30/04/2007

"La France que nous aimons"...

Voici le texte d'un appel lancé sur nouvelobs.com par des universitaires, des chercheurs et des personnalités du monde de la culture, en faveur de Ségolène Royal pour le second tour de la présidentielle. Je ne peux que souscrire au contenu de cet appel, amis je ne le signerai pas.

 Parce que ce type de pétition à la veille du jour décisif est aussi un constat de carence du PS qui a si mal utilisé son passage dans l'opposition et un constat de médiocrité de la campagne "particpative" conduite par Ségolène Royal qui n'a pas su faire rendre des comptes à temps à Sarkozy sur son bilan de "sortant", qui s'est laissée imposer  ses thèmes de discours par le même Sarkozy et qui n'a pas su s'imposer comme l'incarnation des idéaux proclamés et des valeurs proclamées.

Qui plus est je ne suis pas sûr que ce type d'appel de personnalités qui s'expriment plus au nom d'une "élite" autoproclamée (par cooptation) qu'au nom d'un engagement citoyen ne soit pas contre-productif. mais chacun est libre... Si vous voulez vous joindre aux signataires >>>>>>>>>.

"En ces moments de doute généralisé et d’incertitude sur la marche du monde, ce dont nous sommes au moins absolument certains, c’est que la France que nous voulons n’est pas celle de Nicolas Sarkozy.

La France que nous aimons est celle qui reste fidèle aux idéaux des Lumières et des Droits de l’Homme, qui est porteuse des valeurs de Justice, d’Egalité, de Progrès, et de Liberté.

Parce que nous abhorrons la France du tout sécuritaire et des dérives autoritaires. Des pressions sur la presse et de la confusion des pouvoirs. Des lobbys et des puissances financières Du darwinisme social, et de l’inné plutôt que de l’acquis. Du tous contre tous, des plus forts contre les plus faibles et des « communautés » dressées les unes contre les autres.

Parce que nous aimons la France où tous les hommes et les femmes, surtout nos adversaires, puissent avoir la liberté de penser et de parler sans crainte de représailles...

Parce que nous sommes attachés à notre modèle social, seul rempart contre les injustices et les accidents de la vie.

Parce que nous voulons d’une France apaisée, solidaire, et riche de sa diversité, dont tous les enfants, qu’ils s’appellent Maurice, Sophie, Sarah, Rachida ou Amadou, puissent se sentir filles et fils de la République.

Parce que la France n’est vraiment elle-même que quand elle se soucie de l’universel. Et que quoi qu’on dise, la voix de la France porte dans le monde à cause des valeurs de justice, d’égalité et de laïcité.

Parce qu’il faut partager les pouvoirs et non les concentrer.

Nous appelons donc solennellement toutes celles et tous ceux qui aiment la France, à faire du 6 mai 2007 la victoire des idéaux démocratiques et républicains, en votant et en faisant voter pour Ségolène Royal !"

Lettre à mes amis socialistes qui ont cru « voter utile »

Que n’aie-je entendu avant le premier tour ? En faisant campagne (active) pour Bayrou, je « tombais » à droite (comme si la gauche d’aujourd’hui était « en haut », comme si le refus d’une bipolarisation du système était conservateur et comme si, surtout les valeurs, les idées et le projet de Bayrou était « réactionnaires »). En ne votant pas Royal, je votais « inutile » ou « dangereux », puisqu’elle seule « est capable de battre Sarkozy ».

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Le catéchisme anti-Bayrou des réactionnaires de « gauche » a disparu du site officiel du PS. Merci. De méprisé, Bayrou est devenu un homme qui a du « cran », qui a des propositions dignes d’enrichir le « Pacte » de Royal (il est bien tard !) et qui pourrait même  à Matignon marquer la volonté de « vraie rénovation » de Ségolène dans ses habits de Présidente… Passons !

Vos réflexes partisans comme ceux d’un De Robien, à droite, n’ont fait que me conforter dans mes choix : les faux clivages droite-gauche, l’alliance objective des deux citadelles qui dirigent (mal) ce pays depuis trop longtemps, les convergences d’intérêts entre les réactionnaires de droite et les conservateurs de gauche doivent voler en éclats…

J’ai adoré Royal reprendre à son compte nombre de phrases de Bayrou. Experte en « copier-coller », la Dame ! Et je m’amuse beaucoup  quand j’entends de « bons » socialistes et…bien des sondages dire que Bayrou peut-être, indirectement,  le « vrai rénovateur » du PS, l’homme par qui la gauche française peut cesser d’être la plus ringarde d’Europe, le maître d’œuvre de l’émergence d’une social-démocratie à la française jusqu’ici étouffée par les dogmatismes, les sectarismes et les utopies…passéistes  d’une gauche bien maladroite ! Ce n’est pas parce qu’on a été privé d’un grand plaisir qu’on doit ne pas goûté les petits…

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Je l’ai dit, écrit et je m’en expliquerai encore : au deuxième tour, je voterai Royal , surtout par rejet d’une droite devenue extrême dont le chef se nourrit au lait du néo-conservatisme anglo-saxon, au jus d’un manichéisme redoutable et au pain d’un hyperlibéralisme autoritariste qui prône, derrière des formules généreuses, une société de barbelés et de ghettos, une république peu digne de sa devise et une démocratie  des murs, des tranchées et des barbelés. Avec un sens du pluralisme qui se réduit à un : « tous ceux qui partagent mes idées sont avec moi ». Et avec des pratiques politiques tant moquées dans les républiques dites bananières…

Mais cela n’enlève à rien à tout ce que j’ai pu écrire sur et contre votre « Ségostar » qui malgré ses « je suis libre, je ne me refuse rien » reste prisonnière (comme Hollande, spécialiste habile de synthèses artificielles) d’un PS incapable d’avoir su analyser les raisons de ses insuccès et de ses échecs (pas seulement électoraux)

Si je vous invitais, chers amis, à voter « utile «  en votant Bayrou, c’était pour trois raisons

1)     La qualité des diagnostics  du Béarnais sur les crises françaises et ses propositions pour entreprendre les réformes qui s’imposent. Cela vaut toujours.

2)     La force potentielle qu’offrent les concepts de social-économie et de démocratie sociale définis par Bayrou. C'est plus vrai que jamais. 

3)     Le fait (sociologique et arithmétique) que, dans le contexte actuel (qui met la « gauche » à son niveau le plus bas depuis Mitterand), le vote  Bayrou était le seul « vote utile » face aux périls que font peser Sarkozy et « l’Etat UMP » annoncé. On ne refait pas l'Histoire.

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Certains d’entre vous m’ont suivi. Ou ont fait des analyses semblables aux miennes.  D’autres y était prêts, mais au dernier moment ils se font fait piéger par les « sondages-intox » des derniers jours gonflant les scores de Le Pen …Ou par un de ces réflexes qui parfois font sacrifier une bonne cause sur l’autel d’un mauvais parti !

Mais l’heure n’est pas aux regrets. Une défaite de Sarkozy, « homme du passé et du passif », comme dit si bien Royal, reste « jouable » (grâce à une partie des électeurs de Bayrou).

Un rappel tout de même :  c’est au premier tour, que Sarkozy (donné gagnant par plus de 200 sondages) a constitué son magot de voix. Et ce n’est pas en s’attardant sur le bilan du « candidat sortant » lors du débat du 2 mai que Ségolène pourra le faire fondre, ce magot. C’est pendant la campagne du premier tour qu’il fallait le faire, ce bilan !

Comme c’est avant le premier   tour qu’il fallait reconnaître et proclamer les qualités de Strauss-Kahn et s’inspirer du projet de Bayrou au lieu d’insulter Rocard et Kouchner et de dénigrer (sur le ton haineux des sarko-centristes et de la droite devenue extrême) les efforts authentiquement « révolutionnaires » du « central » Bayrou.

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Ce doit être dur de militer pour un parti dit « progressiste » qui joue depuis des années les arrière plus que les avant-gardes… Avoir raison trop tôt est une maladresse. Avoir raison trop tard est une faute !

A Bayrou, vous lui reprochiez surtout d’être venu de la « droite » (ce qu’il reconnaît   et    assume). Comme si       Mitterrand avait eu la « gauche » dans ses gênes (pour reprendre une image sarkozienne). Comme si la « fille du colonel » déguisée en Madone du socialisme ne venait pas (et n’était pas restée un peu) de « droite ». Comme si l’intelligence n’était pas d’abord la faculté de se remettre en cause.

Dimanche, je voterai Ségolène Royal en ayant une pensée émue pour vous, car je sais que vous n’êtes pas dépourvu du sens citoyen des responsabilités : si Sarko gagne, il pourra vous dire « merci ». Sarkopoléon-le-Petit n’avait qu’une angoisse : être opposé à Bayrou au deuxième tour. Là, il n’aurait pas menti en se posant en    challenger… C’est vous qui en avez décidez autrement.  

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Mais pas de pessimisme : c’est encore « jouable ». C’est pourquoi je vous adresse (pour votre mémoire, demain) cette mise au point avant le verdict des urnes… En espérant qu'aux législatives, vous saurez reconnaître les candidats vraiment "progressistes", même et surtout s'ils représentent la "gauche" archaïque. Ce sera là l'occasion de limiter la "casse démocratique" annoncée... mais chaque chose en son temps!

Cordialement.

Daniel RIOT

Sarko ou la folie de Mai...

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Sous les pavés, le vide... Sarkozy en a remis une couche: l'obsession de mai 68 l'habite, le mine, le mange... Face à Onfray, il disait que mai 68 en voulant supprimer les règles nous avait privé de la jouissance de la transgression. Hier,pour la Xième fois, il a repris tout ce qu'il a du lire (la quatrième de couverture) du livre de Luc Ferry sur la "pensée 68". Comme si 68 avait été une révolution, un laboratoire d'idées, un cadeau de Satan...Un phénomène de société, tout au plus. Conjoncturel et gébnérationel.

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Ce sont peut-être les accords de Grenelle qui ont suivi (et que Chirac a négociés) quile gênent, en fait. A moins que se voyant déjà au pouvoir suprême a-t-il peur de devoir un jour affronter une révolte des rues, des facs et des usines qui le contraindrait à aller non à Baden-Baden mais en SUISSE, chez Johny... Un presentiment, peut-être: il est tellment anxiogène qu'il se fait peur lui-même...
Allez savoir! Aux bulletins médicaux que tout Président ou candidat devrait publier, il faudrait peut-être joindre un rapport d'expertise mentale. Il est vrai que Mai 68 n'est pas sa seule idée-fixe de  cet homme d'ordre...

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Il crache aussi sur la "pensée unique", formule inventée par Jean-François Kahn et que Bayrou avait indirectement dénoncé, lors de la création de l'UMP en lançant à sarko et à ses amis: "Quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus"....

Je ne résiste pas à reprendre ici quelques phrases historiques de la grand messe du "candidat des poeple" sur ces événements de Mai 68 qui  sont, comme l'écrit Libération,   responsables de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés !

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De la campagne qui s'achève, Sarkozy dit carrément : «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc.» Le candidat de l'UMP tonne : «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.»  «Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie», lance-t-il, dénonçant la «gauche, héritière de Mai 68  [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes». Vous pensez qu'il est volontairement comique, parfois, SARKO le sociologue historien?

EN SARKOLAND, ELLE POURRAIT REPRENDRE....
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Donnez votre opinion sur le site de Chantal CUTAJAR

POUR OU CONTRE: SEGO OU SARKO?

 VOTRE OPINION AVANT DE GLISSER VOTRE BULLETIN DANS L'URNE....

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Irez-vous voter? Comment voterez-vous au second tour des PRESIDENTIELLES? Pour qui? Pourquoi?

VOTEZ >>>>>>>>>>>>>>>>>>

fragments de pensée

"Moi, je ne veux pas en finir avec l'UDF, je la respecte (avec) ses électeurs, ses valeurs, ses idées et ses convictions".
Nicolas Sarkozy

"Je suis le candidat du peuple"

Nicolas Sarkozy

"Mentir , c'est une honte"

Nicolas Sarkozy

medium_charlie_chirac.jpg(dessin de Charlie Hebdo)

La « Révolution Bayrou » continuera aux Législatives, par Chantal CUTAJAR

Le billet de Chantal CUTAJAR

Bayrou-Royal? Un bon débat, ou plutôt une excellente confrontation d’idées, un dialogue démocratique,  dans un climat de convivialité républicaine, de transparence et de clarté qui a apporté un peu d’air frais dans cette campagne pour le deuxième tour marquée par trop de discours imprégnés de violence verbale peu digne des enjeux.

STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES

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Je me réjouis évidemment de la place « centrale »   de François Bayrou lors de cette première semaine de campagne pour le  deuxième tour. Où les électeurs « centraux » du premier tour sont logiquement très courtisés. Ils le resteront d'ailleurs dans la dernière ligne droite si l'on ne juge à partir des sondages publiés ce dimanche.

Mme Royal a préféré un dialogue public et ouvert, direct avec M. Bayrou pour donner aux électeurs « orange » du premier tour des éléments d’appréciations et de réflexions pour le second.

M. Sarkozy a opté pour une politique de « rassemblement » avec les centristes d’un type politicien bien connu, réservé aux hiérarques et aux notables, avec une démarche qui quoi qu’il en dise est  révélatrice du système politicien qu’il convient de métamorphoser. A chacun sa méthode. L’électeur est le SEUL juge.

François Bayrou, lui, est logique avec lui-même, avec sa lutte contre le « bloc à bloc », avec son aspiration à des moeurs politiques plus conformes à la morale et aux exigences d’une modernité bien comprise.  Et aux nécessités de donner à la France les moyens de sortir des impasses dans laquelle elle est.

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Ma candidature dans la première circonscription de Strasbourg sous les couleurs de l’udf libre qui va se transformer en un parti démocrate au positionnement clair s’inscrit plus que jamais dans cette logique  là. Sur ce « chemin » là. Avec le projet et le programme d'un centre vraiment "CENTRAL"

L’enjeu, pour moi, n’est pas l’appartenance à telle ou telle « majorité présidentielle » : le premier tour a rendu impossible celle qui aurait pu répondre à  mes critères et satisfaire mes vœux. Il ne s’agit pas d’être élue pour que je  me pose  sur je ne sais quel strapontin. Comme il n’est pas question que je siège au Parlement pour grossir les rangs de telle ou telle opposition  systématique. Ni "béni ooui-oui", ni "béni non-non", comme dit avec pertinence François Bayrou.

Il s’agit  de représenter les citoyens de façon à peser sur la politique qui sera menée après les Présidentielles, quel qu’en soit le résultat,  donc de ramer dans la direction définie par François Bayrou. Pour sortir la France de ses impasses institutionnelles. Et de ses crises. 

 

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Loin du « camp contre camp », au-dessus des contingences politiciennes, il s’agit pour moi de vouloir, avec la légitimité que confère le suffrage universel, influencer le cours des événements et des choses grâce à des majorités d’idées et d’actions qui se pourront se constituer autour du seul intérêt général.

J'attacherai évidemment une importance particulière aux  domaines  qui me tiennent le plus à cœur : la justice (y compris sociale), la construction européenne, un « vivre ensemble » plus harmonieux, dans une sûreté effective et  dans le respect des droits de l’homme et des valeurs fondatrices du Conseil de l’Europe, un rayonnement plus grand de Strasbourg l’Européenne.

J’y reviendrai bien sûr. Avec des engagements précis et une obsession : participer activement à la rénovation de la vie politique et donner plus de corps et d’esprit à la démocratie, à tous les niveaux.  

Chantal CUTAJAR

STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES

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Dites-moi qui vous aimez…

Un correspondant me demande un conseil de vote. Je ne vois pas en quoi je me sentirais autorisé à le conseiller (en dehors de lui dire quel nom sera sur mon bulletin, bien sûr). Je lui ai tout de même conseillé de songer à quelques personnages et personnalités...

Vous aimez Bush ? Votez Sarkozy.

Vous aimez Angela Merckel ? Votez Royal.

Vous aimez Poutine ? Votez Sarkozy.

Vous aimez  Hilarie Clinton ? Votez Royal

Vous aimiez Berlusconi ? Votez Sarkozy.

Vous aimez Romano Prodi ? Votez Royal

Vous aimez Santini et Charasse ? Votez  Sarkozy

Vous aimez Delors et Badinter ? Votez Royal.

Vous aimez Léon Blois ? Votez Sarkozy

Vous aimez Victor Hugo ? Votez Royal.

Vous aimez Bayrou ?

Votez pour un bon candidat ou une bonne candidate UDF aux prochaines législatives...(dans ma circonscription, à strasbourg, j'en connais une: Chantal Cutajar !)

Carnet de campagne : En attendant le duel…

Sarko met le feu à Berçy

Berçy rempli n’accueille qu’un peu plus de 18 000 personnes. Mais Sarko, qui multiple les sièges, les voix et surtout les promesses comme un faiseur de miracles, a mis le feu à une foule en liesse de 40 000 personnes ! « Il faut compter ceux qui étaient dehors ».  Pourquoi diable n’a-t-il fait  le coup du stade de France ?

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Oh ! Les femmes …

MAM toujours en première ligne pour tirer sur Ségo, la femme à abattre : « Pour faire face à tous ses défis, la France a des atouts, si elle est bien dirigée. Nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupe. » a lancé Michelle Alliot-Marie, la « mère perfide » de l’UMP à propulsion nucléaire.

Charasse et Santini auraient dit « culotte », eux. C’est ce qu’ils ont sans doute entendu, d’ailleurs. Comme d’autres « vrais mecs » de ce parti qui préfère payer les amendes prévues par la loi sur la parité en politique plutôt que de respecter la Loi, dans sa lettre et son esprit.

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La ministre de la défense a sorti sa grosse artillerie. Touchée, coulée, Ségolène ! C’est sans doute le « respect » version Sarkozy :

« Nous n'avons aucun besoin de quelqu'un qui dit une chose à côté d'une frontière et le contraire de l'autre côté de la frontière, de quelqu'un qui ne sait même pas quel est le gouvernement en Afghanistan, qui ne connaît pas les problèmes de défense nationale, et qui établit la politique énergétique et nucléaire sur un coin de table avec comme seul conseiller un représentant de Greenpeace. Le monde est compliqué, le monde est dangereux, mais nous avons tout ce qu'il faut pour permettre à la France de continuer à être le grand pays qu'elle est (...) Pour cela, soyons tous rassemblés derrière Nicolas ». Amen !

A petite « dose »…

Sarko reproche à Ségo de changer d’avis en fonction des circonstances. Et lui alors ? A Berçy, il a envisagé une « dose » de proportionnelle un seulement pour le sénat mais pour l’Assemblée, histoire de donner une sucette aux centristes  appelés à le rejoindre, « puisque M. Bayrou abandonne l’UDF ». Que les « sarko-centristes » ne se réjouissent pas trop : il n’y a aucun risque d’ « overdose » en la matière… La seule overdose qu’ils risquent, c’est celle de cette drogue qui s’appelle « promesses non tenue ».

Dites-moi qui vous soutient…

Avec plus de 200 sondages qui le donnent gagnant, Sarkozy a de bonnes raisons de croire qu’il n’a pas « tout donné » pour rien, même s’il ose encore prétendre qu’il se présente en « challenger ».

Une excellente nouvelle pour lui : selon un sondage, 82% des électeurs de Le Pen sont décidés à voter pour lui indépendamment des « consignes » que leur « führer », pardon  leur chef suprême, doit donner en ce premier mai, fête du travail sous le signe de Jeanne d’Arc.

Rien d’étonnant : le candidat effectif du Cac 40 se dit aussi « le candidat du peuple ».D’ailleurs, il l’a prouvé en s’écriant « une usine, c’est beau ! Cà vit ! On ne s’y sent jamais seul !»…Et il défend avec force les « petits blancs », comme on disait aux USA en parlant des pauvres qui combattaient  plus pauvres qu’eux…

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A la réflexion, 82%, c’est peu…Il est vrai qu’un million de lepénistes (de « gauche », on dit ?) avaient déjà pensé au premier tour que bien des idées lepénistes étaient mieux défendues par le « républicain » Sarkozy que par le papa de Marine. Trop molle et souriante, Marine ! Trop nuancée…D’ailleurs, c’est une femme : chez les lepénistes, on veut des qualités « viriles » pour mener le bal politique.

Et il est courageux, Sarko : il propose des lois qui auraient interdit à ses ancêtres de venir en France. Oui, je sais : mon humour devient limite, là. Mais en « dérapages » délibérés, Sarkozy est tellement expert qu’il finit par donner le mauvais exemple…

Les voix de Bayrou penchent vers …la gauche

Les notables « sarko-centristes » seraient-ils coupés de leur électorat ? Pas de conclusion hâtive, mais, si vous croyez aux sondages, ceux publiés ce dimanche et réalisés avant le « dialogue » Bayrou-Royal devraient vous intéresser. Celui de la Sofres, par exemple.

Parmi les électeurs de François Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchant plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et ils détiennent les clefs de l'élection.

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L'alliance avec François Bayrou est jugée naturelle par l'électorat du PS, à 78%, aussi bien que par l'électorat de Nicolas Sarkozy (76%). Mais les électeurs de François Bayrou sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Ségolène Royal (51%) qu'avec Nicolas Sarkozy (33%).

L'annonce de François Bayrou de créer un nouveau parti centriste pour les législatives est approuvée par 64% des personnes interrogées, celui de ne pas donner de consigne de vote par 72% d'entre elles. Il reste central, Bayrou… En dépit des centristes excentrés qui n’ont qu’un œil (droit).

Monsieur « j’ai changé » fidèle à lui-même

J’ai lu et relu le discours de Berçy. Quel talent ! Et quel continuité…Un festival de démagogie et une avalanche de concepts et d’idées-slogans bien peu dignes des enjeux. S’il a « changé », ce n’est pas forcément en mieux. L’un des porte parole du PS a raison : Le  « Supermann » de la droite « décomplexée » (son pire ennemi est en lui) a prononcé "l'éternel discours de haine et de division, en stigmatisant pêle-mêle les « assistés », « les fraudeurs et les voleurs », les « enfants de mai 68 », la « gauche » et « François Bayrou qui abandonne l'UDF ».

Dans la « république des barbelés » annoncée, quels boucs émissaires seront-ils trouvés ? Les « commissaires européens » déjà mis dans le même sac de ce que « les Français ne veulent plus »…Histoire d’afficher d’excellents sentiments européens, bien sûr.

29/04/2007

François Bayrou face aux « pièges à centristes »…

Comment protéger un « tas d’or » partagé en quatre goussets ?

François Bayrou est le premier à le savoir. Son « tas d’or » (ses près de 7 millions de voix)  ne lui appartient pas et les récoltes de ce qu’il a semé, avec courage, pertinence et talent, ne sont pas assurées.

En homme de la terre qui  connaît bien le cycle des saisons et l’obligation  de composer avec les variations du temps, il sait que pour lui le printemps s’achève cette semaine…Et que l’été s’annonce très orageux !

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Après avoir tenu la vedette (ce qui est exceptionnel pour un éliminé !) dans la première partie de la campagne du second tour, après avoir été courtisé, voici à nouveau « l’homme au tracteur » dans son rôle de cible, d’homme à dépouiller (on veut même le priver de l’usage du sigle UDF, propriété industrielle de Hervé de Charrette !), d’ennemi à abattre.

Car il gêne toujours, Bayrou. Et il gênera toujours si ses ailes, ses bras, ses jambes,  ne lui sont pas  coupées… Il gênera les deux « camps » en présence, quelque soit le vainqueur de dimanche prochain… Il gênera et… il sera gêné. S’il ne réussit pas à éviter les pièges tendus aux « centraux » par la droite, la gauche et bien des « centristes borgnes »…

Le Béarnais peut peser sur le bipartisme,

mais non mettre  fin (pour l’heure) à la bipolarisation

Pourquoi ? Parce que dans le système actuel, Bayrou a la faculté d’affaiblir le bipartisme mais il ne dispose  pas  des moyens de mettre fin à la bipolarisation de la vie politique française, cette bipolarisation qui mine le pays depuis la fin  du gaullisme, les trahisons de l’esprit gaullien et surtout les transgressions des institutions héritées du gaullisme.

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>>> En cas de victoire de Sarkozy, il devra affronter les mêmes difficultés que lors de la création de l’UMP en 2002. Hémorragie à l’UDF… Quand les ambitions rejoignent les penchants culturels, pourquoi ne pas céder aux sirènes ?  Avec une interrogation essentielle pour lui : quelles seront les lignes de partage entre les élus UDF qui ont voté Sarkozy au deuxième tour sans rejoindre le « pôle centriste » de  la « majorité présidentielle »  et les UDF qui veulent tirer parti de la « dynamique Sarko » tout en  restant « libres » et fidèles au « cap Bayrou » ?

>>> En cas de victoire de Royal, et si le courant social-démocrate,comme c’est probable,  « tient » Matignon, Bayrou sera moins « sucé », « pompé », « vidé » sur sa droite, mais il risque de perdre une partie de son électorat de gauche (les déçus de DSK) qui étaient prêts à  rejoindre  le Parti ou  l’Alliance démocrate issu (e) de l’UDF métamorphosée.

Deux goussets à droite, un à gauche et un ailleurs…

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Actuellement, le tas d’or Udf se divise en quatre goussets.

*Deux sont   sous les aisselles de  Sarko à  droite :  celui de ceux prêts à rejoindre le « sarko-centrisme » déclaré qu’animent le bon Raffarin et le gentil Douste et celui de ceux prêts à suivre l’attelage de choc Santini-de Robien, le clown et le sacristain, qui veulent reprendre les clefs de la maison UDF à Bayrou
*Un est accroché  à la ceinture de Royal : celui de ceux qui espèrent qu’une défaite de Sarkozy se traduire par des réformes institutionnelles conformes au projet de Bayrou.

*Le quatrième est  en jachère (vote blanc ou abstention) : celui de ceux qui, défiants ou adeptes d’un « wait and See » prudent,  plongés dans un profond désarroi, entre écoeurement et désengagement…

De grands tests à venir et l’horizon 2012

Sur ces quatre goussets, Bayrou peut en conserver ou retrouver trois. Pas mal ! Mais le grand test est à venir… en plusieurs étapes :

1) Les résultat du second tour et la suite immédiate

2) Les investitures définitives pour les législatives

3) Le nombre d’udf présents au deuxième tour des législatives

4) Le nombre d’élus UDF et la constitution des groupes parlementaires a l’assemblée

5) Le vote d’investiture du gouvernement d’après les législatives

6) Les municipales

7) Les européennes

8) Les Présidentielles de 2012…

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Bayrou doit raisonner en « ici et maintenant » et en regardant au loin, sans oublier l’imprévisible, qu’il faut …prévoir aussi. Comme un paysan doit savoir ce qu’il fera en cas d’orage de grêle,  de gel  ou … de jacqueries ! Un drôle de jeu, entre le poker menteur et les échecs.

« Les chaisières de Paimpol »

S’il appelle à voter pour Ségolène ou pour Sarkozy en dépit des griefs qu’il a envers l’un et l’autre et  des désaccords qu’il affiche avec elle et avec lui, Bayrou perd la moitié de son « tas d’or ».

Il renonce à sa « troisième chaise » pour retrouver le rôle de « strapontin »  que jouent les centristes depuis que De gaulle les a traités de « chaisières de Paimpol »…

Surtout, il rompt avec sa ligne, ou plutôt à la fonction « pivot » de « son centre central », force de contestations positives et de propositions constructives. Avec son positionnement « au-dessus » des camps, hors du « bloc contre bloc », au-delà du « béni oui-oui » et du « béni non-non »… Contre le « système », contre des mœurs politiques dévoyés, contre les passéismes de droite et de gauche.

S’il maintient sa « consigne » de « liberté de vote » et s’abrite derrière le « secret de l’isoloir » pour taire son propre choix, il va perdre une partie de sa crédibilité aux yeux de ceux pour qui « un responsable politique se doit de prendre position face à des choix électoraux ».

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La tentation de l'Aventin?  

Il va être bombardé de formules faciles, de « leçons », de quolibets… Santini va trouver plus de jouissance à allumer  son cigare avec Charasse, son ami venu de la gauche trouble… De Robien va recracher un peu plus de son venin. Même Douste-Blazy va se trouver de l’esprit…

« Comment dans la situation grave de la France qu’il a si bien analysée peut-il se retirer ainsi sur l’Aventin, ce mauvais perdant, plus universitaire que politique».

Il s’expose à tous les procès d’intentions, d’arrières pensées politiciennes et de calculs tactiques. Avec un mot d’ordre digne du milieu « sarko-centriste » : « Opération  Dénigrement B. phase terminale »…

Même certains de ses fidèles (UDF ou non, anciens convaincus ou nouveaux convertis) pourraient lui en vouloir, déçus de ne pas être guidés clairement par celui en qui ils ont toute confiance.

« Il va logiquement voter pour celle ou celui qui va faciliter le plus possible et le plus rapidement possible sa Révolution tranquille, sereine et responsable. Qu’il nous dise au moins vers qui il penche. Ou alors, qu’il hiérarchise  les risques que, selon lui, l’un et l’autre font courir à la France, la démocratie et le tissu social dans l’optique Sarkozy, l’économique et le social dans l’hypothèse Royal » …

Rester fidèles au « projet d’espoir »

Dans ces conditions, une fois le duel du 2 mai passé, que va dire le Béarnais avant le 6 mai ? Quels risques va-t-il prendre … pour limiter les dégâts des pièges à centristes ?

Le seul digne d’être pris est celui qui s’inscrit dans la pleine fidélité à son projet d’Espoir. Un appel aux urnes : les absents ont toujours tort, surtout quand il s’agit d’un rendez-vous avec les urnes… Un rappel de l’essentiel de sa vision : « plus rien ne sera comme avant »…pas même l’habitude des responsables politiques de se croire obligés de donner des « consignes » à leurs électeurs aux mains coupées par le verdict d’un premier tour couperet.

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Ses voix n'appartiennent qu'à ses électeurs

Son « dialogue » avec Ségolène Royal entre les deux tours a constitué une première. Qu’un grand responsable d’une formation qui a recueilli près de sept millions de suffrages laisse les « consignes » dans les casernes et dans les gares en constituerait une autre…

Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs !

Dimanche prochain, la voix de Bayrou comptera comme celle de tous autres. Pas plus. Il est juste qu’il revendique le secret de l’isoloir. Il a le droit de laisser à d’autres l’exhibitionnisme des suffrages et du prosélytisme électoral (souvent calculé et intéressé, rarement porté par des convictions).

Ce n’est là, de ma part, que la conclusion (provisoire) d’une analyse (ou une espérance),  non une certitude ou le reflet de confidences… Attendons ! Le Béarnais a montré qu’il savait créer des surprises. Le mors aux dents, peut-être. La mort aux trousses, sûrement pas.

Daniel RIOT

Qu'attendez-vous du deuxième tour?

Un peu d'humour en ce dimanche de l'entre-deux tour. Puisque sarko adore les caricatures, je pille le dernier numéro de Charlie Hebdo.... Moi je trouve cela drôle, pas vous?

"je suis le candidat de la france qui travaille dur. Une usine, c'est beau. Il y a du bruit. Cà vit! On ne s'y sent jamais seul" (Sarkozy ce samedi)
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C''est le genre de plaisanterie qui doit agacer Sarkopoléon-le-Petit...
Oh! ce Begag! medium_charlie_baignoire.jpg
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Avec le proxénétisme politque qui permet m^me de draguer Charasse, le délit de racollage devra être revu. Qui nous protègera du protecteur?
Voilà qui promet... BON DIMANCHE!medium_charlie_hebdo_duel.jpg

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