22/10/2007
traité de Lisbonne: L'embarras du PS...
Décidément, les socialistes français oublient l'un des héritages les plus beaux du seul Président de la V ième République qui ait porté leurs couleurs:l'unité européenne... Il hésite le PS! Il cherche l'impossible "synthèse" entre les OUI et les NON qui continuent à être opposés en son sein, malgré des festivals d'hypocrisie des uns et des autres...
C'est officiel (et provisoire): Le Parti socialiste ne s'opposera pas à l'adoption du nouveau traité européen. Il va rechercher "une position collective" qui pourra être "le oui" ou "l'abstention". C'est ce qu' a indiqué, ce lundi 22 octobre, Stéphane Le Foll, bras droit du premier secrétaire François Hollande.
Que c'est beau! Il ne votera donc pas NON à ce traité de substitution qui a le mérite de sortir l'Union d'une impasse dont...bien des socialistes français sont les premiers responsables...
A propos de la ratification du texte, il a indiqué que le PS continuait à être favorable à la procédure référendaire. "Mais, a-t-il ajouté, l'élection présidentielle est passée par là, Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'était pas favorable à un référendum". Dimanche, François Hollande avait indiqué que le PS aurait une "attitude responsable", estimant que le texte comptait "des points positifs, des points qui ne le sont pas". Il n'avait pas prononcé le mot d'abstention. Rappel:M. Sarkozy a exprimé le souhait que le Parlement ratifie le texte, le plus rapidement possible, après sa signature formelle, prévue le 13 décembre.
SEGOLENE ROYALE: "MIEUX VAUT UN COMPROMIS QUE RIEN"
"Même imparfait", le traité adopté par les Vingt-Sept cette semaine à Lisbonne "peut remettre l'Europe en marche", estime Ségolène Royal dans un entretien à Libération. "Mieux vaut un compromis que rien", fait valoir l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, qui aurait souhaité un nouveau référendum mais refuse d'en faire une "question de principe".
"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", souligne-t-elle, appelant les socialistes français à "faire bloc" avec leurs homologues européens. "Je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l'Europe en marche (...) L'intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante", explique Ségolène Royal. "C'est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l'étape suivante : la préparation du traité social", insiste-t-elle. Au moins, cela a le mérite de la clarté...
RAPPEL: En décembre 2004, le PS français avait organisé un référendum interne sur le précédent traité constitutionnel européen. La consultation s'était soldée par un "oui" massif, quelques mois avant la tenue d'un référendum au niveau national. Les socialistes s'étaient ensuite divisés entre partisans du "oui" et opposants au traité, conduisant le parti au bord de l'implosion. Le 29 mai 2005, plus de 55 % des Français avaient finalement rejeté le texte.
Jean-Pierre Chevènement (qui a été l'un des conseillers de ségolène Royale durant la campagne des Présidentielles) considère le traité simplifié adopté par les Vingt-Sept la semaine dernière à Lisbonne comme une "entourloupe" et réclame qu'il fasse l'objet d'un référendum en France."On se moque du monde, on se moque du peuple Français", a déclaré sur France 2 le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen. "Je demande à tous les citoyens de faire pression sur leurs députés pour qu'ils ne se prêtent pas à cette mascarade et que tout le monde exige un référendum", a ajouté l'ancien ministre, qui estime que le texte rejeté par les Français en mai 2005 n'a subi que "quelques modifications de forme" depuis lors.
14:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, PS, traité de Lisbonne, hollande, royal, chevènement, france
10/12/2006
Le ralliement de Chevènement à Ségolène Royal: une lourde hypothèque sur la politique européenne de la France de demain....
Le Lion de Belfort renonce. Mais joue toujours les coqs gaulois...europhobes avec un PS euro-hésitant!

C’est un événement dont il ne faut pas sous-estimer l’importance. Pour les Présidentielles. Pour les rapports de forces au sein de la gauche. Et surtout, en cas de victoire de Ségolène, après. Pour la France et, surtout, pour l’Europe.

Il suffit de lire le dernier livre de Chevènement « La faute à M. Monnet », les derniers discours de JPC et de surfer sur son site pour voir que ses orientations européennes sont aux antipodes sur bien des points de celles des plus européens des socialistes et de la grande majorité des socialistes européens.
Trois remarques et trois questions-clefs :
>>> Ce n’est pas la « méthode de Jean Monnet » qui est à l’origine de la panne actuelle de l’Europe. C’est parce que nos dirigeants actuels se sont trop écartés de l’esprit, des méthodes et des stratégies des « pères de l’Europe » que Chevènement dénonce avec une myopie difficilement corrigible.
Non, l’Europe ne s’est pas construite contre les Nations, amis pour garantir la paix entre des Nations respectueuses les unes des autres, unies dans le respect de leur diversité et de leurs spécificités.
Non, l’Union européenne ne sacrifie pas les souverainetés nationales, mais elle doit permettre d’assurer une souveraineté partagée mais réelle, effective, et non seulement.
Non, la construction d’une Europe politique n’efface pas les frontières, mais les dépassent, les transcendent afin de dégager une « nouvelle frontière » pour reprendre en l’adaptant une formule de Kennedy, des horizons d’avenir.
Dans ces conditions, le PS va-t-il rester fidèle à la vision communautaire de l’Union européenne qu’il a toujours eu, ou va-t-il en revenir à une conception inter-gouvernementale (celle du Conseil de l’Europe) que Chevènement porte à bout de bras en en oubliant toutes les limites ?

>>> Ce n’est le « trop » d’Europe qui crée problèmes : c’est l’insuffisance d’Europe, c’est l’inachèvement de la construction d’une Europe politique, c’est le fait qu’aux plus hauts niveaux des Etats et des gouvernements (surtout en France) on considère trop « l’Europe » comme une affaire « étrangère » et pas assez comme une « affaire intérieure ». Le « déficit » européen est plus pédagogique que démocratique…et les premiers responsables en sont les dirigeants politiques et les médias.
L’Europe « concrète », oui. L’Europe « des projets », oui. L’Europe « des gens », oui. L’Europe « par la preuve », oui. L’Europe « sociale », oui. L’Europe qui puisse se défende contre les effets pervers de la « mondialisation » et tirer parti de ses effets bénéfiques (tant sous-estimés) , oui. L’Europe de la recherche, de l’éducation, de l’énergie et de l’innovation, oui
Mais ces « Europe(s) » là ne font qu’UNE. D’où l’impérative nécessité de « constituer » cette Union, de la doter d’institutions « politiques » nouvelles et d’instaurer un état d’esprit nouveau qui cesse de faire de l’Europe un « bouc émissaire » trop facile. D’où aussi la nécessité de doter cette Union de budgets plus consistants et non plafonnés bêtement.Suicidairement.
Cette « Europe politique » est indispensable pour rapprocher l’Union de ses citoyens et pour mener des actions motrices : diplomatie, défense, stratégie, industrielle, progrès social, immigration, Justice.
Dans ce contexte, le PS allié à Chevènement va-t-il, comme Badinter, Delors, Guigou et d’autres le souhaitent, agir pour une Europe politique et une Europe de la Justice (promise sous le septennat de Giscard) qui reste à faire ? Ou va-t-il, au nom d’un souverainisme mal compris, s’arc-bouter sur des fonctions régaliennes mal assumées, d’une façon archaïque, plus nostalgique que porteuse d’espérance ?
>>> L’Allemagne obsède toujours Chevènement. Le Lion fait toujours face à la « frontière » qui est toujours, pour lui, une « ligne de front ». Le complexe de Denfert-Rochereau !

Je cite l’une des dernières prestations de cet archéo- nationaliste qui ne comprend toujours pas les « Germains », nos cousins : « Le vrai problème, c'est l'Allemagne de Mme Merkel. Il nous faudra gagner l'Allemagne à une conception qui privilégie la croissance interne en Allemagne et en Europe plutôt que le développement de ses exportations hors d'Europe. L'Allemagne réalise 70 % de ses exportations vers l'Europe au sens large, y compris la Russie, et son PIB est le tiers du PIB européen.

Cette réorientation européenne irait dans le sens des intérêts du monde du travail en Allemagne même, où il existe plus de quatre millions de chômeurs mais elle ne correspond pas à la politique actuelle du gouvernement Merkel qui prévoit une hausse de trois points de la TVA et une baisse à 30 % de l'impôt sur les sociétés.
C'est cet iceberg à l'horizon que les dirigeants du Titanic socialiste ne voient pas. Cette politique de Mme Merkel est celle des milieux dirigeants de l'industrie et de la banque. Elle ne répond pas aux intérêts du monde du travail ni de l'Allemagne elle-même.
Mais elle peut être infléchie : il faudra faire prendre conscience à l'opinion publique allemande de la nécessité d'un changement de cap « européen », de nouvelles règles du jeu, plus équitables dans le commerce international. Ce sera une de nos tâches, la plus décisive peut-être. »
Un Gaulois donneur de leçons à un pays qui a su faire et sait faire des réformes qu’il est incapable de faire ! Un état d’esprit qui est à l’opposé de ceux qui a animé Schuman, Mendès, De Gaulle, Giscard, Mitterrand, Chirac…
Le PS saura-t-il renouer avec l’esprit de concertation permanente, de dialogue constant, d’amitié authentique avec l’Allemagne qui était pratiqué par Mitterrand et Kohl ou cèdera-t-il aux cantiques passéistes du Lion de Belfort ?

Questions de fond…
A court terme, en échange d’une dizaine d’investitures aux Législatives, le PS et Ségolène Royal font une bonne opération. Jospin n’a-t-il pas mis son échec de 2002 sur le dos de Chevènement et des 5, 33% de suffrages réunis sur son nom ? Mais à plus long terme, cet « accord » est dangereux, chargé d’ambiguïtés.
Il est vrai que tout parti à vocation majoritaire est fatalement hétéroclite…
La droite de Sarkozy aussi a ses « souverainistes anti-européens », même si Pasqua est hors course et Seguin sur la touche.
Mais dans la situation actuelle, ne faut-il pas sur l’Europe avoir une ligne claire ?
La prise en compte de la victoire des « NON » au référendum sur le Traité instituant une Constitution pour l’Union (qui fait croupir l’Europe dans la pire des crises depuis 1957 et qui la menace dans son existence même), ne doit pas exclure la clarté des idées, des ambitions, des objectifs.
Qu’en pensent les Radicaux dits de « gauche », ralliés eux aussi à Ségolène en échange de quelques sièges à l’Assemblée future ? Qu’en pensent les socialistes pro-européens ?

Une seule certitude : sur l’Europe, le seul qui soit clair, c’est François Bayrou. C’est le seul, en l’état qui puisse « déverrouiller l’avenir » en débloquant le présent. Je ne juge pas, en l’occurrence, l’homme mais le programme et la cohérence de ses propos.
Daniel RIOT
15:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, chevènement, royal, bayrou, europe
18/11/2006
Carnet de campagne: Une République Royale
>>> Galant, Sarkozy : il a félicité chaleureusement, avec un sourire en coin, Ségolène Royal pour sa victoire à la primaire socialiste, "Dans la démocratie, il faut toujours respecter ses adversaires, ses contradicteurs. Donc, je félicite bien volontiers Mme Royal et je me réjouis à la perspective de ce débat, ce débat dont je souhaite qu'il soit utile pour les Français, qui doit être le débat de la modernité, un débat qui aille au fond des choses"…A ses yeux, le net succès de la présidente de Poitou-Charentes traduit "une aspiration forte du PS, mais aussi des Français dans leur ensemble, au renouvellement de la classe politique et à un débat pour 2007 qui soit le débat de la modernité". Un joli mot « modernité » : c’est mieux que « rupture sans cassure ». Mais cela veut quoi au juste ? Sarkozy a un talent fou : oublier qu’il fait œuvre d’archaïsme depuis longtemps…
>>> Bon joueur, Alain Juppé : « Je trouve que ce qui s'est passé au Parti socialiste est un exercice de démocratie interne qui a été assez réussi ». Il est sûr qu’en termes de démocratie interne, l’UMP a des progrès à faire.

>>> Epanouie, Ségolène. Sa victoire lui fait pousser des ailes. Elle est déjà en campagne. Avec un mot d’ordre : « Rassemblement ». Au PS, personne ne conteste cette victoire écrasante. Mais des plaies ouvertes ne sont pas toutes refermées. Une nouvelle phase de l’histoire du PS a, de toutes façons commencé. L’analyse des votes dans les Fédérations le montre bien : cartes redistribuées. Les « royalistes » espèrent qu’elle saura confirmer le vieil adage « la fonction crée l’organe » : elle est perfectible, elle a fait bouger les lignes plus rapidement et plus profondément que prévu, elle réserve d’autres bonnes surprises ». Et le « vote utile » comme le « tout sauf Sarkozy » font freiner les élans ceux qui seraient tentés de déserter le parti pour la « gauche de la gauche » ou pour Bayrou. A voir. En tous cas, notre monarchie républicaine a l'occasion de devenir une République Royale...Cela peut favoriser le tourisme. La France exceptionnelle s'est rouvée une nouvelle "exception française". Son programme est très ouvert: « IMAGINER la France, c'est la tâche nouvelle que je propose aux Français. ».... Attentio à ce que cette "tâche" ne fasse pas trop tache. SOS Psy!
>>> Dopé, DSK… Bien sûr qu’il doit être déçu : il ne s’est pas présenté pour être battu. Mais pour sa première confrontation directe avec les militants du PS, Dominique a fait une belle percée. Il peut avoir un regret : avoir démarré trop tard sa campagne trop tard. Mais les regrets ne servent à rien. Sur le fond, il a été meilleur, plus crédible, que les autres. Cela pourra lui être utile. Pour Matignon ? C’est le rêve de bien des socialistes qui ont voté Ségolène… Mais pas d’anticipation prématurée.
« L'heure est à la mobilisation contre la droite. La mienne est totale », assure l’ex ministre de l'Economie en soulignant tout de même, avec raison : « On a mené une belle bataille et constitué une force dans le PS avec laquelle il va falloir compter »,
Son proche collaborateur Jean-Christophe Cambadélis met les points sur les « i » en conseillant à Ségolène Royal « d'infléchir un petit peu sa campagne dans un domaine économique et social qu'elle n'a pas assez traité ».C’est le moins qu’on puisse dire. On pourrait lui donner les mêmes conseils sur l’Europe et les affaires internationales. Mais son plébiscite est tel que toute critique ou tout conseil sont vains. Elle a dit ce que les militants-supporters voulaient entendre. Une chance pour elle : je sais d’expérience qu’elle a l’art de s’approprier de bonnes idées d’autres. A voir.

>>> Satisfaits, les Radicaux. Ils ont brisé la candidature de Taubirat en échange de quelques sièges « réservés » aux législatives et dans l’espoir que la « ligne Ségo ». Comblé, Baylet…
>>> Inquiets, les communistes… « Ses prises de position traduisent et même confirment l'aggravation d'une orientation politique préoccupante du PS", a commenté le PCF, pointant des "dérapages populistes" de la candidate socialiste. Fait rare : Les communistes se réuniront lundi autour de leur candidate désignée et secrétaire nationale Marie-George Buffet pour examiner "la situation nouvelle créée à gauche" par la candidature Royal.
>>> Nuancée, Clémentine Autain, qui brigue la candidature des antilibéraux. Elle regretté sur France-Inter que les militants du PS "aient choisi celle qui accélère la tendance blairiste" de leur parti. Pour autant, l'adjointe au maire de Paris a indiqué que "bien sûr nous appellerons à battre la droite et l'extrême droite". "Nous faisons une différence fondamentale entre Nicolas Sarkozy et l'orientation actuelle du PS".
>>> Virulente, la LCR … Elle accuse Ségolène Royal de "se range(r) carrément derrière les libéraux" et de "vogue(r) sur le terrain de Nicolas Sarkozy", citant notamment ses propositions sur la délinquance des mineurs. La LCR a donc réitéré son "refus de toute alliance gouvernementale ou parlementaire avec le PS". Mais la Ligue proteste et conteste:elle ne veut surtout pas du pouvoir, des épreuves du pouvoir. C'est tellement mieux, l'irresponsabilité...
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>>> Pleins d’espoirs, les Verts. Il faut que Ségolène Royal "soit la candidate du PS au premier tour, mais la candidate de toute la gauche au deuxième tour", a souhaité le député Noël Mamère sur I-Télé. Il la juge "plus ouverte" que ses deux ex-challengers sur l'environnement. Les Verts attendent néanmoins des "signes" avant de signer un éventuel "contrat de gouvernement".Les Verts, combien de divisions, aujourd'hui? Avec Hulot, beaucoup. Avec Voynet....?

>>> Fidèle à lui-même , Chevènement…Le Mouvement républicain et citoyen a sobrement rappelé que son candidat Jean-Pierre Chevènement "respecte" son ex-collègue de gouvernement "même s'ils ne défendent pas le même projet". Mais JPC affirme qu’il n’a aucune raison de renoncer à sa candidature. « Ma candidature se justifie toujours »…Il en profite pour préciser que si a menace Le Pen se précisait, il demanderait une réunion de tous les candidats de gauche. (Mais je n’ai prononcé le mot « retrait ») Pour l’heure, il cherche visiblement à peser sur les orientations européennes du PS. L’échec de Fabius peut le servir.
>>> En larmes, Jean-Luc Mélanchon : « Je suis très déçu, je sui perplexe, ça me met dans un sentiment de consternation. Je ne pensais pas que le PS se donnerait une orientation politique comme ça, avec des positions avec lesquelles je ne suis pas en phase. Je me demande ce que je vais faire. La responsabilité des collectifs anti-libéraux est plus grande que jamais: ils doivent arriver à dégager un candidat commun entre eux pour qu'il y ait une véritable dynamique de gauche. Autrement la gauche va être déséquilibrée, si elle est uniquement appuyée sur le centre gauche. Il faut que toute la gauche soit représentée dans cette élection ». Comment? N'est pas Mitterrand qui veut...
>>> Inspiré, François Bayrou… Quelques unes de ses formules n’ont pas été suffisamment médiatisées. Il est vrai qu’entre l’élection de Ségo et le festival de Sarko, l’espace politico-médiatique était bien occupé… « Le Pen participe pleinement à cette décomposition de la politique qu’il dénonce : il est la « garantie absolue » que l’UMP et le PS garderont le pouvoir comme cela s’est passé en 2002 avec le triomphe de Jacques Chirac au second tour de la présidentielle… Le Pen, c’est l’assurance tous risques de l’UMP et du PS » (…)

« Je pense que l’UMP et le PS sont intégralement et également responsables de la situation de la France ».Ces deux partis « ont les mêmes ambitions, les mêmes pratiques (…) ils ont exactement les mêmes attitudes : ils reportent toujours la faute sur l’autre - la droite dit que c’est la faute de la gauche, la gauche dit que c’est de la faute de la droite (…) Il faut donner à l’UMP et au PS, une leçon d’humilité pour qu’ils comprennent ». Mais ni au PS ni à l’UMP, l’heure n’est pas à l’humilité. L’UDF, en termes d’adhérents, a quantitativement le même poids que les électeurs PS de Fabius. Pour peser et gagner, « il faut des troupes », comme disait un général.
La qualité du programme ne suffit pas. Ce constat de faiblesse n’est peut-être que provisoire. Mais c’est l’élection présidentielle au suffrage universel direct qui encourage une fausse bi-polarisation dont le « centre central » souffre. Les ex-udf qui se sont dissous dans un « umpisme » mal défini portent une grande responsabilité, il est vrai. Ce sera l’affaire des historiens de la politique…
Giscard a eu raison sur un point (au moins) : « La France aspire à être gouvernée au centre ». Mais il n’a pas su en maîtriser le « centre de gravité », avec une droite trop gauche et une gauche maladroite…ce qui fait le jeu d’extrêmes. Ce sont ceux-çi qui transforment un bi-polarisme logique à 50-50 en un bi-partisme majoritaire à 30-30. C’est le « champ républicain », comme dit Bayrou, qui s’en trouve réduit. Et c’est la République qui en souffre. La crise du politique, en France, est telle qu’il faudrait un « gouvernement d’union nationale ». Bayrou pourrait le constituer. Mais comme disait De Gaulle, il y a trop de variétés de fromages dans ce pays. C’est l’un de ses charmes, d’ailleurs … Mais les fromages politiques ne sont pas les meilleurs.
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11/10/2006
Présidentielles: le retour du Lion de Belfort? Chevènement sur la ligne de départ...
Coucou, le revoici, le revoilà…JPC, Jean-Pierre Chevènement….Sur son site « électoral », il y a encore un point d’interrogation Chevènement candidat en 2007. Mais il suffit d’aller faire un tour sur le site de Marianne pour voir que le lion de Belfort sera partant « Jean-Pierre Chevènement multiplie les signes de candidature à l'élection présidentielle. Annonçant avoir déjà recueilli plus de 300 parrainages, son parti, le Mouvement républicain et citoyen, a réservé des salles de meetings dans 8 grandes villes de France. »
« je n'ai pas encore arrêtée définitivement (ma décision sur ma candidature), mais elle serait aussi légitime que celle de Mme Voynet ou de Mme Buffet. Il est évidemment plus facile de crier « 21 avril ! 21 avril ! » que de se remettre en cause. Mais alors il faut accepter le débat démocratique et la sanction du vote des Français.(…) Une campagne présidentielle est l'occasion de situer les vrais enjeux et de proposer des choix. Le parti socialiste pas plus que l'UMP n'ont cherché depuis 2002 à modifier la règle selon laquelle seuls les deux candidats arrivés en tête au premier tour peuvent se maintenir au second. La raison en est simple : cette règle les sert, en leur permettant d'imposer leurs vues qui souvent sont les mêmes, par exemple sur les critères de Maastricht et sur la « Constitution européenne » …
J'espère que les socialistes sauront tenir compte de la volonté du peuple telle qu'elle a été exprimée le 29 mai 2005 et que nous saurons, ensemble, nous tourner vers l'avenir. » En regardant vers le passé? Ah! Ces nationalo-gaullo-sicailistes de gauche! Chevènement a au moins un mérite: sa fidélité à lui-même... Ce qui ne contribuera pas à clarifier la situation à gauche. Mais elle n'est pas claire à droite, non plus, cette situation... Rien ne va plus, faites vos jeux... Rien n'est gagné d'avance. pour personne. Mais une "campagne" , cela doit servir à celà, non?
Dans le carnet de ce jour: une bonne nouvelle.Dieudonné jette l'éponge et privilégie la "scène". Où il n'est pas toujours bon, mais où il est (un peu) meilleur qu'en politique. L'esprit de tolérance devrait y gagner... Ce qui me gène dans cette affaire, c'est la raison de l'abandon: pas de signatures suffisantes et pas de moyens indispensables. La démocratie devrait avoir d'autres règles, non oligarchiques...
21:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Chevènement, Dieudonné, politique











