07/10/2007
Strasbourg : La sagesse et la modestie d’Armand jung
CK (Claude Keiflin) a fait une ITW d’Armand Jung. Une info : le seul député socialiste de la région ne sera pas sur la liste du PS. Mais son suppléant ? Mais son épouse ? En tous les cas, Armand se veut sage, mesuré, bref, responsable…
« Je soutiendrai fortement Roland Ries », dit-il. Roland doit en être rassuré : imaginez instant le contraire… « Je lui conseille d'aller au-devant des Strasbourgeois avec modestie et humilité. Nous devons retourner sur le terrain, dans les cages d'escalier que nous avions un peu abandonnées. » Bel aveu ! « Il y a de la frustration chez les Strasbourgeois. Ils ne se sentent plus dans le coup. ». En cela, il a parfaitement raison. « Il faut s'occuper de leur assurer un mieux-vivre, avec modestie, je le répète. ». La modestie face à l’arrogance ? La révélation d’un des thèmes de la campagne qui se prépare...

« Vous estimez que le tandem Keller-Grossmann ne s'est pas occupé du mieux-vivre des Strasbourgeois ? », ose Keiflin…
« Je ne suis pas de ceux qui veulent remettre en cause ce que le tandem a fait. Le tram, la médiathèque et un certain nombre d'autres choses ont été faites et bien faites. C'est autant que nous n'aurons plus à faire. Le problème de Keller-Grossmann est ailleurs, dans les comportements. Le tandem est une cotte mal taillée, avec d'une part un gaullisme dévoyé, caricatural ; tout ce qu'il en reste chez Robert Grossmann se réduit à sa propre personne. Fabienne Keller, quant à elle, affiche une suffisance de technocrate ; elle ne doute de rien, surtout pas d'elle-même ». Etrange… Nous voilà devant des attaques plus personnelles (même justifiées) que sur des critiques de fond. Candidat à « l’ouverture », Armand ? Mais non. Puisqu’il n’est ni Bockel (il le dit), ni Petitdemange (il n’en parle pas)
« Et pourtant Roland Ries veut reproduire le tandem en confiant la CUS à un maire extérieur », insiste CK.
« Roland Ries donnera une tout autre image. Il n'y aura plus qu'un seul maire, auquel les Strasbourgeois pourront s'identifier. Je me suis rallié à l'idée d'un président de la CUS extérieur, bien que j'aie été formé à l'école Pflimlin qui cumulait les deux fonctions. J'avoue que l'administration unique pose problème. Il faudra un jour différencier celle qui relève de la Ville et celle qui s'occupe des affaires communautaires ».
Alors, là, Armand, il faudrait relire ce qu’en disait Pierre Pflimlin, précisément… Strasbourg en tant que telle n’a plus d’administration. Et comment peut-on concevoir un développement de ville sans une vraie stratégie de développement de la CUS ? Au moins, ce pourrait être un débat de fond… (et de fonds). Mais franchement, il est des questions plus importantes que de savoir s’il faut une ou deux têtes pour Strasbourg ? L’idée du « tandem » est née (sous la gauche) d’un problème de susceptibilités personnelles, non de nécessités politiques. De questions de personnes, non d’impératifs d’efficacité.
Une vraie équipe, avec une vraie tête. Avec un vrai programme. Une vraie vision. Et surtout des méthodes de travail (de gouvernance, dit-on aujourd’hui) adaptées aux défis de ce siècle. Avec non des fausses « ouvertures » et de vraies « fermetures », mais avec des partenariats reposant sur des contrats de confiance, donc de respect, et sur cette donnée essentielle trop oubliée ; « politique » a la même racine que « politesse », comme « urbanisme » et « urbanité ».
Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois ? Bien sûr. Il le faut. Rendre aussi aux Strasbourgeois la fierté d’être… Strasbourgeois. Pour l’heure, (et là Armand, vous êtes trop indulgent envers le « bilan » des sortants) tout ce qui est dit « grand » est bien petit… Comme les jets de pipi de chat de la place Kléber (qui ont coûté si cher).
Et rien de ce qui a été coulé dans le béton et le verre ne s’inscrit dans une politique globale et dans un plan d’ensemble prospectif digne d’une grande métropole qui se veut comme on dit à l’UMP « au cœur de la mégapole rhénane »…
Mais la campagne n’a pas encore commencé, sauf pour le « tandem » qui passe son temps à fêter des inaugurations qui mériteraient effectivement des lauriers, dans des villes adorables par ailleurs : Vesoul, Limoges, Sélestat…
12:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politiue, municipale, UMP, PS











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