20/10/2007
La Pologne aux urnes : Des enjeux européens
DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT- La Pologne se rend aux urnes demain pour tenter de sortir d’une crise politique qui dure depuis des mois et entretient un climat populiste bien malsain. La Diète, chambre basse du Parlement, qui sortira de ce scrutin, devrait être de droite. Mais quelle droite? Deux partis (qui recueillent 70% des intentions de vote) sont au coude à coude dans les sondages.
Les dernières prévisions donnent un léger avantage à la Plateforme civique (PO), parti d’opposition, avec 31% des intentions de vote. A quelques points suit le parti Droit et Justice (PiS) des frères Kaczynski, actuellement au pouvoir, avec 28%. La troisième formation est la coalition Gauche et démocrate (LiD), avec moins de 10% des intentions de vote… Out, la gauche. Mais elle peut se rendre indispensable…
Derrière ce combat entre les droites, des enjeux européens : les frères jumeaux sont plus qu’eurosceptiques (avec des alliés qui sont carrément anti-européens) et sont peu fidèles aux idéaux du Conseil de l’Europe (son rejet de la charte des droits fondamentaux de l’Union, le montre bien) alors que la Plateforme civique souhaite une accélération des réformes dans l’esprit de l’Union et souhaite même une adhésion à l’euro dans les plus brefs délais.
La Plate forme civique a conscience de ce que l’Union européenne a apporté au pays. Ne serait-ce que sur le plan économique : Croissance supérieure à 6 %, chute du chômage à 11,7 %, hausse réelle des salaires à 8 %, manne européenne, flot des investissements directs étrangers (français et allemands, surtout) … Le salaire moyen national, aujourd’hui à 2 858,83 zlotys bruts (774, 50 euros), était encore à 2 273 zlotys il y a trois ans, lors de l’adhésion de la Pologne à l’Union. La consommation a augmenté en 2006 de 5,2 %, contre 1,8 % en 2005. Les ventes au détail ont bondi à 16,9 %. Autre signe révélateur d’un mieux être : l’endettement des ménages a atteint 239 milliards de zlotys au mois d’août. Soit un boom de 3,4 % par rapport à juillet, et de 40,8 % en glissement annuel
Mais l’enrichissement creuse les inégalités. Inévitable, sans doute. Surtout dan l’agriculture : La manne européenne pour l’agriculture polonaise (1 milliard d’euros en 2002-2004, 6 en 2004-2006, 17 prévus pour 2007-2013) creuse le clivage entre agriculture traditionnelle et moderne, entre agriculteurs dynamiques et petits paysans.
Ils viennent de si loin, les Polonais…Et ils ont subi tant d’épreuves, y compris dans une « décommunisation » mal conduite, polluée par la corruption, marquée par l’irresponsabilité de la « fric-économie »… de gauche !
Ces difficultés et ces inégalités expliquent bien des choses et notamment le succès des « frères jumeaux » et des idées néo-conservatrices, traditionalistes, nationalistes.
Vieille (et banale) histoire du « passé qui ne passe pas » parce qu’il est mal digéré. Contre-coup de la terrible double épreuve qui a meurtri l’âme d’un peuple fier de son histoire et de sa culture : en « première ligne » sous le double joug des deux totalitarismes qui ont transformé l’Europe en cimetière, le fascisme et le stalinisme. Et résultat d’une psychothérapie nationale très mal réalisée.
17:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, union europenne, pologne, démocratie, droite
12/10/2007
La pétition de l'intersyndicale des journalistes

| Il n'y a pas de démocratie
|
Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :
❚ CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.❚ LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.
❚ QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.
❚ CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.
❚ PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de
défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.
Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :
❚ ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.
❚ CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.
❚ LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.
Soutenez nos revendications,
signez la pétition en ligne
23:35 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : presse, journalisme, democratie, lois, argent, politique, blogs
07/10/2007
Strasbourg; Vous avez dit "démocratie locale"?
Petite chronique strasbourgeoise à partir des dna
Vous avez dit « démocratie locale » ? J’ai souris en lisant les dna de cette semaine avec un mini-dossier sur un maxi-bilan : celui des « conseils de quartiers » de Strasbourg.
*D’un coté des « super citoyens super contents des super élus qui assistent le super tandem qui super-dirigent la super-ville de super-Strasbourg ».
*De l’autre, des « super-déçus »… Où est le clivage ? Les super-contents sont des… porte (bonnes) paroles. Les super déçus sont des gens réalistes, dont certains ont un tort :avoir suffisamment de mémoire pour se souvenir des engagement en matière de « démocratie de proximité » de la liste UDF-UMP-Société civile candidate, devenue UMP élue…
Cela vaut quelques citations.
>>>Dans l’article de Barbara Romero : « Attablés hier à l'heure du déjeuner autour de Fabienne Keller et Robert Grossmann, les seize porte-parole ont pu passer brièvement en revue leurs actions sur quatre ans. Parmi les projets réalisés en concertation : la fête de quartier de l'Orangerie, la plaque commémorative des bombardements de Neudorf, l'aménagement de la placette des Halles, les Ateliers-mémoire de la Meinau, les chantiers de la presqu'île André-Malraux etc.
Deux cents réunions de commission, 4 341 participants, un budget total de 378 506 € étalés entre 2004 et 2007 : pour l'élue en charge de la démocratie de proximité, Frédérique Loutrel, le bilan est très positif. « Entre les deux mandats, nous avons quasi doublé les moyens, votre activité a été très riche, et grâce à vous, les habitants des quartiers sont devenus des "super-citoyens". C'était une obligation légale, vous en avez fait une réussite locale ».
On se lève, et on applaudit. En imaginant que la gentille Frédérique ait pu dire autre chose : quel bel événement virtuel!
Précision : « Et tous les porte-parole d'affirmer leur apolitisme ». Ben voyons… « Seul regret général : la mise en veilleuse de leur activité, élections municipales obligent... » Allons donc…
>>> Dans l’article de Chantal GRANDGEORGES, sous le titre : « La démocratie participative, une illusion ? »
Premier témoignage : « André Plouzin a participé aux comités de quartier de l'ancienne municipalité et aux conseils de quartier de l'équipe municipale actuelle. Il a fini par démissionner en même temps que les autres membres du conseil de quartier du centre-ville. Et a perdu ses illusions sur la démocratie participative.
« Quels que soient les élus, ça ne marche pas. Quand on n'a pas le pouvoir, on est prêt à le partager. Quand on a le pouvoir, on ne veut plus le partager. Il n'y a pas de vaccin contre ça. C'est une déformation politique », déclare-t-il. Pourtant, raconte-t-il, il s'est battu pour la création des comités de quartier. « Si on dit quelque chose contre le projet de la municipalité, les élus estiment qu'on est contre eux. Il a fallu se battre, même du temps de Trautmann. Mais on a quand même obtenu les parkings-relais et les macarons résidentiels pour le stationnement payant au centre-ville. ».
Selon lui, tout dépend de l'adjoint de quartier. « Avec Robert Herrmann, ça se passait mieux qu'avec Marie-Hélène Gillig. Avec Catherine Seegmuller, on n'a pas eu de chance. Certains membres, pourtant de droite et choisis par la municipalité, étaient morts de trouille, notamment des commerçants qui avaient peurs de représailles ». Aujourd'hui, affirme-t-il, même le milieu associatif disparaît. « Il ne sert plus à rien, puisqu'il n'y a plus de grains à moudre. Il n'y a plus de contre-pouvoir possible ». Selon lui, les élus sont en train de « se griller ».
Allons, allons, Monsieur Plouzin : Il ne faut pas désespérer. Sous la gauche, c’était nouveau. Et cela n’avait rien d’évident. C’était avant les « obligations légales » de 2002. Alors, un peu d’indulgence (on va encore dire que je soutiens la gauche !). Sous le « tandem » de droite, c’était un peu différent. Comment organiser de bonnes concertations quand on n’a pas confiance en soi, étant évident que l’arrogance affichée est un signe de méfiance ?… La parano au pouvoir, c’est « vents vilains » sur la ville… Au fait, c’est quoi, cette « peur des représailles » ? Joli climat…
Deuxième témoignage : « Pierre-Philippe Bayart, membre du bureau du conseil du quartier gare, a aussi connu les comités de quartier de l'ancienne municipalité. Il reste persuadé que ça pourrait fonctionner, sous une autre forme. S'il a décroché du conseil de quartier depuis un an, c'est « parce qu'il n'y a plus aucune discussion possible. On est toujours mis devant le fait accompli. Les assemblées plénières sont préparées par le bureau, mais complètement détournées par l'adjointe de quartier qui désavoue l'ordre du jour qu'elle avait signé ». Depuis des mois, il ne se passe plus rien à cause des élections présidentielles, puis municipales. « Pourtant, on dit qu'on n'y fait pas de politique. Alors pourquoi ne pas continuer à exister. Dans certaines villes, les conseils de quartier ont pris beaucoup plus de distance ».
Il estime toutefois que le conseil de quartier devrait être repris. « Ça pourrait fonctionner comme instance de concertation et de communication. Mais pour cela, il faudrait un budget ». Du temps de l'ancienne municipalité, un comité de liaison des associations de quartier s'était formé avec le soutien de la Ville pour l'organisation de forums sur la démocratie participative. « Roland Ries voulait reformater les comités de quartier », se souvient-il »
Ce « reformatage » reste d’actualité, et pas seulement chez Roland Ries ! C’est curieux de voir l’incapacité de nos gouvernants actuels ne pas tenir compte de ce qui se fait de mieux dans les villes européennes les plus authentiquement démocratiques. Mais les esprits de nos gouvernants actuels sont aussi « européens » que la foire du même nom…
Et comment aurions-nous pu avoir une « démocratie locale » vivante, active quand au niveau du conseil municipal l’opposition est méprisée et quand la majorité n’est autorisée à parler que pour exprimer ses accords avec la ligne décidée.
Il n’y a en fait qu’une concertation réelle : celle entre Robert et Fabienne. Ah ! Si les murs pouvaient parler… Mais ils parlent, figurez-vous. Ils crient même, parfois. Mais Chut ! Tout va très bien Madame la marquise… Et puis, « attention aux représailles » !
REPERES : Excellente initiative des dna de reproduire les obligations légales en matière de « démocratie de proximité ». Elles sont vraiment peu contraignantes… « L'article 1 de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité stipule : « Dans les communes de 80 000 habitants et plus, le conseil municipal fixe le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune. Chacun d'eux est doté d'un conseil de quartier dont le conseil municipal fixe la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement. »« Les conseils de quartier peuvent être consultés par le maire et peuvent lui faire des propositions sur toute question concernant le quartier ou la ville. Le maire peut les associer à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville. » « Le conseil municipal peut affecter aux conseils de quartier un local et leur allouer chaque année des crédits pour leur fonctionnement. »
Autant dire que l’esprit compte plus que le texte. Les « super citoyens », comme dit Loutrel, méritent une super-démocratie de proximité. Qui reste à mettre sur rails… On en reparle pendant la campagne, j’imagine. Il suffirait d’élire quelqu’un qui soit capable de tenir, sur ce terrain, les engagements pris par le tandem avant son élection (qu'il n'imaginait pas) et pas respectés depuis…
13:55 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, démocratie, ump, ville, quartiers, municipales
11/09/2007
L’Europe face aux leçons des élections marocaines
La démocratie, c'est une structure, une société,une culture
EDITORIAL RELATIO par DANIEL RIOT : Les Européens se doivent de tirer quelques leçons de élections marocaines. Parce que la démocratie y trouve l’illustration de ses vertus et de ses limites, surtout quand elle reste relative. Parce que ce pays qui dispose de richesses potentielles fantastiques, qui connaît une diaspora dynamique et qui doit occuper une place-clef dans « l’EuroMed », dans l’espace euro méditerranéen ou dans la future Union méditerranéenne est, avec la Turquie, l’un des pays où se joue la réponse qui sera donnée à une question-clef : l’Islam est-il compatible avec la démocratie ? Une question qui conditionne une autre interrogation fondamentale : choc des civilisations ou dialogue des cultures ?
Le fait le plus important n’est pas dans la victoire dite « surprise » de l’Istiqlal : la surprise est celle d’observateurs qui ont la vue faussée soit par des connaissances bien superficielles de la situation du pays, soit par des fantasmes nés des « vertiges islamistes », soit par ce souci de la dramatisation devenu prédominant et polluant (avec ceux du spectaculaire et de l’insignifiant) dans la chaîne de l’information. L’échec de la « gauche » usée et discréditée par la corruption insuffisamment combattue était prévisible. Mais le « succès fou » des islamistes annoncé n’était en rien inscrit dans les étoiles. Le Maroc n’est ni l’Egypte, ni la Tunisie, ni l’Algérie : Le Roi est aussi un chef religieux. C’est une donnée qui compte même si ce fait et cette fonction sont contestés par bien des courants musulmans.

La vraie surprise est l’ampleur de l’abstention : 37% de participation. C’est un échec et un avertissement pour les démocrates (et pour le Roi et surtout pour une partie de sa Cour)
08:45 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, europe, maroc, actualite
02/09/2007
Vive la rentrée politique !
Quand SuperBob prépare l’ordre du jour du SuperConseil des ministres de SuperSarko en SuperStrasbourg… Quand le PS prépare une liste de réconciliation municipale…Quand les excentrés du centre peuvent priver le Modem d’une place centrale… Quand Chantal Cutajar résiste et permet de rallumer des espérances....

En fanfare, la rentrée politique strasbourgeoise! Même Super Bob Grossmann finit par se prendre pour ce qu’il fut jadis : le coach de Sarkozy. Sur son blog, il « conseille » un ordre du jour pour le Conseil des ministres « exceptionnel » annoncé pour vendredi prochain. Bien Robert, très bien… Et tout le monde se réjouit d’apprendre que « Strasbourg ne peut être le lieu d’un jour », qu’il faut « du sens à cet événement, il faut du contenu, il faut des actes forts. »
Très juste : « A quoi servirait un conseil des ministres à Strasbourg si la région et ses problèmes ne devaient y être évoqués » ? Pertinent : « Strasbourg, l’autre capitale, la ville du parlement européen, serait donc, en toute logique une sorte d’étape régulière des plus hautes autorités de l’état, à partir de ce conseil des ministres. Strasbourg, c’est la France sur le Rhin, c’est la France au cœur de l’Europe ». Bien dit… J’applaudis. Comme j’applaudis aussi à la « bibliothèque idéale » C’est le Grossmann que j’aime, celui-là. Mais oui. Sincèrement. Quand on aime les livres comme il les aime, on a forcément des qualités.
Il faut le lire entre les lignes, Robert…Et pas seulement à travers son art du 4X4. Au fait, est-ce à lui qu’est dédié le numéro de « Saison d’Alsace » sur ces véhicules de campagne trop utilisés en ville. Ah ! L’écologie urbaine, c’est une vraie conduite…Mais je m’égare. Je me gare, donc. Où je peux.

A propos de gare, on me dit que notre « Malraux de Pourtalès » insiste (lourdement) pour que la verrière de la gare TGV (de Strasbourg, pas de Baudrecourt ) soit inaugurée le jour de son anniversaire…Une rumeur entretenue par des mauvaises langues, sans doute.
Robert adore les inaugurations (et sa propre personne) mais de là à s’engager sur les voies d’un tel égocentrisme (tiens, il y a centriste, dans ce mot…). Non, je n’y crois pas.
Ce qu’il mériterait Robert, c’est une station de tram (celle du musée d’art moderne, par exemple) à son nom : il est tellement pour le tram de Fabienne après avoir été tellement contre celui de Catherine et de Roland que cela en devient attendrissant : « Strasbourg, capitale du tram », écrit-il sur son blog
J’aime bien son blog, à Robert. Pour ce qu’il y met, et pour ce qu’il n’y place point. Rien sur la mort du Messmer, par exemple. Pourtant, en bon gaulliste, l’ancien patron de l’UJP aurait pu avoir une pensée…Mais suis-je bête ?…C’est quand l’ancien maire de Sarrebourg était à Matignon que « Grand Robert » a du refermer le premier chapitre de sa carrière « ministérielle » engagée grâce à André Bord. Mais là encore je m’égare dans des histoires qui remontent à l’époque de la guerre froide et qui ne sont pas dignes de figurer dans l’Histoire. Rumeurs du passé…
Rumeur du présent : une plongée dans le « microcosme » parisien (où l’on raconte tout et sans doute n’importe quoi y compris des histoires de cœur pour un « Gala » ou un « Voici » local) me donne confirmation que le Palais (il n’y en a plus qu’un en France, celui de l’Elysée) cherche pour « l’ami Robert » une responsabilité nationale de très haut niveau (mais pas gouvernementale) dans le champ culturel. Ce serait bien. Et il le mériterait bien, Robert.
Au fait, qui a des nouvelles de Norbert ? Je parle d’Engel, bien sûr, l’ex-conseiller culturel de Catherine Traumann qui n’en revenait pas de travailler au cœur du « triangle d’or » (ou du carré, je ne sais plus) de la République et qui est l’un des politiques à avoir su qu’on pouvait tirer parti de la culture sans être cultivateur : l’inspection générale, c’est quelque chose ! Mieux que la préfecture « hors cadre »).
On me dit qu’il serait partant (si l’on peut dire pour un revenant) sur la liste de réconciliation (plus que d’union) qui se concocte au PS selon des nouvelles fraîches des DNA (je dis « fraîches », parce que l’article dit « a-t-on appris hier » à propos d’infos connues depuis… plusieurs semaines ou mois).
Comme dit l’un de mes amis qui vient de quitter le PS avec la tristesse des gens qui ont donné beaucoup à une cause mal servie : « On ne change pas une équipe qui perd ». Même en rajoutant LE député et sa femme. Enfin…Norbert, comme Robert, est un homme de qualités aussi. Puisqu’il aime les livres...
Qui plus est, n’a-t-on pas vu aux législatives des perdants gagner ? C’est « l’effet Sarko » que les Républicains américains nous envient (et que le « tandem » actuel de Strasbourg tente d’illustrer) : « Celui qui sait conquérir le pouvoir en faisant oublier qu’il l’avait bien mal exercé » dit un conseiller de Bush…
Bon. Assez plaisanté. Roland Ries, que j'apprécie comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici, sera tête de liste. Cela doit être annoncé officiellement très bientôt et c’est le mieux que le PS, en l’état pouvait faire. Et le « tandem » UMP, sauf surprise déjà annoncée dans le « microcosme parisien » dont je parlais se représentera, fier de son bilan visible.
Et le « centre », me direz-vous ? Obligation (acceptée de plein gré et de ma propre initiative) de réserve…
J’en reparlerai ici, bien sûr, quand le centre sera recentré sur le centre, donc sans les excentrés du Nouveau Centre ou les centrifugés de la droite masquée…Vous me suivez ? Non ? J’ai du mal à suivre aussi, rassurez-vous…
Quel « milieu », ce centre qui a du mal à devenir central ! Le PS a ses éléphants et ses jeunes lions. L’UMP a ses cocus du sarkozysme triomphant et ses jeunes loups sarkomaniaques. A l’udf ( à ce qu’il en reste), il est des « cadres » (prononcez câââdres) qui ne facilitent pas l’accrochage dans le paysage politique et la mise en relief du tableau (encore à l’état d’ébauche) du Modem. Encore les arts et la culture, décidément ! Mais avec des œuvres qui ne sont destinées ni à une « bibliothèque idéale » ni à un « musée imaginaire ».
Mais ne désespérons surtout pas. Attali a raison : « la croissance doit être libérée par la confiance ». Alors, en faisant un silence de deuil sur tout ce qui pourrait décourager les meilleures volontés, affichons notre confiance…en terminant cette chronique strasbourgeoise par une excellente nouvelle : Chantal Cutajar n’a pas été découragée par les entreprises de démolition dont elle est l’objet.
Oui. Elle aurait pu réagir différemment, celle qui est traitée « d’emmerdeuse » ou de « semeuse de merdre » (quelle classe !) par celles et ceux qui ont peur d’une vie politique plus propre et plus probe, plus digne et plus respectueuse des valeurs proclamées, plus nourrie de convictions que d’opportunisme. C’est fou comme des insultes peuvent devenir des éloges dans certaines bouches.

Elle aurait pu surtout renoncer à la politique si chronophage et si ingrate face aux campagnes insidieuses, diffamatoires et calomnieuses soigneusement orchestrées dont elle est l’objet, (y compris par des blogeurs courageusement anonymes) dans certains cercles. Mais elle a appris que la politique, c’est d’abord le dur apprentissage de la digestion des clous rouillés, des coups tordus et des peaux de bananes, semés, donnés et balancés de tous cotés, y compris dans les étranges familles des « faux amis »…
Que voulez-vous ? Elle est intelligente, plutôt agréable à regarder, intéressante à écouter, attentive aux problèmes des autres, soucieuse de l’intérêt général, imprégné du sens de la justice (donc allergique aux injustices), Croisée des droits de l'homme, courageuse, ambitieuse, et capable de se doter des moyens de ses légitimes ambitions… Voilà beaucoup de défauts en ce (bas) monde. Surtout pour quelqu’un qui apparaît, comme Bayrou ou Corinne Lepage, trop à droite pour la gauche maladroite et trop à gauche pour la droite très gauche. Dure, dure la vie d’une vraie Centriste du centre central !
Elle vient d’accueillir deux personnalités pour laquelle j’ai beaucoup d’estime dans son (mini)groupe municipal Udf-Modem : Pierre HENNINGER, le gestionnaire de qualité qui sait allier réalisme et idéalisme, loyauté et intelligence, et qui a Strasbourg chevillé au corps et au cœur, et Yveline MOEGLEN, qui sait que l’écologie est inséparable de l’économie et qui a beaucoup appris (elle aussi) depuis qu’elle est entrée (activement) en politique. Tant mieux.
D’après ce que je crois savoir, les bonnes nouvelles ne s’arrêteront pas là. Les « bonnes nouvelles », ici, sont celles, bien sûr, qui sont porteuses de vraies « ruptures », donc de ruptures qui entraînent des progrès et non des régressions…
Une confidence qui ne surprendra pas celles et ceux qui me suivent sur ce blog : j’ai adhéré à « Strasbourg je t’M », l’association crée par des jeunes démocrates (y compris septuagénaires) qui voient en Chantal Cutajar une vraie Chance pour Strasbourg et pour les Strasbourgeois
Il est sûr que Chantal qui sait ce que les mots « engagement » et « respect » veulent dire (et impliquent), a déjà un début de programme municipal tout trouvé : tenir les engagements pris pendant la dernière campagne par la liste de l’actuel « tandem » (où elle avait été appelée en troisième place pour ses compétences dans la « société civile ») en matière de démocratie locale, d’excellence dans la gouvernance, de rigueur dans une gestion non politicienne de la cité.
C’est fou ce que l’on peut bien apprendre en voyant faire de près ce qu’il ne faut surtout pas faire. Et en « rompant », courageusement, sans attendre que le mot « rupture » soit à la mode avec ceux qui la trompant ont trompé leurs électeurs… Là, je ne m’égare pas. Et je ne plaisante surtout pas.
Bonne rentrée politique, citoyennes et citoyens !
Daniel RIOT
19:00 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, cutajar, bau=yrou, municipales, démocratie
28/08/2007
Ces musulmans d'Europe qui disent non à l'islamisme
SELECTION (ET SUGGESTION) RELATIO SUR ARTE: UN THEMA A SUIVRE!
En Europe, l'immense majorité des musulmans est constituée de démocrates favorables à la laïcité. Comment expliquer qu'ils laissent l'intégrisme monopoliser, à leur détriment, le discours et l'image de l'islam ? ARTE leur donne la parole. Ce soir à partir de 20h45.
Qui sont les premières victimes des islamistes ? Les musul- mans. Et qui sont leurs adver- saires les plus déterminés ? Les mêmes bien sûr ! Observez bien : partout en Europe - en Angleterre, en Espagne, au Danemark -, des voix musul- manes s'élèvent pour condamner sans ambiguïté l'islamisme et le terrorisme. Partout - au Maroc, en Jordanie, au Yémen, en Algérie, au Pakistan -, des intellectuels et des journalistes courageux, qui risquent leur vie en affichant leurs convictions, ou même en faisant tout simplement leur travail, nous rappellent que les pires ennemis des musulmans, se sont tous ceux qui instrumentalisent l'islam pour en faire une arme de guerre contre le progrès et contre la liberté.
Nous ne les écoutons pas assez et surtout, nous ne leur donnons pas assez la parole. C'est donc à eux que cette "Thema" est consacrée. À eux surtout qu'elle est confiée. À tous ces musulmans qui disent non à l'islamisme et oui à la démocratie. Ce soir, les démocrates musulmans - et eux seuls - s'expriment. Pour nous dire leur manière de voir les choses. Leur façon de parler du prophète et des femmes, leurs certitudes sur la guerre qui leur a été déclarée par les fous d'Allah et leurs doutes face, parfois, à notre inconscience et notre passivité. Alors écoutons-les, regardons-les avant de juger. La télévision, ça sert d'abord à ça !

>> Interview : Comment vivent les musulmans en Europe ? Où en est-on de leur intégration ?
http://news.arte-tv.com/re?l=6m6zz2I2zys6tI1
>> Extraits vidéos : Découvrez dès maintenant la soirée thema en vidéo !
http://news.arte-tv.com/re?l=6m6zz2I2zys6tI2
www.arte.tv/islamisme
13:15 Publié dans RELIGIONS & CROYANCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, télévision, musulman, culture, religion, politique, démocratie
03/08/2007
France-Libye : Effets « boomerang » d’un coup de com’ trop réussi
Editorial RELATIO par Daniel RIOT
Raison d’Etat ? Tout le monde comprend, même si cela rime souvent avec déraison d’Etat… Bataille entre marchands d’armes pour tirer parti du marché libyen, il y a. La France qui fait une partie de son beurre avec des canons signe de « gros contrats » avec Kadhafi. On se pince le nez et on oublie la morale. Soit. EADS confirme des contrats négociés depuis longtemps, presque conclus en février 2004, et il n’y a plus d’embargo sur les ventes d’armes en Libye depuis 2004. Il n’y aurait donc que peu de choses à en dire…sauf sur le moment et les conditions de l’annonce.
« Affaires » d’Etat ? C’est déjà plus trouble et plus troublant… Le secret d’Etat devient cachotterie sale avec les lignes rouges de l’inadmissible franchies la plupart du temps. Certes, comme disait un ancien ministre travailliste, « Tous les pays et tous les régimes ont des cadavres dans leurs placards », mais il y a des degrés en tout, y compris dans l’horreur. Ou le cynisme et la manipulation.
Mensonges d’Etat ? On ne les compte pas. C’est d’ailleurs l’une des faiblesses des démocraties et l’une des raisons du discrédit de la politique. Les régimes totalitaires reposent sur des mensonges institutionnalisés. Les démocraties, elles, se fondent, en théorie, sur le principe de réalité, donc de vérité, de transparence, de franchise. Surtout quand les détenteurs du pouvoir ont mis à leur programme, une « République irréprochable »…
Que la polémique sur les contrats libyens s’amplifie est dans l’ordre du normal et de la logique. D’autant plus que l’opération « Sauvetage à Tripoli » a d’abord été une « opération » de communication, comme Sarkozy sait les construire et les mener. « Retour de bâton », dit le Monde. « Une opération de com’ qui a mal tourné », constate Libération. C'est plutôt un choc en retour d'un coup de com' trop réussi et trop fêté, avec ostentation et précipitation.
Une tempête de sable ? Des doutes et des soupçons bien compréhensibles. D’autant plus que les déclarations officielles faites par l’Elysée ou des ministres (Kouchner, Morin…) ne démontrent rien comme tout ce qui vise à trop... démontrer.
Crédibilité internationale recouvrée ou non, Kadhafi n'est pas un chef d’Etat « normal »… onne doit pas traiter avec lui avec avec un honnête homme. On ne doit surtout pas oublier que les soigants bulgares ont d'abord été victimes d'une "prise d'otages d'Etat". Qui est plus est, les concessions françaises n’engagent pas que la France, mais l’Union européenne et, au-delà, la « communauté internationale ». Et les propos du fils de Kadhafi au Monde, même inspirés par des considérations de politique intérieure libyenne, confirment surtout que l’Etat voyou utilise encore des méthodes de voyous.
Le PS réclame une mission d’enquête parlementaire. Il est dans son rôle, même si en matière de politique africaine il n’a guère de leçons à donner. Le problème c’est que dans la législation actuelle, ce type de commission n’a guère de pouvoirs d’investigation. Saura-t-on sur ce point s’inspirer de ce que peut faire la Congrès américain ? Il est plus que temps…Mais Sarkozy, sur des dossiers tels que celui de la Libye, le président en serait la première victime. En plein « état de grâce »…
Daniel RIOT
17:30 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, libye, sarkozy, arme, démocratie, diplomatie, infirmières bulgares
01/07/2007
Le créationnisme et la censure du Conseil de l'Europe: le débat continue.
23:26 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, science, créationnisme, democratie, europe, riot
28/06/2007
Du malaise dans la presse française...

"Les atteintes à l’indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps et n’épargnent aucune rédaction", a déclaré François Malye, président du Forum. Face à cette "accumulation insupportable, il faut faire modifier la loi" pour "mettre fin au flou à l’origine de tous les abus de pouvoirs", a-t-il plaidé.
Le Forum propose notamment que l’existence des sociétés de journalistes soit reconnue par la loi (une revendication qui date de ...1969 si mes souvenirs sont bons) et qu’un droit de veto soit instauré afin de donner aux rédactions le pouvoir de s’opposer à un directeur de la rédaction. Une charte déontologique est par ailleurs en cours de rédaction: il était plus que temps....
Mais ce n'est évidemment à Sarkozy de règler le grand problème de la presse française actuelle:l'autocensure et un formatage des esprits journalistiques bien étranger à la vocation d'un journaliste libre donc responsable...
Le Forum regroupe les SDJ de 27 rédactions: l'AFP, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, L'Humanité, Libération, Le Monde, Le Monde interactif, La Tribune, L'Alsace, La Libre Belgique, Midi libre, L'Express, Le Journal du Dimanche, Marianne, Le Nouvel Observateur, M6, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, RFO, L'Etudiant, Sciences et Avenir, Télérama, Télé 7 Jours et Courrier Cadres.
Ne pas oublier: La Liberté d'informer est la Liberté d'être informé....Elle ne concerne pas que les journalistes, mais tous les citoyens!
00:05 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : medias, presse, liberté, journalisme, démocratie, information
27/06/2007
A faire lire au président de l'Assemblée du Conseil de l'Europe...
Lucy et l'obscurantisme
Pascal Picq
La progression du créationnisme dans le monde... y compris en France !
| « Ce livre est né de ma prise de conscience des grandes interrogations de notre temps quant à notre origine. À partir de quelques exemples vécus et de données frappantes portant sur l’ampleur de la réaction créationniste dans le monde, mais aussi dans notre pays, qui se croit à tort protégé, on saisira mieux à quel point la rationalité et la pensée scientifique s’avèrent de moins en moins bien comprises et, pis encore, de plus en plus menacées. |
Biographie de l'auteur
Pascal Picq est maître de conférences à la chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France. Il est notamment l'auteur, chez Odile Jacob, de Au commencement était l'homme et a aussi publié Les Tigres et Les Grands Singes.
LES LIVRES DE PICQ SUR AMAZON >>>>
LE DEBAT SUR AGORAVOX (Plus de 220 commentaires à cette heure) >>>>
19:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, science, religion, intégrismes, politique, strasbourg, démocratie
Le créationnisme et la crédibilité du Conseil de l'Europe...
Mon article sur "Les créationnistes poussent le temple de la démocratie européenne à la censure" repris sur Agoravox.
"Une condamnation de l’enseignement du créationnisme comme discipline scientique est gommée de l’ordre du jour de l’Assemblée du Conseil de l’Europe. Une "évolution" préoccupante"... DEJA PLUSIEURS DIZAINES DE REACTIONS: PARTICIPEZ AU FORUM>>>>>>>
13:00 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, web, blogs, science, religion, censure, démocratie
24/06/2007
Réflexions sur la sociale-démocratie et la social-économie
DES ARTICLES A LIRE ( ET A FAIRE LIRE) SUR LE BLOG DES CONFERENCES DE STRASBOURG
*Une ITW de Pierre ROSENVALLON >>>>>>
*Une vraie sociale-démocratie moderne à la française passe par l'extrême-Centre>>>>>
*FAIRE DU MODEM UN PARTI D'UN TYPE NOUVEAU.UNE CHANCE A SAISIR>>>>>>
DEMOCRATIE et ART de GOUVERNER
* Lettre au Président SARKOZY, par Edgar PISANI >>>>>>>
*Paradoxes du néo-bonapartisme à la française, par Jacques PILET >>>>
RAPPEL: FAUT-IL TOLERER LE MINISTERE HORTEFEUX? >>>>>
ABONNEZ-VOUS A LA NEWSLETTER DES CCS, les Conférence de Citoyens de STRASBOURG
FAITES CONNAITRE CE NOUVEAU SITE DE REFERENCES ET DE REFLEXIONS. ECRIVEZ-NOUS: LES CONFERENCES DE CITOYENS SERONT CE QUE VOUS EN FEREZ....
04:27 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, modem, cutajar, bayrou
21/06/2007
Les aveux tardifs de Ségostar : La « femme fatale » perd ce qui lui restait de crédibilité
Ségolène Royal reconnaît avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait « pas crédibles »
L’AVEU. De mensonge. De manque de sincérité. De médiocrité. Comment accorder quelque crédibilité à quelqu’un qui, après avoir eu la prétention de gagner la confiance des Français pour accéder au pouvoir suprême de la République, reconnaît, une fois la défaite non admise mais venue, qu’elle avait soutenu des idées qu’elle ne partageait pas, pris des engagements dans lesquels elle ne croyait pas et qu’elle se sentait prisonnière des archaïsmes et des « retards » de son parti… ?
Scandaleuse, la « femme fatale » ! Fatale pour les idéaux qu'elle prétend incarner. Désirs brisés.Et avenir bouché...

Je n’ai jamais été tendre pour Ségolène. mais je n'ai pas été assez sévère, quoi qu'en disent mes amis socialistes.
Mon intuition était bonne : quelque chose, en elle, sonne faux. Même dans ses prestations les moins mauvaises. BHL aurait du le voir et l'entendre aussi...
Mon analyse était fondée : son « désir d’avenir » était plus un désir de pouvoir être que de pouvoir faire. Et la consistance, la cohérence et la pertinence de son "pacte" ne résistait guère à un examen attentif. Rocard, DSK et d'autres l'ont vu, mais bien peu ont eu le courage de la dire...
Transformée durant la campagne interne du PS en femme-objet marketing, en tête de « couv » glacée des magazines, en vedette des plateaux télé, bref en petite reine de la Star’Ac de la politique-spectacle, celle qui « s’autorisait tout » s’est permis de mentir à ses militants, à ses supporters et aux Français .

Smic à 1 500 euros, généralisation des 35 heures. Y en a-t-il d’autres ?... Selon Ségolène Royal, « ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste ». Elle a « dû les reprendre dans son pacte présidentiel », a-t-elle précisé, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info). La pauvre... Elle a du défendre des causes indéfendables! Les avocats le peuvent:pas les candidats à l'Elysée... Se trahir soi-même sur l'autel de ses propres ambitions, c'est le comble de l'arrivisme...
Parlant du smic à 1 500 euros brut en cinq ans, « qui est une idée phare de Laurent Fabius », Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée dans sa « profession de foi ». Ce qui ne l'a pas empêché de crier :"je m'engage à...", sous les applaudissements de la foule des militants enthousiastes. Cependant, a-t-elle ajouté comme pour s'autoexcuser, « certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires ». Ah! Oui. Et comment?
Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait « interpeller le PS ». « Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé. Sur ce point, elle a raison.

Mais qui a écoeuré Besson, qui a découragé Kouchner, qui a méprisé Bockel (comme tous ceux qui ont présidé en région ses comités de soutien)? C'est elle. Et c'est elle qui s’est voulue cheftaine de ce train en retard. Qui ne semble pas prêt de se remettre sur les rails d'une "vonté d'avenir".
Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait « remettre en cause un certain nombre de choses ». Selon elle, il faut « tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire ». Elle s'est dite « favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités » car « sinon, il y a un risque d'inertie » et de départ des militants.
Tout cela est vrai. Mais l’aveu d’un mensonge n’efface pas le mensonge, la tromperie, l’escroquerie intellectuelle et morale. La première ligne, c’est la clarté des engagements et la sincérité des discours. La priorité des priorités, c’est l’honnêteté intellectuelle de celles et de ceux qui prétendent guider le peuple et gouverner le pays.
Le PS vient d’aggraver son cas. Gravement. Vraiment très gauche et maladroit. Intrinsèquement. Pathétique, Royal. Pathétique, Hollande… Et leurs histoires de cœur n’ont rien à voir avec tout cela.

Les cocus, ce sont ceux qui ont fait confiance à une candidate qui renie ses propres engagements. Qu’aurait-elle bien pu faire une fois à l’Elysée ? Elle n’a pas implosé en vol, contrairement à ce que le simple bon sens auraut voulu, durant la campagne. C’est vraiment dommage.
Son tort n’est évidemment pas d’avoir, aujourd’hui, raison sur le fond. Mais d’avoir osé se présenter en agitant un drapeau qu’elle voulait ou aurait du piétiner, déchirer.
Désolé, Madame. Vous n’êtes guère crédible aujourd'hui (et votre parti non plus) pour critiquer Sarkozy. S’il est où il est, s’il peut jouer les « Bonaparte de l’Elysée » c’est d’abord grâce, ou à cause, de vous… Sarko avait raison:Vous avez été et vous restez sa "meilleure ennemie". Alors…Silence, Madame. On tourne. Votre page! Avec gravitude.
Daniel RIOT
13:25 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, PS, démocratie, présidentiielles
18/06/2007
LE TEMPS DES IDEES NOVATRICES
La Revolution Orange continue
L'analyse sur "Le MoDem de toutes nos forces" est repris sur AGORAVOX:
PARTICIPEZ AU FORUM >>>>>>>>>>>>>>
La publication de cet article sur d'autres sites et blogs m'a valu de très nombreuses réactions, plus positives que négatives. Je reprends ici celles qui ont été postées sur "20 minutes"
Bonjour,
je trouve cet article très intéressant et très juste. L'analyse fine sur le Modem est parfois très coplexe pour les médias.
J'aurai sans doute approfondi le phénomène suivant: Les militants qui ont rejoins le MoDem sont le plus souvent des personnes qui ne s'étaient jamais engagés. Les représentants aux élections sont des personnes peu connues provenant du Terroir ou plus largement du Pays régional où ils vivent..
Puis-je vous emprunter cet article pour le mettre sur le blog officiel du Modem de Tourcoing...
Merci
http://modemtourc.over-blog.fr
Ecrit par : Modem De Tourcoing | 17.06.2007
excellent, excellent, excellent.... votre pensée et son expression sont à faire circuler auprès de tous les "jeunes et nouveaux militants" car, bien digérée, votre analyse permet d'éviter de parler du MoDem en partisan du ni-ni... ce qui est un peu court et lasse vite.... Pour ma part j'y retrouve parfaitement ce qui m'a fait me mobiliser et que je serai bien en peine d'exprimer aussi clairement. Merci pour cela.
Ecrit par : 10craies | 17.06.2007
D'accord à 100 pour cent avec le commentaire précédent de 10craies et avec le commentaire qui va dans le même sens sur le blog du traitre,pire que Morin et Santini,:Jean Arthuis.......
Ecrit par : pegase53 | 17.06.2007
Très bon billet ! Vous parvenez à décrire et à mettre des mots sur des concepts nouveaux en France. Le MoDem devra colporter ses idées et les assumer à 200% s'il veut parvenir à faire autre chose que de l'occupation. Le Ni-Ni a permis de nous placer médiatiquement, maintenant, expliquons notre vision.
Nous sommes en train de créer un Think Tank (cercle de réflexion) sur un tout nouveau portail pour les sympathisants du MoDem ( www.demosweb.eu ). Nous souhaitons offrir un espace de réflexion pour approfondir les idées clefs du Mouvement Démocrate.
Un premier topic a été créé sur le forum Demosweb, je vais faire circuler votre lien qui intéressera fortement les sympathisants qui participent. Si vous souhaitez intervenir, voici le lien: http://bayrou-modem.exprimetoi.net/Le-Forum-Mode-d-emploi...
Bravo encore pour cet article !
Ciao ciao
Antonin
Ecrit par : Antonin | 17.06.2007
Merci pour votre brillantissime et revigorante analyse. Votre texte sonne comme un texte fondateur. Je sais maintenant pourquoi je suis fier d'etre un emmerdeur.
Ecrit par : frederic | 17.06.2007
Enfin, une des premières analyses pertinentes !!!
Merci :-)
Je suis engagée à fond dans cette REVOLUTION pacifique.
Candidate du Mouvement Démocrate en Moselle, j'ai entendu partout sur le terrain des gens me dire: "S'il ne se passe rien pour nous dans les 2 ans qui viennent, il y aura une révolte beaucoup plus violente que ce qui s'est passé en mai 68" Me l'ont dit des gens simples, qui ont des enfants au chômage ou qui multiplient les CDI précaires...
Certains journalistes commencent à comprendre, j'en veux pour preuve, cette analyse - très succinte et fausse sur certains points - de journalistes surmédiatisés et de "sondeurs" auxiliaires du pouvoir:
http://www.dailymotion.com/video/x28pqw_modem-c-dans-lair...
Votre analyse est de loin supérieure et pertinente, un grand coup de chapeau.
Ecrit par : Danièle | 17.06.2007
Votre article est tout simplement extra. Un bijou de lecture. Il incarne aussi une grande espérance pour des millions de Françaises et de Français, soifs d'émancipation, d'équité et de souveraineté.
Merci pour cet " oeil " Averti !
Ecrit par : madou | 18.06.2007
Merci pour cet article qui donne un grand baume au coeur pour continuer le combat pour notre nouveau mouvement.
Je suis persuadée que les nouveaux militants et adhérents ne se laisseront pas griser par les sirènes UMPistes et Nouveaux Centristes au sein de ce parti de droite.
Il ne fait aucun doute que si l'Assemblée n'est pas aussi bleue que les médias ou les sondeurs voulaient bien nous la prédire c'est bien parce que le Modem y a apporté son arbitrage, non ?
Bonne journée à tous et "Si nous pensons tous la même chose c'est que nous ne pensons plus rien" (F. Bayrou)
Ecrit par : AIRLANE | 18.06.2007
DANIEL RIOT, comment avez-vous fait pour reconnaître aussi bien notre pensée ? car c'est ainsi que nous nous reconnaîssons entre nous... seriez-vous MO DEM, par hasard ? bienvenue.
Ecrit par : aliciabx | 18.06.2007
Article à faire passer autant que possible, y compris dans les medias. Je m'y mets de suite :-)
Ecrit par : Marie | 18.06.2007
Merci à celles et à ceux qui ont été intéressés par cet article et, surtout, à celles et à ceux qui ont posté des commentaires aussi chaleureux. le MoDem répond à des attentes réelles, profondes, transgénérationnelles et ... transpolitiques. c'est le grand mérite de Bayrou d'avoir fait de bons diagnostics et de proposer de bons remèdes. Avec ténacité.Avec courage.En prenant tous les risques.En refusant toutes les facilités. c'est à NOUS, donc à celles et à ceux qui se reconnaissent dans ces aspirations à un ré enchantement de la politique. il est temps de nous rendre compte que nous ne sommes ni sous la Monarchie de Juillet ni sous le second Empire (tentations de la droite!), ni aux debuts de la révolution industrielle ou de Yalta (tentations de la gauche!) Il est temps surtout de guérir la France de ses complexes nés de l'Histoire: mauvaise conscience d'une tête royale coupée, d'une révolution transformée en Terreur, d'un "train fantôme Vichy-Moscou" chargé de nostalgies périlleuses et d'utopies désastreuses, d'élans européens à la fois sucités et... brisés, de réflexes antagonismes et d'aspirations contradictoires face aux Autres, à "l'étranger", et à ses droits de l'homme plus chantés que respectés. Le combat pour l'approfondissemnt de la démocratie exige une mobilisation qui ne se réduit pas à quelques périodes électorales... Bravo pour le forum du MoDem.Il faut le faire encore mieux connaître. Et l'alimenter en propositions concrètes. Mais c'est surtout dans la vie réelle, concrète quotidienne, de bouche à oreille, que le MoDem doit mieux se faire connaïtre. L'indépendance et la liberté sont plus simples à proclamer qu'à pratiquer ... Les deux exigent une honnêteté intelletuelle rare en politique...
Ecrit par : daniel | 18.06.2007
12:50 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, modem, bayrou
15/06/2007
Strasbourg: Une démocratie participative locale, nationale et européenne
Ouverture du Blog des "Conférences de Citoyens" de Chantal Cutajar
Le blog des "CONFERENCES DE CITOYENS" vient de s'ouvrir. >>>>>>>>>>>>>>&...
Ce site est encore en construction bien sûr. Mais deux notes de réflexions vous y attendent. N'hésitez pas à vous abonner à la Newsletter, à nous adresser des messages, à laisser des commentaires, à formuler des suggestions.
Ces "CONFERENCES" que j'animerai sont les votres. Dans l'esprit du MoDem, INDEPENDANCE, LIBERTE, RASSEMBLEMENT DES COMPETENCES ET DES VOLONTES PAR-DELA LES CLIVAGES POLITITICIENS. Un moyen parmi d'autres de partiper à la "REVOLUTION ORANGE" qui est en fait une révolution citoyenne "sereine et calme" mais déterminée visant à redonner aux citoyens des pouvoirs trop souvent confisqués, à mettre la justice sociale et l'écologie au coeur de l'économie, à redonner plus de sens au mot DEMOCRATIE.
Cette initiative est tout à fait dans le droit fil des motivations de mes engagements asociatifs et politiques: Mieux réfléchir, mieux débattre pour mieux agir pour ce qui est UTILE et JUSTE.
Ce Blog des CONFERENCES DES CITOYENS DE STRASBOURG est le votre
http://conferencecitoyens.blogspirit.com/
Une adresse à noter que vous mettrez vite dans vos favoris si vous ne vous contentez pas d'une Démocratie ELECTIVE mais si êtes dans l'exigence d'une Démocratie représentative authentique, donc par définition participative et délibérative.
Chantal CUTAJAR
20:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, france, europe, politqiue, web, blogs
30/05/2007
Changement de régime avec Nicolas Ier; Vers une Présidence à la russe
La « une » de Libération de ce jour me plaît bien… Parce qu’elle est un excellent reflet d’une situation dont on a bien tort de sourire ! "Sarko en campagne permanente"... Les précédents Giscard et Mitterrand servent d’alibi. Le quinquennat sert d’excuse .« Ce n’est pas un meeting de propagande de l’UMP », assure Devedjan, devant le décor géant du Havre : « Ensemble pour la majorité présidentielle ».
Et pendant ce temps là, le PS fait un festival unitaire chargé d’hypocrisies : « la gauche plurielle et devenue la gauche pour rien », ironise Noël Mamère alors que la pauvre Mme Voynet pratique l’ouverture à sa façon, en frappant à la porte de…Juppé.
Ce n’est pas grave : il paraît que les Français se moquent des critiques formulées contre « L’Elysée aux champs » (comme dit « C à-dire » sur la Cinq) et qu’ils ne sont pas du tout passionnés par les questions institutionnels.
Pourtant, nous sommes en train de changer de république, sans modifier la Constitution : »Je suis un gouvernement qui gouverne », dit et redit Nicolas Ier en jetant par-dessus les moulins l’article 20 de la Constitution et en appelant les électeurs à aller voter pour ratifier leur choix présidentiel, à le plébisciter (c’est le mot qui convient !) et non pour avoir des représentants du peuple à l’assemblée nationale.
Le « Président de tous les Français » ? Un Président en camapgne permanente pour les Législatives et, déjà, …pour 2012.
« Une présidence à l’américaine », osent dire de bons esprits qui se prétendent même politologues. C’est oublier (entre autres) le poids du Congrès et des Etats… Soyons un peu sérieux. La démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes dans un système présidentiel à la russe, plutôt. En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame de la République.
J'ai passé une partie de ma journée au Conseil de l'Europe: c'est bien de voir le regard des autres... La France un modèle de démocratie? "Donneurs de leçons, taisez-vous! " Pas fier le coq... Mais les gens sont méchants, c'est bien connu: des jaloux et des envieux...
Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité... républicaine. Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement sous les sunlights… Un roi confronté à un vrai parlement doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enregementés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite (auteur à la mode à Strasbourg en ce moment), que « la plus vile espèce d’ennemis ce sont les louangeurs » et que « le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout. Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maitrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.
Enfin, inutile de se prendre la tête, rien de tragique en vue pour l'instant...L'état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Motesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre en notre bonne et belle France: « on » s’en veut toujours d’avoir coupé une tête royale… L’une des vraies « exceptions » française vient de là.
Qui parlait récemment de « Tiers-Etat » ? Ah ! Oui… Bayrou. Prémonitoire ? Attendons la suite. "Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique ", constatait Tacite.
19:30 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, Ps, bayrou, histoire, démocratie
28/05/2007
Strasbourg: vers une semaine européenne de la democratie locale
Session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux (47 pays)
Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe tiendra sa session plénière du 30 mai au 1er juin 2007 à Strasbourg (France).La coopération en matière de démocratie locale au-delà des frontières européennes, notamment avec le Maroc, le Japon et le Mexique, figure à l’ordre du jour de la session du Congrès. Des délégations de ces trois pays interviendront devant la Chambre des pouvoirs locaux et la Chambre des régions du Congrès.
Une table ronde sur les « 50 ans de démocratie locale au Conseil de l’Europe » sera organisée le 30 mai 2007 et animée par Daniel RIOT afin de marquer l’anniversaire de la première session de la Conférence des pouvoirs locaux qui s’est tenue le 12 janvier 1957, sous la présidence de l’ancien Premier Ministre français Jacques Chaban-Delmas.
Le même jour, un débat est prévu sur la nouvelle Charte du Congrès, adoptée le 2 mai dernier par le Comité des Ministres, et qui prend en compte le rôle politique accru du Congrès.
La Secrétaire d’Etat espagnole à la coopération territoriale, Ana Isabel Leiva Diez, interviendra, le vendredi 1er juin, et présentera notamment le projet de conférence des Ministres européens des collectivités locales et régionales, organisée à Valence (Espagne) les 15 et 16 octobre prochains.
Cette intervention sera suivie par un débat sur le projet de ‘’Semaine européenne de la démocratie locale’’. A l’initiative du Congrès et du Comité européen sur la démocratie locale et régionale (CDLR), cette proposition pourrait être solennellement lancée lors de la Conférence de Valence.
Parmi les autres personnalités, figurent également, Martin Meyer, Ministre de l’Intérieur du Liechtenstein, Youri Loujkov, Maire de Moscou (Fédération de Russie), ainsi qu’Omar Bahraoui, Maire de Rabat (Maroc).
Egalement à l’ordre du jour de la session, figurent plusieurs débats sur les activités de suivi de la démocratie locale et régionale, l’observation des élections, la cohésion sociale et, en particulier, la continuité territoriale, ainsi que sur des questions de société aussi cruciale que le réchauffement climatique.
Les débats seront intégralement retransmis en direct sur internet et un dossier spécial couvrant toute l’actualité de la session sera disponible en ligne à l’adresse : www.coe.int/congress-session/fr
04:10 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, strasbourg, démocratie, conseil d'Europe
27/05/2007
Strasbourg: La démocratie locale européenne fête ses 50 ans..
Le Congrès célèbre 50 ans de démocratie locale en Europe avec une table-ronde que je me fais un plaisir et un honneur d'animer
Dans le cadre de la session plénière du Congrès, une table-ronde sera organisée le mercredi 30 mai 2007 au Palais de l’Europe, à Strasbourg afin de marquer le 50ème anniversaire de la démocratie locale en Europe. Je reproduis ici le Communiqué de presse du Congrès.

Le 12 janvier 1957, la Conférence européenne des pouvoirs locaux de l’Europe a entamé sa toute première session à Strasbourg sous la présidence du français Jacques Chaban-Delmas(notre photo). Au fil des ans, cette Conférence a évolué pour devenir en 1994 le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, avec pour principal objectif de renforcer et promouvoir la démocratie territoriale.
La table-ronde sera l’occasion d’aborder le chemin parcouru depuis 1957 et d’examiner les enjeux actuels de la démocratie locale et régionale dans les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, mais également au-delà des frontières européennes.
Parmi les participants à cette table-ronde, qui sera animée par le journaliste Daniel Riot, figurent Walter Schmied, Vice-Président de l’Assemblée Parlementaire, et Président de la Commission de l'environnement, de l'agriculture et des questions territoriales, Neris Germanas, Coordinateur thématique du Comité des Ministres sur la coopération locale et régionale (TC-LARC) et Ambassadeur de Lituanie auprès du Conseil de l’Europe, António Paiva, Président de la Commission des affaires constitutionnelles du Comité des Régions de l’Union européenne et Maire de Tomar (Portugal), Ivan Jacovcic, Vice-Président de l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE) et Président de la région Istria (Croatie), ainsi que Heinrich Hoffschulte, Vice-Président du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE).
La table-ronde sera retransmise en direct sur internet et un enregistrement vidéo sera disponible en ligne ultérieurement: www.coe.int/congress/fr
Deux briefing de presse seront organisés au Palais de l’Europe (salle 1) le mardi 29 mai de 15h45 à 16h30 et le mercredi 30 mai de 9h30 à 10h15.
05:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Strasbourg, europe, pouvoirs locaux, débats, démocratie
26/05/2007
De la nécessité de vrais débats…
La démocratie, c’est d’abord le DEBAT et le pluralisme ! Comment se fait-il que pour ces législatives, en Alsace, aussi peu de vrais débats, ouverts à toutes et à tous, ne soient pas plus et mieux organisés par les grands médias nationaux et régionaux ?
Je sais… « Trop de candidats par circonscriptions ! On ne peut pas organiser des débats avec 14 ou 19 intervenants ! A la radio et à la télé, cela ne passe pas. Et en public, c’est la Foire ! » Argument de paresseux résignés. Arguties exclusivement destinées à se donner bonne conscience à vil prix ! Comme les « explications » avancées pour justifier l’absence de débats contradictoires avant le premier tour des Présidentielles.
Evidemment que ce type de débats est difficile à organiser, à animer, à maîtriser. Surtout quand, logiquement, on doit répartir avec équité les temps de parole. J’en sais quelque chose : j’en ai animé plus d’un… en une époque où les nouvelles technologies n’offraient pas encore ces moyens fantastiques si mal utilisées, si mal mis au service des imaginations.
La paresse journalistique (avec ses enfants naturels, le conformisme et l’esprit routinier) arrange nombre de candidats…
Les sortants d’abord : même si leur mandat présente un bilan pauvre, ils bénéficient d’un degré de notoriété incontestable. Leur « avantage image » serait amoindri par une médiatisation plus grande des « nouveaux », des « petits », des « peu connus »
Les candidats des partis qui bénéficient d’une dynamique victorieuse sur le plan national tirent aussi parti de cette absence ou de cette insuffisance de débats. Leur étiquette compte plus que leur personnalité, et il est des personnalités qui ne gagneraient pas être pus connues. Leurs programmes se résument en deux phrases (un par camp) : « Je veux contribuer à ce que le président ait une majorité de gouvernement » et « Mon parti doit constituer un contre-pouvoir, une opposition au Président » Ces candidats « flacons » se vendent sur leur étiquette et leur emballage, non sur ce qu’ils portent en eux.
Quand ils sont à la fois « sortants » et « flacons », ils n’ont vraiment aucun intérêt à ce qu’émergent,face à eux, des personnalités nouvelles et riches de convictions, d’idées, de forces novatrices…Ils sont donc ravis de la paresse des médias qui ne font qu’un « service civique minimum »
Dans le cadre de ce qui se fait, la qualité des débats (c’est-à-dire le « plus » qu’ils apportent aux électeurs pour éclairer leur choix dépend beaucoup des animateurs, pardon des journalistes. En théorie, ceux-ci devraient jouer le plus possible un rôle d’accoucheur : que chacun des candidats dise ce qui lui semble le plus important. Or (audimat mal compris oblige) ils sont tentés de s’attarder sur ce qui leur semble, à eux, le plus intéressant en fonction des attentes présupposées des télespectateurs, des auditeurs et des lecteurs .Avec en l’espèce deux pièges : la mise en relief des querelles politiciennes et l’accent mis sur des « questions concrètes » qui pour la plupart ne sont pas de la compétence des Législateurs que sont les Députés…
D’où des confusions et des frustrations généralisées, chez les acteurs, chez les animateurs et chez les « consommateurs » de médias. Surtout quand trop de questions sont formulées avec des approximations sémantiques qui ne clarifient guère les pseudo-débats. Surtout quand l’équité des temps de parole n’est pas respectée (en dépit des consignes du CSA). Surtout quand, par exemple, seuls six candidats d’une circonscription sont présents sur un plateau de télévision et les huit autres cités (sans même une photographie à l’appui)
Je ne me veux ni critique ni donneur de leçons ici, mais je pense, comme beaucoup d’autres professionnels de la presse, que les journalistes se doivent de repenser les manières d’assumer mieux leurs rôles de « média » donc de médiateur, de pédagogue en démocratie, de moteur de ces dynamiques citoyennes sans lesquelles la démocratie pluraliste et représentative n’a pas la force qu’elle se doit d’avoir.
Cela ne vaut pas d’ailleurs que pendant les périodes électorales et que pour les débats. Une circonscription à la loupe en moins de deux minutes : c’est un clip, pas de l’info… Une information dite « institutionnelle » qui n’est faite, toute l’année durant, que selon une grille de lecture « faitdiversiaire », people ou anecdotique, c’est de l’anti-pédagogie citoyenne. Une disparition ou une raréfaction dans la presse écrite des « tribunes libres », des « opinions », des « face à face » au bénéfice de « radio- trottoirs » d’un autre âge, c’est une trahison de la vocation et de la vraie mission de la presse.
Heureusement, il y a Internet. Mais la « cyber-démocratie » ne concerne encore qu’une partie (appréciable certes) de la population… Et rares sont encore les grands médias régionaux qui savent vraiment l’utiliser. Poids des routines, encore !
16:35 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, media, presse, legislative, démocratie
Strasbourg : Les « Sarko attitudes » du « tandem »
Où commence et où finit, la censure ? Où commence et où finit la simple politesse, d’ailleurs ? Où commence et ou s’arrête l’intelligence, surtout ? Trois questions parmi d’autres autour d’une anecdote très villageoise à… portée européenne.
Il se trouve que j’anime régulièrement les « Entretiens du Conseil de l'Europe ». Une initiative intéressante : il s’agit de la reprise d’une idée mise en pratique, sur une échelle plus grande, alors que je travaillais aux DNA, une idée que la gauche strasbourgeoise au pouvoir (sous Catherine Trautmann et Roland Riess) avait négligée sottement.
Pour ceux qui ne savent pas : des rencontres régulières sont organisées sous forme de conversations, entre des personnalités qui travaillent pour le Conseil de l’Europe (experts, diplomates, responsables d’ONG ect…) et le public strasbourgeois. Un public qui serait plus nombreux si la communication de la Ville sur cet événement était plus musclée, d'ailleurs...
Je devais animer (gracieusemnt, comme à chaque fois) la prochaine rencontre, prévue le 30 mai sur un sujet qui me passionne et qui mérite effectivement réflexions et débats : « La diversité religieuse : une richesse et un défi pour l'Europe »
Que croyez-vous qu’il advint ? J'ai été (hier) récusé ! Comme licencié. Evacué. Balayé.Eliminé. Ah! le journalisme en temps de crise! Et la crise du journalime en temps de paix... Pas de panique: rien de tragique, juste un peu d'absurde. Et une rigolade: en journalisme depuis 1969, on ne m'a jamais fait un coup pareil... Ou alors je ne l'ai pas su.

Le débat se fera sans moi, ce qui n’a rien de grave ni pour moi ni pour le débat… Mais il se fera sans moi car la Ville a voulu « kärcheriser » ma présence pour des raisons politiques… C'est plus bête que méchant, mais c'est "signifiant" comme disent les fins lettrés.
Serait-ce parce que je suis intervenu, jeudi, sur le "Phénomène Bayrou" au Club de la presse de Strasbourg? Un confrère le pense, mais je me refuse à ce type de procès d'intentions. Il y a une coïncidence dans le temps: pas forcément un rapport de cause à effet...
En tous cas, je suis devenu, pour les Maîtres de la Ville, (qui reste aussi et d'abord la ville de tous ses citoyens) un horrible « centriste du Centre central », une "racaille" ou "un voyou" "centriste" (cela me change du temps où l'on me traitait de "gauchiste"!), presque un dangereux « terroriste du bayrouisme », un ignoble « agent MoDemiste », bref un type infréquentable, un ennemi public.
Un homme à « liquider », à « dessouder », comme dit Sarkozy dans son style naturellement fleuri en parlant de Bayrou.

Merci à celles et à ceux qui m'accordent une importance que je n'ai pas... C'est flatteur, en un sens.
Je suis d’autant plus « redoutable » pour le Tandem au pouvoir dans la Ville que je ne demande rien, je n’attends rien et je n’ai pas d’ambition politique personnelle.
Bizarre en effet…
Même quand j’anime des débats, j’accepte ou je refuse, mais je ne demande rien et je ne sollicite personne…
Etrange, en effet…
J’ai même renoncé à des projets éditoriaux européens (Relatio) pour ne pas être tributaire de l’arbitraire politique de subventions publiques trop distribuées selon le « fait du prince »(ou de la princesse) et non selon des critères d’intérêt général.
Un fou, vous dis-je….
Un fou de liberté et d'indépendance, oui !
La Ville m’a-t-elle téléphoné (ne serait-ce que par l’intermédiaire d’une secrétaire) pour me faire comprendre que dans le contexte actuel et vu mon engagement personnel au Modem et aux cotés de Chantal Cutajar, il serait « souhaitable » que je n’apparaisse point à la tribune (dans la salle des mariages de l'hotel de Ville, SVP) dans mon rôle journalistique d’animateur de débats et d’interviewer professionnel (et bénévole)? Non, bien sûr. Franchise, transparence et courage ne sont pas des vertus très répandues dans certains cercles...

Pourtant...Pascal Mangin (qui s’occupe, à la Ville, à la fois des affaires européennes et du quartier de la Meinau, ce qui exige une belle gymnastique!) est l'un de mes amis depuis longtemps. Depuis un temps où la politique était encore pour lui un idéal (ce l'est peut-être encore, mais cela se voit moins...)
Je connais bien Robert Grossmann, depuis des décennies. Et j’apprécie bien des facettes de sa personnalité, même si elles ne suffisent pas à en masquer d’autres moins appréciables.(Personne n’est parfait).
Fabienne Keller:"Les udf qui sont passés à l'UMP n'étaient pas de vrais udf"(Bayrou)J’ai des relations courtoises avec Mme Keller pour qui j’éprouve même parfois des sentiments de tendresse (mais oui!) ou cette compréhension sympathique que peuvent inspirer ceux dont les ambitions paraissent se situer au-dessus de leur seuil de Peter, mais qui font des efforts, beaucoup d'efforts.
"L'erreur de Casting" de Daniel Hoeffel (c'est lui qui le dit), son père en politique, gagne à être connue: j'en suis sûr.Et son sourire (un peu à la Ségolène, en plus timide et plus enfantin) trahit un grand trouble intérieur."Celles et ceux qui ont quitté l'UDF n'étaient pas de vrais udf", disait François Bayrou (dont elle se dit l'amie) voilà plusieurs mois déjà...Elle se présente toujours comme "centriste"malgrè la "droite décomplexée". Mais c'est son affaire.

Qui plus est (je précise cela pour expliquer le contexte de cette historiette), je ne manque aucune occasion de mettre en relief les initiatives européennes et culturelles de la Ville que je trouve bonnes (il y en a !).
Et je respecte profondément, en général et en particulier, celles et ceux qui sont investis de fonctions importantes et de responsabilités écrasantes par le suffrage universel."La démocratie est le plus mauvais des sytèmes à l'exception detous les autres",redirait Churchill.
Tout cette énumération devrait créer des liens de sympathie et de cordialité... Même si , par définition, elle implique des divergences, des dissensus et des confrontations d’opinions, la "politique" a la même racine que "politesse"…
Eh bien, non !
La Ville, ou plutôt ceux qui croient la dominer en voulant la diriger, est intervenue auprès de responsables du Conseil de l’Europe pour leur demander de me faire savoir qu’ « en dépit de toutes mes qualités incontestables, reconnues et appréciées », il serait bon que « quelqu’un d’autre, plus spécialisé dans les affaires religieuses », joue les médiateurs de ce débat.
Ben voyons.
« Passe moi le singe », comme on dit en bon management..."A d'autres les basses besognes!"
« Lâche et fier de l’être », comme on sait l'être souvent en « politichienneries »…(mot inspiré par le mépris qu'affichait à juste titre De Gaulle envers bien des"politichiens")
« Hypocrisie décomplexée », comme on dit en ces moments de victoire euphorique à l’UMP …même à Strasbourg où le score de Sarkozy a été si faible ("par réflexe anti-tandem", analyse un politologue local dont je respecte l'anonymat pour le protéger de toute représaille)
Il est vrai que la Ville, à quelque niveau que ce soit, aurait éprouvé bien des difficultés à me faire avaler de fausses bonnes raisons en guise de vraies mauvaises raisons pour expliquer leur souhait…Qui est une décision. Et une censure. Une censure d’autant plus stupide que je sais ne pas mélanger les genres et ne pas mettre de la politicaillerie en tout et pour tout.
C’est fou comme certains esprits projettent chez les autres leurs propres turpitudes. C’est ce qui faisait dire à Paul Valéry : « Nos jugements nous jugent ». Et c’est ce qui incitait Blaise Pascal à parler des « pensées de derrière »(ce qui en bien des circonstances est une expression plus juste qu’arrière-pensée).

Il est sûr, d’ailleurs, que le personnel du Conseil de l’Europe a un tact et un sens de la diplomatie que l’on ne rencontre guère dans les sphères « sarkozyennes » de Strasbourg. Il y a dans l'impolitesse du tandem l’application d’un principe de précaution. Les "Maîtres" confirment sur ce détail qu’ils savent faire faire aux autres ce qu’ils ont des difficultés à faire eux-mêmes pas... car ils savent que ce qu'ils ont décidé n'est pas très noble ou digne...
Ici,à Strasbourg, où certains voudraient que l’esprit des Hauts-de-Seine souffle sur les bords du Rhin, on sait ce qu’est « la méthode Sarkozy », la « Sarko-attitude » (le brio, le talent, et l’intelligence en moins), « l’efficacité Sarko »(le vrai succès en moins)…Du « sarkozysme » aux petits pieds, si l’on peut dire. Du « sarkozysme de village ». Du « sarkozysme de bazar ».

On sait, ici, dans cette capitale européenne de la démocratie, ce qu’est (ou n'est pas) le respect de l’opposition ou de celles et ceux qui en n’étant pas à fond POUR vous sont forcément CONTRE vous.
« Nous sommes tout de même encore en démocratie ! », est obligée de revendiquer une candidate aux Législatives qui aurait dû avoir l’investiture UMP si l’esprit de famille n’était pas aussi fort chez ce « tandem » qui pédale dans l’autosatisfaction…Et déteste celles et ceux qui ont un caractère bien trempé et non lessivé.
La crédibilité des "collaborateurs", des "alliés", des "gens" pour le « tandem », c’est d’abord la servilité : Pascal Jurdant-Pfeiffer, candidate UDF-MoDem dans la deuxième circonscription , en sait quelque chose.

Elle avait osé critiquer Sarkozy avant le premier tour des Présidentielles, cette UDF de coeur qui refuse de jouer, par raison, les sous-marins de l'UMP locale, comme tant d'autres "centreux" qui osent encore utiliser le sigle udf pour combattre les candidats udf-MoDem .A propos les taupes ralliées, il existe un sigle pour vous (provisoire, il est vrai): le PSLE! Usez-le. Pardon pour cette parenthèse et pour celle qui suivront. La liberté d'expression existe encore sur internet...
Robert Grossmann (qui a lancé le petit Nicolas dans la Cour des grands où lui-même n’a jamais été admis), a pris l’attaque de Jurdant-Pfeiffer pour lui (joli phénomène d’indentification !).Et il a aussitôt, sans prévenir l'intressée, bien sûr, transformé son blog personnel en espace de lapidation publique. Grossmann en évêque Cochon, comme si Pascale Jurdant -Pfeiffer était "Jeanne l'impure"... Encore un peu, et tout allait chauffer rue Brûlée...

Une ingrate, en effet, cette "ambitieuse" qui "ne serait rien" sans le Tandem. Une Traitresse. Pourtant, il suffit de l'écouter dans ses réunions électorales pour voir à quel point Pascale ménage le"tandem" quand elle doit faire face à des remarques critiques...
Elle a même expliqué, aie-je lu je ne sais plus, que Fabienne Keller élue en tant qu' UDf était passée à l'UMP pour "défendre le TGV". C'est là de la Très Grande Virtuosité!
Pauvre Pascale ! Elle n’a sans doute pas compris que travailler avec le « tandem », c’est se mettre aux ordres ou se faire insulter ! Le pluralisme? C'est celui d'un régiment qui marche au pas ou un mot qu'on affiche pour se donner bonne conscience et tromper les naïfs. Là encore, le livre de La Boetie sur la "servitude volontaire" a valeur de Code de la route en politique politichienne...
On sait aussi,ici, à « Neuilly-am-Rhein » , comme dit un humoriste qui n’a pas intérêt à se montrer à visage découvert du coté de la CUS, ce que sont le clientélisme, la tolérance sélective, l’art et la manière d’exercer des pressions en tous genres à tout propos et à tout niveau, les mille et une façons de jouer de la carotte et du bâton avec une technique du chantage érigé en mode de « gouvernance ».Mais Kléber en a vu d'autres...

Tout cela, en fait, mérite des développements plus longs et plus précis sur lesquels sans doute je reviendrai . Sans courir le risque d'un procès en diffamation.
Mais si je ne fais pas de la politique plus activement, c’est parce que je préfère me battre pour quelque chose que contre quelqu’un…J'arrête pour aujourd'hui.
J’en reviens donc à ma petite histoire que j’aurais tue si elle n’était pas révélatrice d’un état d’esprit et de pratiques exactement à l’opposé de ce préconise le MoDem.
Précision n°1 : Il est clair que je n’en veux en rien au Conseil de l’Europe. C’est d’ailleurs pour ne pas mettre ses agents dans l’embarras que je me suis retiré du débat programmé, en dépit de l’intérêt que je porte à ce sujet (que j’abordais dans un livre co-écrit avec Driss Ajbali « Ben Laden n’est pas dans l’ascenseur »).
Le Conseil de l’Europe défend la liberté de la presse, d’informer, d’être informé. Il défend les droits de l’homme, la démocratie, la tolérance, donc les libertés, le pluralisme, le respect… Mais il est institutionnellement condamné à collaborer avec des forces qui ne donnent pas tout à fait à ces valeurs le sens qu’on serait en droit d’en attendre. Le monde est ce qu'il est. Il faut toujours partir des réalités pour tenter de les changer...

Non seulement je soutiens les combats du Conseil de l'Europe, mais j’inscris tous mes engagements d'éditorialiste et de citoyen sous sa bannière depuis bien longtemps. Je ne tiens surtout pas à mettre ses agents dans l’embarras pour une péripétie…
Précision n°2 : Je n’en veux pas même au « Tandem » et à ses serviteurs zélés. Leur attitude n’est en rien vexatoire pour moi. Et elle n’est vexante que pour eux.
« Pourquoi tant de haine ? » redirait le « vrai » Sarkozy…
Je sais que mon indépendance d’esprit et l’honnêteté intellectuelle qui la sous-entend gênent le « Tandem » : Robert Grossmann me l’a dit, avec plus ou moins d’élégance, à plusieurs reprises.
Je sais que le même « Tandem » est surtout très gêné (dieu sait sans doute pourquoi) que je puisse depuis des années soutenir intellectuellement, amicalement et politiquement, Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, que le tandem tente de "démolir" et traite par le mépris depuis des années.Bel esprit de résistance, Chantal!
Pour cause : celle qui leur a servi de caution intellectuelle pendant la campagne des municipales a osé défier l’ « autorité » de la « Reine » et du « Roi » de la République de Strasbourg en marquant ses désaccords de forme et de fond avec les méthodes de gouvernement du couple royal, nombre de décisions mal préparées et surtout peut-être de l’ état d’esprit qui régnait (et règne toujours) à la Cour…

Chantal Cutajar: Des qualités d'intelligence et de caractère qui font trop de lumière pour celles et ceux qui détestent qu'on leur fasse de l'ombre...
Ils l’ont virée, Chantal. En réussissant l’exploit (sarkozyen) de faire croire que c’est elle qui était entrée en « dissidence ». C’est cela d’abord une communication réussie : une bataille rhétorique gagnée avec des mots trahis…et une mauvaise foi masquée.
"Comment un homme comme toi peut-il supporter une femme telle que Cutajar?" m'a demandé un jour, en privé, mais sérieusement Robert Grossmann. Mais parce qu'elle est intelligente, courageuse, forte de vraies convictions, habitée par un vrai sens du service public et de l'intérêt général, nourrie non d'une ambition de pouvoir paraître mais de pouvoir faire, inspirée par des valeurs authentiquement humanistes.
Des qualités dangereuses en effet pour celles et ceux qui ont de l'action politique une conception plus carriériste qu'éthique, plus clanique que républicaine, plus partisane que démocratique.

"Le tandem a fait une sacrée connerie en se fachant avec Chantal Cutajar. Je leur ai dit d'ailleurs", m'a dit un de mes anciens prof de Droit toujours en politique par "sens du devoir". C'est toujours une "connerie" de sous-estimer la force de convictions d'hommes et de femmes de qualité.
Mais dans puis contre (ou plutôt en dehors de) la sphère du Tandem, Chantal Cutajar, néophyte en politique, a beaucoup appris. Appris à subir des attaques injustes, des rumeurs indignes, des manoeuvres basses. Appris à éviter les peaux de bananes et à avaler des clous rouilles. Appris,surtout, à voir ce qu'il ne faut pas faire quand on veut avoir une action politique conforme à ses propres idéaux, fusse-t-elle électoralement risquée.
Le « tandem » strasbourgeois, a , entre autres défauts, l’énorme faiblesse de transformer tout désaccord de quelqu’un en « affaire personnelle ». Toute critique en remise en cause. Et en « trahison ». Et les amis de leurs "ennemis" (ou vus comme tels, plutôt) sont leurs "ennemis."
C’est, paraît-il, un réflexe normal chez des individus mal à l’aise dans leurs fonctions (donc forcément paranos) qui rêvent d’être aimés… même quand ils ne se montrent guère aimables, sauf par intérêt.
Mais peut-être, un jour, organisera-t-on des "Entretiens" sur un thème qu'il devient urgent d'aborder: : « La diversité politique : une richesse et un défi pour Strasbourg».
Celui-là, je ne l’animerai pas : j’y participerai…
Daniel RIOT
00:20 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, presse, politique, ump, sarkozy, démocratie, europe














