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30/11/2007

Cap 21: Confirmation du soutien à Chantal Cutajar et à son équipe

"Une liste indépendante, sans apparatchiks: Une première à Strasbourg et une chance pour les Strasbourgeois" 

À  la sortie, des « bureau politique et Conseil National CAP 21 », Yveline MOEGLEN, délégué CAP 21 pour le Bas-Rhin réaffirme, dans un communiqué,  son soutien à la constitution du MoDem, "seule force nouvelle de la VIE politique française, dans laquelle le mouvement de Corinne LEPAGE expert en matière de «Développement Durable» continuera de nourrir et renforcer le projet démocrate".
  
"Pour la première fois en France, les rênes d’un parti ne seront pas confiées à des APPARATCHIKS.
 
 François BAYROU a accepté toutes les exigences démocratiques, éthiques et morales qui définissent la nouvelle forme de gouvernance imposée par CAP 21 et qui conduiront au bon équilibre entre l’efficacité politique et la démocratie interne du MoDem.
 
 Il y a de fait, une redéfinition des rapports entre militants, dirigeants et élus.
A Strasbourg, le projet de liste MoDem / CAP 21 mené par Chantal CUTAJAR sera le reflet des accords nationaux entre François BAYROU et Corinne LEPAGE.
  
On y retrouvera pour la première fois, des personnes qualifiées, motivées et compétentes, ayant de grandes connaissances sur l’ensemble des projets strasbourgeois ainsi que de la réalité de la situation économique locale et transfrontalière.
  
Une liste MoDem, indépendante, associée à CAP 21, sans APPARATCHIKS, voilà une grande première à Strasbourg, pour les Strasbourgeois".

Yveline MOEGLEN

Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
MoDem / CAP 21

Europe: Le rhino du Rhin, le logo rassembleur de la région du Rhin Supérieur

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  Premiers résultats des travaux entrepris sous la direction d'Alexis Lehmann qui anime le groupe de réflexions "RHIN 2020" lancé par la Fondation d'Entente franco-allemande: La Région du Rhin supérieur se dote d'un LOGO rassembleur, d'un emblème mobilisateur, d'une image qui symbolise à la fois l'ancienneté, la solidité, l'esprit de résistance et le gout de l'offensive: le rhunocéros. Un Rinhocéros aux couleur de ces grès qui marque l'unité géologique d'une Région au coeur de l'Europe et surtout de cet humanisme rhénan fondateur des valeurs de l'unité européenne en marche!

Résultats d'un concours: Les quatorze étudiants de la Hochschule für Gestaltung (Ecole d'arts et média) de Karlsruhe ont entrepris un voyage à travers la région afin de s'imprégner de son atmosphère, de sa particularité et de ses diversités. L'épilogue de ce voyage au sein du Rhin Supérieur a finalement donné naissance à une écriture, quatre couleurs et un rhinocéros.

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 Pourquoi le Rhino ?

Il y a 500.000 ans, le rhinocéros faisait partie de la faune de "Homo Heildelbergensis". On peut d'ailleurs admirer le crâne d'un rhinocéros des bois (Stephanorbinos hundsheimensis) dans le musée des sciences naturelles à Karlsruhe. Le rhino, aujourd'hui, frappe par sonriginalité:  Il est grand, ambitieux et puissant, et sa corne ressemble à s'y méprandre aux méandres du Rhin.

 
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Le choix des couleurs...

La couleur du Rhin Supérieur est celle du grès des Vosges. La couleur du grès varie entre des nuances de brun foncé et des nuances plus chaudes de rose clair et de rouge. Chaque pierre est différente et sa couleur varie selon son exposition à la lumière. Les couleurs du grès des Vosges constituent déjà une marque de fabrique de la Région du Rhin Supérieur, la cathédrale de Fribourg et celle de Strasbourg en sont les plus parfaites illustrations.

L'équipe de la Staatliche Hochschule für Gestaltung de Karlsruhe qui a remporté ce premier prix (doté de 10 000 €) est composée par : Le professeur Sven Voelker, Martin Borst, Sebastian Cremers, Nora Cristea, Max Dewald, Niklas Horn, Emanuel Klieber, Viola Kup, Lisa Naujack, Stefanie Miller, Philipp Rosenbeck, Daniel Schludi, Tanja Schüz, Anika Tisken et Cesar Osorio Le projet de Jinsu Ahn, originaire de la Corée du Sud et étudiant à l’école d’art de Bâle, a remporté le deuxième prix. Jinsu a conçu un logotype pour la communication dans la région rhénane. La troisième place va au projet présenté par Gladys Lemoine de l’école d’art mulhousienne « Le Quai ». Son projet montre trois arches qui se succèdent pour symboliser les liens dans la région.

Cette initiative de la Fondation Entente franco-allemande est une contribution au projet politique visant la création d’une région métropolitaine européenne dans l’espace rhénan. Le projet lauréat est une proposition faite aux acteurs institutionnels et privés actifs dans la région trinationale. L’objectif est de développer, en partant de cette nouvelle image de marque, une campagne de communication pour renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens à cet espace. La cérémonie solennelle de remise de prix aura lieu au Parlement Européen le 17 janvier 2008.

Les photos des trois projets lauréats peuvent être consultées et téléchargées sur le site de la Fondation franco-allemande qui est présidée par André Bord et dirigée par  Mme Andrée KEMPF>>>>>>>>>>>>>
LE SITE DE LA CONFERENCE DU RHIN SUPERIEUR >>>>>>>>
SUR LE SITE DE LA REGION ALSACE >>>>>>>>
e3c339529dfd3204c9a529ac3e46ad44.jpg
fbfc307cb33a4bfa83dc05df0589e7cb.jpgL'espace du Rhin Supérieur est subdivisé en 3 sous-espaces :
Pamina, Centre et RegioTriRhena

Les régions qui composent l'espace du Rhin Supérieur :

- L'Alsace (les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin)

- La Suisse du nord-ouest (avec les Cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie, Soleure et le Jura)

- Le Land Baden-Württemberg (Regierungspräsidium Karlsruhe et Freiburg) et le Land Rheinland-Pfalz (Sud du Palatinat)
Le Rhinocéros dans (presque)  tous ses états….

 

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Un rhino sur une pièce romaine.....
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Il s'agit d'une fable dont l'interprétation reste ouverte. L'une des plus pertinentes est celle de la dénonciation de tous les régimes totalitaires (nazisme, stalinisme et autres) et du comportement de la foule qui suit sans rien dire, du stéréotype (d'où la métaphore avec un rhinocéros), par peur de ce régime, par mimétisme collectif. Le Rhino du Rhin comme celui de  Ionesco est un emblème de RESISTANCE. Résistance à tout ce qui attente  à l'humaine condition et à tout ce qui transforme en monstre le meilleur des hommes.... La rhinocérite: une maladie qui a souvent frappé l'Europe Ionesco la traite avec un sens aigü de l'absurde....« Un homme qui devient rhinocéros, c'est indiscutablement anormal ». La « rhinocérite » menace toujours… puisque la paix et la démocratie, les valeurs de l’humanisme et les droits de l’homme exigent vigilance, clairvoyance et courage.  

« L'homme supérieur est celui qui remplit son devoir » 

[Eugène Ionesco]

 

Fragment de pensée

"La culture Internet est une culture éruptive. Quelquefois, c'est agaçant, mais on va vivre avec cette culture. Il ne faut pas la rejeter", (François BAYROU)

29/11/2007

Corinne Lepage: nous devons sauver le Modem

Nous avons besoin du Mouvement Démocrate pour la vitalité démocratique de notre Pays ; les attaques qui se sont cristallisées au cours des dernières heures contre François BAYROU visent sans doute la personne au-delà de ce que le combat politique loyal devrait permettre mais surtout visent à empêcher la constitution de la seule force nouvelle de la vie politique française.

Des critiques peuvent toujours être faites.

Il n’en demeure pas moins que c’est la première fois qu’un parti politique élabore, directement avec ses militants, des statuts qui donnent lieu à des débats extrêmement importants.

C’est la première fois qu’un parti politique se donne la peine de ne pas confier les rênes à des apparatchiks et tente de définir de nouveaux rapports entre militants et élus, de telle sorte que les uns et les autres puissent être convenablement représentés et entendus au sein des instances dirigeantes.

C’est la première fois qu’un parti politique accepte de jouer le jeu, dans une totale transparence, de la réflexion sur l’équilibre qu’il convient de trouver entre l’efficacité politique et la démocratie interne.

Or, si précisément une telle profusion de propositions, de contributions, d’amendements arrive de la nouvelle génération militante du Mouvement Démocrate, c’est bien parce que l’espoir soulevé par la candidature de François BAYROU lors de l’élection présidentielle et qui a rassemblé près de 18% des français n’est pas retombé.

Nous avons maintenant la charge de faire vivre ce parti, et d’en faire effectivement un lieu démocratique à même d’offrir un véritable projet à nos concitoyens. Car, et peut-être faut-il le rappeler, dans ces temps où il est bienvenu d’oublier assez vite ses convictions et son éthique pour asseoir sa carrière personnelle, la dignité de la politique, c’est précisément de proposer un projet et de défendre des convictions malgré les résistances et les freins au changement qui s’y opposent.

Le Mouvement Démocrate va être porteur d’un projet nouveau en ce qu’il sera l’expression d’une nouvelle forme de gouvernance et d’une véritable politique de développement durable.

En effet, et c’est là l’enjeu, nous allons devoir changer radicalement notre manière de vivre dans les années à venir. La société du carbone, des énergies fossiles, de l’automobile et du tout jetable touche à sa fin.

Cette révolution est particulièrement difficile à faire dans un pays comme la France, confrontée à de très lourdes difficultés, liées à un appauvrissement que l’on veut nier, à une montée des tensions et de la violence, à une inégalité croissante et criante entre nos concitoyens.

Le développement durable est précisément l’occasion de sortir par le haut de cette crise en déterminant ce que peut être un projet commun.

C’est précisément à cela que le Mouvement Démocrate doit s’employer sans se soucier des torpilles qui lui sont régulièrement adressées, avant même que le Congrès Constitutif n’ait lieu, torpilles qui sont probablement le signe d’une certaine inquiétude de tous ceux qui ne souhaitent surtout pas que la vie politique française change.

Corinne Lepage

Présidente de cap21

28/11/2007

RAPPEL: BHL ce soir à STRASBOURG

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ROCARD "fête" les 10 ans de Hollande àla tête du PS...

Michel Rocard dans le JJD (une ITW de Maud Pierron) fête à sa manière es 10 ans de François Hollande à la tête du PS. L’annonce d’une prochaine implosion du Parti socialiste ? Un peu. Beaucoup, même. Extraits…

>>>  « Contrairement à l'opinion générale, je ne crois pas qu'il soit pertinent d'isoler les dix ans de François Hollande. Le PS vit toujours un drame qu'il n'a pas tranché depuis sa naissance: son incapacité à accepter que nous sommes dans l'économie de marché. Il existe toujours des minorités au sein du PS qui rêvent d'en sortir. Le PS vit toujours un prurit d'unanimité, il a peur de ses divisions, qui sont en effet fortes. Le fait de vouloir rompre avec le capitalisme alors qu'il s'agit en fait de le contrôler rend peu clair, donc inaudible le discours du PS. Mais c'est bien antérieur à François Hollande » D’accord ou pas d’accord ? Moi, je suis tout à fait d’accord….

>>> « Le PS est un parti ou on ne réfléchit plus ou on ne lit guère ». Un avertissemnt pour toutes les autres formations. On ne le dira jamais assez : les politiques devraient tous inscrire un temps de lectures et de réflexions dans leur emploi du temps. La vie politique, toujours menée le nez dans le guidon, est trop chronophage.  

>>> « L'autre grande erreur de Hollande est la gestion de la question européenne. C'était une faute de vouloir un référendum. D'autant qu'il l'a voulu pour des raisons tactiques de politique intérieure, pour embêter Chirac, avec la conviction que celui-ci ne l'accepterait pas. Chirac a commis l'erreur de le faire aussi. D'où l'arrêt de mort de l'Europe politique, elle n'en est toujours pas remise. » Entièrement d’accord sur cela aussi. Et la question européenne est toujours mal règlée.Ou plutôt, pas règlée du tout.  

>>> « Il n'y a pas de politique possible sans une vision doctrinale sérieuse sur l'avenir. Et il n'y en a plus ». C’est l’avantage du MoDem si Bayrou réussit à combler son déficit organisationnel.  

>>> « 2012 est pour le moment perdu faute d'existence d'un parti qui propose un vrai projet.(…) Mon enthousiasme social démocrate n'a jamais cessé.  J'ai même envie de dire que devant la crise financière mondiale qui commence avec la crise du subprime américain, le ralentissement de la croissance, ce capitalisme d'aujourd'hui qui produit de la précarité comme s'il ne savait plus faire que cela, je n'ai jamais été plus social-démocrate qu'aujourd'hui ».

Social-démocrate dit Rocard. Social-économie et démocratie sociale, dit Bayrou. Michel après « 50 ans de bureaux nationaux du PS et 58 ans de parti », il est peut-être temps de changer de maison…Subitement, j’imaginais Rocard au Congrès constitutif du MoDem. Il est tard et je rêve éveillé, sans doute.

27/11/2007

"BAYROU 2: LE RETOUR!"...Un projet d'espoir pour les militants

LE CRI DE DECEPTION ET ....D'ESPOIR DE NELLY 

Dans toutes les réactions suscitées par mes commentaires et notes sur le divorce BAYROU-CAVADA et  "BAYROU, réveille-toi!", je mets en relief celle signée NELLY que je devine à la fois jeune, réfléchie,  jolie, brillante et pertinente à travers ses écrits et réfexions...Un cri de déception, mais ausi d'espoir qui est celui de nombreux militants!


"L’UDF de Giscard, tout au long de son histoire, a vécu différentes périodes, phases, qui à chaque fois réclamaient le renouveau : il fallait toujours rassembler, d’un côté pour une reconstruction de la France, raisonnée et ambitieuse, et de l’autre côté contre la gauche, et contre une certaine droite à qui l’on reconnaissait malgré tout une politique compatible, à l’aide d’un savant dosage orchestré à l’époque par des vrais décideurs de part et d’autre.

Bayrou est né politiquement à cette période, fin observateur et négociateur, qui a mûri petit à petit le projet Centriste tel qu’il nous l’a présenté d’abord en 2001 avec la Relève, et cette année avec son Projet d’Espoir. La question aujourd’hui : cette maturité était en faveur de qui ? L’histoire du Centre est si mouvementée que le MoDem porte vraiment bien son nom, dans toutes les acceptions possibles du terme mouvement .


François Bayrou est surnommé « jeune loup » par M Bassi et G de la Loyère, dans Le Centre des Trahisons, où est décrite de manière (très subjective, mais…) son accès aux commandes de l’UDF par le rejet progressif de Giscard :« Ce ne fut pas le plus véhément dans le rejet du père. Il était plus malin que cela. Mais il sut patiemment cacher son jeu et son prurit de carrière, pour finalement tirer parti des circonstances. Il s’empara de ce qui restait de l’UDF – c'est-à-dire son titre– pour en faire la base de sa future candidature présidentielle ».

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Très sévère, et sûrement injuste mais un constat nous oblige à prendre en considération que la vocation carriériste de Bayrou (légitime quand on a des ambitions pour la France et les Français) s’arrête malheureusement à un projet. Il lui est finalement confortable de ne pas avoir été élu, et fort de son score au premier tour, il peut refonder un parti en son nom sur la base du projet qui a rassemblé des milliers de lecteurs et auditeurs convaincus. Mais l’ambition politique ne se contente pas de fabriquer des fans. Un militant passionné mettra tout en œuvre pour rendre possible ce projet fédérateur auquel il a cru. Et les rôles s’inversent dans ce cas, puisque seuls les militants semblent respecter le devenir du MoDem, en le faisant vivre… par leurs écrits, leur comportement dans leur action politique et leur manière de soutenir des leaders locaux.

La star Bayrou contemple, réfléchit, programme, écrit, parle, c’est un formidable communiquant…, il met en scène le MoDem, sans aucun respect pour l’orchestre et pour tous les « intermittents » sans qui la scène ne serait montée pour personne… Le texte joué est bon, mais l'auteur/metteur en scène laisse l'action figée, comme si le public était acquis pour toujours. Serait-ce le texte d'un nouvel évangile, devant lequel prosternation et bénédiction sont les ultimes comportements?
Le congrès de Villepinte sera-t-il l’héritier de celui de Seignosse ? Nous l’espérons « de toutes nos forces », et notre confiance… en "Bayrou 2 Le Retour", est devenue "le projet d’espoir" des militants

NELLY

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

Cavada candidat UMP à Paris: Bayrou prévoit un "échec"

Suite logique mon billet sur Cavada et Bayrou, je reproduis ici les infos sur les réactions sucitées par le choix de Jean-Marie.

Le leader du MoDem estime "le changement de conviction" de Jean-Marie Cavada, qui dirigera une liste UMP, "est voué à l'échec".

Nicolas Sarkozy lui aurait proposé en échange un portefeuille ministériel.

Jean-Marie Cavada (Reuters)

 

Alors que Jean-Marie Cavada, député européen UDF-MoDem, a accepté de diriger une liste UMP aux municipales dans le XIIème arrondissement de Paris, le chef de file du MoDem François Bayrou a jugé, lundi 26 novembre à Marseille, que "ce changement de conviction est voué à l'échec".
"Ca ne grandit pas le politique que d'avoir ainsi des changements de camp. Ce n'est pas quelque chose de recommandable, ce genre de changement de conviction est voué à l'échec", a déclaré le leader du Mouvement démocrate, lors d'une conférence de presse.
François Bayrou était à Marseille pour rencontrer les têtes de listes potentielles du MoDem pour les municipales dans la deuxième ville de France.

"Parachutage"

La candidature de Jean-Marie Cavada comme tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris a été qualifié de "parachutage" par les Verts et Marielle de Sarnez (UDF-MoDem).
La chef de file de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) pour les municipales à Paris, a dénoncé ainsi "parachutages et débauchages"."Parachutages et débauchages, cela ne fait pas une équipe de terrain fidèle aux Parisiens", a déclaré à l'AFP Marielle de Sarnez, en allusion au fait que Jean-Marie Cavada réside à Neuilly.
"Prendre des gens qui n'ont aucun lien avec les Parisiens, aucun lien avec les arrondissements, et que la vie des Parisiens n'intéresse pas, ce n'est pas mon idée de l'engagement au service de notre ville", a déclaré la présidente de la fédération MoDem de Paris, qui siège au Parlement européen avec Jean-Marie Cavada.
"Pour moi, l'élection municipale ne doit pas servir de marche-pied à des intérêts de carrière personnels", a-t-elle ajouté.
Selon des sources proches du gouvernement, Nicolas Sarkozy aurait fait miroiter à Jean-Marie Cavada un portefeuille ministériel pour qu'il accepte de diriger la liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris.

"Mépris" de l'UMP

De son côté, l'adjointe Verts au maire PS de Paris, Pénélope Komitès, a dénoncé aussi le "parachutage" de Jean-Marie Cavada. Rappelant la candidature d'Arno Klarsfeld aux législatives en juin, elle estime que celle de Jean-Marie Cavada "témoigne du mépris" de l'UMP "pour le travail de terrain et la connaissance qu'ont les candidats de leur arrondissement".
Selon Pénélope Komitès, la mairie du XIIe "n'intéresse pas" Jean-Marie Cavada.
L'ancien journaliste, qui se présentait "il y a encore quelques mois comme un poids lourd du MoDem parisien", cherche en réalité à devenir ministre après les élections municipales, affirme-t-elle.

"Règlements de comptes"


Du côté du PS, on dénonce un nouvel "épisode de la saga 'règlements de comptes UMP-MoDem'". "A l'occasion des élections municipales, les Parisiens sont en droit d'attendre un vrai débat sur Paris, et on leur sert une fois de plus un épisode de la saga 'règlements de comptes UMP-Modem'", a indiqué Sabine Mazetier, députée PS du XIIe arrondissement de Paris.
"Je suis assez stupéfaite", a-t-elle dit. "Après avoir expliqué qu'être maire d'arrondissement ne l'intéressait pas, Jean-Marie Cavada confirme d'une certaine manière sa totale extériorité aux questions municipales".
"Il ne dit pas un mot des Parisiens et des habitants du XIIème, ça démontre qu'une fois de plus, l'UMP s'entête à instrumentaliser des échéances démocratiques", a ajouté Sabine Mazetier, qui avait battu en juin aux législatives l'avocat Arno Klarsfeld, candidat de l'UMP, dans la 8e circonscription de la capitale.
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26/11/2007

Cavada-Bayrou : Qui a lâché l’autre ?

Pourquoi parler de « lâchage » ? Je ne mets pas Cavada et d’autres (à commencer par Morin) dans le même panier… J’ai trop d’estime personnelle pour lui pour caricaturer sa décision. D’ailleurs, croyant connaître une partie des cartes, la question se pose : si « lâchage » il y a, qui a lâché l’autre ?...

Dans les explications données par Jean-Marie Cavada,  je marque mon étonnement et mon désaccord de fond sur un point précis : On ne se lance pas dans une bataille électorale pour annoncer la couleur du deuxième tour dès le premier. Sinon à quoi bon deux tours ? Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs. Et ce sont les combines envisagées avant les résultats du premier tour qui appartiennent à une manière passéiste de faire de la politique.

Qui plus est, si l’on se lance dans une campagne électorale pour jouer les strapontins de l’un ou l’autre camp, c’est que l’on part en vaincu. Une consultation électorale ne vise pas qu’à faire acte de présence, prendre la température ou marquer un territoire. Des accords de ralliement ou de panachage qui respectent l’électeur se font en temps T, non avant, au vu de Résultats R et en toute transparence sur la base de contrats d’actions, d’engagements précis…

Autre surprise : Jean-Marie dit ne pas connaître sa deuxième de liste Mme Lagarde… C’est beau la confiance.

Pour le reste, ce ralliement est un coup porté non au MoDem mais à la crédibilité de François Bayrou. Là est le plus grave dans cet épisode. Et les mots employés par celui qui a été le grand chef d’orchestre de l’université de Seignosse sont forts, chargés de critiques qui ne peuvent se gommer par des haussements d’épaule du style de ceux qu’a déjà eu Bayrou quand il a été interrogé sur l’éventuelle « désertion » de ce grand marcheur du Siècle : »Il se met aux enchères ». Non, François ! Non, monsieur Bayrou !

J’ai soutenu François Bayrou avec force parce que ses analyses collent ou convergent avec les miennes et parce que nul n’étant parfait je préfère ses défauts à ceux de bien d’autres… Mais je l’ai écrit ici voilà longtemps déjà : Bayrou s’il ne se ressaisit pas est en train de tuer dans l’œuf les espoirs qu’il a fait naître.

« J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté »… Dans la bouche de Cavada, cette phrase a de valeur et du sens… Bayrou (qui ne répond pas au courrier qu’on lui adresse, ce qui est peu conforme aux principes qu’il avance) a par ses non-décisions de ces derniers temps distillé le pire des maux : le flou qui favorise (pas seulement à Strasbourg) toutes les magouilles, tous les calculs les plus vils, tous les jeux les plus insensés et les étalages les plus décourageants de la médiocrité en politique…

La question vient naturellement à l’esprit : Simone Veil aurait-elle eu raison dans son approche de la personnalité de François Bayrou. Je ne veux pas encore le croire. Mais pourrais-je encore longtemps pouvoir ne le croire ?

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