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04/05/2007

Le « Président de tous les Français »….

Une fois encore, Sarkozy est clair : il sera d’abord un président partisan et non « le Président de tous les Français » promis .   Il l’a dit aujourd’hui avec le culot qui est le sien….Un culot dont on voit mal comment il se débarrassera s’il trône à l’Elysée : Il a indiqué qu'il s'engagerait "fortement dans la bataille législative, car, s'il est élu président de la République, il aura besoin d'une majorité "pour mettre en oeuvre" son projet. "Tous les élus et les électeurs du centre auront leur place dans cette majorité, ils s'organiseront comme ils l'entendent", a-t-il ajouté. Tout de même : les centristes amateurs de soupe auront encore le droit  de « s’organiser ». Merci pour eux.

Le candidat de l'UMP a également plaidé pour "un pôle de gauche dans la nouvelle majorité présidentielle. Beaucoup de femmes et d'hommes de gauche me rejoignent sur une idée simple. Ils ont parfaitement compris que je ne suis pas un conservateur, je ne suis pas immobile, je ne veux pas m'incliner devant les corporatismes", a-t-il dit. Avec Besson qui porte si bien sa traîtrise dans ses autocritiques pubiques dignes du maoisme que vénérait Glucskmann et Charasse, ce Santini  rosé, il est bien parti le « pôle gauche »…

Sarkozy a ironisé sur la main tendue de Ségolène Royal aux centristes. "Il faut qu'elle assume. Elle ne peut pas un jour confier une mission à José Bové, l'autre saluer Arlette Laguiller et le troisième expliquer aux Français qu'elle va gouverner avec François Bayrou", a-t-il estimé. Comme si on pouvait comparer les voix lepenistes et les voix centristes qui se sont portées et vont se reporter sur le patron de l’UMP….

Au sujet de François Bayrou, qui a indiqué hier dans Le Monde  qu'il "ne voterait pas Sarkozy", le candidat UMP a expliqué qu'il trouvait sa position "assez logique. Bayrou est dans une impasse, mais croyez-moi, l'UDF a toute sa place dans la majorité. Je m'engagerai fortement dans la bataille des législatives si je suis élu ", a-t-il renchéri le candidat de droite.. Son adversaire principal, c’est déjà plus Bayrou, le centriste qui ne se laisse pas rouler dans la farine que la gauche….

Logique : entre l’esprit de propagande qui l’anime et  l’esprit de communication qui a trop nourri Royal, Bayrou incarne une autre façpn de faire de la politique qui gêne les archéo-politiciens.

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