07/06/2007
Ce soir à STRASBOURG: Construire l'Europe des citoyens
Henri Malosse:"L'Europe est la bonne réponse à la mondialisation"
Ce Jeudi 7 juin à 20h30, à Strasbourg: Un grand débat sur "Comment construire l'Europe des citoyens" avec Henri MALOSSE, président du groupe Employeurs au Comité économique et social européen, et Chantal CUTAJAR, candidate de l'UDF-MoDem de François Bayrou dans la première circonscription. (Au FEC, 17 place Saint-Etienne).

La première des priorités, c'est une évidence, c'est d'apaiser ou plutôt d'effacer les peurs qu'engendre la construction européene. Des peurs trop souvent artificiellement nourries par démagogie. Une question parmi d'autres que M. Henri MALOSSE connaît bien: l'Europe est-elle un accélérateur des effets pervers de la globalisation ou au contraire le meilleur outil de protection de nos économies.
Ce membre très actif du Comité économique t social vient de faire adopter à l'unanimité un rapport très fouillé, bien documenté et très pertinent dans ses analyses. Nous reprenons ici le résumé qu'il a publié sur son blog personnel.

DONNER UN VISAGE HUMAIN A LA MONDIALISATION
La France est sans doute le pays d'Europe où la mondialisation fait le plus peur. Auprès de nos voisins on parle plus d'opportunités que de risques. Ce n'est pas seulement vrai des pays nordiques ou anglo saxons, mais eussi de l'Europe de l'est ou de pays de la Méditérannée comme l'Espagne ou l'Italie. La mondialisation est une réalité, mais ce n'est pas un phénoméne nouveau.
Bien avant la route de la soie et la découverte des Amériqies, les échanges ont toujours existé. Ce qui est nouveau, c'est l'intensité et la raoidité avec laquelle circulent les flux d'informations, de biens et de services jusqu'aux facteurs de production aujourd'hui. Les grands responsable en sont les nouveaux moyens de communication et en particulier l'Internet. On doit considérer comme un facteur positif le décollage des pays qui émergent comme la Chine ou l'Inde: au delà de la satisfaction humaniste, la mondialisation fabrique des consommateurs chinois ou indiens qui sauront apprécier le made in Europe.

L'Europe est la bonne réponse à la mondialisation. Non pas pour en faire un bouclier ou une cible.
Pas un bouclier, car la construction européenne s'est faite sous le signe de l'ouverture et pas de la fermeture. Du protectionisme européen il n'y a qu'un pas au protectionisme tout court, du patriotisme économique, qu'un pas au nationalisme tout court.
Génétiquement, l'Europe ne peut être une forteresse contre la mondialisation, mais elle ne doit pas non plus en être la cible principale en devenant le supermarché du monde. Sinon bien vite une Europe de consommateurs aisés se transformera en une Europe de consommateurs sans salaires et donc sans pouvoir d'achat. Il faut continuer à produire en Europe, non seulement des produits de haute technologie, mais aussi de l'agro alimentaire, des textiles et autres domaines où la qualité, la créativité et l'innovation des Européens sont autant d'atouts à renforcer.
L'Europe peut être en fait le levier d'une mondialisation à visage humain et en même temps nous aider à en minimaliser les risques et à maximaliser les opportunités: Le levier d'une mondialisation à visage humain.
C'est une grande ambition.

L'Europe s'est construite comme un état de droit, soummise à des lois et à une juridiction.
L'Europe est fondée sur l'égalité entre Etats qui ont accepté de déléguer une part de leur souveraineté à une entité commune.
L'Europe a appris à gérer la compléxité, à préserver les diversités culturelles (le plurilinguisme en est une des règle de fonctionnement. les plus remarquables .!)
L'Europe s'est contruite à l'opposé de l'idée de rapports de force et de puissance hégémonique. L'Union européenne peut être ainsi un laboratoire d'une gouvernance mondiale à visage humain. Il ne s'agit pas de croire qu'elle peut préfigurer ce que serait une gouvernance mondiale. En effet le projet européen se nourrit de l'idée d'unir les peuples autour d 'un même destin et d 'un même projet et l'on voit bien qu'on n'en est loni au plan mondial. Mais l'Europe montre le chemin en matière d'une gouvernance fondée sur le respect de l'autre, sur le multilatéralisme opposé aux tentations hégémoniques, su des bases d'un état de droit.

L'UE se doit donc de renforcer les "îlots de bonne gouvernance mondiale" qui s'appuient sur des principes équivalents de droits et sur une même vision humanistes: l'OIT pour les droits des travailleurs, l'OMS pour la protection de la santé, l'AEIEA our l'énergie, l'UNESCO pour la diversité culturelle et le droit à la diffusion des connaissances, l'OMC pour le commerce équilibré.
L'UE doit agir afin d'améliorer ce par quoi ces organisations pêchent le plus, c'est à dire le manque de mise en oeuvre. Elle pourrait soutenir , à l'image de ce qui a été fait pour le commerce avec le mécanisme de réglement des différends de l'OMC, des systémes de mise en oeuvre, de suivi et juridictionnels tels que : une véritable Cour internationale des doits de l'homme à l'image de celle du Conseil de l'Europe, des mécanismes de contrôle de mise en oeuvre pour l'OIT, l'OMS ou l'UNESCO. L'UE doit aussi forcer la main des décideurs mondiaux pour créer, à la suite du processus de Kyoto, une véritable Agence mondiale du développement durable qui pourrait proposer des conventions et disposerait de moyens financiers et des mécanismes de contrôle d'application.
On voit bien qu'un seul pays ne pourra agir efficacement dans cette direction.
Seule l'Europe parlant d'une seule voix possède la force de conviction nécessaire.
Sa capacité de conviction sera d'autant plus forte qu'elle pourra faire des émules.
01:40 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, monde, strasbourg, politique, cutajar











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