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10/03/2008
Strasbourg et les municipales: réflexions d'un soir...
Tout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent. Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »Ce « bilan » est globalement positif, puisqu’ il est visible. Mais en sept ans, un bilan creux serait un vrai événement...Et chacune des réalisations est contestable en soi (la gare notamment) et toutes ont un défaut majeur : elles ne s’inscrivent pas dans un plan d’ensemble. Sur ce terrain, la gauche ne manque pas d’arguments susceptibles de dégonfler les ballons de l'autosatisfaction trop chantée.
Le tandem ferait une erreur aussi en mettant en doute , comme l’a fait tout à l’heure Fabienne Keller sur France 3 Alsace la volonté de Ries de soutenir la vocation européenne de Strasbourg et de doter la Ville des moyens de remplir s amission de capitale démocratique de l’Europe. Le bilan « européen » des sortant n’est pas très bon, en dépit d’initiatives (comme le club de Strasbourg) qui n’ont pas été suffisamment poussées jusqu’au bout de leur logique Et l’on ne peut pas à la fois demander que la défense de l’Europe A Strasbourg dépasse les clivages politiques et nourrir de faux procès politiciens contre Roland Ries.
Bilan contre Bilan, c’est tout de même la gauche qui a sauvé le PE à Strasbourg (sous Catherine Traumann) et les sortants aureient pu faire bien davantage s’il s’était inspiré du rapport ministériel fait par Roland Ries et s’il n’avait pas mis dans les placards l’idée de l’Eurodom d’Alexis Lehman
L’essentiel, maintenant, c’est demain. J'y reviendrai en faisant le bilan des réponses faites au questionnaire de RELATIO. Sur ce terrain européen, bien des précisions restent à apporter par les deux finalistes. Et il reste clair pour moi que Starsbourg ne trouvera en la matière le souffle qui lui manque que par une réorganisation de la gestion des affaires européennes qui, comme l'écologie, doivent être "transversales".
Sur les résultats proprement dits, peu de commentaires à faire. L’écart entre Ries et Keller n’est pas surprenant, contrairement à ce que font semblant de dire en public (et c’est de bonne guerre) Zeller et Richert. La seule surprise, c’est... l’absence de surprises. Le score des Verts est conforme à nos prévisions. Celui du Modem est au bout du compte remarquable : je doutais personnellement que la barre des cinq pour cent soit atteinte par Chantal Cutajar. Non pour des raisons qui tiennent aux personnalités et aux aptitudes de Chantal Cutajar, de Yann Wehrinig et d’yveline Moeglen, mais en raison des coups (y compris bas) assénés par contre le mouvement démocrate.
La tentative d’OPA faite par Jean-Claude Petitdemange a coûté cher, surtout après les tentative de sabordage des udf ralliés à l’UMP. En temps, en énergie et en voix.
La dynamique qui un moment pouvait faire espérer au Mouvement Démocrate un score entre 16 et 21 % a été cassée. Et l’équipe Cutajar (ce qui en est resté) a été condamnée à faire une campagne d’un style mal adapté au fond des idées agitées et des propositions programmatiques formulées.
Les quelques ratés de la politique (si Marmillot nous était conté...) qui servent de cadres administratifs de l’udf-modem dans le Bas-Rhin ont tout aggravé et à Strasbourg comme dans d’autres villes Bayrou, ses hésitations, ses indécisions, son ingratitude, son mépris pour les militants et ses méthodes de direction du Mode non…démocratique ont fait perdre une bonne diziane de points non récupérables. C’est un fait. Autant dire que Chantal et son équipe ont bien du mérité de pouvoir dépasser la barre des 5%. Sans elle, il n’y aurait d’ailleurs plus de Modem : il serait déjà mangé par l’UMP…Cela dit, un constat peu favorable à Chantal Cutajar:le modem fait plus dans les cantons de Strasbourg soumis à renouvellement qu'elle-même sur la ville. La bataille entre les "centres" n'est pas terminée à Strasbourg. Même si l'on ne parle pas du Nouveau Centre...qui n'est ni nouveau ni centriste.
Daniel RIOT
00:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, politqiue, municipales, modem, ump, ries, tandem
Commentaires
Analyse partagée que celle des réservoirs. Une question qui se résume ainsi : "qui sont donc les 40 % d'abstentionnistes" ?
Ecrit par : StB | 11/03/2008
Tout simplement et plutôt POUR Fabienne Keller pour sa précédente élection, je souhaitais qu'elle montre ses qualités de maire et de femme. Je ne supporte pas Grossmann et donc le tandem. Du coup je ne veux plus voir Keller. C'est Grossmann qui l'a fait perdre.
Ecrit par : ZORN | 11/03/2008












