24/09/2008

Sur relatio-europe:Des mots et ... des réalités

Sarkozy à New-york face à la crise : Des mots qui ne guérissent pas les maux PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT
>>> Les handicaps du Président français
>>>Attention à la tentation des mauvaises réponses
>>> L'union doit renouer avec « l'esprit CECA »

« Vérité » et « sanctions ». Bien... « Un sommet exceptionnel du G8 »...Bien. « Pour un capitalisme maîtrisé ». Bien... Que Sarkozy n'ait pas de recettes miracles à proposer face à la crise financière internationale n'a rien d'anormal. Personne n'en a. Qu'il se garde de réagir d'une façon précipitée mais prenne le temps d'enquêter, de consulter, de réfléchir, c'est tout à son honneur. Mais ce ne sont pas les mots prononcés à la tribune de l'Onu et devant la Fondation Elie Wiesel qui vont dégager des horizons d'espérance. Les « responsables du désastre » sont aussi en Europe (y compris en France) où « l'économie casino » est encouragée par bien des majorités gouvernementales. Où l'on confond concurrence et compétition, de bureaucratisation et désétatisation. Où (de Gaulle, réveilles-toi !) la politique se fait de plus en plus à la Corbeille.
La géofinance est devenue partie intégrante (et pesante) de la géopolitique. Il est logique que la crise financière, cause et reflet, d'une globalisation règlementée par la loi de la jungle, orchestrée par l'idéologie des néo-conservateurs qui sont au libéralisme ce que les staliniens ont été au communisme et ce que sont les islamistes à l'islam.
Le monde de la finance aussi compte ses terroristes intégristes. Avec des bombes à retardement qui font des dégâts sociaux considérables, des méthodes de voyous en cols blancs qui sèment la terreur chez les petits travailleurs et les petits porteurs et qui vouent à leur Dieu, l'Argent, un culte déicide. Mammon triomphe en cette ère où le problème n'est plus celui posé par les « marchands du Temple » mais par le marché érigé en Temple. Quand leurs cloches sonnent, elles ne font pas ding-dong, mais... bling-bling... Par nature, les bulles sont  vouées à exploser...
 
Parlement européen: La session d'octobre se tiendra à Strasbourg PDF Imprimer Email
 

Pas de surprise.Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen chargé du dossier, avait estimé la semaine dernière que les eurodéputés pouvaient désormais retourner à Strasbourg.C'est officiellement confirmé: Les eurodéputés siègeront de nouveau en octobre (du 20 au 23) à Strasbourg, après deux sessions exceptionnellement organisées à Bruxelles à la suite de l'effondrement d'une partie du  faux-plafond de l'hémicycle alsacien.
 
Grenelle piétiné... PDF Imprimer Email
 
"CHANGER ou DISPARAÎTRE!": On n'entre pas dans l'avenir avec des horloges arrêtées dans les années 60-70...

Tout d'abord la sémantique du bâton a gagné, celle qui permet de présenter le changement de paradigme du développement soutenable comme une punition et non comme une solution. Bercy ,en créant le vocable de taxe pique nique qui n' évidemment jamais existé et Bernard Accoyer en lançant l'expression du » concours Lépine des taxes » ont cherché à anéantir tout l'effort pédagogique du grenelle , qu'il haïssent - et c'est un élément du problème-Le mieux vivre en dépensant moins grâce à une réduction des dépenses énergétiques, de santé ou de transport que permet un développement durable a laissé la place à une forme de dictature fiscale que représenterait le signal prix, Madame Parisot allant jusqu'à qualifier la réforme de quasi-soviétique.

En second lieu, l'UMP, canal bloqué, refuse a priori la démarche Grenelle et par voie de conséquence tout ce qui s'y rattache. La présentation devant le Parlement de la démarche avait donné lieu à des échanges surréalistes de parlementaires dont l'horloge du temps s'est arrêtée en 1960, voire 1970.Nous avons aimé le vote de la loi OGM. Nous allons adorer la loi grenelle précisément parce qu'elle est ressentie par ces parlementaires comme une dépossession du droit de la classe politique de tout décider et que l'expression de la société civile au XXiéme siècle est a priori exclue. Le temps est loin du discours de Nicolas Sarkozy proposant en octobre que les grandes orientations locales puissent être décidées par le groupe des 5 incluant les ONG. Nous sommes en face d'un esprit réactionnaire et revanchard sur ce qui pouvait apparaître comme des conquêtes de la société.

 

29/03/2008

Le global se joue dans le local: L'importance des territoires

STRASBOURG: L'esprit du "Grenelle de l'environnement"

ECLAIRAGE RELATIO: Le Congrès de France Nature Environnement privilégie l'action dans les territoires. Et affirme sa vigilance face aux applications des bonnes intentions du "Grenelle". Trois ministres se veulent rassurants.

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 (Barnier, Hulot et Ries)

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12/03/2008

Yann Wehrling ou avoir raison ne suffit pas...

4390584cff9eec8830efee856fd66666.jpgJe reprends ici, parce que je pense qu'elle vaut diffusion et réflexions, la lettre ouverte à Roland Ries publiée sur son site par Yann Wehrling. Yann a raison. mais en politique, avoir raison ne suffit pas. Sinon tout irait beauocup mieux. Bon courage, Yann.

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23/01/2008

Sur RELATIO, l’Europe de Strasbourg

Homoparentalité : les juges de Strasbourg et un couffin

 

10ac8f7c27280039b6a238b34468dc32.jpgLa marque juridique d’une vraie Révolution sociologique

La condamnation de la France par la Cour européenne de Strasbourg va devenir une référence…dans les 47 pays du Conseil de l’Europe. Il n’est pas ri étonnant qu’elle suscite commentaires et polémiques : droit et morale, évolution des mœurs et traditions, droits de l’homme et lois sociétales… C’est le cœur même du concept de famille, donc la base de nos sociétés,  qui est ainsi touché.

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Economie et écologie : Un grand test pour l’Europe

 

La Commission de Bruxelles présente aujourd’hui sa « stratégie pour le climat » :D’ âpres négociations à mener dans des délais très courts, avec des chocs d’intérêts chargés d’enjeux majeurs

 

L’Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO

293443ee8c736d8607d200da73c891e2.jpgUn grand test : celui des capacités de l’Union européenne de concilier les intérêts économiques et les impératifs écologiques. Autrement dit, la place que l’éco-économie, comme dit Corinne Lepage, doit prendre dans le modèle de développement durable européen. Les tractations ont déjà eté longues et difficiles, avec pressions contradictoires de lobbies antagonistes. La stratégie que la Commission doit présenter aujourd’hui  a suscité des polémiques avant même sa présentation. Et elle va déboucher sur des négociations qui s’annoncent longues, âpres et à la fois très  techniques et politiques entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen.

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24/12/2007

MoDem-Strasbourg : Des clarifications essentielles


La « dynamique Cutajar » : Rassembler dans la cohérence.

 

Pourquoi parler, comme quelques journaux l’ont fait,  de « crise grave » au sein du moDem à Strasbourg après le vote de l’investiture de Chantal Cutajar ? Tout va pour le mieux, au contraire, et Bayrou au bout du compte et quels que soient les développements futurs peut gagner son pari de la clarification et de la « remise en ordre ». Une dynamique est en route. Cap  sur les élections avec  un seul  souci: "un renouveau pour Strasbourg"

La clarification s’est faite sur deux questions essentielles :

1) Celle de l’affirmation d’une liste authentiquement autonome. Donc libre et indépendante et de la droite et de la gauche. C’était dans logique de la stratégie nationale de Bayrou pour les municipales. D’autant plus (il ne faudrait pas l’oublier) que Strasbourg est une ville dirigée par une tête Udf et une tête UMP qui sont devenues…deux têtes UMP !

C’était décidé et inscrit dans l’accord conclu le 11 décembre à Paris dans le bureau de François Bayrou entre les trois candidats qui étaient encore en lice pour l’obtention de la « tête de liste ».

Ce fut ratifié par un vote  militant massif, à mains levées, orchestré par François Bayrou le 19 décembre après deux longues interventions d’élus de l’actuelle équipe municipale.

Un rappel : cette liste « autonome » ne se serait sans doute pas imposée telle une évidence sans le travail de terrain accompli par Chantal Cutajar depuis les présidentielles. C’est elle et non les « instances » udf qui a joué un rôle déterminant que Bayrou, à mon humble avis, aurait pu reconnaître avec une reconnaissance plus affichée…

2) Celle du choix de la tête de liste.Les urnes ont parlé : c’est Chantal Cutajar qui mène cette liste en respectant la lettre et l’esprit de l’accord signé par l’élue, par ses deux rivaux (Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova) et par François Bayrou.

 

« LE DIABLE DANS DES DETAILS »

 

Au niveau du fonctionnement démocratique interne du mouvement …démocrate, on peut comprendre que deux séries d’objections puissent être soulevées. Comme dit un proverbe alsacien, « le diable se cache dans les détails »….

>> Les partisans d’une liste d’union avec l’UMP auraient voulu être plus entendus : selon eux, le choix d’une liste autonome ou non aurait du être ratifié ou non après  une campagne interne plus structurée.

>> Les supporters de Chantal Cutajar ont raison de mettre en relief quatre anomalies :

= Jean-Claude Petitdemange a été propulsé « candidat » sans avoir fait acte de candidature. Cela a brouillé les cartes. D’autant plus que ni les conditions ni les délais de candidatures n’ont été respectées.  

= L’accord à trois signé avec Bayrou est devenu unilatéralement un accord à … deux, ce qui a faussé le scrutin en défavorisant celle qui l’a scrupuleusement respecté et qui est apparue seule contre deux. Mme Hug-Kalinkova s’est désistée en faveur de M.Petitdemange, soit. Mais le « binôme » ainsi constitué n’est « indissociable » que dans leur esprit et par leur volonté autoproclamée. Les militants se sont prononcés pour ou contre un seul nom, pas sur un ticket, sur un tandem, sur un duo.   

= Les militants udf favorables à une union dès le premier tour avec l’UMP ont pu voter en dépit de leur engagement signé de soutenir la liste « autonome » qui serait dirigée par la gagnante ou le gagnant du scrutin. Cela aussi a faussé les résultats, puisque leur vote a été plus tactique que préférentiel.

Une analyse du scrutin à partir d’une étude de la liste des votants (directs et par procurations) ne laisse planer aucun doute à ce sujet. La majorité des suffrages recueillis par M.Petitdemange est le fait de militants favorables à une entente avec le « tandem ». Ce qui montre d’ailleurs, ce dit en passant, que morale et politique sont à réconcilier à partir de la …base et pas seulement au sommet.

Je connais en revanche des militants favorables à Chantal Cutajar qui n’ont pas voté parce qu’ils ne voulaient pas engager leur signature sur un résultat inconnu. Cela est un témoignage non une opinion.   

= Les interventions de structures fédérales de l’udf sans aucune légitimité dans l’organisation et la préparation de la soirée électorale du 19 décembre ont, elles aussi, faussé le scrutin : des non Strasbourgeois engagés dans des alliances avec l’UMP en d’autres lieux  se sont montrés partiaux dans des prises de positions publiques. C’est tout de même curieux de voir le maire de Pfaffenhofen (pour ne citer que lui) jouer les tuteurs de M.Petitdemange et s’ingérer dans des débats strasbourgeois alors qu’à titre personnel il va sans doute bénéficier d’un fauteuil de conseiller général UMP et qu’il avait annoncé par voie de presse qu’il se démettrait de ses fonctions (vidée de leur sens depuis longtemps) de délégué départemental de l’udf modem  

Mais ces critiques sont rendues caduques : le scrutin tel qu’il s’est déroulé confère aux choix de la liste autonome et de la tête de liste une légitimité incontestable.

RASSEMBLEMENT N’EST PAS COALITION

Reste à remplir l’engagement du Rassemblement pris par tous, Chantal Cutajar, Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova (avant son désistement dans l’accord écrit et lors de son vote) et les militants.

Les militants qui soutiennent la liste UMP du tandem (et à plus forte raison les élus actuels et ceux qui l’ont ralliée) devront faire des choix. Certains (celles et ceux qui avaient soutenu des adversaires de candidats Modem aux législatives auraient déjà du être contraint de le faire. Cette anomalie devra être d’une façon ou d’une autre réparée dans les jours qui viennent :le MoDem est un nouveau parti qui exige de nouvelles disciplines. « Remettre de l’ordre », comme l’a dit Bayrou, commence par là…

Sur Strasbourg, il est clair que l’on ne peut pas à la fois soutenir le « tandem » et se prétendre modem… Cela fait partie de la « révolution Bayrou » : comme c’est le cas en Allemagne, les choix stratégiques et tactiques du parti peuvent être différents d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un scrutin à l’autre. Ces choix impliquent tout de même une discipline et un respect des orientations choisies, cas par cas.

Les supporters de celui qui a perdu les élections pour la tête de liste rempliront-ils leurs engagements (écrits) de « soutenir la liste » qui sera établie ? Il n’est pas de liberté sans esprit de responsabilité. La démocratie qui est « loi de la majorité dans le respect des minorités » n’est pas la soumission de la majorité aux injonctions de la minorité. 

Il convient ici de rappeler clairement  les enjeux des élections de mercredi soir

 Premièrement : Il s’agissait bien de DECIDER d’une tête de liste, et non d’exprimer une préférence des militants. Le texte de l’accord signé dans le bureau de Bayrou précise bien : « La désignation de leur tête de liste devra être décidée par les strasbourgeois du mouvement qui s’engageront formellement à soutenir leur liste ».

La Commission nationale des investitures s’en est remis aux choix des militants :elle ne fera donc qu’enregistrer ce choix (contrairement à quelques rumeurs malicieusement distillées par des esprits chagrins qui confondent des élections avec un jeu de « qui perd gagne »)

Deuxièmement : Il s’agissait de choisir une tête de liste, donc non seulement une personnalité mais aussi une philosophie, une méthode et une morale d’actions.

Chantal Cutajar dans son allocation précédant le vote a eu des propos clairs qui ont valeur d’engagements. Elle vient de les confirmer dans une lettre aux militants et sympathisants.

>>>L’esprit démocratique qui l’anime et l’esprit d’équipe qui doit animer sa liste lui fait faire une distinction très nette entre liste de Rassemblement et liste de Coalition. Il y avait deux candidats en lice, mais il n’y a pas deux Modem-Strasbourg. Et il n’y a pas, comme dans d’autre partis, des « courants » (ce qui serait contraire aux principes même du mouvement démocrate).

Dans cette optique, il est évidemment regrettable que M. Petitdemange ait éprouvé le besoin de tenir unilatéralement une conférence de presse pour marquer ses différences et affirmer ses exigences.

L’heure est aux discussions, non aux négociations. Le temps est à la culture des convergences et à la recherche de solutions pour dépasser les divergences. C’est là davantage qu’une « question de méthode » : c’est une question de fond.

En dépit de cet accroc, du « bon vent » lancé à l’issue du scrutin par M. Petitdemange, et des propos (tenus publiquement et en partie reproduits dans la presse) de « proches » du candidat battu sur une éventuelle liste dissidente, Chantal Cutajar poursuit les discussions sur les bases claires. Dans le contexte actuel, ce n’est pas « sa capacité à rassembler » qui est en cause (pour reprendre une expression de Mme Hug-Kalinkova ) mais c’est l’aptitude du vaincu et de ses proches à être rassemblés qui est en doute.

Pour ce qui est du chantage à la liste dissidente, il ne date pas d’aujourd’hui, mais du …11 décembre :le jour même de l’accord signé dans le bureau de François Bayrou, les amis de M. Petitdemange l’évoquait devant un journaliste des Dna qui en a fait état. Il y a « troisième voie » et « troisième voie ». La presse a d’ailleurs repris des propos de proches de M.Petitdemange tenus le soir même de la victoire de Chantal Cutajar sur leur intention de renvoyer leur carte de modem…

Peut-être faut-il là encore s’attarder sur le poids de quelques mots : proposer n’est pas imposer, discuter n’est pas poser des conditions ou lancer des injonctions, le respect de la minorité par la majorité n’est pas la soumission de la majorité à la minorité.

Rassembler n’est évidemment pas assembler n’importe qui n’importe comment et aboutir à une unité de façade. Les diversités des personnalités et des points de vue doivent être prises en compte mais l’unité recherchée doit être réelle.

Cela implique des mœurs nouvelles dans un parti politique, mais le Modem a été crée précisément pour rompre avec de mauvaises habitudes politiciennes. Le moDem n’est ni le PS ni l’UMP. Et le souci affirmé de « remettre l’humain au cœur de toute action » (une formule de Jean-Claude Guillebaud qui était l’un des slogans de Chantal Cutajar lors des Législatives et que M. Petitdemange a repris à son compte ) doit s’illustrer aussi et d’abord en interne.

Compétences et complémentarité des personnalités d’abord. Et réunion de toutes et de tous autour de valeurs qui ont le même sens avec une adhésion aux priorités définies : démocratie locale vivante réelle et non formelle avec concertation citoyenne en amont et en aval, priorité accordée concrètement aux dimensions écologiques des problèmes (d’où les places accordées à Yann Wehrling et à Yveline Moeglen), prise en compte pour toutes les questions des dimensions économiques, sociales, environnementales, culturelles et européennes.

FORMER UNE LISTE ENSEMBLE et

FORMER ENSEMBLE UNE LISTE...

 

C’est sur ces bases clairement définies que Chantal Cutajar a été élue tête de liste et c’est, évidemment, une totale adhésion à ces principes actifs et à ces règles d’actions qui est exigée pour toutes celles et ceux qui seront (et pas seulement « figureront ») sur sa liste. D’ailleurs, en toute logique, la composition de cette liste devra être approuvée par l’ensemble de celles et de ceux qui y participeront. La démocratie n’est pas du saucisson qui se découpe en tranches.

A propos de cette composition de cette liste, deux remarques s’imposent :

>>> L’élection de la tête de liste n’était en rien une distributions des « places » sur la liste. Une tête, un projet, une méthode, une éthique d’actions.  

Voir le vaincu  faire de la deuxième place (et de la troisième et d’autres…) une condition au rassemblement tient au mieux des vieilles pratiques du PS (où tous les rapports sont d’abord de forces) et au pire d’un  irréalisme irresponsable.

Imagine-t-on, toutes proportions gardées, Sarkozy devoir prendre Royal à Matignon sous prétexte qu’elle a été finaliste ? Un autre monde…

De même, ce n’est pas parce que Ségolène a été battue qu’elle est « chef de l’opposition à Sa Majesté », comme on dit en Angleterre… Restons sérieux.

En termes plus triviaux, Chantal Cutajar a été élue pour diriger le rassemblement indispensable et non pour exécuter des ordres du vaincu, servir les plats au vaincu, faire comme si le vaincu était le vainqueur. Elle n’a pas été désignée « serveuse de M. Petitdemange »

Je prends le risque de me répéter : ce n’est pas la capacité de « rassembler » de Chantal qui est à mettre en cause (elle l’a montrée depuis longtemps et confirmée à plusieurs reprises), c’est la capacité de M. Petitdemange à accepter la loi d’un vote démocratique, d’un choix des militants et des règles d’un rassemblement qui ne soit pas un assemblage. C’est pour être clair son aptitude à surmonter ses susceptibilités froissées et à transcender ses calculs politiciens qui est mise à l’épreuve.

Les supporters de Chantal Cutajar ont su manifester leur joie de la victoire sans l’impudeur d’un triomphalisme mal placé.  Chantal Cutajar a su s’adresser avec intelligence, bon sens et sincérité à celles et ceux qui n’avaient pas voté pour elle. Elle sait concilier esprit de dialogue et esprit de décision : c’est l’une de ses qualités essentielles parmi de nombreuses autres. Elle sait surtout mettre en harmonie ses propos et ses actes, ce qui lui permet de donner à l’expression « faire de la « politique autrement » (donc proprement et respectueusement) une vraie richesse.

Elle n’a pris personne de court ou par surprise (là encore je me dois d’insister) en annonçant que les premières places de sa liste marquaient son souci de ne pas seulement accorder des strapontins aux écologistes qui savent concilier idéalisme et réalisme.

Comme le soulignent Le Figaro et d’autres journaux, la deuxième place occupée par Yann Wehrling constitue un événement national et pour le Modem un appui considérable.

>>> Le texte de l’accord conclu chez Bayrou est clair : les signataires « sont convenus qu’ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales ». Il n’est pas écrit qu’ils « formeraient ensemble une liste ».Nuances de taille… La langue française est précise, c’est pour cela qu’elle reste une langue indispensable en diplomatie…

François Bayrou a trop le sens des mots et de la place des mots dans des phrases pour que cela puisse souffrir des interprétations chargées d’ambiguïtés. Faire « une liste ensemble », c’est être sur une même liste, participer à une liste commune dirigée par sa « tête ». « Faire ensemble » une liste, serait partager la responsabilité de composer la liste.

BAYROU:"LE RASSEMBLEMENT CE N'EST PAS

LA MOLLESSE, C'EST LA FERMETE"

En l’occurrence, la lettre de cet accord est conforme à son esprit. La « bonne entente » commence par une lecture commune des engagements pris. C’est la condition préalable.

Les enjeux de ce que les dna ont appelé « une grosse crise » après la conférence de presse unilatérale de M.Petitdemange, dépassent évidemment le cadre du moDem : c’est la crédibilité même de la liste dirigée  par Chantal Cutajar qui est en jeu.

C’est aussi l’esprit même du parti démocrate, pleinement respecté par Chantal Cutajar, qui est en cause.

La tournure que prendront les discussions en cours (qui ne doivent pas porter que sur la composition de la liste) sera évidemment décisive pour la suite des événements. Dans les épreuves personnelles et politiques qu’elle a subi, Chantal Cutajar est sortie renforcée. Elle a démontré qu’elle n’était pas qu’une « bonne militante active » du Modem mais qu’elle incarnait l’esprit Modem. Avec autorité, compétence, force de caractère, esprit d'écoute et de dialogue, respect des principes, des valeurs et des acteurs, sens des réalités et puissance d'idéaux bien ancrés. Son obsession de "l'utile et du juste" n'est pas qu'une devise personnelle. C'est ce qui lui donne sa puissance de travail et la viguer de ses engagements. C'est aussi ce qui fait le lien avec celles et ceux qui partagent ses combats et soutiennent, avec ferveur et constance, ses actions.

Comme le souligne un journaliste parisien, fin connaisseur de la réalité strasbourgeoise, « Bayrou devrait se rendre compte que les militants en l’élisant ont sauvé le Modem à Strasbourg ». Mais il y a ce qui dépend d’elle et ce qui ne dépend pas d’elle. Comme l’a dit en février dernier dans un autre contexte François Bayrou, « Le rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté »

« Etre et Vivre MoDem » : c’est revenu comme un refrain dans l’allocution de Chantal Cutajar avant son élection. Faire de Strasbourg « un modèle de réussite du moDem » : c’est le but bien défini dans la même allocution. Elle respecte pleinement les engagements pris devant et avec François Bayrou pour, selon la formule retenue dans l’accord du 11 décembre, « répondre aux souhaits de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg ».

Il ne s’agit pas de lui souhaiter « bon vent », il s’agit de ramer dans le même sens qu’elle, avec le même cap qu’elle, la même volonté qu’elle de mener le bateau moDem là où il doit aller.

Daniel RIOT

06/12/2007

"L'Alliance pour la planète" quitte le Grenelle

Il y a la communication, avec des "coups"  montés, et le suivi de la "fête"...On juge une politique dans son inscription dans la durée et dans sa cohérence... Sur le suivi des décisions et non sur des effets d'annonce!

Regroupant 80 associations dont WWF et Greenpeace, "l'Aliance" suspend sa participation pour absence de concertation dans la mise en oeuvre des résolutions …

De gauche à droite: Daniel Richard (WWF), Anne Bringault (Amis de la Terre) et Yannick Jadot (Greenpeace) à leur arrivée au ministère de l'Ecologie le 24 octobre 2007 (AFP)

De gauche à droite: Daniel Richard (WWF), Anne Bringault (Amis de la Terre) et Yannick Jadot (Greenpeace) à leur arrivée au ministère de l'Ecologie le 24 octobre 2007 (AFP)

L'Alliance pour la planète a suspendu jeudi 6 décembre, sa participation au processus du Grenelle de l'environnement, pour protester contre l'absence de concertation de la part du gouvernement. Elle regroupe 80 associations dont Greenpeace et le WWF.
"L'Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à cinq n'est pas rétabli", indique le collectif. Le dialogue "à cinq" devait assurer un suivi des mesures décidées par le Grenelle en associant les 5 collèges de ce vaste débat mené jusqu'à fin octobre: représentants de l'Etat, des collectivités locales, du patronat, des salariés et des associations de protection de l'environnement.

"Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM ... les premières mesures de suivi et de mise en oeuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines", fait valoir Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole du collectif.
"

30/11/2007

Cap 21: Confirmation du soutien à Chantal Cutajar et à son équipe

"Une liste indépendante, sans apparatchiks: Une première à Strasbourg et une chance pour les Strasbourgeois" 

À  la sortie, des « bureau politique et Conseil National CAP 21 », Yveline MOEGLEN, délégué CAP 21 pour le Bas-Rhin réaffirme, dans un communiqué,  son soutien à la constitution du MoDem, "seule force nouvelle de la VIE politique française, dans laquelle le mouvement de Corinne LEPAGE expert en matière de «Développement Durable» continuera de nourrir et renforcer le projet démocrate".
  
"Pour la première fois en France, les rênes d’un parti ne seront pas confiées à des APPARATCHIKS.
 
 François BAYROU a accepté toutes les exigences démocratiques, éthiques et morales qui définissent la nouvelle forme de gouvernance imposée par CAP 21 et qui conduiront au bon équilibre entre l’efficacité politique et la démocratie interne du MoDem.
 
 Il y a de fait, une redéfinition des rapports entre militants, dirigeants et élus.
A Strasbourg, le projet de liste MoDem / CAP 21 mené par Chantal CUTAJAR sera le reflet des accords nationaux entre François BAYROU et Corinne LEPAGE.
  
On y retrouvera pour la première fois, des personnes qualifiées, motivées et compétentes, ayant de grandes connaissances sur l’ensemble des projets strasbourgeois ainsi que de la réalité de la situation économique locale et transfrontalière.
  
Une liste MoDem, indépendante, associée à CAP 21, sans APPARATCHIKS, voilà une grande première à Strasbourg, pour les Strasbourgeois".

Yveline MOEGLEN

Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
MoDem / CAP 21

18/11/2007

Politique: L’écologie politique doit être un vecteur de morale politique, par Corinne LEPAGE et Yann WEHRLING

  • SELECTION RELATIO SUR LE FIGARO

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    «Ce n’est pas parce que les écologistes ont eu le tort d’avoir raison trop tôt qu’ils doivent considérer aujourd’hui leur tâche comme achevée».

  • Une tribune de l’ancien ministre, présidente de Cap 21, Corinne Lepage et de l’ancien secrétaire national des Verts, Yann Wehrling.

  • 223c0ff7a1dad3928346e720106349c3.jpg

    Après les annonces faites par le président de la République à l’issue du «Grenelle de l’environnement», une question redondante est apparue : à quoi servent désormais les écologistes ? En effet, dès lors que de nombreuses mesures proposées depuis des années par les mouvements politiques écologistes et par les associations sont retenues par le gouvernement, et qu’en définitive ces choix ont été faits apparemment sans que l’écologie politique n’y ait participé, on peut s’interroger sur l’utilité de mouvements écologistes sur le plan politique LIRE LA SUITE >>>>>>

13/11/2007

Politique: débats de fond entre Lepage et Bayrou

Voilà des questions qui méritent débat...

(Article  repris sur marianne 2)

Pour la présidente de Cap 21, les statuts du Modem donnent au président du parti tous les pouvoirs tandis que la question du développement durable est sous-traitée. Un risque, selon elle, de décevoir de nombreux militants.

Marianne2.fr : Le 7 novembre, le Modem a rendu publics ses statuts et vous a associée à leur élaboration. Vous vous êtes alors fendue d'un communiqué pour expliquer que Cap 21 ne s'était pas mêlé à l'élaboration de ces statuts : pourquoi n'avez-vous pas voulu y être associée ?

Corinne Lepage : J'ai participé à deux réunions auxquelles François Bayrou m'a très correctement conviée. Ce que j'ai dit c'est que ce qui en était sorti n'était pas ce sur quoi nous nous étions mis d'accord au cours de ces réunions. En réalité, les statuts qui en sont sortis, tout du moins le projet de statut, est un quasi copié-collé des statuts de l'UDF. Nous sommes très enthousiastes, et ce depuis le début, dans la création du Modem parce que nous pensons qu'un mouvement démocrate pourrait être quelque chose de profondément révolutionnaire, au sens le plus noble du terme, dans la vie politique française, en tant qu'il serait un vrai mouvement démocratique. Mais nous pensons qu'on ne peut pas exiger de promouvoir la démocratie à l'extérieur si on ne commence pas par s'appliquer à soi-même les règles démocratiques. Dans un parti politique, pour nous, les règles démocratiques ça veut dire utiliser au maximum le système de l'élection.

>

Or, dans les statuts qui nous sont proposés, c'est en réalité le président, élu pour trois ans, qui a tous les pouvoirs et qui nomme, en particulier, le comité exécutif qui va l'entourer et une grande partie du bureau politique, et cela ne nous paraît pas compatible avec les principes pour lesquels nous nous battons. J'ajoute à cela, et je l'avais dit à Seignosse (lors de l'université d'été du Modem, NdR), que nous sommes énormément attachés à la collégialité et que je ne trouve pas que les statuts, ni le fonctionnement actuel, soient réellement collégiaux. J'ajoute enfin que si moi-même et mes amis de Cap 21 sommes en politique, c'est pour défendre un projet de développement durable. Or, en l'état, je ne vois pas dans les grands objectifs programmatiques que se donne le Modem, si tant est qu'il y en ait, cet objectif-là comme étant l'objectif majeur, celui qui englobe les autres.

Pourquoi, à votre avis, y'a-t-il eu ce virage par rapport à l'intention de départ du Mouvement démocrate ?
La situation de François Bayrou n'est pas facile, il essaie de contenter un peu tout le monde. Il y a des pressions très fortes des anciens UDF qui, visiblement, accepteraient que l'UDF disparaisse, tout simplement parce qu'ils ont obtenu de pouvoir rester très largement aux commandes. Et nous le voyons dans plusieurs villes de France : il y en a où ça se passe très bien, je pense par exemple à Nantes. Il y en a d'autres, en revanche, où les Modem et Cap 21 ont beaucoup de mal à pouvoir participer aux débats qui sont organisés par les anciens UDF.

Est-ce que pour vous cela pourrait être dommageable à l'organisation interne des élections municipales ?
Le Modem a une vraie difficulté, c'est que nous sommes pris par le temps et les statuts que nous construisons, et là je suis d'accord avec François Bayrou, ne peuvent pas s'appliquer aux élections municipales que nous préparons. Il n'en demeure pas moins que ces élections doivent être faites dans un très grand souci de transparence et d'égalité des armes entre tous les adhérents, ce qui ne me paraît pas tout à fait être le cas.

Est-ce que ce constat pourrait amener à modifier la nature des accords entre Cap 21 et le Modem ?
Nous sommes toujours partie prenante à la fondation du Modem mais j'ai reçu un mandat pour participer à la fondation du Modem qui impliquait une autonomie financière et le respect des grandes orientations de notre programme. Cette autonomie financière reposait sur un engagement écrit. Nous avons renoncé, parce que François Bayrou le souhaitait, à un système confédéral, et donc nous sommes d'accord pour un parti unitaire, et je l'ai dit très clairement, mais en revanche ce que nous représentons au sein du Modem, c'est à dire cette image écologique, très grande exigence de collégialité… c'est pour nous la pierre angulaire, notre raison d'y être et c'est la raison d'y être de nombreux militants.

Sylvain Lapoix

06/11/2007

Les Marins pêcheurs, par Corinne LEPAGE

La tragédie des marins pêcheurs préfigure-t-elle notre propre tragédie collective ? La détresse les marins-pêcheurs bretons est à la fois émouvante car ils ne réclament que de vivre et annonciatrice notre problématique économique actuelle.

On doit parler en réalité de double tragédie ?

  • Les marins-pêcheurs sont les premières victimes d'une hausse du fioul qu'ils ne peuvent répercuter, en l'état actuel, dans les prix du poisson à la fois parce qu'elle est trop importante et par ce que le poisson pêché en mer est en concurrence directe avec le poisson d'élevage beaucoup moins cher, à la fois du fait de sa production industrielle et de l'absence de coût de transport.

  • Les marins-pêcheurs sont également les premières victimes de la perte de biodiversité qui affecte la faune marine, conséquence à la fois de la surpêche à laquelle les mêmes martins-pêcheurs ne sont pas étrangers et la pollution extrême des mers contre laquelle ils constituent le seul rempart de nature économique  

  • LIRE LA SUITE SUR LES CONFERENCES DE CITOYENS DE STRASBOURG  >>>>>>

31/10/2007

Urbanisme et urbanité, Croissance et écologie, économie positive et préoccupations sociales, actions locales et poltique globale, éthique et politique, démocratie vivante...

Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à Strasbourg

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour la décision sur les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg, ont tenu à m'apporter leurs soutiens. Tous ces messages de sympathie sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l’action! Avec persévérance et ténacité.

 6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgAujourd’hui, je tiens à remercier particulièrement l’appui officiellement donné à la candidature de l’équipe que j’anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l’UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l’article que Daniel RIOT m’a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l’information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l’écologie est d’abord une éthique. Et une manière d’agir politiquement, avec idéalisme et réalisme, pour une “société désirable’

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT “ECOLOGIQUE”

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :

1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem

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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.

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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.

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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.

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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».

Daniel RIOT

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LA LETTRE D’YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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28/10/2007

Les « séminaristes » et le « grand prêtre »…

Petites remarques de forme et de fond sur (et autour) des articles des DNA à propos d’un « point d’étape » de Chantal Cutajar et de son équipe.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »… L’heure d’hiver n’a pas fait sonner le téléphone plus tard, ce matin…Qui disait que la presse  est en crise ? Mais non, ce qui est écrit, est écrit, et « c’est vrai puisque c’est dans le journal »… Tout cela est plutôt bien d’ailleurs. Même si, sur tous les sujets, seuls les personnes directement concernées sont en fait vraiment intéressées, même quand l’intérêt général est en jeu.

De toute façons, les journalistes ne sont en rien des « grands prêtres » de l’opinion… Un ancien patron des dna aimait à dire : « notre seul vrai pouvoir, c’est de ne rien dire, de taire ». Pas faux…

Cela dit revenons à la question du jour (pour mon téléphone) : Qu’est-ce que je pense des articles publiés sur internet et sur papier dans les dna de ce jour à propos de la réunion de « Strasbourg je T’M » de vendredi soir? Réponses singulières, au pluriel...

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REFLEXES D’UN MILITANT … SI LE MODEM N’ETAIT PAS LE MODEM

>>>>Si je réagissais en militant (ce que je suis, mais avec une distance intellectuelle qui ne me fait pas sombrer dans quelque aveuglement), je serais furieux. Rien de moins. Alors, je vais jouer les furieux… sans tout inventer ! Réflexes d’un militant politique classique donc d’un militant du MoDem si le MoDem n’était pas le MoDem…

« Sur internet, tout est malveillant, même la photo. Tout est réducteur. Et le rappel de la bio politique de Cutajar est soit un signe de sous information soit un étalage de mauvaise foi… Sur le papier,  l’histoire de « l’auberge espagnole » est péjorative au possible. Même le terme de « séminaire » est impropre. On se demande vraiment pourquoi Bach qui doit se prendre pour un grand prêtre de je ne sais quel culte a passé autant de temps pour en retenir aussi peu de choses et jouer autant les blasés.

Décidément, les dna font le jeu du tandem, donc font tout pour dévaloriser celles et ceux qui sont les vrais périls pour le tandem  UMP. Même le lapsus est révélateur : jeunes UMP au lieu de jeunes UDF. Et l’expression « transfuges» pour Yveline Moeglen et Pierre Henninger,  pas même cités en dépit de ce qu’ils représentent et apportent, est mal propre.

Bach réussit même l’exploit de reparler de LHK pour dire que… personne n’en a parlé. Et évoque Merger pour évoquer sa « discrétion ».  C’est un comble.

Et à propos de rumeurs, Bach se lâche sans rien révéler... Il ne manque que l’arrivée de Jean-Marie Cavada, les appels du pieds du tandem à Cutajar,  les adhésions de  Lalanne, de Gilbert Gress, d’Etienne Pflimlin, de Tomi Ungerer, de Cookie Dingler, à Strasbourg je t’M »… Nous sommes tous des « citoyens libérés » !

1b101ae775b1e9c63e5f7ee59d0735c6.jpgDur métier...

UNE EXPERIENCE NOUVELLE, DONC RISQUEE…

>>>>>Si je réagissais en journaliste (que je reste) je serais beaucoup plus compréhensif envers l’auteur de ces deux articles qui a eu le mérite de faire une plongée dans une réunion qui lui a été ouverte. Ce qui est en soi un double risque. Et pour les organisateurs. Et pour le journaliste. Surtout quand le journaliste s’engage à ne pas révéler l’essentiel des idées originales qui figureront dans le programme en chantier et quand les organisateurs disent vouloir faire comme s’il n’y avait pas de journaliste dans la salle…

La difficulté de Christian était  d’autant plus grande que nous vivons dans une ère journalistique française où l’on ne sépare pas l’info, le compte-rendu, du commentaire, et ce n’est pas de sa faute. Je l’ai fait et le fais moi-même.

Sur la forme, « l’auberge espagnole » n’a rien de péjoratif. A une nuance près, de taille, à « l’auberge alsacienne » de Strasbourg je t’M, chacun ne mange pas ce qu’il apporte mais il y a mise en commun du meilleur de ce que chacun apporte.

Le mot « séminaire » n’est pas si mal choisi que cela, puisque cette réunion d’étape n’avait rien des « grand’s messes » que les partis organisent en général quand ils invitent la presse. Il y a, sur ce plan là, plus d’incompréhension sur le blog que sur le papier.

Chantal Cutajar le précise bien dans son bref mais net commentaire : « il ne s’agissait pas d’une réunion de militants, d’une AG » mais d’une mise commun, d’une première synthèse des travaux des groupes de travail qui planchent sérieusement  et réunissent quelque 80 de 159 adhérents de Strasbourg je t'M 

Alors ? Un journaliste vu par un journaliste ? Christian Bach, en conclusion, ne mérite pour ces articles ni louanges démesurées ni blâmes excessifs. Du travail journalistique plus que correct, plutôt bien même,  si je puis me permettre, sans ironie aucune. (Je précise à l’intention des mauvais esprits)

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Democratie et Aristote...

QUELQUES ENSEIGNEMENTS POLITIQUES

>>>>Si je répondais à la question posée en observateur politique (que je reste), je soulignerais trois choses. d'ailleurs, c'est ce que je fais...

1)      Le coté « révolutionnaire » de l’approche Modem a au niveau local les mêmes handicaps en terme de communication qu’au niveau national. Parce que les têtes restent politiquement binaires, bipolarisées, hémyplégiques.

Dans cette perspective, il est très intéressant de remarquer que Christian Bach ait vu dans le dîner de LMK le classique clivage entre les « libéraux » et les autres alors que les divergences d’opinions qui se sont affichées durant la réunion d’étape de l’équipe de Chantal ont porté sur des sujets, non sur des lignes de partage idéologiques.

Que Christian Bach souligne que les jeunes udf de l’équipe ont des « des idées bien précises et argumentées » et « auraient pu suivre, sans se dédire, un candidat de gauche ou écologiste » est plus un compliment qu’une remarque critique. Certaines des idées seraient aussi les bienvenues...à l’UMP. C’est dans la logique du MoDem

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Pour un pacte démocratique...

2)      Ne pouvaient apparaître lors de cette soirée de travail ni les idées précises qui seront retenues dans le programme de la liste conduite par Chantal Cutajar (qui n’aura rien d’un catalogue de promesses destinées à des électeurs consommateurs) ni les propositions essentielles sur le « Pacte démocratique » qui comportera (c’est sûr) une nouvelle méthode non de « gouvernance », ce qui ne veut rien dire, mais de « gouvernement » de la ville, avec notamment une forme de management des services de la Ville et de la CUS…

Là, il y aura un vrai « esprit révolutionnaire »… et salutaire.  Un peu de patience,  Christian : l’équipe Cutajar  n’est pas comme les Verts qui égrènent publiquement des propositions qui sont déjà ou seront dans tous les programmes ou presque (cantines bio, code le rue, éco-cité modèle au port du Rhin, par exemple).

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Je ne parle évidemment pas pour l’instant  de l’Europe et de l’euro-district où tant de retards ont été accumulés ces dernières années et où tant de choses DOIVENT être réalisées si l’on veut que Strasbourg ne devienne pas « Vesoul am Rhein » (je dis Vesoul, parce que j’y ai des souvenirs affectifs qui ne regardent que moi, mais j’aurais pu choisir d’autres cités qui ont des foires régionales plus européenne que la nôtre…).

Que le projet d’EURODOM d’Alexis Lehman (et de la SPE crée par Françis Hirn) ait été traité par le mépris (parce que « de gauche », paraît-il) par le « tandem » a quelque chose de surréaliste…

EURODOM n’est pas qu’un lieu, c’est d’abord un esprit, pour européaniser Strasbourg et pour accroître le rayonnement de cette ville « qui a l’Europe pour Soleil »

3)      Ne pouvait pas apparaître non plus lors de cette réunion le liant de la démarche programmatique de Chantal Cutajar et de son équipe. Je reprends ici en substance ce qu’elle a dit en conclusion de cette (trop) longue soirée de travail. Christian Bach n’est évidemment pas responsable de ne pas l’avoir entendu. Sa patience et son temps méritent hommage et l’heure des bouclages est impérative. Les responsables de Strasbourg je t’M l’ont remercié, j’espère. En tous cas, je lui tire un coup de chapeau.

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Dessin d'André Wenger

LES CINQ PILIERS DE LA PHILOSOPHIE D’ACTION

DE CHANTAL CUTAJAR ET DE SON EQUIPE

« Nos propositions s‘inscriront toutes dans la logique et la cohérence des plates formes de l’udf « libre », du Modem, de cap 21, telles qu’elles ont été définies par Francois Bayrou durant la campagne présidentielles, telles que je les ai défendues durant la campagne des législatives et telles que Corinne Lepage les a rappelés lors de sa récente visite à Strasbourg, à l’invitation d’Yveline Moeglen. Tout tourne autour de cinq piliers :

>>> Vision d’ensemble, cohérence des décisions et stratégie claire pour un développement harmonieux et durable de Strasbourg et pour un « Vivre ensemble » digne de ce nom.

>>> Un Pacte démocratique clair. Et une forme de gouvernement de la Ville fondé sur une concertation citoyenne réelle (par les comités de quartiers, bien sûr, mais aussi par les « conférence de citoyens », telles qu’elles n’existent pour l’heure que dans l’Europe du Nord), une transparence effective avec un vrai statut de la majorité et de l’opposition  et une authentique « démocratie sociale »

>>> Une « éco-économie » réelle, ce qui signifie que toute décision  comprendra des volets économique , financier, social, écologique, culturel, pédagogique et, bien sûr,  européen.

>>> La prise en compte pleine et entière de l’eurodistrict qui doit être en fait une eurorégion, et de l’indispensable concertation (y compris au niveau citoyen) avec nos amis, voisins et partenaires allemands.

>>> La « priorité européenne » traduite concrètement d’une façon transpolitique et multidisciplinaire pour développer l’Europe A Strasbourg et l’Europe DE Strasbourg,  Avec notamment la prise en compte, en tout et pour tout ce qui est de la compétence municipale, de ce que le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux préconisent et recommandent. Et avec ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé »

De tout cela, nous reparlerons, bien sûr...Ici, et ailleurs.

Daniel RIOT

La perle de la semaine

A propos de l’incinérateur de Kehl qui brûlera des substances toxiques avec l'accord u tandem en pleine communication sarkozyenne sur le « Grenelle de l’environnement »

« Il s’agit d’un centre de valorisation du traitement des déchets »

Fabienne KELLER, sénateur-maire UMP de Strasbourg

27/10/2007

Du Pacte écologique au Pacte démocratique, par Chantal Cutajar

On ne peut pas avoir souscrit au « Pacte écologique » de Nicolas Hulot (comme je l’ai fait personnellement) et se montrer déçue du résultat de ce « Grenelle de l’environnement ». Certes, nombre de décisions restent à prendre, nombre de mesures techniquement complexes restent à affiner et bien des engagements ne valent que s’ils sont partagés par nos partenaires de l’Union européenne. Mais, incontestablement, un virage culturel et psychologique est pris, une prise de conscience collective indispensable a une traduction politique qui dépasse les clivages politiciens, des chantiers d’avenir sont ouverts et (très important !) un suivi est prévu.

C’est sur ce suivi bien sûr que toutes celles et tous ceux qui partagent les idées de « l’éco-économie » et de la « démocratie sociale » développées par François Bayrou et Corinne Lepage devront faire preuve de vigilance. Et c’est sur l’application de cet « esprit de Grenelle » au niveau local qu’il faudra travailler.

L’européenne que je suis se félicite des références faites à l’Union européenne et de la présence (plus que symbolique) de M. Barosso à l’Elysée pendant l’allocution du Président de la république. Nous avons sur le plan national,  mais aussi localement, beaucoup d’efforts à faire pour transcrire et appliquer les directives communautaires en souffrance et pour suivre les recommandations les plus pertinentes faites par les institutions et organisations européennes (Conseil de l’Europe inclus, bien sûr). Nous nous battrons pour tenter d’appliquer à tous les niveaux ce que Corinne Lepage a appelé lors de sa récente visite strasbourgeoise, « la clause du citoyen le plus favorisé ». En ces matières, l’  « l’agir local » est aussi déterminant que le « penser global »

La démocrate que je suis a été très intéressée par le bon fonctionnement de ce « Grenelle ». Cela va tout à fait dans le sens de la concertation (préalable), de la démocratie vivante, de la participation citoyenne et de la confrontation d’idées et d’intérêts différents et de personnalités d’horizons et de disciplines différents qui sont à la base même de la création du MoDem.

Il est évident que j’approuve ce type de démarches qui s’inspirent des meilleurs principes de gouvernances définis par le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. C’est dans cet esprit d’ailleurs que nous travaillons à un programme d’approfondissement de la démocratie locale qui se traduit déjà par les travaux informels des « Conférences de Citoyens de Strasbourg » (formule qui, pour l’heure, n’existe que dans l’Europe du Nord)

Le « pacte écologique » ne prendra toute sa force que si les engagements pris lors de ce grenelle sont tenus, bien sûr, mais aussi s’il est complété par des « pactes démocratiques » au niveau local. C’est encore plus vrai à Strasbourg, « ville libre », qu’ailleurs.

Chantal CUTAJAR

LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>>>>>>

25/10/2007

Quand Sarkozy se surprend lui-même….

Il a réussi un joli coup, Sarko : il s’est étonné lui-même ! La fin de son discours sur la fin de la première phase du « Grenelle » est un morceau d’anthologie. Mal écrit, le passage. Mais révélateur : « Pour qu’un homme comme moi, tienne un tel discours, préconise de telles mesures… ». Les vraies ruptures sont avec soi –même.Et l'on est qui l'on devient...

bb8f86326a50139f9c05d1adebacbb85.jpgl'ami de Bush avec Al Gore...

Eh oui ! Son « j’ai changé » de la campagne électorale a pris son sens aujourd’hui. « Pour qu’un homme comme moi », pour qu’un gouvernement comme le sien, pour qu’une majorité comme la sienne…pour qu’autant de gens qui méprisaient tant depuis tant d’années les « écolos », ces « gauchistes », ces « illuminés », ces « passéistes », ces « réactionnaires » et  affichent dans leur défense de l’environnement, de la planète, de la nature cette foi des nouveaux convertis, il faut croire effectivement que « la France a changé ».

Surtout si cette France, repeinte en vert de l’espérance,  tient ses engagements de transformer le « cancre » de l’éco-politique européenne qu’elle était en « premier de la classe »…

Même Voynet ( qui pour moi reste « la tueuse du Rhin-Rhône ») est obligée de reconnaître ce qu’elle est plutôt agréablement surprise. Et quand Hulot met « 18/20 » au travail effectué ce n’est pas seulement pour caresser Sarkozy en courtisan ou ajouter au plaisir de Borloo qui se dit « fou de joie ».

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Tout bien sûr est à regarder avec distance. Je l’ai fait dans une autre analyse. Mais il est des plaisirs qu’il ne faut surtout pas bouder… Même si, « l’inertie, la routine, l’aveuglement, l’idéologie » qui sont à combattre désormais au nom de « l’esprit de Grenelle » se trouvent encore plus à l’UMP (où tout le monde n’a pas-encore- changé) qu’ailleurs…

Au fait, j’ai dit « esprit de Grenelle »…Ah ! Oui… Chirac, déjà et mai 68, encore… Avec un bond historique du Smig ! Faut-il dire « merci mai 68 » ? Qui disait déjà qu’il fallait en  « liquider l’esprit » ? Quelqu’un qui ne s’était pas encore surpris lui-même…

Daniel RIOT

LE PARADOXE DE GRENELLE >>>>>>>>>

La "révolution verte" de Sarkozy: Le Paradoxe de Grenelle

Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO.

« En un sens, la France a la chance d'être pionnière, de donner un bon exemple dans une situation où malheureusement elle est en retard par rapport à ses voisins européens », a lâché  l'astrophysicien Hubert Reeves qui a appris à bien regarder la Terre en auscultant les étoiles… Voilà un bon résumé de ce qu’il faut bien appeler le « grand paradoxe de Grenelle ».

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dessin Yann Wehrling

On y a fait du bruit. Il le fallait pour réveiller les consciences. La médiatisation, ici, n’est pas sans effet positif. La "méthode Sarko" a du bon. Surtout quand elle est mise au service de bons principes:précaution(réaffirmée,contrairement aux appels d'Attali),transparence, responsabilité, politique de vérité, état de droit...

On y a réuni des parties prenantes variées aux intérêts contradictoires et aux aspirations différentes. Borloo, en l’occurrence, a bien rempli son rôle de GO, comme on dit au ClubMed,  avec l’aide de la technicienne compétente Nathalie Kosciusko-Morizet, et  l’active participation de Nicolas Hulot, grand prêtre de l'écologie bien communiquée.  Un bon exemple de concertation entre autorités politiques et représentants de la « société civile ».

Et on y a pris, surtout, des décisions et des engagements qui constituent des progrès incontestables mais qui,  dans leur grande majorité, … ne suffisent à pas à combler les retards européens de la France  en matière d’environnement. Il est LA, ce "paradoxe de Grenelle", un paradoxe bien français... Même si, sur bien des points, les engagements pris par Sarkozy ouvre des horizons qui finissaient par être inespérés...Et si la référence à l'Union européenne a été constante.

Les discussions sur les pesticides sont les plus révélatrices de nos difficultés nationales à appliquer des orientations européennes et a fortiori à nous montrer, jusqu'ici,  « en flèche » au niveau européen.

Le texte adopté à Strasbourg par le Parlement européen est plus ambitieux et rigoureux que les résolutions prises, après bien de polémiques, lors du « Grenelle ».

Il est vrai que ce texte euro-parlementaire n’a été approuvé  qu’en première lecture, et que des batailles d’amendements s’annoncent difficiles  dans les débats prochains. Mais le Parlement durcit les mesures préconisées par la Commission, alors qu’à Paris les objectifs affichés ont été revus sérieusement à la baisse et lié « aux solutions de substitution » (non encore mise au point).

Rappel des mesures "strasbourgeoises": Réduction de l'utilisation de pesticides de 25% d'ici 5 ans et de 50% d'ici 10 ans, interdiction de pulvérisations aériennes, plus grandes règlementations plus rigoureuses de « l’usage banal » des pesticides (dans les jardins publics, par exemple) et des agréments des nouveaux produits…  

Rappel de la réalité: la France est le plus gros consommateur de pesticides en Europe (triste titre de « champion » !) et le troisième du monde ! Selon une étude de l'Institut français de l'environnement (IFEN) 90 % des rivières et 50 % des nappes phréatiques sont contaminées par ces pesticides qui se retrouvent bien sûr dans les aliments. Selon une étude de 2005 de la répression des fraudes française (DGCCRF), portant sur les fruits et légumes (3 098 échantillons), seuls 55,4 % des échantillons ne contiennent pas de résidus… Et ne parlons pas des catastrophes des Antilles françaises : le scandale du chlordécone, interdit mais utilisé illégalement aurait dû (et devrait) être dénoncé avec plus de vigueur, pour le moins...

Dans ce contexte, la détermination affichée par  Sarkozy fait plaisir à voir : elle autorise même quelque optimisme. Mais son autosatisfaction étalée vaut d’être nuancée. Chacun sera jugé sur les actes. Comme après  le « Grenelle de 68 », les « événements » continuent…"Le Grenelle n'est pas une fin, mais un commencement", a dit Sarkozy.

Désormais, c’est en effet le « suivi de Grenelle » qui va compter.

Des réticences sectorielles se manifestent déjà : c’est prévisible, « gros comme un camion ». En matière législative, l’UMP se morcelle déjà en fonction des « groupes de pressions » qui s’activent… Et en matière fiscale, « l’usine Bercy » va jouer à fond de son hyper-puissance.

La taxe carbone sera plus qu’un test.  Comme la loi annoncée sur les OMG. Comme le triplement des surfaces consacrées à l’agriculture biologique (de 2% aujourd'hui à 6% d'ici 2010 ou 2012) .Comme le retrait du marché d’ici quatre ans des 50 substances les plus dangereuses utilisées dans l'agriculture. Comme les financements qu’il faudra bien trouver, car de tels programmes ont un coût…

Mais il est permis de rêver. Les sceptiques n’ont pas toujours raison ! Si au moins ce « Grenelle » aboutissait à une accélération de la traduction des directives communautaires dans notre législation nationale…Si, pour reprendre, une exhortation de Corinne Lepage, ce « Grenelle » nous engageait en termes de protection de la nature, de qualité de la vie, d’écologie sur la voie de la « clause du citoyen européen le plus favorisé »…

La révolution culturelle qu’implique une « éco-économie » reste à faire. Au moins, Sarkozy a-t-il entamé une belle révolution politico-administrative en termes de concertations et en matière de vigilance écologique. En cela, comme dit Reeves, la "France est pionnière" là où elle est tellement "en retard". Que Sarkozy ait invité Barosso (avec Al Gore) à assister à cette première synthèse de Grenelle est encourageant. Après le "paradoxe de Grenelle": la "cohérence de Grenelle"? Ce serait vraiment bien...

Daniel RIOT

A LIRE (pdf): L'ENVIRONNEMENT ET L'UNION EUROPEENNE >>>>>>>

L'ARTICLE DE CORINNE LEPAGE >>>>>>>

RELATIO:L'EUROPE TROP ABSENTE >>>>>>>

LE SITE DU GRENELLE >>>>>>>>

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Les principaux points de l'allocution de Nicolas Sarkozy

Le président Nicolas Sarkozy présentait, jeudi 25 octobre, ses arbitrages sur différentes mesures du Grenelle de l'environnement.

LE GRENELLE

Nicolas Sarkozy a affirmé que le Grenelle de l'environnement était "une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères", qu'il ne s'agissait pas "d'une fin mais d'un commencement" qui nécessitait "un suivi".Le président s'est engagé à "porter et à mettre en oeuvre" les propositions issues du Grenelle, qu'il a déclaré "faire siennes".

FINANCEMENT


Nicolas Sarkozy a annoncé un programme doté d'un milliard d'euros sur quatre ans "pour les énergies et les moteurs du futur"."Les prélèvements du Grenelle iront au Grenelle".La "taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants" - l'éco-pastille - doit "permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d'un véhicule propre".

PRINCIPE DE PRECAUTION

Le chef de l'Etat a défendu le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité", notamment pour les auteurs de pollutions."Le principe de précaution n'est pas un interdit mais un principe de vigilance et de transparence (...) qui doit être interprété comme un comme principe de responsabilité", a-t-il déclaré. Ce principe, a-t-il poursuivi, doit s'appliquer à "celui qui pollue (et) doit être comptable de ses actes, même des années plus tard".Il a promis de "faire sauter les barrières juridiques" afin de poursuivre les maisons-mères quand leur filiale est responsable d'une pollution."Le principe de responsabilité limitée ne doit pas devenir prétexte à un principe d'irresponsabilité".

OGM

Nicolas Sarkozy a suspendu la culture commerciale des OGM "en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée"(au niveau européen) d'ici la fin de l'année.

PESTICIDES

Nicolas Sarkozy a "demandé" au ministre de l'Agriculture "Michel Barnier de proposer avant un an, un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent".Il a promis, pour atteindre cet objectif, "d'accélérer la mise au point de substances de substitution" et a jugé "urgent de renforcer la recherche publique". "Il est temps de reconsidérer le système", a estimé Nicolas Sarkozy, pour qui cependant "ce n'est pas aux agriculteurs d'être seuls responsables"."Ceux qui recommandent et vendent ces produits doivent aussi rendre des comptes", a-t-il prévenu.

TAXE CARBONE

Le président s'est engagé à étudier "la création d'une taxe 'climat-énergie', en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail", dans le cadre d'une remise à plat de la fiscalité en France."La fiscalité écologique ne doit pas se résumer à une compilation de petites taxes", a estimé Nicolas Sarkozy. "Il faut une profonde révision de tous nos impôts et taxes".
"L'objectif est de taxer plus les pollutions, notamment les énergies fossiles, et de taxer moins le travail", a-t-il poursuivi."Je m'engage à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe 'climat-énergie' en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité", a-t-il affirmé.
Le chef de l'Etat a en outre appelé à "étudier" au niveau européen, "dans les six mois", "la possibilité de taxer les produits importés de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto", interpellant le président de la Commission européenne présent dans la salle, José Manuel Barroso.

INFORMATION

Nicolas Sarkozy a promis un "droit à la transparence totale" de l'information environnementale, "y compris sur le nucléaire". Les Français "ont le droit de connaître la vérité sur les menaces d'aujourd'hui et de demain", "ont le droit de se faire leur propre opinion", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Nous allons donc créer un droit à la transparence totale des informations environnementales et de l'expertise", a-t-il ajouté. "Toutes les données sans exception seront désormais communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM", a-t-il expliqué. "Les seules limites seront le secret de la vie privée (...), la sécurité nationale et les secrets industriels", a-t-il indiqué.
>>>>>EN MARGE: A LIRE

23/10/2007

En relief, aujourd'hui, sur RELATIO

>>> Traité de Lisbonne : Polémique avec un Noniste, par Daniel RIOT 

>>>  Le traité vu par Yann Wehrling

>>>  Lisbonne : l’embarras du PS

>>>  Les freins français à une éco-culture européenne, par Corinne Lepage

>>>  La Pologne nouvelle accepte la Charte des droits fondamentaux

>>>  Parlement européen : halte aux pesticides !

>>> Tests adn : le coup de gueule du New-York Times

>>> Suisse :Le triomphe de Blocher

 >>>  Modem : Bayrou à l’épreuve

17/10/2007

Corinne Lepage: Pour la clause du citoyen européen le plus favorisé

 La préparation de la Présidence française de l’Union européenne 

Commentaire RELATIO par Daniel RIOT : OUI à l’EUROPE PAR LE HAUT

« Imposer, dans l’Union européenne,  la clause du citoyen le plus favorisé »...Cette démarche de Corinne LEPAGE s’inscrit tout à fait dans la logique de l’Europe unie par le haut, harmonisée par le meilleur. Une Europe animée par le souffle de l'excellence!

C’est cette unité dans le respect des diversités, des spécificités, des règles de subsidiarité qui inspire (le plus souvent) les travaux du Conseil de l’Europe.

C’est cette « Europe par le haut » que visaient les pères fondateurs de la CECA et du marché commun. C'est cette Europe de l'excellence qui peut répondre aux attentes des citoyens.

Mais c’est cette « Europe par le mieux » qui est trop souvent sacrifiée sur deux autels:

>>>Celui du manque de vision extra-nationale, d’excès d’ « escargotisme » (pour reprendre une formule de Tomi Ungerer), de vues trop basses, de paresse politique...

>>>Et celui de compromis imposés par une règle de l’unanimité trop utilisée qui entraîne des décisions inspirées par la recherche du « plus petit commun dénominateur ».

Il est évident que Corinne Lepage a toutes les qualités, y compris juridiques bien sûr (et cela compte énormément dans ce domaine comme dans d’autres), pour faire progresser cette « Europe par le haut ».

Ce n’est pas la teneur et la qualité de son rapport qui peuvent susciter des doutes : c’est la volonté politique qu’il faudra à la Présidence française pour que cette clause « du citoyen le plus favorisé » devienne une réalité.

Le plus « favorisé », c’est le citoyen  qui est le mieux protégé, qui bénéficie de la plus grande qualité de vie, qui est le plus respecté, qui est incité à faire le plus et le mieux pour la « Planète Terre », notre « Village Terre ».

Daniel RIOT

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LES FAITS : UNE MISSION POUR BORLOO DANS LA PERSPECTIVE 2008

Corinne Lepage, ancien Ministre de l'environnement et présidente de CAP 21, vient d'accepter une mission gouvernementale proposée par le Ministre de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo : une mission technique du suivi du Grenelle de l'environnement en vue de la présidence Française de l’Union en 2008 portant sur les conséquences juridiques du Grenelle. Elle devra remettre son rapport fin mars 2008.

« Cette mission n’est en rien un changement de mon positionnement, de celui de Cap 21 ou de celui du moDem », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse organisée par Yveline Moeglen,(déléguée 67 de Cap 21, membre du groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal CUTAJAR et membre de « Strasbourg je t’M »).

« Je ne rallie rien ni personne. J’ai refusé le poste ministériel au Quai D’Orsay que Bernard Kouchner m’avait proposé et je ne regrette rien. Jean-Louis Borloo me propose une mission sur des sujets que je connais bien. Il est normal que je mette mon expérience au service de mon pays. D’autant plus que j’espère des avancées dans des secteurs et sur des sujets qui me tiennent à cœur. Et qui me semblent essentiels.

En matière d’environnement, nous avons énormément de retards dans l’application des directives environnementales et dans une série de secteurs. Des retards que nous payons et que nous paieront cher, très cher. Ce doit être l’occasion de rattraper nos retards et, pourquoi pas, de prendre de l’avance dans certains domaines.

Dans la perspective de la présidence française, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour tenter d’imposer un principe simple que l’on peut appeler « la clause du citoyen européen le plus favorisé ». Etudier et comparer ce qui se fait de mieux en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de cette éco-économie qui est la colonne vertébrale de notre philosophie d’action au sein du MoDem qui doit devenir LE parti du développement durable".

A LIRE AUSSI >>>>>

LE DOSSIER DE TOUTEL'EUROPE.fr SUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>>

LE SITE DE L'AGENCE EUROPENNE POUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>

15/10/2007

L’Europe trop oubliée dans le « Grenelle de l’environnement »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO :Sur quoi le « Grenelle de l’environnement » va-t-il déboucher, en France ? Quelques petites mesures à effets d’abord médiatiques, quelques réformettes à portée limitée et quelques perspectives de réformes structurelles qui de toutes façons s’imposaient, et qui sont déjà en cours (en Allemagne, par exemple).

D’ailleurs, les industriels de la voiture et de la construction, principaux intéressés, sont prêts à jouer un jeu qui les arrange économiquement. Et en dehors des gros exploitants qui sont plus des industriels de l’agro-alimentaire que de vrais paysans (par définition soucieux du paysage, donc du pays, donc de notre planète nourricière), les agriculteurs sont ouverts à tout ce qui peut non seulement préserver l’environnement mais l’améliorer.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille minimiser la portée de l’initiative. Mais les mesures structurantes attendues, notamment par Nicols Hulot, et espérées par tous ceux qui savent que l’écologie non seulement ne freine pas le progrès mais le favorisent, comme Corinne Lepage, ne sont pas encore prises. Mieux vaut être agréablement surpris que déçu par excès d’optimisme…

En attendant cette « heure de vérité » des vrais choix et des vraies décisions, un constat qui vaut déjà regret :la dimension européenne n’a pas jusqu’à présent la place qu’elle aurait du et pu avoir dans les discussions. Certes, l’Europe, on l’a évoquée, invoquée voire exhortée, mais « l’Europe », ce n’est ni un concept, ni une abstraction, ni « les autres »… L’Europe, c’est nous. C’est ce que nous voulons en faire. C’est ce que nous pouvons en faire en entraînant nos partenaires. « L’Europe verte » ne doit plus être le surnom de l’Europe agricole, mais devenir le nom de l’écologie européenne.

1)      Nombre de directives européennes n’ont pas ou ont mal été transcrites dans le droit français. C’est scandaleux! Nul besoin d’un « Grenelle » pur cela, mais des mesures courageuses pour appliquer des décisions qui ont été prises par tous, y compris …par nous. L’écologie, c’est d’abord une éthique du  respect. Commençons par respecter la parole donnée par la France. C’est vrai pour les nitrates et pour les eaux sales, mais pas seulement…

2)      Sur nombre de problèmes, la France est en flèche par rapport à ses partenaires européens : l’utilisation intensive et abusive des pesticides notamment. Ou à la traîne : le tri des déchets, notamment. Pourquoi ne pas pour chacune des sources de pollution nous calquer systématiquement sur ce qui se fait de mieux dans chacun des pays européens. C’est cela « l’Europe par le haut, l’Europe par le mieux ».

3)      Sur nombre de pistes ouvertes par le « brainstorming » écolo, ce sont des solutions européennes qui seules peuvent améliorer les choses. Trois exemples significatifs sous-entendent des mesures fiscales : Taxe carbone, taxe aux frontières (taxe Cambridge), fret routier…

POUR DES ECO-TAXES EUROPENNES

Certes, l’Europe fiscale n’existe pas encore (hélas!) et les Britanniques notamment y sont hostiles, mais pourquoi ne pas sur ces sujets là créer des « impôts européens » dont les recettes seraient effectivement destinées à donner des moyens d’actions et d’impulsions à l’Union européenne.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

14/10/2007

Pas d'Orange...orange sans verts orangers

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L'écologie, comme éthique, comme culture, comme politique

 A la veille de la venue à STRASBOURG, de Corinne e2cd5b0669bbdfd19f684d76aec19015.jpgLEPAGE, il est intéressant d'étudier de près (ce que l'équipe réunie par Chantal CUTAJAR fait depuis des mois) quelques unes des contributions de Cap 21, dont Yveline MOEGLEN est déléguée départementale,  aux réflexions du MoDem

"Ecolo, rejoint le MoDem", ce n'est pas qu'un slogan, lancé pendant les campagnes présidentielles et législatives. L'Orange est le Vert vivent en harmonie, en effet. Pas d'orange...orange, sans verts orangers! 

 La vraie écologie politique, c'est celle qui met l'écologie en souci éthique, en culture,  au centre de la politique, ou plutôt Du politique. Loin des dogmatismes et des intégrismes archaïques et loin aussi des idées-gadets agitées par mode plus que par conviction à droite et à gauche.

S'il est un domaine où les clivages politiciens binaires sont vraiment inadaptés, c'est bien l'environnement. D'où l'eco-économie, l'éco-efficacité, l'éco-responsabilité, l'éco-citoyenneté, la dimension écologique de toute décision à prendre, localement et globalement. Quelques soient les résultats du "Grenelle"...

 

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Voici un document parmi d'autres (signalés en liens) de Cap 21  qui concernent directement les élections municipales. Merci de faire part de vos remarques et réactions, ici ou sur le forum ou la boite aux lettres de Strasbourg je t'M.

 

DR

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Elections municipales : projet de charte « Pour des Territoires et Communes Durables »

Le développement durable est nécessairement au coeur du projet humaniste que doit porter le Mouvement Démocrate. Il implique une révolution culturelle importante dans la conduite des affaires publiques et donc des élus suffisamment formés pour impulser de nouvelles dynamiques territoriales.

A l'approche des élections locales de mars 2008, CAP 21 propose que les élus qui porteront les couleurs du Mouvement démocrate se dotent d'une charte « Territoires et Communes Durables » qui fixe des principes de mise en oeuvre du développement durable sur les territoires et offre des propositions d'actions très concrètes que ce soit en matière d'urbanisme, d'environnement, de transports, de logement, d'éducation, de culture, de gouvernance.

LIRE LE PROJET DE CHARTE SUR CCS (Les Conférences de Citoyens de Strasbourg) >>>>>>