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06/04/2007
La bataille des banlieues : Le Pen 1-Sarko 0
200 à 300 manifestants à la Croix-Rousse, quartier populaire et bobo…Et Sarkozy recule ! Avec une excuse mensongère que Fillon dément le lendemain : le retard d’un avion qui avait … quatre minutes d’avance sur l’horaire prévu. Un mensonge bien inutile, mais révélateur du fonctionnement de la « machine Sarkozy »…

Les manifestants n’étaient pourtant ni nombreux ni bien virulents … « Sarko t'es pas le bienvenu » : c’est plutôt gentil. « Des Charters pour Sarko » : l’ironie n’a rien d’agressive... Mais Sarkozy veut cultiver une image lisse, paisible, souriante, sereine. Mieux vaut, pour lui, s’exhiber avec Bernadette Chirac qu’avec la « racaille » des banlieues…
On risque moins de retomber dans ces excès verbaux qui fleurissent si souvent dans la bouche « racailleuse » de celui qui voulait « casser la gueule » au « bougnoul Begag » et qui lance si facilement des formules du genre : « j’aurai ta peau ; çà va saigner ; t’es mort ». J’arrête là : il va encore traiter les journalistes de « charognards ». En se voulant rassurant : « Pourquoi voudrais-je virer la direction de France 3 ? Il n’y a pas de direction…. »
La République des incivilités en marche ?
« Moi aussi j’ai eu droit à des noms d’oiseaux », dit Fillon. « Mais dans ce monde où les non-dits ont tellement d’importance, c’est bien de voir quelqu’un qui n’a pas la langue dans sa poche » La « république des forts de halles » est en marche ! J’imagine les conseils européens avec Sarkozy : à l’arrogance s’ajouterait la vulgarité et la grossièreté. La « république des incivilités » au sommet !
Ce n’est pas parce qu’il a peur et se dégonfle que Sarkozy n’est pas encore allé dans les banlieues, dit en substance Fillon sur Canal+, c’est parce qu’il ne veut pas ajouter à l’exaspération des Français, à la tension. Il ira en banlieues s’il le veut, mais pas pour faire le jeu de ceux qui ne cherchent qu’à provoquer des incidents… Sarko ou la faiblesse tranquille ! De qui se moque-t-on ? De ceux qui acceptent qu’on les moquent…

Marine Le Pen un jour et Jean-Marie le lendemain montrent qu’ils n’ont pas peur,eux, d’aller en banlieue. Si Argenteuil m’était conté… Un beau coup médiatoco-symbolique ! Sarkozy battu sur son propre terrain. Avec un effet de manche qui est, pour Le Pen, un vrai luxe:"Si certains veulent vous 'karcheriser' pour vous exclure, nous voulons vous aider à sortir de ces ghettos de banlieue où les politiciens français vous ont parqué"..."Vous êtes des Français à part entière" Interdit de rire!
Une balle bien renvoyée en fait : Sarkozy a suffisamment labouré le terrain de Le Pen pour que le grand papa du FN (qui prépare déjà le deuxième tour) fasse une virée dans ses jardins…Un ex-ministre de l’intérieur qui était chargé de rétablir l’Etat dans des zones de non-droit n’ose pas aller lù où le champion des discriminations, du racialisme, des idéologie du « refus de l’Autre » ose aller le jour du chemin de Croix :il y a de quoi ironiser…"Je tiens à vous remercier tous de m'avoir permis de m'exprimer, là ou même pas notre ministre de l'Intérieur n'ose se rendre", a dit Le Pen qui sait que des études d'opinions non publiées attribuent à Sarko des voix qu'il va récupérer... A un point tel que dans son entourage, on voit assez bien un deuxième tour Bayrou-Le Pen, tant les Français en ont vraiment marre du système UMPS...
Un gouvernement d’ouverture
Mais Fillon (qui se voit, comme d’autres, à Matignon, en chef d’atelier de Sarko-président) se veut rassurant sur un autre terrain: le premier gouvernement de l’ère Sarko (si elle commence!) sera d’ouverture… « Avec des surprises » ! Politiques et générationnelles. Fillon va jusqu’à reprendre des formules de Bayrou sur la difficulté de faire des réformes quand on reste dans une politique de camp pour justifier cet « esprit d’ouverture ».
C’est beau, la vie… On peut rêver d’ailleurs : Glucksmann à la défense nationale, Max Gallo à l’identité nationale, Steevy à la jeunesse, doc Gynéco à la santé, Georges Frêche aux anciens combattants et Gollnisch à la culture…Au point où nous en sommes ! Le 1er avril pourtant est passé...
14:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, le pen, banlieues











Commentaires
Le comité de soutien d’Argenteuil et de Bezons à Philippe de Villiers est consterné par la visite éclair effectué par Jean Marie Le Pen sur les terrasses du val D’Argenteuil, plus communément appelées la « Dalle »
Protégé par un mur de gardes du corps il a serré quelques mains, prononcé quelques mots puis s’en est allé aussi subrepticement qu’il était venu ; sans doute très content du pied de nez qu’il croit avoir fait à Nicolas Sarkozy, pour ne plus jamais y revenir.
Nous au comité on préfère sillonner plusieurs fois par semaine les communes d’Argenteuil et de Bezons dans l’anonymat car contrairement aux hommes politiques qui se sont succédés, nous aimons ces villes et nous en respectons ses habitants
Ecrit par : soutien | 07/04/2007
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