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29/07/2007
Double révolution du string: L'Europe touchée
Un temps oublié: la culotte,victoire féministe...
L'oeil indiscret de VENUSIA pour RELATIO.
Assez ! Ne tirez pas sur la ficelle : il n’y en aura bientôt plus. Voici la première révolution du string : Le C-string… Une pièce unique, moulée, qui tient toute seule. Les américaines en raffolent (paraît-il) : les Européennes n’y résisteront pas. Elégance et discrétion. A quand le string tampon ?...
Ma copine Leila qui mange du sable dans le midi en a vu sur les plages : il offre même une excellente alternative au traditionnel bikini, parce qu’il permet de bronzer sans laisser de traces d’élastique. On n’arrête pas le progrès. Le string était une invention dont seuls les hommes sont capables :le vêtement qui déshabille. Le string C, c’et le vêtement qui met à nu. C’est strong, non ? Comme dit l’écrivain Vincent Engel, en se référant au zodiaque, chinois, nous sommes vraiment dans l’ère (l’aire) de la raie.

A propos de raie, une curiosité étymologique :la fesse, en (bas) latin « fissa », c’est la fente, la fêlure, la fissure, pas ces bosses qui encadrent la raie…Passons. Culotte, çà vient d’où, à votre avis ? Du latin aussi : culus… Rien à voir avec culte qui vient de cultus, dérivé de colere (adorer), ni avec culture : cultura… J’arrête ; cela devient cucu. Il n’y a vraiment pas de quoi se taper le cul par terre… Le ridicule ne tue pas, mais il fait tomber sur la culasse. Comme la deuxième « string-révolution »…qui déferle déjà sur le net.

Assez ! Fini de sourire, de rire (et parfois, sur des émules de Botticelli, de pleurer) sur ce string qui dépasse du jean. Volontairement, ce qui est parfois plus vilain que coquin. Ou involontairement, ce qui est toujours gênant et souvent vulgaire. Les Japonais (qui adorent tellement les fesses qu’ils en ont fait des bonbons) ont lancé le string jean. Ou le jean string, plutôt... Peu importe l'ordre:jean et string ne font qu'un.
Le string intégré au jean. J’en ai vu à la grande braderie d’été de ma (prude) ville : cela va faire fureur. Les amateurs de buzz le prédisent, n'est-ce pas Otto le chauffeur de buzz sur le site de qui j'ai piqué quelques photos promotionnelles, comme il se doit che un buzzeur…
Attention à la rentrée scolaire : le débat sur l’interdiction du string à l’école, déjà lancé avec le string-ficelle, va rebondir et s’amplifier. Après la querelle du voile qui habille la face, la polémique du string qui déshabille les fesses.
Ah ! Le string… Sur internet, où les blogstring connaissent un belle audience et où avait été lancé en 2001, j’ai lu que le « string est le graal de la lingerie ». Quelle quête ! Moi, j’ai un coté sans-culotte (héritage de mon époque révolutionnariste, sans doute)… Mais je comprends celles qui en ont fait un outil de séduction ou de provocation. Je comprends moins celles qui en font un totem de leur libération… Femme libérée, femme stringuée ? Tu parles...
Un peu d’histoire… Cette invention des années 70 est née voilà bien longtemps dans des contrées bien lointaines…
Assez paradoxalement, le string existait en effet ....avant la culotte. Son origine, remonte très loin dans l'histoire. De nombreux peuples dits « primitifs » ont porté (et pour certains portent encore) pendant des siècles ce qui pourrait être considéré comme l'ancêtre du string : une simple bande de feuilles, de branches ou de tissu dans l'entrejambe reliée à un lien autour de la taille. Des générations de danseuses exotiques ont porté ce qui ressemble à un string avec un avantage : le string sied bien aux collipyges (çà, çà vient du grec…) Mais la perfection n’est pas un produit de consommation de masse… Même dans les boites où des stripteaseuses jouent les Venus et les Aphrodite du pauvre (d’esprit) en donnant tout son sens à l’expression « la peau des fesses »
Le string d’aujourd’hui est en fait une exportation brésilienne. D’où l’appellation (non contrôlée) de « slip brésilien ». Sur les plages, d’abord. Surtout dans les années 80 où fleurissent bien des variantes, dont les tangas. Dans les années 90, il gagne du terrain : influence de la pub. Il se popularise, devient plus qu’une mode : un « phénomène de société ».Il représente aujourd'hui le plus gros du volume des ventes des sous-vêtements féminins. Banal, le string… Détrônée, la culotte !
16:20 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, mode, sociéte, europe, string, sexe, sexy
28/07/2007
Bush marchand d’armes : 20 milliards de dollars pour l’arsenal du Golfe persique
Inquiétant ! Les armements vendus et achetés ne sont pas toujours des armes de dissuasion qiu servent à préparer la guerre pour garantir la paix… Voilà un contrat de Bush qui impressionne par son ampleur. Le Golfe persique ? Un arsenal qui se développe : des pétro-dollars au service des missiles. Pour mettre en garde l’Iran ? Peut-être… Mais une chose est sûre : face à ses soutiens du complexe militaro-industriels, Bush remplit ses contrats…
Les Etats-Unis s'apprêtent à annoncer la signature d'une série de contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et cinq pays du Golfe persique producteurs de pétrole de près de 20 milliards de dollars, rapporte aujourd’hui le Washington Post. Le journal précise que Washington prévoit également de fournir 30 milliards de dollars d'aides à Israël et 13 milliards à l'Egypte sur 10 ans. Pour quel usage ? Mystère. Secret d’Etat.
Ces contrats d'armement comprennent la livraison de missiles air-air ainsi que des équipements pour bombes intelligentes (guidées). Ils constituent les plus importants négociés sous l'administration de George W. Bush, selon le Washington Post.
L’annonce de ces contrats intervient quelques semaines après la publication du rapport annuel de l'Institut International pour la Paix de Stockholm (le SIPRI) dont les constats donnent le vertige.
Des dépenses de l'ordre de 1200 milliards de dollars US en 2006. Un total sans précédent avec un taux de croissance qui touche presque toutes les régions de monde, de ce « monde armé jusqu'aux dents » qui oublient l’avertissement de Plutarque : « le temps des armes n’est pas celui de lois »
21:50 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : USA, armements, golfe, arabie saoudite, ventes 'armes, défense, stratégie
La premièrecontre-performance diplomatique de "Super Sarko"...
Leçon d’une mini tournée : Apprendre à mieux connaître l’Afrique
EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT
Trop, trop vite, trop maladroitement… En politique étrangère, le « Super Président hyperactif et omniprésent » vient de recevoir quelques coups et quelques leçons qu’il aurait tort de prendre par le mépris ou la rigolade…Sa mini tournée africaine est en fait sa première contre-performance diplomatique.
Il en fait trop. C’est évident. Et cela le fatigue. Cela se voit. Cette manière de presque s’endormir en conférence de presse n’est pas qu’un manque de courtoisie à l’égard de ses hôtes. C’est une alerte médicale…
Il agit trop vite. Sa précipitation à aller embrasser Kadhafi est plus condamnable que sa volonté (dictée par le simple réalisme) de normaliser les relations avec une Libye qui joue effectivement un grand rôle (pour le meilleur et pour le pire) au Moyen-orient, dans le bassin méditerranéen et en Afrique. « La hâte manifestée par le président de la République laisse un goût amer. M. Sarkozy voulait introduire de la morale dans la politique étrangère. Le cas libyen constitue au minimum un contre-exemple Konaré critique violemment Sarkozy », souligne Le Monde.Un commentaire plutôt aimable par rapport à d’autres...

Cette précipitation qui se traduit par un « cavalier seul » érigé en règle de (mauvaise) conduite inquiète nos meilleurs alliés, partenaires et amis, les Allemands. Et c’est grave… Pour l’Europe, bien sûr, mais d’abord et surtout pour la France
Il agit trop maladroitement. Sa mini-tournée africaine a été un vrai festival de bévues, d’indélicatesses, de bourdes. Rien de dramatique, mais comme on sait, « le diable se cache dans les détails »…Son discours de Dakar a suscité un vrai tollé qu’il avoue publiquement …ne pas comprendre. C’est très mauvais signe… D’abord ce qui est dit est dit et on se demande pourquoi il éprouve en permanence ce besoin de se justifier, même quand il est peu justifiable. Ensuite, ce maître ès communication devrait se souvenir que l’essentiel n’est pas ce qui est dit mais ce qui est entendu.
Or, ce qui a été entendu révèle une coupable méconnaissance de l’Afrique, un arrière fond culturel imprégné par les « chefs blancs » de jadis ou « Tintin au Congo », un manque de cohérence que l’on va finir par juger « inné » et des imprécisions dans les desseins assez troublantes. La force de conviction de sa secrétaire d’Etat, RAMA YADE, ce samedi soir sur France 2, n’y change rien…
L'ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union africaine (UA), a jugé dans une interview à Radio France Internationale (RFI) que le discours de Dakar « n'est pas neuf dans le fond et rappelle des déclarations fort anciennes, d'une autre époque »,
Alpha Oumar Konaré (photo) a surtout été choque par les déclarations sur le paysan africain qui, selon Sarkozy, « ne connaît que l'éternel recommencement du temps, rythmée par la répétition sans fin des mêmes gestes et de mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès ».
Alpha Oumar Konaré a également réagi au rejet de toute repentance affiché par Nicolas Sarkozy au sujet de la colonisation, même qualifiée de « grande faute ». « Une bonne partie du retard de l'Afrique est liée à cela et cette réalité, je suis sûr que le président le sait (...) Personne n'a le droit de la nier, et cela n'a rien à voir avec la repentance. Cette exigence de mémoire ne peut pas être simplement le fait des Africains", a-t-il dit.
Indulgent et diplomate, le président de la Commission de l’Union africaine a conclut : « Je suis certain que le président souhaite la rupture (...). Je pense que pour l'aider dans la rupture, il a besoin de mieux connaître l'Afrique et nous sommes prêts dans ces échanges avec lui ».
Il le faut en effet. Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes en cours, le dernier étant le contentieux entre le Niger et Areva. Et pour approfondir le concept d’Eurafrique, un concept sur lequel travaillent aussi la Présidence portugaise et Louis Michel, (photo) l’excellent commissaire à la coopération et au développement, qui ne font pas d’effets de manche, mais préparent avec sérieux le sommet euro-africain qui doit se tenir à Lisbonne cet automne.

Ce sommet constitue à la fois un test et une chance.
>>>Un test : 40 chefs d’Etat et de gouvernement du « continent noir » avaient participé au sommet sino-africain de novembre 2006. Combien seront-ils à Lisbonne ?
>>>Une chance : face aux poussées chinoises et américaines, mais aussi indiennes, japonaises et autres, l’Europe avec d’autres méthodes que celles de la « Françafrique » doit, comme Sarkozy dit le souhaiter, jeter les bases d’un partenariat nouveau.
Un partenariat qui implique, coté français, une vraie rupture avec des réflexes culturels d’un autre âge et des pratiques plus conformes aux règles du droit, à commencer par les textes anti-corruption. Un beau chantier, en effet… On compte sur la perfectibilité de Sarkozy qui doit être capable, s'il en prend le temps, de mieux travailler ses dossiers africains et cesse de confondre vitesse et précipitation:"les Blancs ont des montres, mais ils manquent de temps" dit un proverbe africain".
Daniel RIOT
21:13 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, afrique, colonialisme, diplomatie
27/07/2007
la "voie droite " et les "sentiers obliques"
Nicolas Sarkozy et l’Eurafrique : Un nouveau Président ou un Président nouveau?
EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT
Eurafrique… Joli programme. Vieux mot, déjà. Lancé par Léopold Sedar SENGHOR au Conseil de l’Europe à Strasbourg, à la fin des années 50 et illustré dans une communication à l’Académie des sciences morales et politique en 1973 qui, aujourd’hui encore, ferait un beau programme d’action pour un chef d’Etat soucieux d’entrer dans l’Histoire et d’y laisser une marque… "Eurafrique et partage" !
Eurafrique ! Ce serait forcément mieux que « Françafrique » devenu synonyme de tout ce que nous n’aurions jamais du laisser faire. Et de tout ce qui nous colle aux mains sales : le néo-colonialisme,la corruption, le clientélisme, le parasitisme, la violence, les gaspillages, tous ces maux (parmi d’autres) transformés en mots par Sarkozy dans son discours de Dakar. Comme disait SENGHOR, le Sage, « Oui, Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques »…

La « voie droite », Sarkozy prétend la suivre, avec un langage clair. Mais ne suit-il pas des sentiers bien « obliques », comme ses prédécesseurs ? Son discours de Dakar qui se voulait « franc » pêche par quelques ambiguïtés… Vis-à-vis de notre histoire nationale, d’abord : « La colonisation fut une très grande faute »…
12:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, politique, afrique, sarkozy, europe, dik=lomatie
26/07/2007
La mode sur Relatio, par Clio: les « mâles se rhabillent » ...
.... et jettent la cravate par-dessus les moulins
L’Europe coquine et futile : La chronique de CLIO pour RELATIO 
Je me suis faite avoir. Avec un titre comme çà (« Les mâles se rhabillent »), je m’attendais à des …mâles à déshabiller sur « Absolu féminin ». Et bien non : j’ai eu droit à un article très sérieux sur la mode masculine.
Un point positif qu j’attendais personnellement depuis longtemps : « Exit les corps androgynes. Les nouvelles épaules du mâle Dior ont pris de l'ampleur sous les chemises à plastron et les pantalons flottants à taille haute. »
J’attends avec impatience la suite promise par Miss Dorane qui signe cet article sur les changements de chefs dans les cuisines des grands couturiers, avec des chiffres dignes d’un journal économique. Pas très léger ni très sexy, tout çà.
Enfin, il paraît que « Bohème ou marlou, rock ou cowboy, romantique ou intello, le nouveau chic masculin ose, et n'a plus rien à envier à la mode des filles » Moi, j’adore les mecs bien fringués. Pas vous ?
Je vais surfer sur des sites de mode masculine pour en savoir plus. Et je tombe sur quoi ? Des
belles photos de déshabillés. De… femmes déshabillées. Comme celle-là de Stéphanie Noelle . C’est beau. Mais je cherche à en savoir plus sur les modes masculines en Europe, moi…La parité hommes-femmes en la matière n’est pas respectée. Sauf dans des sites que je ne saurais voir. Europ e coquine, d’accord. Impudique, jamais.
J’ai trouvé un bon diaporama sur le journal des femmes qui a fait une enquête qui confirme une évidence : les femmes préfèrent les hommes bien habillés. Le contraire aurait constitué un vrai événement…. Je me suis rabattue sur le dossier de l’Express. Pas mal le diaporama Et j’ai fouillé dans le archives des rubriques masculines du Figaro. Sérieux et onéreux. Toujours très classe, Florence… « La mode masculine en apesanteur » : lègère sauf pour les comptes en banques. Pas pour mon Jules. Mais sur des buches de bois....
Il est vrai que pour la mode 2008, je suis en retard : En juin, je ne collaborais pas encore à Relatio.
Vous me direz que j’aurais pu faire cette chronique sur les cravates :les administrations italiennes viennent de recommander de travailler cols ouverts pour économiser l’énergie en ralentissant la climatisation. Cà, c’est un événement. Et un bon chroniqueur, Laurent Greilsamer, a fait dans le Monde un billet qui n’ a rien de futile sur la cravate abandonnée.

« Le corps semblait exiger d'être drapé, ceinturé pour affronter le regard des autres. L'étoffe faisait office de bouclier ; chemise et veste pouvaient passer pour une armure ; la cravate pour un protège-coeur, ultime trace de ce foulard porté par les mercenaires croates (prononcer "cravate"...) au service de Richelieu » Eh ! Oui toute une histoire, la cravate…
Mais aujourd’hui, « la cravate est dédaignée et l'homme moderne s'en va de par la ville de plus en plus dépenaillé. Plus de cravate, plus de chemise ! Bref, une tenue de plus en plus relaxe et... déshabillée ».Moi, les cravates m’ont toujours fait sourire : c’est un truc en rapport avec une virilité condamnée à la discrétion ou manquante, non ? Et encore des histoires de noeuds..
Greilsamer estime « L'homme moderne, qui ne s'est jamais senti aussi invulnérable, accepte de se montrer cou nu. Il s'agit littéralement d'une révolution vestimentaire aux allures d'exercices "spirituels" pour apprendre la simplicité, le dépouillement. » Du mysticisme dans le cou ! Cà, je n’y avais pas pensé….
« Ce sont probablement les Indiens qui ont lancé cette mode en diffusant largement dans le monde des chemises d'été à col ras. Les Iraniens ont accentué la brèche en bannissant la cravate après la révolution de 1979. Trop occidentale, trop bourgeoise et mécréante ! D'où le succès dans les milieux conservateurs de Téhéran de la chemise à col clergyman. Ouvert, bien sûr. Qui a dit que les courants de la mode sont futiles et sans signification ? »
Moi, je vais retrouver mon homme. Ce soir, je le vois bien nu. Avec une cravate pour seul vêtement… Allô Docteur, c’est grave ? Mais non, il paraît que c'est un fantasme courant...
03:36 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, modes, hommes, femmes, coquinerie, relatio
Carton rouge pour le maillot jaune: C'est moral...
Le Danois Rasmussen limogé
Commentaire RELATIO:Tout va très vite. Dans notre éditorial RELATIO de ce soir, nous demandions que le cas Rasmussen soit réglé. Un grand coup a été frappé. Non par lui, non par les organisateurs du Tour, mais par son équipe. C’est sain et courageux.
Et c’est bon signe pour l’avenir, donc pour les « Opérations Ethique et Propreté » qu’il convient de conduire si l’on veut sauver la crédibilité de la compétition et surtout faire en sorte que le sport garde ses vertus d’émulation éducative. Le maillot jaune était trop maculé de souillures infâmes...
Certes,il n'avait pas été pris en flagrant délit lors des contrôles, mais il avait attiré sur lui plus que des suspecisions, puisque les autorités danoises l'avaient sinon privé de sa licence du moins lui avait adressé plusieurs avertissements. Ses récents exploits avaient renforcés les suspicions légitimes. On saura ce matin si ce limogeage s'accopagne d'une suspension ou d'une suppression de sa licence:les informations de cette nuit étaient contradictoires
LES FAITS: Le Danois Michael Rasmussen, maillot jaune du Tour de France, a été limogé par son équipe, a annoncé tard hier soir Rabobank, et il est donc exclu de la suite de la course, déjà ébranlée par le scandale Vinokourov et d’autres affires de dopage…
Rasmussen a remporté mercredi la 16e étape, non sans avoir été hué par le public. Il a été reproché au coureur de n'avoir pas fourni aux responsables danois des contrôles anti-dopage son emploi du temps durant ses entraînements précédant le Tour.
"Il a violé les règlements de l'équipe", a déclaré un porte-parole de Rabobank.L'équipe Rabobank, reproche au maillot jaune d'avoir menti sur son emploi du temps du mois de juin.. Rasmussen avait indiqué comme lieu d'entraînement le Mexique (le pays de son épouse) alors qu'il se trouvait en Italie où il aurait été reconnu par un ancien coureur, Davide Cassani, devenu consultant à la télévision publique italienne.

Theo De Rooy, manager de la formation Rabobank, a interrogé mercredi après-midi son coureur qui a reconnu les faits. "Tous les deux étaient en état de choc", a déclaré Jacob Bergsma aux journalistes présents à l'hôtel de l'équipe à Pau. La localisation sur les lieux d'entraînement permet de procéder à des contrôles inopinés, l'arme de plus en plus développée pour lutter contre le dopage. Ell permet aussi de surveiller d'éventuels traitements sanguins...Cette nuit, les gendarmes se sont rendus à l'hotel du mallot jaune déchu, mais il avait disparu...
La décision de retirer Rasmussen de la course est intervenue quelques heures après le départ volontaire de l'équipe Cofidis dont le coureur italien Christian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone. Mardi, c'était l'équipe espagnole Astana qui était mise à l'écart par la direction du Tour : son leader, Alexandre Vinokourov, avait été contrôlé positif aux transfusions homologues.
Pour Christophe Prudhomme, directeur du Tour, "l'important n'est pas qu'il soit licencié par son équipe mais qu'il ne soit plus au départ du Tour demain matin".
La veille, après l'annonce du contrôle positif du coureur kazakh Alexandre Vinokourov, dont il s'est avéré qu'il a recouru à des transfusions sanguines homologues, Prudhomme avait prôné une "révolution" dans le cyclisme. "Il faut faire péter le système", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse improvisée. Après ce nouveau coup de tonnerre, c'est l'espagnol Alberto CONTADOR qui prend le maillot jaune à quatre jours de l'arrivée à Paris.
03:32 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toiur sde france, dopage, sport, médecine, danemark, medias, sposors
25/07/2007
Le Tour de France de la défonce
Limites de la (fausse) présomption d'innocence
UNE ETHIQUE A IMPOSER AU NIVEAU EUROPEEN
EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: Qui n’aime pas la Tour de France ? Ses légendes, ses exploits, ses héros heureux et malheureux, ses paysages (merci la télé !), son magnétisme populaire ? Rasmussen, aujourd’hui encore, s’est imposé. En champion imbattable. Drôle d’histoire : éliminé par sa fédération, suspecté de trafic prohibé, il n’a pas été pris la main dans le sac…et il va sans doute gagné le Tour. Présomption d’innocence ? Excès d'indulgence...Trop de questions restent sans réponses: on comprend les sifflets du public...

Mais l’info du jour est celle de (presque) tous les jours : encore un coureur pris en excès de testostérone… Moreni d’une équipe (Cofidis) qui s’était associée à la petite manif du matin (sit-in sur la ligne de départ) organisée par les militants d’un « vélo propre », d’un « cyclisme sans dopage », d’un « cyclisme crédible ». Cofidis se retire: c'est sain. Et c'est terrible pour elle: elle était en flèche dans la lutte contre ces scandales de la dope...
Pour les inconditionnels, ces cas de dopage en série démontrent l’efficacité des contrôles… C’est une façon de voir en effet. Pour les plus soucieux d’éthique, il faut arrêter le Tour. Tant pis pour les enjeux financiers. Tant pis pour les TV, le médias, les sponsors, et les passionnés qui ne sont ni tricheurs ni menteurs ni voyous.
Philosophes, les «sociologues » tiennent des propos de comptoirs : « Ce n’est pas du sport, c’est du spectacle ». Allons bon… Pourquoi pas ? Ne se dope-t-on pas pour les examens, pour être plus performants au boulot ou au …lit, pour dormir moins ou plus, pour améliorer la mémoire, son attention, son adresse ?...Nous vivons dans des sociétés dopées, droguées…

Consolation : dans l’antiquité, déjà, on recherchait les substances les plus « bénéfiques » et dans les sociétés primitives aussi. Nos grands sorciers sont dans des laboratoires, c’est cela la nouveauté ! Et les circuits des produits prohibés se mêlent à ceux de cette économie souterraine que l’on ne combat pas assez, envers laquelle les autorités affichent trop d’hypocrisie.
Un constat : au niveau national comme sur le plan européen les campagnes et les mesures contre le dopage ne manquent pas. Que faire de plus et de mieux ? On finit pas désespérer de la nature humaine. Sans doute
Car le cyclisme, notamment dans les grandes boucles qui exigent à la fois rapidité et endurance, efforts intenses et répétés, forces d’une grande variété est plus exposé aux tentations du dopage que d’autres disciplines, mais il n’est pas la seule discipline sportive à être touchée. De beaucoup s’en faut. Revers de l’esprit de compétition et des cultures du résultats si à la mode. Y compris chez les plus jeunes…

Arrêter le Tour aurait une signification symbolique puissante, mais disons-le sans détour : d’autres compétions devraient être supprimées ou suspendues, à commencer par les jeux des jeux, ces JO qui ont désormais des dimensions plus économiques et politiques que sportives.
« La situation est décourageante mais pas désespérée », dit Daniel Bilallian en justifiant la poursuite des retransmissions du Tour sur France Télévision par la volonté des organisateurs d’aller jusqu’au bout de leur combat contre les tricheurs et les voyous. C’est vrai : les « malins » d’hier sont devenus des « cibles ». Mais la course entre les gendarmes et les violeurs d’éthique est loin d’être terminée.

Ce ne sont pas aux coureurs qu’il faut mettre le nez dans leur pipi pollué, ce sont aux maffias médico-capitalistico-antisportives qu’il faut s’attaquer avec des normes (au moins) européennes plus strictes et des moyens plus efficaces.
Le cas Rasmussen illustre bien la dimension européenne du problème d’une façon concrète. Lui aussi ne joue-t-il pas à la « roulette russe » pour reprendre l’expression du directeur du Tour ? Vérité au Danemark, erreur en France… Rasmussen n’a pas respecté le règlement, chez lui, en Europe. La crédibilité commence où l’hypocrisie s’achève. Le reste, c’est du baratin. N’arrêtons pas le Tour, mais clarifions vite, très vite, la situation du Danois,, même si la majorité des Danois rêvent en jaune grâce à lui... C'est le départ qu'il n'aurait jamais du prendre....
Daniel RIOT

SUR LE NET (sélection NouvelObs)
Les dernières nouvelles sur le site officiel d’Alexandre Vinokourov (en anglais ou espagnol)
Un site de fan de l'équipe Astana
Le règlement antidopage de l'Union cycliste internationale
L'info en continu du cyclisme sur le site de la Fédération française de cyclisme
23:17 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, tour de france, velo, drogue, dopage, europe, jeunesse
Revenus: Roue de la fortune pour des patrons français...
SELECTION RELATIO SUR L'EXPANSION: La dernière édition du classement du magazine Fortune des patrons les mieux payés en Europe a un fort accent français. Les dirigeants de l'Hexagone occupent en effet la moitié des places de ce Top 20 établi à partir des revenus 2006. Carlos Ghosn, le PDG de Renault, apparaît ainsi comme le leader incontesté sur le Vieux continent, avec une rémunération globale de 45,5 millions de dollars. Un chiffre qui ne tient pas compte de ses fonctions à la tête de Nissan. Il devance largement son suivant immédiat, Jean-Paul Agon, de L'Oréal, et ses 19,3 millions dollars. A côté des 10 Français, on trouve trois Italiens - dont le n°3 du classement, Alessandro Profumo (18,1 millions de dollars)-, deux Suisses, deux Britanniques, un Espagnol et un Suédois.
Raison de cette hégémonie bleu-blanc-rouge, selon Fortune : le poids toujours prépondérant des stock-options dans le « package » de rémunération des dirigeants français. Et ce alors qu'ailleurs en Europe, les entreprises ont plutôt évolué en cherchant à lier davantage cette rémunération à des résultats à long terme. Ce serait notamment le cas de la Grande-Bretagne, poussée à plus de transparence par des scandales dans les années 90. Une situation qui rappelle celle de la France d'aujourd'hui.

Dans son édition de juin, L'Expansion a ainsi calculé que le patron français ayant gagné le plus d'argent en vendant des stock-options en 2006 aura été Jean-Louis Beffa, de Saint-Gobain: il a empoché 11,8 millions d'euros. Puis viennent Daniel Bouton, de la Société Générale (7,9 millions) et Bertrand Collomb, de Lafarge (6,8 milions). S'il a reçu beaucoup de stocks en 2006, Carlos Ghosn n'a en revanche levé aucune option. On peut néanmoins calculer la plus value potentielle totale de l'ensemble de ses stock-options. Soit, au cours Renault du 9 mai 2007, un pactole de près de 25 millions d'euros. Ce qui le place au 14ème rang français. C'est néanmoins loin d'Antoine Zacharias (254 millions), Lindsey Owen-Jones, l'ex patron de L'Oréal (104 millions) et Bernard Arnault (101 millions).
Hors attribution de stock-options, la rémunération 2006 de Carlos Ghosn s'élève à 2 millions d'euros, soit au 22ème rang français. Le mieux payé (salaire fixe, bonus, avantages en nature et jetons de présence) étant le patron de LVMH avec un peu plus de 4 millions d'euros. LIRE L'ARTICLE >>>>>
23:10 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, europe, patrons, revenus, capitalisme, économie
24/07/2007
Le dénouement du scandale des infirmières bulgares: Une belle illustration de « l’esprit de famille » que peut (et doit) avoir l'Union européenne
EDITORIAL RELATIO par DANIEL RIOT: Sarkozy a raison : il fallait résoudre cette affaire ; c’est fait. Et bien fait. Huit ans et demi de cauchemars, d’injustices, de supplices, d’ignominie. Et un « happy end » qui fait plaisir à voir. L’heure n’est pas aux faux procès. Nombre de commentaires politiciens et mesquins sont même choquants. Et les spéculations faites sur les dessous de la « diplomatie familiale »de Sarkozy illustrent surtout un conformisme et un conservatisme stériles. Le culte de l’anecdote, une forme de parisianisme très villageois d’une époque qu’on voudrait révolue…
Comme dit Jean-Dominique Giuliani : « ne boudons pas notre plaisir ». D’autant plus qu’en la circonstance, la France et l’Europe ont travaillé « la main dans la main ». Voir l’Elysée et la présidence de la Commission se retrouver, avec Javier Solanna, sur la même longueur d’ondes est plutôt encourageant. La construction européenne est plus une affaire d’atmosphère constructive et de volontés additionnées et partagées que de formalisme protocolaire stérilisant. L’Union doit être une « famille » : c’était le but de Monnet et de Schuman. En l’occurrence, esprit de famille il y a eu. Les Bulgares sont les premiers a s’en féliciter. Puisse, cet esprit de famille se développer.

En termes de la presse « people », Cécilia tient la vedette. Logique. Elle se contente de sourire, et refuse de commenter ou de raconter quoi que ce soit. C’est tout à son honneur. Qu’elle ait associé la commissaire européenne, Bénita Ferrero-Walder à la phase finale de ces « négociations extrêmement difficiles » est plus que justice : cette Autrichienne qui a une excellente expérience diplomatique et affiche de belles qualités a beaucoup travaillé dans l’ombre, avec ses moyens, pour obtenir la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien (qui a obtenu la nationalité bulgare).
Il est sûr que, psychologiquement, Kadhafi est plus réceptif à des contacts d’Etat qu’à des relations avec une Commission. C’est l’une des faiblesses de cette Europe qui n’est pas politique. Mais cette faiblesse devient force quand les Etats membres jouent le jeu : c’est ce qui a été fait. Tant mieux.
En revanche, Sarkozy (qui effectue un « voyage politique » aujourd’hui avec Kouchner à Tripoli) et Baroso commettent un « mensonge pieux » quand ils disent ne pas avoir payé un euro à la Libye. C’est formellement vrai : les affaires de « gros sous », de rançon, passent par la Fondation Kadhafi et le Fonds (très) spécial de Benghazi, non par l’Etat libyen. Mais personne n’est dupe : « le crime a payé », comme le souligne sur ce site Claude Moniquet.
A Tripoli, on ne se gêne pas pour clamer que « toutes les conditions mises ont été remplies ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Il a fallu payer « le prix du sang ». Estimation la plus crédible : 100 millions d’€ par enfant touché par le sida, sans compter le financement de travaux annexes mais lourds (orphelinat, routes, ...) et des aides diverses (éducation, culture, antiquité…) Qui paye ? Et qui paiera ?
Mais cela ne se traduit pas qu’en espèces sonnantes et trébuchantes. Le prix le plus fort est politique, même si Sarkozy prend soin de ne pas lier ce qui va être conclu aux « conditions » posées par ce curieux Khadafi, chef terroriste devenu « fréquentable » :l’art de la diplomatie est d’abord le talent de se boucher le nez et de rendre sa mémoire très sélective… Il est vrai que ce prix politique est aussi un investissement.
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18:25 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : otages, libye, sarkozy, europe, union européenne
Le vent du créationnisme souffle sur l'Europe (suite)
Quand on veut mêler biologie et théologie pour expliquer l'origine du monde...
Voilà un débat qui se situe tout à fait dans le fil des remous suscités par la censure d’un
rapport lors de la dernière session de l’Assemblée du Conseil de l’ Europe. Censure que RELATIO avait mis en relief et, bien sûr, condamnée… C’est RUE89 qui met cette information en relief dans les médias francophones ; « Tollé en Allemagne à la suite de la proposition de la ministre de la Culture du Land de Hesse, Karin Wolff,(ci-contre) qui a suggéré que les questions théologiques concernant l'origine du monde soient abordées dans les écoles lors des cours de biologie ».
Concernant l'origine du monde,(que COURBET représentait avec réalisme en 1866 dans ce tabeau qui scandalise encore bien des esprits) , Karin Wolf ne voit pas "de contradiction entre l'évolution biologique et l'explication biblique". C'est ce qu'elle a déclaré au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette audacieuse affirmation lui a valu l'appui de quelques personnalités religieuses en Allemagne, dont celle de Walter Mixa, l'évêque d'Augsburg. Dans le camp des rivaux politiques de la ministre, les Verts et les sociaux-démocrates (SPD) ont stigmatisé ses prises de position et ont qualifié la ministre de "chrétienne fondamentaliste.
RUE 89 note justement : « Cette remarque d'une ministre CDU (conservateurs) dans un Land très influent fait craindre que le mouvement créationniste ne cherche à pénétrer le système scolaire régional pour ensuite gagner le reste du pays. Ce débat fait aussi des vagues parmi les islamistes radicaux turcs qui refusent la théorie de l'évolution. Très implanté aux Etats-Unis dans les milieux fondamentalistes protestants, le mouvement créationniste dit du "dessein intelligent" ("intelligent design" en anglais) entend fonder scientifiquement les affirmations de la Genèse. La théorie du "dessein intelligent" postule un univers conçu pour l'homme selon une intention divine et il remet en question un principe cardinal de la théorie de Darwin: l'adaptation à l'environnement est la cause principale de l'évolution humaine. »
RELIRE SUR RELATIO >>>>>
L’ARTICLE DE RELATIO AVAIT DECLENCHE UN DEBAT FORT NOURRI SUR AGORAVOX >>>>
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