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26/05/2007
Les syndicats sous le charme de Sarko:Larmes à gauche
Sarkozy ou la force souriante

Il n’a rien d’un psycho-rigide, Nicolas Sarkozy. Surtout pas maintenant en cette période de campagne pour des législatives qui s’annoncent gagnées d’avance mais qu’il veut transformer en « sacre ». Même sa conception de la négociation, de la concertation et des réformes sociales change, en apparence. Il n’en est évidemment pas encore à imiter ce que proposait Bayrou, mais il s’en inspire. Fortement. Les udf-MoDem doivent d’en réjouir : cela confirme la justesse des vues de Bayrou et la nécessité d’envoyer au parlement non des « béni oui-oui », capables de tout approuver ce que décide le gouvernement (même s’ils ne sont pas d’accord) mais des députés sans oeillères,sans consigne, ouverts, indépendants et libres. Soucieux de promouvoir une « démocratie sociale » authentique et vivante.
Sur la méthode (actuelle) de Sarkozy et « force souriante », Le Monde écrit : « C’ est peut-être la force de la méthode Sarkozy. En sortant de leur rencontre avec le président de la République, vendredi 25 mai, chacun des partenaires sociaux a cru entendre dans ce que lui disait Nicolas Sarkozy une confirmation de ce qu'il était plus ou moins venu chercher. Ce qui, à la sortie, donne des syndicalistes et des patrons plutôt contents. Le risque existe alors, une fois les éclaircissements apportés, de la déception ». Bien vu, non ? Cela ne facilite pas le travail de la gauche en campagne, évidemment…

Attention, elle plonge !
Coucou, la revoici. Après trois semaines de vacances et de silence, Ségolène plonge dans la campagne des législatives. Il était temps. Le Figaro peut ironiser facilement : « POUR quelqu'un censé accompagner les socialistes vers « d'autres victoires » et qui se disait « disponible » pour aider les candidats aux législatives - voire pour incarner le leadership du PS -, Ségolène Royal commençait à paraître bien silencieuse ». C’est pour mieux parler, bien sûr. Les voix des dirigeants du PS, hollande en tête ; sont tellement faibles, et portent si peu de messages qu’elle est sûre de mieux faire qu’eux. La comparer, c’est l’adopter !
Mardi, elle parlera la première lors du meeting de Paris, qui doit réunir tous les « ténors » socialistes. Tiens, tiens, il y a zncore des ténors au PS ? …. Les jours suivants, elle compte se rendre dans plusieurs départements pour s'y afficher, à chaque fois, avec « tous les candidats » socialistes.Elle compte se rendre notamment à Lyon, dont le maire Gérard Collomb est l'un de ses partisans, dans les Alpes-de-Haute-Provence, où se présente son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco, à Marseille, où l'un de ses fidèles, Patrick Mennucci, est candidat. Elle ira aussi en Charente, où Malek Boutih, un autre de ses partisans, est en difficulté.
Interrogé sur le silence de Royal, le porte-parole Benoît Hamon s'est agacé : « La parole du PS ne se résume pas à l'addition des paroles de ses leaders. » Mais elle consiste en quoi, alors ?
Jospin : Le retour (suite)
Coucou (bis) : lui aussi fait sa réapparition. En déplacement vendredi 25 mai à Notre-Dame-de-Gravenchon en Seine-Maritime, pour soutenir son ancien collaborateur Aquilino Morelle aux législatives, il inscrit sa démarche dans une volonté "de rassemblement". Il a mis en garde le PS, l'exhortant à "prendre le temps"."Les socialistes doivent être rassemblés pour les élections législatives", a souligné l'ancien Premier ministre devant la presse. "Moi, j'ai décidé de venir sur le terrain. J'ai fait toute une série de réunions et je m'exprimerai pour dire pourquoi il faut un contrepoids à gauche, une opposition solide à l'Assemblée nationale". Et l’adversaire, ce n’est pas le … PS qu’il faut démythifier, c’est Sarkozy qu’il faut « démytifier ». Vaste programme !

Le PS cocufié par les rad’soc (suite)
Pauvre Hollande ! Non seulement les querelles internes du PS lui donnent une très mauvaise mine, mais le jeu des radicaux de « gauche » le fait tourner en bourrique.il n’apas déchiré son accord électoral avec le MRG, il a cryu sur parole les mises au point de Baylet après son pas de deux avec Sarkozy. Mais le patron de la Dépèche du Midi se situe (déjà et encore) au-delà des législatives. Dans la « ligne Tapie » du « rapprochement » voire de la fusion avec Borloo

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Dans un courrier aux militants, le président du Parti radical de gauche relève de "réelles convergences avec la nouvelle vision exprimée" par le président "beaucoup moins à droite que sa campagne".Et il confirme sa volonté de cocufier publiquement et sans retenue Hollande et le PS. Avec « audace et courage ». Borloo n’a même plus besoin de lui tendre les bras : Baylet lui saute déjà sur les genoux, avec un cri d’espoir : « Le vrai Centre c’est nous ». Ah ! ces radicaux ! il semble que déçus par ce ballet d’une autre époque ombre de militants du parti radical aient rejoint le MoDem. Une belle recomposition politique. Non ingrat, Baylet reconnaît : « C’est le vote Bayrou qui nous force à la réflexion »

ALLEGRE JOUE DELANOE
Il a dit NON, poliment mais sans allégresse, aux propositions de Sarkozy. Pas de mission spéciale pour la réforme de l’Université. Et pas de ralliement… Claude Allègre reste au PS. Et espère en une Révolution Delanoë… tout en redoutant que Ségostar fasse main basse sur ce Parti envers lequel il est plus critique que quiconque.
Son ITW à Libération vaut qu’on s’y attarde. Extraits :
>>> « Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents. On reste confondus d'apprendre que le PS n'a rien demandé pour élaborer son programme à des gens comme Martin Hirsch, Jacques Attali, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Denis Olivennes et tant d'autres, tous membres du PS. Le parti a fait de l'incompétence le gage de la démocratie, Ségolène disant même : «Nous n'avons pas besoin d'experts !» Sarkozy a, lui, récupéré les compétences, en ayant le courage d'affronter ses partisans. Que Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami de Hollande soit passé chez Sarkozy, c'est symbolique.
>>>> Ce ne sont pas les socialistes qui sont nuls, c'est la direction du PS. Avant le congrès du Mans, nous avons eu le plus faible secrétariat national de notre histoire. Mais il y a des députés, des maires qui font du très bon travail, qui défendent un idéal, des gens formidables. C'est cela le PS, pas les apparatchiks parisiens !

>>>> Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche. Elle va tenter de refaire une sorte de FGDS, de Fédaration de la gauche démocrate et socialiste. La seule personnalité qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë entouré de quelques jeunes comme Benoît Hamon, Stéphane Le Foll, Annick Lepetit, Clotilde Valter ou Harlem Désir. Il pourrait rénover le PS. Il a des convictions authentiquement socialistes mais aussi la compétence et le talent. Car la rénovation du PS, ce ne sont pas les vieux qui la feront. C'est aux jeunes de prendre la main. »
Les malheurs du PC
Marie-George Buffet a le blues. Pour cause : 1,92 % ! C’est historique…mais il est des façons plus dignes d’entrer dans l’histoire… On l’a dit déprimée, au bout du rouleau. Personne n’aimerait être à sa place. Pourtant, cette place on se la dispute déjà…

Résultat, place du Colonel-Fabien, une poignée de noms circulent, qui pourraient incarner ce renouveau. Dont trois jeunes : Patrice Bessac, 28 ans, conseiller régional d'Ile-de-France, le chouchou de MGB Olivier Dartigolles, 36 ans, porte-parole du PCF, et Marie-Pierre Vieu, 39 ans, conseillère régionale de Midi-Pyrénées. Un coup de jeune au PCF ; c’est l’une des conditions de la survie. Mais c’est quoi être communiste en France, en 2007 ? La crise est plus identitaire et idéologique que générationnelle… La question -clef: y a-t-il des jeunes npn passéistes au PCF? C'est la questiion qui se pose dans tous les partis de gauche, d'ailleurs.
19:15 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, royal, PS, social, syndicats











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