31/05/2007
fragment de pensée
"Il faut savoir courir plus vite que les nuages"
Jean-Claude BRIALY
20:45 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, société, philosophie, sagesse, art de vivre, web
Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »
En guise de Carnet de campagne....
L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE
>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie…

Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.
L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU
>>>>Un détail : La dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.
Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.
Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.
L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE
>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet, son premier baptême du feu avec sa double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".
Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….
L'ETAT DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE
>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé ! La ministre de l'enseignement supérieur a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.
Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...
L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS
>>>> Excellente tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ». Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !
20:10 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poltique, gouvernement, finances, université, sarkozy, législatives
Max, L'IMMORTEL....

Cette élection est la première d'une série qui devrait s'étaler sur environ un an pour reconstituer les rangs des académiciens. Le nombre de fauteuils vacants n'a jamais été aussi important depuis une vingtaine d'années, avec six décès – sur 40 membres – enregistrés depuis le printemps 2006 : Jean-François Revel, Bertrand Poirot-Delpech, Jean-François Deniau, Henri Troyat, Pierre Moinot et René Rémond.
Historien et romancier prolifique, Max Gallo est l'auteur d'une centaine de romans, biographies et études historiques. Il avait déjà présenté sa candidature à l'Académie en juin 2000, n'obtenant alors que six voix.
Né à Nice en 1932, dans une famille d'immigrés italiens, le nouvel académicien a la fibre patriotique et la passion de la République. Il s'est d'abord fait connaître comme historien, avant de toucher le grand public avec des sagas romanesques (La Baie des anges, Les Patriotes...) et des biographies historiques à succès, de Jaurès, de Gaulle ou Napoléon.
19:00 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, académie, france, politique
Hommage à Philippe Lacoue- Labarthe
16:15 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue, livres, philosophie, europe, culture
La refondation de l'écologie politique en France aura des répercussions au Parlement européen
La recomposition politique française aura évidemment des répercussions au Parlement européen. "Les Verts et les eurodéputés de Bayrou ont des votes convergents dur les problèmes d'environnement et de société", se plait à répéter Daniel Cohn-Bendit depuis longtemps déjà. Logique:le système VRAIMENT démocratique du parlement européen favorise des majorités thématiques et des améliorations législatives. "Ce qui est intéressant au parlment européen , c'est que les jeux ne sont pas faits d'avance"
Le fait que l'euro-députe Vert Jean-Luc Benhamias ait rejoint le Modem est plus qu'un signe isolé: un signe annociateur de temps nouveaux. La refondation de l'écologie politique est en route, y compris au niveau de l'Union européenne. Elle passe par un dépassement des clivages droite-gauche.
Sélection Relatio sur le site de Chantal Cutajar
Les Verts passent à l’Orange...
... et les Verts enrichissent l'Orange

L'Orange et le Vert vont bien ensemble... Harmonie des couleurs. Complémentarité des symboles: espoir pour le vert, vigilance et vitalité pour l'orange. Dynamisme et santé pour les deux.

François Bayrou qui avait accueilli Nicolas Hulot à l'Université d'été de l'udf l'an dernier. Il a signé son Pacte, comme je l'ai fait moi-même. L'UDF de Bayrou avait mis au point en collaboration avec Corinne Lepage de Cap 21 (parti constitutif du MoDem) une plate-forme sur le développement durable, à la fois audacieuse et réaliste, qui avait des mérites reconnus par les experts mais qui malheureusement n'ont guère retenu l'attention des médias durant la campagne: cohérence, intégration des préoccupations écologiques dans tous les secteurs d'action et à tous les niveaux, objectifs précis et moyens d'action bien définis.
Cette plate forme marquait (et marque toujours) un vrai tournant dans l'histoire de l'écologie politique en intégrant, sérieusement, sans démagogie, sans intégrisme idéologique, sans nostalgies passéistes et sans rêves utopiques, l'écologie à la politique.
Horizontalité et verticalité, audace et réalisme, diversité et cohérence: la politique devient écologique ou n'est pas. Comme la politique est morale ou n'est pas. Comme la politique doit servir l’intérêt général ou n’est pas.Comme le droit doit servir la Justice ou n'est pas. La refondation de l'écologie politique passe par le MoDem.
C'est conforme à la social-économie (qui est aussi une éco-économie) et à la démocratie sociale (qui est par nature une démocratie environnementale) prônées par Bayrou et à la finalité même de mon propre engagement en politique: remettre l'Homme, le principe d'Humanité, au coeur de toute action!
C'est conforme aussi à la logique des réflexions et des travaux du Conseil de l'Europe en matière d'environnement que je m'engage à soutenir bien davantage à l'Assemblée nationale si je suis élue par les Strasbougeois dont je connais l'attachement à la qualité du cadre de vie, à la sauvegarde d'un environnemen sain et à la protection de la planète.
Je suis donc ravie que, de plus en plus, des Verts rejoignent, viennent enrichir la famille orange du Modem. A tel point qu'un site internet, MoDem Ecologie, vient de s'ouvrir et que les militants du Modem comptent chaque jour un peu plus de militants "écolos". Nature et culture : culture de la nature et culte de l’Humanité, donc de cette planète des Hommes.
Il ne pouvait pas en être autrement dans ce parti nouveau conçu pour ce XXI ième siècle dans lequel n’ont ne devons avancer ni à reculons ni en fonçant dans les murs annoncés. Tous les défis à relever ont une dimension écologique, comporte des impératifs écologiques. C'est vrai du "local" au "global". Du particulier au général.
" Voter écolo, c'est voter, MoDem", dit un slogan de candidats de Cap 21 investis par le Mouvement démocrate. Mes engagements en la matière le confirment. Pour une écologie politique qui allie idéalisme et pragmatisme:le MoDem, le MOUVEMENT DEMOCRATE. C'est l'une des dimensions essentielles de ce qui est "La Révolution Bayrou". Une révolution qui continuera grâce à vous.
Chantal Cutajar
« Nous devons devenir le changement que nous recherchons pour le monde » (Ghandi)
A LIRE OU RELIRE SUR CE SITE: La plate forme écologique de François Bayrou et de Corinne Lepage >>>>>>>>>>>>>>&...
au MoDem !
LU DANS MARIANNE
Des Verts pastèque aux Verts melon
Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d'aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?
Cela « n'affole pas » Dominique Voynet, mais les faits sont là : certains Verts ont décidé de se convertir à l'orange et de rejoindre le Modem. La fuite des écolos a commencé avec le ralliement de Jean-Luc Benhamias, ex-secrétaire national des Verts, à François Bayrou. Résultat : parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte une grosse dizaine d'anciens Verts. Quatre à Paris, dont Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris. A ceux-là on peut ajouter deux autres proches de Jean-Luc Benhamias candidats à Marseille et quelques candidats éparpillés entre la Seine-et-Marne, le Val d'Oise, ou la Picardie...
D'autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l'ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »
Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s'amusent à les appeler, ces Verts rattachés à la rose socialiste, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?

Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l'écologie n'a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d'ailleurs qu'elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.
Pour Jean-Luc Benhamias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ».
Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n'est qu'une poignée de gens. Ce n'est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s'être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
Reste deux interrogations auxquelles il est sans doute trop tôt pour répondre. Cette tendance est-elle appelée à se poursuivre, comme le prédit Jean-Luc Benhamias ?
Pour le député européen, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives. Pour convaincre les hésitants, un site Web « Modem écologie » a même été mis en place. A voir. Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu'il n'y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n'arrive pas », promet la présidente de Cap 21.
Anna Borrel avec François Vignal
FORUM POUR LE MoDem >>>>>>>>>>
Tout n'est pas toujours carré !
Les avis peuvent diverger....RDV sur la page écolo du forum du MoDeM
« Il n’y a pas de passagers sur le vaisseau terre. Nous sommes tous membres de l’équipage »
Marshall Mac Luhan
15:09 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, écologie, strasbourg, modem, cutajar
Strasbourg: L'Europe n'est pas qu'une affaire supranationale, elle d'abord une affaire infra-nationale qui commence dans les collectivités locales et territoriales
Sur le site du Conseil de l'Europe
Daniel Riot : « L’esprit du Congrès, c’est l’esprit de l’Europe de Strasbourg »
Ancien éditorialiste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et ancien directeur de la Rédaction européenne de France 3, Daniel Riot anime aussi le site d’information européen « Relatio ». Modérateur du débat organisé à l’occasion des 50 ans du Congrès dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe le 30 mai 2007, il entend mettre en avant les spécificités de la politique locale et régionale européenne, tout en rappelant les liens intellectuels unissant Strasbourg et le Congrès.

Vous êtes, depuis des décennies, l’un des plus fins connaisseurs de l’Europe à Strasbourg. Avec quel esprit abordez vous le débat que vous animerez mercredi, et quels sont les messages que vous souhaitez transmettre ?
Daniel Riot : Le Congrès fait partie de ces institutions trop mal connues du grand public, alors que son travail de réflexion en profondeur, ses études comparatives et ses confrontations d’expériences lui donnent une vraie visibilité et un aspect concret. Le Congrès est dans la ligne de ce que l’on appelle « l’Europe de Strasbourg », c'est-à-dire une Europe des valeurs, qui se cultive à tous les niveaux, y compris à celui des régions, des villes et des quartiers. Il montre que l’Europe n’est pas seulement une révolution supranationale, mais aussi infranationale, car on devient européen à partir de l’endroit où l’on se trouve, et pas à cause de concepts globaux ou abstraits. Le Congrès, c’est l’illustration d’une Europe proche, au contraire d’une Europe technocratique.
Même si la mission du Congrès est volontairement concrète, les concepts et les discours européens ont parfois du mal à être compris du grand public : comment les rendre plus proches de la population ?
Daniel Riot : Mon rôle est d’amener les participants au débat à « ôter leur carapace » et à se dessaisir d’une forme de « diplomatiquement correct » qui, trop souvent, empêche d’aller au fond des choses. Je souhaite, lors du débat, que des idées puissent être reprises par les médias, par exemple sur les différences entre les notions de région en Europe, ou sur l’importance de l’échelon local et régional pour les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les autres, de même que pour la réalisation du concept d’ « Euroméditerranée », et je voudrais que l’on comprenne à quel point le Congrès est un laboratoire pour l’avenir.

Concrètement, comment vous y prendrez-vous pour harmoniser les interventions des orateurs, venus d’horizons très différents ?
Daniel Riot : Un animateur est d’abord un écouteur, mais je vais lancer le dialogue afin d’éviter de faire du débat une suite de monologues. Et surtout, je ferai en sorte que seul le lieu du débat soit solennel, et que la discussion se déroule en toute liberté. L’Europe doit être « charnelle » et se toucher du doigt, et l’aspect concret des débats participe à cet objectif.
EN SAVOIR PLUS, SUR RELATIO >>>>>>>
VOIR LE DOSSIER SPECIAL "LES 50 ANS DU CONGRES"
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00:15 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, strasbourg, democratie locale
30/05/2007
Changement de régime avec Nicolas Ier; Vers une Présidence à la russe
La « une » de Libération de ce jour me plaît bien… Parce qu’elle est un excellent reflet d’une situation dont on a bien tort de sourire ! "Sarko en campagne permanente"... Les précédents Giscard et Mitterrand servent d’alibi. Le quinquennat sert d’excuse .« Ce n’est pas un meeting de propagande de l’UMP », assure Devedjan, devant le décor géant du Havre : « Ensemble pour la majorité présidentielle ».
Et pendant ce temps là, le PS fait un festival unitaire chargé d’hypocrisies : « la gauche plurielle et devenue la gauche pour rien », ironise Noël Mamère alors que la pauvre Mme Voynet pratique l’ouverture à sa façon, en frappant à la porte de…Juppé.
Ce n’est pas grave : il paraît que les Français se moquent des critiques formulées contre « L’Elysée aux champs » (comme dit « C à-dire » sur la Cinq) et qu’ils ne sont pas du tout passionnés par les questions institutionnels.
Pourtant, nous sommes en train de changer de république, sans modifier la Constitution : »Je suis un gouvernement qui gouverne », dit et redit Nicolas Ier en jetant par-dessus les moulins l’article 20 de la Constitution et en appelant les électeurs à aller voter pour ratifier leur choix présidentiel, à le plébisciter (c’est le mot qui convient !) et non pour avoir des représentants du peuple à l’assemblée nationale.
Le « Président de tous les Français » ? Un Président en camapgne permanente pour les Législatives et, déjà, …pour 2012.
« Une présidence à l’américaine », osent dire de bons esprits qui se prétendent même politologues. C’est oublier (entre autres) le poids du Congrès et des Etats… Soyons un peu sérieux. La démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes dans un système présidentiel à la russe, plutôt. En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame de la République.
J'ai passé une partie de ma journée au Conseil de l'Europe: c'est bien de voir le regard des autres... La France un modèle de démocratie? "Donneurs de leçons, taisez-vous! " Pas fier le coq... Mais les gens sont méchants, c'est bien connu: des jaloux et des envieux...
Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité... républicaine. Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement sous les sunlights… Un roi confronté à un vrai parlement doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enregementés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite (auteur à la mode à Strasbourg en ce moment), que « la plus vile espèce d’ennemis ce sont les louangeurs » et que « le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout. Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maitrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.
Enfin, inutile de se prendre la tête, rien de tragique en vue pour l'instant...L'état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Motesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre en notre bonne et belle France: « on » s’en veut toujours d’avoir coupé une tête royale… L’une des vraies « exceptions » française vient de là.
Qui parlait récemment de « Tiers-Etat » ? Ah ! Oui… Bayrou. Prémonitoire ? Attendons la suite. "Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique ", constatait Tacite.
19:30 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, Ps, bayrou, histoire, démocratie
29/05/2007
Mon carnet de campagne : Le « bon choix » de Sarkozy

Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…
On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...
Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...
D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…
Les municipales, qui n’y pense pas ?
Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!
Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

Les tireurs de ficelles
Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ». Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.
A Strasbourg, la droite se paye le luxe d’une primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.»
C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

Des éléphants aux mamouths
Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.
Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : « labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.»
Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…
C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…
Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.
A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique aux partis politiques… Belle franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

«Mes racines sont mes branches »
Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI, les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération :
« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel». Désormais, il se lance en politique (…)
Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes». «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince». «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.»

Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .
Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur».
Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

Quel concert au Zénith ?
A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron", mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !
« Je n’exclus rien et je ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."
Daniel RIOT
12:40 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, législatives, strasbourg, presse, sarkozy, bayrou, royal
Avec Chantal CUTAJAR dans la première circonscription de Strasbourg
POUR UNE REVOLUTION CITOYENNE...
Social-économie et Démocratie sociale
Je suis candidate UDF-MODEM aux Législatives dans la circonscription I de STRASBOURG
INDEPENDANCE ET LIBERTE Dire OUI et NON aux projets et propositions de LOIS en conscience, en pensant à l'intérêt général, et non en suivant des consignes partisanes dictées par des considérations politiciennes.![]()

00:40 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, législatives, cutajar
Réflexions de campagne, par Chantal CUTAJAR
A lire sur le BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>>>>>

>>>>>> RENCONTRE AUTOUR DE L'UNIVERSITE ET LA RECHERCHE
>>>>>> LA BATAILLE DE LA CARTE SCOLAIRE
Une journée « bizarre »…

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