21/09/2008

LA CRISE:Leçons de la « semaine d'enfer » de ce « septembre noir »...

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Ressusciter le « capitalisme rhénan », fondation de l'Europe
L'éditorial RELATIO de Daniel RIOT
« Le rire, c'est comme les essuies glaces, çà n'arrête pas la pluie, mais çà permet d'avancer », disait un humoriste. Alors, rions. Aux éclats. Jusqu'à en avoir le souffle coupé. C'est moins douloureux que des pleurs qui ne servent à rien. Ou des gémissements qui font mal. D'ailleurs trop de sonnettes d'alarmes ont té tirées en vain pour que nous nous privions de rire haut et fort de ceux qui...se moquent de nous depuis longtemps ?
Voir ainsi une « semaine infernale » de ce « septembre noir » se terminer dans une euphorie aussi artificielle que celle d'une nuit d'ivresse qui n'annonce que des réveils douloureux est drôle, non ?
 
 

14/08/2008

L'Europe entre vents d'est et d'ouest...

Leçons de la guerre du Caucase..."L'Europe, ce petit cap d'Asie"...

 Toute l'actualité européenne, c'est sur relatio-europe.eu


 
 
>>> Les nouvelles cartes géopolitiques de la Russie se trouvent à Pékin.
>>> Les dangers des surenchères américaines
>>> Les illusions dangereuses des Polonais
>>> Remettre l'entente franco-allemande au coeur de la construction europénne
>>> Exiger une vraie réforme de l'OTAN
C'est maintenant entre Washington et Moscou qu'une grande partie d'échecs géopolitique s'engage. Les menaces américaines de mesures de rétorsions sur divers terrains (stratégiques, diplomatiques, commerciaux, économiques) sont prises au sérieux à Moscou. A tel point que des journaux russes s'en inquiètent « La réaction de la communauté mondiale à la guerre en Géorgie a logiquement posé une limite à la politique étrangère de confrontation appliquée par la Russie ces dernières années », écrit le le quotidien Gazeta.ru. relayé par Ria Novosti . Mais les menaces russes faites en réponses sont-elles suffisamment prises en compte à Washington ? Le « partenariat » russo-américain qui devait se développer est plus que menacé. Or, il ne se développait pas qu'au seul bénéficie des Russes...Les Américains (et les Européens) pâtiraient sérieusement aussi d'un retour à l'esprit de la « guerre froide » et au primat des rapports de forces...
Cette question reste sans réponse en cette fin de mandat de Bush. D'un Bush qui aura échoué sur presque tous les terrains, sans en avoir pris conscience, et qui ne se rend pas compte, visiblement, que l'échec de son « protégé » géorgien est aussi, surtout peut-être, « son » échec.Et celui des Européens qui le suivent aveuglément.
 

12/11/2007

Europe: La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tout...

Indignité démocratique !

 

L'INFORMATION PUBLIEE SUR RELATIO HIER EST CONFIRMEEE: Les procédures pour l'inscription sur liste noire, de personnes soupçonnées de liens avec le terrorisme, sont indignes du Conseil de Sécurité de l'ONU et de l'UE, selon une commission de l'APCE

Viol des Droits de l'Homme...

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Selon la Commission des questions juridiques de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui a approuvé aujourd'hui un rapport de Dick Marty (Suisse, ADLE), les procédures employées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et l'Union européenne pour inscrire sur liste noire des personnes et des groupes soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont "totalement arbitraires et sans crédibilité aucune". Elles doivent être revues de toute urgence dans un souci d'équité, ont indiqué les parlementaires.

Il y a quelque 370 personnes dans le monde qui ont actuellement leurs avoirs gelés et qui ne peuvent voyager car elles ont été inscrites sur liste noire par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Une soixantaine d'entités figureraient sur la liste noire de l'Union européenne. Cependant, selon le projet de résolution approuvé aujourd'hui par la Commission, ces sanctions peuvent être imposées "sur la base de simples soupçons".

La résolution poursuit ainsi : "Même les membres du comité chargé de décider l'inscription d'une personne sur liste noire ne connaissent pas tous les motifs à l'origine du dépôt de la demande d'inscription. La personne ou l'entité concernée n'est le plus souvent ni avisée de cette demande, ni entendue, ni même parfois informée de la décision prise - jusqu'à ce qu'elle tente de passer une frontière ou d'utiliser un compte bancaire. Aucune mesure ne prévoit de réexamen indépendant des décisions prises."

Une telle procédure est "indigne" d'institutions internationales comme l'ONU et l'Union européenne et fragilise la légitimité de " sanctions ciblées " dans la lutte contre le terrorisme, soulignent les parlementaires. Or, les Etats qui sont contraints d'exécuter ces sanctions, risquent de violer les obligations qui leur incombent au titre de la Convention européenne des Droits de l'Homme.

Le rapport devrait être soumis à l'Assemblée parlementaire en plénière lors de la partie de session de janvier (21-25 janvier 2008).

Projet de rapport provisoire

 Note introductive précédente de M. Marty (PDF)

Vidéo du témoignage

 

RELIRE SUR RELATIO >>>>>>

 

(Dessin Tomi Ungerer): Quand les démocraties ne respectent pas leurs propres règles contre leurs ennemis, elles donnent raison à ces ennemis et se suicident. L'Europe se doit de sortir de l'absurde.... DR

 

 

Europe/USA:Le saviez-vous ? Merkel (aussi) a rencontré Bush…

Vous avez entendu parler de la visite d’Angéla Merkel chez Bush dans les médias français ? Ah ! oui… Un petit article dans le Monde, et une dépêche reprise ici ou là… Nombrilisme, escargotisme : si l’Hexagone m’était conté… Les lieux communs de Sarko, oui ; la « diplomatie réfléchie » d’Angela Merkel, pourquoi en dire ? Elle n’est pas drôle, elle, pas people… Et pourtant, elle gouverne, plutôt bien, elle voyage, plutôt utilement, elle réforme, plutôt en profondeur, et elle culmine dans les sondages… ce qui prouve qu’Outre-Rhin on peut être à la fois sérieux et populaire.

Une histoire belge, bien franchouillarde

Il est vrai que quand Sarkozy ne fait pas la Une, la presse française brille par ses bonnes idées bien franchouillardes. Le JDD  qui ressuscite Fillon en couverture (Dieu même ne sait sans doute pas pourquoi) a eu l’idée de génie qui font rire ou hurler les Belges.

Dans notre bonne France où l’on ne s’est toujours pas pardonné d’avoir osé couper une tête royale, le sort du royaume de Belgique semble aiguiser des appétits d’un autre âge. Pour ou contre le rattachement de la Wallonie à la France en cas d’implosion  de ce pays où, paraît-il, « le roi donnerait tout son royaume pour un premier ministre ».

Folie des sondages… et doigté extrême d’un journal qui heureusement a d’autres qualités. Passons. Je suis dans l’humeur, là, non dans l’analyse. Qu’en disent les Français interrogés ? Oui, à 54 %. Et qu’en disent les Wallons ? Tiens donc. On ne leur a pas demandé leur avis… La semaine prochaine peut-être, à moins que le sondage de la semaine de ce canard dominical porte sur la cote de Sarkozy (pour changer)

Diplomatie tranquille et ferme

Mais revenons à Angéla Merkel dans le ranch de Bush. Pour en retenir trois choses : Bush l’a prise très au sérieux. Elle a su se faire entendre. Elle a osé (mais oui) défendre ses positions avec de bons arguments, sans taire ce qui peut fâcher Bush (sur la lutte anti-terrorisme par exemple, sur le non-respect des droits de l’homme, sur l’exactitude des renseignements des services secrets américains, très influencés par Dick Chenay…). Pas d’élans du cœur, comme si elle allait se présenter aux Présidentielles américaines de l’an prochain….  et pas de déclarations fracassantes

« Ici, Merkel est prise très au sérieux parce qu’elle a de sérieux arguments », lâche un diplomate  : c’est l’Allemagne et non la France qui détient les clefs de nouvelles sanctions contre l’Iran. Une question de volumes d’affaires et d’échanges… L’Allemagne reste le premier partenaire commercial de l’Iran.

« Nous devons penser à de nouvelles sanctions, si l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les efforts diplomatiques entrepris par l'Union européenne échouent à convaincre l'Iran de se plier aux exigences de la communauté internationale », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, calmement, à l'issue de son séjour. « Mais nous pensons que ce problème peut être résolu diplomatiquement »

Tenir compte des Russes et des Chinois

« Sur le plan stratégique, nous avons une totale identité de vues. Sur la tactique, il y a quelques divergences », a du résumer, déçu,  le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Gordon Johndroe. C’est que, pour les Allemands, l’urgence n’est pas de parler de « guerre » ou de se placer devant l’alternative sarkozyenne « soit l’Iran a la bombe, soit l’Iran est bombardé ».

Pour eux,  les Nations unies sont le seul instrument légitime pour imposer des sanctions, car il s’agit de maintenir les Russes et les Chinois sur le bateau de sauvetage de la paix. Et l’une de leurs priorités est aussi d’aider les forces démocratiques iraniennes, car il y en a…

 Mais, c’est moins spectaculaire que la diplomatie-spectacle et il n’y a pas matière à sondage…

Daniel RIOT

18/10/2007

Bush brandit la menace d'une "troisième guerre mondiale"


 

Kouchner avait utiliser le mot "guerre"... Le président US voit dans l'Iran la menace d'une "guerre mondiale"

George W. Bush (AP)

George W. Bush (AP)

La communauté internationale doit empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire si elle veut "éviter une troisième guerre mondiale", a affirmé mercredi 17 octobre le président américain George W. Bush.
"Nous avons un dirigeant iranien qui a annoncé qu'il voulait détruire Israël," a rappelé George W. Bush lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, après une mise en garde de la Russie contre toute action militaire visant le programme nucléaire de Téhéran.
"C'est pourquoi j'ai dit (aux dirigeants mondiaux) : si vous souhaitez éviter une troisième guerre mondiale, il semblerait que vous devriez essayer de les empêcher d'obtenir les connaissances nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire", a-t-il dit.
Premiers visés par cet avertissement: Les Russes, bien sûr, qui se font de plus en plus les avocats de Téhéran...

17/01/2007

BUSH VEUT TERMINER SON MANDAT EN SE BATTANT SUR TOUS LES FRONTS du" MAL"

L’Europe face à la montée de nouveaux périls au Moyen-orient : Que des vœux pieux… et une impuissance tragique!

DECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT : Quelques faits majeurs dans l’actualité qui ne rendent guère optimistes… De nouveaux périls montent et, face à Bush, plus pétri d'idéologie que de stratégie, l'Europe pèse peu sur le cours des choses. Chirac voudrait, selon Le Monde, négocier avec l'Iran pour le Liban.  Une idée généreuse plus qu' un projet crédible dans le contexte actuel, y compris français... LIRE LA SUITE >>>>>

12/01/2007

Bush et l'IRAK: participer au forum

Mon édito Relatio sur la siruation en Irak a été repris sur AGORAVOX. Participez au forum >>>>>>>

11/01/2007

IRAK: De quoi broyer du noir à la Maison Blanche...

La fuite en avant de BUSH en IRAK: Des batailles sur plusieurs fronts qui font craindre le pire..

Georges Bush a fait une série de victimes de plus…dont personne ne parle : les éditorialistes, les experts en géopolitiques, les diplomates, les conseillers en tout genre qui se sont trompés dans les grandes largeurs…

Après la victoire législative des démocrates, les rapports exhortant la Maison Blanche à emprunter une « autre voie », le changement de titulaire au Secrétariat d’Etat, les chiffres officiels des pertes ( plus de 3000 morts, 22 000 blessés) et des dépenses (plus de 350 milliards de dollars), Ces « commentateurs » trop pressés se disaient (presque) certains que Bush allait changer de stratégie. Ne citons aucun d’entre eux : cela ferait trop mal, bien que le ridicule ne tue pas…

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Ces météorologues  prévoyaient des retraits échelonnés avec un calendrier prévisionnel et un passage de « témoins » à des forces irakiennes encadrées plus que soutenues…Ou bâtissaient des scenarii sur quelque internationalisation. Passons. Une politique-fiction obsolète.

L’homme du bureau ovale a une tête trop carrée pour ne pas s’entêter. Il est tellement certain d’avoir raison et d’accomplir une mission divine qu’il reste sourd à tout conseil de sagesse de ses propres amis et, à plus fortes raisons, à toutes les critiques du camp démocrate,  des opinions publiques américaine, arabe et européennes, des instances onusiennes et autres… Comme tous ceux qui échouent dans ce genre d’aventure, il mise sur le jugement de l’Histoire.

LIRE LA SUITE DE MON DECRYPTAGE SUR RELATIO >>>>>

10/11/2006

La victoire des Démocrates contre BUSH: Leçons américaines…

C’est « Le Temps », un journal suisse, qui l’affirme avec raison : « Les Etats-Unis ont des institutions démocratiques qui leur permettent de profonds changements d'orientation sans que soient remis en cause les fondements de leur vie en commun. La domination républicaine sur les deux chambres est terminée, comme l'avait été il y a douze ans celle des démocrates. Les électeurs ont sanctionné la politique présidentielle. Ils ont jugé leurs responsables. Et tout redevient normal. De nouveaux espoirs sont permis, dont la réalisation n'est certes jamais garantie ».

Bien vu. Les « anti-américains », si nombreux et si stupides en France, (ces « malades d’un infantilisme » de poussins qui se prennent pour des coqs,  coincés  entre des  nostalgies d’un « paradis » hexagonal qui n’a jamais existé et des rêves  d’un futur paradisiaque qui n’existera jamais) feraient bien d’y réfléchir.

Bush a perdu. Il le reconnaît. Il en  tire quelques leçons, en lâchant quelques « fusibles », dont Rumsfeld. Et il  continue sa « route ». Jusqu’à la prochaine échéance.

Sans esprit de « rupture », sans fantasme « vengeur » ou « révolutionnaire ». Sans tristesse cachée, mais sans démagogie affichée.

En sachant que sa « machine » en panne va affronter deux années de débats, d’enquêtes, de mises en cause, de remises en questions, de contestations qui vaudront la peine d’être suivies de (très) près…

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La « jeune » Amérique affiche une maturité démocratique plus grande que la « vieille France ». Je parle de « vielle France «  et non de « vieille Europe »… Car l’Europe dans son ensemble a aujourd’hui, en général, moins d’archaïsmes à combattre que les héritiers de De Gaulle et de Mitterrand.

Le « Temps » continue son éditorial, en pensant à la Suisse, comme je pense à la France : « Le système d'alternance, quand il est solidement ancré dans une Constitution, supporte une forte dose de conflits sans que ceux-ci viennent attaquer ni le sens ni le destin de la nation ».

Il poursuit : « Irak en moins bien sûr, la Suisse se pose des questions sur l'administration Blocher, sur son extrémisme, son refus permanent de négocier avec quiconque, sa façon très bushienne de s'adresser au peuple par-dessus les institutions et les règles, sa vision d'une Suisse déliée des obligations internationales auxquelles elle a souscrit, son nationalisme outrancier. Mais que peut-elle faire contre cela puisque, au nom de la concordance, elle a donné à l'UDC une place dans le gouvernement à l'égal de ceux qui pensent le contraire? »

Grave question.  «  Le système de concordance est-il meilleur que le système d'alternance dès lors que l'extrémisme, au lieu de pouvoir être éjecté normalement quand il commence à apparaître comme insupportable, continue de diffuser ses thèmes en toute légitimité au sein d'une société qu'il divise et démoralise? L'UDC croit, comme l'ont cru les néo-conservateurs américains, qu'elle peut conquérir des positions inexpugnables. Les «néocons», du fait de l'alternance, ont perdu. Christoph Blocher, du fait de la concordance, gagne, car les institutions suisses ne sont pas faites pour l'en empêcher ».

Cette question ne concerne pas que la Suisse. Elle se pose ailleurs, en Pologne, par exemple. Et elle peut se poser (elle se pose déjà) en France. Le sort des Présidentielles n’est en rien scellé. Avec des « extrêmes » de droite et de gauche qui gangrènent et la « droite » et la « gauche », par-dessus un « centre » qui a du mal à imposer ses valeurs, son ben sens et ses intelligences.

Quid des USA dans les deux ans qui viennent, avec une Maison Blanche (et tout ce qui va avec) aux mains des mêmes « néo-conservateurs » et un Congrès aux mains de « démocrates » qui comme le PS en France ont trop de leaders potentiels pour ne pas avoir de sérieux problèmes de « leadership » ?

Ils ne sont pas dans la situation d’une « cohabitation à la française »…Et ils ne sont en rien devant des vertiges « eistentiels ».

Ils sont dans une situation qui pourrait faire le jeu des intérêts européens si ces derniers étaient moins « archéo-cons » (conservateurs archaïques) donc plus unis et plus cohérents. Si l’Europe politique avait été mise sur rails par ce projet de Traité constitutionnel que les Français et les Néerlandais, pour des raisons opposées, n’avaient pas refusé.

Bush a un «  plan B » : celui des « pères de la nation américaine ». Respect et continuité, avec accommodements dictés parles réalités. Et, éventuellement, procédures judiciares... Les Européens n’en n’ont pas parce qu’ils tuent leurs « pères », au nom de nostalgies, de fantasmes, de rêveries, de mythes, d’illusions…

La faute à M.Chevènement, à M. Fabius, à M. Le Pen, à Mme PCF, à MM.  « alter-européens » et à quelques autres… SOS FREUD ! On tue Monnet et Schuman …pour mieux regretter De Gaulle, Jaurès, Blum, Mitterrand et d’autres.

Monnet, reviens : ils sont vraiment devenus FOUS. Plus que les Américains les plus déments.

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Alternance, concordance, connivence ? C’est son soubassement culturel que les Européens n’ont pas su cultiver. C’est la solidité de ses bases culturelles qui permet à l’  « Amérique », cet estomac géant qui digère toutes les crises, de se sortir des pires impasses. Leçon d’Amérique ? Non. Leçons de « Démocratie ». Etre « démocrate », c’est d’abord savoir voir et savoir croire en des valeurs qui nous dépassent même quand elles sont trahies. « L’après Bush » commence sous Bush. Cela n’efface en rien ses erreurs et ses fautes (irakiennes et autres).

Mais cela confirme la force de ce que Tocqueville avait bien déceler et décrypter. Le « rêve américain » est d’abord un acte de confiance …en soi. Ce qui manque le plus, aujourd’hui,  aux Européens, ou à la plupart d’entre eux. Cette confiance que, malgré ce qu’en dit Chevènement, Monnet (comme Schuman) avait. Cette confiance qui suppose la meilleure des vertus politiques : la volonté (qui n’est pas à confondre avec ce « volontarisme » que Jean-Louis Bourlanges qualifie justement comme « de la gymnastique en chambre »)

11/10/2006

Combien de morts en IRAK depuis 2003? Qui détient la Vérité? Il est des chiffres qui provoquent de vraies nausées...

medium_irak_2.jpgCrédible ou non ? Info ou intox ? Si c’est faux, il faut poursuivre les « sources ».Si c’est vrai, c’est plus qu’effrayant…Et il faut traduire Bush devant un Tribunal international… Mais qui peut dire où est la vérité ? Les faits, ou plutôt les estimations :   « Plus de 655 000 civils irakiens sont morts entre mars 2003, début de l'intervention de l'armée américaine en Irak, et juillet dernier, estiment des spécialistes de santé publique américains et de l'université de Bagdad, dans un article mis en ligne ce mercredi 11 octobre par la revue médicale britannique The Lancet. »

Ces chiffres témoigneraient, entre autres,  de l'alarmante augmentation de la mortalité en Irak depuis le début du conflit. En  octobre 2004, la même revue avait publié une étude qui recensait environ 100 000 morts civils liés à l'intervention américaine entre mars 2003 et septembre 2004. En l'espace de trois ans et demi, 2,5 % de la population irakienne aurait donc succombé pour des faits directement lié à la guerre.

A noter : La méthodologie employée par ces chercheurs de l'Ecole de santé publique américaine Johns Hopkins Bloomberg ne repose pas sur un décompte des corps enregistrés dans les morgues ou signalés dans les bilans officiels, mais sur des « entretiens » avec des ménages irakiens. J’ai un peu suivi (de près) quelques conflits armés (au Liban et en Afghanistan, notamment) pour avoir appris à être prudent face à ce type « d’estimations ».  Mais tout de même…

L'enquête se base sur des relevés établis en mai et juin par des chercheurs de Johns Hopkins et de l'université Al-Moustansiriya de Bagdad auprès de 1 849 foyers, soit près de 13 000 Irakiens, dans 47 localités à travers l'Irak. C’est à la fois beaucoup et peu… « Les personnes de cet « échantillon » ont été questionnées sur les naissances, les décès et les déplacements – selon une méthode déjà utilisée au Congo, au Kosovo et au Soudan », soulignent les auteurs de l'étude. Dans 92 % des cas, les décès signalés ont été confirmés par un certificat.

Le document rapporte par ailleurs que sur ces 655 000 morts (15 000 en moyenne par mois), environ 601 000 sont dues à des causes violentes, essentiellement des tirs (56 %) et des explosions de voitures piégées .Les autres décès seraient liés à l'augmentation de certaines maladies provoquées par le  conflit (le cœur qui flanche, des cancers qui se développent et des troubles chroniques). Autant de pathologies qui sont effectivement toujours minimisées dans les statistiques officielles sur les victimes des conflits armés… Mais un tiers des morts seraient directement attribuables aux forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Depuis que la guerre à commencé, le taux de mortalité brut serait donc passé de 5,5 pour mille habitants, à 13,3 pour mille par an. Une progression que les auteurs de l'article qualifient d'"urgence humanitaire" et fait du "conflit irakien l'un des plus meurtriers du XXIe siècle". De cela, on se doutait, mais il faudrait aussi voir ce qui se passe ailleurs, au Darfour, par exemple, ou en Tchéchenie. Ce serait le pire des « hit-parades »   

medium_george_w_bush.jpgLe président George W. Bush a déclaré aujourd'hui que le chiffre de 655 000 morts, victimes de la guerre, n'était pas "crédible". Pourquoi et comment peut-il l’affirmer ? Pourquoi le croire sur paroles?  Il est vrai que  cette estimation est quatre fois supérieure à celle publiée dans un rapport des Nations unies en septembre dernier. C’est beaucoup. Enorme, même.

« L'Iraq Body Count », un site Internet alimenté par des universitaires et des « militants de la paix », avance un bilan de 43 850 à 48 700 civils tués depuis mars 2003. Pour expliquer cet écart, les coordinateurs de l'étude expliquent que celle-ci repose sur une enquête "active" auprès de la population, et non sur des "méthodes passives qui dépendent du recensement des corps ou mettent en colonnes des informations de presse sur des morts violentes".

Quoi qu’il en soit, ces chiffres donnent tous le vertige. On peut dire ce que l’on veut de Chirac et de De Villepin. Dans cette affaire, ils ont été mieux inspirés que Blair, Aznar et d’autres. L’addition est lourde. Et elle n’est que provisoire…

C’est le type de constat qui doit nous inciter à une extrême prudence sur d’autres conflits…Beaucoup trop de bruits de bottes, en ce moment...De la Corée du Nord à l'Iran en passant par le Pakistan et quelques autres....

C’est aussi le type de constatations qui doit nous inciter à bien réfléchir aux choix de personnes et d’idées qui sont à faire (ou à ne pas faire) dans la sélection des gouvernants de nos démocraties, surtout dans des pays comme la France, où « l’exécutif » a des pouvoirs considérables, en matière de guerre et de paix…