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30/09/2007

Politique: Quand Jospin donne raison à ... Bayrou!

Le livre de Jospin devrait faire un heureux : François Bayrou. Les ouvrages d’autres « dealers » de la pensée socialiste mal raffinée (pardon d’autres « leaders » du PS non rénové), comme Mélanchon devraient conforter un homme dans ses convictions : François Bayrou. La rentrée de Fabius, « candidat à rien » (donc à tout), devrait donner un surplus d’énergie à un leader : François Bayrou.

Sur quoi en effet repose le pari de Bayrou ? Sur l’incapacité du PS de s’arracher à ses mythes, à ses archaïsmes, à son passéisme en dépit de ce qui peut être dit sur la « social-démocratie », sur « l’acceptation de l’économie de marché », sur les « valeurs » du socialisme, sur la modernité de l’idée sociale…

Or Jospin, Fabius, Mélanchon et d’autres confirment le diagnostic du fondateur du MoDem. Le PS  reste figé dans son idéologie du XIX ième siècle et dans sa fidélité à des alliances (contre nature) avec l’ultra-gauche, la gauche de la gauche et les pires réactionnaires  de gauche. Irrécupérable…

N’est pas Mitterrand qui veut. Et ce n’est pas la désertion (pour cause de promotion) de DSK qui va améliorer les choses, faire « bouger les lignes », faire sonner l’heure d’une sociale démocratie moderne. Et digne des  valeurs proclamées.

Bien sûr, il reste le « désir d’avenir » en panne « d’avenir de désir » : la Jeanne d’Arc victime (selon elle) du « sexisme » et du « racisme » des « évêques Cochon » qui la voudraient sur un bûché. Elle représente plus qu’elle-même en effet, Ségolène. Et elle pourrait incarner cette « voie nouvelle » qui s’impose tant dans un paysage politique que Sarkozy a réussi (provisoirement) à modifier sans changer le pays.

Mais elle a tellement montré les limites du charisme de paillettes (à la Star’Ac, Sarko a su faire, et sait faire,  nettement mieux qu’elle !)… Et, sur le fond, son programme ne repose ni sur un « projet de société » cohérent, ni sur un socle de valeurs très affirmé, ni sur une éthique politique bien précise.

Le Modem ne se confond pas avec un « bayrouisme » imprécis : ce mouvement qui puise sa force dans les vleurs de l’Europe personnaliste pourrait même s’imaginer sans Bayrou (et c’est un atout considérable, tout à l’honneur de son leader). Mais Ségolène ne porte qu’un « Royalisme » (républicain) mal défini qui ne vaut (en bien et mal) que par sa personne. La nuance est de taille !

Ces constats doivent  consoler Bayrou de bien des déceptions. Je ne parle pas là des « lâcheurs » du nouveau Centre ou des nostalgiques d’une UDF dépassée, mais des « prises » faites dans sa sphère par Sarkozy.

Car on ne l’a pas assez relevé : ce que Sarkozy appelle « l’ouverture » se résume  d’abord en des  débauchages en série de personnalités qui se retrouvaient dans… la « Bayrousphère » et qui auraient pu rejoindre le MoDem…

Bockel, Kouchner, Ruffin, Jouyet, AtaIli, Rocard… La liste est longue, avec quelques exceptions qui confirment la règle (comme Védrine, trop peu « pro-européen » pour être Modem sans modération) …  

Sarkozy a fauché dans le pré du Béarnais ! Seuls les observateurs politiques sous influences élyséennes ou prisonniers des clivages droite-gauche si pratiques,  ne le voient point !

Cela doit surtout encourager Bayrou à être le premier fidèle à son cap, à son « chemin », à sa stratégie. Ce n’est pas simple.

Mais c’est à lui de bien montrer que le Modem n’est pas fait d’"habits neufs" d’une formation qui a fait sa grande mutation au Congrès de Lyon avec le « Penser Libre » mais qu'il est un mouvement vraiment nouveau, le vrai premier parti du XXI ième siècle. Preuve n’est pas encore faite. On attend le Congrès, les statuts et les municipales.

Daniel RIOT

29/09/2007

Strasbourg:Ce week-end à MUSICA

Samedi 29/09  
11h00 n°05 Accroche Note Palais du Rhin  
    Les samedis de la jeune création européenne 1 ----- Cacciatore / Gedizlioglu / Agostini / Borredà Gomar / Garnero / Perocco    
17h00 n°06 Christophe Desjardins, alto / Emmanuelle Ophèle, flûte Palais du Rhin  
    Portrait Emmanuel Nunes 1 : alto maetroso----- Nunes / Rihm    
20h00 n°07 Remix Ensemble / Gulbenkian Choir Cité de la musique et de la danse  
    Portrait Emmanuel Nunes 2 : musique de nuit ----- Nunes / Azguime    
  23h00 n°08 Les Nuits Électroniques de l'Ososphère Laiterie  
  Les Nuits de Musica    
 
  Dimanche 30/09  
  11h00 n°09 Remix Ensemble Cité de la musique et de la danse  
      Portrait Emmanuel Nunes 3 : musique de l'aube ----- Nunes    
  18h00 n°10 SWR Sinfonierorchester Baden-Baden und Freiburg Konzerthaus Freiburg  
      Portrait Emmanuel Nunes 4 : Ce que l'on veut ----- Nunes    
 

MUSICA; LE SITE >>>>>>>>>

SUR RELATIO >>>>>>>>>>>

Un livre autour duquel Strasbourg devrait organiser un événement

Europe : La bibliothèque idéale en un livre

d20720da62d1447d912881fbd583227c.jpg« L'Europe n'a pas réussi à penser sa littérature comme une unité historique », a écrit Milan Kundera. Elle n’a pas réussi à penser sa pensée comme une unité historique, serait plus juste, encore. En raison de traductions trop insuffisantes, d’informations trop « escargotistes », de programmes scolaires et universitaires trop nombrilistes. Le nationalisme intellectuel, une maladie culturellement transmissible… Par paresse intellectuelle. « Nous avions les Lumières, nous n’avons que l’électricité », redirait l’ami Tomi Ungerer.

Cet « irréparable échec intellectuel » est d’abord et surtout un échec politique : les gouvernements n’ont pas su ou voulu se donner les moyens d’appliquer ce qui est préconisé depuis les  années 50 et 60 par le Conseil de l’Europe, c'est-à-dire européaniser les programmes scolaires, mettre l’accent sur l’Europe comme entité culturelle, favoriser les traductions et l’apprentissages des langues des autres, développer des réseaux d’intelligences autour de l’approfondissement de l’identité culturelle européenne. « Esprits d’Europe », pour reprendre le titre de l’excellent essai d’Alexandra Laignel-Lavastine. « Lettres d’Europe », pour afficher le titre de l’excellent « manuel » de « littérature (s) européenne(s) » dirigé par deux personnalités aussi passionnées que talentueuses, Annick Benoit-Dusausoy et Guy Fontaine, et que vient de publier l’éditeur belge de Broeck.

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La bourde du jour : Aux pieds de St Robert et de Ste Fabienne

«Etre un député moderne c'est d'abord faire le pèlerinage à Strasbourg  pour étudier l'inédit mode de gouvernance qu'est notre tandem.  Il fonctionne bien depuis sept ans,  il n'y a pas de raison que ça ne continue pas».

Robert Grossmann, à l’occasion des journées parlementaires de l’UMP, à Strasbourg.

No comment.

28/09/2007

Politique : Les avaleurs de « bidouille »

Une petite bourde du jour, encore…« On est dans la continuité de Raffarin et de Villepin. Ce n'est même pas un budget de transition. C'est de la bidouille », s' est insurgé  Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe parlementaire du Nouveau Centre, à propos du projet de loi de finances.  

Le député du Loir-et-Cher estime qu'  « en l'état, ce budget n'est pas votable » et revendique une « liberté de vote »…non prévue dans le contrat signé par ces déserteurs de l’udf avec l’UMP mais tout à fait légal dans une démocratie qui ne reconnaît pas de « mandats impératifs »….

Mais, il ajoute en bon avaleur de couleuvres et de clous rouillés comme savent l’être les « centreux » opportunistes :« Ce n'est pas un débat facile. On est dans la majorité et on a trois ministres au gouvernement : ça nous oblige à travailler plus utilement » Travailler utilement consiste-t-il à approuver de la « bidouille » ? Ouille, ouille, ouille…

Strasbourg : Les parlementaires de l’UMP avant les Enfoirés dans la « grande » capitale des « grandes » têtes d’affiches ! Et le « tandémisme » n’est pas encore à son zénith…

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

Avant-hier, les dna m’avaient fait gentiment sourire. En « Une » (ce n’est pas rien) et en « grand » titre, le « OUI » (massif et franc, comme il va de soi depuis de Gaulle) des usagers des nouvelles lignes du tram. Quelle surprise ! Qui pourrait dire NON ?

Mais quand on prenait le temps de lire un peu le texte, que voyait-on ? Des récriminations en série, comme dans le courrier des lecteurs de la veille d’ailleurs. Logique. Ayant complètement renoncé à la voiture en ville, j’utilise suffisamment le tram pour comprendre bien des insatisfactions (ce qui ne m’empêche pas d’avoir souvent une pensée émue et reconnaissante pour Catherine et Roland qui ont eu le mérite de faire la double révolution du tram et du vélo dans cette ville : j’insiste sur cette paternité par esprit de justice).

Et que vois-je aujourd’hui dans les mêmes dna ? La justification des plaintes et des avertissements lancés par les usagers et les syndicats, malgré le OUI crié de la veille. Il est vrai que, comme l'émotion gouverne nos gouvernants, quelques incidents ont  perturbé l’autosatisfaction « tandémique » strasbourgeoise…

« Tandémique » ? Tiens moi aussi je sombre dans la mode des néologismes…Mais le « tandémisme » peut trouver sa place dans le « Petit Robert » si quelques psycho-sociologues veulent bien décrypter cette pathologie de « l’autosatisfaction affichée à deux en toute circonstance, surtout quand elle n’est pas justifiée ».

Une pathologie « perverse » comme dit Robert Grossmann pour qualifier les raisonnements jugés « politiciens » de ses adversaires au sein du conseil de CUS (si j’en crois encore les dna de ce matin).

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Pardon pour cette parenthèse sémantique…J’en reviens au tram. D’abord, les accidents n’ont pas fait de blessés graves ni de trop gros dégâts. C’est bien. En matière d'accidents, il n'y a pas de risque zéro.Ensuite les retards occasionnés par ces chocs aux carrefours ont au moins un mérite : celui d’avoir une explication. Il en est tant d’autres qui, chaque jour,  sont inexpliqués. Enfin, et surtout, les réactions « tandémiques » de  Dame Fabienne et de Sir  Robert (toujours selon les irremplaçables dna) en Conseil de CUS ne manquent pas de sel.

Le deuxième engueule les employés de la CTS, la première fait la leçon aux automobilistes et aux autres usagers. Les défauts du réseau provoqués par l’empressement « tandémique » de jouer politiquement (donc d’une façon « perverse ») avec les inaugurations programmées ? C’est un signe du « tandémisme » : ce qui ne va pas ou pourrait aller mieux est de la responsabilité des autres…

Puisque je fais un peu de pub, dans cette petite chronique strasbourgeoise, pour les dna, je vais continuer. Deux réactions intéressantes relevées sur le blog de la locale des dna qui illustrent bien cette maladie du « tandémisme » qui se traduit aussi par voir « grand » tout, même ce qui ne l’est pas …

Je les reproduis ici, en regrettant, bien sûr, une fois de plus que leurs auteurs utilisent des pseudos (c’est l’une des plaies des forum sur le net), mais je les comprends :oser critiquer le tandem à visage découvert, c’est défier ceux qui par « tandémisme » ont tendance à se déifier…

>> (signé ecureuil) : « Un "grand" Zénith, après la "grande" verrière et avant la "grande" bibliothèque. Fabienne Keller et Robert Grossmann veulent tout ce qui est le plus "grand". Ils oublient de dire qu’il y a, aussi, la "grande" misère des associations, le "grand" mépris qu’ils ont pour tous ceux qui ne partagent pas leurs idées, la "grande" solitude de leur pouvoir puisqu’ils dirigent SEULS ville et communauté urbaine. Depuis 2001, il y a une "grande" absente à Strasbourg : la démocratie. »

Alors là… Comment osez-vous « écureuil » ? Pas « démocrate », le tandem ? Ils avaient tellement promis de l’être dans leur programme de 2001… Je m’étonne que Robert Grossmann n’ait pas encore pondu un œuf sous votre commentaire  pour vous traiter comme il conviendrait. Pensez- vous qu’ils ont été élus pourquoi ? Pour faire le jeu de leurs oppositions ? Avez-vous suivi toutes les concertations qu’ils ont orchestrées en tout et pour tout ? Avez-vous vu avec quel tact ils traitent tous ceux qui osent de ne pas être d’accord avec eux ?

La démocratie, ce n’est pas abstrait, vous savez : unis dans la peur l’un de l’autre, réunis par l’obsession du complot, soudés par la peur des trahisons, cimentés par leur haine viscérale de celles et de ceux qui pourraient leur faire de l’ombre, collés l’un à l’autre par défiance de leurs amis et de leurs ennemis, ils sont authentiquement démocrates…entre eux, à huis clos. Il faut qu’une démocratie soit ouverte ou fermée, vivante ou morte, réelle ou formelle. La leur est fermée, morte et formelle, mais elle est…

Désolé « écureuil » : retourner à vos noisettes. Le tandem veille sur la Ville. Le pouvoir, monsieur, ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Ils s’en servent pour faire de « grandes »  choses. Puisqu’ils le disent…

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>>>(signé  oracle131) « Le "marché" des Zéniths en France, c’est à tout casser 5 personnes (la plupart regroupées dans le syndicat "Prodiss") qui le contrôlent ; ce sont plus des chefs d’entreprise de l’industrie culturelle que des "amoureux des arts et des lettres". L’adjoint à la culture et président de la CUS, si prompt à défendre les acteurs et les opérateurs institutionnels de la culture, aurait dû s’interroger en amont sur cette industrie particulière qui est à la musique ce que sont les multiplexes à l’art et essai, des machines à fric qui accélèrent la marchandisation de la culture. Combien de salles intermédiaires (entre "La Grotte" et Artefact) auraient pu voir le jour dans l’agglomération avec l’équivalent de cet investissement ?

Les cultures urbaines, pourtant les plus populaires, n’ont toujours pas leur lieu dédié, la diversité culturelle et l’identité cosmopolite de Strasbourg n’ont toujours pas une Maison des Cultures du Monde, toujours pas de véritable structure de formation et d’accompagnement des musiques actuelles (quelques centres de ressources aux budgets bien limités).

De surcroît, les" heureux élus" vont bénéficier de subventions, c’est comme si on donnait de l’argent public à un consortium qui défie toutes les lois de la concurrence. Quant aux "Enfoirés", tout un chacun est en mesure de constater que cette opération suit les règles du marché en question ; à savoir "recycler" quelques produits médiatiques en mal d’inspiration et d’audimat en s’appuyant sur la générosité populaire.

Drôle de politique culturelle qui magnifie le Zénith comme le point culminant de son ambition au détriment d’une culture vivante, de proximité, seule à même de préserver un lien social suffisamment mis à mal alors que la scène locale est en pleine crise de confiance (économique, professionnelle, esthétique, ...) à quelques rares exceptions. »

C’est long, mais c’est bon, non ? C’est juste surtout… Même si en matière culturelle, personne ne contentera jamais tout le monde. Vous imaginez Malraux, l’idole du « Mérimée de la Robertsau », magnifier ce qui sera sans doute le plus grand mais aussi le dernier Zénith de France ?

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Dieu sait pourquoi, je pense subitement à ce qu’aurait pu et du devenir le « Babel » lancé par l’ami Roger Siffer, qui sait ce que « cultures du Monde » veut dire… Mais c’était un projet de « gauche » et le « tandem » ne savait pas encore que la droite française, sous l’impulsion de Sarko,  allait remplacer  « fermeture » par « ouverture » ! Au fait, un Festival Babel, Bruxelles en a un. mais Bruxelles, c'est Bruxelles, n'est-ce pas? On y fête le 50 Ième anniverasaire du traite de Rome par une expo vraiment européenne qui va attirer plus de deux millions de personnes...EUROPALIA !

Heureusement qu’ils  n’ont pas osé revenir sur le tram et sur le vélo… Et qu'ils ont tenu parole envers Tomi Ungerer.

A l’époque, ils n’auraient jamais subventionné les « Resto du cœur » : ils avaient même refusé de soutenir un Congrès mondial contre la peine de mort, ce combat premier du Conseil de l’Europe. Mais, tout va si vite que les mémoires sont défaillantes… Pas toutes, heureusement !

Enfin, ne nous plaignons pas : ce soir, c’est l’inauguration de MUSICA qui est un vrai Festival (comme ne l’est plus celui de la musique dite classique). Merci à Pierre Pflimlin (qui savait oser… l’audace!) et à ceux qui ont permis à cette manifestation bien organisée et remarquablement animée de s’imposer comme le rendez-vous mondial de la création. A propos de « Musica », on ne se croit pas obliger de parler d’un « grand » Festival…

Mais (j’y pense), Strasbourg la culturelle accueille aujourd’hui une autre « grande » manifestation : les journées parlementaires de l’UMP. Avec un « grand » discours de Fillon et une « grande » mobilisation médiatique. De quoi faire oublier le « petit » budget  et la fin du « grand » état de grâce de l’ère Sarko. L’UPS, l’Union pour Sarkozy, qui a un « tandem » en logo, va cultiver une fois de plus son « tandémisme » aigu et chronique. Un « tandémisme » qui n’a pas encore atteint  son Zénith : il reste tant de « grandes » inaugurations à faire…

L’UMP avant les « Enfoirés » : Strasbourg (« grande ») capitale des « grandes » têtes d’affiche !

Daniel RIOT

La bourde du jour : les « pieds sur terre » de Copé

« J’ai besoin de  garder les pieds sur terre…Ca ne perturbera en rien mes activités de parlementaire ou de maire. Les journées d'homme politique sont sur sept jours, vous le savez bien, même si pour beaucoup d'entre vous, vous êtes aux 35 heures ! »… Jean-François Copé, l’auteur de « Promis :j’arrête la langue de bois » et de « Ce que je n’ai pas appris à l’Ena » s’explique ainsi devant des journalistes qui s’inquiétaient de son embauche à mi-temps dans un cabinet d’avocats d’affaires  fort actif, y compris dans quelques dossiers qui concernent l’Etat ou des sociétes mixtes…

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Les journalistes  s’inquiétaient pour sa santé (le surmenage n’est pas toujours psychosomatique), pour son art de gérer son temps entre la mairie de Meaux, (ville d’art et d’histoire célèbre pour son Brie et sa moutarde), ses responsabilités de président de la communauté d’agglomération,  son siège de député (qu’avait du lui filer Guy Drut), son poste de président du groupe UMP à l’Assemblée (lot de consolation pour non portefeuille chez Fillon), ses prestations audiovisuelles (qu’il adore) , ses activités dans « Générations France » (0% petites phrases, 100% débats d’idées), ses réflexions promises sur le mandat de députés,  mais aussi et surtout pour des questions d’éthique politique qui semblent bien ringardes  en cette ère d’une « Sarko attitude »…

« Voilà quelqu'un qui a entendu le message du président : travailler plus pour gagner plus », ironise le député UMP François Goulard. Cela n’a rien ni d’une bourde ni d’une plaisanterie. On en rit ou en pleure ? « la politique c’est un vrai métier », écrit Copé sur son blog.  « Un métier difficile, souvent violent. Un métier qui s’apprend ».Et un métier  où ce que l’on a appris (comme ministre du budget, par exemple,) peut servir dans un bon cabinet d’affaires, par exemple. Là, effectivement, on sait garder les « pieds sur terre »…"Des députes avocats d'affaires, ce n'est pas nouveau", sourit Copé."J'en connais un qui est devenu Président de la République"

27/09/2007

Petite chronique strasbourgeoise : Quelques réponses à quelques questions…

« Vos petites chroniques strasbourgeoises  ne sont pas assez nombreuses », m’écrit Sabrina « Elles m’amusent et ont le méritent de soulever de vrais problèmes »…Très aimable Sabrina. Mais je ne peux pas faire de la concurence au blog de la locale des DNA...  Ce type de reproche me console d’autres courriels plus vinaigrés.

C’est marrant d’ailleurs : j’ai plus de réactions personnelles par mels que dans la rubrique commentaires de ce blog. Cela vaut mieux, d’ailleurs, dans bien des cas… Que quelques correspondants trouvent ici quelques réponses à leurs questions (étant bien évident que je ne m’attarde jamais sur les insultes ou sur les appréciations nullardes qui nourrissent ma « corbeille » chaque jour)…

>>>De Bernard H. « Que penses-tu du fait que Mme Jurdant-Peiffer rejoigne le bercail, comme disent les dna ?  »

-          Rien.

-          De Jean-Marie S : « Que penses-tu du soutien que Jean-Marie Bockel va apporter au tandem ? »

-          Rien.

-          De Sébastien K : « Que pensez-vous des centristes qui seront sur la liste du tandem » ?

-          Rien.

-          De Simone W  « Que pensez-vous du ralliement de Monsieur Petitdemange au Modem ? »

-          Celui qui n’a démontré qu’il excelle à faire perdre son camp n’a plus rien à prouver dans un autre camp. Au-delà de ces considérations personnelles, un constat d’intérêt général : un « préfet hors cadre » (emploi fictif légal de la République) doit être un politique « hors tableau »

-          De Valérie D : « Que pensez-vous de Marc Merger »

-          Le plus grand bien. Mais les gens trop influençables sont rarement influents.

-          De Christian T : « Pourquoi certains jeunes du MoDem sont-ils aussi haineux envers Mme Cutajar » ?

-          Au Modem, je n’en connais pas…Les nombreux jeunes qui travaillent avec elle sont des gens fantastiques ! Des « haineux », comme vous dites, je n’en connais qu’une poignée : des jeunes vieux de l’UDF qui ne se sentent à l’aise que dans les « politicardises » d’un autre temps, qui confondent prétentions et ambitions et qui ne supportent guère les qualités et la soif d’exigence  d’une femme de caractère qui a le « défaut » (c’est pour moi une qualité, bien sûr) de ne pas confondre compréhension et complaisance, reconnaissance et clientélisme, amabilité  et flagornerie, politesse et démagogie. Mais chez certains, (très peu nombreux mais bavards, y compris sur quelques blogs), seul un recours à la psychanalyse pourrait expliquer ce que vous qualifiez de « haineux »… Cela dit, il y a le même pourcentage de « nuisibles » dans tous les partis et, partout, ce sont les « têtes qui dépassent » qui servent le plus de cibles aux « sans têtes »

-          De Julien V. : « Ne pensez-vous pas que le droite a raison de considérer que les ralliement d’élus socialistes dans le groupe municipal de Mme Cutajar sont des sous-marins du PS ? »

-          Demandez aux responsables socialistes locaux ce qu’ils en pensent ! … Ils en sortent leur lance-torpilles ! D’abord, je ne vois pas dans leur adhésion au Modem un « ralliement ». Pierre Henninger et Yveline Moeglen ont toujours prônés une économie sociale et une « écologie qui n’empêche pas le progrès » qui sont au cœur des idées défendues par Chantal Cutajar. Des idées qui constituent la raison même de la création du MoDem par  François Bayrou. Ensuite, ceux (ou plutôt celles) qui parlent de sous-marins à leurs propos jugent les autres en fonction d’eux-mêmes : ce sont des « centreux » sous-marins de la droite…

-          De Josiane L. : « Cutajar-Kalinkova : cela fait un peu « tandem du ressentiment et de la revanche, non ? »

-          Seuls ceux qui ont voulu nuire à chacune les ont mises dans le même sac, si je puis dire… « Dissidente », Mme Kalinkova l’a été : elle a quitté l’équipe avec laquelle elle a été élue. Chantal, ne l’a jamais été : elle s’est fait virée. Pour des raisons de fond et de formes. Je n’ai pas lu dans le livre de la première une soif de vengeance. Je connais trop la deuxième:je suis  sûr qu’elle n’est en rien animée par des ressentiments. Elle a d'autres motivations plus nobles et plus fortes. Cela dit, parler d’un tandem « Cutajar-Kalinkova » est pour le moins surprenant… Les deux vont sans doute en rire.

Sur le fond, il me semble l’avoir déjà écrit : il faut en finir avec le "tandem" et même avec l’image du         « tandem » (piquée par Fabienne et Robert à Catherine et Roland).

C’est une équipe qu’il faut à Strasbourg. Une équipe qui sache rendre la ville aux Strasbourgeois. Et « mettre le turbo » pour que cette capitale démocratique de l’Europe mérite son nom, recouvre un rayonnement qu’elle n’a plus  et assume mieux ce qui est sa vraie mission.

Le « tandem », c’est marrant pour des ballades en amoureux en des dimanches d’été… 

 

 

La « sarkomédiocrité » des chiffres contre la « sarkomania » de la com'

La France financière, « point noir de l’Union »

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT : Ayant toujours préféré les lettres aux chiffres, j’ai toujours scrupule à commenter les maîtres à compter du budget national. Trop de zéros me donnent le vertige ! Mais il est des choses que j’ai un peu de difficultés à comprendre…Comment peut-on se réjouir (presque crier victoire) en présentant la copie mise au point pour le premier budget de l’ère Sarkozy ?  Il nous lancer (à regret) un nouveau néologisme (c’est à le mode) : la « sarkomédiocrité ». Par opposition à cette « sarkomania » qui, comme aurait pu dire Hervé Morin, risque « d’exploser en vol ». Sous le choc des réalités trop oubliées.

J’ai cherché en vain un seul nombre qui puisse laisser entrevoir un « choc de confiance » susceptible de provoquer un « bond de la croissance »… Je ne peux pas même chercher consolation dans des analyses d’économistes ou de journalistes spécialisés plutôt complaisants avec Sarkozy et sa majorité : rien de réjouissant. Le Figaro lui-même peine pour trouver quelques vertus à ce document chargé de vices et ne trouve que des experts dubitatifs ou sceptiques… 

Est-ce vraiment pour ouvrir de telles perspectives que Sarkozy, comme il ne cesse de la répéter, à été « élu » ? Est-ce pour ce texte (qui est tout de même essentiel dans la vie d’une nation) que tant de belles paroles, tant de temps d’antenne, tant de couvertures de magazines, tant de vent brassé, tant d’effets de communication, tant de « bougisme » présidentiel nous ont  été infligés ?

L’  « homme pressé », le champion de la « rupture », « l’hyperactif », le grand prêtre de « la culture du résultat », les donneurs de leçons économiques et financières à l’Europe entière, le Guizot du XXI Ième devra travailler mieux s’il veut que la France gagne plus.   

Un « budget d’attente », disent les plus indulgent en usant d’une  litote vide de sens puisque personne ne dit ce qui est en attente (municipales mises à part, bien sûr)… Nous voici loin des « je veux », des promesses du style « vous allez voir ce que vous allez voir » faites aux ministres des finances de l’eurogroupe, des exhortations dignes de la magique méthode Coué.

Nous voici loin surtout des mesures chirurgicales qu’impose un « Etat en faillite » !

Feuille de route pour une déroute : voilà confirmé le sombre diagnostic des responsables européens les  plus lucides : « Le point noir de l’union européenne, c’est la situation économie et financière de la France… Sarkozy est en train de perdre en Europe tout le crédit qu’il avait su gagner avec son activisme en faveur du « mini traité »… On voulait croire en un retour de la France en Europe, mais le retour d’une France faible affaiblit l’Europe comme une Europe faible affaiblit la France… »

Avec un  déficit public (41,7 milliards d’euros) qui reste abyssal, une dette publique (64 % du PIB) qui reste colossale, des « prélèvement obligatoires qui demeurent catastrophiquement stables, un déficit commercial qui donne toujours le vertige,   la France est plus que jamais le plus mauvais élève de la classe européenne. Celui surtout qui consacre le plus d’argent (qu’il n’a pas) aux dépenses publiques. Et celui qui s’abstient de faire des réformes de structures qui s’imposent.

Si on fait des « budgets d’attente » quand on parle encore d’ « état de grâce », que pourra-t-on faire en état de disgrâce ? La meilleure façon de préparer la Présidence française de l’Union dont on fait tant de cas aurait été de mettre de l’ordre dans la Maison France : c’est mal parti ! L’illusionniste s’illusionne-t-il  lui-même ? Pour réformer la France, il faut commencer par réformer les réformateurs…

Personne ne peut s’en réjouir, pas même ceux qui avaient raison de douter de la crédibilité du programme du candidat aux présidentielles d’une UMP qui avait plongé la France dans l’état que Fillon, aujourd’hui,  dénonce par une « image »…mal choisie mais juste! 

Daniel RIOT

Pour écouter Sarkozy, présentez vos papiers...

L'affaire m'avait échappée.... C'est si difficile de suivre Sarkozy dans tous ses mouvements! Mais RUE 89 (un site à conseiller) a l'oeil vigilant. Cet incident mérite attention car il est révélateur des bêtise de communication que peuvent entrainer des soucis trop poussés de confondre politique et communication... L'image de la Franec,comme on dit, n'en sort pas grandie. Attention, Monsieur Sarkozy, il est des maladresses qui finissent par se payer très cher. Notre diplomatie souffrait d'une réputation d'arrogance: elle commence à agacer par son coté ridicule. D'autant plus que tous les journalistes du monde n'ont pas le sens de la révérence courtisane des bords de Seine....

Je reprends ici l'article de RUE 89: "Mardi midi, les correspondants non-français à l'ONU ont la surprise de se voir fermer la porte de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. Quelques heures après avoir plaidé pour un "nouvel ordre mondial" à la tribune des Nations unies, le Président ne veut parler qu’aux siens.

A l’intérieur de la salle 226, Frank Louvrier, chef du service de presse de l’Elysée, semble agacé de voir que des journalistes étrangers venus assister à la conférence de presse précédente du Premier ministre espagnol José Zapatero n’ont pas quitté la salle. A l’entrée, des représentants de la mission française filtrent. "French media only!"

Les journalistes internationaux sont ulcérés. Le Vietnamien Tuyet Nguyen tente de négocier de rester dans la salle de presse, au titre de président de l’association des correspondants aux Nations unies. D’accord, concède le porte-parole de la misson française... à condition de ne pas poser de questions. (Tuyet Nguyen n’y est pas allé.) Une journaliste libanaise fait valoir qu’elle écrit en français dans son journal. "Quel est votre passeport ?" lui demande-t-on.

Matthew Russell Lee, qui anime un site essentiellement consacré à l’actualité des Nations unies, a expliqué à Rue89:

"L’ONU est quand même le dernier endroit où on devrait pouvoir exclure des gens sur la base de leur passeport. Sarkozy n’avait qu’à recevoir les journalistes français à l’ambassade ou à la mission française. C’est un terrible précédent...

"Si Bush osait faire la même chose à l’ONU, ce serait l’émeute!"

 

L’association des correspondants des Nations unies envisage de déposer une plainte qu’elle compte faire relayer par Michele Montas, porte-parole du secrétaire général.

Ironiquement, la conférence de presse a été retransmise sur les télévisions de l’ONU, et traduite en anglais. Les journalistes internationaux pouvaient écouter, mais pas poser de question.

PS: Après une question d’un journaliste belge infiltré dans la salle, Nicolas Sarkozy en a profité pour régler ses comptes. La télévision belge avat diffusé les images de son discours un peu haché au G8, le présentateur expliquant que le Président n'avait visiblement "pas bu que de l'eau".Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il venait ce jour là de monter plusieurs étages à pied, et qu’il ne boit de toute façon jamais d’alcool.

Selon l’ONU, l’incident est né d’une erreur d’organisation : toutes les délégations font des briefings pour la presse de leur pays, mais le président français a organisé le sien dans une salle habituellement utilisée pour des conférences ouvertes à tous les journalistes et ce briefing a par erreur été annoncé parmi les conférences de presse.

La plainte de l'association des correspondants des Nations Unies a été mentionnée lors du point presse quotidien du bureau du porte-parole de ce mercredi. La porte-parole y a souligné qu'un échange avec la presse internationale avait ensuite été organisé dans l’après-midi. "

 

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