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03/02/2007
APRES LES RG, LA JUSTICE POLITIQUE... SARKOZY ASSURE QU'IL N'Y EST POUR RIEN....
Qui parlait de « boules puantes » ? Ah ! Oui : Pompidou…La République, fatiguée, ne s’est guère améliorée depuis. La vie démocratique, non plus. Après les affaires de RG, la question clef de l’indépendance de la justice. Comme pour les « fiches » de ses propres services, Sarkozy le candidat-ministre plaide « non coupable et non responsable ».
Sarko aux « mains blanches » est formel : Le juge Renaud Van Ruymbeke, renvoyé devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), a « tort, vraiment tort » de le mettre en cause dans cette décision.
UN PREFACIER ITALIEN NEO-FASCISTE POUR SARKO....

Ben voyons : qui peut douter de la totale étanchéité entre la Justice et l’Intérieur ? Qui peut mettre en doute la bonne foi et de totale sincérité de celui qui plane dans les sondages et qui « a changé » ? Il a tellement « changé » qu’on peut se demander quels défauts ce homme devenu parfait avait à gommer, et à quelles pratiques il a dû renoncer, cet saint homme laïc de la république qui fait préfacer la version italienne de son livre « Témoignage » par un néo-(ou post) fasciste italien connu internationalement, Gianfranco Fini, comme le révèle un universitaire sur son blog libération.fr.

Sarko-facho : le slogan était bête et stupide. En italien, il prend du sens… L’identité, les fonctions et les idées de son préfacier n’étaient pas dans les « fiches » du QG du candidat de l’UMP ? Une étourderie de l’éditeur sans doute… Qui pourrait y voir malice ou clin d’œil à Le Pen qui, lui, connaît bien FINI et l’Alliance nationale, héritière du MSI qui a un emblème semblable à celui du FN ? On aurait « tort, vraiment tort »… Fini admire Sarkozy:il le dit et l'écrit. On est pas responsable de ses admirateurs. Même quand quelques journaux parlent de "l'ami italien de Sarko", en ayant sans doute "tort, vraiment tort"

Revenons à l'essentiel de ce "vendredi noir" pour la justice et/ou pour la politique... Bizarre tout de même ces puces ou ces poux que l’on cherche encore chez ce juge de 54 ans qui a démontré ses qualités et sa probité professionnelle tout au long de sa carrière !
On comprend en tous cas que Van Ruymbeke estime que sa convocation devant le conseil Supérieur de la magistrature soit « une décision politique » derrière laquelle il voit un excès de zèle guidé ou téléguidé par celui qui écrit ou inspire si bien (ou presque) les chansons que Sardou met en musique et placarde dans une peine page de pub dans le « Parisien » (« fortuitement »)… "Allons danser", pendant qu'il est encore temps!
UNE "DECISION POLITIQUE SANS SURPRISE...

« La décision du ministre de la Justice, prise dans un dossier où M. Sarkozy m'a publiquement attaqué, est une décision politique sans surprise", a déclaré le magistrat à l'AFP, à plusieurs télévisions et radios et dans une longue ITW au « Monde »
« La décision du ministre de la Justice se fonde sur un rapport, dont je n'ai toujours pas eu connaissance, commandé à grand bruit par le Garde des sceaux à l'Inspection Générale qui lui est subordonnée », a constaté le juge financier, qui assure n'avoir fait que son travail en mettant tout en œuvre pour rechercher la vérité dans le dossier des frégates de Taïwan.
Extraits de l’ITW du Monde recueillie par Nathalie Guibert. Je les reprends parce qu’ils ont valeur de document : « Cela ne me surprend pas. Je suis l'objet d'une décision politique. Elle a été programmée, orchestrée depuis le début par le pouvoir, pris dans une affaire de règlement de comptes politiciens à laquelle je n'ai jamais rien compris. J'ai constitué la diversion idéale à un moment donné.
Le garde des sceaux, d'entrée de jeu, a saisi à la fois l'inspection générale des services judiciaires (IGSJ) et le premier président de la cour d'appel de Paris pour détourner l'attention. Je ne suis pas surpris quand je vois les conditions dans lesquelles le rapport de l'inspection est sorti. Il a à peine été remis que LCI a tout de suite publié des extraits choisis, à charge ». Tiens donc, LCI, dont le patron ne cache pas son choix électoral….
« J'ai déjà vécu plusieurs fois le fait d'être cloué au pilori par le pouvoir politique. Après l'affaire Boulin [le ministre du travail de Valéry Giscard d'Estaing, impliqué dans une affaire immobilière, qui s'est suicidé en 1979], j'ai été très attaqué. Dans sa lettre, Robert Boulin m'accusait d'être un juge haineux, de collusion avec le ministre de l'époque, Alain Peyrefitte, et avec l'escroc poursuivi dans l'affaire, tout en me traitant de Saint-Just. Cela a déclenché une enquête. J'ai été blanchi. Depuis, j'ai eu d'autres attaques. J'ai été bloqué dans ma carrière par Robert Badinter. Puis attaqué par Henri Emmanuelli. Je me suis toujours retrouvé dans le camp des empêcheurs de tourner en rond. C'est la quatrième attaque.

500 MILIONS DE DOLLARS TOUJOURS INTROUVABLES
En quoi consiste, selon vous l'affaire de dénonciation calomnieuse Clearstream?
Au départ, on me transmet des comptes qui vont s'avérer falsifiés. Des services de l'Etat sont informés. On ne m'en informe pas. J'ai démontré que les comptes étaient faux. On m'a tendu un piège que j'ai déjoué. Qui manipule qui ? Pourquoi ? Je n'en sais rien. Ce n'est pas mon problème. Mon problème, c'est de résoudre l'affaire des frégates de Taïwan, dans laquelle je cherche la trace de 500 millions de dollars de commissions, et où je me suis systématiquement heurté à des entraves, notamment au secret-défense.
L'ALLIANCE D'UN CORBEAU ET D'UN JUGE...
Vous avez désigné Nicolas Sarkozy…
C'est lui qui m'a agressé à plusieurs reprises. Et c'est lui qui a médiatisé toute cette affaire. A partir de sa constitution de partie civile, en janvier 2006, les choses se sont emballées. Il a eu des propos très insidieux à mon égard, en disant, le 19 octobre 2006, sur TF1, qu'il était "victime de l'alliance entre un corbeau et un juge". Puis il a dit que la justice l'avait innocenté sans préciser que… c'est moi qui ai prouvé que les comptes Clearstream étaient faux. Pourquoi fait-il cela ? Il faut lui poser la question. Je ne l'ai rencontré qu'une fois, il y a quelques années. Je ne comprends pas cette vindicte. Dès 2001, dans son livre, il a tenu des propos très déplacés à mon égard.(…)
Vous contestez les conclusions de l'inspection, pourquoi ?
D'abord, je n'ai pas connaissance de ce rapport. C'est extraordinaire : je suis renvoyé devant le CSM et je ne sais pas pourquoi. En lisant la presse, j'ai découvert un décalage entre les charges et la conclusion du rapport, déjà plus nuancée.
De plus, le premier président de la cour d'appel, dès le 17 mai 2006, a dit dans son rapport que je n'avais commis aucun manquement à la déontologie en rencontrant un témoin, Jean-Louis Gergorin. Le garde des sceaux s'est bien gardé de diffuser ce rapport, qui n'a été publié qu'en septembre. Ce rapport restitue les rendez-vous avec M. Gergorin dans le cadre de l'article 706-58 du code de procédure pénale sur les témoins dont la vie est menacée. Il précise même que, dans cette enquête, j'ai fait "preuve d'une grande prudence" et d'un "incontestable professionnalisme". Car je me suis contenté de faire une investigation sur les comptes, et non sur les personnes. Je n'ai causé de préjudice à personne. J'ai simplement vérifié si les comptes étaient vrais ou faux, et j'ai établi qu'ils étaient faux.

UNE INSPECTION DIRIGEE PAR LE POUVOIR POLITIQUE
Or l'inspection dit le contraire. C'est n'importe quoi. Le premier président est un magistrat indépendant, un magistrat du siège, ce que n'est pas l'inspecteur général. Celui-ci dirige un service directement rattaché au pouvoir politique, au garde des sceaux. Et il est un ancien procureur général. Il ne présente pas les mêmes garanties d'indépendance qu'un premier président. On sait que quand un ministre part, souvent l'inspecteur général part dans ses valises, ou obtient une belle promotion, nommé par exemple procureur général à la cour d'appel de Paris.
Je n'accorde pas le même crédit à ce rapport qu'à celui d'un haut magistrat du siège. S'il y a une réforme à faire, c'est de détacher le service de l'inspection du ministre de la justice, qui est un homme politique appartenant à une majorité, qui est actuellement dirigée par le président de l'UMP. Cela crée une suspicion. J'ai vu les attaques politiques. L'affaire Clearstream est l'arbre qui cache la forêt des règlements de comptes. »
L’ITW vaut la peine d’être lue dans son intégralité. (lien pour les abonnés>>>>>>)

Ce n’est pas parole de juge contre parole de ministre, ou parole de juge contre parole de candidat. C’est l’argumentation d’un juge qui , comme tous les magistrats chargés d’enquêter sur des dossiers de financements occultes, dérangent ceux qui ont horreur d’être dérangés pour des questions aussi triviales, et qui par là même donne de la politique une bien vilaine image. Justice et politique : les relations sont souvent conflictuelle, mais il est des démocraties qui sont plus démocratiques que d’autres…
QUELS PROGRAMMES POUR QUELLE REFORME DE LA JUSTICE?
Le pays de Montesquieu et de la séparation des pouvoirs a bien des leçons à recevoir et très peu à donner. Ces Présidentielles changeront-elles quelque chose ? Oui si les électeurs lisent les programmes et ne se contentent pas de surfer sur les « petites phrases » et de feuilleter les magazines « pipoles ».Oui si, enfin, cette campagne qui déçoit 71 % des Français interrogés par les sondeurs aborde les vrais problèmes. Ceux de la justice en font partie….
Daniel RIOT
04:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : justice, politique, sarkozy, van Ruymbeke











Commentaires
J'ACCUSE les gouvernants et les élites :
d'avoir crée, façonné, entretenu une société anxiogène pour légitimer leur existence et masquer leur impuissance / de mettre en oeuvre des lois libertogènes, lois liberticides fondées sur l'entretien d'une anxiété diffuse dans la population / D'infantiliser le peuple Francais / d'avoir asservi les médias nationaux devenu agents de normalisation complices et obséquieux portant dans les foyers une pensée unique et sans alternative "comme vous le montre ces images" ! / De faire payer au peuple leurs ambitions personnelles / de porter en leur sein et de nourrir tous les communautarisme en niant la france comme un pays multiracial, pour imposer une France multiculturelle avec pour resultat à terme : les francais les un contre les autres, quant la culture de chacun doit etre un supplement d'âme commun / J'accuse les gouvernants de gouvernance par le fait divers donnant à croire à une réactivité parfaitement illusoire creuset de tous les arbitraires / J'accuse les gouvernants d'une gouvernance par le sondage niant le droit legitime du peuple à se prononcer par referendum, sur des problematiques de relation à l'autre (ex tabac) ce qui garantirait sa cohesion et son adhesions à des choix de vies ! J'accuse les gouvernants de disqualification régulière du peupe francais dans ses choix, lorsque ces choix ne rejoignent pas le determinisme de ces derniers. J'accuse les gouvernants de s'appuyer sur nos sciences empiriques pour legitimer des lois iniques et dangereuses. J'accuse les gouvernants de traiter le peuple Francais que nous sommes comme des ennemis.... J'accuse les gouvernants d'avoir oublié, qu'ils sont... nos employés !
Brebis Galeuse
http://les-loups.hautetfort.com
"les loups le sarkozysme expliqué aux enfants"
Ecrit par : brebis galeuse | 03/02/2007
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