25/10/2007
De la liberté de la presse...
« Allô, Epinal dans les Vosges ?
- Non, Epinal dans l’Oural… »
Voilà une préfecture qui a un sens aigu de la liberté de la presse, de la concertation, de l’esprit républicain…Un article lui déplait :elle ordonne un boycott du journal ! Rien de moins. Le représentant de l’Etat dans tous ses états…Mais oui, nous sommes en France, pas en Rusie ou ailleurs,. Nous sommes dans cette « démocratie exemplaire », dans cet « état irréprochable » tantdécrit par son Président si hyperactif !
Le quotidien régional La Liberté de l'Est dénonce, aujourd’hui un boycott de la part de la préfecture des Vosges, après des articles critiques sur le volet régional du Grenelle de l'environnement, organisé vendredi dernier à Epinal. La rédaction du journal s'indigne (à juste titre) de "la mesure de rétorsion" après la parution d'articles sur le Grenelle lorrain et "la volonté exprimée de (lui) fermer toutes les portes des administrations du département et de boycotter" La Liberté de l'Est/ « Tout ceci parce que nous nous sommes refusés à exercer un devoir de complaisance » : « Cela montre en quelle piètre estime est tenue la liberté d'informer », écrit la rédaction
Dans son édition de samedi, La Liberté de l'Est avait osé titrer sur le "consensus en trompe-l'oeil" trouvé vendredi lors du Grenelle en Lorraine, où six ateliers avaient accouché d'un "petit débat". Le journal avait également dénoncé les "couacs en stock" lors de la rencontre.
« Maintenant, on n'a plus accès à tout ce qui relève de l'administration d'Etat dans les Vosges : pompiers, gendarmes, policiers, etc. », a déploré mercredi le rédacteur en chef du journal, Gérard Noël. Le quotidien est, juge-t-il, dans « une sorte d'incapacité à faire son travail ». « Nous sommes particulièrement confrontés à ce problème au niveau des faits-divers (...) même si nous arrivons pour l'instant à contourner le problème grâce aux contacts que nous avons », a-t-il ajouté.
Une note envoyée mardi à son service par le directeur du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) des Vosges et obtenue par l'AFP, demande qu'"à compter de ce jour et jusqu'à nouvel ordre, aucune information ne (soit) communiquée au quotidien La Liberté de l'Est"…
Dites-moi qu’on fait juste un petit cauchemar…
18:05 Publié dans Coups de colère | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presse, journalisme, état, préfet, ordre, pompiers, gendarmes











Commentaires
Merci, un grand merci à vous qui vous interrogez sur ce que l'on vit ici dans ces vosges où la dictature va bon train. Je vis cette "affaire" de l'intérieur et j'ai honte aujourd'hui de ce genre humain qui écrase pour avancer. C'est vrai, ici la muselière est de rigueur si l'on ne veut pas être ennuyé par une hiérarchie malveillante. Merci beaucoup
Ecrit par : DEGEORGES | 09/11/2007
"Merci, un grand merci à vous qui vous interrogez sur ce que l'on vit ici dans ces vosges où la dictature va bon train."
Mais mon pauvre Degeorges, vous vous bercez d'illusions : nul ne s'interroge sur ce que vous vivez là-bas dans les Vosges. Tout le monde s'en fout, Degeorges.
Quant à la dictature y allant bon train, vous pratiquez le surréalisme, Degeorges. Tout d'abord, RIEN dans les Vosges ne va bon train. Ensuite, quelle dictature dans les Vosges? Celle de l'ennui (il ne s'y est rien passé depuis le baptême raté du petit Grégory)? Celle des sapins? Celle de la mauvaise bouffe? Celle des panneaux "usine à vendre"?
Et à l'avenir, si vous ne vous êtes pas suicidé avant, merci de ne plus prononcer le mot de "muselière" en ces lieux. Parler de muselière dans la maison du roquet de Chantal Cutajar (*) est du dernier mauvais goût. Même pour un Vosgien.
(*) Ami Vosgien, retiens bien ce nom : tu n'en entendras plus jamais parler.
Ecrit par : LMD | 10/11/2007
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