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28/05/2007

Au PS, coups de collier, coups bas et coups de gueule

Offensif, le pauvre Hollande

Il en devient émouvant ! Et son sens du devoir envers son parti doit au moins être respecté :il se bat, se montre offensif et Fillon a tort d’ironiser sur ses « pitreries »… Il y a des mauvais perdants, peut-être. Mais rien n’est pire qu’un vainqueur qui gère mal sa victoire en la traduisant par du mépris et de l’arrogance… Il fait ce qu’il peut, le futur ex-patron du PS. Il en donne des coups de colliers malgré tous les coups (y compris bas ) qu'il recoit dans sa famille et chez ses cousins radicaux...

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"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il exhorté sur Canal+

"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Belle formule, mais c’est Jospin qui a eu l’idée de faire  les Législatives dans la foulée de la Présidentielle… Pour provoquer un effet boule de neige en faveur de l’élu.

La France a besoin effectivement d’une bonne opposition. Mais sous Chirac, le PS a-til été une bonne force d’opposition.Les opposants systématiques sont aussi jugés sur leur bilan de « sortants », surtout quand ils s’accrochent  à un programme plutôt flou, bricolé, et une vision manichéenne des clivages droite-gauche  qu’ils n’entretiennent que par intérêts de parti. Qui parlait de duo plus que de duel ? Ah ! Oui. Bayrou. Dans cette analyse-là aussi il avait (et a toujours) raison…

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Le « coup de gueule » de Fabius le dviseur

Il se fâche Fafa et il pousse un coup de guele dans le JDD (fier de cette exclusivité). Unité ! Rassemblement ! Fin des querelles stériles ! Discipline ! Dans sa bouche, c’’est (presque ) drôle. Quand on pense à l’esprit de parti , de discipline, de rassemblement qui fut le sien après le referendum interne au PS sur le projet de Constitution… Ne s’est-il pas rendu  compte, avec son intelligence brillante (comme celle de Juppé) que la PS aux Présidentielles a surtout payé la facture et les fractures de son attitude anti-européenne (lui le très libéral devenu anti-libral, lui l’européen devenu anti-européen)…J’ai lu son « coup de gueule » : qui lui donnera un bon coup de pieds dans les fesses ? Il en est où, au fait, Fabius, dans sa définition personnelle du « socialisme » ?

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Quand Le Pen lance des fleurs à Sarko, le « siphonneur »…

Interrogé sur les débuts du nouveau président, Jean-Marie Le Pen dit vouloir attendre "100 jours" pour voir les résultats de "son action", avec cette petite pique "ce n'est pas en faisant du jogging qu'on va régler les problèmes"…. A ce propos, le président du FN estime que Nicolas Sarkozy "en fait trop". Jogger, serrer les mains des passants... "Tout cela, c'est du cinéma. Et parfois, c'est too much".

Mais il ne cache pas son admiration Le Pen, en bon connaisseur : Si Ségolène Royal "sur le fond n'a pas fait une mauvaise campagne", Nicolas Sarkozy "a été assez original et performant. Il a fait une campagne à l'américaine exemplaire. C'est même un modèle qu'on pourra étudier plus tard à Sciences Po".

Le leader du FN  se souvient même avoir trouvé que "l'homme a du charme" quand il l'a rencontré notamment au ministère de l'Intérieur.

Ce faisant, bien sûr, "Sarkozy est venu siphonner une partie de mes voix". Les électeurs "ont préféré voter pour celui qu'ils tiennent pour mon disciple et qui parle comme moi" … il est des compliments qui cachent quelques méchancetés !

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Arlette telle qu’en elle-même

Elle a du mérite, Arlette. Mais elle a une conception de la démocratie représentative un peu paradoxale : La « travailleuse » Laguiller affirme que le programme des 563 candidats LO aux législatives n'est pas un « programme électoral » mais « prépare les luttes ouvrières de demain ». Bizarre… c’est moins grave que de promettre des lendemains qui chantent…. Ou des « grands soirs » !

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