19/10/2008

La crise à la UNE de relatio-europe

Sarkozy mardi au Parlement européen à Strasbourg PDF Imprimer Email

Fierté légitime d'une mission accomplie et  nouvelle feuille de route vers des rendez-vous européens et internationaux historiques.
L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Nicolas Sarkozy peut venir devant les Parlementaires européens avec la fierté légitime d'avoir accompli une mission qu'il ne s'attendait pas à devoir assumer durant sa Présidence du Conseil de l'Union..."L'Europe n'est pas condamnée à l'inaction", avait-il souligné en juillet. Il disait vrai. il l'a démontré. Dans la guerre du caucase et dans le scandale mondial de la Finance en folie.
Toutes les critiques qui peuvent lui être adressées sont secondaires : les quelques faux pas ont été rattrapés et même le temps perdu a su être compensé. Inutile donc de regretter la fausse bonne idée du G4... Inutile aussi d'insister sur les insuffisances du dernier Conseil européen : la mise entre parenthèses du plan climat/énergie et l'absence de porte de sortie pour  l'impasse irlandaise.
Tout au plus, les euro-parlementaires pourront-ils mettre l'accent sur quelques nécessités urgentes : dessiner avec plus de précision ce que peut être le « nouveau Bretton Woods » sur le système financier international et lancer sous une forme ou sous une autre une véritable relance économique sans laquelle les factures sociales et politique de la « Crise » seront très lourdes...
Le mérite de Nicolas Sarkozy est d'autant plus grand que la situation budgétaire, financière et économique nationale de la France ne lui a pas donné une crédibilité optimale. Et qu'il a du faire une vraie « rupture » par rapport à quelques réflexes personnels et quelques convictions avant-hier affichées.
PRISONS FRANCAISES : MIEUX ECOUTER LES SIGNAUX DE LA COUR DE STRASBOURG ! PDF Imprimer Email
Dimanche, 19 Octobre 2008 13:38

Par Jacques DEHAIRE
« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. » Camus a vu juste. Mais en prison, le suicide prend une dimension supplémentaire. Une tentative ratée n'y est comme ailleurs qu'un SOS. Mais des tentatives réussies sont d'abord des mises en cause de la société. C'est Sisyphe qui se laisse écraser par son rocher... rendu insoutenable par les conditions de détention. C'est un choix qui par définition n'est pas celui de la liberté. C'est le dernier moyen de se ...sentir vivant par la quête d'une porte de sortie. C'est un phénomène que l'on observe bien dans les régimes totalitaires où le « pousse au suicide » est une forme horrible de peine de mort.
Depuis le début de l'année, on observe un accroissement considérables des suicides d'adolescents en prison et une hausse estimée à 28% des suicides par rapport à l'an dernier. C'est plus qu'une série noire. C'est surtout un signal d'alerte. Un de plus. Le degré d'une civilisation se mesure à l'attention portée aux marginaux, aux exclus de la « normalité », donc aux laissés pour compte et à ceux qui doivent être « isolés », « mis à l'écart », « condamnés pour crimes et délits »
Cet état de fait vient de valoir une nouvelle condamnation de la France par la Cour de Strasbourg. Le type de condamnation qui n'est pas malheureusement suffisamment médiatisée. Tant il est vrai que l'on se soulage en détournant le regard des réalités « gênantes », des objets et des sujets qui sont en fait des hontes nationales. . Ce n'est pas une révélation :trop de rapports du Conseil de l'Europe ont mis en relief la situation catastrophique des prisons françaises. Et n'ont pas fait l'objet des efforts qui devraient s'imposer. Trahison de l'esprit de la Résistance et des promesses faites à la Libération. Trahison des idéaux des droits de l'Homme. Manque de respect envers l'une des institutions qui siège sur le territoire français.
La « bataille du Siège » : Bruxelles va perdre son atout majeur PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 16:21

Des eurodéputés veulent des hotels sans luxure: A Strasbourg-la-prude, il n'en  existe pas d'autres...


Les (faux) problèmes du « siège » du parlement européen continuent. En défaveur de Bruxelles, cette fois. L'un des handicaps (rarement avoués) de Strasbourg tient à sa vie nocturne trop habillée, trop feutrée, trop peu vénale. Trop glaciale. Depuis la célèbre (mais vieille) « affaire des oreillers » d'un grand hôtel du Centre ville, on étouffe sous les édredons et les couettes ne fon t plus assez « pouet-pouet » pour nombre d'élus et de fonctionnaires érospéens en mal (mâle) de détente ...Un peu de luxe, mais sans luxure! Face à Bruxelles-la-dévergondée, Strasbourg-la-prude a (avait?)  de vrai handicaps pour les euro-agités du zizi en folie ou de la zezette en furie.
BUSH : Feu vert au Sommet proposé par Sarkozy et l'Union européenne PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 22:25

Bush était réticent et évacuait le problème en parlant de sa fin de mandat... "On ne réécrra pas Bretton Woods à Camp David", ironisait son entourage... Mais le Président encore en place des USA en crise a cédé, au moins en principe, aux arguments de Sarkozy. Face à la tempête boursière qui ébranle la planète, Européens et Américains se sont mis d'accord sur le principe de la tenue d'une conférence internationale sur la crise financière, une idée lancée par le président français Nicolas Sarkozy.
Pour une vraie "Europe des droits sociaux" PDF Imprimer Email
Dimanche, 19 Octobre 2008 04:06

Journée mondiale de l'alimentation ou de lutte contre la faim et la pauvreté, Journée mondiale du refus de la misère. Ces événements organisés depuis quelques années sont malheureusement toujours d'actualité et risquent même de revêtir une importance plus grande à l'avenir. En effet, la crise financière que nous traversons ne manquera pas de toucher ceux et celles qui sont déjà démunis aujourd'hui et de faire encore d'autres victimes.
En 1948, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels étaient réunis dans un seul instrument, affirmant ainsi l'indivisibilité des droits de l'homme.
Les aléas de l'histoire ont fait qu'ensuite une distinction a été faite entre droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels, tout d'abord par l'adoption de la Convention européenne des droits de l'homme en 1950, puis par la Charte sociale européenne en 1961 et des deux Pactes des Nations Unies en 1966.
Depuis, ces deux branches des droits de l'homme cherchent à se rapprocher de nouveau pour revenir vers le principe initial de l'indivisibilité des droits de l'homme. Cela est démontré, notamment, par l'évolution de la jurisprudence de la Cour, l'adoption de la Charte sociale européenne révisée en 1996 et de la procédure de réclamations collectives, de même que du Protocole n°12 à la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
« L'Europe puissance reste à réinventer » PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 18:33

L'Europe sur son taureau, terre d'argile grecques (480-460 av. J-C)

Retour sur « Les 11e Rendez-vous de l'Histoire de Blois »:l'identité, les frontières, la nature, le moteur franco-allemand, la question turque, le passée et l'avenir....


Par Laurent Pfaadt, envoyé spécial de Relatio-Europe.

Le temps d'un week-end prolongé, fin septembre-début octobre, la ville de Blois, capitale des Valois où jadis le sort de la France s'est jouée, se transforme en un immense forum historique.

« Que la Francophonie revienne à la Culture » PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 20:56

par Amadou Lamine Sall

(Sélection Relatio sur Afrik.com)

Pour ma part, la Francophonie est capitale. Je ne suis pas de ceux, de plus en plus nombreux, et à tort, qui demandent tout simplement son enterrement. Je la défendrais toujours. Elle demeure une belle institution, fédératrice, porteuse d'une immense espérance. Nous n'en sommes plus, nous du Sud, des locataires mais bien des propriétaires à part entière. C'est une famille dont nous avons besoin. Mais elle a besoin d'une véritable mutation. Elle se doit d'être plus solidaire, plus visible, plus exigeante avec elle même.

En l'état actuel, elle a beaucoup déçu et il ne faut pas le taire si nous l'aimons. Elle a besoin d'être bien secouée pour qu'elle revienne à l'essentiel de ses missions, à ses fondamentaux. Elle ne peut pas tout faire en voulant à la fois remplir les missions de l'Unesco et de l'Onu. Elle y a ajouté le combat de « Greenpeace » et du « Grenelle de l'Environnement ». Qui trop embrasse mal étreint, c'est connu.

La voilà donc trop dispersée et s'épuisant dans des objectifs qui ne sont pas les siens. Il faut la recentrer sur la culture, l'éducation et la formation, la promotion, la défense et le rayonnement de la langue française ainsi que sur la valorisation des langues nationales du Sud. Soutenir par ailleurs les créateurs, être plus proche d'eux, favoriser enfin leur libre circulation dans TOUT l'espace francophone. L'institution d'un visa francophone avait été le combat du Québécois Jean-Louis Roy, quand il dirigeait l'institution avant la grande réforme issue du Sommet de Hanoï qui a vu l'arrivée de Boutros Boutros Ghali et plus tard d'Abdou Diouf.

Quand l'écureuil redevient un "dent de rat"... PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 00:52
L'écureuil, un symbole de sagesse, de prudence, déconomie, d'épargne ? Retour en force d'une époque où le petit écureuil n'était pas un signe de sagesse et un symbole positif. Eh ! Oui...Wikipédia confirme : « En Europe, les écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance. Les mythes des Germains du Nord relatent l'existence d'un écureuil appelé Ratatöskr (« dent de rat ») qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l'arbre du monde Yggdrasil et semait la discorde entre l'aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l'autre avait dit de lui. L'écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki. Cet animal roux qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper fut considéré à l'époque chrétienne comme une véritable incarnation du Diable. »
Ce petit rappel est évidemment une contre-publicité pour les caisses d'Epargne. Mais ce n'est pas l'écureuil qui est à mettre en cause. Trois traders sont responsables de la perte de 600 millions subie par la Caisse d'Epargne.


24/09/2008

Sur relatio-europe:Des mots et ... des réalités

Sarkozy à New-york face à la crise : Des mots qui ne guérissent pas les maux PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT
>>> Les handicaps du Président français
>>>Attention à la tentation des mauvaises réponses
>>> L'union doit renouer avec « l'esprit CECA »

« Vérité » et « sanctions ». Bien... « Un sommet exceptionnel du G8 »...Bien. « Pour un capitalisme maîtrisé ». Bien... Que Sarkozy n'ait pas de recettes miracles à proposer face à la crise financière internationale n'a rien d'anormal. Personne n'en a. Qu'il se garde de réagir d'une façon précipitée mais prenne le temps d'enquêter, de consulter, de réfléchir, c'est tout à son honneur. Mais ce ne sont pas les mots prononcés à la tribune de l'Onu et devant la Fondation Elie Wiesel qui vont dégager des horizons d'espérance. Les « responsables du désastre » sont aussi en Europe (y compris en France) où « l'économie casino » est encouragée par bien des majorités gouvernementales. Où l'on confond concurrence et compétition, de bureaucratisation et désétatisation. Où (de Gaulle, réveilles-toi !) la politique se fait de plus en plus à la Corbeille.
La géofinance est devenue partie intégrante (et pesante) de la géopolitique. Il est logique que la crise financière, cause et reflet, d'une globalisation règlementée par la loi de la jungle, orchestrée par l'idéologie des néo-conservateurs qui sont au libéralisme ce que les staliniens ont été au communisme et ce que sont les islamistes à l'islam.
Le monde de la finance aussi compte ses terroristes intégristes. Avec des bombes à retardement qui font des dégâts sociaux considérables, des méthodes de voyous en cols blancs qui sèment la terreur chez les petits travailleurs et les petits porteurs et qui vouent à leur Dieu, l'Argent, un culte déicide. Mammon triomphe en cette ère où le problème n'est plus celui posé par les « marchands du Temple » mais par le marché érigé en Temple. Quand leurs cloches sonnent, elles ne font pas ding-dong, mais... bling-bling... Par nature, les bulles sont  vouées à exploser...
 
Parlement européen: La session d'octobre se tiendra à Strasbourg PDF Imprimer Email
 

Pas de surprise.Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen chargé du dossier, avait estimé la semaine dernière que les eurodéputés pouvaient désormais retourner à Strasbourg.C'est officiellement confirmé: Les eurodéputés siègeront de nouveau en octobre (du 20 au 23) à Strasbourg, après deux sessions exceptionnellement organisées à Bruxelles à la suite de l'effondrement d'une partie du  faux-plafond de l'hémicycle alsacien.
 
Grenelle piétiné... PDF Imprimer Email
 
"CHANGER ou DISPARAÎTRE!": On n'entre pas dans l'avenir avec des horloges arrêtées dans les années 60-70...

Tout d'abord la sémantique du bâton a gagné, celle qui permet de présenter le changement de paradigme du développement soutenable comme une punition et non comme une solution. Bercy ,en créant le vocable de taxe pique nique qui n' évidemment jamais existé et Bernard Accoyer en lançant l'expression du » concours Lépine des taxes » ont cherché à anéantir tout l'effort pédagogique du grenelle , qu'il haïssent - et c'est un élément du problème-Le mieux vivre en dépensant moins grâce à une réduction des dépenses énergétiques, de santé ou de transport que permet un développement durable a laissé la place à une forme de dictature fiscale que représenterait le signal prix, Madame Parisot allant jusqu'à qualifier la réforme de quasi-soviétique.

En second lieu, l'UMP, canal bloqué, refuse a priori la démarche Grenelle et par voie de conséquence tout ce qui s'y rattache. La présentation devant le Parlement de la démarche avait donné lieu à des échanges surréalistes de parlementaires dont l'horloge du temps s'est arrêtée en 1960, voire 1970.Nous avons aimé le vote de la loi OGM. Nous allons adorer la loi grenelle précisément parce qu'elle est ressentie par ces parlementaires comme une dépossession du droit de la classe politique de tout décider et que l'expression de la société civile au XXiéme siècle est a priori exclue. Le temps est loin du discours de Nicolas Sarkozy proposant en octobre que les grandes orientations locales puissent être décidées par le groupe des 5 incluant les ONG. Nous sommes en face d'un esprit réactionnaire et revanchard sur ce qui pouvait apparaître comme des conquêtes de la société.

 

21/09/2008

LA CRISE:Leçons de la « semaine d'enfer » de ce « septembre noir »...

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Ressusciter le « capitalisme rhénan », fondation de l'Europe
L'éditorial RELATIO de Daniel RIOT
« Le rire, c'est comme les essuies glaces, çà n'arrête pas la pluie, mais çà permet d'avancer », disait un humoriste. Alors, rions. Aux éclats. Jusqu'à en avoir le souffle coupé. C'est moins douloureux que des pleurs qui ne servent à rien. Ou des gémissements qui font mal. D'ailleurs trop de sonnettes d'alarmes ont té tirées en vain pour que nous nous privions de rire haut et fort de ceux qui...se moquent de nous depuis longtemps ?
Voir ainsi une « semaine infernale » de ce « septembre noir » se terminer dans une euphorie aussi artificielle que celle d'une nuit d'ivresse qui n'annonce que des réveils douloureux est drôle, non ?
 
 

08/09/2008

Strasbourg: Un événement RELATIO-EUROPE

 
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« La difficulté n'est pas de comprendre

les idées nouvelles, mais

d'échapper aux idées anciennes »

(Keynes)

 


COMMENT S'ADAPTER AU  MONDE NOUVEAU QUI COMMENCE 

Le Cercle Relatio vous invite à participer à un dîner-débat, le 26 septembre 2008, à 19H30 au Château de l'Ill

(4, quai Heydt 67540 Strasbourg Ostwald ) avec :


 

Jean-Claude GUILLEBAUD

Journaliste, Grand reporter et essayiste

 

30/08/2008

Strasbourg: L'electrochoc GM pour la rentrée

Le coup de massue de Général motors sur relatio-europe

Strasbourg : « Usine à vendre » ! PDF Imprimer Email
 

Menaces sur les 1260 emplois de General Motors : Un « coup de massue » et surtout un coup de semonce pour « La Belle endormie » des bords du Rhin...

Commentaire Relatio-Europe de Daniel RIOT
Ainsi la multinationale américaine Général Motors affiche-t-elle : « Usine à vendre » ! Comment ? A qui ? Quand ? Mystère... 1260 emplois menacés en Alsace, dans une région qui n'est en flèche (c'est le moins que l'on puisse dire) en matière d'emplois et de créations d'entreprise, c'est grave.
C'est surtout révélateur. Ce que Valéry Giscard d‘Estaing appelait la « vitrine de la France sur le Rhin » a une réputation de « région nantie » de moins en moins justifiée. Et sa prospérité relative est de plus en plus soumise aux aléas de la conjoncture internationale (proche en raison du nombre des travailleurs frontaliers) et lointaine. Son développement est rendu plus difficile en raison d'une double concurrence territoriale : En France, le dynamisme encouragé du littoral et du Sud. En Europe, le développement de l'Est.
Ce « coup de massue » de GM, à quelques jours de la « rentrée » (traditionnellement marquée par l'ouverture de la Foire dite « européenne » de Strasbourg) devrait logiquement avoir l'effet d'un « coup de semonce ». D'un électrochoc salutaire...
C'est le drame industriel de trop qui devrait favoriser (enfin) une prise de conscience et le lancement d'actions concrètes chez les politiques et chez les acteurs socio-économique alsaciens en général et strasbourgeois en particulier dans une région « Belle trop endormie », prise de vitesse dans son entrée » dans le XXI è siècle
 
Général Motors va-t-il quitter Strasbourg ? PDF Imprimer Email
 

Une illustration nouvelle des liens entre le « global » et le « local »...
Le siège de GM à Détroit

Décryptage Relatio-Europe Par William PETITJEAN

Il paraît que, comme dit « Challenges » en analysant la fin du "French bashing" que « les Américains s'intéressent de plus près à la France dans tout un tas de domaines ». Et que les affaires doivent se développer entre la France et les USA. Peut-être, mais cette « décrispation franco-américaine » n'a pas encore beaucoup d'effets à Détroit, au siège de GM... Le constructeur américain qui possède 10 usines d'assemblage dans sept pays européens différents n'avait qu'un site en France, à Strasbourg. Il veut s'en débarrasser. En vendant usine et terrain. Avec  cadres, employés, ouvriers ... si possible. Pourquoi ? Parce que c'est unité qui marche bien, donc peut apporter les liquidités qui font défaut au géant de l'automobile... Une délocalisation d'un nouveau type, en somme.
Ce sont les syndicats qui ont annoncé une nouvelle distillée par le P-DG de General Motors Strasbourg, Stephen Jenkins, lors d'une réunion plénière du comité d'entreprise qui s'est tenue ce vendredi en milieu de journée

28/06/2008

L'europe en direct sur relatio-europe.eu

Présidence française : Jean-Pierre Jouyet, un atout maître PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 19:53

Par Daniel RIOT

Il n'est pas dans une position très facile, Jean-Pierre JOUYET. Hiérarchiquement sous les ordres de « son ami » Bernard Kouchner, (heureusement « europhile » lui aussi), il est comme coincé entre l'Elysée (où les conseillers les plus influents ne sont pas les plus sensibles aux idéaux européens), Matignon (qui tente de conserver quelques prérogatives) , les différents ministères qui ont un volet « européen » important (économie, agriculture, intérieur, commerce, défense...) et les institutions européennes qu'il connaît de « l'intérieur ».

Qui plus est, son tempérament de « gauche » est souvent perturbé ou contrarié  par quelques décisions bien labélisées de « droite »... Mais il apprécie Nicolas Sarkozy et ne doute pas de la sincérité de ses engagements européens. Surtout, il est habité par un sens de l'intérêt général et du service de l'Etat devenu rare. Et sa passion de l'Europe est dictée par un réalisme et un pragmatisme appréciables. Enfin, il est servi, à Paris et ailleurs, par une qualité majeure, trop rare elle aussi : un sens de l'écoute donc du vrai dialogue.

 
Le moral des ménages au plus bas depuis ...21 ans ! PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 16:16

 


 

Par William PETITJEAN

Stagnation dans l'inflation. Stagflation, disent les économistes. Nous y sommes. Dans l'Europe en général et en France en particulier. D'où la morosité, le pessimisme et les accents « déclinistes » . Ce n'est pas le soleil d'été qui console... Les vacances, pour nombre de foyers, renforcent même le blues ambiant. Lundi soir sur France 3, dans une ITW consacrée en priorité à la Présidence française du Conseil de l'Union , Nicolas Sarkozy devra d'abord jouer au psychothérapeute. La France broie du noir.SOS espérance ! 

 
L'Union européenne en crise : Quand la Commission redécouvre les vertus de « l'Europe sociale »... PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 00:30

L'éditorial de Daniel RIOT

La Commission dite de Bruxelles   va-t-elle enfin répondre à quelques exigences qui sont   des urgences ?

Trop imprégnée par les vents d'un « hyper-capitalisme » à l'anglo-saxonne qui n'a rien à voir avec le « libéralisme » et qui est en complète contradiction avec l'inspiration des « pères » de la CECA et avec ce qu'on appelle le « modèle social européen », trop poussée dans les sentiers battus d'une routine bureaucratique qui lui fait perdre son énergie créative, trop soumise aux aléas politiques des Etats membres, elle semble (tardivement) décidée à se réveiller.

Elle vient de décider de proposer un nouvel « agenda social ». L'expression n'a guère de sens pour le citoyen puisqu'elle implique des échéances à moyen terme qui ne répondent en rien aux soucis du présent. Mais au moins, initiative, il y a. C'est devenu trop rare pour que l'on ne s'en félicite pas....

 

 
Strasbourg à l'heure de l' université d'été de la démocratie PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 01:05

Par François Friedrich
 
Du 30 juin au 4 juillet: « Gouvernance, pouvoirs et démocratie » avec les  écoles d'études politiques du Conseil de l'Europe
 
Les écoles d'études politiques du Conseil de l'Europe ont été créées depuis 1992 pour préparer les nouvelles générations de responsables du secteur public des nouvelles démocraties à assumer leurs responsabilités tout en respectant les valeurs fondamentales qui sont depuis la création du Conseil de l'Europe, à la base du projet européen.

Une quarantaine de participants suivent une formation annuelle dans chacune des 16 écoles membres du réseau mis en place par le Conseil de l'Europe dans les pays d'ex URSS et en Europe du Sud Est, et ils seront plus de 600 à se réunir à Strasbourg pendant une semaine pour réfléchir ensemble sur les évolutions  du pouvoir dans nos sociétés.
 
 
Le succès croissant du Pass musées du Rhin supérieur PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 09:42

Un nouveau logo, de nouveaux adhérents et des records de participation:le Pass musée trinational du Rhin Supérieur se prépare à fêter ses dix ans d'existence dans la satisfaction d'un développement continu. Une expérience de coopération transfrontalière et de développement culturel très réussie qui fait école dans d'autres régions d'Europe.
 
>>> Le nouveau logo a conservé certaines similitudes avec l'ancien, mais la forme et la couleur ont été modifiées. La nouvelle nuance de vert est plus actuelle et apporte une certaine fraîcheur au PASS Musées. Le choix s'est porté sur les thèmes de la modernité et de l'interactivité. Grâce au « pixel », un carré qui forme la surface de base du logo, l'identité du PASS Musées devient plus dynamique
 
Or noir et ballon rond en Russie : L'effet Gazprom PDF Imprimer Email
Vendredi, 27 Juin 2008 16:32

Par Laurent Pfaadt

Le 14 mai 2008, le Zénith St Petersbourg remportait sa première coupe d'Europe, la coupe de l'UEFA en battant les Glasgow Rangers à Manchester deux buts à 0. Il succédait ainsi au FC Séville, vainqueur des deux dernières éditions (2006, 2007) et au CSKA Moscou qui remportait le trophée en 2005, offrant à la Russie sa deuxième coupe d'Europe. Le 21 mai 2008, le stade Loujniki de Moscou accueillait la finale de l'autre coupe d'Europe, la Ligue des champions remportée par Manchester United après avoir accueilli la finale de la coupe de l'UEFA en 1999. Enfin, le 26 juin 2008, l'équipe nationale russe, véritable révélation de la compétition, fut défaite en demi-finale du championnat d'Europe des nations après avoir éliminé l'Angleterre en qualifications puis la Suède et les Pays-Bas durant la compétition.

 
Nicolas Sarkozy devra adapter sa Présidence au nouveau climat européen PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 10:26
Les attentes du Parlement européen
 
Du 1er juillet au 31 décembre 2008, la France présidera l'Union Européenne. Alors que, dans les ministères français, on travaillait depuis plusieurs mois sur les dossiers prioritaires de cette future présidence, le Non irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne pourrait changer la donne. Qu'attendent les députés européens de cette Présidence française dans ce nouveau climat ? De tous les bords politiques, ils  répondent.
 
 
 
L'Europe dans la mondialisation PDF Imprimer Email
Vendredi, 27 Juin 2008 17:17
SUGGESTION RELATIO

Un nouveau site à découvrirwww.euromonde2015.eu.  Dédié au rapport « EuroMonde 2015, une stratégie européenne pour la mondialisation » rendu public en avril 2008 en vue de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, ce site vise à alimenter les débats autour d'un thème essentiel: L'Europe face ou dans la MONDIALISATION. Le Président de la mission "L'Europe dans la mondialisation", Laurent COHEN-TANUGI s'explique.
 
Nouveau: Les trésors des cinémathèques d'Europe sur Internet PDF Imprimer Email
Vendredi, 27 Juin 2008 01:18

(SUGGESTION RELATIO)

Curieux et cinéphiles de tous âges pourront bientôt découvrir, en accès gratuit sur internet, des films rares et insolites datant souvent des débuts du cinéma, grâce au site Europa Film Treasures, qui met en réseau une trentaine de cinémathèques et archives europénnes.

 

21/03/2008

Regard suisse sur la crise financière

 mensonges, mythes et théologie

ede9c177e4c1cf950051cbe854a74dde.jpg"L'air du large", de Jacques PILET

Le séisme américain a au moins ceci de bon: il ouvre les yeux des naïfs que nous sommes. Toute une série de bobards apparaissent enfin comme tels.

-Les Etats-Unis, disaient les experts, peuvent s’endetter plus que tout autre pays parce qu’ils ont la monnaie de référence mondiale, une économie si forte qu’elle n’a rien à craindre.

-La condition du succès économique, pontifiait-on, c’est un libéralisme sans entraves. Moins les gouvernements s’en mêleront, mieux nous nous porterons.

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14/03/2008

Une brèche dans le pacte du silence...

L'affaire Suez-GdF-Kuhn-Sarkozy dans Libération

246c2c704e2f108e3d260cec11605539.jpgUne brèche dans le  "Pacte de silence" politique et médiatique qui semblait tel un couvercle vouloir étouffer la troublante affaire Kuhn-Sarkozy révélée par Relatio: LIBERATION de ce matin consacre  un artcicle  à  l'accusation de corruption classée sans suite en trois jours, par la Justice alors que plainte avait été déposée par Jean-Marie Kuhn à la demande de Berçy.
Nous l'écrivions ici même:la vérité finit toujours par s'imposer...Même si parfois elle prend plus de temps qu'il n'en faudrait. RELATIO n'est (évidemment) pas cité dans l'article de Libé. J'écris "evidemment", car le journalisme à la française connaït mal le mot "source".
Précision sera sans doute apportée puisqu'en toute confraternité j'ai transmis à Libération les liens qui s'imposent. Liens qui d'ailleurs étaient connus de la rédaction de Libération depuis longtemps. http://www.relatio.fr/affaire_kuhn_suez_frere/ 
Reste maintenant à obtenir quelques réponses aux questions posées par cette affaire. les demandes d'ITW faites à l'Elysée notamment resteront-elles encore sans réponses?
L'omerta n'est pas un mode de gouvernement acceptable en démocratie.Les liaisons dangereuses entre le pouvoir politique et les pouvoirs financiers ne sont pas sains. Et les silences des autres organes d'informations constituent à eux seuls l'une des explications à ce que l'on appelle "la crise de la presse". Une crise liée à celle Du politique. Paresse et manque de courage.
Un rappel: cette petite "affaire" ne concerne que 1, 25 milliard d'euro d'argent ...public. Un autre rappel: un salarié adminsitrateur de Gdf a demandé dans un ITW à relatio.fr une commission d'une enquête parlementaire.  
Daniel RIOT 
(photo Libération) 

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05/03/2008

SUEZ-GdF: LA FACE CACHEE DE LA FUSION ANNONCEE

EXCLUSIF RELATIO

 

af7b954e0062f3b82b7f9d463587b019.jpgDOCUMENT: UNE CHRONOLOGIE DE FAITS QUI PEUVENT REMETTRE EN CAUSE LA FUSION SUEZ-GdF

Jean-Marie KUHN, dans le cadre d’un important préjudice que lui a fait subir le Groupe FRERE-DESMARAIS au travers de l’une de ses Sociétés, a découvert un ensemble de faits qui, additionnés, mis en convergence et en perspective, ne manquent pas d’intriguer. Et de soulever bien des questions.

Celles-çi se retrouvent au cœur et dans les coulisses de la fusion SUEZ-GdF.

Elles soulèvent gravement trois problèmes-clefs…


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29/02/2008

La "FRANCE-A-FRIC" et les têtes de gondoles de la "FRIC-FRANCOPHONIE"

La France de Sarkozy ou quand les scandales ne font même plus scandale

L'éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO 

3373e79898c3db5a7dc586168a43387e.png« Casse-toi, pauvre con »…

Héros bien malgré lui d’une affaire qui le dépasse (et qui dépasse aussi les bornes du tolérable), Jean-Marie Kuhn va finir par croire que c’est ce genre de réponse que masque l’épais silence qu’observe à son sujet le palais de l’Elysée…

Ou le type de réplique auquel  il va avoir droit s’il continue à s’obstiner à harceler les pauvres collaborateurs du chef de l’Etat sur une minable affaire d’un milliard 25 d’euros (d’argent public) venu grossir les fortunes des deux têtes de gondoles de la « fric-francophonie »  dans une "france-à-fric" où les scandales ne font même plus...scandale!

Desmarais, le Canadien et Frère, le roi belge du CAC 40, les deux tuteurs de Sarkozy, ont reçu leurs breloques. Entre  quels autres cadeaux d’amitié ?

Le premier en public : une vraie cérémonie. Avec hommage public à celui sans qui Sarkozy , se son propre aveu, ne serait pas où il est (comme si le vote des Français  n’était qu’une légitimation du succès d’une stratégie définie après  l’échec de Balladur par les Empereurs de l’Hyper-capitalisme qui adorent jouer les « faiseurs de rois »)…

Le second en privé. A huis clos ou presque, avec les intimes dont Fillon, qui ne pourra jamais dire qu’il ne connaît pas  Albert Frère et Dati, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, sans doute là dans son rôle ministériel essentiel : servir de caution « juste » aux honorés  du Président de la République. On me dit (mais je n'ai pas vérifié) que c'est Frère qui a demandé de la discrétion:le protégé reconnaissant fait trop de bruit, ce qui nuit aux affaires... Trop "bling-bling", Sarkostar pour le chatelain discret de Charleroi et d'ailleurs. 

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Les « breloques » en question n’ont rien de ces médailles en chocolat qui faisait sourire Napoléon chaque fois qu’il en agraffait une sur une poitrine vaillante : l’art de la récompense fait partie de l’art du bien gouverner…Grand Croix de la légion d’Honneur, ce n’est pas rien. Même si Poutine y a eu droit aussi… De quoi donner de l’eau au moulin de ceux qui en rient…Morceaux choisis…

    * « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », Jules Renard, Journal.

    * « Si on voulait me donner la légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre », Coluche

    * « La Légion d’honneur, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas » François Mauriac

    * « La légion d'honneur est comme une maladie contagieuse : seuls ceux qui l'ont déjà peuvent vous la conférer », Gilbert Cesbron

    * « Demander la Légion d'honneur au gouvernement, c'est une politesse à lui faire », Emile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris

    * « La Légion d'honneur de Lyon ? La rosette ! », Boris Vian


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Quand je pense à ceux qui la mériteraient vraiment et qui ne l’auront jamais, je n’ai pas envie de rire. Et quand la République se discrédite en la remettant pou services particuliers rendus, j’ai peur que françois Léotard ait raison de tirer la sonnette d’alarme dans son dernier livre : « Cela va mal finir »…

Cela dit, entendons-nous bien. Etre riche n’est pas un défaut. Avoir bâti de beaux Empires économico-financiers n’est pas une tare. Montrer de la reconnaissance envers ceux qui vous ont aidé à concrétiser une ambition légitime n’est pas un vice. Tout au plus, devrait-on davantage tenir compte du contexte… C’est-à-dire en l’occurrence d’une actualité qui est surtout alimentée par des affaires…qui ne sont bonnes que pour ceux qui en tirent parti

Hier, le ministre du budget nous jure, les « yeux dans les yeux » que toutes  les affaires de fraudes fiscales (une bagatelle de 40 milliards d’euro !!!) seront « menées jusqu’au bout »...Ben voyons ! Un joli sujet de conversation pour les habitués du Fouquet’s…Pardon;je ne suis qu'un "pauvre con " de journaliste qui aime son pays, l'Europe et la démocratie...

Aujourd’ui, ce sont des révélations sur les indemnités dont a bénéficié l’homme des « caisses noires » de l’Union des industries métallurgiques et minières. On vit où ? On fait quoi ?  La patronne du medef en  interrompt ses vacances... Pauvre femme. Mes confrère experts en cirage de pompes élyséennes vont encore souffrir.. On ne peut tout de même pas toujours  tout passer son silence. 

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Les Belges le savent mieux que nous encore, Albert Frère  qui a construit sa fortune sur les ruines d’une sidérurgie en crise a su ces dernières années tirer son épingle du jeu dans une série d’opérations où quelques complicités financiero-politiques étaient et, visiblement, sont indispensables. L'essentiel, pour un joueur, c'est de miser sur le "bon cheval". Avec Sarko, c'est au galop, qu'il a gagné.

Chez lui la coupe n'est jamais pleine pour agrandir ce qu'il appelle la "galette". Que faites vous quand vous avez réussi un gros coup, lui demande une journaliste de la RTBF."Je pense aux coups suivants", répond-il en précisant:"Mias il n'y a pas que les gros coups, il y a les petits coups, aussi".

Kuhn, pour lui, était un "petit coup"..Et Suez-Sarkozy, un "gros". Un homme plein d'énrgie, comme on dit chez Total. Un patron-béton, comme on dit chez Lafargue. On est loin des clous de papa. Et on ne mange pas souvent  dans un Quick......

Pour s’en tenir aux bénéfices que Frère, son groupe et son « indissociable » « frère de fric » canadien ont déjà tiré de sa position-clef dans le « dossier Suez », quelles suites ont été données aux révélations déjà anciennes du Canard Enchaîné (le 5/09/2007 ) ? Et pourquoi depuis que RELATIO a révélé le « dossier KUHN » devenu « l’affaire Frere/Sarkozy/Suez-GdF » n’avons-nous  eu aucune réponse à nos questions légitimes, de simple bon sens?

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La fonction fait l'homme ? En l'occurrence, c'est plutôt l'homme qui défait la fonction.
Dessin de Kroll
sélectionné par Courier International  Le Soir(Bruxelles)
 
 

Nous avons aujourd’hui relancé des demandes d’ITW à quelques unes des nombreuses personnalités citées dans ce dossier. Nous avons alerté les médias sur la deuxième lettre ouverte adressée par Jean-Marie Kuhn publiée hier sur Relatio. Notre messagerie est lourde de messages de citoyens outrés, mais déserte en courriels des personnalités concernées. Qui moquait jadis l’Italie et ses lois de l’omerta ? Qui ironisait voilà peu encore sur les « républiques bananières» ? Sarkozy vient de réitérer sa volonté d’en finir avec la « françafrique » dont les procureurs d’hier étaient qualifiés de surnoms insultants. Mais c’est  « France-à-fric » qui est aujourd’hui en questions.

Allez vous étonner après cela que quelques intellectuels comme Alain Badiou en tirent parti pour faire renaître des idéologies populiste et totalitaires dans des pamphlets à succès aussi dangereux pour la démocratie que les maux qu’ils dénoncent

« De quoi Sarkozy est-il le nom ? » véritable charge contre la loi des urnes. «Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel».Face à la «corruption» des démocraties par les puissances de l’argent, l’heure serait venue de définir «une nouvelle pratique ce qui fut nommé "dictature" (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot "Vertu".»

Voilà qui donne froid dans le dos. François  Léotard a vraiment raison :Tout cela risque de très mal finir. Et là ce n’est pas Sarkozy qui est « harcelé », comme notre ami Rosenstielle déplore dans un de ses billets sur Relatio : c’est lui qui joue les pyromanes de la démocratie et de l’esprit républicain.

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Consolons-nous :la vie continue…Tout va très bien, Messieurs mes petits marquis : Cécilia va être entendue par les policiers sur l’affaire du « texto » d’amour-passion du président d’avant son remariage dans les salons de l’Elysée  transformés en mairie de quartier et selon le dernier sondage, une grande majorité de français pensent que les médias ne sont pas indépendants de Sarkozy. Et cerise sur le gâteau de l’optimisme déclamatoire :1200 têtes de listes aux prochaines municipales dans les grandes villes ont signé le pacte anticorruption de transparence internationale…Dans les Hauts-de Seine aussi?

Desmarais et Frère avaient vu juste : « cet ambitieux de Sarkozy est l’homme qu’il faut à la France »… Pour que les Français mettent « bas les masques », peut-être.

Daniel RIOT

 

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LA DEUXIEME LETTRE OUVERTE DE J-M KUHN A NICOLAS SARKOZY

 

PRÉCÉDEMMENT SUR RELATIO :
 
 
23/02/2008 Le "scandale Albert Frère-Suez": pourquoi l'omerta?

20/02/2008 :PREMIÈRE Lettre ouverte à SARKOZY, Le Président de la République et le "scandale du 1, 25 milliard" d'Albert FRERE en marge de la fusion SUEZ-GdF... :

20/02/2008 : La loi du silence sur L'AFFAIRE SUEZ-ALBERT FRERE? L'information révélée par RELATIO a été diffusée largement, mais les réactions des milieux concernés  se font attendre...

18/02/2008 : L'affaire SUEZ-Albert Frère sur AGORAVOX, L'ITW de Jean-Marie KUHN par RELATIO sur le scandale du 1,25 milliard d'€ d'argent public a été reprise sur AGORAVOX. PARTICIPEZ AU FORUM.

16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO première partie

16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO, sedonde partie

22.01.2008 :  SUEZ-GdF: Mariage encore retardé

21.01.2008 : LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.

01/02/2008

L’Europe au service des consommateurs : Peut mieux faire..

Commentaire RELATIO par William PETITJEAN

Un marché, c’est d’abord fait pour des consommateurs. Le Marché commun a été construit d’abord pour les consommateurs  qui sont aussi des citoyens. On l’oublie trop souvent. Et les eurocritiques, les adversaires de l’unification européenne en tirent parti avec raison…Même si l’union européenne n’a pas le monopole du décalage entre les (bonnes) intentions proclamées et les (discutables) actions menées… De beaucoup s’en faut ! Heureusement qu’elle est là, souvent, en filet de sécurité et en accélérateur.

La commissaire européenne à la Consommation Meglena Kuneva dont la direction devrait disposer de plus de moyens si l’on voulait vraiment que les objectifs fixés soient atteints, entend scruter davantage à l'avenir les anomalies entre pays de l'UE dans le commerce de détail et les services, pour mieux défendre les intérêts des consommateurs. Très bien. Bravo. Même si en l’occurrence, elle ne fait que son « job »…

"Le marché unique a beaucoup évolué en quinze ans. Mais nous pensons que les consommateurs n'en tirent toujours pas ce qu'ils méritent", a déclaré jeudi la commissaire. C’est bien l’avis aussi des consommateurs…

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23/01/2008

Sur RELATIO, l’Europe de Strasbourg

Homoparentalité : les juges de Strasbourg et un couffin

 

10ac8f7c27280039b6a238b34468dc32.jpgLa marque juridique d’une vraie Révolution sociologique

La condamnation de la France par la Cour européenne de Strasbourg va devenir une référence…dans les 47 pays du Conseil de l’Europe. Il n’est pas ri étonnant qu’elle suscite commentaires et polémiques : droit et morale, évolution des mœurs et traditions, droits de l’homme et lois sociétales… C’est le cœur même du concept de famille, donc la base de nos sociétés,  qui est ainsi touché.

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Economie et écologie : Un grand test pour l’Europe

 

La Commission de Bruxelles présente aujourd’hui sa « stratégie pour le climat » :D’ âpres négociations à mener dans des délais très courts, avec des chocs d’intérêts chargés d’enjeux majeurs

 

L’Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO

293443ee8c736d8607d200da73c891e2.jpgUn grand test : celui des capacités de l’Union européenne de concilier les intérêts économiques et les impératifs écologiques. Autrement dit, la place que l’éco-économie, comme dit Corinne Lepage, doit prendre dans le modèle de développement durable européen. Les tractations ont déjà eté longues et difficiles, avec pressions contradictoires de lobbies antagonistes. La stratégie que la Commission doit présenter aujourd’hui  a suscité des polémiques avant même sa présentation. Et elle va déboucher sur des négociations qui s’annoncent longues, âpres et à la fois très  techniques et politiques entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen.

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21/01/2008

LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.


UNE INFORMATION EXCLUSIVE DE RELATIO


Une  plainte contre X et Albert Frère  pour « pacte de corruption » a été rejetée d’une façon expéditive. Mais  un litige privé débouche sur des « affaires » qui risquent de retarder encore le mariage. Et qui jettent une nouvelle ombre sur le « capitalisme de la barbichette » et la « République des renvois d’ascenseurs »…  

 

par Daniel RIOT

 

Après des fiançailles longues et mouvementées, la fusion Suez-Gaz de France qui doit transformer deux « grands » en un « géant » mondial (bien tricolore) de l’énergie pourrait être (encore) retardé par une de ces scènes vaudevillesques où dans la salle des mariages, avant l’échange de deux « Oui » programmés, une voix s’oppose au dernier moment à l’union attendue. Cérémonie perturbée, fête annulée…ou au moins retardée ! En l’occurrence, ce ne serait pas une affaire de famille, mais d’Etat. Qui pourrait bien se lever dans la salle des mariages et faire entendre sa petite voix ?

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19/01/2008

Stratégie de Lisbonne :L’Europe en panne de volonté


L’EDITORIAL RELATIO DE DANIEL RIOT

Quand la France regrette de ne pas avoir bien jouer la carte européenne….


Un rapport ? Un mea culpa national… Pour une fois, des autorités françaises ne critiquent pas une politique ou une stratégie communautaires, mais reconnaissent que la France a mal appliqué, mal suivi une orientation « européenne », donc n’a pas su bénéficier de tout le parti qu’elle aurait pu et du en tirer. Dans ce pays où « l’Europe «  est souvent considérée comme un bouc émissaire, il s’agit d’un véritable événement, surtout si les conclusions  du rapport en question sont adoptées au sommet de l’Etat et si les leçons en sont pleinement tirées.

 

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14/11/2007

LE PRIX DE L’ESSENCE EN EUROPE: Les lésés?… Les contribuables et les consommateurs…

par Corinne LEPAGE

baf9a804a17b985e25157fa515670979.jpgVraies questions et fausses réponses…

SELECTION RELATIO SUR LE BLOG DE CORINNE LEPAGE : Le prix à la pompe s’envole et chacun d’entre nous se retrouve en quelque sorte piégé, puisqu’il n’y a aujourd’hui, pour beaucoup de nos concitoyens et en particulier ceux qui ont été contraints de choisir d’habiter une banlieue éloignée, sans transports collectifs à proximité, aucune solution alternative à celle de la voiture individuelle.

Le débat autour du prix de l’essence et de la part de TIPP est en réalité un faux débat, qui constitue un leurre pour éviter le vrai débat : celui de l’affectation de la rente pétrolière qu’elle soit publique ou privée.

LE PRIX NE PEUT QUE MONTER

Le débat sur le prix de l’essence est en fait un faux débat dans la mesure où il ne peut que monter. 4dcee57b1f25b5b898140594312475d4.jpg

>>>Tout d’abord, du fait du marché. En effet, la distorsion croissante entre l’offre et la demande d’hydrocarbures ne peut que conduire à une hausse permanente du prix. Le très récent rapport de l’AIE prévoit que la demande mondiale, tirée par la croissance chinoise et indienne, devrait progresser de 55% d’ici à 2030.

Pour tenir, il faudrait consentir des investissements de l’ordre de 22.000 milliards de dollars, pour améliorer les capacités de production et l’efficacité énergétique, dont 5 milliards pour le pétrole, alors que jusqu’en 2006, aucun investissement lourd n’a été réalisé.

Avec une conséquences évidente: le nombre de barils/jour nécessaire pour alimenter cette soif énergétique devrait atteindre 116 millions dans un quart de siècle, contre 84 millions de barils jour en 2006.

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10/11/2007

Qui recevra le Prix du Sénat du meilleur livre économique de l’année ?

Un honneur accepté. La présidence du Sénat  m’a demandé d’être membre  du jury qui décernera le prix du meilleur livre économique de l’année. J’ai accepté d’apporter ma petite pierre (à titre personnel et au nom de RELATIO) en lisant les dix livres sélectionnés par un Comité scientifique, et en rédigeant des notes de lecture avec appréciations, à destination des internautes qui doivent « élire » le livre et l’auteur.

Je reviendrai sur ce blog ou sur RELATIO sur des livres éliminés (notamment sur l’excellent ouvrage de Jean-Marie Pelt, « C’est vert et çà marche ») mais dans l’urgence je publie ici mes notes sur les trois finalistes. Trois bons ouvrages, dont un, selon moi, mérite les lauriers du vainqueur. DR

 Vous pouvez voter >>>>>>>>

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  • "Désordre dans le capitalisme mondial", Michel AGLIETTA & Laurent BERREBI, Odile Jacob. Une somme. Une vraie thèse. Très sérieuse… Bonne documentation. Excellentes analyses. Un livre à étudier plus qu’à lire. Avec des encadrés, des graphiques, des chiffres, des tableaux plus lisibles et accessibles qu’ils peuvent apparaître.  Ces deux économistes qui ont le mérite d’appuyer leurs analyses macroéconomiques et théoriques sur des réalités bien décryptées nous offrent de bonnes  clefs pour mieux comprendre le « désordre économique (et financier) » qui fait office de « l’ordre mondial » promis. Et ils tracent des pistes à suivre pour tenter de mettre sur pieds cette « gouvernance » mondiale qui fait tellement défaut.

Mais cette anarchie capitalistique n’est-elle pas voulue ? Et si oui, par qui ? C’est la première question qui vient à l’esprit et qui n’est pas posée clairement. C’est  l’une des limites de cette entreprise qui mérite par ailleurs bien des louanges.

Il en est une autre, plus « hexagonale » : pourquoi la France est-elle moins bien performante dans cette « globalisation » révolutionnaire que d’autres pays européens ? Les quelques pages sur le « déclin compétitif français » ne sont pas à la hauteur des attentes. Dommage. Comme d’ailleurs celles, dignes des bonnes résolutions de la stratégie de Lisbonne, consacrées à la zone euro.

Bien sûr qu’il faut « une politique économique européenne cohérente ». Qui en doute ? Evidemment qu’il faut que la zone euro, un peu trop rapidement et schématiquement qualifiée de zone à « souverainetés éclatées », devienne  une « zone de souveraineté politique »…

Mais qui s’y oppose ? Moins la Banque centrale que les gouvernements qui ne joue pas assez la carte communautaire. Moins les traités actuels (et futur) que les pays membres qui ne respectent pas la stratégie de Lisbonne (plus intergouvernementale que communautaire, ce qui est sa faiblesse) et qui plafonnent le budget communautaire. Moins les institutions européennes que les exécutifs nationaux qui n’ont pas le courage de faire de la « zone euro » un vrai Marché Commun où les fiscalités et les conditions sociales seraient harmonisées. « L’impasse européenne » décrite trop superficiellement  vient avant tout du « scandale anglais » : Londres ne devrait pas avoir son mot à dire sur le fonctionnement interne d’un « Euroland » dont le Royaume Uni ne fait pas partie.

Autant dire que les économistes qui sortent un peu de leur discipline  trouveront dans cet ouvrage matière à controverses… D’ailleurs,  « l’économie-casino » qui nous est imposée par un capitalisme devenu fou plus que par le libéralisme si maladroitement caricaturé  ne fait pas l’objet de diagnostics convergents.

Cet ouvrage a le grand mérite de confirmer l’extrême variété des capitalismes. Et de fournir des belles synthèses. Mais il est plus sérieux que pertinent et original.

Daniel RIOT

Classement personnel :3     SUR AMAZON >>>>>

 

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  • "L'enfer, ce n'est pas les autres: bref essai sur la mondialisation", Pierre DOCKES, Descartes & Cie. Le protectionnisme, c’est la guerre, mais le libre-échange ne garantit pas la paix. Ce rappel à lui seul fait plonger dans ce livre à l’écriture vive, aux arguments bien pesés et aux diagnostics pertinents. Ce n’est pas le seul…

Oui la mondialisation, si souvent confondue avec la globalisation, est diabolisée par celles et ceux qui n’ont pas compris que dans ce monde où les notions de temps et d’espace sont chamboulées l’Europe, et tout particulièrement  la France, souffre d’une infidélité à …elle-même. Le « génie européen » pour le meilleur et pour le pire provient d’une donnée majeure : la civilisation européenne fut d’abord une civilisation de la « connaissance », du « savoir », du « penser », du « découvrir ». Et les Européens, empêtrés dans leurs conquêtes puis leurs pertes coloniales et dans leurs guerres civiles d’un autre âge puis dans leurs affrontements idéologiques, l’ont …oublié. Bêtement. Ce n’est pas faute  d’avertissements : « nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles »

Dans son « Bref essais », Pierre Dockès, en inversant la formule de Sartre (« l’enfer, ce n’est pas les autres ») lance un cri, une exhortation. Ce n’est pas l’histoire qui va trop vite », comme disait Mitterrand en aveu d’impuissance, c’est NOUS qui allons trop lentement. Ce n’est pas la mondialisation, ce bouc-émissaire facile, qui doit nous faire peur : ce sont nos faiblesses internes. Et le temps que nous avons perdu en ne respectant pas la stratégie de Lisbonne (déjà trop tardive et pas assez musclée)…

Ces faiblesses, Pierre Dockers les analyse bien en se gardant de tomber dans les pièges des clichés en vogue… Oui, « le Gain de l’un n’est pas fatalement la Perte de l’autre ». Oui, « un système social avancé n’est pas un handicap »… Oui, il faut d’URGENCE relancer cette économie de la connaissance et des innovations, ce qui ne veut pas dire casser la recherche publique, bien au contraire ! « Nos lauriers sont coupés ! ».

 C’est toute la filière innovatrice qu’il faut reconstruire (et non achever), toute une vraie politique  industrielle EUROPEENNE à relancer (pas avec le Raffale…) qu’il faut reprendre comme nous l’enseignait Jean Monnet et la CECA, toute une réorientation des investissements (publics et privés) qu’il importe d’opérer… Dans ces remèdes, il est des expressions dont Dockès se méfie : « patriotisme économique », par exemple. Il a raison ! Comme il a raison de mettre en relief bien de fausses solutions agitées sans anticipation des dégâts qu’elles peuvent provoquer : la tentation protectionniste notamment…Mais face à la situation actuelle, ce n’est pas du volontarisme qu’il faut, c’est de la volonté. Nuance…

Daniel RIOT

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  • "Petits Conseils", Laurent MAUDUIT, Stock. Voilà un livre qui dérange. Et qui devrait déranger politiquement bien des Sénateurs si le prix du meilleur livre économique de l’année lui était décerné par ce Sénat qui joue (avec mérite) la carte d’un jury indépendant et d’internautes à l’esprit libre.

Il dérange surtout, cet ouvrage par l’étrange voyage qu’il propose,  en cet automne où la presse économique et financière française doit se battre pour sauvegarder une indépendance bien fragile… et en cette période où tous les journaux ont des difficultés de trésorerie. L’indépendance n’a pas de prix, mais elle a un coût ! Quand ce coût altère le droit à l’information (donc d’informer et d’être informé), c’est la démocratie qui est faussée…

Il le mérite, ce prix, Laurent Mauduit. Non parce qu’il a dû quitter en conscience un journal après des coups de ciseaux de l’Anastasie des temps modernes (j’en connais d’autres), mais parce que son ouvrage (qui n’a rien d’un règlement de compte) est d’abord un vrai livre : avec les qualités de fond et de style que le mot requiert. Et  le mot « économique » accolé à « livre » s’impose. Même si l’on oublie trop que l’économie est « politique » avant d’être « science »…

Les qualités de l’enquête,  la lisibilité (due à des vertus pédagogiques incontestables),  l’importance des questions qu’il soulève,  l’originalité de sa démarche et les leçons qui sont à tirer de ces quelque 400 pages riches font, à mes yeux (qui se sont frottés aux dix autres livres pré sélectionnés par le « Comité scientifique »),  de ces « Petits Conseils » le livre-lauréat incontestable.

Tout part d’Alain Minc. Ce personnage  est un vrai héros de roman qui se déroulerait dans une ploutocratie quelconque, il est vrai. Le seul problème, c’est que cet auteur à succès, ce conseilleur à forfaits, cet intellectuel médiatisé  n’a rien d’un héros de fiction. Et que ses actes n’ont rien de virtuel. Unique en son genre, Minc l’est assurément (et heureusement), mais ce qu’il incarne, représente, symbolise dépasse sa personne et son personnage. 

L'important, dans cet ouvrage,  n'est pas l'homme, c'est le symbole qu'il constitue. Le symbole, en l'occurrence, de ce « capitalisme de connivence » dont s'accommode trop la France et qui explique en partie le déclin compétitif français. De ce capitalisme bâtard qui pratique en permanence le mélange des genres, joue entre public et privé, pratique avec talent les politiques du « renvois d’ascenseurs » et des « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », se vautre dans les « déjeuners (même petits) corrupteurs », tisse des réseaux d’intérêts plus particuliers que général, et fait bien peu de cas de la vitale indépendance de la presse. Et, au bout du compte, explique bien des faiblesses du système capitaliste « à la française ». Retour au temps de Balzac, un peu. Au temps du « Temps », surtout…

Daniel RIOT

Classement personnel :1 SUR AMAZON >>>>>>

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L'Europe a (toujours) mal à la France

Le manque de crédibilité économique de la politique de Sarkozy inquiète de plus en plus Bruxelles.

Loin de la politique/spectacle, loin des effets de manche qui font illusion, loin des actes où la communication fait office d'actions. La politique économique de Sarkozy souffre d'une manque de crédibilité chronique qui inquiète les responsables de l'Union européennes et nos partenaires les plus francophiles... "Les faits sont tétus" redirait Lénine....

Déficit public en hausse, croissance revue à la baisse, commerce extérieur en chute libre: les prévisions d'automne publiées hier par la Commission européenne confirment la faiblesse conjoncturelle et surtout structurelle de la politique économique engagée par Nicolas Sarkozy.

Tandis que l'Allemagne devrait engranger un léger excédent, le déficit budgétaire français pourrait atteindre 2,6 % du PIB en 2007, puis en 2008, selon les analystes bruxellois. Voire plus: la limite des 3% du PIB réapparaît...

Pour la Commission, citée par Le Monde, les différentes mesures fiscales adoptées en France pendant l'été devraient coûter un demi-point de PIB. Leur impact sur l'activité ne devrait se faire sentir qu'en 2008, en dynamisant la consommation intérieure. La contribution du commerce extérieure restera néanmoins négative : outre l'euro fort, les exportations françaises continuent de souffrir "d'une spécialisation géographique et par produit défavorable", notent les services de M. Almunia qui attendent de vraies propositions de vraies réformes d'ici au 1er décembre. Des réformes qui ne seront pas jugées sur leurs annonces mais sur leur réalisation.

En attendant, la France de Sarkozy reste la lanterne rouge de la croissance dans la zone euro...Et ce n'est pas la faute de l'euro! 

 

 

 

05/11/2007

Des prix qui n'ont rien de littéraire...

"Les revenus démesurés des grands patrons": Une étude avec beaucoup de 00000000000 ...sur les comptes!
 
 En 2006, Bernard Arnault (LVMH) a touché l’équivalent de 27 000 années de Smic net en dividendes et les revenus de Louis Schweitzer (ex-Renault) se sont montés à un millénaire de Smic...

100 ans, 500 ans, jusqu’à 27 millénaires de Smic en une année. Même une fois les impôts payés (non comptabilisés dans les données ci-contre), les émoluments des grands patrons - publiés par le magazine Capital - demeurent considérables. Le talent exceptionnel de certains d’entre eux mérite une récompense importante. Si les inégalités de revenus sont largement acceptées, on voit mal comment la compétence, le talent, la responsabilité, l’effort ou la créativité pourraient justifier de tels revenus. D’autant plus que les niveaux de rémunérations des grands patrons sont parmi les plus élevés en Europe A LIRE >>>>>>>>>>>>

Dans le même domaine, un livre qui n'a rien de littéraire mais qui mériterait d'être lu par tous les politiques.....

Repenser l’égalité des chances: Qu’est-ce que l’égalité des chances ? Une utopie, un objectif politique crédible, une idéologie trompeuse ? Dans Repenser l’égalité des chances (Grasset, 2007), Patrick Savidan, Président de l’Observatoire des inégalités, réouvre le dossier et en défend une redéfinition qui ouvre sur la possibilité d’une "égalité des chances soutenable". Il est urgent d’interroger aujourd’hui, sous l’angle de la justice sociale, les conséquences de cette concentration des richesses, des hautes qualifications et des moyens de production qui a pour effet d’assurer aux uns une position sociale privilégiée, tout en excluant les autres des bienfaits de la société, en les renvoyant parfois à des formes d’extrême vulnérabilité sociale LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>

SUR DpJ, LE DROIT POUR LA JUSTICE: LA LETTRE DE L'OBSERVATOIRE DES INEGALITES >>>>>>>>>>

Sur DpJ (aussi) une pétition de SOS RACISME STRASBOURG:

CONTRE LES FICHAGES ETHNIQUES >>>>>>>>>>>>>>>

02/11/2007

La France en Europe: Les racines du mal...

De l'utilité de la Commission ATTALI ou de son inutilité?

Cet article de Jacques Peyrelevade qui vient d'être repris sur le site de la CONFERENCE DE CITOYENS DE STRASBOURG  a été publié voilà quelque temps, déjà dans le Monde (le 07/09 pour être précis), mais il garde toute son actualité et tout son intérêt. Il devrait faire l'objet de débats autour de la Commission Attali . Et de la politique économique et financière de la France en Europe.

Jacques Peyrelevade pose une bonne question d'entrée: "Fallait-il vraiment, sous la présidence de Jacques Attali, réunir une commission de quarante éminentes personnalités pour découvrir quels sont les obstacles à la croissance économique de notre pays ?"

Sa réponse:" Le mal est trop massif pour relever d'une liste impressionniste de remèdes partiels. Nous souffrons d'un déficit budgétaire qui fait de nous le plus mauvais élève de la classe européenne, d'un déficit record de notre commerce extérieur, de pertes de part de marché considérables à l'exportation, d'un niveau de chômage parmi les plus élevés en Europe, enfin d'un taux de croissance insuffisant, lui-même fruit d'un investissement médiocre et d'une productivité par tête beaucoup trop basse.

Un tel désordre n'est pas conjoncturel mais revêt un caractère structurel : le réglage de notre machine macroéconomique est mauvais. Dit plus simplement, nous essayons continûment de vivre au-dessus de nos moyens, en vain bien entendu, et nous payons sans cesse le coût de ce déni de réalité."

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Plus de pétrole....et pas d'idées!

L’Europe dans la nouvelle crise du pétrole : le cap de 100 dollars le baril…

DECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT--« Le cap à partir duquel les automobilistes réduiront leurs kilomètres, c’est 5F/le litre ». C’est ce que j’ai entendu de la bouche de Raymond Barre à la fin des années 70. On en est où, maintenant, ou plutôt à combien ? Et le trafic s’accroît toujours…. Bien que la course folle de l'or noir vers le cap symbolique des 100 dollars le baril se poursuive à bon train... Pour la plus grande joie des producteurs et des spéculateurs!

Depuis le début de l'année, les cours du pétrole ont progressé de 50 % et, en octobre, de 18 %. Du coup, les analystes estiment que le cap des 100 dollars devrait être franchi d'ici à deux semaines.

Pas de panique : on a déjà connu…Ce serait le second record historique du brut. Selon Standard & Poor's, le pétrole avait dépassé les 100 dollars à 101,70 dollars (d’aujourd’hui compte tenu des ajustements liés à l'inflation) un an après la révolution islamique en Iran, en avril 1980. De l’émotion : il est des seuils psychologiques qui font « tilt » dans les têtes. Surtout que ce cap ne s’annonce guère comme un « plafond »…

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