10/05/2007
Ces socialistes amusants et pathétiques....
Décidément , le PS dans sa misère électorale, dans ses paralysies idéologiques, dans ses querelles de personnes et de clans, dans ses hésitations stratégiques et tactiques m'amusent. Et me désolent! Quelle hypocrisie, et quelque misère intellectuelle! Ils sont déjà les premiers responsables de la victoire programmée de Sarkozy, par leurs incohérences, leurs illusions et leurs prétentions... Ils font tout pour que la vague bleue annoncée soit encore plus grande que Sarkozy l'espère... Ne serait-ce que parce qu'ils ne tirent pas plus les leçons de leur échec des Présidentielles 2007 que de leur fiasco de 2002: "La rénovation? Oui, plus tard..." Ils se présentent aux Législatives avec un éttat d'esprit strictement défensif, un programme improvisé et une unité de façade qiu ne trompe personne. n l'occurence, leur Union fera leur faiblesse...
J'ai beaucoupaimé ce petit article de David Revault d'Alonnes dans LIBE de ce matin: "Le PS ne «jouera pas de la mandoline sous le balcon de Bayrou».Il ne se sent plus contraint à une entente avec une UDF qui a perdu 22 députés sur 29.". S'ils attendent le deuxième tour pour jouer du violon avec le MMouvement Démocrate, ils devront jouer de la grosse caisse!

"Surtout, ne pas bouger. Alors que François Bayrou devait aujourd'hui préciser contours et orientations stratégiques de son Mouvement démocrate, les socialistes, dans l'ensemble, ne semblent guère disposés à convoler électoralement avec lui. Même dans la perspective de législatives délicates. Dès lundi, François Hollande avait donné le ton : «Ce serait une erreur fondamentale que de faire vivre François Bayrou par quelque moyen que ce soit.» Une position partagée par une majorité de socialistes : «Il ne faut pas en parler, estime un parlementaire. On ne va pas jouer de la mandoline sous le balcon de Bayrou. Le problème, c'est d'en jouer sous le balcon des Français.»
Balle. Pour les dirigeants du parti, la balle est dans le camp du centriste. Et le rapport de forces ne contraint plus le PS à une débauche d'énergie en sa direction, comme durant l'entre deux tours de la présidentielle : «L'UDF n'existe plus, il a perdu 22 députés sur 29, estime Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de Hollande. Et pas sûr que les autres vont rester. C'est Bayrou qui doit savoir ce qu'il veut faire, et faire son choix.»
Même dans l'entourage de la candidate, d'où se sont élevées plusieurs voix plaidant en faveur d'un tel axe, on laisse venir le troisième homme : «Après ce qui s'est passé pendant la campagne présidentielle, parler à Bayrou n'est pas un problème. Mais ce qu'il faut savoir, c'est de quoi Bayrou va parler...»

Certains des partisans de Royal, ces derniers jours, ont bien «tendu la main» aux centristes. Comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, celui de Dijon, François Rebsamen, ou Jean-Noël Guérini, patron du département des Bouches-du-Rhône. Instinct de conservation politique lié à une configuration locale délicate ?
Un candidat, partisan de Royal, ne cache pas l'évidence : «Si dans ma circonscription, le gars du Mouvement démocrate appelle à voter pour moi, ça m'arrange...» Réplique d'un proche de Dominique Strauss-Kahn : «Il ne faut pas avoir l'oeil rivé aux résultats de sa ville. Car ils n'ont pas les moyens de passer un accord. Même nous, on ne le votera pas. Et ils se feront battre.»
«Siphonné». Les socialistes, au fond, n'ont pas manqué de mesurer les risques d'une telle entente. «S'allier avec quelqu'un qui est plus dynamique que nous, c'est risquer à terme d'être sinon siphonné, du moins entravé», résume un parlementaire. Car la course pour la figure de premier opposant pourrait rapidement mettre centristes et socialistes en concurrence. «Si Bayrou a une stratégie pour 2012, c'est bien d'être un leader d'opposition à Sarkozy, estime Stéphane Le Foll. Ce n'est pas notre problème.» Mais ça pourrait le devenir".

Le plus beau constat est dans ce dernier paragraphe: Le Mouvement démocrate (qui a déjà enregistré 10 000 pre-dhésion avant sa création) s'ennonde DYNAMIQUE en effet. Parce qu'il regroupe des jeunes convaincus qui "en veulent" .Parce qu'il a un soubassement idéologique clair. Et parce qu'il a un positionnement nouveau: à quoi élire des députés PS qui constitueront une opposition systèmatique et stérile? Le PS devra rendre des comptes dans cette campagne qui commence sur son bilan d'opposant sortant: stérilité et sclérose.... C'est la faiblesse du PS dans l'opposition qui a fait la force de la majorité sortante...
10:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, bayrou, législative, politique











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