30/03/2007
Le « plaider-coupable » du sympathique Jean-Luc Delarue le phobique : « Cà ne se discute pas assez »
Quand on pète les plombs, vaut-il mieux être célèbre et riche que Français « moyen » donc anonyme et pauvre ? « Cà se discute ». Ou plutôt çà devrait se discuter… Surtout quand celui qui pose indirectement la question au grand jour est un spécialiste de débats télévisés sur les « problèmes de société », toujours abordés à travers des témoignages qui souvent frôle cet exhibitionnisme si rentable en terme d’audience en cette époque où la pudeur ne fait guère recette et où les studios de télévision remplace les confessionnaux et leurs secrets….
Le peu de commentaires suscités par l’affaire Delarue ne me surprend qu’à moitié en cette période où seul ce qui n’est pas choquant devient surprenant…

Cet animateur aux allures de gendre modèle a reconnu les faits : faute avouée… Il a présenté ses excuses : la politesse est une vertu sociale… Il a payé des dommages et intérêts d’un montant non rendu public à l’équipage agressé et insulté : le fric est une éponge qui lave bien des affronts… Il a accepté la procédure dite du « plaider-coupable » applicable à tous ceux qui risquent jusqu’à cinq ans de prison depuis la mise en œuvre de la loi Perben II : il y a déjà trop de monde dans les prisons, c’est bien…
Il va donner (chez lui, c’est vendre !) trois jours de sa vie dans un « stage de citoyenneté » dont la teneur n’a pas été rendue publique mais qui, dit-on de bonne source, serait en fait une mini-cure susceptible de le guérir de cette phobie de l’avion qui l’avait conduit à détacher plus que sa ceinture, à se mettre à « planer sérieux », à assouvir quelques fantasmes, et à transformer un saumon acheté en « hors taxe » en matraque : voilà qui est bien, non ?
Déjà la honte publiquement étalée, devant micro et caméras, n’a-t-elle pas fait office de punition ? D’ailleurs, un des titres de la presse people s’est fait condamné pour atteinte à sa vie privée…Non mais !
Et ce qu’il a fait n’a provoqué aucune catastrophe : ce n’est pas comme Alain Duhamel qui a osé dire (en privé), à l’automne dernier qu’il voterait Bayrou aux présidentielles. Il est privé d’antenne, lui. Avec double peine, sur France 2 et sur RTL ! Un révolutionnaire dangereux ce Duhamel !
Ce n’est pas non plus comme ce fraudeur de la gare du Nord qui a fait dérailler la France entière : Sarkozy en a « mal au cœur »… Ce n’est pas comme… Non : ne comparons que ce qui est comparable ! Cela se voit sur sa bonne tête : Delarue fait partie de la « France des honnêtes gens » ! Passons à autre chose : les zappeurs (camembert ?) de la République de la « valeur travail, de l’honnêteté, du respect, de l’identité nationale » ont d’autres chats à fouetter.
Seuls les syndicats du personnel naviguant d’air France semblent déçus : un réflexe corporatiste, peut-être ? ...Ils ne se rendent sans doute pas compte que si « l’ordre juste » n’est pas de ce monde, c’est de la faute des faiblesses de la justice non des forces de l’ordre. Ah ! au « Sarkoland » tout serait différent… Avec Delarue ministre de la culture ou des transports, peut-être.
Là, j’exagère : je frise la diffamation. Je n’aurais plus qu’à reconnaître mes torts ou plaider comme Georges Frêche…la liberté d’expression. Mais je ne dirige pas une région ni l’une des plus grosses fédérations d’un des deux « grands » partis français. Et pire que Duhamel : je fais campagne ouvertement, publiquement, pour Bayrou parce qu’il est le seul, pour moi, à nous donner l’espoir que la France peut être remise debout. Un vrai crime celui-là ; Un crime de lèse majesté envers celles et ceux qui depuis 25 ans la font marcher sur la tête et ont fini par écoeurer nombre de Français de la politique…

Une remarque encore, tout de même : On aurait peut-être dû imposer au sympathique Jean-Luc d’animer une émission sur les dérives inciviles et violentes qu’entraînent parfois les phobies : mais cela doit être du ressors non de la procureure du tribunal de Bobigny mais du directeur des programmes de France 2 …
Mieux encore : on aurait pu lui imposer un « Cà se discute » sur les objets des ses inculpation : "violences et outrages sur une personne chargée d'une mission de service public" ( en l'occurrence un steward), "agression sexuelle" (envers une hôtesse de l'air) et "tentative d'entrave à la circulation aérienne",… Et l’état d’ivresse dans un lieu public ?
Irrespect, violences, mise en danger d’autrui… Rien de grave ? Allez dire cela aux « voyous », aux « fraudeurs », aux « violents » qui inspirent tant l’ex-premier flic de France qui a la phobie de la « racaille ». Mais attention: on ne critique pas une décision de justice...
12:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tévision, justice, france, politique
SONDAGE POUR OU CONTRE: VOS CRITERES DE CHOIX POUR LE PREMIER TOUR DES PRESIDENTIELLES
CINQ SERIES DE QUESTIONS: La personnalité des candidats, vos préoccupations esentielles, la politique et vous, les clivages droite-gauche, vos espérances pour le deuxième tour.....
03:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sondages, présidentielles
Quand Ségolène « insulte le peuple de gauche » : Aux larmes, citoyens !
Ségolène Royal et François Hollande ensemble, avec le Chant des Partisans en levée de rideaux, dans la même porcelaine de Limoges : joli plateau !

Ségolène égrène les misères des Français (dont les gouvernements PS sont en partie responsables) en tentant de prendre de accents Mitterrandiens mais en sombrant dans une litanie digne d’un (mauvais) prédicateur plus que d’un bon tribun.
Mais il paraît que cela séduit. Même Jean Daniel en transforme son éditorial du Nouvel Obs de la semaine en déclaration d’amour. Non seulement elle est « belle », mais quel « talent », quelle « force » ! Elle oublie l’Europe et le monde, mais cela viendra… « Ne boudons pas notre plaisir » !
Hollande, lui, attaque Sarkozy. Avec raison. Rien à redire… sauf qu’en matière l’insécurité, le PS a peu de leçons à donner et que « l’Ordre juste » est une devise chargée de terribles ambiguïtés ou de…vide ! Pour la X ième fois, Hollande s’acharne aussi contre Bayrou, l’homme à abattre n°1, qu’il « classe à droite » … sans dire ce qu’est la « gauche » aujourd’hui.
Mais il paraît que les foules des militants devenus supporters aiment cela. Même Jacques Julliard, en oublie ses propres principes d’excellent historien pour parler (toujours dans le Nouvel Obs qui met le paquet pour soutenir Ségolène) du « mirage centriste » comme si le PS avait toujours existé…

Mais je n’ai guère envie de me concentrer ce soir sur la pauvre incarnation du « Socialisme Bécassine » (pour reprendre le titre du dernier livre de Laurent Joffrin qui fusillait voilà quelques mois « la gauche caviar ». On ne va tout de même pas reprocher à Bécassine d’aimer le caviar. Je l’aime aussi et j’en mangerais plus si j’en avais les moyens… En fait, la gauche de la gauche cogne déjà trop sur le « mirage socialiste » pour que je ne retienne pas mes élans et n’autocensure point mes critiques…
Quelques exemples : « ABERRANT », voire « sordide », pour le Parti communiste français, « flippant » pour la Ligue communiste révolutionnaire, « chauviniste » pour l'équipe de José Bové, ou encore « très dangereux » pour les Verts : les déclarations de la candidate nationaliste du PS provoquent depuis le début de la semaine une véritable volée de bois vert auprès des petits partis situés à sa gauche (ce qui certains jours n’est guère compliqué…)
Maurice Ulrich, éditorialiste de l'Humanité, n'hésite pas à écrire que « la querelle à laquelle nous assistons (...) est sordide » car « répondre au ministère de l'Identité nationale de Nicolas Sarkozy en imaginant, comme l'a fait la candidate du PS, que les enfants des écoles pourraient réaliser des drapeaux dans des ateliers de couture est proprement aberrant ». Et d'ajouter que Royal use de thèmes « comme des savonnettes » ou reviennent « un peu les mêmes bulles un peu nauséabondes », comme celles de l'identité ou de l'immigration.

Olivier Besancenot, le candidat de la Ligue à la présidentielle, se dit carrément « choqué ». « Ça me choque, ça me fait flipper. Il y a La Marseillaise, plus l'identité nationale, plus les drapeaux. Ça crée un petit climat. » Pour son mentor, Alain Krivine, « le jeu de Ségolène est très dangereux car sur ce terrain elle sera battue par Sarko et Le Pen ».
Selon l'ancien leader de Mai 68, Ségolène Royal « fait diversion par rapport aux préoccupations des gens, qui portent sur le social, les salaires, les retraites ou encore le logement ». Et le leader trotskiste de parler d'« insulte » au peuple de gauche.

La porte-parole de Lutte ouvrière (LO), Arlette Laguiller, ne se montre pas plus tendre. « Le nationalisme est un poison qui conduit toujours à des affrontements et à des guerres terribles », dit-elle, tandis que le leader altermondialiste José Bové à un message à délivrer : « Je dirais à Mme Royal que le chauvinisme et le nationaliste n'ont jamais été des valeurs de gauche »

Les Verts se disent, quant à eux, « catastrophés par la tournure nationaliste que prend la campagne » et « le repliement sur soi de la France ». Et de s'en prendre officiellement dans un communiqué au nouveau slogan de Ségolène Royal : « Les Verts demandent à Ségolène Royal de reprendre rapidement les habits et l'ambition européenne ouverte et généreuse, plutôt que forte et nombriliste à l'aune de ce slogan désastreux d'une France présidente ».
Il est vrai que ce slogan là, il fallait l’oser ! Qui parlait de l’ego de Sarko ou de Bayrou ? C’est la version 2007 de « l’Etat, c’est moi »… La Reine Soleil ne doute de rien, surtout pas d’elle-même. Aux larmes citoyens…
00:25 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : royal, politiue, sarkozy, bayrou, présidentielles
29/03/2007
Sur NouvelOs.fr, j'ai trouvé çà drôle.... Et vous? Si vous riez vous êtes dans le camp des "fraudeurs, des émeutiers et des violents": Attention...Sarko nous surveille!
Cet homme ne s'appelle pas Angelo Hoekele, il n'est apparemment pas Congolais, la rumeur dit qu'il dispose de papiers en règle… Et pourtant, il franchit un portillon de métro de manière, disons, particulière. Cette photo, publiée en couverture du Nouvel Observateur le 21 juillet 1994, a en fait été prise le 5 décembre 1980. Aux dernières nouvelles, 27 ans plus tard, aucune poursuite n'a encore été engagée contre le sauteur.

Jacques Chirac, en une de l'Obs du 21 juillet 1994, saute un portillon de métro NO
22:45 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique, sarkozy, violences, présidentielles
Après le ministre imposteur, le candidat agresseur ...
Où sont les lignes rouges de l'imposture? Le retour de l'insécurité dans la campagne derait marquer son ECHEC. Mais Nicolas Sarkozy s'en réjouis, attaque "ceux qui prennent le parti des fraudeurs et des émeutiers" et exhorte les journalistes à reparler de la « menace Le Pen »….Pour lui, elle est, électoralement, moins grave que le « péril Bayrou ».

Quatre jours loin des élections présidentielles. Et j’ai l’impression de revenir en …2002, avec cette tentative de remettre au premier plan l’insécurité spectacle ou plutôt l’exploitation des peurs nées de sentiments insécuritaires. En 2002, cette exacerbation des trouilles les plus primaires avaient profité à Le Pen et… à Chirac, par ricochet. Cette année, Le Pen, ne dit rien, et engrange et … Sarkozy sourit, derrière ses grimaces de « républicain qui a mal au cœur ».
Il le reconnaît d’ailleurs, ce champion de l’autoritarisme stérile qui masque son échec de ministre de l’intérieur, ce candidat qui parie sur une surenchère répressive promise au pire encore… Mardi, aux Baux-de-Provence, Nicolas Sarkozy pronostiquait devant la presse : " Je peux déjà faire vos "unes" pour la prochaine semaine : "Le danger Le Pen" ; "La menace Le Pen", "Le Pen patelin". Vous feriez bien de vous occuper de Le Pen ! " Un pronostic ? Une exhortation. Un vœux…
Cela l’arrangerait bien, le « compère » Nicolas, comme cela arrangerait, « la commère » Ségolène : le « duo » applique son seul « programme commun » (barrer la route à Bayrou) avec sérieux…
FAITS DIVERS ET PHENOMENES DE SOCIETE
Sarkozy n’a nul besoin d’exercer les pressions qu’il pratique tant sur les journalistes et les patrons de presse pour que les médias lui servent la meilleure des soupes, celle qui rapporte des voix.
En effet, une fois de plus, les médias (en quête d’audimat donc vendeurs d’émotions) transforment des faits divers en « phénomènes de société », avant même de connaître les tenants et les aboutissants des « faits » en question. Ils pressent de questions des politiques qui n’en savent pas plus que le citoyen-consommateur d’infos non vérifiées donc de rumeurs et d’intox… Et ils font de brillantes analyses sur « cette sécurité » qui « redevient la vedette de la campagne »… alors que les Français (les enquêtes d’opinions sérieuses en font foi) sont préoccupés par le pouvoir d’achat, le chômage, les retraites, l’éducation, le logement, la place de la France en Europe et dans le monde…
LA GARE DU NORD? C'EST BON POUR L'AUDIMAT...
Ah ! la gare du Nord ! Un plein Paris ! C’est mieux que dans les « banlieues » Un resquilleur et un contrôle qui tourne mal : l’embrassement, une affaire d’Etat. Sarkozy se sent revivre : Il va sur place, en candidat, non en ministre (mais avec une garde quasi-ministérielle) et il tire à vue, en rafales, avec des mots assassins en jouant sur tous les registres qui rapportent : l’ordre, la moral, la justice, les honnêtes gens, c’est lui. Lui qui a « mal au cœur » de voir des candidats à l'Elysée trouver des « excuses aux fraudeurs, aux émeutiers et aux violents ».Lui qui voit dans les affrontements » de la gare du Nord les effets d'une "pensée unique" et "post-soixante-huitarde" et non la conséquence d'un "climat" qui régnerait en France… à cause de lui !
AUTORITARISME ET IRRESPECT
« Ceux qui prennent le parti des émeutiers et des fraudeurs ne leur rendent pas un service. Ils ne sont même pas généreux car ce n'est pas rendre service à une minorité que de laisser à penser que dans la démocratie française on peut faire n'importe quoi, n'importe comment", a insisté le ministre sortant. « Il faut mettre des règles, il faut mettre des lois, il faut de l'autorité et il faut du respect », a ajouté l'ex-ministre de l'intérieur. « Et bien, c'est clair : l'autorité et le respect, c'est de notre côté, la fronde et le soutien à la délinquance c'est de l'autre côté ! » Moi , j'ei une traduction "claire" aussi: "autoritarisme et irrespect" de coté de Sarkozy. Même Borloo, soutien de fraîche date, doit en convenir...
Cela ne suffit pas ? Vous n’avez pas bien compris ? Sarkozy continue et martèle: « Si certains sont du côté des fraudeurs, moi je suis du côté de tous ces honnêtes gens qui [payent] leur billet"(…) Si certains défendent les émeutiers, moi je pense à tous ces gens qui travaillent dur et qui se disent, ceux qui cassent, ils cassent ce qu'on va payer avec le prix de notre travail. ». C’est plein de bon sens, non ? Mais en quoi Royal ou Bayrou (mis dans le même sac par Sarkozy) se sont-ils faits les avocats des "fraudeurs".Ils sont à juste titre, comme nombre de policiers d'ailleurs, des procureurs des "méthodes Sarko"
Le candidat de la rupture (d’avec son propre bilan) se fait même prof de journalisme : « n’appelez pas ces voyous des jeunes car les jeunes n'ont rien à voir avec cette minorité de voyous ». Plus et mieux : « ne faites pas un amalgame avec un certain nombre de quartiers où la majorité des gens qui y vivent sont des honnêtes gens, qui utilisent les métros et les trains et ne supportent plus la dictature des bandes, des voyous et des délinquants ».
J’ai un peu de mal à comprendre (limites de mon intelligence, peut-être!) comment et pourquoi Sarkozy conserve intacte (ou presque) son image d’homme « d’ordre et d’autorité » dans une partie de l'opinion, y compris auprès de sympathisants du PS si l’on en croît certains sondages…
LES ECHECS D'UN MINISTRE DE L'INSECURITE ET NON DE LA SÛRETE
Son bilan ministériel se traduit par des gesticulations, des tricheries avec les statistiques, des mesures inadaptées (suppression de la police de proximité par exemple), des propos et des méthodes qui dressent les français contre les autres, une banalisations des thèmes lepénistes, des pratiques liberticides, des lois qui se sont accumulées sans efficacité, des absences remarquées dans les instances européennes où se jouait en partie la sécurité intérieure, des débordements de compétences avec d’autres ministères (justice et éducation nationale, par exemple), des politiques qui ont favorisé le communautarisme, aucune action contre la criminalité en col blanc, et des carences totales en terme d’aménagement du territoire… puisque le ministre d’Etat avait aussi ce porte-feuille (essentiel pour l'avenir) dans ses poches...
Pourtant, Sarkozy avait de quoi bien jouer politiquement et bien œuvrer concrètement : Jospin lui-même avait reconnu avoir sous-estimé les questions liées aux sentiments d’insécurité… Mais (tempérament et calculs politiciens !), il a voulu faire passer du laxisme de gauche à l’autoritarisme de droite comme si la sécurité n’exigeait pas une politique globale et pluri- dimensionnelle, avec un équilibre : prévention, répression, réinsertion…

Un bon ministre de l’Intérieur met l’accent sur la « sûreté » (Chevènement, de ce point de vue en fut, un) et non sur l’insécurité.
Mais il a faut croire que ces milliers de passages à la télévision, dans les messes du 20 heures, son art du faire-savoir plus que du savoir-faire, ses talents du paraître plus que de l’être ont imprégné bien des esprits…
Sarkozy aurait tort tout de même de se réjouir trop du retour en force des questions de sécurité et d’insécurité. Les Français ont plus de bon sens et d’intelligence pour ne pas, au bout du compte, s’attacher plus à la réalité des choses qu’au ressenti des faits. Il y a des lignes rouges à ne pas franchir en tout et pour tout , y compris dans l’imposture.
Daniel RIOT
16:55 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, politqiue, présientielles, violences, banlieues
Vous avez dit "Humour et politique"?
Le jury, qui a de nouveau choisi un florilège de citations de politiques, décernera son prix en juin prochain.Cinq "petites phrases" ont de nouveau été sélectionnées pour l'édition 2007 du prix "Press club, humour et politique",Le jury, composé de 18 membres, est présidé par Jean Miot, un ancien président de l'Agence France Presse (AFP).
Voici les cinq phrases sélectionnées:
- François Goulard : "Avec un seul candidat, le choix est quand même plus restreint".
- José Bové : "Le fait de m'incarcérer, à la rigueur, ça réglera le problème du QG de campagne".
- Pierre Lellouche sur Ségolène Royal opposée à la construction d'un nouveau porte-avions : "La Royal a coulé la Marine".
- Arnaud Montebourg : "Ségolène Royal n'a qu'un défaut, c'est son compagnon".
- Jean-Pierre Raffarin : "Il vaut mieux un bilatéral approfondi qu'un multilatéral confus".
Une précédente sélection avait retenu cinq autres "petites phrases", en décembre dernier:
- François Bayrou : "J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop".
- Jean-Marie Le Pen, répondant à la question : Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger? : "Montfermeil".
- François Hollande : "Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer".
- Michèle Alliot-Marie : "La France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac".
- Pascal Clément : "Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi".
A suivre....Cinq autres citations à l'ordre de l'humour seront sélectionées en juin! Les insultes de sarkozy à l'égard de Bayrou et de Royal sont déjà à retenir: "Et bien, c'est clair : l'autorité et le respect, c'est de notre côté, la fronde et le soutien à la délinquance c'est de l'autre côté !"
14:50 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politqiue, humour, présidentielles
26/03/2007
La déclaration de Berlin dans la campagne présidentielles :réalisme et esprit de responsabilité chez François Bayrou

Sarkozy est enthousiaste ! Histoire de montrer que son nationalisme hurlé n’est pas incompatible avec l’idée européenne et de rassurer ses alliés venant du centrisme mou qui ont bien besoin de quelques lots de consolation…. Son européanisme a besoin d’être chanté en effet pour tenter dissiper bien des doutes et de lever bien des ambiguités…
Commentant l'engagement pris à Berlin par les 27 membres de l'UE de "remédier à l'urgence institutionnelle avant les élections européennes de 2009", M. Sarkozy a affirmé : "C'est un engagement très fort qu'il faudra tenir.(...) Cette Europe, qui a su grandir dans le respect des identités nationales, est notre horizon et notre destin". 
Objectif 2009 pour l'UNION; Objectif été 2007 pour Sarko...
S'il est élu, M. Sarkozy soumettra cet été au Parlement un "traité simplifié", un « mini-traité », sur l'Europe. Champion, Sarkozy ! Un traité cela se négocie avec des partenaires (qui se donnent jusqu’en 2009), cela ne se décrète pas unilatéralement. Et en termes de démocratie, c’est étonnant (pour le moins) de voir un prétendu héritier du gaullisme corriger par un vote parlementaire ce qui a été rejeté par referendum… C’est beau le pouvoir personnel ; ce n’et pas une élection présidentielle qui se joue, c’est un plébiscite…
ROYAL attend ... de savoir ce qu'en pensent les Français
Ségolène Royal, elle, n’a rien encore dit en ce dimanche soir, sur la déclaration de Berlin. Elle attend de savoir ce que les français en pensent peut-être. C’est beau la démocratie « participative »…à la sauce Royal. Peut-être aussi fait-elle sonder par son équipe stratégique (qu’elle n’a jamais réunie) les socialistes qui sont les premiers responsables du NON au référendum, ce NON que tous les « nonistes »revendiquent comme LEUR victoire, de Le Pen et de De Villiers à nos alter-trotskystes en passant par Buffet, Chevénement, Fabius et quelques autres …

Mais cela ne doit pas gêner Ségolène qui dit une chose les jours pairs et son contraire les jours impairs. D’ailleurs, elle apprend les paroles de La Marseillaise qu’elle fait jouer et chanter mais qu’elle n’a pas encore chantée tout en reprochant (comme Le Pen l’avait fait lors du triomphe des Bleus en coupe du monde)aux sportifs de haut niveau de ne pas la chanter… Elle cherche une nouvelle manière de purifier le « sang impur », comme elle l’avait fait déjà devant Mitterrand qui lui avait donné une leçon d’histoire…
Pardon pour cette longue parenthèse, mais voir Ségolène courir après Nicolas qui court après Le Pen me donne de la fièvre... Je reviens à l’essentiel du jour : la déclaration de Berlin.
Un beau texte... qui ne tranche et ne résoud rien
Bayrou, qui n’a pas besoin de faire des moulinets pour montrer qu’il a l’Europe chevillée au corps et au cœur a, selon trop de commentateurs un peu superficiels « critiqué implicitement » la déclaration des 27 ! Faux. Il a fait preuve d’esprit de responsabilité. N’a-t-il pas raison de souligner que ce type de déclarations « adoptées à l'unanimité » sont « généralement des déclarations pour ne pas dire grand-chose » ? Ces déclarations ne valent que si tous les signataires les interprètent de la même manière. Le projet de traite portant constitution pour l’Union européene aussi avait été signée par tous les chefs d’Etat et de gouvernement… Qui plus est la Déclaration de Berlin n'a aucune valeur contractuelle.

Bayrou ne l’oublie pas et ne s’enflamme pas. Il a appris le réalisme en lisant Schuman et Monnet. Il sait que l’audace n’est pas dans les effets de manche et l’autosatisfaction. Surtout quand comme lui, et contrairement à Sarkoz(plus cynique que pragmatique)il a pris l’engagement de soumettre le nouveau texte aux Français par referendum. Ce qui est logique et moral. Ce qui est aussi la marque du courage et de la confiance en une pédagogie citoyenne
"Réconcilier les Français et l'Europe"
Pour Bayrou, "l'Europe sera relancée quand les Français seront réconciliés avec l'Europe". On en est loin. Et ce ne sont pas les discours de Sarkozy et de Royal sur « l’euro fort », contre la banque centrale et contre la bureaucratie bruxelloise qui arrangent les choses.
Il a fait valoir que le destin de la France et le destin de l’Europe allait dépendre en grande partie du résultat de l’élection présidentielle. C’est là une évidence. On ne sortira ni la france ni l'Europe des ornières dans lesquelles elles sont sans un Président qui est "Européen" par le coeur, par la raison et par un sens aigu des enjeux historiques.
Interrogé sur la date d'organisation d'un référendum sur l'Europe s'il était élu président, M. Bayrou a répondu : « Quand on aura un texte crédible, et à mes yeux un texte crédible est un texte simple, court, compréhensible par tout le monde et qui traite de la seule question qui compte : comment élabore-t-on une décision et quelle est la place des citoyens dans l'information et la décision que l'Europe prendra ? » 2009 est une échéance plus raisonable que ...l'été prochain!

Coup de chapeau à Mme Merckel
Cela dit, Bayrou apprécie comme il se doit les orientations définies dans ce texte qui fera référence, car comme l’écrit le Président de la Fondation Schuman, Jean-Dominique Giuliani (dans un texte repris sur RELATIO) il s’agit d’un «très beau texte ». et un joli coup de chapeau doit être donné à Mme Merckel. Mais nous n’en sommes plus à juger de la qualité d’un texte, mais du fond des réponses qui seront données aux questions posées.
Ce texte a trois mérites :il laisse la porte ouverte à un accord, à un recollage des morceaux cassés, il maintient l’essentiel de l’esprit du projet de Constitution adopté par la grande majorité des pays et des peuples européens et il met l’accent sur quelques préoccupations et quelques priorités qui figuraient déjà dans le texte rejeté par les Français et les Néerlandais mais qui avaient été délibérément mal interprétées, ignorées, minimisées par les partisans du NON, notamment la volonté de s’attaquer ENSEMBLE aux effets pervers de la globalisation de l’économie, de défendre ENSEMBLE les droits de l’homme, de lutter ENSEMBLE pour une égalité effective entre les hommes et les femmes, pour concilier ENSEMBLE réussite économique et solidarité sociale.

C’est donc un beau texte sur les finalités, mais tout reste à faire sur les modalité. La réaction prudente de François Bayrou est donc la plus pertinente et la plus responsable de toutes celles qui ont été à cette heure enregistrées…
Je ne dis rien ici sur les réactions des extrêmes. Elles relèvent d’automatismes non de réflexions. Cela n’est pas nouveau et ce n’est pas la dernière fois. De cela aussi Bayrou a pleine conscience.
Daniel RIOT
Ce que ne dit pas la déclaration de Berlin
Voici ( repris sur le NOUVEL OBSERVATEUR) les points sur lesquels la "Déclaration de Berlin" adoptée dimanche 25 mars par les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne pour le 50e anniversaire du traité de Rome, reste silencieuse ou imprécise.
CONSTITUTION
La présidence allemande l'avait promis: le mot ne sera pas prononcé. Le texte souligne la nécessité de négocier un nouveau "traité" d'ici 2009. Le rejet par les Français et les Néerlandais de la Constitution en 2005 rendait difficile la reprise du concept de "constitution", alors que plusieurs pays de l'Est de l'Europe se montraient aussi réticents. Tout le monde est d'ailleurs d'accord pour que le terme Constitution soit absent du nom du futur traité.
LES RACINES CHRETIENNES
Aucune mention des "racines chrétiennes" ou "judéo-chrétiennes" du continent, au grand dam du pape Benoît XVI, mais aussi des dirigeants de plusieurs pays comptant de fortes populations catholiques, comme la Pologne, l'Italie ou le Portugal. La chancelière Angela Merkel, fille de pasteur protestant, voulait cette mention, mais a confié y avoir renoncé pour éviter un blocage, face à l'opposition de pays comme la France et la Belgique.
EUROPE SOCIALE, MONDIALISATION
Alors que les Français et les Britanniques divergeaient sur l'existence et la nature d'un "modèle social européen", Mme Merkel a trouvé une formulation de compromis: Le "modèle européen concilie réussite économique et solidarité sociale". Le marché unique et l'euro nous rendent forts. Nous pouvons ainsi maîtriser, dans le respect de nos valeurs, l'internationalisation croissante de l'économie".
ELARGISSEMENT
Certains veulent poursuivre l'élargissement de l'UE, d'autres estiment que l'Union a touché les limites de sa capacité d'"absorption". Le compromis trouvé est le suivant: "L'Union européenne continuera à se nourrir à la fois de son ouverture et de la volonté de ses Etats membres d'approfondir son développement interne."
SIGNATURE
Certains dirigeants européens ont déploré que la "Déclaration" ait été seulement signée par la présidente en exercice du Conseil européen, Angela Merkel, par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso --au nom des deux pouvoirs exécutifs de l'UE-- et par le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. D'autant qu'ils sont tous trois membres du Parti conservateur européen PPE. Mais Berlin a argumenté que la signature au nom des trois pouvoirs de l'UE renforce le poids de la "Déclaration" et que celle-ci n'a par ailleurs pas de valeur contractuelle.
(liste non exhaustive)
01:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, préésidentielles, bayrou, sarkozy, royal
25/03/2007
Les 50 bougies du TRAITE DE ROME
EUROPE: OBJECTIF 2009
"L'Union européenne repose sur l'égalité des droits et la solidarité. Ainsi, nous concilions de manière équitable les intérêts des différents Etats membres. Nous protégeons l'identité et les traditions diverses des Etats membres au sein de l'Union européenne. Les frontières ouvertes et la formidable diversité de nos langues, de nos cultures et de nos régions sont pour nous source d'enrichissement mutuel. Nombreux sont les objectifs que nous ne pouvons atteindre qu'ensemble, et non pas seuls. Les tâches à accomplir sont réparties entre l'Union européenne, les Etats membres et leurs autorités régionales et locales."
Cet extrait de la déclaration de BERLIN a le mérite de la clarté. "L'Europe est notre avenir commun"... Une remarque qui est unconstat de réalité et non une position militante: cette déclaration est tout à fait conforme aux propos et aux écrits sur l'Europe du candidat aux Présidentielles qui a le plus l'Europe à coeur et au coeur: François BAYROU
LES INFOS SUR LA DECLARATION DE BERLIN SONT SUR RELATIO >>>>>>>>>>>
16:33 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, allemagne, présidentielles
Demain se prépare aujourd'hui AVEC les jeunes
STRASBOURG : LES GRANDS DEBATS DE LA « UNE », AVEC CHANTAL CUTAJAR
LES JEUNES ET LE PROJET BAYROU : Un forum organisé par Chantal Cutajar et Houria Mebarki le 30 mars à 19 heures au CSC LE GALLET à HAUTEPIERRE (1a, Boulevard BALZAC)
VENEZ NOMBREUX. POSEZ VOS QUESTIONS
ENTREE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES.
Les grands débats citoyens de la « UNE »
avec Chantal CUTAJAR et l’Udf de BAYROU

Toutes les questions qui font la « UNE » de l’actualité se discutent, dans la UNE, la première circonscription électorale des Législative à Strasbourg

NON au "jeunisme", non au "péril jeune": Oui à un "Vivre ensemble" pour toutes les générations. Le projet de BAYROU est inconstestablement le plus réfléchi et le plus cohérent et le plus porteur d'un avenir construit avec Vision, Intelligence, Volonté et Energie: VIVE!!! Les quatre mots clefs du projet mots qui me font crier "Vive Bayrou Président"
L’avenir ? Ce n’est pas une somme de désirs. C’est le présent de demain.La réalité future que l’on façonne aujourd’hui, pour les jeunes d’aujourd’hui et les anciens de demain.
L’avenir ? Ce n’est pas un catalogue d’espérances, d’espoirs, de promesses. Ce n’est pas une ligne d’horizon où tout est possible. C’est une volonté forte au service d’un dessein clair : faire que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, que le progrès (maîtrisé) soit une progression et non une régression.
Le futur sera ce que nos actions au présent le feront. des actions qui exigent détermination, énergie, ténacité, et vision.
Non à l’avenir bouché. Non à un avenir hypothéqué par les endettements publics d’aujourd’hui. Non à un avenir handicapé par les crises politiques, sociales, culturelles et sociétale d’aujourd’hui. Non à un avenir vers lequel on avance à reculons avec des idéologies passéistes d’un nationalisme mal compris, des réflexes de peur, des réactions de rejet de l’Autre et des autres…
Oui à un avenir abordé avec une confiance recouvrée, un esprit d’ouverture et de dépassement de soi-même, une énergie créatrice, une détermination à toute épreuve.
L’avenir à bras-le-corps ! C’est l’un des thèmes centraux du projet de François Bayrou. Les jeunes et la jeunesse inspirent la plupart de ses propositions. Dans tous les secteurs d’activités. Car la jeunesse n’est pas un ghetto sociétal : elle est directement concernée par tous les défis à relever dans tous les domaines.
François Bayrou est, en toute honnêteté, le candidat qui prend le plus en compte les questions soulevées par la diversité générationnelle. Il refuse les écueils de « l’enfant -roi » et du « jeunisme » démagogique et ceux du « jeune bouc émissaire », du « péril jeune », de la « peur des jeunes », du sectarisme « anti-jeune »… Sur ces questions comme sur d’autres : réalisme et idéalisme, vision et pragmatisme.
Ses expériences de père de famille, d’enseignant, de ministre de l’éducation nationale ont été mise au service d’une réflexion profonde sur les évolutions de la société. Les questions relatives à la jeunesse sont incluses dans les compétences du grand ministère des évolutions sociétales qui devra non seulement gérer les réalités d’aujourd’hui mais anticiper les évolutions de demain.
Démocratie (nationale et locale), éducation, loisirs, droits et devoirs, citoyenneté, apprentissage, études supérieures, liberté de circulation en Europe, service civique universel, lutte contre les discriminations, égalité des chances prévention et répression de la délinquance, vie dans la Cité, législation sur les mœurs, lutte contre les exploitations des enfants et des jeunes, conséquences de la révolution Internet, emploi, santé, urbanisme, vie sportive… Posez vos questions. Elles trouveront réponses.

Faites vos suggestions, faîtes part de vos idées : vous serez entendu (e)s. Si vous ne pouvez pas assister au « grand débat de la UNE », le premier d’une série de réunions publiques qui seront organisées (au moins) jusqu’aux élections législatives, écrivez-nous, envoyez nous des courriels. Merci pour votre attention.
Pour tout renseignement complémentaire: Houria Mebarki 0662 59 92 13
RAPPEL
Service civique universel : « Retrouver de la cohésion sociale : dans les faits, dans la vie, pas dans les mots. », par François BAYROU
« Pour tous les jeunes, garçons et filles, je défends depuis 2001 l’idée d’un service civique et humanitaire de six mois, temps de brassage, d’apprentissage et de service aux autres. Ce service concernera à la fois les jeunes Français et les jeunes immigrés qui ont grandi en France. Pour ceux-ci, l’accomplissement de ce service sera une clé de l’attribution de la nationalité française.
Les jeunes ont le plus grand besoin de sortir de leurs ghettos, ghettos de jeunes pauvres ou de gosses de riches. Ils ont besoin de rencontrer des jeunes d’autres milieux sociaux, de bouger, de sortir d’une société obnubilée par la seule consommation, de donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté.
En donnant six mois à la société pour des actions civiles et humanitaires, en France, en Europe ou dans les pays en voie de développement, ils en retireront un immense bénéfice humain. Il va de soi que ces acquis pourront être pris en compte dans leur parcours de formation », qu’il s’agisse de la validation des acquis de l’expérience ou d’unités de valeurs dans le cadre des études universitaires.
« De nombreux domaines ont besoin de ce don de quelques mois : la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, la surveillance des massifs forestiers au plus brûlant de l’été, l’aide aux personnes âgées, handicapées ou à mobilité réduite, l’assistance ou la sécurité des personnes fragiles dans les gares ou les aéroports.
Cela coûtera cher - quatre ou cinq milliards d’euros - mais il faut le faire. A tous les points de vue, c’est une nécessité urgente. La décision de créer ce service civique universel réclame une légitimité forte, indiscutable. Elle sera soumise à référendum . »
François BAYROU
15:35 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, bayrou, udf, strasbourg, société, présidentielles
Merci Sandro, merci Sandrine; Deux ballons d'oxygène
Deux livres pour la réflexion et l’action : Pour réparer l’Europe en panne et sortir la France de ses crises.
Voici deux livres qui font un peu mieux respirer. Deux livres complémentaires édités par « Le Manuscrit ». L’un est sur l’Europe : pourquoi ne pas perdre l’espoir… « Non ce n’est pas la faute à Bruxelles ». L’autre est sur le plus européen des candidats à la Présidence de la république… « Bayrou ou le destin d’un homme libre ». Les auteurs sont jeunes, brillants, et engagés en faveur de cette construction européenne qui n’est pas seulement une impérative nécessité mais qui est aussi une fantastique aventure humaine, une Révolution authentique. Un Italien engagé en politique : Sandro GOZI. Une doctorante française en Sciences politiques : Sandrine KAUFFER.
L’Europe, se plaisent à dire et à répéter nombre d’observateurs, de commentateurs depuis le Non français à la Constitution européenne… Ils oublient ces esprits (mal) éclairés que l’Europe unie a toujours été un COMBAT, que ses bâtisseurs ont dû dès le début et tout au long de ses progrès affronter les critiques, les sarcasmes, les prédictions les plus sombres de leurs opposants…
Logique : construire l’Europe unie dans sa diversité, c’est heurter les réflexes du conservatisme, bousculer les repères identitaires, vaincre les peurs de l’Autre et de l’inconnu, faire le pari de l’esprit d’ouverture contre l’escargotisme, sortir des « complexes de la ligne Maginot », des « syndromes des clôtures » et des « névroses des barbelés »….
L’Europe en voie vers son unité permet de faire s’épanouir la vraie confiance en soi celle de la main tendue vers les autres, celle qui transforme les frontières en ponts, en points de passages, en lieux d’échanges et de rencontres et non en lignes de front et d’affrontement.

Les europessimistes et les eurocritiques oublient aussi ce que seraient la France et les autres pays européens sans cette unification progressive, « pas à pas », de crise en crise du continent européen…
Le livre de Sandro Gozi est à la fois un diagnostic, une proposition de remède à la crise et un appel à une mobilisation citoyenne. L’Europe est l’affaire de Tous les citoyens d’Europe, surtout dans les pays où les polémiques sur l’Europe sont d’abord des controverses sur les maux intérieurs.
Sandro Gozi (qui a publié en 2000 "Il Governo dell' Europa", Il Mulino, Universale paperbacks, Bologna) sait de quoi il parle. Après avoir été conseiller de Romano Prodi à la Commission européenne, il est élu député à la Camera en 2006. Il est actuellement conseiller des Affaires européennes à la présidence du Conseil. Président de la Commission bicamérale «Immigration, Schengen et Europol», membre de la commission des Affaires constitutionnelles et de l'intérieur et de la commission politiques UE.

UN EXTRAIT : « Pour tout vous dire, j'ai la conviction que l'Europe est en crise parce qu'elle est d'abord victime de son succès, tout en paraissant paradoxalement inachevée. Je m'explique : elle est victime de son succès parce qu'aujourd'hui elle a parfaitement remplie les fonctions pour lesquelles elle a été conçue. Elle a atteint ses objectifs. Elle représente un espace où les droits de l'Homme sont respectés, une aire de stabilité, de libre-échange, de prospérité qui a pu s'étendre avec l'élargissement. Elle a instauré une nouvelle méthode de résolution pour régler les conflits et les tensions entre les États membres. Elle est un projet multilatéral efficace dans le commerce, l'environnement ou d'autres politiques communes.
Le paradoxe est que l'Europe s'est révélée tellement efficace qu'elle a soulevé très rapidement de nouvelles attentes de la part des citoyens. Et ces attentes, bien sûr, vont au-delà de ses prérogatives actuelles. L'Europe a besoin de plus de temps pour satisfaire ces demandes.
L'Europe est en crise parce qu'aujourd'hui le monde va trop vite, ce qui lui pose quelques difficultés d'adaptation institutionnelles et politiques pour répondre aux nouveaux défis de la globalisation. Les Européens la rejettent parce qu'elle ne parvient pas à satisfaire leurs récents besoins et apaiser leurs dernières angoisses. L'Europe à présent doit rassurer, protéger et convaincre.

Néanmoins, ce que nous ne devons pas perdre de vue, c'est que l'Europe ne sera jamais en bout de course. À l'inverse, elle n'est qu'à mi-chemin de ce qu'elle peut encore faire pour les citoyens européens. Elle pourrait augmenter en efficacité en tant qu'Europe politique, intégrée et acteur à l'échelle internationale.
Finalement, si je voulais une Europe à l'anglaise, un espace de libre échange, un système de fonctionnement qui assure une certaine stabilité et prospérité économiques accompagnée de principes fondamentaux, si c'était le cas, sans doute, je serais alors satisfait de l'Europe actuelle. Mais, je ne le suis pas, je voudrais plus de droits, plus de protection, plus de garanties et surtout plus de moyens politiques. Il faut savoir de quel projet européen on parle aujourd'hui. Les attentes sont pourtant identifiées, des solutions évidentes sont proposées, alors pourquoi les rejeter. Il s'agit presque d'un non-sens ! Les Européens ont peur de s'engager, ils restent réservés, se protègent de ce qu'ils mésestiment, voilà le problème. […] C'est par le biais de la démocratie européenne que l'on pourra récupérer l'exercice d'une souveraineté nationale et redonner une voix réelle aux citoyens ».
POUR UN PRESIDENT FRANCAIS EUROPEEN
L’Europe peut difficilement se concevoir sans la France. Ce sont des Français qui ont pris les initiatives majeures et décisives. Mais ce sont aussi des Français qui sont responsables (et coupables) de son inachèvement, de ses crises les plus graves, de ses pannes… Trop d’arrogance et de mépris face à une Europe « bouc émissaire ».Et trop de nationalisme archaïque : refus de la CED, politique de la chaise vide, trop de raideur au moment du plan Fouchet, trop d’insouciance dans les représentations ministérielles et parlementaires, Non au projet de traité constitutionnel, excès de dogmatisme à droite et à gauche, parisianisme rétrograde dans nos « élites » aux vues basses….

Sandrine Kauffer, qui a co-écrit le livre d’entretiens de Sandr Gozi, vient de publier un "François Bayrou" ( Ed. Le Manuscrit) bien documenté, remarquablement rédigé. Doctorante en Sciences Politiques à Paris, chercheur associé au Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne (CRPS-CNRS) et consultante en communication politique. Titulaire d'un Master "Europe" obtenu à Strasbourg, elle a effectué un stage auprès de Jean Quatremer à Bruxelles. De belles rencontres européennes est né un engagement personnel fort, raison et affectif. Parce que l’Europe est autant une affaire de cœur que de raison. Comme les valeurs qu’elle porte et sur lesquelles elle se fonde.
HISTOIRE D'UN COMBAT
Son portrait du plus « européen » des candidats à la Présidence de la république, en cette période de panne européenne, est remarquablement ciselé. Histoire d’un homme. Histoire surtout d’un combat pour que le Centre et ses valeurs revive et ne soit plus dévoré par une droite qui caricature les mots « libéral » ou « autorité » et une gauche qui est bien peu fidèle à ses idéaux de justice sociale, de solidarité en restant prisonnière d’idéologies passéistes…qui ont démontré leur inadaptation aux défis du XXI ième siècle.
UN EXTRAIT : « En 1972, Jean Lecanuet fonde avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, le Mouvement réformateur. C'est dans ces années que François Bayrou va pousser les portes du Centre démocrate de Jean Lecanuet avant que le CDS soit constitué. Le jeune François veut entrer en politique, s'obligeant à faire le premier choix de sa carrière politique. Il s'est dirigé vers ceux que l'on appelait les « réformateurs ». Il y avait d'un côté J.-J. S.-S. avec son parti radical et en face de lui, J. Lecanuet et les démocrates-chrétiens […]. Tandis que Jean Lecanuet avait le tort d'être normand, il possédait, cependant, la grande qualité d'être démocrate-chrétien. Ces considérations conduisirent François Bayrou en 1973 à Paris à sonner à la porte du 205 boulevard Saint-Germain.
Il ne connaissait personne, ni chez les démocrates-chrétiens, ni dans la capitale : « J'ai cherché sur l'annuaire les coordonnées parisiennes de ce mouvement politique. Je n'avais encore jamais rencontré un centriste. Je voulais cependant militer, même si cet engagement n'allait pas immédiatement devenir le cœur de ma vie.»
Il logeait modestement dans un triste petit studio, rue Paul-Louis Courier. Lorsque François prend sa carte du parti et s'engage, le centre des démocrates sociaux n'était rien. Il perdait à peu près toutes les élections. Mais son jugement était « qu'il valait mieux être au centre d'une petite formation qu'à la périphérie d'une grande ». […]
Par la suite, Jean et François se retrouveront régulièrement à Rouen pour célébrer la pucelle de Domrémy. François lui a consacré son mémoire de maîtrise : « Au mystère de la charité de Jeanne d'arc » de Charles Péguy. François était considéré, pour ainsi dire, comme le fils spirituel, politique de Jean Lecanuet. « Très souvent il m'a dit : J'aurais aimé que tu sois mon fils. […] Voilà, je ne suis pas sans doute le seul, à qui il l'ait dit, mais notre relation était fondée sur une reconnaissance réciproque. J'étais très respectueux envers lui, je ne l'ai jamais tutoyé. »

Ils avaient des objectifs communs, en 1982, le CDS traînait un peu des pieds et ensemble, ils réfléchissaient à la manière d'associer plus étroitement les deux partis. Jean aurait voulu que le CDS soit la composante la plus forte de l'UDF. François a tout fait pour œuvrer dans ce sens. Oui, très sincèrement, Jean l'appréciait et aimait particulièrement passer du temps avec lui. « J'avais l'impression que Jean Lecanuet voulait un peu initier François aux rites parisiens de l'homme politique. Lui aussi venait de la province, lui aussi était descendu jeune dans l'arène et il se sentait le devoir de former son cadet », se souvient Catherine Bruno. Il est juste à regretter que jean se soit éteint avant de pouvoir admirer l'arrivée de François au ministère de l'Éducation nationale en 1993. Mais il ne doutait pas un seul instant qu'il atteindrait ses fonctions.
« Un jour, au Sénat, Jean m'a fait venir dans son bureau et m'a annoncé calmement, qu'il avait un cancer de la prostate et connaissait parfaitement l'échéance fatale de sa maladie. Au pire six mois, au mieux quinze. Ce fut quinze. Il m'avait interdit d'en parler à quiconque. » Le jour de l'enterrement, et sur la demande de Madame Lecanuet, c'est François Bayrou qui eut l'immense honneur de prononcer le discours... »
Ce passage éclaire bien l’une des facettes de la personnalité du Béarnais. Merci Sandrine pour ces deux livres à mettre entre les mains de toutes celles et de tous ceux qui savent ou devraient se rendre compte que pour sortir l’Europe de sa panne historique actuelle, la France malade de ses institutions et de ses moeurs politiques a besoin d’un Président qui a l’Europe dans la tête et au cœur et qui sait que le mot Réforme est authentiquement révolutionnaire, ce mot que Schuman utilisait pour définir « l’idée européenne ».
Daniel RIOT
>>> Non ce n’est pas la faute à Bruxelles >>>>>>>>>>>>>>
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12:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livre, politique, strasbourg, europe, présidentielles, bayrou














