04/05/2007

En guise de repères...

Par souci d'écairer les indécis qui sont décidés à juger le "match" télévisé sur le fond des divergences et non seulment sur la forme, je rprends ici, lerécapitulatif fait par l'EXPRSS qui me semble le mieux fait. un regret: dans ce type de duel, aux Etats-Unis , ce sont les jouranlistes qui auraient à chaud départager les deux "champions".Il est vrai qu'outre(atlantique, ce sont les journalistes qui mènent le bal, alors qu'en France, réduits au rôle d'horloge parlante (PPDA) ou de piquet sans voix (Arlette Chabot) ils  se font mener par le bout du  nez. Une autre conception du journalisme et de la démocratie . ...

Temps de travail
Nicolas Sarkozy : "Le problème de la France est qu'il y a 1% de croissance de moins que les grandes démocraties, les grandes économies qui progressent dans le monde. Pourquoi? Parce qu'on travaille moins que les autres. […] Dix pays en Europe ont le plein emploi, cinq vraiment très fort. Je pense au Danemark, à la Suède, à l'Irlande, au Royaume-Uni et, d'une certaine façon, l'Espagne. Cela devrait vous frapper, Mme Royal, pas un seul d'entre eux n'a fait le partage du temps de travail. Pas un seul a fait les 35 heures. Monsieur Zapatero m'a dit que jamais il ne ferait les 35 heures en Espagne, qu'il ne voulait pas porter atteinte à la compétitivité des entreprises."

ERREUR: Les Français ne travaillent pas moins que les autres. L'Expansion s’est déjà intéressé à cette question. Comparée à six autres pays, la France affiche la durée hebdomadaire légale du travail la plus faible, 35 heures obligent. Mais elle est dans la moyenne en terme de durée annuelle effective du travail, qui tient compte des divers types de congés et des heures supplémentaires... En 2004, l'ensemble des salariés français ont ainsi travaillé en moyenne 1531 heures. C'est bien moins que les Américains (1869 heures), les Espagnols (1767 heures) et les Italiens (1715 heures). C'est proche des Britanniques (1631 heures). Et c'est plus que les Allemands (1468 heures) et surtout que les Pays-Bas (1378 heures).

L'Etat de la France
Ségolène Royal : "Un déficit de la Sécurité sociale qui s’élève à 11 milliards d’euros".

ERREUR : En mars dernier, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, annonçait que le déficit de la Sécurité sociale atteignait en 2006 8,7 milliards d’euros, contre 11,6 milliards en 2005.

Nucléaire
Ségolène Royal: "Savez-vous quelle est la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France?
Nicolas Sarkozy: "Oui, mais confirmez-vous ce choix ? Nous avons, grâce au nucléaire, une indépendance sur l'électricité de la France à hauteur de la moitié."
Ségolène Royal: "Vous défendez le nucléaire, mais vous ignorez la part du nucléaire."
Nicolas Sarkozy: "Non. La moitié de notre électricité est d'origine nucléaire."
Ségolène Royal: "Non, 17% seulement de l'électricité."
Nicolas Sarkozy: "Ce n'est pas exact, Madame."

ERREUR : Aucun des deux candidats n’a raison. La part du nucléaire dans la production électrique française n'est ni de 17 %, ni de 50 %. En réalité, les 58 réacteurs nucléaires français fournissaient, en 2005, 78,5 % de l'électricité produite en France. Il s’agit pour le reste des énergies fossiles (11,5 %) et des énergies renouvelables (10 %). Les 17 % avancés par Ségolène Royal correspondent à la contribution du nucléaire à la consommation finale énergétique française. Quant aux 50% évoqués par Nicolas Sarkozy, ils sont à rapprocher des 42 % de l'énergie primaire d'origine nucléaire consommée en France en 2005.

Le réacteur EPR
Ségolène Royal : "L'EPR n'est pas une centrale. Vous mélangez tout. C'est le prototype. De quelle génération?"
Nicolas Sarkozy: "C'est la quatrième génération."
Ségolène Royal: "C'est la troisième génération."
Nicolas Sarkozy: "Nous venons de le vendre à la Finlande, Madame. Les centrales nucléaires classiques ont une durée de vie. Les experts discutent, est-ce trente ans, cinquante ans pour le chapeau de couverture. Nous avons été obligés de déclencher les centrales de la quatrième génération, c'est le processus EPR qui a été acheté."
Ségolène Royal: "C'est la troisième génération. Non, la Finlande a son prototype."

ERREUR: Au petit jeu de l'EPR (European Pressurized Reactor), c’est Ségolène Royale qui l’emporte. L'EPR est bien un prototype de troisième et non de quatrième génération. Le réacteur en construction en Finlande par Areva est le frère jumeau de celui qui sera érigé à Flamanville (Manche).

Les pôles de compétitivité
Les deux candidats s’écharpent pour savoir à qui revient le mérite de la création des pôles de compétitivité, zones de développement économique qui réunissent entreprises, centres de formation et de recherche engagés dans des projets innovants. "Qui les a crées ?" demande Nicolas Sarkozy. "Les entreprises pas vous. Ne vous l’attribuez pas", répond Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy insiste: "Les pôles ont été créés en 2004, à la suite du rapport parlementaire remarquable de Christian Blanc. J’étais ministre des Finances. C’est alors que l’Etat les a créés. Cela ne pouvait pas être les régions, car les pôles sont des exonérations fiscales et sociales".

PRECISION: Les deux candidats jouent ici sur les mots car si l’Etat a lancé un appel à projets à la suite du rapport parlementaire, ce sont ensuite les entreprises qui ont fait acte de candidature, avant d’être labellisées par l’Etat. La candidate socialiste met également en cause la mise en œuvre de ces pôles, qui n’ont pas, selon elle, bénéficié "des avantages fiscaux que vous aviez promis". Ce que dément Nicolas Sarkozy. En tant que présidente de région, Ségolène Royal dit aussi avoir "attendu deux ans avant d’avoir l’accord du gouvernement pour ouvrir une usine de biocarburants à la Rochelle". Dans les faits, le processus d’aide publique est en effet assez long et complexe, notamment parce que le Conseil d’Etat a mis deux ans a définir les zones qui allaient en bénéficier. Sur les 1,5 million d’euros promis par l’Etat, seuls 900 millions ont pour l’instant été débloqués.

Bouclier fiscal
Au sujet du bouclier fiscal -qui plafonne à 60 % des revenus d'un contribuable le montant cumulé de ses impôts sur le revenu, sur la fortune, et de ses taxes d'habitation et foncière pour la résidence principale- appliqué pour la première fois à partir du 1er janvier 2007 pour les impôts payés en 2006, Ségolène Royal lance: "Quand je vois que le bouclier fiscal que vous venez d’instaurer vient d’autoriser une ristourne de 7 millions d’euros à une personne qui a dû être même très surprise d’ailleurs de les recevoir au nom du bouclier fiscal, je dis en effet qu’il faut faire attention aux injustices sociales et à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés".

APPROXIMATIONS: Sarkozy n’est pas au courant… Pourtant, l’histoire est connue depuis le 28 avril. Le quotidien Libération a révélé dans un article qu’une "riche héritière a récemment perçu un chèque de 7,7 millions d'euros au titre d'un trop perçu fiscal", selon "une section parisienne de la CGT-Impôts". Notons une petite erreur dans l’article de Libé, qui affirme que "le principe [du bouclier] consiste à ne pas surtaxer (via l'ISF, la CSG ou l'impôt sur le revenu, IR) certaines catégories de contribuables, bénéficiant d'un important patrimoine mais d'un faible revenu annuel": le bouclier fiscal ne concerne pas la CSG…

Ségolène Royal devra également réviser son dossier: cette dame n’a probablement pas été surprise de recevoir ce chèque puisque pour obtenir le remboursement de la part d’impôt qui excède la limite de 60% fixée par le bouclier, l’intéressé doit en faire la demande en adressant à son centre des impôts un formulaire!

Lois Fillon
Ségolène Royal veut "remettre à plat" les lois Fillon sur les retraites en prenant en compte "la pénibilité du travail pour décider de la durée de cotisation". Nicolas Sarkozy rétorque: "La pénibilité du travail est déjà prise en compte dans les lois Fillon".

PRECISION: Dans le texte, l’article 12 de la loi 2003-775, dans sa version consolidée au 31 décembre 2006, dit que "dans un délai de trois ans après la publication de la présente loi, les organisations professionnelles et syndicales représentatives au niveau national sont invitées à engager une négociation interprofessionnelle sur la définition et la prise en compte de la pénibilité".

L'Express

SUR LIBERATION, MEDIAMETRIE A PRIS LES TEMPERATURES DES TELESPECTATEURS? PHASE PAR PHASE>>>>>>>>>

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