08/07/2007

Avignon: Promouvoir une politique culturelle européenne dotée d'une vraie stratégie et de moyens d'actions dignes de ce nom.

Hater la mise en place de la "stratégie culturelle" de l'Union européenne

L’Europe de la culture existe. Elle vit. Puisque l’Europe EST culture. D’abord une notion culturelle, faite d’une extrême diversité—comme les branches, les feuilles et les fruits d’un même arbre peuvent être différents. Surtout quand l’arbre vit et sutvit à coups de greffes. Une arboriculture, la culture européenne.

b87115c06fe16c0a8d55827aac216fac.jpgMais c’est de politique culturelle européenne dont il s’agissait aujourd’hui au Festival d’Avignon, lors d’une rencontre organisée par Catherine Lalumière, présidente du Relais Culture Europe.(photo) Or, cette politique là, en dépit d’efforts faits reste embryonnaire. Subsidiarité d’abord : la culture ? Une affaire nationale ou,comme en Allemagne, d’abord régionale…Une affaire plus intergouvernementale que communautaire. Une réalité qui dépend  d'abord des réseaux (nombreux et de qualité), d’associations ou, quand les Etats ont su se doter d’un statut adéquat, de Fondations.

Parent pauvre de la construction européenne, cette politique culturelle européenne pourrait bénéficier d'un élan décisif avec la mise en oeuvre de la première « stratégie » de la Commission dans ce domaine.

Le commissaire européen à la Culture, le Slovaque Jan Figel, et la ministre française titulaire de ce portefeuille, Christine Albanel, participaient à ce débat, auquel ont été conviés plusieurs artistes, comme le metteur en scène bulgare Galin Stoev.

Paradoxe: l'Europe culturelle, qui a été une réalité dès le Moyen-Age et la Renaissance à travers la grande mobilité des compositeurs et gens de lettres entre palais et églises, ne s'est pas concrétisée dans le traité fondateur de Rome en 1957.Il a fallu attendre 1992 (Maastricht) pour qu'elle y fasse une apparition...

Dans un Vieux Continent qui voulait avant tout assurer la paix et la prospérité après la Seconde guerre mondiale, la construction européenne s'est surtout organisée autour de questions économiques (le charbon et l'acier, puis l'agriculture) et monétaires.  « On a fini par donner l'image d'une Europe qui ne s'intéresse qu'aux questions matérialistes", a regretté Catherine Lalumière qui fut secrétaire d’Etat aux affaires européennes, secrétairegénérale du Conseil de l’Europe et vice-présidente du Parlement européen.

L'action culturelle représente aujourd'hui « 0,03% du budget communautaire, ce qui n'est pas la gloire », a souligné Mme Lalumière. Mais une date pourrait constituer « un tournant », selon elle: le 10 mai, la Commission a en effet présenté la première stratégie européenne pour la culture, qui entend promouvoir la diversité culturelle et faciliter la mobilité des artistes et de leurs oeuvres dans et vers l'UE. Une stratégie qui, d'ailleurs, aurait du (et pu ) être plus intégrée dans cette plus vaste de Lisbonne. Il est vrai que les objectifs de Lisbonne ne sont pas ateints. logique:une stratégie qui ne repose que sur des actionsnales (m^me coordonnées) ne peur pas avoir une réelle efficacité... 

« Il y a quelques années, mettre la politique culturelle à l'ordre du jour à Bruxelles était presque un tabou. Grâce à ce manifeste politique, la culture n'est pas considérée comme marginale », s'est félicité le commissaire européen Jan Figel, qui a souligné l'impact de ce domaine sur le tourisme et l'emploi.

Selon la Commission, le secteur de la création et des industries culturelles réalisait en 2003 un chiffre d'affaires de 654 milliards d'euros, soit 2,3% du PIB européen, et employait au moins 5,8 millions de personnes, soit 3,1% de la population.

 « La culture n'a pas fait partie des grands fondamentaux de la construction de l'Europe,90c7547518a8776d80ecd4f51ae10d5e.jpg mais actuellement on voit quand même une petite montée en puissance », a estimé Mme  Christine Albanel.(photo) « La France souhaiterait que le poids de la culture augmente dans les budgets, maintenant il faudrait que ce soit un mouvement partagé ».

Pour cause: la culture est aussi un champ d'activité économique qui n'est néglgeable ni pour l'emploi, ni pour la croissance, ni , bien sûr, pour ce que l'on nomme la "qualité de la vie".

Le degré de civilisation se mesure aussi à son niveau d'activité culturel. La culture est aussi un lien social et sociétal trop négligé, dans les programmes scolaires, dan sles grilles de programmes de télévision  et ailleurs... Un lien qui malheureusement tend à être confondu avec la "com'cu", cette communication qui fait office de culture en étant parfois de l'anti-culture, de l'aculture...  

Cela dit, il ne faut pas sous-estimer ce que fait déjà l’Union européenne (souvent en collaboration avec le Conseil de l’Europe) en matière de soutiens au cinéma (Eurimages), en faveur des traductions, et dans des actions thématiques de plusieurs secteurs, dans la protection du patrimoine, notamment. Il ne faut pas sous-estimer non plus tout ce qui a été fait (et est fait) par le Conseil de l'Europe qui , lui, a une vocation culturelle mais qui, hélàs, manque de moyens.

La culture européenne, c’est d’abord des œuvres, des créateurs. Et des lieux. Avignon en est un : c’est évident. « C’est  un lieu phare de la culture européenne aujourd'hui », a souligné Christine Albanel en effectuant  sa première visite au Festival d'Avignon en tant que ministre de la Culture, « Il y a une émotion devant ce festival qui a un tel rayonnement ».

L'Etat subventionne le Festival d'Avignon, l'une des plus grandes manifestations au monde pour les arts de la scène, à hauteur de 3,4 millions d'euros pour un budget d'environ 10 M EUR. « On est probablement le pays qui fait le plus pour la création contemporaine, pour le théâtre, avec près de 650 compagnies directement soutenues. C'est une forte tradition que je suis bien décidée à maintenir », a souligné la ministre.

03/06/2007

STRASBOURG: EN FINIR AVEC LES VIOLENCES DOMESTIQUES

Une journée de confrontations d'expériences et de réflexions pendant laquelle j'animerai une table ronde

medium_femmes_battues_2.jpgCAMPAGNE DU CONSEIL DE L’EUROPE
POUR COMBATTRE LA VIOLENCE
A L’EGARD DES FEMMES,
Y COMPRIS LA VIOLENCE DOMESTIQUE
CONFERENCE CONJOINTE DES POINTS DE CONTACT NATIONAUX ET DES PARLEMENTAIRES DE REFERENCE

Palais de l’Europe Salle 1

Strasbourg, 5 juin 2007 (DE 9HEURES A 16 HEURES)

LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES:UNE AFFAIRE QUI CONCERNE LES HOMMES. A LA MAISON, AU TRAVAIL, DANS LA RUE ET AILLEURS...

Au cours de cette journée, Daniel RIOT de RELATIO animera une table ronde avec:

medium_femmes_violences.JPG·                     Mme Gemma GALLEGO-SANCHEZ, Juge, Madrid, Espagne

·                     Mme Funmi JOHNSON, Ministère public (Crown Prosecution Service), Royaume-Uni

·                     M. André KONZE, Chef du Programme « Police et Droits de l’Homme au-delà de 2000 » du Conseil de l’Europe et ancien Chef de la Police de la ville de Hagen, Allemagne

·                     Mme Rosa LOGAR, Centre d’intervention contre la violence domestique (Vienne, Autriche) et réseau WAVE, membre de la Task Force du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique  

 ·                     Mme Tracy MORRISON, Chef de Programme, Tribunal spécialisé en matière de violence domestique, Her Majesty’s Courts Service, Royaume-Uni

·                     Mme Angela NAKE, Association européenne des femmes juristes, Compagnie juridique Menz et associés, Allemagne

 

medium_violence_5.2.jpgLE PROGRAMME >>>>>>>>> medium_femmes.jpg

LA CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>

En Europe, 12% à  15% des femmes sont quotidiennement victimes de violences domestiques 
Le Conseil de l’Europe, organisation pionnière dans le domaine des droits de l'homme en Europe, a décidé qu'il était temps que cela cesse. Il a lancé une campagne dans ses États membres pour criminaliser la violence domestique, garantir un soutien aux victimes et favoriser un changement de mentalité afin que les violences conjugales à l’encontre des femmes ne soient plus tolérées. Nous avons tous un rôle à jouer. Ce site illustre ce qui se fait et les endroits où la violence contre les femmes peut être combattue. Cela vous concerne, vous aussi.

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>>>>>  Les Parlements unis L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et les parlements nationaux s’engagent dans la campagne. Des parlementaires de votre pays coordonnent et mettent en œuvre diverses initiatives. Pour savoir comment votre parlement national participe à cette campagne, visitez notre site.

>>>>> Les gouvernements des Etats membres du Conseil de l’Europe ont adopté en 2002 une Recommandation sur la protection des femmes contre la violence. En outre, ils ont mis en place en 2006 une Task Force afin d’évaluer les progrès accomplis au niveau national et de formuler des propositions d’action dans ce domaine.

>>>> Villes et régions d’Europe mobilisées Le Congrès du Conseil de l’Europe contribue, par sa dimension locale et régionale, à la campagne. L’objectif principal est d’associer de manière active les villes et les régions à la lutte contre la violence domestique. Pour savoir comment votre municipalité ou région peut participer à cette campagne, visitez le site.

31/05/2007

fragment de pensée

medium_brialy.jpg"Il faut savoir courir plus vite que les nuages"

Jean-Claude BRIALY

27/05/2007

Le coup de plume de Caroll de Maistre-Riot

Lettre au Monde pour l'Etre au Monde >>>>>>>>>>>>>>&...

18/05/2007

Paradoxe, contradiction ou signe de faiblesse de l'opposition?

Dans la série, les Français sont extraordinaires, ce sondage: Une majorité de Français (51%) estime que la situation de la France s'est détériorée durant les deux mandats de Jacques Chirac. il s'agit d'une étude Opinionway pour Le Figaro et LCI. Seules 10% des 1.073 personnes interrogées les 16 et 17 mai estiment que la situation du pays s'est améliorée ces 12 dernières années et 39% pensent qu'elle n'a pas changé. Mais ils ont voté pour l'un des hommes clefs de cette période et ils s'apprêtent à reconduire (en l'amplifiant) la même majorité au parlement. C'est beau, non? Cela me rappelle un autre sondae publié durant la campagne: une majorité (très nette) de français pensaient que l'insécurité s'était accrue sous Sarkozy et la même majorité faisait confiance à Sarkozy pour que l'insécurité diminue dans l'avenir. Il n'y a vraiment pas d'opposition digne de ce nom dans ce pays. Pauvre PS.... Vivement que le MOUVEMENT DEMOCRATE s'affirme!

15/05/2007

Sarkozy, ou un rêve français… d’homme pressé

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Il est petit, comme Astérix. Et comme la France dans le monde d’aujourd’hui…

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Il semble être tombé petit dans une potion magique qui fait que chez lui, et avec lui, « tout est possible ». La puissance d’ Obélix  dans ses chaussures !

Il affiche la fierté du coq. De ce « coq français qui chante, même sur un tas de fumier », comme ironisent nos amis belges.

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Il s’affiche avec ostentation « décomplexé », face à la réussite, à l’ambition, aux relations, au fric : la France qu’il veut incarner c’est celle d’Anquetil, non celle de Poulidor, celle des vainqueurs non celle des seconds.  

Il ne cesse de répéter « je ne vous mentirai  pas », tout en affichant des sincérités successives voire simultanées. Il est fidèle en tout, pour tout et vis-à-vis de tous … avec les « devoirs d’ingratitude » que cela peut comporter. Au nom de la valeur suprême : l’efficacité !

Il se veut tel qu’en lui-même, mais il joue tellement à être tel  qu’il souhaite être que l’être et le paraître se confondent.

Surtout, il incarne la modernité des modernités : celle de « l’Homme pressé »

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« L’Homme pressé » ? Un roman de Paul Morand publié en 1941 annonciateur de cette fuite éperdue devant le temps, donc la mort, qui est devenue l’une des données essentielles de ces temps où l’on zappe, s’agite, saute, court, frétille, tourbillonne…

Résumé : « Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. A cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint ».

medium_noir_desir_groupe.jpgNoir Désir

Noir Désir en a fait une chanson qui lui a valu une victoire le Musique en 1998. Paroles :

« J'suis un mannequin glacé

Avec un teint de soleil

Ravalé, Homme pressé

Mes conneries proférées

Sont le destin du monde

Je n'ai pas le temps je file

Ma carrière est en jeu

Je suis l'homme médiatique

Je suis plus que politique

Je vais vite très vite

J'suis une comète humaine universelle

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Je traverse le temps

Je suis une référence

Je suis omniprésent

Je deviens omniscient

J'ai envahi le monde

Que je ne connais pas

Peu importe j'en parle

Peu importe je sais

J'ai les hommes à mes pieds

Huit milliards potentiels

De crétins asservis

A part certains de mes amis

Du même monde que moi

Vous n'imaginez pas

Ce qu'ils sont gais

Qui veut de moi

Et des miettes de mon cerveau

Qui veut entrer

Dans la toile de mon réseau

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Militant quotidien

De l'inhumanité

Des profits immédiats

Des faveurs des médias

Moi je suis riche, très riche

Je fais dans l'immobilier

Je sais faire des affaires

Y'en a qui peuvent payer

J'connais tout Paris

Et puis le reste aussi

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Mes connaissances uniques

Et leurs femmes que je...

Fréquente évidemment

Les cordons de la bourse

Se relâchent pour moi

Il n'y a plus de secrets

Je suis le Roi des rois

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Explosé l'audimat

Pulvérisée l'audience

Et qu'est-ce que vous croyez

C'est ma voie c'est ma chance

J'adore les émissions

A la télévision

Pas le temps d'regarder

Mais c'est moi qui les fais

On crache la nourriture

A ces yeux affamés

Vous voyez qu'ils demandent

Nous les savons avides

De notre pourriture

Mieux que d'la confiture

A des cochons

Qui veut de moi

Et des miettes de mon cerveau

Qui veut entrer

Dans la toile de mon réseau

Vous savez qui je suis

Un homme pressé

Un homme pressé

Un homme pressé

J'suis une victime en fait

Un homme pressé

Un homme pressé

Un homme pressé

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J'suis un militant quotidien

De l'inhumanité

Et des profits immédiats

Et puis des faveurs des médias

Moi je suis riche, très riche

Je fais dans l'immobilier

Je sais faire des affaires

Y'en a qui peuvent payer

Et puis je traverse le temps

Je suis devenu omniprésent

Je suis une super référence

Je peux toujours ram'ner ma science

Moi je vais vite, très vite

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Ma carrière est en jeu

Je suis l'homme médiatique

Moi je suis plus que politique

Car je suis un homme pressé

Car je suis un homme pressé

Car je suis un homme pressé

Car je suis un homme pressé

Car je suis un homme pressé

Car je suis un homme pressé »

Le Monde insiste, études à l’appui : « L'homme moderne accélère. Il frétille, vrombit et tourbillonne. Il s'enivre de vitesse. Même à pied, il veut doubler, dépasser, laisser sur place ses congénères. Une étude britannique vient d'établir que le piéton des grandes villes ne cesse de marcher de plus en plus vite. A ce jeu-là, les Singapouriens sont imbattables. En dix ans, ils ont augmenté leur vitesse d'évolution sur l'asphalte de 30 %. Ce sont les champions du monde. Juste derrière eux, les Cantonnais ont gagné 20 %. Phénomène urbain et planétaire, car partout les hommes affluent vers les villes pour marcher en courant. Chacun améliore son score !

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L'Agence France-Presse indique que les habitants de New York et de Londres figurent à la 8e et 12e place dans le classement de l'accélération de la marche. Paris, dans ce palmarès, décroche seulement la 16e place... » Elle va sûrement gagner des places sous le règne de Sarko-l’homme pressé.

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Le Monde poursuit :   « Nos voix s'emballent aussi. Nous parlons de plus en plus vite. Nous comprimons les mots et les syllabes. Nous compressons les phrases. Parler normalement est démodé. Parler avec un débit d'élocution courant est dépassé : il faut expulser les mots en rafale, parler sa langue sans respirer. Cela s'apprend en écoutant la radio, où plus personne ne parle normalement ; cela se mesure en écoutant les publicités diffusées en vitesse rapide. »

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Conclusion du Monde : « Tout s’accélère…Même l'état de grâce habituellement octroyé au nouveau président de la République ! ».

Cela n’est qu’un pronostic. Ne nous pressons pas… Un marathon de cinq ans nous attend au rythme d’un sprint : A nous couper le souffle ! Cela va finir par être oppressant !

04/05/2007

Les cris du cœur et de la tête de Mémona Hintermann

« Moins  le Blanc est intelligent, plus le Noir lui semble bête »

André Gide

« Personne ne peut vous forcer à vous sentir inférieur sans votre consentement »

Martin Luter King

« Le monde ressemblera à La Réunion, sinon il disparaîtra »

Paul Vergès

 Les Confessions de Momine AFFEJEE...

Cette YAB du Tampon, ce « Plougastel sous les Tropiques »,  volait des poulets pour que sa famille ne meurt pas de faim et  a dû "prouver" qu’elle était française   avant de recevoir la Légion d’honneur… « Mi prend pas un chat dans un sac » : Je refuse d’être piégée par un cadeau !

J’aime beaucoup depuis logtemps Mémona, journaliste de talent qui fait honneur à la carte de presse (ce qui devient de plus en plus rare)… Son livre et mes retrouvailles avec elle à la salle blanche de la librairie Kléber à Strasbourg m’a rempli de bonheur. Merci à elle d’être…elle.

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Un récit plus qu’émouvant : poignant. Le récit d’une vie de femme qui volait des poulets et qui n’a su se servir d’une fourchette qu’à 18 ans…  « Gouni vide y tient pas d’bout » : Ventre affamé n’a pas d’oreille.

Le récit de son enfance et de son adolescence. Celui de sa route vers « l’intégration » dans cette France qu’elle aime et dont elle se sent l’enfant depuis toujours. Celui d’un long chemin vers la réussite professionnelle, malgré tous les obstacles, les préjugés et (mais oui) les discriminations. Celui d’une femme de tête qui sait conserver « la tête haute » en toute circonstance. 

« Bon Dié y pisse si son tête » ; Elle est bénie des Dieux ! « Coup pié ziment tié pas z’étalon » : Tout ce qui ne la tue pas le rend plus forte…

Un récit souvent drôle amusant, plein d’humour, aussi. Parce qu’elle-même adore la vie. Parce qu’heureusement la vie (comme la politique d’ailleurs) n’est pas toujours à prendre au tragique. Parce qu’elle sait dans ses tripes que l’humour, l’ironie, l’esprit constituent une indispensable béquille. Parce que surtout le créole est une philosophie de vie avant d’être un pays, un type humain, une langue… « Margose lé amer le grain lé doux » : Rien ne sert de lutter contre l’absurde. « Le roi l’est pas mon cousin » : le bonheur est simple.

Une autobiographie pleine d’aveux et de pudeur, mais aussi de vrais cris.

Des cris d’amour : de La réunion, de la France, de l’humanité, des identités non réduites à une carte.

Des cris de l’intelligence ; contre la « discrimination positive », contre le « devoir de Mémoire » transformé en amnésie sélective, en repentance masochiste ou en vengeances stupides.

Des cris de détresse : « En France on a des discours sur l’Islam, mais pas de débats sur l’Islam »

Des cris d’horreur : face l’inhumanité et à la bêtise, ces monstres à tentacules.

Des cris d’espoir, surtout quand elle reprends à son compte ce cri de Paul Verges » dans 500 ans, le monde ressemblera à La  Réunion sinon il disparaîtra »  

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Le Tampon, vu d'avion

Ressembler à La Réunion, c’est savoir vivre en respectant les différences, en n’ayant pas à parler de racisme, en faisant abstraction des couleurs de la peau et des bulletins de naissance. Mémona (celle qui mérite sa chance) sait de quoi elle parle, avec sa mère catholique et son père musulman. Comme elle sait ce que recouvrent les mots faim, liberté, guerre, intolérance… Des réalités, non des concepts.

Vous appréciez Mémona Hintermann grand reporter à France 3  (pour qui journalisme ne rime pas avec voyeurisme, image avec mirage et télévision avec défaut de vision),  vous adorerez son livre.

Un ouvrage bien écrit puisque rédigé avec ce qu’elle a de meilleur : sa force intérieure. Sa richesse intérieure. Et son indépendance d’esprit : c’est un bol d’air en un moment où « l’identité » devient un tatouage social, où l’on voudrait imposer des drapeaux aux fenêtres parce que l’on n’en a plus assez dans les cœurs et où s’inquiète plus des origines que des destinations… La vie n’est vraiment pas une « ravine tranquille ».

Que voulez-vous ? « Chauffé, pompé, madame Desbassyns l’a arrivé » : Quand le diable est là il faut faire avec… Hélas ! Il est tant de réalités qui exigent un résigné « peu me chaut »  : « Mi fait z’oreille canard’ » …Et "L'rat y courtpas su le fer blanc": A l'impossible, nul n'est tenu!   

Daniel RIOT

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Présentation de l'éditeur (JC Lattès)

Réunionnaise et 100 % française, fille d'un musulman et d'une catholique, ayant maintenu son rêve absolu au nom de la France en dépit d'énormes obstacles et de drames : Memona Hintermann n'a jamais baissé la tête. Métis, entourée de frères et sœurs mariés à des hommes et des femmes de toutes les couleurs, elle a longtemps eu l'impression d'entendre les autres parler à sa place : sociologues, experts, leaders d'opinion, accusateurs de l'histoire française... Elle a décidé de raconter son combat, et de s'exprimer sans complexes sur des questions qui miment la France aujourd'hui : immigration, racisme, passé colonial. Dans ce récit simple et vivant, fascinant et parfois poignant, les anecdotes souvent savoureuses illustrent une vraie vision d'un modèle d'intégration aux antipodes des discours " différentialistes ", à l'heure où le débat sur la citoyenneté se radicalise. Un grand message d'espoir et une bouffée d'air frais !

Biographie de l'auteur

Née à l'île de la Réunion, Momena Hintermann doit son beau parcours à l'école républicaine. Depuis vingt-cinq ans elle a couvert la plupart des grands conflits, de la chute du mur de Berlin à l'explosion des Balkans, et aujourd'hui couvre principalement le Proche-Orient pour France 3. S’’intéresse beaucoup aussi aux affaires européennes. A présenté de nombreuses fois le « SOIR 3 »

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01/05/2007

La (belle) Lettre aux Français de Ségolène Royale

Nouvelobs. com publie en exclusif une lettre dans laquelle Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, s'adresse aux Français . Je la reprends par souci d'informer. Et oarce que j'y retrouve nombre de thèmes et de diagnostics ainsi que des valeurs et des objectifs qui me font voyer pour elle. Par défaut, mais avec esprit de responsablité. Et respect de moi-même. Cela n'engage évidemment que moi. Et n'enlève rien à tout ce que j'ai écrit sur elle(ou plutôt contre elle) depuis la campagne interne du PS....Si elle gagne, qu'elle tienne ses engagements -là, dans leur lettre et dans meur esprit! DR

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"Ma lettre aux Français"

Nous voici dans la dernière ligne droite d’un grand et beau combat démocratique qui va décider de l’avenir et des valeurs de la France pour cinq ans et en réalité plus longtemps encore. Aujourd’hui, le choix se clarifie et c’est très bien ainsi. C’est un choix entre deux conceptions différentes de l’exercice du pouvoir, deux conceptions du redressement économique, social et écologique du pays, deux approches de l’Europe et du rôle de la France dans le monde.

Le désir de changement est vif et très largement partagé. Face à un système dépassé, injuste et inefficace, inefficace parce qu’injuste, une majorité de Françaises et les Français n’en peuvent plus et n’en veulent plus. L’exaspération est là, palpable, mais l’espérance aussi. Je veux y répondre en réformant profondément le pays mais sans brutalité et en rassemblant largement, au-delà des partis et des blocs, tous ceux qui veulent une France plus fraternelle et en même temps en prise sur son époque, capable d’en relever les défis, forte d’une confiance retrouvée et qui réconcilie l’efficacité économique et sociale. Trop de temps a été perdu, trop de cartes gâchées, trop d’inégalités creusées, trop d’inefficacité économique, trop de dette : il y a urgence. A chacun de prendre ses responsabilités.

La France a choisi pour devise des valeurs universelles. La France n’est jamais aussi forte, aussi respectée, aussi aimée que quand elle porte haut et fort ce message de justice et quand elle en donne l’exemple chez elle. Quand ces valeurs sont malmenées, la France ne se reconnaît plus.

Je veux une France de liberté. Et la première des libertés, c’est celle de choisir et de conduire sa vie. Parce qu’on a un bon bagage éducatif de départ. Parce qu’on a un emploi qui permet de vivre dignement et de faire des projets. Parce qu’on conserve sa vie durant le goût d’apprendre et la possibilité de se former. Parce que les solidarités sont au service de cette liberté et de cette responsabilité individuelle. Je sais que nous sommes nombreux, très nombreux, à ne pas vouloir que notre pays soit transformé en laboratoire d’un berlusconisme tardif qui va s’aligner sur les postures de Georges Bush. Je sais que nous sommes nombreux, très nombreux à rejeter la confusion des pouvoirs, la mise au pas des contre-pouvoirs, la soumission au pouvoir de l’argent.

Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous ceux qui ne veulent pas d’un Etat de droit au plus bas et d’un recul des libertés publiques.

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Je veux une France de l’égalité des possibles, pas simplement formelle mais réelle. L’égalité républicaine, ce n’est pas tout le monde sous la toise, ce n’est pas l’uniformité. C’est le droit égal garanti à chacun qu’il pourra aller au bout de ses possibilités, grâce à la priorité donnée à l’Education, qu’il sera aidé quand il en aura besoin, qu’il lui faudra donner s’il a reçu car l’égalité des droits suppose l’égalité des devoirs. L’égalité républicaine, c’est l’assurance donnée à tous d’un traitement impartial, indifférent à la naissance, à l’origine, à la fortune, au carnet d’adresses.

Ce n’est pas l’exonération des droits de succession pour les patrimoines les plus riches, cette restauration des privilèges héréditaires de la rente contre lesquels, jadis, le peuple français fit une Révolution.

Ce n’est pas la promotion de quelques uns sous prétexte de discrimination positive, qui assigne à l’origine et masque mal l’abandon du plus grand nombre.

Ce n’est pas la remise en cause de la loi de 1905 pour mettre les religions dans la politique et la politique dans les religions, ce n’est pas l’instrumentation des communautarismes et des clientélismes.

Ce qui menace notre identité nationale, ce n’est pas l’immigration régulière, c’est la destruction de notre pacte républicain. Car il en va ainsi chez nous : quand la République s’affaisse, la France s’abaisse.

Je ne veux pas d’une France en proie au doute, tentée par le repli, s’abandonnant à la peur, affaiblie par ses divisions et impuissante à maîtriser son destin. Je veux une France de la fraternité, une France unie qui reprenne la main. Une France capable de changer sans se perdre. Une France capable de se réformer parce qu’au clair sur ses valeurs et forte de tous les siens. Sans la fraternité, la liberté et l’égalité se désaccordent. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous les Républicains de progrès qui veulent, eux aussi, que la loi du plus juste l’emporte sur la loi du plus fort. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous ceux qui ne veulent pas d’un pouvoir confisqué par un seul parti et soumis aux puissances de l’argent et aux injonctions du Medef et du CAC40.

L’Etat, spécialement en France où sa formation est ancienne, a préexisté à la démocratie. Il s’est construit dans des siècles où l’arbitraire était la règle et le droit l’exception. Depuis 1789, et malgré des retours en arrière, l’Etat a dû se plier au respect de la loi : le citoyen a peu à peu conquis des droits, l’anonymat et la brutalité de l’action publique ont dû laisser place à plus de transparence et de dialogue.

Mais notre Etat porte encore les stigmates des conditions de sa naissance et des habitudes d’un pouvoir sans frein. Qui ne voit que l’autorité judiciaire ne jouit pas encore de la pleine indépendance imaginée par Aristote et élaborée par Montesquieu ? Qui ne voit que les citoyens sont ravalés souvent encore à la condition subalterne d’administrés et ne parviennent ni à comprendre la logique des décisions qu’on leur impose, ni à faire valoir leur droit légitime dans les arcanes d’une administration qui les traite parfois en importuns ? Qui ne voit que la collusion des pouvoirs politiques et économiques bride l’indépendance de la presse et favorise les abus dans les nominations et les rémunérations comme on l’a vu à Airbus ? La droite porte la lourde responsabilité d’avoir aggravé la subordination de la justice, ignoré les citoyens et confondu l’intérêt public avec les intérêts privés.

Les Français veulent un Etat impartial et je veux le construire avec eux. Aujourd’hui, l’Etat n’est pas assez présent là où on a besoin de lui mais il est envahissant là où il multiplie sans raison les procédures et la bureaucratie, le maquis des aides et des démarches. Il est trop timide là où il devrait jouer son rôle d’entrainement et trop lointain là où il devrait être proche, à l’écoute, réactif. Il se trompe souvent quand il décide seul. Voilà pourquoi j’appelle au rassemblement de tous ceux qui veulent un Etat réformé avec des services publics efficaces, un Etat qui enraye la vertigineuse croissance d’une dette qui l’étouffe.

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Je veux une France capable de vérité. Une France lucide sur ses points faibles, énergique sur ses points forts, capable d’anticiper les mutations nécessaires, de se mobiliser pour réinventer son avenir, d’investir dans l’éducation, la recherche et l’innovation, aujourd’hui paupérisées et sinistrées, dans la qualification et les emplois de qualité. Car c’est la seule réponse vraiment moderne aux transformations de l’économie mondialisée et de la compétition planétaire.

Le projet coercitif de Nicolas Sarkozy se trompe d’époque et tire la France du mauvais côté de la nouvelle division internationale du travail. Il ne comprend pas l’efficacité économique du travail pour tous et du bien-être au travail. En disant aux uns de « travailler plus pour gagner plus » et en faisant peser sur les autres, ceux qui n’ont pas d’emploi, le soupçon de paresse et de fraude, il empêche la France de tirer parti de son principal atout, de son avantage concurrentiel le plus durable : son capital humain.

Quel est ce projet de société où l’on ne pourrait pas s’en sortir dans le cadre de la durée légale du travail ? Ce qu’une vision archaïque ne cesse de disjoindre et d’opposer – la performance économique, la performance sociale, la performance écologique – je veux au contraire le lier solidement ensemble car c’est ainsi que la France se relèvera, misera sur les activités et les emplois de demain. L’économique d’un côté, le social de l’autre, l’écologique à part, cela ne marche pas, cela ne marche plus.

Personne n’a jamais réussi à restaurer la compétitivité française, stimuler la créativité, l’inventivité, la réactivité économiques dont nous avons besoin en écrasant, en méprisant, en traitant mal les salariés producteurs de richesses. Ce modèle est inefficace, comme le prouve la situation actuelle, car l’avenir de la France, ce sont des productions à forte valeur ajoutée, des services de qualité donc des salariés qualifiés, motivés, engagés dans leur travail. Je veux, avec les PME construire une nouvelle donne qui leur permettra de réussir, de se développer, de conquérir les marchés. En un mot, de réconcilier la France avec les entreprises.

Il faut un regard neuf sur l’économie du XXIème siècle et, pour tirer parti de nos atouts, de nouvelles règles du jeu. Il nous faut inventer et mettre en place les nouvelles sécurités qui ne seront pas l’ennemie mais la condition de la prise de risque et de l’agilité nécessaire dans la « grande transformation » du temps qui est le nôtre. L’Etat sera garant de ce nouveau compromis social et du nouveau dialogue qui, arrachant la France à l’archaïsme de ses relations de travail, fondera enfin dans notre pays une démocratie sociale facteur de réussite économique.

Le pays a besoin d’oxygène. Voilà pourquoi la nouvelle République que je veux bâtir avec tous repose sur quatre piliers à mes yeux indissociables : une démocratie représentative rééquilibrée, une démocratie participative vivante, une démocratie sociale forte d’un syndicalisme de masse et une démocratie territoriale où chaque échelon de la puissance publique sait, sans doublons, ce qu’il a à faire.

La voix de la France dans le monde a faibli. Sa place en Europe, comme inspiratrice de sa construction et garante d’un juste équilibre entre développement économique et progrès social, est contestée. Avec moi, elle retrouvera son rang et son influence, elle défendra ses intérêts sans crispation ni arrogance, en recherchant toujours des compromis dynamiques et les solutions les meilleures pour elle comme pour nos partenaires.

L’Europe est en panne institutionnelle et en panne d’idéal, en mal de projet. Où va l’Europe ? A quoi sert la construction européenne ? C’est parce que depuis trop longtemps nous n’avons pas su répondre à ces questions, qu’une majorité de nos concitoyens ont dit non il y a deux ans.

Je ramènerai la France à la table de l’Europe, parce que c’est ensemble, avec tous nos partenaires, anciens et récents, que nous préparerons le plus efficacement l’avenir. Je veux une Europe de la connaissance, où les étudiants et les chercheurs échangent, travaillent ensemble, voyagent, coopèrent. Je veux une Europe de l’excellence écologique. Je veux une Europe qui comprenne que l’efficacité économique et le respect des salariés ne vont pas l’une sans l’autre.

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Je veux une Europe qui protège ses emplois, non pas de façon conservatrice et statique, mais en innovant, en se projetant dans l’avenir, en construisant les industries et les services de demain. Je veux une Europe où les salariés seront sécurisés, mieux formés, mieux rémunérés.

Je veux enfin une Europe qui pèse dans la mondialisation, une Europe qui porte par ses actes un message de développement économique et humain, d’égalité entre les hommes et de paix entre les peuples. L’Europe doit se tourner vers l’Afrique pour l’aider à s’arracher à la pauvreté, vers l’Amérique latine où elle est attendue, vers l’Asie où sont les nouvelles grandes puissances économiques et politiques. Elle doit trouver un juste équilibre dans ses relations avec les Etats-Unis, pays ami et allié, et l’amener à renoncer à l’unilatéralisme et à accepter la nécessité du développement durable.


Cette France neuve, ce vote d’audace pour un changement serein mais garanti, c’est celui d’une France Présidente qui avance parce que chacun et chacune est appelé à donner le meilleur de lui- même."


Ségolène Royal

Sous les pavés : les névroses du Petit Nicolas, « avatar de mai 68 » …

Fâché, Dany le Rouge devenu vert ou plutôt arc-en-ciel ! On le comprend… Non pour lui : il s’en moque et il a bien raison. Il sait, lui, que le « Fays ce que voudra », c’est du Rabelais, non une affiche de mai 68….

Daniel Cohn-Bendit considère (non sans raison)  que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'"."Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé.

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L'eurodéputé vert souligne (à juste titre) que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française": "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps". Ce qui est parfaitement vrai.

D’autres réactions vont dans le même (bon) sens. Je n’insiste pas. Je fais juste une remarque en passant.  Ce Sarkozy, ou plutôt celui qui écrit ses discours, a un sens très aigu du plagiat. C’est de cousu machine. Sans scrupule. Mais il veut dire quoi le mot « scrupule » en langue nationale du Sarkoland ?

Extrait :  «  Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vraie et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.

Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit »

Vous  pensez que c’est le texte de Sarkozy ? Non. C’est extrait de « La défaite de la pensée » écrit en   1987  par  Alain Finkielkraut

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Reste la question que je me posais hier : « Pourquoi tant de haine » pour 68 chez Sarko ?  

Le site « Sarko :  non Merci » donne une réponse qui mérite une sieste sur un divan : « L'explication est plutôt simple et il s'agit encore une fois de revanche. Il s'agit encore une fois pour cet homme de faire de la politique en réponse à ses propres névroses. En 1968, Nicolas Sarkozy était un tout jeune adolescent cloîtré entre les murs bourgeois de son XVIIème arrondissement parisien où on l'imagine aisément fulminer de ne pouvoir "moralement" participer à l'ébullition d'une jeunesse dont il se sent exclu comme de par sa naissance - génétiquement ?

Car il s'agit en mai 68 de politique, mais également de libération sexuelle, et ça pour un adolescent scolarisé au lycée privé Saint-Louis de Monceau et élevé dans un catholicisme moralisateur et rigoriste, où par exemple le sexe est tabou et l'onanisme un péché mortel, c'est sans aucun doute insupportable.

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On peut comprendre la fêlure qui s'est alors créé dans le petit coeur du petit Nicolas, mais le passage à l'âge adulte signifie d'avoir été capable de surmonter les traumas de l'enfance, de les avoir intégré et d'avoir appris à les vivre. Cette hargne qui ronge encore Nicolas Sarkozy illustre comme ses déchirures sont encore béantes et comme il reste habité par ce besoin de revanche qui finalement demeure son principal moteur.

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Comment faire confiance à un homme à ce point dévoré par ses névroses ? Comment envisager de lui remettre le pouvoir et les responsabilités qui accompagnent ce pouvoir ? Tout pouvoir est assorti de sa contestation, mais comment réagira-t-il face à tous ceux qui, en France ou sur la scène internationale, viendraient lui contester son pouvoir, ce jouet qu'il serait enfin parvenu à conquérir ? Car une chose est certaine, c'est que la revanche n'efface pas le mal qu'on a ou croit avoir subi.

Une fois Président, la plaie ne se trouvera pas miraculeusement cicatrisée et la rage du petit Sarkozy n'en sera qu'exacerbée. Il lui faudra alors nourrir d'autres mets à son appétit de revanche... N'est-ce pas toujours de ce bois revanchard dont sont fait les dictateurs ? Ne vaudrait-il pas mieux qu'il s'allonge sur un divan plutôt que de grimper sur ce trône qu'il convoite depuis si longtemps et duquel il ne pourra contempler que son grand vide intérieur ? »

Autre explication complémentaire donnée par Serge FAUBERT, journaliste,  spécialiste de l’Eglise de scientologie en France : Comme srko, je fais un copié-collé (mais je le dis,moi)...

En fait,  « Nicolas Sarkozy est bien un produit de la pensée 68. De cette époque dont le ressort principal est de ne se définir que par rapport à un ennemi, quitte à l’inventer pour la circonstance, quitte à dire tout et son contraire.

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Voyez le candidat UMP éructer sur la « racaille », le "Kärcher" ou les « procès staliniens ». On croirait entendre les imprécateurs  gauchistes vitupérant l’impérialisme ou le grand capital. Même manichéisme, même logique belliciste. Celle de la guerre froide, d’un monde bipolaire où, comme les militaires, on ne raisonne qu’en termes d’amis ou d’ennemis. Ce n’est pas un hasard si tout au long de sa campagne, Nicolas Sarkozy  a martelé qu’il se voulait le protecteur de la France et des Français. A sa façon, le candidat UMP est un autre orphelin du messianisme ambiant des années 70. (...)

N'en déplaise à ces nostalgiques du bruit de bottes, ce n’est pas d’un chef de guerre dont la France besoin aujourd’hui, mais d’un bâtisseur. Nulle menace à nos frontières ; le mur de Berlin est tombé en 1989 et l’arme nucléaire sanctuarise le territoire national. Mais combien de chantiers en sommeil : l’emploi, l’école, les banlieues, les institutions, l’Europe…

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Oui, finissons-en avec 68!  Avec les fantasmes guerriers de ces docteurs Folamour qui n’ont conduit la France qu’à l’échec. Maréchaux d’opérette d’une idéologie en déroute, libertaires devenus libéraux (n'est-ce pas Daniel Cohn-Bendit?)

C’est cette page que le vote pour François Bayrou est venu symboliquement tourner. Nicolas Sarkozy, quoiqu’il en dise, ne propose que de jouer les prolongations de cette farce. Peut être davantage dans le rôle du CRS que du lanceur de pavé. Mais toujours dans le conflit. »

Cela méritait reproduction, non?

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Autre explication, complémentaire, sur axée sur l’école : celle du pédagogue Philippe Meirieu, fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres).  « Ce que Nicolas Sarkozy dit sur l'autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l'autoritarisme, à une forme d'obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence », a-t-il constaté.

« C'est une vision infantilisante de l'école. Liquider mai 68, c'est un recul inquiétant de la démocratie: c'est mettre une place un dispositif dans lequel l'autorité ne se discute pas, or l'autorité démocratique, par essence, se discute. Il y a eu des excès libertaire en mai 1968, mais ils ont très vite été cadrés, on est revenus aux notes depuis des dizaines d'années, et il n'y a jamais eu autant de sanctions, autant de conseil de discipline qu'actuellement, sans que cela ne fasse baisser la violence scolaire d'ailleurs", a-t-il ajouté.

"Ce qui a fait l'enfant roi, ce n'est pas mai 1968, ce sont les médias et la publicité, qui exaltent les caprices de l'enfant consommateur", a-t-il conclu, exhortant le candidat à s'attaquer au "crétinisme intellectuel" que promeuvent les médias et les multinationales.

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Sarkozy s’attaquant au « crétinisme intellectuel », ce serait effectivement une vraie révolution. Glucksmann, ancien « mao », qui a prêché la bonne parole sarkozienne à Bercy  pourrait l’aider… Lui, il se prenait pour le Lénine qui allait sortir des barricades ! A chacun ses rêves. Lénine et napoléon dans le même clan, voilà qui promet ! Vive a société « apaisée »…

REPERES

Voici un extrait de la préface de "Que reste-t-il de Mai 68?" de Henri Weber (1998, Le Seuil), résumant l'héritage de Mai 68.(repris sur nouvelobs.fr)

"Le bilan de Mai 68 est en effet largement positif : au milieu des années 70, la société française est devenue beaucoup plus libérale - au sens politique et culturel du terme -, plus démocratique, plus hédoniste, plus solidaire, plus égalitaire aussi qu'elle ne l'était dans les années 50 ou 60.
Le bilan de Mai 68, c'est d'abord tout un ensemble de conquêtes sociales qui ont modifié la condition ouvrière dans notre pays: mensualisation des salaires, reconnaissance de la section syndicale d'entreprise, augmentation de 35% du SMIG et de 10% des salaires, création du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, accords contractuels sur la formation permanente, l'indemnisation totale du chômage… Loin de provoquer la catastrophe économique que prédisaient une certaine droite et un certain patronat, cette injection de pouvoir d'achat supplémentaire a nourri une croissance exceptionnelle - 5,4% par an! - jusqu'en1975, au prix, il est vrai, d'une évaluation du franc en 1969.
C'est ensuite une série de conquêtes juridiques et politiques, libéralisant les rapports entre les sexes, les générations, les gouvernants et les gouvernés: liberté de la contraception et de l'avortement, autorité parentale conjointe sur les enfants, possibilité pour les femmes d'ouvrir un compte en banque sans autorisation préalable du mari, droit à l'égalité professionnelle entre hommes et femmes: en 1968, seules 44% des femmes de 25 à 54 ans étaient au travail, contre 80% aujourd'hui. A quoi s'ajoutent un début de décaporalisation de l'ORTF, la reconnaissance des droits des homosexuels, la prise en compte des cultures régionales, le droit de vote à 18 ans, la loi Edgar Faure de démocratisation de l'Université…"

30/04/2007

Sarko ou la folie de Mai...

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Sous les pavés, le vide... Sarkozy en a remis une couche: l'obsession de mai 68 l'habite, le mine, le mange... Face à Onfray, il disait que mai 68 en voulant supprimer les règles nous avait privé de la jouissance de la transgression. Hier,pour la Xième fois, il a repris tout ce qu'il a du lire (la quatrième de couverture) du livre de Luc Ferry sur la "pensée 68". Comme si 68 avait été une révolution, un laboratoire d'idées, un cadeau de Satan...Un phénomène de société, tout au plus. Conjoncturel et gébnérationel.

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Ce sont peut-être les accords de Grenelle qui ont suivi (et que Chirac a négociés) quile gênent, en fait. A moins que se voyant déjà au pouvoir suprême a-t-il peur de devoir un jour affronter une révolte des rues, des facs et des usines qui le contraindrait à aller non à Baden-Baden mais en SUISSE, chez Johny... Un presentiment, peut-être: il est tellment anxiogène qu'il se fait peur lui-même...
Allez savoir! Aux bulletins médicaux que tout Président ou candidat devrait publier, il faudrait peut-être joindre un rapport d'expertise mentale. Il est vrai que Mai 68 n'est pas sa seule idée-fixe de  cet homme d'ordre...

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Il crache aussi sur la "pensée unique", formule inventée par Jean-François Kahn et que Bayrou avait indirectement dénoncé, lors de la création de l'UMP en lançant à sarko et à ses amis: "Quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus"....

Je ne résiste pas à reprendre ici quelques phrases historiques de la grand messe du "candidat des poeple" sur ces événements de Mai 68 qui  sont, comme l'écrit Libération,   responsables de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés !

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De la campagne qui s'achève, Sarkozy dit carrément : «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc.» Le candidat de l'UMP tonne : «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.»  «Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie», lance-t-il, dénonçant la «gauche, héritière de Mai 68  [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes». Vous pensez qu'il est volontairement comique, parfois, SARKO le sociologue historien?

EN SARKOLAND, ELLE POURRAIT REPRENDRE....
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25/03/2007

Demain se prépare aujourd'hui AVEC les jeunes

STRASBOURG : LES GRANDS DEBATS DE LA « UNE », AVEC CHANTAL CUTAJAR

LES JEUNES  ET  LE PROJET BAYROU : Un forum organisé par Chantal Cutajar et Houria Mebarki le 30 mars à 19 heures au CSC LE GALLET à HAUTEPIERRE (1a, Boulevard BALZAC)

 

VENEZ NOMBREUX. POSEZ VOS QUESTIONS

ENTREE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES.

 Les grands  débats citoyens de la « UNE »

avec Chantal CUTAJAR et l’Udf de BAYROU

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 Toutes les questions qui font la « UNE » de l’actualité se discutent, dans la UNE, la première circonscription électorale des Législative  à  Strasbourg

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NON au "jeunisme", non au "péril jeune": Oui à un "Vivre ensemble" pour toutes les générations. Le projet de BAYROU est inconstestablement le plus réfléchi et le plus cohérent et le plus porteur d'un avenir construit avec  Vision, Intelligence, Volonté et Energie: VIVE!!! Les quatre mots clefs du projet mots qui me font crier "Vive Bayrou Président" 

 L’avenir ? Ce n’est pas une somme de désirs. C’est le présent de demain.La réalité future que l’on façonne aujourd’hui, pour les jeunes d’aujourd’hui et les anciens de demain.

L’avenir ? Ce n’est pas un catalogue d’espérances, d’espoirs, de promesses. Ce n’est pas une ligne d’horizon où tout est possible. C’est une volonté forte au service d’un dessein clair : faire que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, que le progrès (maîtrisé) soit une progression et non une régression.

Le futur sera ce que  nos actions au présent le feront. des actions qui exigent détermination, énergie, ténacité, et vision.

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Non à l’avenir bouché. Non à un avenir hypothéqué par les endettements publics d’aujourd’hui. Non à un avenir handicapé par les crises politiques, sociales, culturelles et sociétale d’aujourd’hui. Non à un avenir vers lequel on avance à reculons avec des idéologies passéistes d’un nationalisme mal compris, des réflexes de peur, des réactions de rejet de l’Autre et des autres…

Oui à un avenir abordé avec une confiance recouvrée, un esprit d’ouverture et de dépassement de soi-même, une énergie créatrice, une détermination à toute épreuve.

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L’avenir à bras-le-corps ! C’est l’un des thèmes centraux du projet de François Bayrou. Les jeunes et la jeunesse inspirent la plupart de ses propositions. Dans tous les secteurs d’activités. Car la jeunesse n’est pas un ghetto sociétal : elle est directement concernée par tous les défis à relever dans tous les domaines.

François Bayrou est, en toute honnêteté,  le candidat qui prend le plus en compte les questions soulevées par la diversité générationnelle. Il   refuse les écueils de « l’enfant -roi » et  du « jeunisme » démagogique et ceux  du « jeune bouc émissaire », du « péril jeune », de la « peur des jeunes », du sectarisme « anti-jeune »…  Sur ces questions comme sur d’autres : réalisme et idéalisme, vision et pragmatisme.

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Ses expériences de père de famille, d’enseignant, de ministre de l’éducation nationale ont été mise au service d’une réflexion profonde sur les évolutions de la société. Les questions relatives à la jeunesse sont incluses dans les compétences du grand ministère des évolutions sociétales qui devra non seulement gérer les réalités d’aujourd’hui mais anticiper les évolutions de demain.

Démocratie (nationale et locale), éducation, loisirs, droits et devoirs, citoyenneté, apprentissage, études supérieures, liberté de circulation en Europe, service civique universel, lutte contre les discriminations, égalité des chances prévention et répression de la délinquance, vie dans la Cité,  législation sur les mœurs, lutte contre les exploitations des enfants et des jeunes, conséquences de la révolution Internet, emploi, santé, urbanisme, vie sportive… Posez vos questions. Elles trouveront réponses.

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Faites vos suggestions, faîtes part de vos idées : vous serez entendu (e)s. Si vous ne pouvez pas assister au « grand débat de la UNE », le premier d’une série de réunions publiques qui seront organisées (au moins) jusqu’aux élections législatives, écrivez-nous, envoyez nous des courriels. Merci pour votre attention.

Pour tout renseignement complémentaire: Houria Mebarki 0662 59 92 13

RAPPEL 

Service civique universel : « Retrouver de la cohésion sociale : dans les faits, dans la vie, pas dans les mots. », par François BAYROU

«  Pour tous les jeunes, garçons et filles, je défends depuis 2001 l’idée d’un service civique et humanitaire de six mois, temps de brassage, d’apprentissage et de service aux autres. Ce service concernera à la fois les jeunes Français et les jeunes immigrés qui ont grandi en France. Pour ceux-ci, l’accomplissement de ce service sera une clé de l’attribution de la nationalité française.

Les jeunes ont le plus grand besoin de sortir de leurs ghettos, ghettos de jeunes pauvres ou de gosses de riches. Ils ont besoin de rencontrer des jeunes d’autres milieux sociaux, de bouger, de sortir d’une société obnubilée par la seule consommation, de donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté.

En donnant six mois à la société pour des actions civiles et humanitaires, en France, en Europe ou dans les pays en voie de développement, ils en retireront un immense bénéfice humain. Il va de soi que ces acquis pourront être pris en compte dans leur parcours de formation », qu’il s’agisse de la validation des acquis de l’expérience ou d’unités de valeurs dans le cadre des études universitaires.

« De nombreux domaines ont besoin de ce don de quelques mois : la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, la surveillance des massifs forestiers au plus brûlant de l’été, l’aide aux personnes âgées, handicapées ou à mobilité réduite, l’assistance ou la sécurité des personnes fragiles dans les gares ou les aéroports.

Cela coûtera cher - quatre ou cinq milliards d’euros - mais il faut le faire. A tous les points de vue, c’est une nécessité urgente. La décision de créer ce service civique universel réclame une légitimité forte, indiscutable. Elle sera soumise  à référendum »

François BAYROU

23/03/2007

"L'air de la médiocrité et de l'artifice"... Verson 2007

 « L’argument de défense est bien connu. On nous dit : c’est cela que veut le public. Non le public ne veut pas cela. On lui a appris pendant vingt ans à le vouloir, ce qui n’est pas la même chose. Or le public, lui aussi a réfléchi pendant quatre ans et il est prêt à prendre le ton de la vérité puisqu’il vient de vivre une terrible épreuve de vérité ; mais si vingt journaux tous les jours de l’année soufflent autour de lui l’air même de la médiocrité et de l’artifice, il respirera cet air et ne pourra plus s’en passer. Une occasion unique nous est offerte au contraire de créer un esprit public et de l’élever à la hauteur du pays lui-même. Que pèsent en face de cela quelques sacrifices d’argent et de prestige, l’effort quotidien de réflexion et de scrupules qui suffit pour garder sa tenue à un journal ». »

Je suis tombé sur cette citation en lisant l’excellent livre de Jean Daniel Avec Camus, comment résister à l’air du temps. Camus a écrit cela au moment de la Libération. Il espérait un renouveau de la presse écrite c’est pour cela qu’il fonda le journal Combat

On est aujourd’hui en 2007 soit exactement 63 ans après la Libération de la France, la presse écrite et audiovisuelle est, malgré les efforts de quelques uns, loin des vœux de Camus. On vend du temps de cerveau disponible à Coca Cola et on produit des émissions archi nulles sous prétexte que c’est ce que le public demande. Certains journalistes et producteurs de télévision auraient besoin de relire l’auteur de L’Etranger…La dictature de l'audimat est aussi totalitaire que la doxocratie:la démocratie directe ne vaut que par une pédagogie démocratique qui reste à développer...

19/03/2007

STRASBOURG: La violence faite aux femmes

Ce soir de 18 à 20 heures à SRASBOURG ( ITIRI, amphi Pangloss - bâtiment Le Pangloss, allée René Capitant, en face du préfabriqué AGORA/Platane): Une conférence Université, Ville de Strasbourg, Conseil de l'Europe. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

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L'objectif de la conférence est d'offrir une présentation aux étudiants, du phénomène de la violence faite aux femmes sous toutes ses formes, en particulier à l’égard des jeunes femmes, et de leur présenter les solutions concrètes qui existent pour y faire face. C'est pour cela qu'il est intéressant de voir avec les divers intervenants, les aspects préventifs et répressifs, mais aussi l'assistance aux victimes et le traitement des auteurs. Notons que la notion de prise en compte de la victime est très importante dans le cadre de cette conférence.

L'idée est également de mettre en lumière le phénomène de la violence faite aux femmes sur la ville de Strasbourg, avec des chiffres et des exemples pour illustrer les propos des intervenants. De plus, l’accent sera mis sur le fait que peu de gens sont informés du fonctionnement de la police et de la justice, et qu'un bref rappel du traitement des plaintes par la police puis par la justice peut être très important dans ce contexte, où les victimes ont peur de se manifester, craignant que leur demande ne soit pas prise en compte.

Pour rappel, selon les normes du Conseil de l'Europe, la violence faite aux femmes est définie de la façon suivante :

"Le terme «violence à l'égard des femmes» désigne tout acte de violence fondé sur l’appartenance sexuelle, qui entraîne ou est susceptible d’entraîner pour les femmes qui en sont la cible des dommages ou des souffrances de nature physique, sexuelle ou psychologique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte, la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. Cette définition s’applique, en particulier, à la violence perpétrée au sein de la famille ou du foyer, notamment les agressions de nature physique ou psychique, les abus de nature émotive et psychologique, le viol et l’abus sexuel, l'inceste, le viol entre époux, partenaires habituels, partenaires occasionnels ou cohabitants, les crimes commis au nom de l'honneur, la mutilation d'organes génitaux ou sexuels féminins, ainsi que les autres pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes, telles que les mariages forcés."

Cette conférence sera modérée par M. Daniel Riot  et comprendra les interventions suivantes:

Mme Loutrel, Vice-présidente de la CUS, ainsi qu'un technicien en charge des structures mises en place par la Ville.

M. Daize et Mme Joly - Cellule de traitement des violences intrafamiliales (CTVI)

Mme Annie Géraut - Médecin légiste

Mme Franca Sieffert - SOS Femmes solidarité

Mme Myriam Lackner, assistante sociale au Neuhof

M. Pascal Mangin (Congrès des pouvoirs locaux et régionaux) 

 

EN SAVOIR PLUS SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>>>

OUI à un grand "ministère sociétal": La France n'est pas un saucisson

Encore une innovation qui va dans le sens d'une plus grande cohérence gouvernementale et qui paut ENFIN permettre de traiter les grands problèmes de la société comme ils doivent l'être, c'est-à-dire d'une façon TRANSVERSALE et INTERDISCIPLINAIRE. Surtout en cette ère de société bloquée, émiettée, éclatée, au bord de l'implosion.

Trop de questions dans trop de catalogues électoraux sont abordées d'une manière sectorielle, comme si la société française était un saucison que l'on peut découper en tranches (selon les âges, les conditions de vie, les professions, les sexes, les religions, les couleurs de peaux, les origines...).

La cohésion nationale, le lien social exigent une COHERENCE ministérielle, cette cohérence qui a fait défaut des 25 dernières années.

Et la qualité des LOIS dépend de l'anticipation de leurs conséquances dans tous les domaines et pour toutes les couches ou les classes sociales, pour reprendre un vocabulaire périmé.

En un jour où Ségolène Royal pille ses idées institutionnelles, où Sarkozy, ce soir sur France Europe Express, pille ses idées sur l'orientation à l'entrée de l'Université (idées préconisées quand il était ministre de l'éducation et qui ont été bêtement abandonnées par ses succeseurs), François BAYROU confirme qu'il est non seulement au CENTRE politiquement mais aussi au CENTRE des idées nouvelles  susceptibles d'adapter la France à notre siècle de mutations en tous genres pour tous.

Bayrou n'est pas ni de droite ni de gauche, il est contre les conservatismes paralysants de droite et de gauche qui bloquent depuis trop longtemps les REFORMES qui s'imposent.Loin de ceux qui veulent que rien ne change malgré les ruptures annoncées et de ceux qui voudraient que tout change pour que ...rien de change!

François Bayrou au Salon de l'étudiant

François Bayrou au Salon de l'étudiant

(c) Reuters

 

Le candidat UDF à la présidentielle François Bayrou a prôné ce dimanche la création d'un "grand ministère sociétal" qui regrouperait "un département pour la jeunesse et les sports", "un département pour les personnes âgées", un "département pour les associations" et "un département pour Internet". Alors qu'on lui demandait si l'immigration en ferait partie, il a répondu: "je pense que ça pourrait en faire partie".
Pour François Bayrou, il s'agirait de "rassembler la grande réflexion sur l'évolution de la société dans un grand ministère". Car, "la société française est en souffrance dans beaucoup de secteurs et il y a des évolutions de la société qu'il faut prendre en compte", a-t-il déclaré en marge du Salon de l'étudiant.
"Session extraordinaire" de la majorité pendant l'été
"Je veux que la majorité nouvelle qui sera élue après mon élection travaille tout l'été", a par ailleurs expliqué François Bayrou. Logique: la jachère des vraies réformes profondes a duré trop longtemps pour que le mot "vacance" soit dans l'actualité politique de l'été...
"Je déciderai d'une session extraordinaire pendant tout l'été, pour traiter des sujets de l'emploi, de l'exclusion, des finances publiques et de l'éducation", a précisé le candidat UDF à la présidentielle.Car, après les élections, "il va y a voir une grande vague d'espoir, il faut tout de suite se mettre en situation de la réaliser", a-t-il poursuivi. Cela allait sans dire, mais cela va mieux en le disant...

13/03/2007

Ces électeurs de droite qui ont peur de Sarkozy et désertent l’UMP pour se rallier à la « révolution centriste » de François Bayrou…

Après mon petit tour chez quelques amis de « gauche » qui vont voter Bayrou (ou qui se demandent s’ils ne vont pas le faire malgré la « rupture personnelle » que cela implique), j’ai fait une petite tournée chez des connaissances bien ancrées « à droite » qui partagent la  même tentation de mettre pendant cinq ans des spécialités béarnaises à leurs menus… Quelles belles surprises pour moi dans les propos de gens que j’imaginais « voter Sarko » sans trouble, sans doute, avec la certitude de « faire le bon choix »…

Une confirmation (de terrain)  d’abord : il n’a pas plus UNE droite qu’une gauche… L’UMP semble organisée, unie et riche en effectifs et en moyens, mais quelle palette d’idées et d’aspirations, quelle diversité dans les « troupes » et quelles contradictions dans  les diagnostics des maux et les remèdes proposés dans ce « camp des apparences trompeuses », comme m’a dit un encarté… qui va rendre sa carte, « écoeuré autant par la nullité des programmes que par la médiocrité des relations humaines qui se développent dans l’arrogance et le mépris, comme si les plaies du sarkozysme étaient déjà  contagieuses » !

Trois courants, comme on disait au PS, chez ces « bayrouistes de droite » (comme se qualifie l’un d’eux,  an avouant ses difficultés  s’identifier « au Centre, fût-il extrême et révolutionnaire »)

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1) Ceux qui restent « gaullistes ». Il y en a, et ils ne sont pas tous des retraités… Eux, ne supportent pas une chose essentielle : « Sarkozy a de l’ambition pour lui, non pour La France et les Français … »

Historique, selon l’un d’eux :  «  Pompidou, c’était du gaullisme mou. Chirac c’était du gaullisme trahi. Avec Sarkozy, c’est du gaullisme lessivé. Il est « républicain » au sens américain du terme. Et ses discours sur « l’identité française » sont pseudo-sociologiques, faussement économiques et vraiment démagogues : ils manquent de cœur, d’esprit, de grandeur ! »

Un autre ajoute :  «  De Gaulle aimait la France comme un homme peut aimer une femme.  Sarkozy l’aime comme on peut aimer une voiture, une maison, une chose…De Gaulle était respectueux  des « Françaises, Français », des citoyens, des élections.  Sarkozy les  considèrent comme les clients d’un hyper marché. Et ne parlons pas des institutions : la V ième n’est plus celle du général ! Dupon-Aigan est un intégriste du gaullisme : Sarkozy est un pulvérisateur, un désintégrateur, un fossoyeur de l’esprit gaulliste. Bonjour tristesse »

Conclusion 1 : «  Le plus gaullien, c’est Bayrou. L’esprit de résistance, c’est Bayrou. L’esprit de l’héritage du général, c’est Sarkozy ! Si l’on m’avait dit voilà trois mois encore que je voudrais cela, j’aurais éclaté de rire ! » 

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2) Ceux qui votaient « centriste » par tradition et culture, par respect des valeurs, par idéal européen, par souci d’appliquer les préceptes du christianisme social. Ou par fidélité à des notables connus. Mais qui avaient rejoint, apr mimétisme,  cette île aux mirages" qui s'appelle UMP

Eux, ils en veulent aux cadres de l’UDF qui, par opportunisme, ont rallié l’UMP. Ils nourrissent même une sorte de rancune très vinaigrée à l’égard de « ces cons » et de « ces traîtres » qui « se sont faits entubés ».

Une voix : « Seul Bayrou a vu juste. Il n’a pas succombé aux sirènes des promesses du « Prince de Neuilly qui préfèrerait le château de Versailles à l’Elysée » et qui, s’il est élu, va nous conduire vers notre défaite définitive : celle de l’homme sacrifié aux machines, celle des libertés écrasées au nom de l’efficacité, celle des idéaux de fraternité crucifiés sur l’autel du fric. Avec lui, ce ne serait plus l’histoire des marchands du temple : ce serait le temple transformé en Marché ».

Une autre voix :  « Bayrou me redonne l’espoir, une raison de reprendre le combat d’un centre qui n’a pas toujours été à droite, contrairement à ce que j’entends comme d’autres stéréotypes stupides… Ce qui me plaît , c’est le nombre et la qualité des  jeunes qui rejoignent Bayrou ! A l’UMP, même les plus jeunes semblent très vieux. Bayrou a déchiré l’image ringarde du centrisme qui est redevenu  sexy, moderne, dans « coup ».Dynamique. Energétique. « Bandant ».

Une troisième voix : « Qui peut encore sauver l’influence de la France en Europe ? Sûrement pas Doust-Blazy, le Mickey d’Orsay »… Sarkozy est un « eurorésigné », par obligation, par un réalisme de nécessité. Bayrou, lui,  a l’Europe chevillée au cœur et il ne met pas  son drapeau européen dans sa poche : ce que nous avons trop fait ces dernières décennies… De gaulle ne partageait pas les vue de Schuman, mais il était un Européen authentique. Mitterrand mérite le titre d’ « Européen ». Chirac a été nul. Et Sarkozy sera dévastateur. Vous l’avez entendu dire dans sa profession de foi : « j’ai MEME dit oui à la constitution ». Toutes les limites dans son engagement européen sont dans ce « même »… »

Conclusion 2 : « Simone Veil ne s’est pas grandie en disant que Bayrou ne représente que lui et en tentant de le discrédité. Je me sens mieux et plus représenté par lui que par les grenouilles du centre d’hier dont BAYROU  a raison de dire : « s’ils ont quitté l’UDF, c’est qu’il n’étaient pas de vrais UDF ». Il est vrai qu’il y a pire : à Strasbourg, par exemple, je connais des UDF qui font le jeu de l’UMP  en conservant leurs cartes du  parti de Bayrou… Qu’est-ce qui est le pire ? Un déserteur qui passe chez l’adversaire ou un traître qui tire dans les pattes et dans le dos de celui qu’il prétend soutenir ? »

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3) Ceux   qui,  « libéraux » mais sans être adeptes d’un hyper- capitalisme où la finance tue tout, même l’économie, voient en  Sarkozy  un épouvantail, une source de peurs (fondées), un « moulin à angoisses ».

Un patron de PME : « On ne redresse pas un pays en dressant des Français contre d’autres Français »… Ordre, sécurité, croissance, hausse des niveaux de vie, lutte contre le chômage, réformes, diminution de la dette, modernisation de la recherche, financement des retraite et de la protection sociale… « Il faut des traitements de choc, des médicaments puissants, des recours à une chirurgie qui ne sera pas qu’esthétique. Mais on ne soigne pas un malade en le violant, en le forçant, en le malmenant »

Un promoteur immobilier : « Avec Sarkozy, ce serait (peut-être) le calme politicien, mais ce serait (sans aucun doute) « une suite de grèves, de manifestations, d’explosions de colère, de conflits… Pour se redresser, la France a besoin d’une vraie paix sociale et d’une société plus harmonieuse ». Elle a donc besoin de vraies concertations, d’une philosophie d’actions qui repose sur un vrai sens du dialogue, non sur un autoritarisme et une foi dans l’efficacité des décrets, des diktats ou des faux-semblants.

Conclusion n° 3 : « Dans le meilleur des cas, Sarko ne pourra tenir aucune de ses promesses. Dans le pire, il mettra le feu à la maison. Je ne voterai jamais pour un pyromane, même s’il s’est fait une réputation (usurpée) de pompier… »

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Entre ces trois « courants » du « bayrouisme de droite », trois constats qui servent de liens. Là encore, je rends compte, en respectant l’anonymat de ces citoyens engagés qui n’ont pas envie de « jouer les exhibitionnistes politiques » (l’un d’eux a même refusé de répondre à un sondeur…) :

* Bayrou est le meilleur rempart contre l’extrémisme et l’idéologie suicidaires de Le PEN qui a gagné en influence à cause des échecs d’une bi-polarisation qui nous condamne à l’immobilisme puisque chaque « camp » de droite et de gauche   ne bénéficie pas plus, à lui seul,  de 20 à 25% de soutiens des citoyens. « Le Pen tire parti de l’appauvrissement, de la paupérisation, de la précarisation des classes dites moyennes que seul Bayrou prend en compte ».

* Bayrou est le seul qui ne promette pas la Lune, s’abstienne de faire des promesses impossibles à honorer. Il est celui qui part de la dette et de la situation réelle pour formuler des propositions concrètes et crédibles. Il est le seul aussi qui ne fait pas de démagogie sur « la France des riches et la France des pauvres », sur « la France qui se lève tôt et celle qui ne se lève pas », sur « la  France d’en bas et la France d’en haut », sur le « trop d’Etat ou le pas d’Etat »… Il a pleinement conscience de la nécessité de concilier compétitivité et solidarité, de la difficulté de préserver notre « modèle social ». Il lie « social-économie » et « démocratie sociale »

 * La crise morale française, jusqu’en 2002 naissait surtout d’un fait : les générations actives n’étaient plus sûres que leurs   enfants puissent  vivre dans de meilleures conditions quelles. Aujourd’hui, toutes les générations des plus jeunes aux plus  anciennes sont inquiètes aussi pour elles-mêmes. Pour le temps qui leur reste à vivre. De cela Bayrou, le paysan lettré des Pyrénées est « le seul à avoir pleinement conscience et à en tirer les conséquences »…. 

Daniel RIOT 

 

22/02/2007

Strasbourg : Regards croisés philosophiques sur le féminisme en 2007

Sylviane AGACINSKI et Geneviève FRAISSE à la librairie Kléber

Engagements… Consentement… Deux mots riches de sens  qui mettent en cause les rapports de soi à soi et de soi aux autres. Et qui soulèvent des séries de questions complexes et fondamentales. Politiques, éthiques, ontologiques. Philosophiques.

 

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>>>Dans  « Engagements » (Seuil), Sylviane AGACINSKI réunit une série de textes qui complètent et actualisent ses études philosophiques de « Politique des Sexes » et de « La Métaphysique des Sexes »

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>>> Dans « Sur le consentement » (Seuil), Geneviève FRAISSE décortique ce mot-clef en « questionnant les questions » qu’il soulèvent. Et les controverses qu’il suscite.

Des réflexions théoriques, conceptuelles ? Pas seulement. Des réflexions qui doivent avoir leurs traductions politiques concrètes sur une série de sujets effleurés plus qu’abordés dans l’actuelle campagne présidentielle.

Egalité des sexes, sexualités et sexualisation, « genres » et sexes, parité hommes/femmes, conditions « masculine » et « féminine », « égalité, différences, liberté,identité », marchandisation des corps et des organes, viols et violences,  homoparentalité, fécondation, filiation, transmission,biotechnologies et bioéthiques, raison et affects,  etc… Autant d’évolutions qui sont de vraies révolutions ! Pour quel avenir ? Pour quelles transmissions ?  « Le privé est politique »...

Cet après-midi, à la Salle Blanche de la Librairie Kléber, à Strasbourg, (à 17H30) j’aurai le plaisir d’être le très modeste animateur ou modérateur d’un  dialogue entre ces deux auteures.

Des regards croisés sur ce qu’est le féminisme en 2007 (« Le mot a vieilli, mais la chose est encore neuve », écrit Agacinski) et sur ce que peut être un  « Vivre ensemble » en une époque où le sexe omniprésent, exhibé, déifié ou diabolisé ne doit  faire oublier ni l’esprit, ni le cœur, ni le plaisir des sens.

« Dans consentir, remarque Fraisse, il y a sentir, moment charnel, matériel, corporel ». Et l’Amour  n’est-il pas le fruit d’un double « engagement » et d’un double « consentement » ?

Daniel RIOT  

 EXPO A LA SALLE BLANCHE: Quelques METAMORPHOSES DE Geneviève BOUTRY. Des corps et de la Lumière "au-delà du réel".Remarquable. A voir et à retrouver dans l'excellent ouvrage publié aux editions Les Petites vagues.("Métamorphoses")

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29/01/2007

Fragments de pensées: Le 1er février, c’est bientôt… Les fumeurs passés à tabac !

« Avec le tabac et l'alcool, l'administration est la plus grande blanchisseuse d' «argent sale» de notre époque ».

Philippe BOUVARD

« C'est à coup d'excitants (café, tabac) que j'ai écrit tous mes livres. Depuis qu'il m'est impossible d'en prendre, ma «production» est tombée à zéro. A quoi tient l'activité de l'esprit! »

CIORAN (Carnets 1957-1972)

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« Ceux que la fumée n'empêche pas de tousser et que la toux n'empêche pas de fumer ont droit à la reconnaissance de la régie française des tabacs»

Pierre DAC

« Il n'y a pas que le tabac qui soit nocif. La vieillesse aussi, c'est dangereux. Je connais des gens qui en sont morts »

Raymond DEVOS

« Le roi de Perse, Abbas Ier... faisait suffoquer à la fumée les impénitents preneurs de tabac, faisait brûler vif les marchands, couper le nez des priseurs et la bouche des pipeurs ».

Ned RIVAL  (Tabac miroir du temps -1981)

« Les campagnes anti-tabac sont de plus en plus virulentes . Il va falloir s'habituer à la statue de la Liberté, la main vide, sans le briquet. »

Patrick SEBATIEN (Carnet de notes -2001)

23/01/2007

Fragments de pensées

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* « Vivre, c’est apprendre à donner »

* « Que ceux qui ont faim aient du pain. Que ceux qui ont du pain aient faim de Justice et d’Amour »

* « Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre »

* « Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres »

*  « On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne. Donner, c’est recevoir »

L’Abbé PIERRE

11/01/2007

« Sarkopolice » ou la Grande illusion…

Les statistiques sur la délinquance ne sont pas plus crédibles sous Sarkozy que sous d’autres ministres de l’intérieur. C’est dans la « nature des choses », redirait De Gaulle… Ce qui est à la fois bête et scandaleux, c’est leur exploitation politique. En la matière, Sarkozy est expert. Trop sans doute. Les contre rapports publiés en cascade cette semaine (pas seulement par le PS) sont des effets boomerang logiques. Selon une formule à ne jamais oublier : « une vérité officielle n’est pas vraie, elle est officielle ». Il est bon qu’elle soit contestée, car elle est contestable.

La belle assurance et l’autosatisfaction de façade de Sarkozy seraient légitimes si elles se fondaient sur des données chiffrées incontestables. Sur des analyses aussi qualitatives que quantitatives.

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Les chiffres mentent ? Bien sur…Pour cause : trop d’inconnues, trop d’incertitudes, trop de données erronées, trop de mélange des genres… Quand on pense (par exemple) que, dans une nuit de voitures brûlées, les chiffres des pompiers sont souvent différents de ceux de la police, qu’un vol de portable ou d’un vélo compte autant que le vol d’une valise pleine de billets, qu’un œil au beurre noir compte autant qu’ ventre troué par un couteau, que selon un rapport inédit rendu public par le Nouvel Obs plus de 500 000 délits en tous genres sont « oubliés » tandis que des interpellations « faciles «  sont comptabilisées,  on comprend que dans ce domaine plus que dans tout autre on peut « faire dire n’importe quoi » aux chiffres. Et tricher non seulement dans leur interprétation mais aussi dans leur confection…

Qui plus est, bien des progrès constatés dans les chiffres « officiels » (vols de voitures et cambriolages par exemple) ne sont pas dus aux forces du « premier policier de France », mais à des évolutions visibles dans toute l’Europe : gardiennage privé, alarmes, vidéo-surveillance, réflexes de prudence plus vifs, actions des autorités locales  etc...).

Le pire, sans doute : la grande délinquance (en cols blancs, dans l’économie souterraine et dans l’économie criminelle) n’est évidemment pas comptabilisée…

Même les statistiques sur les taux d’  « élucidation » sont trompeuses : deux chercheurs viennent de démontrer que dans les chiffres de Sarkozy, il y aurait eu depuis 2002 plus d’affaires « élucidées » que de dossiers ouverts…  Beau bilan de la « culture du résultat » chantée par Sarko-le-mystificateur.

Cela ne veut évidemment pas dire que les bilans chiffrés ne doivent pas être faits. Il faut les affiner même, accroître leur fiabilité, perfectionner leur mode d’établissement.

Mais il ne faut surtout en jouer et s’en servir comme argument de vente électoral. Les effets de manche et de gueule « sécuritaires » n’assurent en rien la vraie sécurité. L’échec de Sarkozy c’est le décalage entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, entre ce qu’il prétend et ce qui est. Aux promesses non tenues s’ajoutent les bilans mensongers. Les dupés comptez-vous… Zéro de conduite pour le chantre de la « tolérance zéro ». Les discours démagogiques ne règlent rien, mais aggravent tout.

Mais le pire des échecs du ministre d’Etat si fier de son bilan faussé, c’est la carence des carences : l’absence d’une vraie réforme en profondeur d’un système qui pour l’heure ne correspond pas à des impératifs citoyens et à des nécessités vitales pour une sécurité authentique.

Qu’a-t-il fait malgré sept lois plus répressives que « sécuritaires » ? Des compléments, des ajustements, des amendements à ce qui a été par Chevènement et Vaillant… Dans certains domaines, celui de la police de proximité notamment, il a même engendré des régressions regrettables

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Qu’aurait-il du faire ? Une seule grande réforme qui assure un système policier démocratisé, modernisé avec des finalités prioritaires claires :

*luttes contre les violences contre les personnes, contre les trafics en tous genres, contre les délinquances urbaines

*renforcement des coopérations policières au niveau européen (domaine dans lequel Sarkozy n’a pris aucune initiative digne de ce nom)

*amélioration des outils statistiques (sur 2005, l’INSE a recensé trois fois plus de délits que les fonctionnaires du ministère de l’intérieur et l’Observatoire crée par Sarkozy est tributaire des chiffres des policiers)

*inscription d’une stratégie de police nationale dans une politique d’ensemble notamment dans les quartiers dits difficiles non raison de ceux qui y habitent mais des conditions dans les quelles on y vit sont inadmissibles

La sécurité n’est pas qu’un problème de police. Elle ne s’assure pas que par des mesures répressives parfois liberticides. Elle repose sur un carré d’or : « conditions de vie-éducation-prévention-répression » 

La sécurité exige aussi des réactions politiques réelles quand des « explosions » surviennent, quand des modes asociales se développent, quand des périls s’annoncent… Quelle réaction autre que verbale après les « émeutes » de l’automne 2005 ? Aucune...sauf quelques exhortations vides de sens. Quel suivi à la promesse de supprimer les « zones de non-droit » ? Aucune… sauf de la publicité pour Karcher. Quelles études et quelles mesures face au développement de la « violence gratuite » ? Aucune… sauf la remise à l’honneur du mot « voyou » à la mode dans les années 50-60. Comme l’expression « police réactive »

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Sarkozy a excellé dans un genre: le volontarisme, Cette « gymnastique en chambre », selon la formule de Jean-Louis Bourlanges, est bonne pour mobiliser les « troupes » et faire des plateaux sur le 20 heures de TF1. C’est payant dans les sondages. Mais il a manqué de ce qui est essentiel quand on tient les commandes d’une des responsabilités d’Etat les plus hautes : la volonté. C’est dramatique pour la France et les Français.

Si l’on  faisait un film sur Sarkozy à l’intérieur, ce pourrait être « Sarkopolice, ou la grande illusion ».

Daniel RIOT

09/01/2007

fragments de pensé

"Nous sommes dans un âge critique, c'est-à-dire un âge où coexistent nombre de choss incompatibles"

PAUL VALERY