02/07/2007
Le discours européen de Sarkozy à Strasbourg
Merci, Monsieur le Président
Franchise oblige : je n’étais pas un supporter de Sarkozy. C’est même le moins que je puisse dire. Les fidèles de ce blog le savent (trop) bien... Et même son discours de février sur la panne de l’Europe et sur son idée de « mini-traité » m’avait laissé pour le moins dubitatif. Mais (et j’en suis ravi !) le discours qu’il a prononcé aujourd’hui dans la métropole européenne, capitale parlementaire de l’Europe, m’a séduit. Et m’a rempli d’une satisfaction telle que le militant de la « cause européenne » que je suis n’a pas éprouvée depuis longtemps. Pour tout dire, depuis le discours d’adieu du Président Mitterrand au Parlement européen… Souvenirs, souvenirs !

Ce discours, au-delà de l’autosatisfaction avancée (mais en partie lgitime) m’a séduit par la force de conviction qui l’habite, par les références aux pères fondateurs qui l’habille et, surtout, par la volonté d’aborder les « affaires européennes » sous un angle politique. Oui, L’Europe est d’abord une aventure politique avant d’être une « construction ». Oui, il ne faut pas confondre les moyens et les fins. Oui, il importe de renouer avec de grands principes de base qui ont été défigurés ou trahis par des réflexes bureaucratiques, par des paresses intellectuelles et par des influences de ce « grand large » contre lequel les plus pro-américains et les plus pro-libéraux des « fondateurs », Jean Monnet en tête, luttaient.
Un retour aux sources pour reprendre une longue marche en avant ? OUI. Je l’ai souvent écrit, je le redis : l’avenir européen passe par une réconciliation des idées de Monnet (et de Schuman) et de De Gaulle.
Si Sarkozy y parvient, il aura bien mérité de la patrie et de cette Europe qui fait partie de nous comme nous faisons partie d’elle.
Le contexte n’est guère favorable à une relance de l’esprit POLITIQUE de l’Europe. Sarkozy a le mérité de le faire. En tentant de dépasser les clivages entre ceux qui ont voté OUI et ceux qui ont voté NON au projet de Constitution. En mettant l’accent sur les fondamentaux de l’unification européenne. En dégageant des voies vers un avenir où les Européens reprendront confiance en eux-mêmes.
Sur tel ou tel question, des analyses divergentes peuvent être faites et des critiques peuvent et pourront être émises. Mais ne gâchons pas notre joie intellectuelle et politique de voir et d’entendre le Président de la république française prononcer les mots qui s’imposent pour réduire le pire des déficits dont l’Europe souffre : un déficit d’enthousiasme.
Merci, Monsieur le Président.
Daniel RIOT
20:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, sarkozy, france, Union européenne











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Commentaires
Chers Amis Daniel et Carol
Je viens de vous decouvrir et je vous salue cordialement.
Heracles Galanakis
Écrit par : Galanakis | 08/07/2007
Chers Amis Daniel et Carol
Je viens de vous decouvrir et je vous salue cordialement.
Heracles Galanakis
Écrit par : Galanakis | 08/07/2007
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