26/10/2008

A la UNE de realtio-europe

Strasbourg va accueillir les Journées européennes du développement. PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 05:15
>>> Un grand forum politique mondial dans la perspective de la conférence de Doha
>>> Le premier Salon Euro-Méditerranéen de la Micro-Entreprise Féminine
>>> Des manifestations culturelles en série (cinéma, photos, mode, design, musique ect)
>>> Table ronde sur la sécurité alimentaire
>>> Un meilleure implication des collectivités locales dans le développement.

Par Daniel RIOT
« Quand Davos rencontre Porto Allegre »... Avec un tel slogan, les journées européennes du développement ne pouvaient que se tenir à Strasbourg ! Ce sera fait du 15 au 17 novembre, avec un forum politique qui prend une ampleur particulière dans cette « capitale démocratique de l'Europe ». Pendant la présidence française de l'Union européenne, A l'ombre de ce Conseil de l'Europe qui a su, par son Centre Nord-Sud installé à Lisbonne, et par sa politique de « démocratie locale » donner à l'unité européenne une dimension qui intègre l'économie mais n'oublie ni la démocratie vivante et ni la culture, ou plutôt les cultures...A coté de ce parlement européen qui est pour beaucoup dans le développement de politiques européennes qui n'oublient pas ce que l'on appelait le tiers monde.
On ne le dit pas assez : Ce sont les élus de l'Europe qui siègent à Strasbourg depuis 60 ans qui ont joué un rôle déterminant dans les accords de Lomé, de Yaoundé et d'ailleurs qui donnent à la direction de la coopération et de développement de l'Union européenne (dirigée par l'un des Commissaires les plus efficaces et les plus actifs, le Belge Louis Michel.).
STRASBOURG, en effet, n'est pas que le symbole de la réconciliation historique entre la France et l'Allemagne, sans laquelle la paix ne serait en rien garantie sur le Rhin et ailleurs. Strasbourg, en 60 ans de débats sur la « construction européenne » et sur les relations entre l'Europe et le reste du monde est devenue aussi l'une des villes-symboles les plus chargées de sens en matière de dialogue Nord-Sud, donc de ce dialogue interculturel dont on parle tant en oubliant parfois l'excellent mot d'Edgar Morin : « ce ne sont pas les cultures qui dialoguent. Ce sont les femmes et les hommes ».
Dominique Strauss Khan, blanchi, reste le patron du FMI PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 01:52
Place à l'anti-virus contre la maladie du veau d'or fou...
COMMENTAIRE RELATIO-EUROPE :Le bon sens et la justice ont semble-t-il, triomphé. La franchise de DSK a été saluée. Et les procès qui lui ont été intentés en un moment visiblement bien choisi, avec une médiatisation bien orchestrée à la suite de ce qui est un véritable complot de puissants hostiles à un renforcement et à une réforme en profondeur du FMI se révèlent des faux procès. Le bureau exécutif du FMI a blanchi son directeur, Dominique Strauss-Khan, des accusations de favoritisme.
La morale matrimoniale est une chose. L'amour ou le sexe (ou les deux réunis) en sont une autre. Le favoritisme, l'abus de pouvoir ou le népotisme s'inscrivent dans d'autres registres. L'affaire aurait été digne d'intérêt public si la partenaire de DSK dans cet historiette avait été à l'origine de la plainte. Ce qui n'a pas été le cas .

Dominique Strauss-Khan reste donc à son poste...à moins que dans les jours qui viennent le Wall Street journal ne fasse quelque « révélation » comme un autre style de presse en avait jusqu'ici le monopole. Et que les plaignants (certains pays arabes conseillés par des milieux russes, dit-on sans trop savoir les tenants et les aboutissants de ce qui est une cabale montée autour d'une aventure de cœur.) fassent appel ou lancent d'autres mines anti-personnelles contre le patron du FMI.
Quand des attaques indignes sont lancées, tout peut arriver...Mais ces affaires de jupons ont assez animé les gazettes et le web. C'est la crise du "veau d'or" fou qu'il faut maîtriser, maintenant. On attendrait presque des excuses du Wall Street journal pour le mal qu'il a entraîné. Car il est en première ligne parmi  les porteurs du  virus qui a provoqué cette pandémie mondiale du "veau d'or fou"... DanSolal
New York n'est plus La Mecque de l'argent PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:40
Par Jacques PILET

Ainsi donc la Banque nationale suisse se retrouve virtuellement propriétaire, aux Etats-Unis, de milliers de maisons dont leurs occupants ne peuvent plus payer les hypothèques. L'UBS est aussi américaine que suisse. Mais elle n'a pas droit aux milliards du plan Paulson. C'est la Suisse qui lui enlève cette gigantesque épine du pied. Le géant nord-américain fait payer le prix de ses égarements par d'autres depuis des décennies. En laissant filer le cours du dollar, en dévalorisant les avoirs des investisseurs du monde entier, en poussant ceux-ci à financer son déficit abyssal.

Pour faire passer la pilule, nos dirigeants suisses ont expliqué, avec une belle sérénité de façade, que l'effort ne sera pas trop douloureux puisqu'un jour, assurent-ils, nous retrouverons la mise et peut-être même avec bénéfice. Nuance: les six milliards directement injectés dans la banque des Ospel's boys nous reviendront peut-être si le redressement réussit. Mais le paquet de crédits "toxiques", lui, a bien peu de chances de devenir rémunérateur. Il y faudra en tout cas une infinie patience... D'ici là, MM. Couchepin et Roth auront une barbe blanche. Quant aux bicoques qui servent de garanties à ce pactole, elles auront aussi pris un méchant coup de vieux...

De la bulle financière à la bulle immobilière, Par Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:21
La Chine dans le bal des maudits de la finance... PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 12:55

Décryptage RELATIO-EUROPE par William PETITJEAN

La Chine veut être du bal, mais pas pour jouer les figurantes et faire tapisserie. La Chine est pour une réforme profonde et complète du système international, mais pas pour refonder un capitalisme qui resterait dominé par les Etats-Unis.
La Chine sait qu'elle a dans la situation actuelle de bons atouts (ses réserves en dollars, son poids financier aux Etats-Unis, sa croissance) mais elle connaît aussi ses faiblesses (la croissance de ces dernières années ne va pas se poursuivre d'une façon linéaire, elle risque même de connaître une chute brutale, tant il est vrai que certains experts évoquent une « bulle chinoise »° Dans ce contexte, Sarkozy et Barroso ont été très bien accueilli à Pékin (malgré le Prix Sakharov décerné à HUI JIA). Par les chinois et par les autres pays asiatiques qui pèsent de plus en plus sur l'économie et la géopolitique mondiales.
Une formule en vedette à Pékin : le « gagnant-gagnant » : « La coopération entre l'Asie et l'Europe est la meilleure alternative pour que les deux continents parviennent à des progrès gagnant-gagnant dans les circonstances actuelles, a déclaré le président chinois Hu Jintao dès l'ouverture du septième sommetAsie-Europe (ASEM) qui regroupe 43 pays.

Passage à l'heure d'hiver PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 18:35

Le passage à l'heure d'hiver aura lieu dimanche 26 octobre 2008 à 3 heures du matin. Vous devrez retirer 60 minutes à l'heure légale. Il sera alors 2 heures (heure française) .Et hop: une heure de sommeil en plus...Ou une heure de boîte en plus, tout dépend de vos occupations!A cette occasion, Christian Antonelli vous offre une montre présidentielle anti-crise.

CROATIE: La guerre des réseaux criminels PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 14:41
Strasbourg: Le Conseil de l'Europe réitère ses mises en gade après l'assassinat d'un journaliste à Zagreb
Du terrorisme, comme le dénonce le Président Stipe Mesic ? Non. Du grand banditisme. Ou des règlements de comptes entre réseaux.mafieux. Qui semblent bénéficier de complicités dans les milieux politiques, policiers et (peut-être) judiciaires. Et un attentat contre un jounaliste (notre photo) révélateur du plus grave problème que doivent affronter les Croates, candidats à l'entrée dans l'Union européenne : les réseaux maffieux de plus en plus violents. Zagreb, nouveau centre d'un grand banditisme qui ne recule devant aucun moyen, adopte des méthodes « à la beyrouthine » ou à la « sicilienne ». A STRASBOURG, le Conseil de l'Europe dans plusieurs instances s'en préoccupe depuis longtemps. L'assassinat de deux journalistes croates, confirme la gravité de la situation.
L'avenir du couple franco-allemand : entre rêve et réalité PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 13:32
Par Laurent PFAADT

A l'occasion des Rendez-vous de l'histoire consacrés aux Européens (9-12 octobre) et sur fond de crise financière, les deux anciens ministres des affaires étrangères allemand et français, Joschka Fischer et Hubert Védrine ont livré leurs sentiments sur l'évolution de la relation si particulière entre l'Allemagne et la France.

"Un nouveau mur de Berlin est tombé"

Fidèles à eux-mêmes, c'est le moins que l'on puisse dire. Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères des gouvernements de Gerhard Schröder (1998-2005) et Hubert Védrine, son homologue français dans le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002) ont exprimés leurs sentiments sur ce lien si particulier qui unit les pays des deux côtés du Rhin et qu'ils ont contribué à entretenir.

Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin, ces relations ont varié entre l'idylle de Mitterrand et de Kohl et qui s'est traduit par le sommet de Maastricht et les contacts plus mitigés entre Jacques Chirac et Gerhard Schröder. Hubert Védrine a d'ailleurs rappelé qu'il a été l'artisan avec Joschka Fischer du maintien de cette relation qui s'est surtout bornée à être « un accord défensif, modifications institutionnelles contre maintien de la PAC » et a déploré à cette époque les silences français aux initiatives allemandes illustrées par le papier Schauble-Lamers en 1994 sur un noyau dur de l'Europe et le discours de Joschka Fischer à l'université Humboldt en 2000.

Crises: Le monde progresse à coups de fouet... PDF Imprimer Email
Vendredi, 24 Octobre 2008 23:13
VERTIGO.

Par Francis Rosenstiel
On en a le tournis et pourtant rien ne tourne rond! La "machine" s'est emballée ; les folies se" démocratisent" en quelque sorte et se normalisent du même coup, d'un bout à l'autre de la planète. Qu'il s'agisse de la crise financière, des récessions économiques,de la campagne électorale aux Etats-Unis, ou des "urticaires" scandaleux ou dérisoires "Marseillaise" sifflées....., quelque chose est pourri au royaume universel


21/10/2008

Sarkozy à Strasbourg : « Rendez-vous avec l'Histoire »


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Mardi, 21 Octobre 2008 11:33
Par Daniel RIOT
Quelques soient les sentiments et les opinions qu'il puisse inspirer, ou des désaccords qu'il peut provoquer, une chose est sûre : Nicolas Sarkozy sort grandi de cet été de tous les dangers pour une Europe secouée par les crises dont elle n'est pas la première responsable... La « voix Unie et forte » que l'Union doit avoir, pour l'heure, c'est la sienne ! Il a su bien assumer une Présidence du Conseil de l'Union, en adaptant ses priorités aux réalités. En sachant déployer une activité débordante mais bien inspirée. En jouant la carte de l'efficacité tout en respectant l'esprit et la lettre des traités. En sachant aller de l'avant sans faire cavalier seul. En rompant même avec bien des postures, des réflexes et des opinions personnelles. D'autres que lui auraient-ils faire plus et mieux dans ces conditions difficiles ? Impossible à dire...mais d'autres auraient pu faire nettement moins et nettement moins bien. C'est sûr.


20/10/2008

démocratie locale: Le club de strasbourg au Conseil de l'europe


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Strasbourg- Une douzaine des villes membres du Club de Strasbourg seront représentées les 21 et 22 octobre prochains pour la réunion annuelle de ce réseau qui rassemble les grandes villes de la « nouvelle » Europe autour de Strasbourg. Organisé cette année en collaboration avec le Conseil de l'Europe, le Club de Strasbourg aura pour thème principal « la gouvernance locale » et s'inscrit dans la dynamique de la « Semaine européenne de la démocratie locale ». Des représentants du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et de la Direction générale des affaires politiques du Conseil de l'Europe participeront aux ateliers qui se tiendront sur ces deux thèmes.

Aujourd'hui, les citoyens de tous les pays demandent à être écoutés et consultés en dehors des périodes électorales : ils revendiquent une place accrue dans le processus politique et la reconnaissance de leur expertise d'usage. Résolument engagés dans la création de conseils de quartier à Strasbourg, Roland Ries, maire de Strasbourg (France), et son équipe sont convaincus que l'évolution de notre société crée un véritable devoir pour les maires : celui de mettre en œuvre une gouvernance locale démocratique, moderne et adaptée aux exigences des citoyens.
Strasbourg: « L'Espace, constructeur d'une culture europeenne » PDF Imprimer Email
Lundi, 20 Octobre 2008 07:43

 

 

RAPPEL: SUGGESTION RELATIO-EUROPE- Les 22 et 23 octobre 2008 à Strasbourg. Dans le cadre de la Présidence Française de l'Union Européenne, l'Observatoire de l'Espace du Centre National d'Etudes Spatiales propose au public d'explorer la richesse culturelle de l'Espace. « Fictions européennes ».

Cet ouvrage est né d'un même impératif d'écriture confié à des écrivains, un dans chaque pays de l'Union, afin qu'ils créent une nouvelle inédite sur le thème de l'Espace et de l'Europe. Editées dans leur langue maternelle et dans leur version française, ces nouvelles témoignent tout à la fois des spécificités de chaque langue, de chaque culture, tout en étant accessibles au public francophone.Cette journée donnera lieu à des échanges enrichissants entre le public, de grands acteurs culturels, des élus européens et des membres de la communauté spatiale et artistique.

Plusieurs évènements culturels ouverts gratuitement à tous sont ainsi organisés le 22 octobre, de 16h30 à 22h30, au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, autour de la parution de l'ouvrage exceptionnel


MERCI, SOEUR EMMANUELLE!


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« Daniel, viens voir mes chiffonniers. On passera la nuit avec eux »... Comme tant d'autres journalistes, j'ai eu le bonheur de rencontrer Sœur Emmanuelle à plusieurs reprises. Depuis fort longtemps. La première fois, c'était au FEC, à Strasbourg, grâce à Gérard Schuffenecker et au Frère Médard. Elle n'avait pas encore sa célébrité mondiale, mais elle avait déjà su crever le mur de l'indifférence dans sa lutte contre la pauvreté. La deuxième fois, ce fut chez elle, au Caire , chez « ses »chiffonniers.. A l'époque des obsèques de Nasser... Deux jours et une nuit, avec elle. Avec eux. Dans ces ordures qui leur permettaient de vivre honnêtement. Décemment. « Les seuls miracles, ce sont ceux que l'on fait avec nos mains, notre tête et notre cœur ».


19/10/2008

La crise à la UNE de relatio-europe

Sarkozy mardi au Parlement européen à Strasbourg PDF Imprimer Email

Fierté légitime d'une mission accomplie et  nouvelle feuille de route vers des rendez-vous européens et internationaux historiques.
L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Nicolas Sarkozy peut venir devant les Parlementaires européens avec la fierté légitime d'avoir accompli une mission qu'il ne s'attendait pas à devoir assumer durant sa Présidence du Conseil de l'Union..."L'Europe n'est pas condamnée à l'inaction", avait-il souligné en juillet. Il disait vrai. il l'a démontré. Dans la guerre du caucase et dans le scandale mondial de la Finance en folie.
Toutes les critiques qui peuvent lui être adressées sont secondaires : les quelques faux pas ont été rattrapés et même le temps perdu a su être compensé. Inutile donc de regretter la fausse bonne idée du G4... Inutile aussi d'insister sur les insuffisances du dernier Conseil européen : la mise entre parenthèses du plan climat/énergie et l'absence de porte de sortie pour  l'impasse irlandaise.
Tout au plus, les euro-parlementaires pourront-ils mettre l'accent sur quelques nécessités urgentes : dessiner avec plus de précision ce que peut être le « nouveau Bretton Woods » sur le système financier international et lancer sous une forme ou sous une autre une véritable relance économique sans laquelle les factures sociales et politique de la « Crise » seront très lourdes...
Le mérite de Nicolas Sarkozy est d'autant plus grand que la situation budgétaire, financière et économique nationale de la France ne lui a pas donné une crédibilité optimale. Et qu'il a du faire une vraie « rupture » par rapport à quelques réflexes personnels et quelques convictions avant-hier affichées.
PRISONS FRANCAISES : MIEUX ECOUTER LES SIGNAUX DE LA COUR DE STRASBOURG ! PDF Imprimer Email
Dimanche, 19 Octobre 2008 13:38

Par Jacques DEHAIRE
« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. » Camus a vu juste. Mais en prison, le suicide prend une dimension supplémentaire. Une tentative ratée n'y est comme ailleurs qu'un SOS. Mais des tentatives réussies sont d'abord des mises en cause de la société. C'est Sisyphe qui se laisse écraser par son rocher... rendu insoutenable par les conditions de détention. C'est un choix qui par définition n'est pas celui de la liberté. C'est le dernier moyen de se ...sentir vivant par la quête d'une porte de sortie. C'est un phénomène que l'on observe bien dans les régimes totalitaires où le « pousse au suicide » est une forme horrible de peine de mort.
Depuis le début de l'année, on observe un accroissement considérables des suicides d'adolescents en prison et une hausse estimée à 28% des suicides par rapport à l'an dernier. C'est plus qu'une série noire. C'est surtout un signal d'alerte. Un de plus. Le degré d'une civilisation se mesure à l'attention portée aux marginaux, aux exclus de la « normalité », donc aux laissés pour compte et à ceux qui doivent être « isolés », « mis à l'écart », « condamnés pour crimes et délits »
Cet état de fait vient de valoir une nouvelle condamnation de la France par la Cour de Strasbourg. Le type de condamnation qui n'est pas malheureusement suffisamment médiatisée. Tant il est vrai que l'on se soulage en détournant le regard des réalités « gênantes », des objets et des sujets qui sont en fait des hontes nationales. . Ce n'est pas une révélation :trop de rapports du Conseil de l'Europe ont mis en relief la situation catastrophique des prisons françaises. Et n'ont pas fait l'objet des efforts qui devraient s'imposer. Trahison de l'esprit de la Résistance et des promesses faites à la Libération. Trahison des idéaux des droits de l'Homme. Manque de respect envers l'une des institutions qui siège sur le territoire français.
La « bataille du Siège » : Bruxelles va perdre son atout majeur PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 16:21

Des eurodéputés veulent des hotels sans luxure: A Strasbourg-la-prude, il n'en  existe pas d'autres...


Les (faux) problèmes du « siège » du parlement européen continuent. En défaveur de Bruxelles, cette fois. L'un des handicaps (rarement avoués) de Strasbourg tient à sa vie nocturne trop habillée, trop feutrée, trop peu vénale. Trop glaciale. Depuis la célèbre (mais vieille) « affaire des oreillers » d'un grand hôtel du Centre ville, on étouffe sous les édredons et les couettes ne fon t plus assez « pouet-pouet » pour nombre d'élus et de fonctionnaires érospéens en mal (mâle) de détente ...Un peu de luxe, mais sans luxure! Face à Bruxelles-la-dévergondée, Strasbourg-la-prude a (avait?)  de vrai handicaps pour les euro-agités du zizi en folie ou de la zezette en furie.
BUSH : Feu vert au Sommet proposé par Sarkozy et l'Union européenne PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 22:25

Bush était réticent et évacuait le problème en parlant de sa fin de mandat... "On ne réécrra pas Bretton Woods à Camp David", ironisait son entourage... Mais le Président encore en place des USA en crise a cédé, au moins en principe, aux arguments de Sarkozy. Face à la tempête boursière qui ébranle la planète, Européens et Américains se sont mis d'accord sur le principe de la tenue d'une conférence internationale sur la crise financière, une idée lancée par le président français Nicolas Sarkozy.
Pour une vraie "Europe des droits sociaux" PDF Imprimer Email
Dimanche, 19 Octobre 2008 04:06

Journée mondiale de l'alimentation ou de lutte contre la faim et la pauvreté, Journée mondiale du refus de la misère. Ces événements organisés depuis quelques années sont malheureusement toujours d'actualité et risquent même de revêtir une importance plus grande à l'avenir. En effet, la crise financière que nous traversons ne manquera pas de toucher ceux et celles qui sont déjà démunis aujourd'hui et de faire encore d'autres victimes.
En 1948, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels étaient réunis dans un seul instrument, affirmant ainsi l'indivisibilité des droits de l'homme.
Les aléas de l'histoire ont fait qu'ensuite une distinction a été faite entre droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels, tout d'abord par l'adoption de la Convention européenne des droits de l'homme en 1950, puis par la Charte sociale européenne en 1961 et des deux Pactes des Nations Unies en 1966.
Depuis, ces deux branches des droits de l'homme cherchent à se rapprocher de nouveau pour revenir vers le principe initial de l'indivisibilité des droits de l'homme. Cela est démontré, notamment, par l'évolution de la jurisprudence de la Cour, l'adoption de la Charte sociale européenne révisée en 1996 et de la procédure de réclamations collectives, de même que du Protocole n°12 à la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
« L'Europe puissance reste à réinventer » PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 18:33

L'Europe sur son taureau, terre d'argile grecques (480-460 av. J-C)

Retour sur « Les 11e Rendez-vous de l'Histoire de Blois »:l'identité, les frontières, la nature, le moteur franco-allemand, la question turque, le passée et l'avenir....


Par Laurent Pfaadt, envoyé spécial de Relatio-Europe.

Le temps d'un week-end prolongé, fin septembre-début octobre, la ville de Blois, capitale des Valois où jadis le sort de la France s'est jouée, se transforme en un immense forum historique.

« Que la Francophonie revienne à la Culture » PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 20:56

par Amadou Lamine Sall

(Sélection Relatio sur Afrik.com)

Pour ma part, la Francophonie est capitale. Je ne suis pas de ceux, de plus en plus nombreux, et à tort, qui demandent tout simplement son enterrement. Je la défendrais toujours. Elle demeure une belle institution, fédératrice, porteuse d'une immense espérance. Nous n'en sommes plus, nous du Sud, des locataires mais bien des propriétaires à part entière. C'est une famille dont nous avons besoin. Mais elle a besoin d'une véritable mutation. Elle se doit d'être plus solidaire, plus visible, plus exigeante avec elle même.

En l'état actuel, elle a beaucoup déçu et il ne faut pas le taire si nous l'aimons. Elle a besoin d'être bien secouée pour qu'elle revienne à l'essentiel de ses missions, à ses fondamentaux. Elle ne peut pas tout faire en voulant à la fois remplir les missions de l'Unesco et de l'Onu. Elle y a ajouté le combat de « Greenpeace » et du « Grenelle de l'Environnement ». Qui trop embrasse mal étreint, c'est connu.

La voilà donc trop dispersée et s'épuisant dans des objectifs qui ne sont pas les siens. Il faut la recentrer sur la culture, l'éducation et la formation, la promotion, la défense et le rayonnement de la langue française ainsi que sur la valorisation des langues nationales du Sud. Soutenir par ailleurs les créateurs, être plus proche d'eux, favoriser enfin leur libre circulation dans TOUT l'espace francophone. L'institution d'un visa francophone avait été le combat du Québécois Jean-Louis Roy, quand il dirigeait l'institution avant la grande réforme issue du Sommet de Hanoï qui a vu l'arrivée de Boutros Boutros Ghali et plus tard d'Abdou Diouf.

Quand l'écureuil redevient un "dent de rat"... PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 00:52
L'écureuil, un symbole de sagesse, de prudence, déconomie, d'épargne ? Retour en force d'une époque où le petit écureuil n'était pas un signe de sagesse et un symbole positif. Eh ! Oui...Wikipédia confirme : « En Europe, les écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance. Les mythes des Germains du Nord relatent l'existence d'un écureuil appelé Ratatöskr (« dent de rat ») qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l'arbre du monde Yggdrasil et semait la discorde entre l'aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l'autre avait dit de lui. L'écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki. Cet animal roux qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper fut considéré à l'époque chrétienne comme une véritable incarnation du Diable. »
Ce petit rappel est évidemment une contre-publicité pour les caisses d'Epargne. Mais ce n'est pas l'écureuil qui est à mettre en cause. Trois traders sont responsables de la perte de 600 millions subie par la Caisse d'Epargne.


12/10/2008

L'EUROLAND OU l'UNION AFFICHEE: En une de relatio-europe

Sarkozy soude les "Quinze" PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 20:49
L'Eurogroupe consacré « gouvernement économique » de l'Euroland
Par Daniel RIOT
Il suffit d'imaginer les conséquences d'un non-accord pour que l'on se réjouisse des conclusions du sommet de l'eurogroupe. Et il suffit de songer à la pauvreté des remèdes proposés par tous les beaux esprits qui se qualifient « d'experts » pour voir que les décisions prises ce soir à l'Elysée sont sinon les meilleures du moins les moins mauvaises, même si elles auraient pu être prises plus tôt.
Les Européens ont fait preuve d'un relatif sang-froid. Ils auraient du afficher un sens plus aigu de la prévoyance. Et un esprit de réaction plus vif. Pourquoi diable Jacques Delors n'a-t-il pas été appelé en consultation et pourquoi Jean-Pierre Jouyet doit-il jouer les Gentils animateurs (ou les GO) de « paroles d'européens » alors qu'il est sans doute celui qui au gouvernement pouvait être le plus pertinent (et le plus performant) dans ce contexte?
« Commission, démission ! » (3) PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 19:03

Barroso ou le degré zéro de la pensée et de l'action européennes...
Quand le Pr
ésident (en titre, non en fonction) de la Commission ne supporte pas les journalistes qui osent le critiquer...

Ce n'est ni par esprit de confraternité, ni par amitié que Relatio-Europe reprend ici l'article que Jean Quatremer vient de consacrer sur son blog à cet ancien Mao converti à l'hypercapitalisme qui doit sa nomination à une Tony Blair soucieux de voir et d'avoir une « Commission » faible. Ce n'est pas non plus par antipathie personnelle envers M. barroso qui doit avoir tout de même des qualités puisque les euro-députés n'ont pas osé le déboulonné...

C'est par souci de ne pas confondre journalisme et courtisanerie. Et par conscience renforcée de ce que nous osions lancer ici : Santer est tombé sur des vices de forme, Barroso devrait démissionné pour vices de fond »... Tant pis si  sa « maléabilité » et son inexistence sont appréciées par  queqlues chefs d'Etat ! On ne peut pas à la fois vouloir une « Europe forte »et se résigner à tolérer un Président de la Commission hyper-faible.
Non seulement Barroso aurait du assumer (en grande partie) la responsabilité des échecs des ratifications du projet de Constitution et du traite de Lisbonne, les insuffisances de l'Union européenne ces dernières années dans presque tous les domaines, l'inaction et le manque d'initiative de son « collège » depuis un an pour mieux préparer l'Union au choc annoncé de la crise américaine et les effets plus que pervers de la ligne « hypercapitaliste » contraire aux fondements de la construction européenne.

Mais son attitude face à Jean Quatremer et à Nicolas Gros est révélatrice de son mode de fonctionnement.

Il est réapparu ce soir à Paris, comme poussé au premier plan par Sarkozy, par une déclaration d'une portée indigne de ses fonctions. Un rappel :le droit (qui est un devoir) d'initiative est,juridiquement, le monopole de la Commission... Dans cette crise, Barosso n'a eu qu'un mérite : montrer que les plus effacées des personnalités européennes ont comparativement de grandes qualités... Daniel RIOT

 

« Comment et pourquoi je suis sur une liste noire »
Par Jean QUATREMER
Le Président de la Commission, le Portugais José Manuel Durao Barroso (photo: Thierry Monasse), a invité à dîner une vingtaine de journalistes français en poste à Bruxelles. Il s'agissait d'une conversation non attribuable, en « background » comme on dit ici. Toute la presse écrite (Le Monde, le Figaro, les Échos, la Tribune, le Point, etc.) était présente, les télévisions (TF1, F2 et F3), les radios ainsi que la presse spécialisée et, bien sûr l'Agence France Presse. Toute la presse ? Non, pas tout à fait : votre serviteur n'était pas invité, tout comme Nicolas Gros, le correspondant de Ouest France. Comme d'habitude, devrais-je dire. Le « crime » de ces deux journalistes ? Avoir déplu au souverain Barroso.

La Russie et la Mer des trois mondes... PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 11:08

Une première depuis l'implosion de l'URSS: Les trois flottes "occidentales" russes en Méditerranée

Par Ilia Kramnik

Un groupe de bâtiments de guerre de la Flotte russe du Nord comportant le croiseur lourd Piotr Veliki, le navire anti-sous-marin Admiral Tchabanenko et deux navires auxiliaires est entré en mer Méditerranée, où le navire d'escorte Neoustrachimy de la Flotte de la Baltique et le tanker Ivan Boubnov de la Flotte russe de la mer Noire l'ont rejoint.

Pour la première fois depuis le démembrement de l'URSS, un groupe de navires appartenant aux trois flottes "occidentales" russes, reformation à plus petite échelle de la 5e Escadre méditerranéenne de la Marine de guerre de l'URSS, s'est réuni "à la croisée des mondes", à savoir en mer Méditerranée.

Sarkozy et Merkel à Colombey PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 17:19

Et si l'on redécouvrait vraiment les vertus du moteur franco-allemand...

Par Daniel RIOT
Alors, ce n'est plus « chacun sa merde», comme aurait dit, selon Sarkozy cité par le Canard enchaîné, Angela Merkel dont on peut comprendre l'exaspération face aux « leçons » de ces Français qui sont plus « conseilleurs » que « payeurs » et qui sombraient, avant la « Crise », dans un hypercapitalisme indigne de « l'économie sociale de marché » qui fondait l'union européenne ?
A Colombey, la Chancelière est restée ferme dans son opposition au « fond Paulson européen ». Elle a raison. Ou alors, il faut dans le même temps décréter que l'Europe politique existe vraiment...ce qui ne se décrète évidemment pas.
En revanche, elle est favorable à une « boîte à outils » commune et à des actions nationales coordonnées. au nveau européen Là encore, elle a raison. Ne serait-ce que pour éviter ce que tentent les Britanniques et ce qu'ont décidé unilatéralement les Irlandais :un dumping financier et bacaire qui s'ajouterait au dumpings déjà inadmisibles sur les plans fiscaux et sociaux.
Du coup, la « solution anglaise » devient une quasi-obligation ...sous peine de pénaliser les banques continentales au bénéfice de la City.
Attendons la réunion de l'Euroland de demain à l'Elysée. Une réunion d'urgence qui s'imposait depuis trois semaines, au moins et qui aurait dû si la présidence française, de l'aveu même de Mme Lagerde, n'avait pas été surprise par l'ampleur de la « Crise » et si la Commission « néo-conservatrice » de Bruxelles avait eu au moins le bon sens de redécouvrir ce qu'est sa mission première....

Cityens et clients des banques devraient demander des comptes... PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 18:05

Par Jacques PILET

Même dans la tourmente, il n'est pas interdit de sourire. Là, il y a de quoi. On a vu les intégristes libéraux se prosterner soudain devant les gouvernements pour leur demander de panser les plaies qu'ils ont eux-mêmes ouvertes. Et aujourd'hui, les mêmes milieux financiers qui vouaient l'Union européenne aux gémonies, qui ont empêché son renforcement, se mettent à pleurnicher parce qu'aucun plan communautaire n'est mis sur pied.

Les retournements de ces girouettes ne devraient pas nous affoler. Pas plus que les réactions fébriles des boursicoteurs, aussi extrêmes dans la trouille qu'hier dans l'euphorie.

De Gaulle et Adenauer: la rencontre PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 15:44

TEMOIGNAGE
« Ils se comprenaient sans parole »...


Par Hermann KUSTERER

Dans ses Mémoires, on voit nettement combien Adenauer était tiraillé quand il pensait à de Gaulle avant de le rencontrer pour la première fois. Par son infinie ténacité ce vieil homme avait lutté pour que l'Allemagne soit à nouveau respectée dans le monde, il l'avait tirée de la situation d'impuissance et de mépris du vaincu moralement condamné et politiquement inexistant. Pourtant, tout cela reposait encore sur des pieds d'argile ; toute modification de la conjoncture pouvait faire perdre à nouveau ce qui avait été péniblement gagné. L'épée de Damoclès était toujours suspendue.
Qui est ce de Gaulle ? L'image qu'en donnent les journaux et les gens est des plus inquiétantes. C'est un nationaliste invétéré qui ne pense qu'à la France, à la grandeur de la France, à la revanche, à l'égoïsme national, à la " gloire ".
Et pourtant, il est le seul à pouvoir sortir la France du chaos, et l'Allemagne a besoin de la France, d'une France stable, fiable et confiante en son destin, prête au partenariat.
Relatio-Europe aux Rendez-vous de l'Histoire PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 19:21

Laurent Pfaadt représente RELATIO-EUROPE à Blois aux « rendez-vous de l'histoire « qui fêtent leur dixième anniversaire et qui cette année sont consacrés aux Européens.

Nous publions ici un texte de Jean-Noel Jeanneney , Président du Conseil scientifique des « rendez-vous » et « l'appel de Blois » lancé en faveur de la « Liberté des historiens ». Les pouvoirs politiques au nom d'un devoir mémoriel respectable et indispensable ont tendance à imposer une « histoire officielle » qui, comme la « vérité officielle » est ... officielle mais non véridique.
Sans doute a-t-on oublié cette sentence de Paul Valéry : « L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellectuel ait élaboré. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. L'histoire justifie ce que l'on veut, n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout. »

La crise financière et le Proche-Orient PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 00:23

De grands projets remis en cause ?

Par Guy Senbel
Les conséquences de cette crise financière spectaculaire qui fait la « Une » des journaux depuis bientôt trois semaines sont multiples. Elles portent sur le système financier, sa fiabilité et sa viabilité sont remises en cause. La crise financière n'épargnera pas les ménages. Elle frappe aussi de plein fouet des acteurs économiques de premier plan, parfois investis dans des projets susceptibles de favoriser la paix et l'équilibre, au Moyen Orient notamment.

Certes, le spectre d'une longue stagnation inquiète bien plus que la menace d'une grande dépression, mais aussi grave que celle de 1929, la crise actuelle qui dévaste le cœur de la finance mondiale n'est pas un simple accident, c'est véritablement une crise du système financier moderne qui prend sa source dans les excès massifs d'endettement.

Sous le signe de De Gaulle et d'Adenauer.. PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 15:34
Sarkozy et Merkel: Une bonne  inspiration à Colombey?
Par Daniel RIOT
Il est des rencontres qui « tombent » bien en des lieux qui sont a priori propices à des remises en causes et à des résolutions salutaires. Surtout quand les circonstances exigent des réflexes d'Hommes et de Femmes d'Etat et non des réactions politiciennes et égotistes.
Nicolas Sarkozy qui a une tendance forte à négliger l'actualité des idées gaulliennes en matière de diplomatie et d'économie et qui a trop pratiqué une politique faite pour la Corbeille (sinon à la corbeille) rencontre Angela Merkel qui, elle, en dépit de ses origines, sait inscrire son action (européenne notamment) dans le sillage d'Adenauer et dans une philosophie politique bien étrangère à ce « bling-bling » du fric-roi qui fait « crac-crac » et provoque de vrais Krachs.
Demain, samedi, à Colombey-les-Deux-Églises, le Président et la Chancelière inaugureront le Mémorial Charles-de-Gaulle et auront une rencontre franco-allemande dans le contexte complexe et périlleux que l'on connaît....
Ce double événement s'inscrit dans la célébration du 50e anniversaire de la rencontre à Colombey-les-Deux-Églises entre le Chancelier Konrad Adenauer et le Général De Gaulle. Une rencontre qui a scellé ce qui demeure la colonne vertébrale et le moteur de la construction européenne, n'en déplaise à ceux qui oublient que le Danube prend naissance en Forêt Noire et que le tunnel sous la Manche n'a rien changé à l'insularité anglaise. Et à la volonté britannique de diluer et non de renforcer l'Union européenne.
Strasbourg: Contre la peine de mort PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 21:48
Conseil de l'Europe et Union européenne lancent un appel contre « ce déni suprême des droits de l'Homme »


« La peine de mort viole le fondement même des droits de l' Homme »
Par Bernard Kouchner & Carl Bild

Aujourd'hui, en cette Journée européenne contre la peine de mort, nous unissons nos forces pour nous élever contre ce qui constitue le déni suprême, irréversible, des droits de l'homme et un châtiment aussi cruel qu'inhumain qui n'a pas sa place à l'époque moderne.

Nous ne pouvons rester silencieux lorsque des milliers de personnes continuent d'être exécutées ou condamnées à mort chaque année. Nous ne pouvons rester silencieux lorsque nous assistons à la retransmission de pendaisons publiques en Iran, lorsque les journaux nous informent de la décapitation d'un jeune délinquant en Arabie Saoudite ou de l'exécution d'un handicapé mental au Texas.
Nous sommes gravement préoccupés par le grand nombre d'exécutions en Chine et par l'accroissement sensible du nombre d'exécutions au Japon. Nous sommes profondément déçus de voir un pays comme le Liberia réintroduire la peine de mort et nous demandons instamment à la Biélorussie de se rallier au consensus européen contre le recours à la peine capitale.

La jeunesse, la vitamine de l'Europe PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 23:32

Par  Maud de Boer-Buquicchio

Notre monde change rapidement - et pour les jeunes il change encore plus vite. C'est pourquoi le Conseil de l'Europe doit constamment adapter sa politique et ses méthodes. Quels sont les principaux défis?

>>> Le premier défi  est liée au Conseil de l'Europe des valeurs des droits de l'homme, la démocratie et la primauté du droit. . Ces valeurs ne sont pas seulement favorisées par des actions en justice et le renforcement des institutions. Il est au moins aussi important que notre culture politique soit  inspirée par ces valeurs, que nous développons, par  la connaissance et la compréhension des autres qui sont nécessaires pour un véritable engagement en faveur des  droits de l'homme, de la démocratie et de la primauté du droit dans la vie quotidienne. Nous devons renforcer   les compétences individuelles requises pour une participation significative dans une société démocratique.

À cet égard, la politique de la jeunesse a un rôle crucial à jouer. Non seulement avons-nous besoin de veiller à ce que tous les jeunes puissent  jouir pleinement de leurs droits de l'homme. Nous devons également développer leur capacité à s'engager activement dans  la protection des droits de l'homme et de la dignité humaine, à commencer  auprès de leurs pairs dans leur milieu de vie quotidien.

Les « bonnes » idées de Monsieur Accoyer.. PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 01:25
Le clin d'œil de DanSolal
Jolies, le
s idées du président de l'Assemblée... Dans un entretien à paraître ce vendredi dans les Echos, Bernard Accoyer propose de lancer "un grand emprunt d'Etat".
Pourquoi Pas ? Depuis le temps que nous réclamons un grand emprunt européen pour que l'Union réalise tous les grands travqux qui s'imposent et pour investir enfin sérieusement dans la recherche et la société de connaissances pour que la Stratégie de Lisbonne (qui ne dépend que de la volonté des Etats) cesse d'être une coquille vide ! Mais encore faudrait-il que l'Etat inspire une confiance qui, pour l'heure , est bien mal en point...
Encore faudrait-il aussi que cette idée n'en cache pas d'autres...
L'une des autres, c'est la magnifique idée très civique d'une "une amnistie fiscale" de nos « compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux ». Une prime aux tricheurs, en somme.
On suce le pauvre épargnant et le petit actionnaire. Et on récompense le contribuable tricheur... Le « bouclier fiscal », déjà, n'était--il pas destiné à rapatrier des capitaux qui font pousser des fleurs sur le rocher de Monaco, font le bonheur des petits Suisses et nourrissent les saints des paradis bien terrestres où les lessiveuses d'argent mal propre fonctionnent à temps plein ? Elle a déjà bon dos la « crise bancaire et financière ».


10/10/2008

En UNE de RELATIO-EUROPE

L'Europe de Barroso est-elle « réformable » ? PDF Imprimer Email

Chronique d'un jour de plus dans la crise...

Par William PETITJEAN

Attention, attention... Barroso passe l'action ! Le Président de la Commission crée une ...commission. Belle audace face au déchaînement des éléments, à la veille d'un sommet des ministres des finances du G7 qualifié d'historique et d'un Conseil européen  où se joue en partie la crédibilité de l'Union.

Un « groupe de haut niveau », présidé par l'ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Jacques de Larosière,  va être mis en place : sa tâche sera de  «  réfléchir à la manière dont le système de surveillance européen des marchés financiers peut s'adapter aux  besoins apparus ». Chaud devant !

Ce groupe comprendra des commissaires européens : Neelie Kroes (concurrence), Joaquin Almunia (affaires économiques et monétaires) et Charlie McCreevy (marché intérieur et des services), Plus que des noms, des renoms ! De quoi éteindre tous les feux. Et d'aider  Trichet  à mieux se faire entendre quand il lance (avec raison) des appels au calme : « Reprenez vos esprits »..

10 octobre, journée contre la peine de mort PDF Imprimer Email

Rappel: Robert Badinter à l'Agora du Conseil de l'Europe ce vendredi 10 octobre à Strasbourg

 

Oui à la Justice, Non à la Barbarie

Par Terry DAVIS

La peine capitale constitue un simulacre brutal et vengeur de justice.

Elle est aussi barbare. Elle n'a aucun effet dissuasif. Elle n'aide pas les victimes de crimes. Elle transforme des assassins en martyrs. Elle transforme des erreurs judiciaires en tragédies irréversibles, et nous savons bien que personne n'est à l'abri d'une erreur judiciaire.

Le Conseil de l'Europe est fondé sur la Convention européenne des Droits de l'Homme et ses protocoles qui garantissent le droit à la vie et interdisent la torture et les traitements inhumains et dégradants. La Convention interdit également la peine capitale.

« Commission ? démission ! » (suite) PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 20:32

Barroso, le pathétique...
Par Daniel RIOT
« Que fait la Commission ? » Nous ne sommes pas seuls à poser la question... depuis longtemps déjà. Ne serait-ce que parce que la « Crise » d'aujourd'hui est annoncée depuis longtemps et vue comme « certaine » depuis au moins un an, y compris par des profiteurs du système... Or la Commission de Mister Barroso a été l'institution la plus aveugle et la plus sourde. Avec une imprévoyance...imprévisible. Par idéologie :le dogmatisme fait perdre tout sens des réalités. Par défauts structurels : au moins quatre commissaires ont des champs d'incompétences (pardon,de compétences) concernées par les ingrédients de l'implosion de la bulle. Et par philosophie d'inaction dans l'auto contentement : moins on exerce son droit d'initiative, plus on est tranquille.
La palme d'or de l'irresponsabilité en action revient sans conteste à Charlie McCreevy, un Irlandais que notre ami Jean Quatremer épingle régulièrement avec pertinence surtout depuis que ce « Commissaire » plus « archéo » que « neo »-con-servateur a avoué avec fierté qu'il n'avait pas lu le traite de Lisbonne... Lundi encore, à Luxembourg, cet Ayatollah de l' « hypercapitalisme fou » est venu les mains dans les poches et la tête vide de toute proposition devant les ministres des finances des « 27 ». En osant avancer avec la certitude des mystiques : « Ce n'est pas le manque de règlementation qui est à l'origine de la crise »
BREL: En hommage PDF Imprimer Email
Jeudi, 09 Octobre 2008 16:33

Trente ans après: Toujours vivant.

La grande misère de la justice française PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:05

Le classement du Conseil de l'Europe:La France dans le peloton des super-cancres européens en matière judiciaire

Par Jacques DEHAIRE

« Allo ? Rachida Dati ? ». Non. Il ne s'agit pas de plaisanter...Il s'agit simplement de prendre le rapport du Conseil de l'Europe pour ce qu'il est. Sérieux. Crédible. Indépendant. Et d'admettre qu'il reflète bien une réalité qui fait honte à ceux qui rêvent d'une France à la hauteur de ses devises nationales...Inutile de faire aboyer les membres du cabinet de la Garde des Sceaux qui déjà jugent que ce rapport « compare ce qui n'est pas comparable » et qui mettent en relief les efforts en cours. Ce type de réactions n'est pas nouveau. Et il ne change rien à la réalité des faits.
Foin donc des discours officiels de consolation, de cette autosatisfaction galopante qui fait office de politique et de ces réformes qui ne changent rien à une situation qui ne cesse de s'aggraver par manque de moyens et insuffisance d'une vraie séparation des pouvoirs.
Le pays de Montesquieu qui est déjà une tache de honte sur la carte d'Europe avec ses prisons d'un autre âge, ses centres de rétentions qui sont une insulte aux droits de l'Homme, est montré du doigt comme l'un des pays où la JUSTICE, cette institution qui doit donner du sens aux valeurs proclamées, est l'une des plus pauvre, à tous points de vue.

STRASBOURG: MIEUX PROTEGER LES MINORITES NATIONALES PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 22:09

Au Conseil de l'Europe:bilan et perspectives des 10 ans de la Convention-cadre

Combien de controverses politiques, cette question sucite-t-elle? Combien de conflits à l'intérieur des frontières d'Etats ce problème engendre-t-il? Combien de guerres entre Etats, cette clef de toutes les cohabitations entraîne-t-elle? L'Histoire en a été trop marquée. L'actualité en témoigne trop. En lettres de sang. Pass seulment dans les  Balkans ou le Caucase. Nous parlons ici des minorites, bien sûr. De la cohabitation entre majorités et minorités nationales (ou internationales). De ce défi permanent du "Vivre ensemble" et  de cette "démocratie" qui ne se réduit évidemment pas à la loi de la majorité.

Le Conseil de l'Europe tient les 9 et 10 octobre à STRASBOURG une conférence destinée à évaluer les progrès accomplis en Europe en matière de protection des droits des minorités nationales dix ans après l'entrée en vigueur du premier traité international contraignant dans ce domaine : la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales.

L'éducation aux droits de l'homme est une priorité PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:35

Une action plus concrète s'impose dans les écoles

Par Thomas Hammarberg

Les droits de l'homme ne peuvent avoir de réalité que si les citoyens sont informés de leurs droits et savent comment les utiliser. L'éducation aux droits de l'homme est donc essentielle à la mise en œuvre effective des normes adoptées. Soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui accorde une place importante à cette exigence éducative, nous ne sommes encore loin de permettre à chacun de connaître ses droits et de savoir comment les faire valoir.

Point positif : l'éducation aux droits de l'homme reçoit de fait l'attention dont elle a particulièrement besoin aux niveaux européen et international. Les agences des Nations unies, à commencer par l'Unesco, ont adopté des résolutions, organisé des conférences et mis au point des plans d'action. Le Conseil de l'Europe est particulièrement actif dans ce domaine et des organisations non gouvernementales ont également lancé des programmes d'une grande utilité.

Strasbourg: Forum du Conseil de l'Europe sur l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme PDF Imprimer Email
Lundi, 06 Octobre 2008 17:00
Le Conseil de l'Europe organise les 9 et 10 octobre à Strasbourg, un Forum sur les " Partenariats civiques pour l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme ". Il est organisé dans le cadre du projet du Conseil de l'Europe sur l'Education à la citoyenneté démocratique et aux droits de l'Homme (ECD/EDH) qui vise à promouvoir les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit par le biais de l'éducation.


05/10/2008

le parlement culturel méditerranéen:l'idée fait son chemin


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LLL'idée d'un Parlement culturel méditerranéen lancée en juin dernier à Strasbourg à l'occasion du Colloque organisé par Apollonia et Love Différence fait son petit bonhomme de chemin, discrètement mais efficacement, dans les pays qui étaient représentés à Strasbourg, au Palais du Rhin par des délégués d'associations qui pratiquent concrètement ce dialogue interculturel qui vient de faire l'objet dune CHARTE au Conseil de l'Europe. Le texte qui suit est extrait, en avant-première,  du livret qui va être publié par Apollonia dans quelques semaines

« L'Artivisme », « pour que le futur ait un avenir »...
Par Daniel RIOT



« L'objet profond de l'artiste est de donner plus qu'il ne possède. » écrivait Paul Valéry dan ses « Cahiers »... Michelangelo Pistoletto l'illustre bien. Par son œuvre et par sa personnalité. Par sa réflexion sur le rôle que l'Art peut et doit avoir en ce monde où « l'art pour l'art » est devenue une expression vide de sens. Par sa volonté de laisser en héritage ce qu'il porte le plus en lui : le sens de l'humain, le « principe d'humanité », cette transcendance qui, avec ou sans Dieu, nous permet de ne pas sombrer dans l'Absurde. Et d'affronter la mort.
Transcendance. C'est le mot qui s'imposait le plus, à mes yeux et dans mes oreilles, à l'issue du colloque organisé, en juin 2008, au Palais du Rhin, à Strasbourg par « Love Différence » et « Apollonia » sur un thème d'une actualité incandescente :« Dialogue interculturel : utopies et situations ».
« Utopie » parce que les bêtises véhiculées au nom d'un « choc des civilisations » plus fantasmé que réel créent des « situations » de blocages, d'antagonismes, de replis faussement identitaires dans les cités comme à l'échelle planétaire.


Pour une garde européenne à strasbourg

En marge des Quinze ans de l'Eurocorps PDF Imprimer Email
Avec relèves régulières et levée quotidienne du drapeau aux étoiles d'or sur fond d'azur
Au niveau national, il manquant une représentation ministérielle (au moins !). Adrien Zeller, le Président de la Région Alsace, s'en montrait outré, malgré une bonne humeur affichée. Fillon aurait pu être là puisqu'il n'a pas été convié au mini-sommet de crise réuni à l'Elysée. Mais quand on fait des réformes qui jettent un trouble sur la Brigade franco-allemande, c'est que l'on ne se préoccupé guère des 15 ans de l'Eurocorps.
Quant au ministre de la défense, on sait que cet excentré du Nouveau Centre a quelques difficultés à voir ce qui est central ou ne l'est pas. Cet Européen a temps partiel devait avoir quelque autre chose d'important à faire (ou défaire). D'ailleurs pour trouver trace de l'Eurocorps sur le site du ministère de la défense, il faut vraiment chercher. Le corps européen, c'est quoi et c'est qui pour le « soldat Morin » ? J'exagère:il était passé en janvier présenté ses vœux, Monsieur de ministre..
Roland Ries et le commandant de l'Eurocorps, le Général de Corps d’Armée Espagnol Pedro Pitarch, en l'Hôtel de Ville de Strasbourg
De toute façon cet hommage de Strasbourg au 15 ans du corps européen s'est très bien déroulé sans lui. Les mauvais figurants ne font jamais de la bonne figuration. Il est des personnalités qui ne brillent vraiment que par leur absence.
Au niveau local, bravo encore et merci à Roland Ries pour cette excellente initiative prise avec le Commandement du corps européen. Place Kléber, il y a eu quelques moments d'émotion non feinte dans la foule. Notamment avec ces hymnes nationaux achevés sur les notes de l'hymne européen. Une Europe concrète, c'est une Europe qui fait vibrer.


Europe: Désolé pour Barroso...

« COMMISSION, DEMISSION ! » PDF Imprimer Email

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Le point faible de l'Union n'est pas à Francfort, mais à Bruxelles:« Santer était tombé sur un vice de forme, Barroso doit s'effacer pour vices de fond ». On ne restaure pas la confiance avec des responsables discrédités!
Heureusement, il y a l'euro ! Heureusement, il y a une Banque centrale européenne qui a plus de lucidité, de cohérence et de sang-froid que la plupart des gouvernement ! Ce double constat n'est guère dans l‘air du temps. Mais tant pis. C'est parce que nos responsables politiques et la Commission Barroso n'ont pas suffisamment résister à l'air du temps, à la doxa en mode, aux sirènes d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche que le choc américain se fait sentir si rudement en Europe.
Mais imagine-t-on un instant ce que serait cette crise déferlante sans ce qui a le grand mérité d'exister ? Oh ! Les belles dévaluations ! Oh ! Le joli fonctionnement des planches à billets. Oh ! Les trop beaux remèdes trop faciles qui aggravent les crises.

L'Europe économique souffre de son inexistence politique, mais elle souffrirait davantage encore de cette grande marée, avec effets boule de neige et dominos réunis, si nous en étions restés au morcellement, à la simple zone de libre-échange dont rêvent toujours les Anglais, à la non-Europe.

Ce n'est pas là consolation, mais encouragement. « A problème global, réponse globale », exhorte DSK. Puisse-t-il être entendu alors que les archéo-souverainistes qui campent à l'Elysée (et font le jeu des « néo-cons » qui y ont aussi planté leurs tentes) et qui veulent jeter le bébé inachevé avec l'eau polluée du bain... Et qui se conduisent avec un seul souci : celui de mettre sur le dos de la « crise » la responsabilité de la récession française tant annoncée et si tardivement et mal reconnue ! Défausse trop facile. Fautes impardonnables.
Heureusement, Sarkozy, en bonne « bête politique », sait se montrer pragmatique. C'est ce qui le sauve, à défaut de pouvoir sauver le pays et l'Europe d'une situation dramatique qui n'a sans doute pas encore atteint son paroxysme.
Bien sûr, il est facile de s'attaquer à la politique des taux menée non par le seul Trichet, mais par les gouverneurs de l'Euroland à l'unanimité. Mais qui peut affirmer que la BCE s'est trompée en annonçant une inflation que personne ne voulait voir venir...et qui est là ?
En l'état, la BCE a mieux géré la crise que la FED et nombre d'Américains compétents commencent à recommander l'application du « modèle européen » aux Etats-Unis... On ne rit pas, svp ! C'est la réalité.


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