30/04/2007
Sarko ou la folie de Mai...

Sous les pavés, le vide... Sarkozy en a remis une couche: l'obsession de mai 68 l'habite, le mine, le mange... Face à Onfray, il disait que mai 68 en voulant supprimer les règles nous avait privé de la jouissance de la transgression. Hier,pour la Xième fois, il a repris tout ce qu'il a du lire (la quatrième de couverture) du livre de Luc Ferry sur la "pensée 68". Comme si 68 avait été une révolution, un laboratoire d'idées, un cadeau de Satan...Un phénomène de société, tout au plus. Conjoncturel et gébnérationel.

Ce sont peut-être les accords de Grenelle qui ont suivi (et que Chirac a négociés) quile gênent, en fait. A moins que se voyant déjà au pouvoir suprême a-t-il peur de devoir un jour affronter une révolte des rues, des facs et des usines qui le contraindrait à aller non à Baden-Baden mais en SUISSE, chez Johny... Un presentiment, peut-être: il est tellment anxiogène qu'il se fait peur lui-même...
Allez savoir! Aux bulletins médicaux que tout Président ou candidat devrait publier, il faudrait peut-être joindre un rapport d'expertise mentale. Il est vrai que Mai 68 n'est pas sa seule idée-fixe de cet homme d'ordre...

Il crache aussi sur la "pensée unique", formule inventée par Jean-François Kahn et que Bayrou avait indirectement dénoncé, lors de la création de l'UMP en lançant à sarko et à ses amis: "Quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus"....
Je ne résiste pas à reprendre ici quelques phrases historiques de la grand messe du "candidat des poeple" sur ces événements de Mai 68 qui sont, comme l'écrit Libération, responsables de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés !

De la campagne qui s'achève, Sarkozy dit carrément : «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc.» Le candidat de l'UMP tonne : «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.» «Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie», lance-t-il, dénonçant la «gauche, héritière de Mai 68 [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes». Vous pensez qu'il est volontairement comique, parfois, SARKO le sociologue historien?

04:25 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, société, histoire, psychanalyse
29/04/2007
Quand Sarkopoléon-le-petit prend la mouche...
Sa majesté Nicolas Ier ne fait jamais pression sur la presse, sur les journalistes, sur les patrons de presse... C'est bien connu. Puisque ceux qui le disent sont des "menteurs" qui "salissent le débat politique" et qui instruisent des "procès de Mocou". Si Génestar m'était raconté...Paris Match vaut bien une messe! et quelques mensonges pieux...

Voici un "point de détail" bien révélateur que la médiatrice du monde raconte avec le sourire à la plume... C'est l'histoire de Srakopéon-le-Petit qui pique la mouche à cause d'une ...mouche. Caricaturistes, attention! Les intégristes ne sont pas les seuls à lancer des fatwas pour cause de caricatures jugées blasphématoire. du coup, je regrette ne pas être doué pour le dessin et les caricatures. Ce sera une arme de résistance si le Sarkoland devient effectif avec l'Eglise de sarkologie en religion officielle et le culte de la personnalité remis au goût du jour.

On ne touche pas à l'image du Dieu Sarko. Je dis Dieu, parce que si le prince de neuilly devient Roi et réussit à devenir Empereur, de quoi pourra-t-il encore rêver? Dieu, chez sarko, c'est inné, génétique. C'est sans doute ce qui séduit quelques grenouilles de bénitiers, comme Saint De Robien, le Croisé d'Amiens qui lui aussi a un humour extraordinaire. Heureusement la Cour de sa Majesté de la Cour de Nicolas Ier compte quelques fous du roi qui font tordre de rire les fidèles: Santini et Charasse, hautes figures de la morale en politique...
Je reprends ici des extraits de la médiatrice du Monde qui résume cette affaire à prendre pour ce qu'elle est: un signe parmi d'autres (plus graves) d'une sensibilité pathologique d'un ambitieux à l'égo démesuré qui a un sens de l'humour fantastique tant que ce sont les autres qui en patissent.

"Jean Plantu est de la race des provocateurs doux. Il accepte volontiers les critiques : "Les gens aiment ou détestent, il est très sain qu'ils l'expriment." Mais les intimidations ne l'arrêtent pas, au contraire, elles le stimulent.
A preuve l'histoire des mouches. Succédant à une série de moustiques nommés "Sarkungugna", la première apparut sur un dessin du 14 décembre 2005. Jacques Chirac, très ému, déposait une gerbe à la mémoire des esclaves ; dans son dos, un élu UMP en short et casque colonial murmurait une traîtrise à l'oreille du ministre de l'intérieur. Il faisait chaud, la mouche volait bas, un peu par hasard, se souvient Plantu. Lequel fut fort étonné, le lendemain, de voir débarquer un motard en tenue, pour lui remettre une lettre à en-tête du ministère de l'intérieur.

Nicolas Sarkozy, après des compliments d'usage, disait : "Je n'ai pas manqué de remarquer un détail qui agrémente ma présence sur votre dessin (...) : une mouche. (...) Je sais qu'elles accompagnent généralement la représentation de Jean-Marie Le Pen. (...) J'ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement, tant je considère avoir, tout au long de ma vie politique, combattu les idées de l'extrême droite : le racisme, l'intolérance, l'antisémitisme et, de manière générale, tout ce qui atteint l'homme dans sa dignité, à commencer par l'esclavage." Suivait une proposition d'entretien pour dissiper le "malentendu".
"Bien sûr, le lendemain, j'ai dessiné trois mouches !", raconte Plantu en riant. Depuis, Nicolas Sarkozy a aggravé son cas en se plaignant auprès de la direction du journal d'avoir été croqué en petit chien, "en roquet", selon lui, puis d'avoir été affublé du brassard "I. N.". "Il provoque lui-même la réaction qu'il redoute, note le caricaturiste. Là où il y a une mouche, il en crée trois..."
Notre impertinent dessinateur n'est pas un ingénu. Il "assume", dit-il, "son rôle excessif". Et explique pourquoi : "Je tords le cou à la rumeur. Depuis six mois, Le Monde est taxé, à tort, de rouler pour Sarko. Quand le président du conseil de surveillance, Alain Minc, a fait savoir qu'il voterait en sa faveur, j'ai eu d'autant plus envie de réagir, pour faire l'équilibre. Le fait est que, depuis trois semaines, on nous accuse beaucoup moins d'être sarkozystes..."

Force de l'habitude, les protestations, officieuses ou officielles, ne le touchent guère. "Je ne le vis pas comme une tentative de pression car j'ai la chance d'être soutenu par la rédaction et la direction du Monde." Mais ailleurs, note-t-il, ce genre de méthode peut marcher. "Sarkozy impressionne tellement que, s'il y a un pétochard dans la rédaction en chef, la liberté du dessinateur est fichue."
Le plus drôle, note le caricaturiste, est que Nicolas Sarkozy, qui lui reproche, pêle-mêle, brassard, mouches et petit chien, oublie un autre déguisement, pourtant récurrent : celui d'Iznogoud, le vizir félon qui veut être calife à la place du calife. "Il ne me reproche pas de le dessiner en traître. C'est curieux..."

00:10 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, presse, politique
29/03/2007
Sur NouvelOs.fr, j'ai trouvé çà drôle.... Et vous? Si vous riez vous êtes dans le camp des "fraudeurs, des émeutiers et des violents": Attention...Sarko nous surveille!
Cet homme ne s'appelle pas Angelo Hoekele, il n'est apparemment pas Congolais, la rumeur dit qu'il dispose de papiers en règle… Et pourtant, il franchit un portillon de métro de manière, disons, particulière. Cette photo, publiée en couverture du Nouvel Observateur le 21 juillet 1994, a en fait été prise le 5 décembre 1980. Aux dernières nouvelles, 27 ans plus tard, aucune poursuite n'a encore été engagée contre le sauteur.

Jacques Chirac, en une de l'Obs du 21 juillet 1994, saute un portillon de métro NO
22:45 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique, sarkozy, violences, présidentielles
Vous avez dit "Humour et politique"?
Le jury, qui a de nouveau choisi un florilège de citations de politiques, décernera son prix en juin prochain.Cinq "petites phrases" ont de nouveau été sélectionnées pour l'édition 2007 du prix "Press club, humour et politique",Le jury, composé de 18 membres, est présidé par Jean Miot, un ancien président de l'Agence France Presse (AFP).
Voici les cinq phrases sélectionnées:
- François Goulard : "Avec un seul candidat, le choix est quand même plus restreint".
- José Bové : "Le fait de m'incarcérer, à la rigueur, ça réglera le problème du QG de campagne".
- Pierre Lellouche sur Ségolène Royal opposée à la construction d'un nouveau porte-avions : "La Royal a coulé la Marine".
- Arnaud Montebourg : "Ségolène Royal n'a qu'un défaut, c'est son compagnon".
- Jean-Pierre Raffarin : "Il vaut mieux un bilatéral approfondi qu'un multilatéral confus".
Une précédente sélection avait retenu cinq autres "petites phrases", en décembre dernier:
- François Bayrou : "J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop".
- Jean-Marie Le Pen, répondant à la question : Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger? : "Montfermeil".
- François Hollande : "Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer".
- Michèle Alliot-Marie : "La France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac".
- Pascal Clément : "Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi".
A suivre....Cinq autres citations à l'ordre de l'humour seront sélectionées en juin! Les insultes de sarkozy à l'égard de Bayrou et de Royal sont déjà à retenir: "Et bien, c'est clair : l'autorité et le respect, c'est de notre côté, la fronde et le soutien à la délinquance c'est de l'autre côté !"
14:50 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politqiue, humour, présidentielles
04/11/2006
Salut, Bernard...
Salut Bernard. Dors bien. Tu m'as tant tenu en éveil. Et tu m'as tant éveillé à tellement de talents....

L'écrivain et chroniqueur Bernard Frank est mort vendredi soir à Paris, à l'âge de 77 ans, a-t-on appris aujoiurd'hui auprès de ses proches.Bernard Frank, classé dans le groupe des "hussards" avec Roger Nimier et Antoine Blondin, est mort d'une crise cardiaque foudroyante alors qu'il était au restaurant, à Paris dans le 8ème arrondissement, en compagnie d'un ami médecin, a indiqué l'ex-épouse de l'écrivain, Mme Vernier-Palliez. Selon elle, Bernard Frank avait achevé il y a deux jours sa prochaine et dernière chronique pour le Nouvel Observateur, magazine hebdomadaire auquel il collabore depuis des décennies."Il est mort avec beaucoup d'élégance, au restaurant, tout près de chez lui, il était en train de parler de politique" a indiqué son ex-épouse, précisant que l'écrivain a été frappé par une crise cardiaque et "est mort au restaurant". Bernard Frank, divorcé depuis une dizaine d'années, avait deux filles avec son ex-épouse, Jeanne et Joséphine.

Tous les avis de décès sont tristes. Celui-là est, pour moi, plus triste que d'autres. Vieillir, c'est voir les gens qu'on aime disparaître
Asssociation d'idées, d'amitiés et de tendres souvenirs d'intelligentes rencontres. Je ne peux pas ne pas penser à Françis BUEB , grâce à qui j'ai connu (un ) peu Bernard Frnack. De Sarajévo, où il accomplit toujours un travai fanastique au centre André Malraux, Françis doir être triste, lui aussi. Comme un autre ami, l'excellent photographe, Gérard RONDEAU. La force de l'amitié résiste aux disparations et aux éloignements.
20:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, média, critique littéraire, Franck
14/10/2006
Carnets de campagne: Le cogneur anti-sarkozy du dimanche, Jean-Louis DEBRE
Carnet du jour : le « cogneur » de service à l’UMP, en ce dimanche, c’est Jean-Louis Debré dans le JDD. Et sa diatribe anti-Sarkozy vaut lecture. Le fils de Michel ,co-auteur de la Constitution de la V ième République, s'élève contre le « dénigrement continu » et les « provocations » de Nicolas Sarkozy envers le gouvernement et il réaffirme que tout reste "ouvert" à l'UMP pour la présidentielle de 2007.
"Attention à ceux qui sèment le vent, ils pourraient récolter la tempête", déclare le président de l'Assemblée nationale dans le Journal du dimanche, de ce 25 octobre… "Dénigrer, contester, critiquer la politique d'un gouvernement dont on est membre est non seulement une erreur, mais une faute politique"(…)"La majorité doit soutenir le gouvernement".
Pour Jean-Louis Debré, l'idée de « rupture » prônée par le président de l'UMP « ne justifie en aucun cas les provocations et les attaques incessantes contre le gouvernement et le président de la République » Une question (bonne) parmi d’autres :« Pourquoi remettre en cause, par exemple, notre politique étrangère ? Au nom de quoi parler d'arrogance, dire qu'elle a été défendue avec grandiloquence ? ».
Le président de l’Assemblée est d’autant plus à l’aise que l’un des points positifs du bilan Chirac-de Villepin, c’est la politique extérieure A qui les événements donnent raison, d’ailleurs sur plus d’un terrain…A commencer par le théâtre irakien…
A Washington, Sarkozy a mal visé et mal tiré. Debré peut viser bien et tirer juste…
Le premier flic de France (par fonction, non par reconnaissance) serait-il le dernier des diplomates ? Il a tant à faire à l’intérieur qu’on peut se demander effectivement pourquoi il s’aventure sur l’extérieur. Un Président de la République est d’abord le premier Ambassadeur de notre pays. Donc un candidat à la Présidence devrait savoir ce qu’il dit, où il le dit, quand il dit, et comme il dit…Du coup, Jean-Louis Debré joue sur du velours…Autant l’anti-américanisme viscéral et systématique est un signe d’infantilisme, autant un suivisme « bushiste » ostentatoire est un signe de manque de compétences et de clairvoyance. Le monde n’est pas qu’une grande banlieue de Neuilly.
Jean-Louis Debré attaque « Sarkopoléon-le-petit » sur un autre terrain : celui de la bonne conduite « majoritaire » Alors que le ministre de l'Intérieur se présente souvent comme "l'agressé" lors des tensions au sein du camp majoritaire, Jean-Louis Debré estime que Nicolas Sarkozy fait au contraire de "l'attaque en règle" une "stratégie". L’arroseur arrosé, version UMP…L’agresseur agressé : un réflexe qu’on observe souvent dans la « racaille » des banlieues… Un mauvais garçon, ce Sarko ? Sévère, Debré ! Sarkozy va chopper de nouvelles migraines en lisant le JDD…
Le président de l'Assemblée (quatrième personnage de l’Etat, hiérarchiquement) conteste aussi le fait que le congrès du 14 janvier soit l'aboutissement de primaires au sein de l'UMP pour désigner son champion pour 2007 et il laisse la porte (bien) ouverte à d'autres candidatures que celle de Nicolas Sarkozy. "Au nom de quoi empêcher Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou qui que ce soit d'autre d'être eux aussi candidats ? Tout le monde a le droit de faire valoir ses idées", dit-il. en précisant : l'UMP "n'est pas le Parti socialiste et il n'a jamais été et ne sera jamais question de primaires à l'UMP dont les statuts ne prévoient ni 'primaires', ni 'investiture'".(…) "Il n'y a chez nous aucune tradition de désignation par un parti d'un candidat à l'élection présidentielle".

Sarkozy va devoir hiérarchiser ses colères, ses rancoeurs et ses vengeances… Cette semaine, jusqu’à présent, il était visiblement tout à sa vindicte anti-Bayrou. Selon des sources crédibles, Sarkozy a juré devant la commission exécutive de l'UMP qu'il ferait tout pour que le président de l'UDF ne soit pas en mesure de rembourser ses frais de campagne présidentielle. En clair, qu'il obtienne moins de 5% des suffrages, seuil en deçà duquel l'Etat ne prend pas à sa charge les financements des candidats. « L’UDF va payer ». Et l’UMP va poursuivre sa campagne de débauche des notables « centristes »
Après le ralliement du député UDF des Hauts-de-Seine Pierre-Christophe Baguet à Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, secrétaire général adjoint de l'UMP, se dit convaincu que "d'autres vont suivre",car "beaucoup à l'UDF veulent quitter la secte, son gourou et sa grande prêtresse". Le « gourou », François Bayrou, bien sûr. La « grande prêtresse », Marielle de Sarnez, l’ euro-députée déléguée générale de l'UDF… Mais cela est une toute autre histoire…L’opposition à Sarkozy se développe d’abord au sein de l’UMP …Ce qui doit consoler Hollande des divisions du PS. C’est dur la politique…
23:35 Publié dans humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, sarkozy, UMP, Debré, udf, Bayrou
27/09/2006
MOZART assassiné à Berlin! Les folies de l'auto-censure européenne ridicule et lâche
Après les « caricatures » danoises, les déclarations mal comprises du Pape à Ratisbonne, voici l’Opéra…MOZART censuré ! Un vrai crime contre l’intelligence… Heureusement ;la chancelière allemande Angela Merkel réagit avec bon sens et courage. Elle a la décision d'un opéra berlinois de déprogrammer un opéra de Mozart, "Idomeneo", dans laquelle figure le prophète Mahomet, par craintes de représailles islamistes. Il y a pire que la censure : l’auto-censure….Pauvre Mozart ! Assassiné sur l’autel du fascislamisme… Faut-il interdire Montesquieu ? Son « Comment peut-on être Persan ?» peut être mal interprété….
"Nous devons faire attention à ne pas reculer toujours davantage face à la peur créée par des islamistes radicaux prêts à commettre des violences", a déclaré la chancelière au quotidien Neue Presse "L'autocensure par peur n'est pas tolérable. Elle est admissible seulement de manière responsable, dans le cadre d'un véritable dialogue des cultures totalement exempt de violence", a ajouté Angela Merkel.
C'est dans ce contexte que le ministre allemand de l'Intérieur Wolfgang Schaeuble devait présider aujourd’hui une réunion entre des responsables du gouvernement et des représentants de l'Islam du pays afin de lancer un dialogue sur les moyens de favoriser l'intégration à la société des musulmans allemands, qui sont plus de trois millions.
Pour justifier la décision prise lundi de déprogrammer l'opéra "Idomeneo" (1781) mis en scène par Hans Neuenfels, réputé pour ses provocations, la directrice du Deutsche Oper, une des trois salles d'opéra de la capitale allemande, a expliqué que cette production présentait "un risque incalculable relatif à la sécurité du public et des collaborateurs de l'opéra".
La directrice, Kirsten Harms, avait ajouté avoir été informée de risques par la police régionale."Nous avons indiqué qu'il pourrait y avoir des troubles lors de la représentation", a précisé le porte-parole de la police, Bernhard Schodrowski. Dans l'une des scènes, le roi de Crète Idoménée rapporte les têtes de Poséidon, de Jésus, de Bouddha et de Mahomet et les pose sur quatre chaises. Oui, et alors ?
Déjà présentée en décembre 2003, cette adaptation de l'opéra en trois actes de Mozart sur un livret de Giambattista Varesco devait initialement être à nouveau être présentée les 5, 8, 15 et 18 novembre
Le metteur en scène Hans Neuenfels lui-même a reproché à la directrice du Deutsche Oper (notre photo) de céder à "l'hystérie" tandis que la classe politique allemande a fustigé cette déprogrammation .Pour le ministre de la Culture Bernd Neumann, "si la peur de protestations éventuelles mène déjà à l'auto-censure, la culture démocratique de la liberté d'expression est en danger".
Wolfgang Schäuble, membre lui aussi de la CDU d'Angela Merkel, avait jugé quant à lui la déprogrammation "inacceptable" et "folle".
"L'Islam est une partie importante de l'Allemagne et de l'Europe, et donc il doit également accepter les normes et valeurs qui constituent l'Europe", a-t-il déclaré dans un entretien à la Sueddeutsche Zeitung.
Le maire social-démocrate de Berlin Klaus Wowereit a aussi décrié la décision, affirmant qu'il n'existait pas de risque concret. "Il faut vivre pleinement les idées que nous nous faisons de l'ouverture, de la tolérance et de la liberté". C’est le moins qu’on puisse dire…En revanche, le Conseil de l'islam, l'une des principales associations représentatives des musulmans d'Allemagne, a salué cette déprogrammation… Pauvre Mozart ! Et pauvres de nous…
18:25 Publié dans Coups de colère, Edito, Europe, humeur, Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, islam, censure, merckel, opéra, mozart
Un cas, un (mauvais) exemple: l'irrespect, comme politique...
On croit rêver… La réalité (non télé) dépasse la fiction ( télévisée)… Elle s’appelle Christine. Elle a 58 ans. Elle travaille (ou travaillait) à La Poste, entreprise publique, si mes renseignements ne sont pas dépassés. Elle mérite une place dans les pires des livres des pires records. Elle a effectué 574 CCD en 19 ans soit un CDD tous les douze jours en moyenne…. A peine croyable. Inadmissible pour tous ceux qui pensent que les entreprises publiques ne peuvent respecter le public que si elles respectent leurs propres employés…. Kafka pas mort, surtout pas en France… Qui ose encore parler de « respect » ?
Heureusement, il existe des conseils de prud'hommes… Lents à réagir, lourds à mettre en branle, mais là pour réparer des blessures humaines non réparables par le seul porte-feuille… Celui d'Albi a condamné la Poste à verser 60.317 euros à Christine Cros, et a requalifié en CDI à temps partiel les 574 CDD qu'elle avait effectués.
La plaignante, qui réclamait 204.000 euros au titre de dommages et intérêts, ne recevra que 22.000 euros au titre du préjudice moral, et 13.000 euros en rappel de salaire. Le reste de la somme lui est alloué au titre de l'indemnité conventionnelle de licenciement. D’un licenciement sans cause réelle… "Je suis très satisfaite et je souhaite que mon cas puisse servir d'exemple à d'autres agents en situation de précarité pour faire valoir leurs droits", a déclaré Christine Cros, qui avait assigné La Poste pour rupture de contrat le 22 février dernier…. Mais il est une chose que les Prud’Hommes ne pourront jamais réparé : les humiliations de cette femme. Et celle d’autres employés qui vivent dans leur chair des « désavantages acquis » que les pourfendeurs de la fonction publique sous-estiment d’une façon éhontée. Quand verra-t-on ENFIN que derrière chaque « dossier », il y a des femmes et des hommes ?
La post-modernité impose un post-humanisme. Surtout dans le secteur dit « public » qui devrait socialement servir d’exemple…En parlera-t-on pendant la campagne des Présidentielles ? Il le faudrait si l’on ne veut pas que le populisme de l’ultra-gauche ne fasse pas le jeu du populisme de l’ultra-droite
18:00 Publié dans Coups de colère, humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, social, présidentielles, la poste
Cette Europe technocratique qui décourage les meilluers volontés...Un exemple parmi d'autres au parlement européen
16:49 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, environnement, démocratie
25/09/2006
Adorable Ségolène...
"J'ai pris comme principe de ne pas commenter les déclarations des uns et des autres, et de ne pas parler du débat interne" au PS."Je m'adresse aux militants et aux Français et chacun est libre. Je suis pour la liberté des uns et des autres et je ne commente aucune candidature. Je ne ferai pas d'exception, je respecte tout le monde", a-t-elle dit,
Quelle belle âme, cette Ségolène! Elle refuse de réagir a tout, y compris aux prises de positions de Jospin et d'autres..
.Elle est, comme Sarkozy, à droite imperméable à tout ce qui peut l'entraîner où elle ne veut pas aller ...Même si elle doit y aller.
J'admire cette ligne de conduite.Adorable Ségolène...
Mais cette conduite peut être, politiquement, suicidaire. Qui ne dit mot ...
Jospin la taxe de "démagogie". C'est grave, non? Ne devrait-elle pas "répondre"? Il ezt vrai que, dans l'autre camp, qui dirige l'Etat en son sommet, on n'en est pas à celà près... Nous vivons dans la République des zizanies
17:30 Publié dans humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, politique, ségolène, présidentielles, commentaires
"Fils de sage-femme", c'est beau...
Remarquable, le sens de la famille de Jospin:"Je suis le fils d'une sage-femme, j'irai au terme", a dit l'ancien premier ministre, sur Europe 1 en précisant que "rien" ne pouvait l'empêcher "d'y aller"...
Dur-dur l'accouchement d'un candidat du PS aux Présidentielles! "C'est la preuve de notre fonctionnement démocratique", me dit un "camarade" socialiste qui m'avait déjà vanté les mérites des "campagnes internes" du PS avant le référendum sur le traité cconstitutionnel pour l'Union européenne...
Emmanuelli, lui, demande à Hollande d'être candidat. Logique: c'est le seul PS d'Europe dont le chef (depuis dix ans) n'est pas le leader.Problème.
Mais rien n'est grave: Aubry vient ( à 'ancienneté) d'être nommée au Conseil d'Etat. Dans le sérail politico-étatique, le mot solidarité veut dire bien des choses.
C'est Le Pen qui rigole. Et ce n'est pas rigolo..."Au terme", on va tous y aller, mais en quels termes? Bonne cure...aux thermes. (illustration >>>>)
On pourrait évidemment en rajouter...
Les querelles de la "la gauche de la gauche" sont encore plus ridicules. Pauvre Buffet! Mais que font donc les "têtes pensantes" de l'alter-mondialisme, les cerveaux du monde diplomatique, d'attac, de copernic, de tous ceux qui ont su si bien dire NON à l'europe sans dire OUI à l'avenir?
Ils sont comme génétiquement modifiés. José Bové va-t-il les sauver? Non.
Bové est un type (classique) d'extràme-droite qui joue à gauche. On avait déjà connu ce type de personnage sous la troisième République: le populisme dépasse les clivages droite-gauche. Qui ne le voit pas?
Les VERTS, nonn plus ne sont pas d'un grand recours, surtouts'ils suivent Madame VOYNET, celle qui a pris l'énorme responsabilité d'imposer (avec le soutien de la gauche jospinesque) la suppression de la liaison fluviale Rhin-Rhône tout en condamnant les camions... Elle pédale dans la cancoillotte, Dominique... C'est un crime contre cette spécialité franc-comtoise.
Alors qui , à gauche? DSK; le meilleur? Il est le Bayrou du PS. Il est dans le vrai, mais il a tout faux...Trop bon pour pour le suffrage universel, comme Mendes
Jack Lang? Ségolène le déborde dans ses acrobaties "poeple": un comble.
Fabius? A Lens, il a été le meilleur orateur. Mais sa
campagne en faveur du NON à un Union européenne qu'il a servi et construit d'une façon hyper-libéraliste l'a discrédité. L'escroc au "plan B", c'est lui... Et il n'a aucun remède pour soigner les maux qu'il dénoonce.. C'est le candidat de l'impuissance.
Comme dit Kouchner (pardon de me répéter), c'est vraiment dur d'être de gauche en
France aujourd'hui, surtout quand on n'est pas de droite...
16:05 Publié dans humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : résidentielles 2007, politique, jospin, le pen
On en rit ou on proteste? L'intelligence s'affiche mal, sans doute...
Le quotidien gratuit 20 minutes rapporte que Métrobus a refusé le visuel d'une publicité de Télérama dans lequel apparaissait le courrier d'un lecteur dénonçant le fait que "Nicolas Sarkozy ait invité trois fois Michel Drucker dans son émission".Dans son blog (hébergé par 20 minutes), l'éditeur Guy Birenbaum annonçait la nouvelle dès vendredi en rappelant que Métrobus appartient à Publicis et précisant que l'information lui avait "confirmée par téléphone par le patron de Télérama". Bruno Patino lui a indiqué "regretter ce refus".
La publicité reprenait le courrier d'un lecteur : "Dimanche 15 janvier. Vivement dimanche. Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C'est déjà la troisième fois qu'il invite Michel Drucker dans son émission". Le slogan "Nous sommes durs vous êtes pires" figurait en bas de l'affiche.
Ah! Les dangers des courriers des lecteurs qui ont un sens de l'humour et un esprit "politiquement incorrects"...Drucker en fera-t-il une séquence dans une de ses émissions? Oh! Pardon...Je ne suis pas sérieux. Il vaut que je regarde "en aparté" sur Canal...C'est l'heure. Et on va y parlé de "police-spectacle". On convoque les caméras avant de lancer une opération à la Sarko. Pas de censure, pas d'auto-censure. De quoi en faire une bonne Pub...dans Télérama. Dans les cités,ils sont durs, mais Sarko est pire encore. Du vrai cinéma.A lire dans Le Monde: "Pourquoi çà s'arrêterait puisque Sarko fait sa PUB"? Le problème, pour moi, c'est que ce sont des journalistes qui lui font cette pub...
12:45 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarko, publicis, blogs, censure, publicite
24/09/2006
Kouchner chez Laurent RUQUIER : c’est vraiment dur d’être de gauche, an France, aujourd’hui, surtout quand on n’est pas de droite….
Bernard KOUCHNER est UN bon, un très bon même. Et pas seulement médiatiquement… Il est au PS, pour son malheur et pour son honnêteté. Il pourrait être ailleurs, comme d’autres. Chez Bayrou, par exemple. Chez ceux qui ne sont pas des faiseurs… « En France, c’est dur d’être de gauche, surtout quand on n’est pas de droite »… Bref, Kouchner mérite mieux que ce qu’il devient sur l’échiquier politique malgré ses engagements militants, humanitaires (et humanistes). Il n’est pas le seul… Si on en dresse, la liste « on n’est pas couché »…
Laurent RUQUIER n’a pas que des défauts…Il a même de sérieuses qualités : je me souviens l’avoir interwiewé à ses débuts à Europe 1 . cet homme avait de l’esprit et du corps : il travaille beaucoup surtout, et c’est bien . Le seul problème , c’est que la doxa médiatique ambiante en fait, dans les faits, l’éditorialiste le plus influent de France, alors qu’il n’est qu’un (bon) animateur de radio et de télé… Jean Nohain +Léon Zitrone+ Michel Droit+ Pierre Lazareff+ Claude Darget+Roger Louis+Georges de Caunes+Pierre Desgraupes+ Catherine Langeais… (entre autres). ? N’exagérons pas : cela ferait beaucoup…Cela fait d’ailleurs déjà beaucoup trop… Mais de grâce ! N’en faisons pas un politologue : c’est dur d’être sérieux surtout quand on veut être sérieusement un humoriste (ce qu’il est)
Kouchner était aussi ce dimanche chez FOG, sur France 5… La promotion (donc la pub) des livres, des films, des spectacles reste la base des grandes émissions de TV. « Vu à la télé ! »… Ou plutôt « entendu à la télé !» puisque l’audimat augmente en fonction des décibels. Il faut gueuler, crier et non argumenter… La loi de l’info- show et la politique-spectacle ? Les modes passent, heureusement.
Le PAF est dans une crise d’adolescence : on doit en sortir…Et il reste quelques belles exceptions : C’est dans l’air, tous les jours, et Riposte le dimanche.
Sans parler de France Europe Express…L’émission de Christine n’a qu’un problème : elle s’adresse à un public « éveillé » qui dort à l’heure de l’émission parce qu’il se lève tôt le lendemain…C’est dur d’être intelligent, en France, surtout quand on n’est pas bête…
18:30 Publié dans Coups de colère, humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, télévision, Kouchner, Ruquier, commentaires, humaur
14/02/2006
En marge des débats sur la directive "services": A propos du "dumping"....
Qu’est-ce que le dumping social ? Qu’est-ce que le dumping fiscal ? Qu’est-ce que le dumping politique ? Les trois ont un point commun : « on » utilise les vides juridiques, les contradictions législatives, les « trous » dans le législations, les failles policières, financières et judiciaires, les ambiguïtés en tous genres pour tirer le maximum de profit de situations anormales… Le « dumping », c’est l’art de tirer parti des faiblesses du ou de systèmes. La « libre-concurence » faussée. Le vrai libéralisme trahi. De la tricherie légale. Inadmissible. Et pourtant, qui n’en joue pas ?
Dumping fiscal ? On sait où on peut le mieux en profiter, y compris dans la belle Suisse, le paisible Luxembourg, l’adorable Monaco, l’exotique Liechtenstein, les îles superbes de Jersey et de Guernesey qui savent si bien titrer parti de Victor Hugo, l’exilé, les zones franches (pas seulement en Irlande)… Tout dépend de la nature des charges fiscales que vous voulez faire diminuer…
Dumping financier ? Oh ! La Suisse et la Belgique, Malte et Chypre… Andorre et quoi d’autres encore ?… Ils sont combien les Français qui ont pris la nationalité belge ? Ou qui ont des comptes aux antipodes ? C’est plus facile d’entrer dans un compte bancaire aux USA que de débarquer sur le territoire américain sans passeport adapté aux normes « digitalisées »…
Dumping social ? Partout ou presque, avec des surprises, en fonction des secteurs et des évolutions constantes… dans l’imprimerie, par exemple, où trouve-t-on aujourd’hui les meilleurs rapports « Qualités-Prix » ? Espagne, Portugal, Maroc, Croatie ? Non Suisse… Eh !oui… Et dans 48 heures cela peut changer… Sans les frais de transports, la Chine serait imbattable. L’Afrique du sud aussi d’ailleurs…Et quelques autres…
Et si nous redevenions sérieux… Autrement dit : et si nous redevenions réalistes ?… C’est-à-dire le plus près possible des réalités ? … Nous avons un vai problème qui n’est pas « européen » mais pluri-national : Qui contrôle quoi et qui, en fonction de quoi ? Il y a des lois, des règles, des législations… En tout, pour tout et partout. Il y en trop même, à tel point que le « nul n’est sensé la loi » est devenue une expression absurde, dans le sens que Kafka donnait à ce terme. Désespérant.
Contre toutes les formes de « dumping », il n’y a qu’un type de solution. La loi, toute la loi, rien que la loi…. L’Union européenne est d’abord une entité juridique, un espace de droit. Comme, d’ailleurs, le Conseil de l’Europe avec ses 46 pays-membres est d’abord un espace juridique… Encore faut-il donner au droit les moyens de servir la Justice, l’esprit de Justice, la réalité de la justice. Les débats autour du « dumping social » comme tous ceux sur les autres formes de « dumping » se résument en fait à des débats sur la Justice européenne, donc sur l’Europe de la justice (y compris sociale)
Mais cette Europe de la justice (civile, pénale, sociale) ne peut qu’être POLITIQUE, au sens le plus plein, le plus sérieux, et le plus riche du terme. Cette Europe POLITIQUE était le but même du projet de traité constitutionnel… comme elle était le but même du projet de traité sur la CED en 1954 ou des « plans Fouchet ». Aucun regret, mais des constats : la vie continue… Et elle se doit de continuer en ne mélangeant pas tout : quelques affaires d’entreprises ou d’affairistes qui trichent et exploitent des hommes et des femmes (dans des ports, sur des bateaux, dans des raffineries, dans des « vendanges », dans des « bricolages », dans des réseaux de traites des blanches, ou de moins blanches, ne représentent en rien l’Europe qui se construit.
Ce midi, l’animateur du café du commerce télévisé du treize heures qui sert de JT-midi à TFI, disait en « pieds de sujet » sur une raffinerie qui utiliserait des ouvriers polonais dans des conditions suspectes (sujet mis en relief par Le Monde quatre jours avant : quel scoop !) : « Voilà l’Europe qu’on nous construit »…. Voilà surtout le type de commentaires qui signent un « truc » non traduisible en justice : l’irresponsabilité médiatique statufiée… Mais j’arrête : en cas de procès, il est capable de gagner, cet homme qui en plus commet des produits qui se vendent en librairie…En plus, je n’ai vraiment rien contre lui : voilà longtemps qu’il n’arrive plus à me décevoir…En matière de dumping médiatique (cela existe aussi), c’est un AS…
22:50 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
04/01/2006
Dix ans après:la Tontomania reprend
Qui n'a pas son mot à dire? Dix ans après la Tontonmania s'affiche partout...un juste retour de balancier après les vagues de critiques d'inventaires très sélectifs? Nostalgie d'un temps qui passe trop vite? Signe d'un grand vide de "leader" politique à gauche? Les sondages fêtent l'homme né et enterré à Jarnac. les journaux mettent en relief des ITW en tout genre."Réveilles, toi!", exhorte Jan-Christophe. "Il manque à la France", pleure Mazarine. Les libraires fêtent Védrine qui publie un opuscule qui se veut différent des 180 livres déjà publiés sur Mitterrand et des 400 ouvrages consacrés à l'ère Mitterrand. et les télés rivalisent. "Fopée d'émissions TV sur Mitterrand", écrit "le Canard":"C'est le TéléTonton"... Pourtant celui qui voulait "changer la vie" l'a-t-il amélorée? Evidemment, comme dans toutes les commémorations chargées d'affectivité, on pleure d'abord sur soi. Et sur les illusions perdues. Personnellemnt, j'évoque avec émotion quelques images: Jean Monnet au Panthéon, Mitterrand et Kohl à Verdun, le dernier discours de "l'homme à la rose" au Parlement européen... "La nationalisme, c'est la guerre". J'ai interwiewé Mitterand plusieurs fois, je l'ai suivi dans nombre de voyage. C'est dans la politique française en Europe qu'il nous manque le plus. Et qu'il est trahi le plus. Le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre, c'est de relire quelques uns de ses livres.
17:50 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Gazpoutine a réouvert les vannes
Dans le Canard enchaîné de ce jour, j'ai bien aimé: le surnom de Poutine, Gazpoutine (atteint de la "fièvre naphteuse")...C'est drôle, non?.
17:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
03/01/2006
France : une croissance au galop
La croissance en panne? Pas sous les sabots des cheveaux...Le PMU annonce une progression de 6% de son chiffre d'affaire en 2005. 8, 010 millirds d'€, soit 450 millions de plus qu'en 2004. On n'arrête pas le progrès.
19:16 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Blog
06/12/2005
L'oeil écoute...Découvrez Virginie Schaeffer

L'actualité est un peu morose en ce moment. Et c'est bientôt Noël...Une idée de cadeau? Découvrez Virginie. Virginie Schaeffer! Allez sur son site. De jolies photos: elle est belle, eh oui, Virginie, avec sa fausse timidité troublante, son sourire attendrissant, ses yeux malins et son charme désarmant! Elle donne envie de "tout donner" comme elle le chante si bien.
"Tous ces malheurs dans le monde, on s’demande...
Tant d’horreurs, d’images immondes, tu t’demandes...
Bien calé dans mon fauteuil, je m’demande...
Ebranlé, la larme à l’oeil, mais à quoi bon ! J’vous l’demande ?
Donner, tout donner, donner encore !
Tout abandonner, jusqu’à l’envers du décor .
Donner, tout donner, avant la mort ,
A tous pardonner, sans regrets, sans remords..."
Car elle chante Virginie. Bien. Avec une voix cristaline qui mûrit bien...et dont joue de mieux cette ancien Espoir de la chanson...qui tient ses promesses. Ecoutez-là sur son site et offrer son CD. Surtout, ne manquez pas ses spectacles. Elle n'a paur de rien Virginie. Chantez dans un stade, sur une foire, en plein air devant une foule énorme: elle porte, sa voix! Et cette fille de metteur en scène et de chanteuse sait s'imposer. Comme elle sait séduire dans des salles plus modestes. Avec des musiques de son ami, Christian FOUGERON , talentueux lui aussi, elle devrait rapidement s'imposer davantage, nationalment et internationalment, malgré l'arbitraire d'un show biz de plus en plus biz et de moins en moins show. En plus, elle aime prendre des risques: un hymne pour le Racing club de strasbourg, un hymne franco-allemand.
Personnellement, c' est dans ses chansons graves et profondes que je la préfére. Celle dédiée à ses grands parents, ....sourds et muets, notamment. Bonne continuation Vrginie! Merci d'être vous.
"Rompre le silence, ne plus rien taire,
Dire son histoire à toute la terre.
D’un cri, d’un seul, trouver la parole,
Suivre sa voix, sa parabole.
Elle entend tout, tout, tout, elle entend tout trop fort !
Et les yeux flous, flous, flous, besoin de réconfort...
Chanter pour désarmer le destin,
Chanter pour seule défense !
Grâciée par les dieux pour un festin
Loin du monde des silences."
17:05 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blog
24/10/2005
Hommage: le dernier envol de FOLON
Les merdouilles du monde et de la vie nous font parfois (trop souvent) oublier l’essentiel :la poésie du monde,la richesse de la vie, le bonheur de respirer,ce beau,ce bien,ce vrai qui peuvent coïncider. Je regrette de ne pas avoir salué rapidement le dernier envol de Folon… Bonne retraite Jean-Michel. Je me suis attardé sur le site de l’ina. Le générique d’antenne2, c’était plus que beau : intelligent. Un vrai programme. Merci. On parviendra un jour à réconcilier qualité des programmes et de l’information et popularité sur des médias tentés d'échapper à leurs premières missions. Nous sommes dans une crise de croissance. Nous sortirons de cette adolescence. Folon reste synonyme d’envol. Il savait dessiner le vent : c’était beau, bien et vrai…Il était un grand rêveur paresseux, donc un vrai réaliste très travailleur. L’envol de Folon c’est une partie d’humanité qui s’envole…Mais rien n’est perdu. Tout ne dépend que de nous. Il suffit, comme redirait Guillebaud, de remettre le principe d'humanité au coeur de toute action.
01:40 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog
11/10/2005
N'avons-nous pas les élus que nous méritons?
On le savait. C’est pire encore que ce qu’on pouvait croire….Une écrasante majorité de Français (76%) ne font pas confiance aux hommes politiques, selon un sondage CSA publié lundi par le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France(1). Cela fait jaser et rire autour des comptoirs et devant les machines à café, mais c’est un signe de plus de la terrible crise de la démocratie représentative que nous traversons. A nos risques et périls.
Le désenchantement politique a toujours fait le jeu de populistes et d’aventuriers « purificateurs » qui à force de promettre de « laver plus blanc » font broyer du noir, dans des larmes et du sang.
Qui peut comprendre qu’en démocratie, les électeurs et ceux qui pourraient voter ont toujours les élus qu’ils méritent. Mais on ne se rend pas populaire en tenant de tels discours et en rappelant que la tentation est grande de projeter chez les politiques son propre désenchantement, c’est-à-dire le désamour de soi ?
De même, on ne se rend pas populaire, en cette période de peurs, de sinistrose et de déclinisme, en dénonçant les pensées dogmatiques, conceptuelles et idéologiques, c’est-à-dire coupées des réalités…Derrière le rejet des politiques ,il y a un rejet DU politique qui implique une responsabilisation individuelle, un civisme authentique, un souci de vérité, un sens de la « pensée complexe », un refus de la superficialité, un effort sur soi permanent, bref, une éthique de vie.
Toujours selon l’étude de CSA, 39% des sondés ne font "plutôt pas confiance" et 37% "pas confiance du tout" à leurs élus, contre 22% qui leur font "plutôt confiance" et 1% seulement "très confiance"…71% des sondés ont une "mauvaise image" de leurs hommes politiques, et 22% seulement une "bonne image". Pour 85%, les élus "se préoccupent surtout de leur carrière", sont "intelligents" (74%), mais sont "coupés de la vraie vie des Français" (62) et "corrompus" (49). Enfin 59% des Français jugent que les hommes politiques ont une vision "trop électoraliste",
On se demande qui vote pour qui… C’est un peu comme le sondages sur la télé : c’est Arte la chaîne la plus estimée, mais c’est TFI la plus regardée…. On souhaite plus de débats politiques mais on regarde la Star Ac…On réclame des émissions culturelles, mais on ne les regarde pas…On aimes les livres mais on en lit de moins en moins…on rêve de grandes réformes, mais pour les autres , pas pour soi…C’et cela « la société d’individualisme de masse », sans doute…
Mais ne désespérons pas : ce sondage offre une belle consolation : Au Parlement, 89% des Français souhaitent voir "plus de femmes", 84% "plus de jeunes" et 55% "plus de personnes issues de l'immigration". Comme quoi le bon sens existe encore…Ce ne sont pas les politiques qui sont en cause en tant qu’individus : c’est le système. Une crise de croissance, sans doute….
DR
1) sondage CSA réalisé les 6 et 7 octobre auprès d'un échantillon national représentatif de 988 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).
00:05 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Politique










