10/01/2008

Bravo et merci, Chantal

 

Le « duo diabolique » des « mauvais perdants » aura tout essayé pour empêcher l’investiture officielle de « liste unique et autonome » Modem, menée par Mme  Cutajar…. En vain.

Mais les duettistes strasbourgeois du « néo centrisme excentrique » déchirent  leurs  engagements,  renient leurs signatures, se moquent  du vote des militants et défient Bayrou : Ils disent vouloir  rester dans la  course aux municipales non pour gagner, mais pour… faire perdre.

 

Depuis des mois,  Paul Souville  essayait de jouer le Saint-Zorro dans un microcosme où l’on compte trop de zozos… Jusqu’au dernier moment, il a tenté le tout pour le tout afin que chacun respecte le vote des militants et les engagements pris, par écrit, et que force reste au simple bon sens… Hier soir, au « restaurant de la Bourse », il a joué les diplomates une dernière fois pour présenter les travaux des groupes de travail mis en place par les instances fédérales de l’udf-modem dans la perspectives des élections municipales à celle qui, choisie par les militants et investie par « Paris », conduit la « liste unique et autonome » du MoDem à Strasbourg… « Un bon travail en commun de représentants de toutes les tendances du mouvement démocrate », a  dit Souville. « Un exemple de cet esprit de rassemblement qui doit être le notre »… Qui "devrait" serait juste juste...

Effectivement. Et Chantal Cutajar n’aura aucun problème de conscience à tenir sa promesse : tenir compte des remarques formulées et suggestions  faites et des orientations  dégagées dans la mise au point définitive du projet et du programme de la liste qu’elle dirige.

Elle y a retrouvé quelques unes des idées qu’elle avait développées durant les campagnes présidentielle et législative, et dans sa déclaration de candidature.  Elle a aussi trouvé bien des convergences avec les réflexions des dix groupes de réflexions de « Strasbourg je t’M » complétées par les apports  de Yann Wehrling et de quelques personnalités reconnues pour leurs compétences dont elle a su s’entourer, dans un esprit d’écoute, d’ouverture et de rassemblement. Et dans le respect des lignes programmatiques définies par Bayrou et Corinne Lepage.

Comme dit sans autosatisfaction mais en sachant de quoi elle parle Yveline Moeglen puisqu’elle a des éléments de comparaison, « nous avons le plus beau projet de ville  jamais mis au point  à Strasbourg, pour les Strasbourgeois»

J’y reviendrai, bien sûr, mais ce « projet de ville » susciterait plus d’enthousiasme encore s’il n’était pas desservi par les « deux faces d’une même pièce », JPC et LHK. Une drôle de pièce à ne pas utiliser dans un jeu à « pile ou face » : c’est une pièce à double revers

Eh ! Oui… JCP n’était pas là et LHK s’en alla dès que Paul Souville donna la parole à Chantal Cutajar…. Le duo avait déjà prévenu la presse : ils feront une liste « séparée ». En méprisant le vote des militants. En refusant que l’investiture officielle soit donnée à celle qui faisait obstacle à leur stratégie si soigneusement mise au point. En déchirant leurs engagements écrits. En reniant leurs signatures. Et en jouant les victimes comme les vrais coupables savent parfois le faire…

Comment Paul  Souville aurait-il pu faire des miracles face à des faiseurs de mirages ? Ces duettistes de l’acrobatie et des jongleries « politichiennes »  dénonçaient « l’incapacité de rassembler » de celle qui en fait vient de sauver le MoDem à Strasbourg que pour (mal) cacher leur « propre incapacité à accepter d’être rassemblés ». JCP et LHK viennent de nourrir leurs CV d’une nouvelle mention : « mauvais perdants »    

Je n’utilise ici que des initiales parce qu’il est des noms que mon clavier ne réussit plus à écrire. Comme disait l’un de mes anciens patrons de presse, « notre seule vraie arme, c’est le silence »… Surtout face à des personnages qui ne se sentent exister que s’ils font parler d’eux par tous les moyens, en affichant cette « intelligence du diable » qui consiste à confondre puissance et nuisance. Et cette « honnêteté du démon » qui permet de jouer au billard avec la vérité... « Silence », ce doit être un vrai mot d’ordre dans la campagne qui s’ouvre envers des acteurs qui ne méritent pas même  d’être sifflés.

Un mot tout de même encore avant ce silence …Ce que je  reproche le plus à  ce duo expert en manipulations et en impostures, c’est de réussir à séduire des jeunes qui subitement prennent un sacré coup de vieux.

Je me suis gardé de toute attaque personnelle contre LHK que je ne connais pas assez. Je l’ai observée hier soir : au fond d’elle-même, elle doit connaître la gêne (donc la souffrance) de ceux qui se font des grimaces à eux-mêmes quand ils sourient aux autres.   Je me suis autocensuré dans mes critiques de JPC qui, pour moi, a trop de qualités intellectuelles pour qu’on lui pardonne de les mettre  trop au service de trop de défauts : il incarne tout ce qu’il ne faut pas être et faire si l’on veut sortir de la crise du politique et du désenchantement de la politique. A gauche, le mot « traître » lui colle à la peau. Au centre : l’expression « mauvais perdant » va lui être tatouée sur le front. Quelle nouvelle décoration méritera-t-il à droite si le tandem accepte de parler cuisine avec ce cannibale ?

 « Avec une liste  de ces néo-centristes soutenus par quelques ratés locaux de la politique et quelques jeunes pris au piège de leur inexpérience,  l’équipe de Chantal Cutajar a au moins un avantage : si elle est victime de coups bas ou tordus pendant la campagne, elle saura d’où ils viennent », me confiait un confrère  connaît  bien JCP,  ce joueur de talent qui vient de compléter son autoportrait en ajoutant un qualificatif à son CV : « mauvais perdant ».

Maigre consolation…face à l’énorme gâchis de temps, d’énergie et de crédibilité que ce duo d’  « egogos » a fait perdre au MoDem.

Combien de sympathisants ont-ils renoncé à adhérer au Mouvement Démocrate à la suite de cette tentative  d’OPA ici même annoncée bien avant que les masques tombent ? Et combien de suffrages ont-ils  été sacrifiés par le même MoDem sur l’autel de ces querelles d’un autre âge indignes des idéaux prônés par Bayrou ?  Le « Tandem » peut en être satisfait… Il rêvait soit d’un centre rallié, soit d’un centre éclaté. Les archéo-centreux sont avec lui. Les néo-décentrés excentriques font son jeu.

Il n’y a pas « deux Modem », contrairement à ce que j’ai pu lire sous quelques plumes,  mais le capital électoral de la liste unique du Mouvement de Bayrou a été sérieusement amputé. JCP ne voulait que cela… Comment l’homme du « centre central », a-t-il pu ainsi se faire abuser ? Mystères des réseaux souterrains de la vie politique…

 Au moins, les manœuvres en tous genres, les magouilles les plus perverses et le mépris affiché devant les résultats du vote des militants présentent-ils un avantage pour celles et ceux qui ont fait confiance à Chantal Cutajar. Celle-ci a eu l’occasion de montrer (bien malgré elle) qu’elle était de la trempe des vrais leaders.

Que l’on ne vienne pas me traiter de « groupie de CC » ! J’ai passé l’âge des enthousiasmes de gamin. Mais quand je vois la capacité de résistance, la force  de caractère, l’intelligence, la cohérence, l’honnêteté intellectuelle de Chantal, je me mets à avoir une confiance sans limite dans la possibilité de faire vraiment de la politique autrement donc proprement. Avec sa force morale et physique qui ne peut venir que de convictions profondes  et d’une vraie volonté de servir « l’utile et le juste », tout semble possible.  

Qui a osé ironisé quand les dna ont repris l’une de ses phrases spontanées bien adaptées aux circonstances : « IL a tué Catherine Trautmann. IL ne me tueras pas » ? … Ce n’est pas seulement « bravo » qu’il importe de dire à Chantal, mais merci. Du moins si l’on veut que le mot « éthique » conserve un sens en politique.

Quand je vois l’enthousiasme lucide des gens de tous âges et de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, qu’elle réussit à mobiliser, je me dis que les aspirations, les demandes, citoyennes sont nettement supérieures à l’offre politique qui existe en l’état.

Quand j’écoute la pertinence des analyses, la cohérence des propositions, la probité intellectuelle et morale de Yann Wehrling, je n’ai pas le droit de douter de l’avènement d’une classe politique susceptible de faire des offres qui répondent à ces demandes. Et aux impératifs du présent et du futur.

Quand j’entends Yveline Moeglen que je connais depuis ses débuts dans cette dure école de la  politique,  je me dis que j’ai raison de penser que les êtres de qualité savent rester eux-mêmes et devenir sans cesse meilleurs, y compris dans les marécages de la médiocrité « politichienne ».

Quand je vois René Eckhardt venu d’une droite bien marquée (on peut dire cela comme çà, René ?) et soucieux d’une efficacité économique optimale dialoguer avec  Yann et Yveline, je me dis que l’éco-économie a un bel avenir et que si quelqu’un peut faire de Strasbourg une ville authentiquement « démocrate » et soucieuse de prospérité dans le respect du développement durable, c’est bien  Chantal Cutajar…

Mais, je ne suis pas en campagne et je précise à l’attention de celles et de ceux qui me posent encore la question par courriel ou en ville, malgré les annonces déjà faites ici : je ne serai pas sur la liste conduite par Chantal. Une liste qui vaut par sa tête, par les compétences complémentaires qu’elle rassemble, par son programme, et (cela devrait compter plus qu’on y prête attention) par l’esprit qui l’anime.

Daniel RIOT

 

Commentaires

Quand sera venu le temps de réaliser le bilan de cette campagne du MoDem à Strasbourg, en reliant les événements au contexte et les acteurs aux opportunités, on verra se dessiner la chronique d'une débâcle annoncée... La situation du Bas-Rhin est-elle si particulière? Beaucoup d'autres villes (Lyon, Paris, Marseille, et même les plus petites comme Roanne...) ne parviennent pas non plus à trouver leur rythme de croisière puisque le bateau tangue et ne respecte pas le cap. Comment gérer, manager un parti rassemblant autant de militants inexpérimentés? Si M Bayrou a bien pris garde de fixer les lignes de conduite, et s'il a anticipé certaines difficultés inéluctables, il ne pouvait pas empêcher les récupérations de l'enthousiasme qu'il a suscitées et qui s'est déplacé en direction des leaders de proximité, certains s'imposant naturellement à l'intérieur d'équipes engagées et sincères grâce à leur charisme et leur crédibilité, et d'autres s'imposant parce qu'ils ont trouvé une place vide...

Le mot le plus approprié finalement et qui fait sourire ceux qui ont perdu bien trop tôt l'envie de "changer la vie", c'est celui qu'utilise Bayrou pour justifier l'insoumission à la tradition de la bipôlarité : la résistance. Certes, ce terme renvoie historiquement à une période tout autre et à des circonstances très lointaines de ce qui nous préoccupe dans ce sujet, mais malgré tout, il admet deux interprétations sémantiques qui donnent plus que jamais du relief aux difficultés de construire le MoDem tel qu'il a été présenté : la première signification implique l'opposition à toutes les tentatives de déstabilisation et les embûches, au nom de valeurs humanistes à vocation universelle, le refus de la soumission; la seconde suppose la force de ne pas se briser, se laisser détériorer sous les coups, de rester droit. L'un ne va pas sans l'autre. L'échéance des Municipales est trop précoce pour tous ceux qui n'ont pas encore appris les rouages du monde politique vivant. Les stratégies de combat (cf. l'Art de la guerre) préconisent avant toute chose la connaissance du terrain, en globalité et en détail...

Chantal, n'en doutons pas, est une résistante, et beaucoup de membres de son équipe n'ont pas froid aux yeux et clament haut et fort (courageusement aussi) leurs convictions et leurs idéaux. Elle ne fait pas l'unanimité, mais après tout, l'idéal démocrate ne l'exige pas. Mais elle résiste, c'est une qualité indispensable à tout leader du MoDem, si on veut vraiment que ce parti joue son rôle.

Écrit par : nelly margotton | 10/01/2008

tant d éloges pour Mme Moeglen. Décidément, comme la feuille qui tombe de l arbre vous variez au gré du vent avant d échoir sur le sol et d être piétinée par ceux qui marchent droit face à la tempête.

Écrit par : bernis | 11/01/2008

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