« Sous les lambris de la République | Page d'accueil | Les municipales en france: remettre des "Rolex" à l'heure... »

16/03/2008

Strasbourg: le triomphe (logique) de Roland Ries

4abbfdd40726b92ffcc1547edb4fe491.jpgPas de détails… C’est plus qu’une défaite : c’est une Bérézina. Et le Tandem n’est pas ménagé par ses « mais » politiques » : Yves Bur n’a retrouvé sa sincérité que pour cogner sur les deux têtes d’un tandem qui a pédalé dans la choucroute pour ne pas avoir su gérer sa victoire…voilà sept ans. « Un immense  gâchis », a dit le « patron » de l’UMP du Bas-rhin. « Ce n’est ni en solo, ni en tandem qu’on dirige une ville, mais en équipe ».Et en respectant celles et ceux qui ne sont pas forcément de votre avis sur tout et en tout. Fabienne saura en tirer les leçons, sans doute. Il est des défaites qui peuvent être bénéfiques. Surtout si l'on prend conscience qu'elles sont méritées.


a0e51936bc1670737c4139bf414c03c3.jpg

 

Le Tandem a beaucoup travaillé, c’est vrai. Mais mal et dans un mauvais esprit, avec des réflexes de parano, des susceptibilités de gamins, des incohérences d’amateurs, un esprit clanique et une autosatisfaction infantile. Avec, en bilan, des réalisations qui ne s’inscrivent dans aucune stratégie d’avenir cohérente. Et des relations détestables avec ceux qui aureint du être des partenanires privilégiés; la region et le Conseil général. Avec un sectarisme clientéliste dans l'aide aux association. Avec un détournement des  organes de concertations par quartiers. Et surtout avec des manipulations piliticiennes qui ont fini par blesser et l'UMP et l'UDF/modem.

J'arrête. Robert Grossman va encore le demander "pourquoi tant de haine?", alors que je n'ai dans mes analyses que le défaut de n'être ni flagorneur ni langue de bois. 

Le score est sans appel. Surtout si l’on se souvient que sur Strasbourg Sarkozy avait fait 51, 08 % (contre 48,9 %)…

Reste à espérer que les paroles de sagesse de Catherine Trautmann resteront dans toutes les têtes : « l’ampleur du score n’autorise aucune arrogance ».

L’essentiel n’est pas que strasbourgeois/Les victoires de Nisan  à Schiltigheim et de Beutel à Ostwald  s’ajoutant au triophe de Bigot à Illkirch-Graffenstaden, la CUS va pouvoir bénéficier d’une cohérence nouvelle.

Ce peut être une bonne nouvelle pour Strasbourg-l’européenne où tant reste à entreprendre, au-delà des lâchers de ballons et des piques niques sur les rives du Rhin. Une condition : que les enjeux de l’Eurodistrict et du rayonnement européen de Strasbourg ne soient pas instrumentalisés à des fins politiciennes. C’était tout le sens du pacte européen local lancé par Relatio. Les engagements pris par les uns et par les autres sont enregistrés sur notre disque dur.

Daniel RIOT