01/05/2007
Le brin de muquet de Le Pen à Sarkozy: "Sarko, Ségo, c'est le même pipeau"...
Il avait déjà "piqué" un million de voix à Le Pen, il va sans doute (si l'on en croit les sondages) récupérer au moins 80% des suffrages du "führer " du FN au second. Et Le Pen lui offre un beau cadeau: son mot d'ordre en faveur de l'abstention (mot d'ordre bien peu "républicain") permet au présdent de l'UMP de "dédroitisiser" une image devenue extrêmement droitière depuis quelques temps... Heureux Sarkozy! Il passe un excellent premier mai, Nicolas, En attendant le "bouquet" de demain....
Le président du Front National (qui se remet très mal de son score ) a appelé les électeurs (encore trop nombreux)qui l'ont soutenu au premier tour de la présidentielle (10,44% des voix) à "s'abstenir massivement" dimanche prochain. Jean-Marie Le Pen a donné cette consigne de vote à l'occasion du traditionnel rassemblement du 1er Mai du FN."Soumis à un choix entre bonnet rose et rose bonnet, notre pays ne peut, hélas, rien espérer de l'UMP et du PS", at-il dit en imitant une formiule du communiste Jacques Duclos, en 1969, lors de la finale Poher-Pompidou, "bonnet blanc et blanc bonnet."... Ce qui est (encore) un petit cadeau à Sarkozy, soit dit en passant.

Il a renvoyé dos-à-dos Nicolas Sarkozy - accusé de "hold-up sur les thématiques [du FN]" - et Ségolène Royal. "Nous ne devons prendre aucune responsabilité dans le choix du 6 mai", a-t-il déclaré à ses partisans, à qui il a demandé de "se réserver pour les élections législatives, les 10 et 17 juin prochains," à l'occasion desquelles le FN entend bien prendre une "légitime revanche". M. Le Pen a d'ailleurs présenté son intervention comme "le premier discours de la campagne législative". D'une campagne pour laquelle il a déjà programmé cinq grands meetings: le "Le Pen Circus" continue....
Le président du FN pense que les élections présidentielles ont montré que les idées défendues par le parti d'extrème-droite ont progressé dans l'opinion. "Il ne s'est jamais ouvert un boulevard politique aussi grand pour le Front National, nos idées sont quasiment majoritaires", a soutenu M. Le Pen.
Ici se pose une question grave: N'a-til pas raison? la lépénisation des esprits, pour reprendre une expression de Badinter, dépasse tous les clivages politiciens, non? Et cela, c'est pour les démocrates un sujet de proccupation majeure. Appel à la vigilance: le pire des liberticides, c'est celui qui agit en douceur, insidieusement, discrètement... Il faut dire que quelques produits liberticides sont aussi en vente dans des boutiques dites de gauche! Allô, Monsieur Frêche, si mal combattu aysein du PS?
Plusieurs milliers de personnes - 15 000 selon les organisateurs - ont pris part à cette manifestation. Dans le cortège qui scandait "Ségo, Sarko, même pipeau", les discussions, selon le journaliste de l'AFP, allaient bon train, avec parfois des inquiétudes : "On est là entre gens du FN, et on s'engueule. C'est ça qu'a réussi Sarko. Ca peut être la fin du Front. Maintenant mes plus grands ennemis, c'est ceux qui ont voté Sarkozy" s'énervait ainsi un partisan d'une soixantaine d'années...
Comme quoi les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Mais en démocratie, on parle d'adversaires, de concurents, pas d'ennemi... Du moins, devrait-on. Ce serait le signe visible d'une démocratie "apaisée" et d'une société de civilité, donc civilisée...
14:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, sarkozy, royal, présidentielles, politique











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