10/05/2007
"Les événements font plus de traîtres que les opinions" (Chateaubriand)
Comédie humaine…
>>>>Chirac et Sarkozy unis comme jamais. Il est loin le temps où Le Président élu, à l’époque ministre, proposait à Bayrou un pacte «anti-Chirac….Mais le Président sortant a peut-être lu le livre de Bayrou sur Henri IV:" La satisfaction qu'on tire de la vengeance ne dure qu'un moment: celle que nous donne la clémence est éternelle"

>>>> Emouvants, les adieux de Chirac au dernier Conseil de ministres. Face à lui, tous des « lâcheurs » (sauf De Villepin et Barouin). Mais Chirac connaît les affres de la traîtrise en politique : « Les événements font plus de traîtres que les opinions », écrivait Chateaubriand
>>>> L’un des champions, c’est Besson, bien sûr. Mais il a un conscience :il ne se présentera pas devant ses électeurs...C'est devant sa glace qu'il a pris cette décision héroïque.
>>>> Claude Allègre, l’ami de Jospin, n’est pas mal non plus dans le genre. Mais lui aussi a une conscience : il a refusé un poste de ministre que personne ne lui avait proposé…
>>>> Tout cela pour dire que les députés sortants udf qui vont à la soupe d’une « Etat Sarkozy » qu’ils avaient dénoncée par anticipation quand Bayrou grimpait dans les sondages ne sont pas les seuls "à s’accrocher au yacht de Sarko". Qui disait que certains traîtres ont une étonnate faculté de se convaincre eux-mêmes de la sainteté de leurs intentions?

La palme revient sans doute, dans cette famille que Saint de Robien se fait un plaisir de réunir avec des huiles et du saint crème, à Hervé Morin. Pendant la campagne du premier tour, il a été l’un des plus sévères pourfendeurs de Sarkozy et de « l’absence de sérieux de son programme ».Et l’un des laudateurs les plus vils flatteurs de Bayrou, « homme d’Etat dont la passion de la France et le caractère d’acier » le situe dans la lignée « du général de Gaulle et de Pierre Mendès-France »… Il a gommé sur son blog les propos les plus acides envers ceux qu’il rallie en raillant « la stratégie d’échec » de Bayrou.
« Le flatteur est proche parent du traître », dit un proverbe basque… que le béarnais connaît bien depuis longtemps ! Ce n’est pas la première fois qu’il est lâché et sali par des amis, le biographe d’Henry IV. Il sait mieux que quiconque, comme l’Homme au panache blanc, que « les déplaisirs talonnent toujours les contentements »…

Femme fatale
Pauvre Ségolène et pauvre François. A la défaite, s’ajoute le livre (pudique et nuancé) de deux journalistes du Monde. J’ai lu les bonnes feuilles publiées sur le nouvelobs.com. Pas de révélation. La confirmation (sans détail croustillant) sur les rapports de cause à effets entre la vie privée du couple et la vie publique de Ségolène. Et sur les amitiés particulières qui se sont nouées entre BHL, le penseur-séducteur, (qui « adore son cou »), et Ségolène Royale en quête de gourou. De quoi sourire un peu. Mais le couple le plus étrange de la vie politique française a pris tout cela au sérieux :la justice est saisie. Ce qui n’empêche pas au livre d’être en librairie. Et de faire un petit tabac. Publicité fatale…
Menés en bateau…
Sondage a été fait ; les Français ne sont pas choqués par le cabotage du cabotin élu Président de la République au large de malte sur le « boat people » (comme dit Libération) de Bolloré (dont le grand père n’a jamais hébergé Blum et qui a bénéficié de marchés publics dignes d’intérêts contrairement aux affirmations officielles).

C’est que les Français aiment rêver ! D’où le succès de la presse people et de émissions qui vident les cervelles. Ce sondage va encourager Sarkozy à en faire plus encore… « Le candidat du peuple » élu va nous offrir un peu de pain et beaucoup de jeux. Cela dit, cette mini-croisière n’a rien de choquant. Sarkozy qui « ne mentira pas, ne se cachera pas, ne trahira pas » à voulu seulement envoyer un message subliminal à ses électeurs : « je vous ai menés en bateau ». La croisière s’amuse va durer cinq ans.
Majorité absolue
Les sondages sont formels : la vague bleue va atteindre des sommets. C’est ce qui fait dire à De Robien (qui ne manque pas d’aire) qu’il n’y a pas « d’espace politique pour Bayrou »… Mais pourquoi, dans ces conditions, Sarkozy tient-il tant à liquider le Centre ? Relisez l’histoire de la V ième République : il fut une époque où le Centre faisait contrepoids aux « godillots ». Bayrou s’en souvient aussi, lui. Et il a bien raison d’appeler à la résistance. Ce n’est pas la gauche si maladroite qui va jouer les contre-pouvoirs…Dans la précédente Législature, elle a brillé par sa nullité.
Les Invalides éliminées
Le prince de Neuilly devenu Roi de France cherche un lieu symbolique pour marquer son couronnement. Le Panthéon n’a pas même été évoqué : L’ombre de Mitterrand… Ses conseillers ont songé aux Invalides. Mais là ce serait un peu trop, quel que soit sa passion pour la Corse et sa fascination. Même ses amis le qualifient de « bonapartiste » et le surnom de Sarkopéon lui colle déjà à la peau !
23:20 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, royal, politqiue












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