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24/12/2007

MoDem-Strasbourg : Des clarifications essentielles


La « dynamique Cutajar » : Rassembler dans la cohérence.

 

Pourquoi parler, comme quelques journaux l’ont fait,  de « crise grave » au sein du moDem à Strasbourg après le vote de l’investiture de Chantal Cutajar ? Tout va pour le mieux, au contraire, et Bayrou au bout du compte et quels que soient les développements futurs peut gagner son pari de la clarification et de la « remise en ordre ». Une dynamique est en route. Cap  sur les élections avec  un seul  souci: "un renouveau pour Strasbourg"

La clarification s’est faite sur deux questions essentielles :

1) Celle de l’affirmation d’une liste authentiquement autonome. Donc libre et indépendante et de la droite et de la gauche. C’était dans logique de la stratégie nationale de Bayrou pour les municipales. D’autant plus (il ne faudrait pas l’oublier) que Strasbourg est une ville dirigée par une tête Udf et une tête UMP qui sont devenues…deux têtes UMP !

C’était décidé et inscrit dans l’accord conclu le 11 décembre à Paris dans le bureau de François Bayrou entre les trois candidats qui étaient encore en lice pour l’obtention de la « tête de liste ».

Ce fut ratifié par un vote  militant massif, à mains levées, orchestré par François Bayrou le 19 décembre après deux longues interventions d’élus de l’actuelle équipe municipale.

Un rappel : cette liste « autonome » ne se serait sans doute pas imposée telle une évidence sans le travail de terrain accompli par Chantal Cutajar depuis les présidentielles. C’est elle et non les « instances » udf qui a joué un rôle déterminant que Bayrou, à mon humble avis, aurait pu reconnaître avec une reconnaissance plus affichée…

2) Celle du choix de la tête de liste.Les urnes ont parlé : c’est Chantal Cutajar qui mène cette liste en respectant la lettre et l’esprit de l’accord signé par l’élue, par ses deux rivaux (Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova) et par François Bayrou.

 

« LE DIABLE DANS DES DETAILS »

 

Au niveau du fonctionnement démocratique interne du mouvement …démocrate, on peut comprendre que deux séries d’objections puissent être soulevées. Comme dit un proverbe alsacien, « le diable se cache dans les détails »….

>> Les partisans d’une liste d’union avec l’UMP auraient voulu être plus entendus : selon eux, le choix d’une liste autonome ou non aurait du être ratifié ou non après  une campagne interne plus structurée.

>> Les supporters de Chantal Cutajar ont raison de mettre en relief quatre anomalies :

= Jean-Claude Petitdemange a été propulsé « candidat » sans avoir fait acte de candidature. Cela a brouillé les cartes. D’autant plus que ni les conditions ni les délais de candidatures n’ont été respectées.  

= L’accord à trois signé avec Bayrou est devenu unilatéralement un accord à … deux, ce qui a faussé le scrutin en défavorisant celle qui l’a scrupuleusement respecté et qui est apparue seule contre deux. Mme Hug-Kalinkova s’est désistée en faveur de M.Petitdemange, soit. Mais le « binôme » ainsi constitué n’est « indissociable » que dans leur esprit et par leur volonté autoproclamée. Les militants se sont prononcés pour ou contre un seul nom, pas sur un ticket, sur un tandem, sur un duo.   

= Les militants udf favorables à une union dès le premier tour avec l’UMP ont pu voter en dépit de leur engagement signé de soutenir la liste « autonome » qui serait dirigée par la gagnante ou le gagnant du scrutin. Cela aussi a faussé les résultats, puisque leur vote a été plus tactique que préférentiel.

Une analyse du scrutin à partir d’une étude de la liste des votants (directs et par procurations) ne laisse planer aucun doute à ce sujet. La majorité des suffrages recueillis par M.Petitdemange est le fait de militants favorables à une entente avec le « tandem ». Ce qui montre d’ailleurs, ce dit en passant, que morale et politique sont à réconcilier à partir de la …base et pas seulement au sommet.

Je connais en revanche des militants favorables à Chantal Cutajar qui n’ont pas voté parce qu’ils ne voulaient pas engager leur signature sur un résultat inconnu. Cela est un témoignage non une opinion.   

= Les interventions de structures fédérales de l’udf sans aucune légitimité dans l’organisation et la préparation de la soirée électorale du 19 décembre ont, elles aussi, faussé le scrutin : des non Strasbourgeois engagés dans des alliances avec l’UMP en d’autres lieux  se sont montrés partiaux dans des prises de positions publiques. C’est tout de même curieux de voir le maire de Pfaffenhofen (pour ne citer que lui) jouer les tuteurs de M.Petitdemange et s’ingérer dans des débats strasbourgeois alors qu’à titre personnel il va sans doute bénéficier d’un fauteuil de conseiller général UMP et qu’il avait annoncé par voie de presse qu’il se démettrait de ses fonctions (vidée de leur sens depuis longtemps) de délégué départemental de l’udf modem  

Mais ces critiques sont rendues caduques : le scrutin tel qu’il s’est déroulé confère aux choix de la liste autonome et de la tête de liste une légitimité incontestable.

RASSEMBLEMENT N’EST PAS COALITION

Reste à remplir l’engagement du Rassemblement pris par tous, Chantal Cutajar, Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova (avant son désistement dans l’accord écrit et lors de son vote) et les militants.

Les militants qui soutiennent la liste UMP du tandem (et à plus forte raison les élus actuels et ceux qui l’ont ralliée) devront faire des choix. Certains (celles et ceux qui avaient soutenu des adversaires de candidats Modem aux législatives auraient déjà du être contraint de le faire. Cette anomalie devra être d’une façon ou d’une autre réparée dans les jours qui viennent :le MoDem est un nouveau parti qui exige de nouvelles disciplines. « Remettre de l’ordre », comme l’a dit Bayrou, commence par là…

Sur Strasbourg, il est clair que l’on ne peut pas à la fois soutenir le « tandem » et se prétendre modem… Cela fait partie de la « révolution Bayrou » : comme c’est le cas en Allemagne, les choix stratégiques et tactiques du parti peuvent être différents d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un scrutin à l’autre. Ces choix impliquent tout de même une discipline et un respect des orientations choisies, cas par cas.

Les supporters de celui qui a perdu les élections pour la tête de liste rempliront-ils leurs engagements (écrits) de « soutenir la liste » qui sera établie ? Il n’est pas de liberté sans esprit de responsabilité. La démocratie qui est « loi de la majorité dans le respect des minorités » n’est pas la soumission de la majorité aux injonctions de la minorité. 

Il convient ici de rappeler clairement  les enjeux des élections de mercredi soir

 Premièrement : Il s’agissait bien de DECIDER d’une tête de liste, et non d’exprimer une préférence des militants. Le texte de l’accord signé dans le bureau de Bayrou précise bien : « La désignation de leur tête de liste devra être décidée par les strasbourgeois du mouvement qui s’engageront formellement à soutenir leur liste ».

La Commission nationale des investitures s’en est remis aux choix des militants :elle ne fera donc qu’enregistrer ce choix (contrairement à quelques rumeurs malicieusement distillées par des esprits chagrins qui confondent des élections avec un jeu de « qui perd gagne »)

Deuxièmement : Il s’agissait de choisir une tête de liste, donc non seulement une personnalité mais aussi une philosophie, une méthode et une morale d’actions.

Chantal Cutajar dans son allocation précédant le vote a eu des propos clairs qui ont valeur d’engagements. Elle vient de les confirmer dans une lettre aux militants et sympathisants.

>>>L’esprit démocratique qui l’anime et l’esprit d’équipe qui doit animer sa liste lui fait faire une distinction très nette entre liste de Rassemblement et liste de Coalition. Il y avait deux candidats en lice, mais il n’y a pas deux Modem-Strasbourg. Et il n’y a pas, comme dans d’autre partis, des « courants » (ce qui serait contraire aux principes même du mouvement démocrate).

Dans cette optique, il est évidemment regrettable que M. Petitdemange ait éprouvé le besoin de tenir unilatéralement une conférence de presse pour marquer ses différences et affirmer ses exigences.

L’heure est aux discussions, non aux négociations. Le temps est à la culture des convergences et à la recherche de solutions pour dépasser les divergences. C’est là davantage qu’une « question de méthode » : c’est une question de fond.

En dépit de cet accroc, du « bon vent » lancé à l’issue du scrutin par M. Petitdemange, et des propos (tenus publiquement et en partie reproduits dans la presse) de « proches » du candidat battu sur une éventuelle liste dissidente, Chantal Cutajar poursuit les discussions sur les bases claires. Dans le contexte actuel, ce n’est pas « sa capacité à rassembler » qui est en cause (pour reprendre une expression de Mme Hug-Kalinkova ) mais c’est l’aptitude du vaincu et de ses proches à être rassemblés qui est en doute.

Pour ce qui est du chantage à la liste dissidente, il ne date pas d’aujourd’hui, mais du …11 décembre :le jour même de l’accord signé dans le bureau de François Bayrou, les amis de M. Petitdemange l’évoquait devant un journaliste des Dna qui en a fait état. Il y a « troisième voie » et « troisième voie ». La presse a d’ailleurs repris des propos de proches de M.Petitdemange tenus le soir même de la victoire de Chantal Cutajar sur leur intention de renvoyer leur carte de modem…

Peut-être faut-il là encore s’attarder sur le poids de quelques mots : proposer n’est pas imposer, discuter n’est pas poser des conditions ou lancer des injonctions, le respect de la minorité par la majorité n’est pas la soumission de la majorité à la minorité.

Rassembler n’est évidemment pas assembler n’importe qui n’importe comment et aboutir à une unité de façade. Les diversités des personnalités et des points de vue doivent être prises en compte mais l’unité recherchée doit être réelle.

Cela implique des mœurs nouvelles dans un parti politique, mais le Modem a été crée précisément pour rompre avec de mauvaises habitudes politiciennes. Le moDem n’est ni le PS ni l’UMP. Et le souci affirmé de « remettre l’humain au cœur de toute action » (une formule de Jean-Claude Guillebaud qui était l’un des slogans de Chantal Cutajar lors des Législatives et que M. Petitdemange a repris à son compte ) doit s’illustrer aussi et d’abord en interne.

Compétences et complémentarité des personnalités d’abord. Et réunion de toutes et de tous autour de valeurs qui ont le même sens avec une adhésion aux priorités définies : démocratie locale vivante réelle et non formelle avec concertation citoyenne en amont et en aval, priorité accordée concrètement aux dimensions écologiques des problèmes (d’où les places accordées à Yann Wehrling et à Yveline Moeglen), prise en compte pour toutes les questions des dimensions économiques, sociales, environnementales, culturelles et européennes.

FORMER UNE LISTE ENSEMBLE et

FORMER ENSEMBLE UNE LISTE...

 

C’est sur ces bases clairement définies que Chantal Cutajar a été élue tête de liste et c’est, évidemment, une totale adhésion à ces principes actifs et à ces règles d’actions qui est exigée pour toutes celles et ceux qui seront (et pas seulement « figureront ») sur sa liste. D’ailleurs, en toute logique, la composition de cette liste devra être approuvée par l’ensemble de celles et de ceux qui y participeront. La démocratie n’est pas du saucisson qui se découpe en tranches.

A propos de cette composition de cette liste, deux remarques s’imposent :

>>> L’élection de la tête de liste n’était en rien une distributions des « places » sur la liste. Une tête, un projet, une méthode, une éthique d’actions.  

Voir le vaincu  faire de la deuxième place (et de la troisième et d’autres…) une condition au rassemblement tient au mieux des vieilles pratiques du PS (où tous les rapports sont d’abord de forces) et au pire d’un  irréalisme irresponsable.

Imagine-t-on, toutes proportions gardées, Sarkozy devoir prendre Royal à Matignon sous prétexte qu’elle a été finaliste ? Un autre monde…

De même, ce n’est pas parce que Ségolène a été battue qu’elle est « chef de l’opposition à Sa Majesté », comme on dit en Angleterre… Restons sérieux.

En termes plus triviaux, Chantal Cutajar a été élue pour diriger le rassemblement indispensable et non pour exécuter des ordres du vaincu, servir les plats au vaincu, faire comme si le vaincu était le vainqueur. Elle n’a pas été désignée « serveuse de M. Petitdemange »

Je prends le risque de me répéter : ce n’est pas la capacité de « rassembler » de Chantal qui est à mettre en cause (elle l’a montrée depuis longtemps et confirmée à plusieurs reprises), c’est la capacité de M. Petitdemange à accepter la loi d’un vote démocratique, d’un choix des militants et des règles d’un rassemblement qui ne soit pas un assemblage. C’est pour être clair son aptitude à surmonter ses susceptibilités froissées et à transcender ses calculs politiciens qui est mise à l’épreuve.

Les supporters de Chantal Cutajar ont su manifester leur joie de la victoire sans l’impudeur d’un triomphalisme mal placé.  Chantal Cutajar a su s’adresser avec intelligence, bon sens et sincérité à celles et ceux qui n’avaient pas voté pour elle. Elle sait concilier esprit de dialogue et esprit de décision : c’est l’une de ses qualités essentielles parmi de nombreuses autres. Elle sait surtout mettre en harmonie ses propos et ses actes, ce qui lui permet de donner à l’expression « faire de la « politique autrement » (donc proprement et respectueusement) une vraie richesse.

Elle n’a pris personne de court ou par surprise (là encore je me dois d’insister) en annonçant que les premières places de sa liste marquaient son souci de ne pas seulement accorder des strapontins aux écologistes qui savent concilier idéalisme et réalisme.

Comme le soulignent Le Figaro et d’autres journaux, la deuxième place occupée par Yann Wehrling constitue un événement national et pour le Modem un appui considérable.

>>> Le texte de l’accord conclu chez Bayrou est clair : les signataires « sont convenus qu’ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales ». Il n’est pas écrit qu’ils « formeraient ensemble une liste ».Nuances de taille… La langue française est précise, c’est pour cela qu’elle reste une langue indispensable en diplomatie…

François Bayrou a trop le sens des mots et de la place des mots dans des phrases pour que cela puisse souffrir des interprétations chargées d’ambiguïtés. Faire « une liste ensemble », c’est être sur une même liste, participer à une liste commune dirigée par sa « tête ». « Faire ensemble » une liste, serait partager la responsabilité de composer la liste.

BAYROU:"LE RASSEMBLEMENT CE N'EST PAS

LA MOLLESSE, C'EST LA FERMETE"

En l’occurrence, la lettre de cet accord est conforme à son esprit. La « bonne entente » commence par une lecture commune des engagements pris. C’est la condition préalable.

Les enjeux de ce que les dna ont appelé « une grosse crise » après la conférence de presse unilatérale de M.Petitdemange, dépassent évidemment le cadre du moDem : c’est la crédibilité même de la liste dirigée  par Chantal Cutajar qui est en jeu.

C’est aussi l’esprit même du parti démocrate, pleinement respecté par Chantal Cutajar, qui est en cause.

La tournure que prendront les discussions en cours (qui ne doivent pas porter que sur la composition de la liste) sera évidemment décisive pour la suite des événements. Dans les épreuves personnelles et politiques qu’elle a subi, Chantal Cutajar est sortie renforcée. Elle a démontré qu’elle n’était pas qu’une « bonne militante active » du Modem mais qu’elle incarnait l’esprit Modem. Avec autorité, compétence, force de caractère, esprit d'écoute et de dialogue, respect des principes, des valeurs et des acteurs, sens des réalités et puissance d'idéaux bien ancrés. Son obsession de "l'utile et du juste" n'est pas qu'une devise personnelle. C'est ce qui lui donne sa puissance de travail et la viguer de ses engagements. C'est aussi ce qui fait le lien avec celles et ceux qui partagent ses combats et soutiennent, avec ferveur et constance, ses actions.

Comme le souligne un journaliste parisien, fin connaisseur de la réalité strasbourgeoise, « Bayrou devrait se rendre compte que les militants en l’élisant ont sauvé le Modem à Strasbourg ». Mais il y a ce qui dépend d’elle et ce qui ne dépend pas d’elle. Comme l’a dit en février dernier dans un autre contexte François Bayrou, « Le rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté »

« Etre et Vivre MoDem » : c’est revenu comme un refrain dans l’allocution de Chantal Cutajar avant son élection. Faire de Strasbourg « un modèle de réussite du moDem » : c’est le but bien défini dans la même allocution. Elle respecte pleinement les engagements pris devant et avec François Bayrou pour, selon la formule retenue dans l’accord du 11 décembre, « répondre aux souhaits de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg ».

Il ne s’agit pas de lui souhaiter « bon vent », il s’agit de ramer dans le même sens qu’elle, avec le même cap qu’elle, la même volonté qu’elle de mener le bateau moDem là où il doit aller.

Daniel RIOT

22/12/2007

Le "sarkozysme négatif"

La « laïcité positive » ? C’est quoi, çà ? Y aurait-il une laïcité négative ? Je connais la laïcité défigurée, quand elle devient laïcisme, c’est-à-dire quand elle devient une religion intégriste. Mais la laïcité authentique qui est née grâce à des …moines du Moyen-Âge (ce qui est trop souvent oublié) et qui est la clef de voûte la plus essentielle d’un vivre ensemble fondé sur le respect est positive ou n’est pas.

Une fois encore, un mot mal utilisé explose à la figure du chef de l’Etat qui fait trop confiance à ses plumes de l’ombre qui voient  l’histoire à travers le prisme déformant d’une idéologie porteuse de vilaines moisissures. Du coup il relance de vrais faux problèmes. Qu’il règlera par fausses vraies solutions. Une illustration de plus du Sarkozysme « négatif » ...

21/12/2007

Un échec politique du Tandem

L’élimination de Strasbourg  pour le titre de « Capitale européenne de la culture 2013 » : Un échec politique du tandem.  Je reprends ici  un communiqué de presse de Chantal Cutajar .

 

L’élimination de Strasbourg dès le premier tour des « éliminatoires » pour le titre de « Capitale européenne de la culture 2013 » me remplit de tristesse. Voilà une belle occasion manquée d’accroître les moyens de la Ville et de sa région, pour servir ses ambitions légitimes et mieux remplir sa mission européenne. Il n’est ni indécent ni outrancier de parler de « gâchis ».

Le travail effectué dans des conditions difficiles sous la responsabilité de Marc Dondey et de Klaus Wenger n’est évidemment pas à être mis en cause. Cet échec cuisant, humiliant même, est d’abord politique et relève de la responsabilité exclusive des responsables politiques qui dirigent la Ville.

Nous payons là l’une des factures d’un mode de gouvernance plus velléitaire  que volontaire, plus personnelle et arbitraire  que délibérative et responsable, plus guidée par des préoccupations  électoralistes que par des soucis d’efficacité.

Ce dossier mal ficelé et trop rapidement bouclé en raison du temps gaspillé, de concertations mal orchestrées, de défauts de vision de coordinations trop tardives avec nos partenaires d’Outre-Rhin et de la grande Région et de l’énergie perdue en tergiversations en tous genres après le dépôt de la candidature, manque à la fois de cohérence, d’envergure et d’ambitions.

Les fausses excuses avancées et les autoproclamations « européennes » et « culturelles » faites  lors d’une présentation publique bien tardive font peine à entendre. Elles prêteraient à sourire si les enjeux n’étaient pas aussi grands. Elles ne trouveraient un peu de consistance que si les politiques européennes et culturelles menées ces dernières années par le « Tandem » avaient été à la hauteur des ambitions proclamées. Nous sommes loin du compte…

Ces fausses excuses sont celles de perdants qui fuient leurs responsabilités. Elles   n’enlèvent rien aux défauts majeurs de cette entreprise qui, comme dans bien d’autres domaines, peuvent se résumer en un constat : le « tandem » par son mode de fonctionnement dépense grand pour réaliser petit.

Ce type de compétition entre villes présente évidemment bien des aléas. Nous aurions compris que d’autres soient jugés meilleurs que nous. Mais Strasbourg dessert son rayonnement (donc son attractivité et son influence) en étant éliminée dès... les éliminatoires.

Il est vrai que dans ce genre d’épreuves, la méthode Coué, l’autosatisfaction permanente, le souci de privilégier la communication interne à des fins électoralistes au détriment  de l’efficacité ne sont pas des armes appropriées. Ce n’est pas en transformant une candidature en proclamation publicitaire sur le flanc des trams que le titre de Capitale européenne de la culture pouvait être remporté…

Chantal Cutajar,

Tête de liste MoDem aux Municipales 2008 à Strasbourg

 

Strasbourg: Yann Wehrling deuxième et Yveline Moeglen troisième sur la liste Modem de Chantal Cutajar

Je reprends ici la note publiée par Chantal Cutajar sur son blog politique.

 

Le billet de Chantal CUTAJAR

Emotion, gratitude et encouragements : je remercie chaleureusement celles et ceux qui depuis l’autre nuit tiennent à manifester par des voies diverses leur sympathie, leurs encouragements et leurs soutiens à la suite du vote d’investiture organisé et supervisé par François Bayrou.

Je suis particulièrement sensible aux messages de militants qui n’ont pas voté pour moi mais qui m’assurent de leur total appui dans cette entreprise qui est aussi la leur. Je respecte et respecterai scrupuleusement les engagements pris en faveur du rassemblement le plus large possible, dans la clarté et dans la transparence, de toutes celles et de tous ceux qui partagent notre vision pour Strasbourg et notre volonté d’appliquer à la lettre l’esprit du moDem. Le vote militant de mercredi soir doit n’avoir qu’un vainqueur : le parti démocrate et son ambition affirmée de faire, réellement et concrètement, de la politique AUTREMENT.

Je suis très sensible également aux messages de soutiens et aux demandes d’adhésions (à Strasbourg je t’M ou au MoDem) de nombres personnes qui attendaient le vote de mercredi avant de transformer leurs sympathies en engagements.

Je m’engage à ne pas les décevoir.

 MON « PANACHE ORANGE » ET LE

RESPECT DU VOTE DES MILITANTS

L’essentiel, c’est que l’Union soit  fondée sur  la convergence des visions d’avenir et le partage de valeurs qui prennent du sens dans l’action. Avec un souci de clarté et de transparence. Ma volonté de Rassembler n’a qu’une limite : les réticences  de celles et de ceux qui refusent… de  se rassembler.

Ce n’est seulement pas « ralliez vous à mon panache orange », c’est aussi « respectez le vote des militants ».La démocratie n’est pas un jeu à « qui  perd gagne ». Le  respect des minorités doit être effectif, mais il ne peut évidemment pas  devenir synonyme de « soumission de la majorité aux minorités ». Pour reprendre une formule riche de sens prononcée par François Bayrou le 26 février de cette année : « Le Rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté ».

Je serai évidemment ferme sur le respect des engagements pris devant les militants. Engagements que je réitère ici : « Une véritable équipe, c’est-à-dire des femmes et des hommes capables de regarder dans la même direction, qui auront l’obsession de l’intérêt général, qui auront conscience de la responsabilité que revêt un mandat électif.Il n’y aura pas un seul conseiller municipal qui ne soit investi d’une mission, celle pour laquelle il aura été pris sur la liste. Il est fini le temps où l’on disait, et je l’ai entendu, ce qui est important ce sont les trois ou quatre premiers pour le reste, il n’y a qu’à ouvrir l’annuaire et compléter »…

Prétendre faire EFFECTIVEMENT la politique AUTREMENT commence par là.

L’ORANGE ET LE VERT :

CAP 21 et YANN WEHRLING

Forte du vote des militants et des innombrables messages de  soutiens reçus, je réitère aussi ma volonté de tout mettre en œuvre pour que notre ambition pour Strasbourg soit concrétisée. STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES, comme François Bayrou avait exhorté « la France de toutes nos forces » durant la campagne présidentielle qui a engendré le MoDem qui tire sa richesse de ses militants.  

Cette métropole alsacienne au cœur de l’espace rhénan doit devenir  une « capitale démocratique de l’Europe » digne de ce nom et de cette mission qui lui a été confiée par l’Histoire. Elle doit devenir une ville tournée vers l’avenir donc innovante, novatrice, humaniste, dynamique et écologiquement exemplaire.

Je l’ai promis lors de mon allocution de mercredi soir, la dimension écologique sera dominante dans notre programme d’action. L’Orange et le vert sont deux couleurs indissociables. Pour reprendre une formule de Daniel Riot, « pas de belles oranges …orange, sans verts orangers ».

Ce souci de placer  l’écologie au centre du développement économique, sans dogmatisme, avec un idéalisme qui tienne compte des réalité,  j’ai nommé aujourd’hui  en troisième position sur  ma liste Yveline Moeglen déléguée départementale de Cap 21 et dans un esprit d’ouverture Yann WEHRLING, ancien secrétaire national et porte parole des Verts en seconde position.

Ces nominations s’inscrivent dans la logique du projet que j’ai développé mercredi soir devant François Bayrou et avant le vote des militants.

Yveline Moeglen travaille très étroitement avec moi depuis qu’elle a rejoint le groupe UDF-Modem au Conseil municipal que je préside depuis sa création sur l’impulsion des instances fédérales de l’udf. Elle a travaillé dans plusieurs groupe de travail de « Strasbourg je t’M » et dans les ateliers coordonnés par les instances provisoires du Modem.

Nos conceptions sur le développement durable et la démocratie de proximité sont en totale harmonie. C’est d’ailleurs ce qui explique le soutien sans faille apporté à ma candidature par Cap 21 et Corinne LEPAGE. Un soutien dont nous saurons nous montrer dignes.

La venue de Yann Wehrlingsur ma liste (annoncée d‘abord dans un communiqué de Corinne Lepage et confirmée conditionnellement dans mon allocution d’investiture) sur ma liste ne constitue pas une surprise. Elle fait suite à de nombreux entretiens, conduits à plusieurs niveaux. Yann avait proposé aux Verts sur Strasbourg des accords de partenariat avec  le Modem. Il n’a pas été suivi. Il ne voulait pas prendre d’engagement public avant que le mouvement démocrate ait opéré les clarifications internes qui s’imposaient, ce que j’ai évidemment très bien compris.

Nous nous retrouvons unis sur des bases claires : les mêmes qui font de Cap 21 un co-fondateur du moDem. Et nous avons noué des relations de confiance fondées sur la franchise des échanges, la clarté des engagements, la communauté des conceptions de la pratique politique et l’adaptation des moyens à mettre en œuvre pour que nos ambitions pour Strasbourg deviennent projets et réalisations.

J’annoncerai au courant du mois de janvier la composition de cette liste MoDem. Une liste qui sera composée, d’une manière libre et responsable,  non en fonction de critères politiciens mais de la convergence des buts et de la complémentarité de compétences effectives. C’est une condition essentielle pour que notre pari de faire de Strasbourg un modèle de réussite du Modem.

 Chantal CUTAJAR

20/12/2007

Chantal CUTAJAR:logique et moral

MoDem : Chantal Cutajar sort victorieuse de l’élection primaire

260 suffrages exprimés

Chantal Cutajar : 153 voix

Jean-Claude Petitdemange : 114 voix

Trois bulletins nuls

Quand la logique et la morale l'emportent, on ne peut que se réjouir. L'OPA lancée par Jean-Claude Petitdemage sur le Modem connaît au moins un coup d'arrêt. Chantal Cutajar est sortie victorieuse de l’élection primaire qui l’a opposée ce mercredi soir à Jean-Claude Petitdemange. C’est elle qui conduira la liste MoDem aux prochaines municipales à Strasbourg. Le perdant s'est engagé, avant le scrutin,  à soutenir la liste et à travailler avec elle.Il s'est hier soir contenté de lui "souhaiter bon vent", ce qui n'est pas précisémnt dans l'esprit de rassemblement prôné par Bayrou et défini dans un engagement écrit péalable à ce scrutin. Mais ne préjugeons de rien. Ce qui est dit sous le coup de la déception doit être relativisé.

Ce scrutin qui est intervenu à la suite d'un débat animé par Bayrou en personne devant plus de 300 militants. Il clarifie les choses dans ce centre strasbourgeois bien émietté victime d'une direction fédérale défaillante qui a attisé les rivalités, entretenu bien des confusion et fait de très mauvais choix. Chantal aura la lourde tache de "mettre de l'ordre", pour reprendre l'expression de Bayrou et de rassembler.

Elle est servie par ses quaités personnelles, sa volonté de "redonner Strasbourg aux Strasbourgeois", d'avoir un projet à la fois ambiteux et réaliste, de disposer de soutiens crédibles, d'un programme qui s'annonce prometteur par un croisement des travaux conduits  dans le cadre des structures de l'udf, ceux menés depuis trois mois par "Strasbourg je t'M" et par les consultations citoyennes qui vont s'intensifier.

Son projet alternatif pour Strasbourg offre une "voie nouvelle" entre l'équipe sortante et la liste socialiste. Nous aurons bien sûr l'occasion d'en reparler ici et ailleurs , notamment sur le forum ouvert par Strasbourg je t'M". Mais comme il est logique aussi, c'est maintenant que les vraies difficultés (non politiciennes) commencent   pour Chantal et celles et ceux qui la soutiennent depuis des mois parce qu'elle incarne localement ce que Bayrou avait su personnifier dans la campagne présidentielle. Avec le souci de révolutionner la démocratie vivante, avec la volonté d'inscrire toutes les décision dans une cohérence de ville tournéevers l'avenir et de tenir compte en tout et pour tout des dimensions économiques, sociales, écologiques, culturelles et EUROPEENNES des problèmes à règler, des questions à traiter.

L'équipe cutajar, forte de l'investiture du MoDem, veut faire de Strasbourg, "capitale démocratique de l'Europe" l'illustration concrète de ce que peut être un "modèle de gestion MoDem". Cela ne se décrète pas. Bon courage Chantal.

Daniel RIOT 

I

capitale européenne de la culture: Une gifle pour le tandem

Strasbourg écartée dès le premier tour

Ceux qui suivent de près les dossiers des uns et des autres ne seront pas surpris: la méthode Coué du tandem strasbourgeois a ses limites. Dossier trop vite et trop mal ficelé: le jury donne une belle gifle à   Robert Grossmann. Dommage pour Strasbourg et pour toute sa région rhénane: le dossier a été éliminé dès le premier tour... Un communiqué du ministère de la Culture annonce sobrement: Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse sont les quatre villes qui ont été recommandées par le jury chargé de la désignation de la ville française au titre de capitale européenne de la culture pour 2013....

 Le projet Strasbourg 2013, présenté entre autres par Robert Grossmann à Paris, n'a visiblement pas séduit. Au même titre que Saint-Etienne, Nice et Amiens, la capitale alsacienne ne fait pas partie de la présélection du jury.

 Le jury de sélection se réunira à nouveau dans neuf mois en vue de procéder à la sélection définitive de la ville française capitale européenne de la culture en 2013, ajoute-t-on.

Les villes candidates seront entendues par le jury suivant la même procédure que celle utilisée pour la présélection.

Au plus tard le 1er janvier 2009, sur la base du rapport du jury, la France présentera aux institutions européennes la candidature d'une ville.

Ensuite, le Conseil de l'Union européenne désignera officiellement la ville française Capitale européenne de la culture 2013.

La France et la Slovaquie sont les deux Etats membres de l'UE amenés à accueillir une capitale européenne de la culture en 2013.

18/12/2007

Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar

Corinne LEPAGE , Présidente de CAP 21 ( Citoyenneté Action Participation, parti politique, écologiste, humaniste et citoyen issu de la société civile qui s’inscrit dans le respect des principes républicains et démocratiques)  , ancien Ministre de l’environnement,  renouvelle son soutien à Chantal CUTAJAR  qui incarne  toutes ces valeurs  en replaçant la question liée à la citoyenneté et à la démocratie participative au cœur du débat politique pour faire émerger un nouveau mode de gouvernance pour STRASBOURG.

Sa candidature, également soutenue par le porte parole et  ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée  sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme  et l’éthique.

Les  choix de Chantal CUTAJAR sont ceux  définis par François BAYROU  à SEIGNOSSE et  renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et  l’application des principes du Développement Durable  dans tous les domaines y compris celui des activités économiques  au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.

La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG  et  correspond  aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.

 

Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN

Contact presse : 06 87 50 15 96

Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar

Corinne LEPAGE , Présidente de CAP 21 ( Citoyenneté Action Participation, parti politique, écologiste, humaniste et citoyen issu de la société civile qui s’inscrit dans le respect des principes républicains et démocratiques)  , ancien Ministre de l’environnement,  renouvelle son soutien à Chantal CUTAJAR  qui incarne  toutes ces valeurs  en replaçant la question liée à la citoyenneté et à la démocratie participative au cœur du débat politique pour faire émerger un nouveau mode de gouvernance pour STRASBOURG.

Sa candidature, également soutenue par le porte parole et  ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée  sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme  et l’éthique.

Les  choix de Chantal CUTAJAR sont ceux  définis par François BAYROU  à SEIGNOSSE et  renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et  l’application des principes du Développement Durable  dans tous les domaines y compris celui des activités économiques  au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.

La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG  et  correspond  aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.

 

Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN

Contact presse : 06 87 50 15 96

Strasbourg:L’OPA sur le Modem annoncée fait les dégâts prévus…

Ma petite chronique strasbourgeoise

(Petite) satisfaction du journaliste, grosse déception du militant et terrible inquiétude du citoyen … 

Le journaliste que je suis pourrait être satisfait de lui, de ses informations, de ses analyses, en effet : la tentative d’OPA sur le MoDem Strasbourg par un préfet hors service s’est bien déroulée comme  annoncé, selon le scénario prévu (ou presque), avec les acteurs attendus.

Quand je revois les moues  de doutes ou de réprobation déclenchées par mon premier article sur ce thème alors que la machine à désinformer éructait des démentis et se réfugiait dans des silences lourds d’arrières pensées, je me sens en droit de ne pas dissimuler quelques sourires  malicieux

Mais je n’en tire aucune fierté … Quand on prend conscience des vrais desseins des acteurs de ce théâtre qu’on nomme la politique, on imagine facilement les dessins de ces personnages dans leurs détails, en dépit des brouillages, des masques, des manipulations grossières ou subtiles, des mensonges, de l’opacité cultivée, des promesses à qui en réclament, de l’info-intox complaisamment relayée…

 L’OPA annoncée a été favorisée par deux pôles rapidement identifiés.

A Paris par des réseaux qui font que nous vivons dans un régime du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », des « renvois d’ascenseurs », et de jeux de rôles pas très drôles… 

A Strasbourg (et, j’allais l’oublier, à Pfaffenhoffen) par une série de personnages qui illustrent parfaitement cette « mégalomanie des petits » dont on parle si peu mais qui est l’une des causes de l’actuelle crise Du politique.

Les grands « politichiens », comme disait De Gaulle, ont au moins une certaine classe, les petits font peine à voir. Passons. L’heure n’est pas celle des procès.

C’est tout de même triste de voir des cadres (jeunes surtout) udf emboîter le pas de  politicards bien ringards.Il est vrai que trois des signataires d'un communiqué publié ce matin par des "cadres" d'une "fédération" qu'ils ont eux-mêmes sabordée ont des ambitions qui passent par l'UMP, aux cantonnales ou aux municipales. Et ne sont en rien strasbourgeois... Le Modem serait-il d’entrée condamné à cumuler les défauts de l’udf d’hier et des radsoc d’avant-hier ? Bonjour l’avenir. A reculons...

L’heure n’est pas non plus celle où il s’agit d’enfoncer des portes ouvertes. J’ai dit (presque) tout ce que je pouvais dire (et non tout ce que j’aurais en envie de dire) sur Jean-Claude Petitdemange qui dans son genre  a un talent incontestable.

Sa force de séduction fait office de conviction. Il joue en politique comme d’autres jouent au casino. Il  un aplomb de «monsieur je sais tout »  et un culot de joueur de poker-menteur qui lui servent de carapace, Il est un de ces « bullocrates », comme dit Jean-François Kahn, capable de faire illusion dans bien des registres de la communication.

Cet autocrate a fait ses preuves au PS où son respect des militants se traduisait en une phrase souvent répétée : « il faut donner du foin aux militants ». Tout un programme….

Ses supporters mettent en avant son "expérience": il est vrai qu'il en a... En tous genres, même. De quoi faire de belles tartines de déconfiture, ironiserait Tomi Ungerer

 

Sa loyauté est si grande, comme sa sincérité,  qu’il est capable d’en avoir  à la fois des successives et des simultanées. Ses anciens « camarades » du PS  lui font beaucoup d’honneur en le traitant de « traître ».

La traîtrise suppose une cause que l’on sert, non une cause dont on se sert. S’il est devenu expert dans l’art de faire perdre son camp, c’est par égotisme, égoïsme et égocentrisme, non par traîtrise…

J’ai souri en lisant sur sa profession de foi « des idées non des égo »…Il ne faudrait tout de même pas prendre d’entrée les gens du modem pour des gogos.

D’abord, comme disait Jean Monnet, on ne fait pas de grande chose sans égo. Ensuite c’est dans le cerveau et pas dans le nombril que se forgent les idées. Ensuite ce type d’affirmations dépourvues de sens (sa lettre aux militants mérite une vraie analyse de texte) confirme que ce champion du paraître souffre d’un double déficit, d’amour-propre et d’idées. 

Cette caricature de politicard machiste et misogyne excelle dans l’art de se servir des femmes. « Strasbourg mérite mieux qu’une femme » a-t-il lancé en 2001 en renvoyant Fabienne Keller et Catherine Trautmann à leurs fourneaux… C’est beau la parité et l’égale dignité… Il paraît que certaines femmes pourtant dites « libérées » aiment ce coté "viril". Jusqu'à ce qu'elles se rendent compte des dégâts...trop tardivement.

Cet expert en finances publiques sait aussi jongler avec les chiffres : pourquoi a-t-il  insisté autant sur « l’argent » dans sa « profession de foi » adressé aux militants ? 

« Profession de foi » est sans doute inappropriée, surtout dans l’évocation d’un écrit d’un chevalier de l’anticléricalisme d’un autre siècle, mais c’est le nom consacré pour une telle missive.

Ce militant du Modem qui affiche l’ardeur des nouveaux convertis se veut (toujours dans sa profession de foi) plus « bayroutiste » que Bayrou.

Je ne sais pas comment il a voté aux Présidentielles et aux législatives, mais ayant sur le terrain et sur le net activement participé au soutien de Bayrou et de candidats authentiquement Modem, je ne l’ai jamais croisé, jamais vu, jamais entendu…

 
Il est un peu un Morin à l’envers :l’un quitte le navire en pleine tempête pour gagner un port d’attache, l’autre vient  avec sa barque et profite des circonstances pour tenter de sortir des flots où ses déconfitures passées l’avaient noyé.

Ressuscité, l’homme qui a provoqué la victoire du « tandem » et qu’il ne critique que par sa duettiste interposée, comme on a pu le voir encore au dernier débat sur le budget de la Ville. Un malin, ce joueur qui prend la politique pour un jeu de poker menteur…

Le militant MoDem que je suis ne peut évidement pas suivre un tel personnage qui pour moi personnifie tout ce que les responsables politiques ne doivent pas être. Le cynisme avec la gouaille d’un Pasqua  fait sourire. Le sien fait frémir.

Mais, on « ne pisse pas contre le vent », comme disait le général de Gaulle. Les militants du modem se retrouvent ce mercredi devant un choix qui en fait n’en n’est pas un. Nous pourrions loguement parlé d'un scrutin pipé puisque vous voter pour une tête de liste "indépendante" des militants favorables à une liste d'union avec l'UMP. Mais à quoi bon? Les "marmilloteries" en tous genres ont défié le bon sens et le respect le plus élémentaire de la démocratie.

Reste à attendre le réultat.    Soit l’esprit Modem l’emporte et l’avenir d’un vrai Centre porteur de vraies espérances citoyennes peut être envisagé sérieusement. Soit l’esprit politicard bien masqué par des effets de manche d’illusionniste gagne… et Strasbourg ne sera pas cette Ville « démocrate » qui est sa vocation et sa vraie nature.

Adieu le modem à strasbourg. Le nouveau centre ou une nouvelle udf ont de beaux jours devant eux et ceuxqui rêvaient d'une recomposition d'un paysage politique trop binaire devront mettre leurs espoirs ailleurs.

Je schématise ? A peine.

Déjà, les dégâts sont là…Le préfet « hors cadre » a déjà ajouté ses vilains coups de pinceaux sur le «  tableau » (bien mal encadré) d’un centrisme strasbourgeois mangé par l’Ump et blessé par l’irresponsabilité d’un délégué départemental qui sait faire des ronds de jambes à Paris et des ronds dans l’eau (sale) dans le bas-Rhin.

Résultat : le MoDem a déjà perdu ce trimestre au moins  dix points dans les intentions de vote (Robert et Fabienne peuvent jouer les sereins….).

Il a découragé de possibles militants et sympathisants.

Il a installé dans un doute lourd  dans l’esprit et le cœur de  nombre de celles et de ceux qui ont vibré à Seignosse (où curieusement  les seuls strasbourgeois se trouvaient être des animateurs de « Strasbourg Je t’M » étaient présents.

Tout, sans doute, peut-être rattrapé. Si le simple bon sens l’emporte, Chantal Cutajar et son équipe pourront atteindre l’objectif qui n’est pas de faire de la figuration…

Mais si la perversité cynique gagne, ceux qui se reconnaissent vraiment dans les analyses, les programmes et les philosophies d’action de Bayrou et de Corinne Lepage n’auront plus qu’à voter pour un moindre mal, qu’il se nomment Grossmann-Keller ou Ries et ses socialocrates.TSP, tout sauf Petitdemange? 

Puisque j’ai commencé cette chronique par le rappel d’une tentative d’OPA annoncée, je vais prendre le risque limité de faire deux prévisions qui ne sont que des anticipations d’informations annoncées :

Si jamais l’ancien chef de cabinet de Rocard (qui a été rayé du carnet d’adresses de l’ancien premier ministre) l’emporte ce mercredi, le Modem est bien parti pour faire cinq à six pour cent en mars prochain. Juste de quoi pour la liste btenir une place pour a "tête sur la liste UMP. Une place qu'il aura sans doute aussi si ce.... champion de l’art de jouer contre son camp n’a pas l’investiture. C'et programmé, ou presque.

Jouer gagnant pour lui à tous les coups, c'est la seule chose qui importe pour celui qui, à Pâques,a décidé de se lancer où il est arrivé aujourd'hui uniquement pour "faire battre Ries"...Grandeur de la rancoeur. 

Pour le Modem, ce ne serait plus la traversée du désert, mais l’ensablement. Requiem pour une espérance.

En politique, le joueur est celui qui transforme les militants, les citoyens, les partis, les fonctions escomptées  en jouets…. Or, il l’a assez dit (pour que je l’aie entendu), pour lui, « la politique est d’abord un jeu »… Comme si la démocratie était une cour de récréation.

La « révolution Bayrou », son « centre révolutionnaire » (théorisé par Jean-François Kahn) et le « réalidéalisme » de Cap 21de Corinne Lepage et des Verts prêts à rejoindre un Modem digne des espérances semées  méritent nettement mieux. Les Strasbourgeois aussi, d’ailleurs et surtout.

Daniel RIOT

 RELIRE : l'annonce de l'OPA >>>>

 

 

 

 

09/12/2007

"Tu as volé, as volé, a volé l'orange "....

Le PS manque tellement de couleurs qu’il pique celles des autres ! Adieu la rose (fanée !)  et vive…l’orange et le vert. Chapeau Roland! L’orange, c’est le Modem. Le vert, c’est l’écologie. L’orange et le vert, c’est naturellement l’alliance la candidature de Chantal Cutajar soutenue par le Cap 21 de  Corinne Lepage, représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen, co-listière de Chantal… Qui disait qu’il n’y avait «  pas de belles oranges …orange sans verts orangers » ? Ah : oui…C’est moi…

« Les couleurs n’appartiennent à personne », dit-on au PS où l’on ose même plus se dire « socialistes » tellement le mot a été vidé de son sens…Comme  les bonnes idées non plus n’appartiennent à personne, on n’est pas surpris non plus de constater  d’autres emprunts dans les programmes (sans couleur et sans relief) que prépare Roland Ries. Alllô, Gilbert Bécaud? J'ai trouvé qui a "volé l'Orange"..;  De vieux tubes remis à la mode: c'est le PS d'aujourd'hui... 

J’ignorais que Roland pouvait confondre « ouverture » et « pillage », envol d’une campagne et vol des symboles. Il est vrai que, coté tandem, les premières informations sur le programme dénote un art du copie (chez les autres)/collé (chez soi) assez consommé. Il suffirait pourtant au Tandem de faire du copié/collé avec leurs promesses faites avant leur élection et   non tenues depuis. Il est vrai que la dernière fois, le Tandem n’avait pas gagné les élections, c’est le PS qui les avaient perdues…

A cause de qui déjà ? Ah! oui… A celui qui prend un plaisir sado-maso à ne faire partie d'une équipe que pour la faire perdre!  Celui que Ries qualifie avec indulgence dans les dna d’« anticlérical » et de « manœuvrier »….

Chut ! Au Modem, il a déjà apporté ses propres  couleurs, le "préfet hors cadre"  qui confirme que "l'oisiveté est source de tous les vices" : les couleurs de la honte en politique. Et du culot sans nom…

Je n’en reparlerai ici et ailleurs que dans quelques jours. Quand j’aurai décidé soit de renvoyer ma carte (orange)  soit d’inciter des gens que j’estime à rejoindre ce qui  été annoncé comme une source de re-enchantement de la politique…   

 

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