui qui « a changé » devra se métamorphoser ! Scandaleuse, cette double casquette.
Dernières nouvelles des RG… Nicolas va encore crier au « mensonge », à la « calomnie »,parler de « rideau de fumée » et de « tempête dans un verre d’eau »…
>>>Selon le Canard, les RG ont enquêté sur le Patrimoine du couple Royal-Hollande : un traitement de faveur de plus pour ces « socialistes » qui ne sont estimables qu’en dehors de France selon le ministre qui se rend à Londres (et ailleurs) pour y tenir des discours de candidat
>>> Selon le nouvel Observateur les habitants du quartier où Sarko a installé son QG de campagne sous mis sous pression (et en fiches) par des enquêteurs des RG. Un « recensement de sécurité » dont aucun autre candidat ne « bénéficie »… Le QG est considéré comme une annexe du ministère de l’intérieur. Nicolas Big Brother veille sur lui. Jack faisait allusion à Fouché, le sinistre ministre de la police de Napoléon. Que se passera-t-il dans la république impériale qui s’annonce si « Sarkopoléon-le-petit » devient plus grand encore ? Nous serions loin, très loin de la « république impartiale » annoncée d’une façon crédible par Bayrou.
Mais bientôt du nouveau peut-être. Une enquête serait en cours dans les services de polices. Sur la véracité des faits relatés ou sur … les origines des fuites?
14:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, présidentielles, police
La France face à l’impasse de l’Union européenne :Vingt "NON" ne font pas un "camp"
MON EDITORIAL SUR RELATIO :Il en devient émouvant, Dupont-Aignant ! Parce que tout homme de conviction mérite le respect, même quand son intelligence incontestable et son honnêteté foncière sont altérées par une naïveté désarmante…Il veut réunir sous sa bannière « le camp du Non ». Beau projet. Le malheur pour lui, c’est que la « camp du Non » n’a jamais existé et ne peut exister.
Faut-il le redire ? S’il y a eu un OUI (certes avec des couleurs nuancées et des tonalités différentes), il y a eu une addition (et non une coalition) de plusieurs NON(S). Avec des motivations et des objectifs différents, souvent opposés parfois antagonistes.

Les seuls clivages entre les « NON » de gauche et ceux de droite ne suffisent pas à bien refléter la réalité. Pas plus que les distinctions faites entre les »NON » de l’ultra-gauche et ceux des extrêmes droites. Résumons sans hiérarchiser. Vingt "NON" (au moins) ne font pas un "camp"...
13:55 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, présidentielles, constitution
30/01/2007
Mon carnet de campagne à Paris-sur-Tamise : Sarkozy achète ses « habits neufs » à Londres
Le ministre-candidat (ou plutôt le candidat-ministre) prend des leçons d’élection et de réelections auprès de son maître « bushiste » : Tony Blair-le-Magnifique
Ségolène a fait des « bourdes ».Et on voit mal pourquoi et comment elle n’en ferait pas encore…. Mais, à force de multiplier les effets de manches, Sarkozy dépasse les bornes outre-Manche. Le voici chantant les louanges de Blair le « pragmatique ».
A peine, une « réserve », de pure forme, sur l’Irak (réserve qu’il n’avait pas affichée quand il avait pris une petite échelle pour se mettre à l’altitude de Bush).
DE GAULLE AUX ORTIES
Pas de réserve sur l’Europe (cette non-Europe dont rêve Blair-le tricheur). Pas une note critique sur une politique « sociale » qui conduit à la diminution officielle du chômage mais à un accroissement réel des exclusions et des inégalité.
Pas un mot sur l’hyper-capitalisme de Tony-le-magnifique, déjà adulé, célébré, vanté, par Ségolèle-la-Royale.

Fêté comme un « membre de la famille Sarko», Blair empêtré dans des scandales et au bord d’une retraite subie plus que voulue ! « De Gaulle, où es-tu ? ». L’Europe « européenne » n’est plus d’actualité : Vive le grand large. Le volet « social » du gaullisme est effacé : Vive les lois du plus forts dans un marché non régulé ! Le sens de l’Etat face au marché de De gaulle est aux oubliettes : Vive l’hyper-capitalisme ! Nous sommes loin de « l’Angleterre, je la veux toute nue » du général… Sarko achète ses « habits neufs » à Londres ! Pas pour faire de la résistance, amis poursuccomber aux charmes du « grand large »
UN LAPSUS REVELATEUR
Sarkozy a même fait un lapsus révélateur des confusions qui peuvent se produire entre Sarkolène et Ségozy : « La façon dont Tony Blair a conduit la Grande-Bretagne avec la résolution du problème de l'Irlande du Nord, le plein emploi, la modernisation du pays, c'est quelque chose qui doit nous faire réfléchir (…) Les socialistes européens devraient être fiers de ce qu'a fait l'un des nôtres ».
Des « nôtres » ? Sarko a rectifié : « l'un des leurs. ». Un beau leurre…
QUAND CHIRAC A RAISON....
Précision : Nicolas Sarkozy a été officiellement reçu par Blair en tant que ministre de l'Intérieur et non en qualité de candidat à l'Elysée. Ah ! bon… Pourtant le porte-parole de l'UMP Luc Chatel a expliqué que le candidat Sarkozy souhaitait apprendre de Tony Blair et ses trois victoires électorales de 1997, 2001 et 2005. « Il a déjà eu l'occasion de noter que la Grande-Bretagne était un bon exemple de pays sachant se remettre en question, se moderniser et se tourner vers l'avenir », a-t-il expliqué…

Chirac a bien fait d’interdire à Alliot-Marie d’accompagner Sarkozy dans ses courses londonniennes aux bons conseils auprès du fils naturel (de gôche) de Mme Thatcher ! Mais Sarko s’en moque : un blaireau chez les Blairistes , c’est bon pour la com’. Et la com’, c’est ce qui compte, non ?
"LA MACHINE SARKOZY"
« Envoyé spécial », sur France 2, annonce pour ce jeudi un dossier-reportage sur « la machine Sarkozy ». Tout est bon, pour la « savonnette » Sarko, même la pub sur l’art de faire de la pub… Sarkozy ? Une marque. A déposer ? Vous voulez rire: Cecilia veille à tout...En coulisses, discrètement et efficacement, loin des Une "pipoles" d'hier... Pour l’heure, les sondés lui donnent raison.

Il est vrai que des études sérieuses sur la médiatisation des personnages politiques démontrent la réalité d’un sérieux et durable matraquage. En 2006, Sarko a occupé la scène cathodique plus que Chirac, et plus que n’importe qui… Du jamais vu, même ! Bourrage de crânes et labourage de la médiacratie sont les deux mamelles de la Sarkopromo. Les Français sont des veaux, aurait dit De Gaulle. Pour Sarko, ce sont des vaches… à traire.
"PLUS UN SINGE MONTE HAUT...'
Cité par Le Monde, Bruno Lalande, directeur des Etudes de TNS Media Intelligence affirme : " En 2006, la pression médiatique de Nicolas Sarkozy est de 38% supérieure à celle de Ségolène Royal". De son côté, François Bayrou, président de l'UDF, qui le premier, avait critiqué le traitement de la campagne par les médias, en dénonçant la bipolarisation, a eu un "bruit médiatique" huit fois inférieur à celle Nicolas Sarkozy. L'unité de bruit médiatique (UBM) mesure la présence d'un acteur dans les quotidiens, dans les journaux télévisés, et à la radio.
C’est, tout de même, à double tranchant. Il peut y avoir des contre-coups et des chocs en retour. Comme dit un proverbe (chinois, je crois) « plus un singe monte haut, plus il montre son cul ».
DE BONS ESTOMACS....
Sa prestation londonienne, son cirage de pompes à Blair et son lapsus sur la bords de la Tamise, par exemple, ne doivent pas être du goût de nombre de ses électeurs potentiels. Mais les ex-gaullistes et les ex-centristes avalés dans l’UMP ulta-capitaliste, libéral-autoritaire et démocratico-populiste de Sarkozy savent avaler couleuvres et clous rouillés. De bons estomacs!
« Il ne les traite de cons qu’en petit comité », sourit un de ses proches. Mais j’arrête : les RG vont ouvrir une enquête pour savoir qui est ma « source ». Ou je vais être traîné en justice pour diffamation. Ne participonspas davantage à ce qui rabaisse la campagne « vers le caniveau »…
Daniel RIOT
22:30 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, communication, medias, Blair
Mon carnet de campagne : Deux casquettes pour une Couronne
Mélange des genres (suite et à suivre)
Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites, disait Pompidou. Chirac s’en souvient. Sarkozy est trop jeunes pour s’en souvenir… Rappels à l‘ordre en Conseil des ministre et en cercle restreint : « halte à la confusion des genres !». Il était plus que temps.

Alliot-Marie, l’ex-(fausse) rebelle devenue plus « sarkoziste » que Sarkozy est interdite de voyage à Londres avec le candidat-ministre. Xavier Bertrand se fait remonter les bretelles pour un article (critique envers le gouvernement dont il fait partie) publié dans la Tribune. François Copé, porte parole de gouvernement, est prié de moins jouer les porte-voix de Sarko.
Tous sont invités à ne pas confondre « budget ministériel » et « budget de campagne ». Sarkozy, paraît-il, a baissé la tête et n’a rien dit. « Les chiens aboient et la caravane passe ». Et les sondages lui donne bonne conscience, même quand il dépasse les bornes. S’il est élu la « république honnête » s’annonce bien… Avec des bornes pour ceux qui seront « contre lui » et « sans limites » pour ceux qui seront « avec » ?
L’adn pour le scooter du Prince

Après l’affaire des RG, celle du vol du scooter du fils du ministre-candidat. Zélés les policiers ! Recours à l’adn pour retrouver les voleurs… Ce qui n’est évidemment pas fait pour les dizaines de milliers de deux roues à moteur et pour les centaines de milliers de vélos volés chaque année. Bayrou proteste contre ces « deux poids deux mesures » : il a raison, sur ce point comme sur beaucoup d’autres. Extrême sélectivité des forces du premier policier de France ! Le Roi-Sarko fait la différence entre des délits (dont sont victimes les « communs des mortels ») et les crimes de lèse-majesté qui visent la « Cour » !
Souvenirs du « cœur Vaillant »
Le PS va saisir le Conseil Constitutionnel pour la « casquette de trop » qui est sur la tête de Sarko. Il a raison de vouloir faire clarifier les choses. Mais que ne l’a-til pas fait quand Jospin premier ministre-candidat était bien servi à l’intérieur par son fidèle Michel Vaillant ? La crédibilité, çà ne se décrète pas, çà se gagne… Il est vrai que le précédent Jospin montre qu’il ne suffit pas de détenir des clefs essentielles du pouvoir (et d’être bien placé dans les sondages) pour gagner la course à l’Elysée… Deux casquettes ne font pas obligatoirement une couronne!
"Zen", mais « il en souffre »…

Sarkozy reste « zen ». Et entend le rester, ne serait-ce que pour prouver qu’il « a changé » (d’image et de stratégie de com’). Mais selon des confidences de ses proches reproduite par plusieurs journaux, « Il en soufre. Il ronge on frein. Il a du mal à se retenir d’exploser ». On ne se refait pas…Ou très difficilement ! Ce sont les « coups de boule » qu’il pourrait donner une fois au pouvoir qui inquiètent le plus… Il n’aurait pas les excuses de Zidane. Mais ceux qui l’auraient porté au pouvoir n’auraient qu’à s’en prendre à eux-mêmes ? Qui n’est pas prévenu ?
Le populisme ? Cà finit toujours mal

Lu un excellent article de Catherine GUIBOURG « Populisme : les histoires d’amour en politique finissent mal en général ! »Le langage de la campagne 2007 a un goût de populisme qu’on n’ avait pas ressenti, à droite ou à gauche, depuis très longtemps. Il se cantonnait grosso-modo à l’extrême-droite. Peut-être faut-il remonter au poujadisme des années 50, pour obtenir un si large spectre ? Pourquoi ce populisme ? Et pour en être pleinement conscient, comment le décrire ce populisme ? Quels effets pourrait-il avoir sur la politique à long terme ? Vers quoi pourrait-il nous faire plonger ? Autant de questions auxquelles il n’est pas simple de répondre. Car voilà bien l’un des paradoxes de nos sociétés. Nous sommes abreuvés de sondages et de statistiques de masse, et pourtant le “ général “ ne suffit pas à l’analyse d’une société dont la compréhension nous échappe. LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>
« Ca fait pauvre, de se plaindre des riches »
A comptes ouverts : les financements publics des partis pour 2007.L'UMP perçoit 9 788 050 euros au titre de la première fraction de l'aide publique de 2007, bien que pénalisée pour n'avoir pas respecté la parité des candidatures (486 hommes et 114 femmes).

En revanche, avec 505 parlementaires rattachés (352 députés et 153 sénateurs), le montant de la deuxième fraction versée en 2007 s'élève à 22 418 985 euros. Soit un total de 32 307 035 euros.
Loin devant l'association du PS et des radicaux de gauche, qui, avec 6 577 025 voix et 247 parlementaires, perçoit un total de 20 023 879 euros. L'UDF (1 361 275 voix et 69 parlementaires) touche 4 612 928 euros et le PCF (1 232 044 voix et 42 parlementaires) 3 746 705 euros. Pour le FN, qui a obtenu 2 859 856 voix mais n'a aucun élu, la subvention totale s'élève à 4 579 545 euros. Les Verts perçoivent quant à eux 2 194 485 euros.
A eux seuls, l’UMP et le PS ramassent 70% des subsides d’etat, donc des contribuables. Comme disait Philippe Lacoue-Labarthe, « çà fait pauvre de ses plaindre des riches »
L’UMP fâchée avec les chiffres ?
Vous avez dit « programme » ? Trompeuses,les apparences. Trompeurs, les discours. Tout n'est pas calé dans les propositions de Nicolas Sarkozy : après les hésitations concernant le contrat de travail unique, des incertitudes demeurent à propos de la franchise médicale, le forfait de base à partir duquel l'assurance-maladie commencerait à rembourser les dépenses de santé, sans prise en charge des mutuelles ou des assurances complémentaires. 10€, 40€, 100€ ? Pas clair et complexe…Devant les patrons de la CGPME, mercredi 24 janvier, le candidat de l'UMP en évaluait le montant à 10 euros par famille et par an pour les consultations médicales, les médicaments, les actes biologiques et les frais hospitaliers, soit au total une somme de 40 euros. Le PS s'est engouffré dans cette brèche en évoquant une proposition "injuste et inefficace" qui "va culpabiliser les malades, une fois de plus considérés comme la variable d'ajustement".
Glucksmann et Sardou, même combat

André Glucksmann soutient Sarkozy dans une Tribune du Monde. J’ai trop d’estime pour lui pour ne pas lui avoir envoyé un message : « J’ai relu ton « De Gaulle reviens ! »… Il me dicte d’autres choix. J’apprécie ton humanisme. Si c’est un critère de vote, c’est Bayrou qui s’impose » Ah ! André… Pêché de maoïsme dans sa jeunesse. Et pêché de Sarkonapoléonisme aujourd’hui. Il a fait un « mea culpa » pour le premier. En fera-t-il un pour le second ? Heureusement, la plupart de ses livres sont meilleurs que ses choix.
Sardou se paye une page dans le Parisien pour publier une chanson qui, « fortuitement », assure-t-il, met en musique des paroles dignes des discours de Sarko ! Cela me choque moins que Glucks. Il a toujours été de droite, lui. Et il a le droit de ne pas changer. Au moins, il ne va pas en Suisse pour des raisons fiscales. Et il a plus de talent que Doc Gynéco… qui admet jouer au foot sur des pelouses interdites. Sans être inquiété. La « Cour » est-elle déjà protégée ?
Daniel RIOT
17:25 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politque, présidentielles, sarkozy, bayrou, PS, RG
29/01/2007
La pensée européenne en berne : La mort de Philippe Lacoue-Labathe
Plus qu'un philosophe: Un penseur d'exception qui fut aussi un professeur (notamment à Strasbourg) et aux Etas-Unis), un écrivain, un traducteur , un ami des arts, un passionné de poésie.Toujours en quête de Vérite, il voulait repenser la politique et la diplomatie grâce à la philosophie et faire primer l'éthique de la "géophilosophie" sur les logique de la "Geopolitik"
« Lacoue est mort ! ». Coups de fouet, d’épée, de massue. Pourtant, tous les amis de Philippe savaient qu’il luttait contre la maladie depuis longtemps. Dans la douleur. Avec courage, lucidité et cette philosophie qui, chez lui, était comme un sixième sens : « Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir (…) Si j'ai peur de la mort, c'est pour faire comme tout le monde »…

Avec Philippe-Lacoue Labarthe, la France et l’Europe perdent l’une des « têtes pensantes » les plus stimulantes, l’un des philosophes les plus décapants, les plus enrichissants, les plus stimulants, l’une des figures intellectuelles les plus singulières mais aussi les plus représentatives de la deuxième moitié du XX ième siècle, l’un des esprits les plus aiguisés.
Grand philosophe, Lacoue-Labarthe, dont l’œuvre est très liée à celle de Jean-Luc Nancy ? Un penseur, comme on en compte peu. Pour qui la méditation passait avnt la médiatisation.Tous ses pairs le reconnaissent. Tous ceux qui ont eu le bonheur de converser avec lui le savent. Ses livres, ses conférences et ses cours le prouvent.
Un philosophe profond (« Une véritable pensée ne traverse pas l'esprit »), mais accessible pour qui sait que lire est (aussi) un effort. Plus tourné vers les interrogations que vers des affirmations (« Je doute de ce que je sais, et je me doute du reste… Je ne me dis pas tout…»). Avec, cette qualité rare: « de ne parler que de ce qu’il connaît », comme le souligne Caroll de Maistre, une de ses amies psychanalystes. Et, avec ce talent de savoir être sérieux sans se prendre au sérieux, en d’homme d’esprit… spirituel :
« On ne peut compter que sur ses doigts... C'est quand on a tout, que le reste vous manque…Ca fait pauvre, de détester les riches…Les inégalités ne sont des preuves de l’existence de l’égalité…Ce qui sert pourrait tout aussi bien ne servir à rien… La paresse des autres est une menace pour la mienne…L'homme n'aurait jamais pu inventer l'éléphant… Dieu a de beaux saints...Dès l'arrivée, le départ se profile… Il nous faudrait deux bouches: une pour bâiller, et l'autre pour se taire. ». Il faut relire « Textes sans paroles » et « Sexes sans paroles ».
L’OMBRE DE HEIDEGGER
Sa formation littéraire, sa passion pour la poésie, son goût pour les arts, la peinture (« miroir immuable de tout ce que l'Univers nous offre de plus beau »), le théâtre, la musique, son intérêt pour la politique ou plutôt LE politique, son sens du contact, sa convivialité, sa soif de transmettre (donc d’apprendre en enseignant) ont fait de lui un professeur hors classe (de philo et d’esthétique) à Strasbourg, à Berkeley, à la Sorbonne et ailleurs, un écrivain authentique, un critique exigeant, un traducteur rigoureux, un moraliste même (à l’opposé des moralisateurs) : « Si vous doutez de la vie, la vie se venge… »
Bruno Takels résume : « Le nœud politique-philosophique dégagé à partir de l’œuvre de Heidegger ne cessera de se déplacer dans toutes les autres «lectures» menées par Lacoue-Labarthe. A moins que ces lectures ne cessent jamais de reprendre, indéfiniment, cette impossible et interminable confrontation avec Heidegger.

Point commun de toutes ces lectures philosophiques contre la philosophie : elles s‘appuient sur des œuvres de l’art, hors le champ philosophique, et sont donc à même, depuis ce dehors, d’en dégager tout l’impensé.
De Hölderlin (celui de la poésie, mais aussi celui du théâtre) à Diderot (celui des dialogues) en passant par Rousseau, Celan, Freud, Blanchot, Mann, Rimbaud, Benjamin, Marx, Les Romantiques allemands – toutes les œuvres traversées se déterminent comme objections à la raison dominante, tentative de répondre aux impasses que révèle en même temps la modernité.
L’œuvre de Philippe Lacoue-Labarthe hérite de ce qu’il faut bien assumer comme une tradition moderne, et s’engage sur la voie exigeante d’une critique à peine frayée. »
POETIQUE DE L’HISTOIRE
Ainsi, un exemple parmi d’autres :
Poétique de l’histoire s’ouvre sur une scène philosophique franco-allemande où se trouve questionné le rapport obscur de Heidegger avec la pensée de Rousseau.
Imprégné des analyses devenues classiques de Derrida et de Starobinski, Lacoue-Labarthe fait dans Poétique de l’histoire est une lente et minutieuse enquête concernant le questionnement rousseauiste sur l’origine de l’homme, qui « nous reconduit au champ de tensions et à la béance déconstructionnistes. »

Déconsruction, déconstructionnisme ; deux mots-clefs dans l’œuvre de Lacoue-Labarthe, ami et critique de Jacques Derrida. L’an dernier, un colloque international consacré à Philippe à la Sorbonne pat l’Institut culturel finlandais s’intitulait « Déconstruction mimétique » : « Il y a une urgence philosophique à laquelle il n’est pas possible de se dérober » (…) « Il faudrait soutenir jusqu’au bout la thèse philosophique elle-même, selon laquelle – toujours – il faut la vérité ». La vérité toujours… Cette vérité jamais atteinte.
GEOPHILOSOPHIE
Philippe Lacoue-Labarthe est mort sans que l’un de ses projets qui lui tenaient le plu à coeur, conçu avec Jean-Luc Nancy, ait pu se réaliser : une chaire de « géophilosophie » à Strasbourg. La « géophilosophie » ? Ce qui devrait primer sur la « Geopolitique », ou « Geoplitik » qui ne repose que sur l’évaluation des.rapports de forces…
Etudier des situations conflictuelles dans le monde d’une manière globale, transversale, inter-disciplinaire. En profondeur. Elaborer des stratégies de la Sagesse et non de stratégies seulement militaires…Un beau et grand projet, la Geophilosphie ! N’est-ce pas ce qui manque le plus en cette époque troublée, incertaine et où les peurs sont plus attisées que surmontées ? Une idée qui s’imposait avant que la mode soit au « choc des civilisations » et aux (fausses) perspectives de la « fin de l’Histoire » mériterait d’être creusée, développée, réalisée. La philosophie pour repenser la politique et la diplomatie !

Ce projet, né au Parlement des Ecrivains de Strasbourg en pleine explosion balkanique, a été mis entre parenthèses par le manque de lucidité de responsables d’une Université trop sclérosée et trop stérilisée par les routines de fonctionnaires qui oublient leur vrai métier : transformer la « défaite de la pensée » en victoire de l’esprit. Et développer les forces des intelligences. Peut-être trop de décideurs se satisfont-ils de ces « think-tanks » à la mode et à vocation plus communicationnelle qu’opérationnelle qui pullulent sans toujours mériter leur nom de « laboratoires d’idées » …
UNE LUMIERE DE CE TEMPS
« Penser fait mal », on le sait… Est-ce pour cela que les programmes philosophiques, littéraires et artistiques ont une place de plus en plus réduite dans tout notre système scolaire et universitaire ? On s’occupe plus des tuyaux qu’offrent les nouvelles technologies que de ce que l’on met dedans, plus de l’utilitaire que de le vraiment utile : « Le superflu, chose si nécessaire », disait Voltaire… « Nous avions les Lumières, maintenant, nous avons l’électricité », redirait Tomi Ungerer
Philippe Lacoue-Labarthe était une Lumière de ce temps. Il nous éclairera longtemps par ses livres, les textes de ses conférences, ses questionnements.
Sur un plan général, le plus bel hommage qu’on plus lui rendre, c’est de le découvrir, le lire et le relire.
LE PARLEMENT DES PHILOSOPHES
Localement, à STRASBOURG, le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre, c’est de donner au « Parlement des Philosophes » crée par la Ville et Université (sous l’impulsion de Robert Grossmann et de Fabienne Keller) l’importance que Philippe et tant d’autres avaient apprécié lors de la leçon inaugurale de Derrida et lors du grand Colloque sur Heidegger.
Mais ce type de manifestations exige des ressources (financières, humaines et intellectuelles) qui réclament une vraie mobilisation la plus large possible, une persévérance à toute épreuves et une volonté universitaire de ne pas fair de la philo un ghetto.. Le pari engagé reste à gagner. Comme disait Philippe : «L’avenir est un moment de plus »… « Quand l’homme n’a pas de but, il devient une cible »
Daniel RIOT
LES EMISSIONS DE Bruno Tackels sur France-CULTURE >>>>>>>>>>>>>
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Le Colloque “déconstruction mimétique”>>>>>>>>>
Le SITE DU PARLEMENT DES PHILOSOPHES >>>>>>>>>>>>>>&...
18:40 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, philosophie, strasbourg, litterrature, université
L'"OFFRE" BAYROU et les DEMANDES des Français
Mon ARTICLE sur le "PHENOMENE BAYROU" ssr repris sur AGORAVOX. PARTICIPEZ AU FORUM >>>>>>>
A LIRE AUUSI MON ARTICLE SUR "L'ESCARGOTISME" français dans la campagne >>>>>>>>>>>>>>&...
13:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, politique, blogs
Fragments de pensées: Le 1er février, c’est bientôt… Les fumeurs passés à tabac !
« Avec le tabac et l'alcool, l'administration est la plus grande blanchisseuse d' «argent sale» de notre époque ».
Philippe BOUVARD
« C'est à coup d'excitants (café, tabac) que j'ai écrit tous mes livres. Depuis qu'il m'est impossible d'en prendre, ma «production» est tombée à zéro. A quoi tient l'activité de l'esprit! »
CIORAN (Carnets 1957-1972)

« Ceux que la fumée n'empêche pas de tousser et que la toux n'empêche pas de fumer ont droit à la reconnaissance de la régie française des tabacs»
Pierre DAC
« Il n'y a pas que le tabac qui soit nocif. La vieillesse aussi, c'est dangereux. Je connais des gens qui en sont morts »
Raymond DEVOS
« Le roi de Perse, Abbas Ier... faisait suffoquer à la fumée les impénitents preneurs de tabac, faisait brûler vif les marchands, couper le nez des priseurs et la bouche des pipeurs ».
Ned RIVAL (Tabac miroir du temps -1981)
« Les campagnes anti-tabac sont de plus en plus virulentes . Il va falloir s'habituer à la statue de la Liberté, la main vide, sans le briquet. »
Patrick SEBATIEN (Carnet de notes -2001)
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28/01/2007
Mon Carnet de campagne : « nou kay cassé çà ! »…
On rêvait d’une course à l’Elysée à tout casser, mais, pour l’heure, elle ne casse rien…
La vraie question des élections Présidentielles : « qui passe et quoi casse ? »

>>> «Moin sé on fanm doubout, nou kay cassé ça!» («je suis une femme debout ! On va tout casser») a lancé en créole Ségolène Royal aux Antilles. La réponse de l’UMP est venue vite : « Elle veut casser tout, même la République », ont dit les porte paroles de Sarko. Facile. Un peu trop. Une réplique de « caniveau ». Très difficile de ne pas céder à la facilité.
>>> Plus sérieuses, les réactions cassantes de Pierre Lellouche aux "approximations" (c’est le moins qu’on puisse dire) étalées par Ségolène au micro d’une radio en matière de défense. On l’interrogeait sur le nombre de sous-marins « nucléaires » de la France (question plus essentielles qu e celle qui était posée un jour à Giscard sur le prix du ticket de métro. Elle n’a pas seulement mal répondu, elle a donné une réponse fausse. De quoi casser de belles ambitions...
Une "incompétence évidente", a dit Lellouche, en rappelant que le Chef de l’Etat est le chef suprême des armées. Il y a pourtant de bons experts en défense au PS… Des cours du soir pour l’énarque ? Un peu tard, non ? Les lacunes sont faites pour être comblées. En attendant, il y a de quoi se « casser bras et jambes », ce n'est pas faux
>>> A la mode Ségolène ! Elle est même en vedette en icône à la Andy Warhol sur les robe du styliste italien Guillermo Mariotto. Cette photo AFP reprise dans le Figaro en témoigne. De l’art, la haute couture ! C’est à tout casser ou çà ne casse rien ?

De toute manière, la course à l’Elysée n’a rien d’un défilé de mode… même si la « starisation », des hommes et des femmes, s’affiche sur les « couv’ » des « mags » les plus « pipoles » qui personnellement me « cassent les pieds et les yeux »

A quand Sarko sur des cravates ou des chemises de soie? C’est déjà fait sur des T-shirt. D’ici à ce que les candidat(e)s posent dans la tenue des rugbymen qui ont donné un sacré coup de vieux aux calendriers de la poste, il n’y a pas loin… On sait déjà que Le Pen porte des slips Dim. Du moins c’est ce qu’il a dit en ne répondant pas à une question sur sa fortune qui pouvait le « casser » auprès des « petites gens » qu’il prétend défendre.

>>> Pas drôle de Villiers dans « Ripostes » de Moatti sur la Cinq. Mécanique, répétitif et « casse-pieds » face à Elisabeth Guigou. Etalant sa mauvaise foi, ses arguments fallacieux, ses analyses caricaturales face à Tarek Ramadan qui lui a posé de vrais « casse-tête ».
Mais ce n’est pas grave, il est fier de ce qu’il a fait en Vendée, sûr d’avoir raison en tout et pour tout et toujours content de lui… Même quand il reste sans voix quand Guigou lui lance : « vous êtes le poisson-pilote de Sarkozy dans les eaux de Le Pen ».

Il se veut un candidat atypique : « pas un de ces poulets élevés en batterie »… Il dénonce la « cleptomanie » des débats par le Ségoland et le Sarkoland. Il est contre l’Europe qui nous fait perdre « vitalité, identité, souveraineté » et réduit le Président de la République en un « René Coty sans les chrysanthèmes et à la Reine d’Angleterre sans son chapeau ». Et il est sûr que les Français vont voir ce qu’il va montrer et entendre ce qu’il va dire. Dans cette campagne il veut « casser la baraque »
>>> Joli partage des rôles chez les Le Pen. Sur le plateau de « chez FOG » sur la Cinq, Marine confirme le bond qualitatif qu’elle a réussi à faire dans ses prestations. Sourires séducteurs, voix bien posée et calme, arguments lancés avec une force de conviction indéniable, refus des surenchères populistes qui ont fait « l’image « du FN. Elle peut « faire de la casse » dans une partie de l’électorat.

Le papa, lui, qui n’a rien d’un vieil homme « cassé » a montré à quel point on a du mal à « changer » même quand on a d’incontestables qualités de comédien. Samedi soir, il a joué à fond, jusqu’à « se casser la voix », dans le registre qu’il adore : la peur qu’il dénonce pour l’entretenir, la cultiver, l’amplifier .Et en profiter.
La peur ? Les peurs plutôt. Chez soi, dans la rue, au bureau, dans les écoles, dans les transports, dans les hôpitaux, dans les assiettes… Et sur les plages ! « Au moment de Tchernobyl, j’étais à Nice. J’ai senti subitement une brûlure. C’était le nuage ».Très radioactif, Le Pen ? Rétroactif, plutôt. Il en irradie ses supporters. Un point de détail : il ne s’est évidemment pas mentionné dans les sources de peur. Regardez Marine : elle est rassurante…Un charme qui devient cassant. Et le FN vient d’effacer un lien fasciste sur son site. Alors ? Il n’a qu’une peur Le Pen, c’est que les Français aient peur… de ne plus avoir peur et prennent conscience que l’âge adulte se caractérise d’abord par la capacité de surmonter ses peurs. Mais n’est pas le Chevalier Bayard qui veut. Le Pen reste un « casse-tête » (chinois) pour tous les « partis de gouvernement »
>>> Il en est un qui surmonte ses peurs : c’est José Bové. Il attend les derniers sondages avant de se lancer dans la course, mais il n’attend pas le résultat de son pourvoi en Cassation (le 7 février). Une décision qui risque pourtant de lui faire mener campagne depuis une prison ! Incassable, Bové.

Il n’a pas peur mais il reste prudent. Selon le JDD, José Bové se réserve la possibilité de mettre un terme à la course électorale (à casser les amarres) le 11 mars après une évaluation de la dynamique qui sera lancée le 1er février.
Le PCF et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) déplorent évidemment la démarche de l'homme du Larzac, qui risque de « casser » la donne à la "gauche de la gauche" Des militants le mettent en garde contre une « aventure personnelle ». Déjà, les 35 000 signatures de la pétition lancée sur le Net lui ont, paraît-il fait « chopper la grosse tête ». Nul besoin d’OGM pour changer un homme : la popularité et la soif de pouvoir sont des engrais naturels… Mais on ne va pas lui « casser du sucre sur son dos »

>>> Dominique Voynet aussi risque se pâtir de la candidature atypique de Bové. Il arrive même (comme Ségolène) devant elle dans le hit-parade des défenseurs de l’écologie réalisé pour France 3 et France Info.. Mais ne lui en parlez pas. Elle ne veut plus entendre parler ni de sondage ni de Hulot ni de tous ce qui peut la contrariée et lui « casse les oreilles » Seul son « contrat écologique » compte… avec les négociations Verts-Ps pour les investitures aux législatives.
« A gauche toute », ont titre bien des journaux après son meeting de lancement… Pourtant Ségolène est plus qu’égratignée. Dominique lui « casse les reins » : Il faudrait que les socialistes "gouvernent pour changer vraiment" et qu'il y ait "dans le bouquet de la gauche, beaucoup d'écologie". Et Ségolène Royal a une "propension inquiétante à surfer sur ce qu'on croit être la volonté de l'opinion" : elle devrait "dire ce qu'elle veut faire" et non "ce que chacun veut entendre". Elle n’est pas la seule à le dire. Mais cela va venir, paraît-il. Comme le livre « participatif » annoncé sur Internet ? Un projet d’avant campagne qui a été… « cassé ». Comme l’élan qu’elle a eu au moment de son investiture. Ressort cassé pour la « serial bourdes ». mais l’air de la Martinique lui donne l’espoir de réparer le ressort cassé

>>> Déjà « cassé » aussi l’un des projets de Sarkozy. Et là il ne s’agit pas d’un produit d’édition. Nicolas Sarkozy ne prévoit finalement pas de généraliser la formule du Contrat nouvelle embauche (CNE). Ce n’est pas lui qui annonce ce retrait, c’est son porte-parole Xavier Bertrand qui a « cassé le morceau » :
« Le CNE, avec 800.000 contrats signés et 240.000 créations d'emplois, a montré que l'assouplissement de notre droit du travail permettait de libérer les embauches. Mais il a aussi des défauts comme l'absence de la motivation de rupture du contrat et une période d'essai beaucoup trop longue. Notre intention n'est donc pas de la généraliser », dit-il dans un entretien au journal La Tribune. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, non ? Surtout sur des sujets « casse-cou »
Mais Xavier Bertrand confirme que Nicolas Sarkozy va réformer le droit de grève dans les services publics, les universités et les administrations s'il est élu à l'Elysée. Sans avoir besoin de changer la Constitution… si le conseil Constitutionnel ne « casse » pas le projet, bien sûr.
Pardon d’avoir tirer sur la corde au risque d’avoir cassé votre attention. Tout a une fin : « Tout passe, tout lasse, tout casse »
Daniel RIOT

Précision: "cassé", c'est "changer" ou "être en rupture". ce n'est pas "tout casser^"(république comprise)
Au risque de casser quelques effets faciles de ce texte (qui indirectement montre que "casser" peut être négatif ou positif) je reprends les précisions données(tard dans la nuit) par l'AFP à partir d'un communiqué d'un député PS antillais. Traduire, parfois, c'est trahir...En l'occurence, il n'y a pas de quoi se casser les dents ou le cou.
Député de la Guadeloupe et secrétaire national du PS aux DOM-TOM, Victorin Lurel, s'est déclaré "scandalisé par l'exploitation "éhontée," par l'UMP, de la traduction inexacte d'une expression créole", utilisée la veille par Ségolène Royal. Il est "scandaleux que l'expression créole +nou ké cassé ça+ ait été traduite par +nous allons tout casser+".
"Nou ké cassé ça, ça veut dire que nous allons changer ça", a ajouté M. Lurel, qui a précisé qu'une chanson créole connue reprenant cette expression avait été diffusée à l'issue du meeting de Mme Royal samedi aux Abymes.
M. Lurel affirme que "l'UMP ne connaît rien aux départements antillo-guyanais". "C'est faire preuve d'ignorance et d'inculture crasse que de faire croire que le mot +kacé sa+ en créole veut dire +casser la République+ alors que cela veut dire +changer les choses+", écrit le dirigeant PS ultramarin.
Le député estime "scandaleux que l'UMP qui, cinq ans durant, a abandonné l'Outremer, qui a tout cassé au sens premier du terme et tout abîmé, n'a pas financé le logement social, a fait perdre 600 millions d'euros au budget de l'Outremer et, pour tout dire, pratiqué un cartiérisme honteux et un largage insidieux, s'en prenne aujourd'hui à Ségolène Royal".
Selon le journaliste de l'AFP en poste depuis de nombreuses années en Guadeloupe, l'expression créole "nous ké cassé ça" peut être traduite par "nous allons changer ça" et, dans son acception la plus extrême, par "nous allons entrer en rupture".Dont acte. Tout cela est à prendre avec le sourire, bien sûr. Ségolène n'a rien d'une "casseuse de République", C'est l'évidence... Personnellement, cela me donne envie d'entendre des chansons créoles et de retourner faire un petit tour aux Antilles.
21:40 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, royal, sarkozy, bové, voynet










