02/12/2007

Lettre personnelle (mais ouverte) à Jean-Louis BOURLANGES, maître en réflexions (et ami de 20 ans)

EUROPE : Le parlement européen perd l’un de ses phares

par Daniel RIOT 

Salut, Jean-Louis. Et merci. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur l’Europe et sur d’autres sujets. Nous  sommes encore en  désaccord sur quelques analyses de la crise actuelle de la construction européenne. Mais nos dialogues de ces dernières années resteront pour moi des moments lumineux. De ces instants qui, au-delà d’une convivialité saine que seuls des liens d’estime et d’amitié peuvent enfanter, donnent consistance à l’existence.

Tes éclairages me manqueront. Comme ton sens des formules bien trempées, tes citations pertinentes, tes références historiques et littéraires opportunes. Et cet art de parler sérieusement de choses sérieuses sans que tu te prennes au sérieux…

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Après 18 années de Parlement européen, Jean-Louis Bourlanges rend son tablier d’artisan de l’union européenne.

L’auteur de « Le diable est-il européen ?» avait déjà renoncé à la Présidence de la commission des libertés et de la justice du Parlement, si essentielle pour que l’union ne soit pas qu’un Marché. Pour des raisons familiales personnelles

Il s’était séparé de Bayrou, dans la douleur, après le premier tour des Présidentielles. Une fracture mal cicatrisée. Il garde une dent contre le « gaullo-mysticisme » du Béarnais qu’il a comparé au Méphisto de Goethe : Pour lui, Bayrou fait  chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». "Que Méphisto soit démocrate-chrétien, il y a erreur d'aiguillage ! "

Du coup, Bourlanges   se retrouve sans port d’attache digne de ce nom pour ses convictions et ses engagements :  « Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés », dit-il la rage au ventre  «  François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ? ».

Cette dernière phrase est extraite d’une ITW que Jean-Louis Bourlange donne dans le Monde daté du 2 décembre, jour même du baptême officiel du MoDem. Cette ITW accordée à Arnaud Leparmentier vaut lecture et réflexions, car il y explique non les raisons de se « retraite » d’euro-député mais la tristesse personnelle (et le pessimisme) que lui inspirent les évolutions d’une Europe devenue « faiblement exaltante »

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30/11/2007

Europe: Le rhino du Rhin, le logo rassembleur de la région du Rhin Supérieur

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  Premiers résultats des travaux entrepris sous la direction d'Alexis Lehmann qui anime le groupe de réflexions "RHIN 2020" lancé par la Fondation d'Entente franco-allemande: La Région du Rhin supérieur se dote d'un LOGO rassembleur, d'un emblème mobilisateur, d'une image qui symbolise à la fois l'ancienneté, la solidité, l'esprit de résistance et le gout de l'offensive: le rhunocéros. Un Rinhocéros aux couleur de ces grès qui marque l'unité géologique d'une Région au coeur de l'Europe et surtout de cet humanisme rhénan fondateur des valeurs de l'unité européenne en marche!

Résultats d'un concours: Les quatorze étudiants de la Hochschule für Gestaltung (Ecole d'arts et média) de Karlsruhe ont entrepris un voyage à travers la région afin de s'imprégner de son atmosphère, de sa particularité et de ses diversités. L'épilogue de ce voyage au sein du Rhin Supérieur a finalement donné naissance à une écriture, quatre couleurs et un rhinocéros.

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 Pourquoi le Rhino ?

Il y a 500.000 ans, le rhinocéros faisait partie de la faune de "Homo Heildelbergensis". On peut d'ailleurs admirer le crâne d'un rhinocéros des bois (Stephanorbinos hundsheimensis) dans le musée des sciences naturelles à Karlsruhe. Le rhino, aujourd'hui, frappe par sonriginalité:  Il est grand, ambitieux et puissant, et sa corne ressemble à s'y méprandre aux méandres du Rhin.

 
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Le choix des couleurs...

La couleur du Rhin Supérieur est celle du grès des Vosges. La couleur du grès varie entre des nuances de brun foncé et des nuances plus chaudes de rose clair et de rouge. Chaque pierre est différente et sa couleur varie selon son exposition à la lumière. Les couleurs du grès des Vosges constituent déjà une marque de fabrique de la Région du Rhin Supérieur, la cathédrale de Fribourg et celle de Strasbourg en sont les plus parfaites illustrations.

L'équipe de la Staatliche Hochschule für Gestaltung de Karlsruhe qui a remporté ce premier prix (doté de 10 000 €) est composée par : Le professeur Sven Voelker, Martin Borst, Sebastian Cremers, Nora Cristea, Max Dewald, Niklas Horn, Emanuel Klieber, Viola Kup, Lisa Naujack, Stefanie Miller, Philipp Rosenbeck, Daniel Schludi, Tanja Schüz, Anika Tisken et Cesar Osorio Le projet de Jinsu Ahn, originaire de la Corée du Sud et étudiant à l’école d’art de Bâle, a remporté le deuxième prix. Jinsu a conçu un logotype pour la communication dans la région rhénane. La troisième place va au projet présenté par Gladys Lemoine de l’école d’art mulhousienne « Le Quai ». Son projet montre trois arches qui se succèdent pour symboliser les liens dans la région.

Cette initiative de la Fondation Entente franco-allemande est une contribution au projet politique visant la création d’une région métropolitaine européenne dans l’espace rhénan. Le projet lauréat est une proposition faite aux acteurs institutionnels et privés actifs dans la région trinationale. L’objectif est de développer, en partant de cette nouvelle image de marque, une campagne de communication pour renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens à cet espace. La cérémonie solennelle de remise de prix aura lieu au Parlement Européen le 17 janvier 2008.

Les photos des trois projets lauréats peuvent être consultées et téléchargées sur le site de la Fondation franco-allemande qui est présidée par André Bord et dirigée par  Mme Andrée KEMPF>>>>>>>>>>>>>
LE SITE DE LA CONFERENCE DU RHIN SUPERIEUR >>>>>>>>
SUR LE SITE DE LA REGION ALSACE >>>>>>>>
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fbfc307cb33a4bfa83dc05df0589e7cb.jpgL'espace du Rhin Supérieur est subdivisé en 3 sous-espaces :
Pamina, Centre et RegioTriRhena

Les régions qui composent l'espace du Rhin Supérieur :

- L'Alsace (les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin)

- La Suisse du nord-ouest (avec les Cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie, Soleure et le Jura)

- Le Land Baden-Württemberg (Regierungspräsidium Karlsruhe et Freiburg) et le Land Rheinland-Pfalz (Sud du Palatinat)
Le Rhinocéros dans (presque)  tous ses états….

 

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Un rhino sur une pièce romaine.....
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Il s'agit d'une fable dont l'interprétation reste ouverte. L'une des plus pertinentes est celle de la dénonciation de tous les régimes totalitaires (nazisme, stalinisme et autres) et du comportement de la foule qui suit sans rien dire, du stéréotype (d'où la métaphore avec un rhinocéros), par peur de ce régime, par mimétisme collectif. Le Rhino du Rhin comme celui de  Ionesco est un emblème de RESISTANCE. Résistance à tout ce qui attente  à l'humaine condition et à tout ce qui transforme en monstre le meilleur des hommes.... La rhinocérite: une maladie qui a souvent frappé l'Europe Ionesco la traite avec un sens aigü de l'absurde....« Un homme qui devient rhinocéros, c'est indiscutablement anormal ». La « rhinocérite » menace toujours… puisque la paix et la démocratie, les valeurs de l’humanisme et les droits de l’homme exigent vigilance, clairvoyance et courage.  

« L'homme supérieur est celui qui remplit son devoir » 

[Eugène Ionesco]

 

25/11/2007

EUROPE:Cette semaine RELATIO décerne ses couronnes (de lauriers et..d'épines) pour 2007

80005a9fe262a28bb8aa70ac5d90c83d.jpgAvec la période des fêtes et la fin de l’année arrive l’heure des bilans et de ces « hit-parades » en tous genres que l’on appelle les « prix » ou les « personnalités de l’année », ou  les « événements de l’année ».Une tradition qui a bien des vertus, avec tous les vices d’arbitrages parfois arbitraires. L’an dernier, RELATIO avait consacré « Européen de l’année » Álvaro Gil-Robles, premier Commissaire européen aux droits de l’homme,  parce qu’il avait donné durant son mandat une importance et une influence considérable à ce poste assuré aujourd’hui par Thomas Hammarberg.

Cette année, RELATIO décernera plusieurs prix :

>>>L’Européen (ou l’Européenne, bien sûr) de l’Année, décerné à celui ou à celle qui, selon la rédaction et les réseaux Relatio, a plus influencé positivement la construction européenne

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>>>Le Prix Strasbourg de Relatio, décerné à une personnalité qui par son action a le mieux incarné l’esprit de l’Europe DE Strasbourg, c’est-à-dire de cet espace paneuropéen, de cette « eurosphère » qui se définit plus culturellement que géographiquement :respect de l’Etat de droit, valeurs démocratiques, inspiration humaniste

>>> La Révélation européenne de l’année, titre lié non à l’âge mais à des actions surprenantes (positivement) qui font émerger des personnalités qui gagnent à être connues.

>>> Le Livre européen de l’année, décerné à un ouvrage (français ou traduit en français) qui peut favoriser l’émergence d’une conscience européenne plus affirmée

>>> L’écrivain européen de l’année, décerné à un auteur (toute spécialités confondues) qui par ses écrits fournit aux Européens une aide à la réflexion sur eux-mêmes et sur les autres, sur les évolution du monde et de nos société, sur ce « vivre ensemble » de plus en plus complexe

>>> Le Prix média de Relatio, décerné en toute confraternité (ce qui n’est pas complaisance) pour soutenir celles et ceux qui tentent d’européaniser une information (tous genres confondus) qui reste trop prisonnière d’une hiérarchie hexagonale, « escargotiste », redirait Tomi Ungerer.

>>> La campagne européenne de l’année, titre décernée à une initiative collective, privée, associative ou institutionnelle, nationale ou internationale qui visent à donner davantage de sens  aux valeurs européennes proclamées

>>> L’initiative européenne de l’année, qui consacrera une action (tous domaines confondues) qui peut renforcer le sentiment d’une citoyenneté européenne, donc favoriser l’avènement d’une Europe plus citoyenne

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Comme les prix « orange » impliquent des « prix citrons », les « lauriers Relatio » entraînent par ricochet des « couronnes d’épines » Relatio. Trois couronnes (or, argent et bronze) seront décernées à celles et ceux qui ont fait le plus régresser les valeurs fondatrices de l’Europe telle que nous l’aimons… Un de nos correspondants nous avait suggéré de lancer la « cornichon de l’année », mais nous avons une conception trop gourmande de l’Europe pour charger ce  condiment d’un sens péjoratif…

Comme Relatio n’aime pas être en retard, nous prendrons un peu d’avance sur d’autres palmarès de ce type. Résultats de ces sacres, dès cette semaine. Nous commencerons par les épines … dès ce lundi !

Daniel RIOT  

LE SITE DE RELATIO, L'EUROPE EN REVUE...ET EN DIRECT >>>>>>

19/11/2007

Strasbourg: Versions Roms de l’hymne européen

Repris sur RELATIO

Un CD de variations Roms sur le thème de l’hymne européen sera lancé le mardi 20 novembre au Conseil de l’Europe. Cinq groupes de musiciens Roms participent à ce projet : le groupe albanais Shqiperiagroup , les groupes serbes Kal et R. Point, Yorgui Loeffler - guitariste alsacien de jazz manouche - et enfin la célèbre chanteuse Rom Esma Redzepova, qui sera présente et interprètera sa version lors de cet événement.

6de165e2b693f2331cf192c7df998cca.jpgEsma Redzepova

Ce lancement aura lieu à 12 heures (foyer de l’hémicycle), à l’occasion de la session du Congrès du Conseil de l’Europe (19-21 novembre 2007 à Strasbourg) et de la remise du ” Prix Dosta ! Congrès pour les municipalités ” qui récompense les meilleures initiatives locales en faveur de l’intégration des roms.

La réalisation de ce CD s’inscrit dans la campagne de sensibilisation ” Dosta ! ” du Conseil de l’Europe qui a pour but de faire évoluer les mentalités et de rapprocher les Roms des autres citoyens, en montrant qu’ils sont des membres ordinaires de la société, avec leurs talents et leur potentiel.

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Présents dans la quasi-totalité des États membres du Conseil de l’Europe dont ils représentent parfois quelque 5% de la population (environ 12 millions de personnes au total), les Roms sont nombreux aujourd’hui à vivre dans des conditions difficiles et leur participation à la vie publique demeure très limitée. Par cette campagne, le Conseil de l’Europe entend démontrer que la qualité de citoyens et les droits fondamentaux des Roms doivent donc être reconnus. La culture Rom, enfin, fait partie du patrimoine culturel européen et contribue à l’enrichissement de nos sociétés.

La Campagne fait partie d’un programme commun Conseil de l’Europe/Commission Européenne mené en 2006 - 2007 dans cinq pays : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie et ” l’ex-République yougoslave de Macédoine “.

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ECOUTEZ, en cliquant sur les liens:

Hymne européen en rom par Esma Redzepova 

Hymne européen par Grupi folklorik Rome nga Shqiperia

Hymne européen en rom par Yorgui Loeffler

Hymne européen en rom par Kal

Plus d’informations et morceaux disponibles sur www.coe.int et www.dosta.org

 

VOIR LES SPOTS:

Spot 50’’
Spot 25’’

15/11/2007

Surfer en toute sécurité sur Internet: Le Conseil de l'Europe lance un jeu pour les enfants

STRASBOURG-Le Conseil de l'Europe lance aujourd'hui un jeu pour apprendre aux enfants comment surfer en toute sécurité sur Internet. Le jeu " Wild Web Woods " a été créé pour aider les enfants à apprendre de manière ludique les règles de la sécurité sur Internet. Il se sert des contes de fées qui leur sont familiers pour les guider à travers un dédale de dangers potentiels vers la fabuleuse " ville électronique ".

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Le jeu, qui s'adresse essentiellement aux 7 - 10 ans, sera hébergé sur le site Internet du Conseil de l'Europe ; il sera lancé dans un premier temps en anglais et sera ensuite traduit dans 12 autres langues européennes.

Il a été développé dans l'esprit du programme " Construire une Europe pour et avec les enfants ", mis en place pour promouvoir les droits des enfants et les protéger de toutes les formes de violence, y compris des dangers d'Internet. Le jeu est aussi une étape fondamentale dans les actions du Conseil de l'Europe visant à réduire le racolage d'enfants sur Internet, conformément aux principes de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels, récemment adoptée.

Grâce au lancement de ce jeu lors du Forum de l'ONU sur la gouvernance de l'Internet (12 -15 novembre, Rio de Janeiro, Brésil), le Conseil de l'Europe cherche aussi à mettre en avant la nécessité de sensibiliser les enfants de tous âges mais aussi les adultes aux dangers d'Internet. Forte de ses 47 Etats membres, l'Organisation est à la pointe de la lutte contre la criminalité sur Internet. Elle s'appuie pour ce faire sur des conventions fondamentales relatives à la cybercriminalité, à la prévention du terrorisme, et à l'exploitation et aux abus sexuels.

POUR JOUER >>>>>>>>>>>

Pour toutes informations complémentaires sur le programme relatif aux enfants, veuillez consulter le site : www.coe.int/children  

EN SAVOIR PLUS SUR LE CONSEIL DE L'EUROPE A LA CONFERENCE DE RIO SUR LA GOUVERNANCE INTERNET: RELATIO, L'EUROPE EN REVUE >>>>>>>>>

13/11/2007

Le Parlement européen à Strasbourg: Séance solennelle à midi avec le Président Sarkozy

Les eurodéputés vont recevoir aujourd'hui à midi, lors d'une séance officielle,à STRASBOURG,  le Président de la République française, Nicolas Sarkozy qui devrait leur exposer en avant-première les priorités de la présidence française qui démarrera le 1er juillet 2008. SUIVRE LE DISCOURS EN DIRECT >>>>>>>>

 

LE PROGRAMME DE LA SESSION >>>>>>>>>>

L'ORDRE DU JOUR DE CE MARDI >>>>>>>>>>

EN SAVOIR PLUS >>>>>>

RAPPEL DE L'AGENDA DE L'UNION CETTE SEMAINE

12 et 13 novembre : Conférence "Améliorer les performances des entreprises européennes tout en intégrant la biodiversité" (Lisbonne)

12 au 16 novembre : Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)

13 novembre : Conseil Ecofin (Bruxelles)

13 novembre : Conférence de presse de la commissaire V. Reding sur la proposition d’un marché unique pour les consommateurs de services de téléphonie fixe et mobiles et de l’internet (Strasbourg)

15 novembre : Conférence à l’occasion de la Journée européenne de la concurrence (Lisbonne)

15 et 16 novembre : Conseil Education, Jeunesse et Culture (Bruxelles)

18 et 19 novembre : Réunion ministérielle Euromed sur les migrations (Algarve)

TOUTE L'INFO EUROPENNE, C'EST SUR RELATIO, L'Europe en REVUE....et en DIRECT1325e65a28d5f4b020c00e3a325fc328.jpg

12/11/2007

Europe: La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tout...

Indignité démocratique !

 

L'INFORMATION PUBLIEE SUR RELATIO HIER EST CONFIRMEEE: Les procédures pour l'inscription sur liste noire, de personnes soupçonnées de liens avec le terrorisme, sont indignes du Conseil de Sécurité de l'ONU et de l'UE, selon une commission de l'APCE

Viol des Droits de l'Homme...

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Selon la Commission des questions juridiques de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui a approuvé aujourd'hui un rapport de Dick Marty (Suisse, ADLE), les procédures employées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et l'Union européenne pour inscrire sur liste noire des personnes et des groupes soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont "totalement arbitraires et sans crédibilité aucune". Elles doivent être revues de toute urgence dans un souci d'équité, ont indiqué les parlementaires.

Il y a quelque 370 personnes dans le monde qui ont actuellement leurs avoirs gelés et qui ne peuvent voyager car elles ont été inscrites sur liste noire par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Une soixantaine d'entités figureraient sur la liste noire de l'Union européenne. Cependant, selon le projet de résolution approuvé aujourd'hui par la Commission, ces sanctions peuvent être imposées "sur la base de simples soupçons".

La résolution poursuit ainsi : "Même les membres du comité chargé de décider l'inscription d'une personne sur liste noire ne connaissent pas tous les motifs à l'origine du dépôt de la demande d'inscription. La personne ou l'entité concernée n'est le plus souvent ni avisée de cette demande, ni entendue, ni même parfois informée de la décision prise - jusqu'à ce qu'elle tente de passer une frontière ou d'utiliser un compte bancaire. Aucune mesure ne prévoit de réexamen indépendant des décisions prises."

Une telle procédure est "indigne" d'institutions internationales comme l'ONU et l'Union européenne et fragilise la légitimité de " sanctions ciblées " dans la lutte contre le terrorisme, soulignent les parlementaires. Or, les Etats qui sont contraints d'exécuter ces sanctions, risquent de violer les obligations qui leur incombent au titre de la Convention européenne des Droits de l'Homme.

Le rapport devrait être soumis à l'Assemblée parlementaire en plénière lors de la partie de session de janvier (21-25 janvier 2008).

Projet de rapport provisoire

 Note introductive précédente de M. Marty (PDF)

Vidéo du témoignage

 

RELIRE SUR RELATIO >>>>>>

 

(Dessin Tomi Ungerer): Quand les démocraties ne respectent pas leurs propres règles contre leurs ennemis, elles donnent raison à ces ennemis et se suicident. L'Europe se doit de sortir de l'absurde.... DR

 

 

11/11/2007

Les listes noires de terroristes à l'index: Nouveau cri d'alarme du Conseil de l'Europe sur le non-respect de l'état de Droit

Il y avait embargo sur l'info jusqu'à lundi. Relatio (qui dispose du rapport depuis quelques jours) l'a respecté.Logiquement. Mais si l'AFP ne sait plus ce que le mot "embrago" veut dire, ce texte devient public...avant l'heure!

Etabli par Dick Marty le rapporteur du Conseil de l'Europe sur des activités illicites de la CIA, le texte estime que "la pratique actuelle des listes noires bafoue les droits fondamentaux et décrédibilise la lutte internationale contre le terrorisme".

Il dénonce (entre autres) l'absence de "droits de la défense" pour les personnes listées.

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>

02/11/2007

Bayrou: Oui au traité de Lisbonne, mais...

« La mécanique que met en place le minitraité convient à peu près.

Mais pour l'âme, c'est le désert.

On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir

à l'idéal européen »

SUR RELATIO >>>>>>>>

A lire aussi

Le MoDem: "En finir avec la dépendance!"

Institutions: "Le rapport Balladur accroît la dérive"

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(une ITW PHILIPPE GOULLIAUD)  

La France en Europe: Les racines du mal...

De l'utilité de la Commission ATTALI ou de son inutilité?

Cet article de Jacques Peyrelevade qui vient d'être repris sur le site de la CONFERENCE DE CITOYENS DE STRASBOURG  a été publié voilà quelque temps, déjà dans le Monde (le 07/09 pour être précis), mais il garde toute son actualité et tout son intérêt. Il devrait faire l'objet de débats autour de la Commission Attali . Et de la politique économique et financière de la France en Europe.

Jacques Peyrelevade pose une bonne question d'entrée: "Fallait-il vraiment, sous la présidence de Jacques Attali, réunir une commission de quarante éminentes personnalités pour découvrir quels sont les obstacles à la croissance économique de notre pays ?"

Sa réponse:" Le mal est trop massif pour relever d'une liste impressionniste de remèdes partiels. Nous souffrons d'un déficit budgétaire qui fait de nous le plus mauvais élève de la classe européenne, d'un déficit record de notre commerce extérieur, de pertes de part de marché considérables à l'exportation, d'un niveau de chômage parmi les plus élevés en Europe, enfin d'un taux de croissance insuffisant, lui-même fruit d'un investissement médiocre et d'une productivité par tête beaucoup trop basse.

Un tel désordre n'est pas conjoncturel mais revêt un caractère structurel : le réglage de notre machine macroéconomique est mauvais. Dit plus simplement, nous essayons continûment de vivre au-dessus de nos moyens, en vain bien entendu, et nous payons sans cesse le coût de ce déni de réalité."

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Les candidats à l'Union ne remplissent pas les conditions... du Conseil de l'Europe

DECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT 

RIEN NE PRESSE... VOUS AVIEZ DIT "ELARGISSEMENTS"? IL FAUT ENTENDRE "RALENTISSEMENT" : LES PERSPECTIVES S'ELOIGNENT!  Dans leur rapport annuel, qui sera adopté mardi prochain et qui vient de filtrer par des indiscréttions de presse (dans Le Monde, notamment), les experts bruxellois constatent que le rythme des réformes s'est ralenti aussi bien en Turquie que dans les Etats des Balkans qui aspirent à entrer dans l'Union. Ils rappellent que cette dernière est prête à les accueillir quand ils rempliront les conditions fixées, mais estiment qu'en l'état actuel de leur préparation, leur adhésion demeure une perspective "à moyen ou long terme". DES CONSTATS SANS SURPRISE POUR QUI SUIT LES TRAVAUX DU CONSEIL DE L'EUROPE ....
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Dans la plupart des pays, des progrès sont appréciables   sur le plan économique, mais il n'en va pas de même au niveau politique. Le rapport de la Commission s'inquiète en particulier de leurs insuffisances en ce qui concerne le respect de l'Etat de droit, les réformes de la justice et de l'administration, la lutte contre la corruption.

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29/10/2007

Réalité sociale en Europe : touteleurope.fr donne la parole aux internautes

En février 2007, la Commission a lancé une vaste consultation sur la "réalité sociale", qui vise à passer en revue tous les aspects de la vie quotidienne des Européens, des conditions de travail aux questions d'intégration, en passant par les rapports familiaux. Aujourd'hui, , cette consultation exceptionnelle donne lieu, en France, à deux événements inédits.

 >>>Le Centre d'Analyse stratégique, en partenariat avec la Représentation de la Commission européenne en France, organise une journée d’étude sur le thème "un bilan de la réalité sociale française: quels enjeux de société communs aux Européens? Quelles réalités sociales spécifiques à la France?"

  >>>Le portail des questions européennes www.touteleurope.fr lance, avec la Commission européenne, une grande enquête en ligne sur la réalité sociale en Europe et en France. En 15 questions, tous les internautes peuvent y exprimer leur vision de la société et de la vie quotidienne en France et en Europe. La synthèse de leurs contributions alimentera  les réflexions de la Commission européenne. 

Accès direct à l’enquête en ligne : www.touteleurope.fr/fr/parlons-deurope.html

25/10/2007

Europe: La Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels signée par 23 pays

 Vingt-trois Etats membres du Conseil de l'Europe ont signé aujourd’hui la Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels  qui représente une avancée très importante dans la prévention des infractions sexuelles contre les enfants, la poursuite des auteurs et la protection des victimes.

Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe, a déclaré : « La nouvelle convention peut vraiment faire une différence dans la protection des enfants – mais elle doit impérativement entrer en vigueur ». Elle s’est montrée satisfaite par le nombre de signatures le premier jour et elle a encouragé les autres pays, qu’ils soient membres ou non du Conseil de l'Europe, à leur emboîter le pas aussitôt que possible.

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L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, « l’ex-République yougoslave de Macédoine », la Lituanie, la Moldova, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, Saint-Marin, la Serbie, la Slovénie, la Suède et la Turquie ont signé la Convention au début de la 28e Conférence des ministres européens de la Justice qui se tient les 25 et 26 octobre à Lanzarote. La convention entrera en vigueur lorsqu’elle aura été ratifiée par cinq Etats.

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Pour la première fois, un traité international sanctionne pénalement la maltraitance à caractère sexuel, infraction généralement commise par des personnes connues des victimes – parfois au sein de la famille – et qui est l’une des plus préjudiciables aux enfants. Parmi les mesures préventives mentionnées dans la convention, on peut citer la sélection, le recrutement et la formation des personnes travaillant au contact des enfants, la sensibilisation des enfants aux risques et l’éducation des enfants pour leur apprendre à se protéger, ainsi que des mesures de suivi des délinquants et des délinquants potentiels.

La convention instaure aussi des programmes d’aide aux victimes, encourage les gens à signaler les cas de suspicion d’exploitation et d’abus sexuels, et elle prévoit la création de lignes d’assistance par téléphone et par Internet pour les enfants.

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Elle prévoit aussi que certaines formes de comportement soient qualifiées d’infractions pénales, par exemple le fait de se livrer à des activités sexuelles avec un enfant d’âge inférieur à la majorité sexuelle, la prostitution enfantine et la pornographie enfantine. La convention érige aussi en infraction pénale l’utilisation des nouvelles technologies – notamment Internet – pour maltraiter sexuellement des enfants, par exemple par la manipulation psychologique (le « grooming »), phénomène de plus en plus inquiétant qui concerne les enfants soumis à des violences sexuelles après avoir rencontré des adultes dont ils avaient préalablement fait la connaissance sur Internet, dans le cadre de forums de discussion de sites de jeux.

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Afin de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, la convention permet de poursuivre des personnes pour certaines infractions même quand l’acte est commis à l’étranger.Ce nouvel instrument juridique assure aussi aux enfants victimes une protection pendant la procédure judiciaire, par exemple en ce qui concerne leur identité et le respect de leur vie privée.

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LA CONFERENCE DE LANZAROTE >>>>>>>>>>

DOSSIER SUR L'EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS >>>>>>>

LE TEXTE DE LA CONVENTION >>>>>>>>

LES LEGISLATIONS NATIONALES >>>>>>>>>

LE SITE DE L'UNICEF >>>>>>>>>>>

CONSTRUIRE UNE EUROPE POUR ET AVEC LES ENFANTS >>>>>>>>>>>>

23/10/2007

Europe: Les syndicats réticents face à la "carte bleue " pour les "immigrants choisis"...

Dans une première réaction aux directives proposées par le Commissaire Frattini sur les droits socio-économiques des travailleurs de pays tiers et l'admission de travailleurs hautement qualifiés, la CES indique que la "carte bleue" de l'UE ne doivent pas abaisser les normes parmi les travailleurs qui sont déjà en Europe, ou mettre un terme aux investissements dans leur formation. Toutefois, ces propositions peuvent être un pas dans la bonne direction si nos préoccupations sont prises en compte et si les partenaires sociaux sont impliqués.

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20/10/2007

La Pologne aux urnes : Des enjeux européens

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT- La Pologne se rend aux urnes demain pour tenter de sortir d’une crise politique qui dure depuis des mois et entretient un climat populiste bien malsain. La Diète, chambre basse du Parlement, qui sortira de ce scrutin, devrait être de droite. Mais quelle droite? Deux partis (qui recueillent 70% des intentions de vote) sont au coude à coude dans les sondages.

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Les dernières prévisions donnent un léger avantage à la Plateforme civique (PO), parti d’opposition, avec 31% des intentions de vote. A quelques points suit le parti Droit et Justice (PiS) des frères Kaczynski, actuellement au pouvoir, avec 28%. La troisième formation est la coalition Gauche et démocrate (LiD), avec moins de 10% des intentions de vote… Out, la gauche. Mais elle peut se rendre indispensable…

Derrière ce combat entre les droites, des enjeux européens : les frères jumeaux sont plus qu’eurosceptiques (avec des alliés qui sont carrément anti-européens) et sont peu fidèles aux idéaux du Conseil de l’Europe (son rejet de la charte des droits fondamentaux de l’Union, le montre bien) alors que la Plateforme civique souhaite une accélération des réformes dans l’esprit de l’Union et souhaite même une adhésion à l’euro dans les plus brefs délais.

La Plate forme civique a conscience de ce que l’Union européenne a apporté au pays. Ne serait-ce que sur le plan économique : Croissance supérieure à 6 %, chute du chômage à 11,7 %, hausse réelle des salaires à 8 %, manne européenne, flot des investissements directs étrangers (français et allemands, surtout) … Le salaire moyen national, aujourd’hui à 2 858,83 zlotys bruts (774, 50 euros), était encore à 2 273 zlotys il y a trois ans, lors de l’adhésion de la Pologne à l’Union. La consommation a augmenté en 2006 de 5,2 %, contre 1,8 % en 2005. Les ventes au détail ont bondi à 16,9 %. Autre signe révélateur d’un mieux être : l’endettement des ménages a atteint 239 milliards de zlotys au mois d’août. Soit un boom de 3,4 % par rapport à juillet, et de 40,8 % en glissement annuel

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Mais l’enrichissement creuse les inégalités. Inévitable, sans doute. Surtout dan l’agriculture : La manne européenne pour l’agriculture polonaise (1 milliard d’euros en 2002-2004, 6 en 2004-2006, 17 prévus pour 2007-2013) creuse le clivage entre agriculture traditionnelle et moderne, entre agriculteurs dynamiques et petits paysans.

Ils viennent de si  loin, les Polonais…Et ils ont subi tant d’épreuves, y compris dans une « décommunisation » mal conduite, polluée par la corruption, marquée par l’irresponsabilité de la « fric-économie »… de gauche !

Ces difficultés et ces inégalités expliquent bien des choses et notamment le succès des « frères jumeaux » et des idées néo-conservatrices, traditionalistes, nationalistes.

Vieille (et banale) histoire du « passé qui ne passe pas » parce qu’il est mal digéré. Contre-coup de la terrible double épreuve qui a meurtri l’âme d’un peuple fier de son histoire et de sa culture : en « première ligne » sous le double joug des deux totalitarismes qui ont transformé l’Europe en cimetière, le fascisme et le stalinisme. Et résultat d’une psychothérapie nationale très mal réalisée.

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19/10/2007

Lisbonne: Revue de web

2ae9edf6b1b0658c3e76da01e47782a8.jpgTrès tôt ce matin un accord a été trouvé sur ce qui deviendra vraisemblablement le Traité de Lisbonne. Depuis quelques jours, les anciens "nonistes" crient au "scandale" et dénoncent un texte qui ne serait qu'une copie de la défunte constitution. ATTAC confirme son oppostion à ce traité dans un communiqué publié sur son site ce matin.

"Communautaire" est sans aucun doute "le mot qu'il faut remettre à la mode" semble leur répondre Daniel Riot sur
Relatio. Le traité réformateur "sauve les meubles d'une maison inachevée et permet d'envisager d'autres progrès". Autrement dit, "c'est maintenant que les choses sérieuses doivent commencer, ou recommencer". "Oui, c'est la fin d'une crise grave" et "la satisfaction d'aujourd'hui […] tiens plus du soulagement que de la joie".

"Soyons heureux d'en sortir ainsi" et "passons vite à autre chose" écrit Jean-Dominique Giuliani sur le site
Fenêtre sur l'Europe. En effet, les conditions dans lesquelles a été trouvé cet accord feront (avec du recul) sourire : "ce ne sera pas une page glorieuse, ni pour les peuples, ni pour les gouvernement."

Néanmoins, "le texte reprend l'ensemble des avancées institutionnelles contenues dans le projet constitutionnel", "les outils sont préservés" et "c'est l'essentiel" écrit sur son blog Valéry Giscard d'Estaing, qui regrette toutefois qu'aient été "estompés" les objectifs d'union politique.

Pour les Euros du Village,
Sandro Gozi revient sur les fameux opting in/out qui se sont multipliés avec le traité réformateur, au grand dam des europhiles. Il montre, contrairement aux idées reçues, que ceux-ci peuvent constituer "des opportunités d'intégration".

Toujours sur le site des Euros,
Florence Deloche-Gaudez revient sur "les problèmes que le traité réformateur ne règle pas", à savoir le fait "qu'il devient de plus en plus difficile de faire évoluer les textes fondateurs de l'Union". En cause : les procédures propres aux négociations intergouvernementales. Mais plus que les procédures, ces négociations "ont tué dans l'œuf tout processus ouvert aux citoyens" souligne Fabien Cazenave, sur Le Taurillon, qui s'interroge : "l'impasse institutionnelle est-elle vraiment finie ?".

Alors que les dirigeants prient pour une ratification rapide, des incertitudes demeurent. En premier lieu, un possible référendum britannique, qu'analyse Agnès Baritou sur
Cafébabel. Après les "non" français et néerlandais, la prudence semble de mise et les chefs d'Etat et de gouvernement privilégient la voie parlementaire. Renaud Bouchard conclut sur AgoraVox : les élections européennes de 2009 "pourraient bien se transformer en référendum ex post sur l'UE".

UE : Sarkozy veut ratifier le traité dès décembre

La France serait le premier pays de l'Union européenne à valider le texte de Lisbonne.

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Nicolas Sarkozy a déclaré aujourd'hui qu'il souhaitait que la France ratifie le nouveau traité européen dès le mois de décembre. "Je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de décembre 2007", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen de Lisbonne. Si tel était le cas, la France serait le premier pays de l'Union européenne (UE) à valider le texte, dont la signature est prévue le 13 décembre à Lisbonne. Ce serait une excellente chose:le pays qui a cassé le vase a des responsabilités particulières dans les réparations imposées! 


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15/10/2007

L’Europe trop oubliée dans le « Grenelle de l’environnement »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO :Sur quoi le « Grenelle de l’environnement » va-t-il déboucher, en France ? Quelques petites mesures à effets d’abord médiatiques, quelques réformettes à portée limitée et quelques perspectives de réformes structurelles qui de toutes façons s’imposaient, et qui sont déjà en cours (en Allemagne, par exemple).

D’ailleurs, les industriels de la voiture et de la construction, principaux intéressés, sont prêts à jouer un jeu qui les arrange économiquement. Et en dehors des gros exploitants qui sont plus des industriels de l’agro-alimentaire que de vrais paysans (par définition soucieux du paysage, donc du pays, donc de notre planète nourricière), les agriculteurs sont ouverts à tout ce qui peut non seulement préserver l’environnement mais l’améliorer.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille minimiser la portée de l’initiative. Mais les mesures structurantes attendues, notamment par Nicols Hulot, et espérées par tous ceux qui savent que l’écologie non seulement ne freine pas le progrès mais le favorisent, comme Corinne Lepage, ne sont pas encore prises. Mieux vaut être agréablement surpris que déçu par excès d’optimisme…

En attendant cette « heure de vérité » des vrais choix et des vraies décisions, un constat qui vaut déjà regret :la dimension européenne n’a pas jusqu’à présent la place qu’elle aurait du et pu avoir dans les discussions. Certes, l’Europe, on l’a évoquée, invoquée voire exhortée, mais « l’Europe », ce n’est ni un concept, ni une abstraction, ni « les autres »… L’Europe, c’est nous. C’est ce que nous voulons en faire. C’est ce que nous pouvons en faire en entraînant nos partenaires. « L’Europe verte » ne doit plus être le surnom de l’Europe agricole, mais devenir le nom de l’écologie européenne.

1)      Nombre de directives européennes n’ont pas ou ont mal été transcrites dans le droit français. C’est scandaleux! Nul besoin d’un « Grenelle » pur cela, mais des mesures courageuses pour appliquer des décisions qui ont été prises par tous, y compris …par nous. L’écologie, c’est d’abord une éthique du  respect. Commençons par respecter la parole donnée par la France. C’est vrai pour les nitrates et pour les eaux sales, mais pas seulement…

2)      Sur nombre de problèmes, la France est en flèche par rapport à ses partenaires européens : l’utilisation intensive et abusive des pesticides notamment. Ou à la traîne : le tri des déchets, notamment. Pourquoi ne pas pour chacune des sources de pollution nous calquer systématiquement sur ce qui se fait de mieux dans chacun des pays européens. C’est cela « l’Europe par le haut, l’Europe par le mieux ».

3)      Sur nombre de pistes ouvertes par le « brainstorming » écolo, ce sont des solutions européennes qui seules peuvent améliorer les choses. Trois exemples significatifs sous-entendent des mesures fiscales : Taxe carbone, taxe aux frontières (taxe Cambridge), fret routier…

POUR DES ECO-TAXES EUROPENNES

Certes, l’Europe fiscale n’existe pas encore (hélas!) et les Britanniques notamment y sont hostiles, mais pourquoi ne pas sur ces sujets là créer des « impôts européens » dont les recettes seraient effectivement destinées à donner des moyens d’actions et d’impulsions à l’Union européenne.

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06/10/2007

L’impasse en Ukraine : Deblocage ce dimanche?

Deux bras de fer qui se superposent… sous le feu croisé d’influences extérieures antagonistes.

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT-- Erreurs d'appréciations à plusieurs niveaux: les élections n'ont rien réglé à KIEV! Trop de certitudes chantées trop tôt, y compris au PPE (le parti populaire européen) qui a trop vite publié un vrai communiqué de « victoire » et s’est trop hâté d’envoyer des messages de félicitations aux partis « orange »… Trop de précipitations dans les commentaires de presse qui ont eu la grande imprudence de se fier aux sondages « sorties des urnes » pour laisser croire que les dés étaient jetés en faveur des pro-occidentaux… Trop de superficialité dans les regards jetés sur cette Ukraine qui connaît une situation sociologique très complexe. Mais comme disait Lénine, « les faits sont têtus »…

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Aujourd’hui, nous assistons à un curieux bras de fer, ou plutôt à plusieurs. Entre le camp des réformateurs pro-européens et le camp pro-russe. Et au sein de chacun de ces camps ! Ce qu’ont pu se dire en ce vendredi à Paris  Nicolas Sarkozy, l'ancien président américain Bill Clinton et le président ukrainien Viktor Iouchtchenko sur la situation intérieure ukrainienne relève bien sûr du « secret d’Etat ». Et l’ITW accordée par le chef de l’Etat ukrainien au Figaro et à France 24 ne contient aucun scoop.

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14/08/2007

L'Europe sur Internet: RELATIO sur eToile

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Le blog de TOUTEL'EUROPE.com vient de publier cette ITW. Merci à cette équipe dynamique qui peut et doit jouer le rôle indispensable d'accélérateur d'esprit européen sur la Toile. DR

Rencontre avec Daniel Riot, journaliste et blogueur européen suractif, animateur du magazine Relatio.

Comment est né Relatio ?

J'ai été l'un des premiers journalistes à ouvrir un blog sur Blogspirit. Comme je suis de près les affaires européennes depuis… 1969, mon Blog-notes a été et reste de "couleur Europe". J'ai élargi les collaborations extérieures en créant avec Christophe Nonnenmacher Europe&Us. Et Relatio (dont le nom est celui du premier journal européen crée en… 1605 à Strasbourg par Johanna Carolus) s'inscrit dans un projet éditorial qui tire les leçons du "non" au référendum.

L'Europe n'est pas que l'Union européenne. Elle est d'abord un espace culturel, une sphère géopolitique mais aussi  géophilolosophique, un "idéat" comme disait Spinoza, c'est-à-dire un idéal à traduire en réalité. D'où l'importance accordée au Conseil de l'Europe, à l'eurosphère, aux valeurs, à l'Europe des réseaux, des liens, des relations. D'où aussi la volonté de considérer l'Europe non seulement dans ses aspects supranationaux, mais aussi, comme dit Edgar Morin, "infranationaux". L'Europe ? Des racines que l'on tente de planter dans les étoiles, pour adapter un proverbe alsacien qui a une version… arabe.


Ce mois-ci, Relatio atteint la 417ème place du classement des blogs établi par Wikio. Vous vous placez devant le célèbre Taurillon, édité en trois langues. Comment expliquez-vous ce succès ?

Je suis trop critique envers la dictature de l'audimat pour attacher beaucoup d'importance à ce genre de hit parade. Je suis très heureux d'avoir vu (et de voir) se développer des sites consacrés à l'Europe et des "euroblogs". Il y a complémentarité non concurrence dans "l'euroToile". D'où, d'ailleurs, le nombre de liens avec d'autres blogs et sites que je multiplie sur Relatio.


Relatio a sa spécificité : c'est à la fois un "webnews" et un "webzine", d'où son sous-titre : "L'Europe en revue, l'Europe en direct". Le webnews publie des infos la plupart du temps commentées : plus de 4 000 notes ont été publiées depuis la création de Relatio. Le webzine joue le rôle d'un magazine : articles de réflexions, dossiers, découvertes, livres, phénomènes de société…


Relatio touche à tout ! Entre actualité politique, sélection sur la toile, article sur l'érotisme européen et guide de voyage, comment définissez-vous votre ligne éditoriale ?

Jacques Delors disait qu'on ne tombe pas amoureux d'un grand marché. Ce constat n'a pas été assez médité. J'essaie d'en tirer les leçons. Dans la forme, rien de ce qui touche l'Europe ne nous est étranger. Sur le fond, notre "grille de jugement" est celle des valeurs du Conseil de l'Europe. J'y ajouterai un souci permanent : traiter tous les sujets, y compris nationaux, dans une optique européenne. Le vrai but : on ne développe le sentiment d'une citoyenneté européenne que si l'on connaît mieux l'Europe, les pays d'Europe et l'Europe telle qu'elle est perçue dans le monde.  

Entre
la vidéo diffusée par la Comission sur YouTube, le blog érotique de Café Babel et votre nouvelle rubrique "l'Europe coquine", la Toile européenne semble prise par une vraie fièvre rose ! Qu'est-ce qui vous a décidé à accorder une tribune à vos deux chroniqueuses Clio et Vénusia ?

L'histoire de l'art est l'expression d'une fièvre rose, comme vous dites, permanente… L'Europe est une emmerdeuse : c'est pour cela qu'elle occupe aussi peu de place dans les médias. Il faut la rendre attrayante, par tous les moyens qui respectent la dignité humaine. Clio et Vénusia, comme Dansolal qui tiennent des chroniques régulières (comme William Petitjean et d'autres) ont  des souci plus esthétiques qu'érotiques… Je voudrais  créer d'autres rubriques, sur la gastronomie par exemple. L'Europe, elle commence dans nos frigos et sur nos tables…

Les sites d'information ouverts à la participation des internautes fleurissent ces jours-ci sur le Net. En tant que journaliste, pensez vous que ces initiatives puissent aboutir à la création de médias grands publics sur les thèmes européens ?

Le journalisme est une discipline plus qu'un métier… Je n'oppose pas journalistes et blogueurs ou journalistes "pro" et journalistes "citoyens". Un bon journaliste est d'abord un citoyen. Ces "médias grand public" sur l'Europe dépendent de la demande plus que de l'offre. Développons la soif d'Europe, le rêve d'Europe et battons-nous pour que l'Europe soit mieux  perçue telle qu'elle est : à la fois une nécessité et un idéal, comme disaient Monnet et Schuman.


[Relatio]

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