« En Une de Relatio-europe | Page d'accueil | Faire de Strasbourg un "Banquet" permanent de la" pensée européenne" »

10/11/2008

A LA UNE de RELATIO-EUROPE

En 1915, au Vieil Armand: "Le choix des âmes " d'Olivier Larizza PDF Imprimer Email
Lundi, 10 Novembre 2008 01:43
« D'emblée, j'ai su que la montagne allait me faire la peau"...
Il fallait oser s'attaquer en 2008, avec une plume (ou un clavier) d'une trentaine à peine sonnée, à cette Grande Guerre qui fut la Boucherie humaine que l'on sait et dont on oublie trop la vraie nature...
14-18 : C'est la grande guerre civile européenne. Une guerre des nationalismes exacerbés. Avec au bout des charniers, un chef d'œuvre de la connerie criminelle d'Etat...qui se prolongera logiquement pas un « entre-deux guerres ». Et cette rencontre entre Auschwitz, le Goulag et Hiroshima : une guerre dite mondiale (mais d'abord européenne) provoquée par des idéologies déshumanisantes. Et des lâchetés en série : Ethiopie, Espagne ; Munich...
Olivier Larizza a osé. En dépit de tout ce qui a pu être écrit (souvent avec talent voire génie) sur ces « poilus » et cette « der des der » des illusions perdues Et il a bien fait. L'audace est toujours payante quand le talent est à le hauteur des ambitions.

Le centenaire de maman Dolto PDF Imprimer Email
Dimanche, 09 Novembre 2008 20:55

« Pour ou contre Dolto ? » Question stupide... Comment pourrait-on être contre cette pédopsychiatre qui a d'abord apporté un peu de ce bon sens qui fait tant défaut en tout et pour tout surtout face aux enfants, où et quand il n'y a aucune vraie « bonne recette ». Françoise Dolto (1908-1988) revient en librairie à l'occasion du centenaire de sa naissance. Plusieurs ouvrages lui sont consacrés : ils éclairent son oeuvre et sa personnalité, mais on attend toujours une biographie qui fera référence.
"Le chant sacré" de Laurence Lacour PDF Imprimer Email
Dimanche, 09 Novembre 2008 19:59
Ecoeurée par les médias pollués par l'émotion-reine, contaminés par la malinfo,  la désinfo et les surenchères de l'info-spectacle , Laurence Lacour confirme toutes ses qualités de vraie journaliste dans cette enquête minutieuse, guidée exclusivement par le souci d'approcher au plus près la vérité dans toute sa complexité : l'affaire du sang contaminé. « J'ai voulu m'en tenir à la phrase de Paul Ricoeur : " Comprendre, sans inculper ni disculper." Je pense que la plupart des acteurs, responsables politiques compris, ont été dépassés par cette histoire qui les dépassait. La course au progrès, au confort, à la liberté, au profit, aux médias aussi, a fait converger toutes sortes de destins vers ce drame inacceptable qui débouchera sur le scandale du sang contaminé. », dit-elle lors de son passage à Strasbourg à la Librairie Kléber et au Club de la Presse.Comme pour son décryptage de l'affaire de la Vologne, « le Bûcher des Innocents », Laurence Lacour ne s'est pas contentée des vérités judiciaires, du feuilleton des apparences et d'un surf à la surface des choses. Résultat: une oeuvre de référence.
Obama: Lendemains de fête PDF Imprimer Email
Dimanche, 09 Novembre 2008 16:32

Un métisse - noir mais pas trop - entre à la Maison Blanche.

Percée stupéfiante. Sujet d'immense fierté pour le peuple américain. Soit dit entre parenthèses, ce n'est pas demain la veille que les Français feront de même. Ni les Suisses qui n'ont encore jamais envoyé ne serait-ce qu'un fils d'immigré au Conseil fédéral. Plus que la défaite de McCain - dont la digne sortie force l'admiration -, on assiste à celle, écrasante, du projet de Bush le Désastreux et les siens. Tout un catéchisme vole en éclats. Balayée, la révolution néo-conservatrice. Désavouée, la politique économique du laissez-faire et des cadeaux aux riches. Bientôt fermé, le bagne de Guantanamo. Condamnée, la guerre en Irak. Dépassée, l'obsession sécuritaire. Enterrés dans les oubliettes de l'histoire, les Cheney et autres Rumsfeld. Enfin banni, le discours ravageur sur "la guerre des civilisations".

Il y a de quoi célébrer le triomphe de Barak Obama, cet homme au parcours sans faute, ce quadra hyper-doué qui a tout pour séduire non seulement les Américains mais le monde.


Ecrire un commentaire