06/05/2007

Le pot d'adieu de Chirac: A la santé de "Générations trahies"

Que restera-t-il des Présidences CHIRAC ?

Le pot d’adieu de Chirac fait le bonheur des Guignols. Mais le nôtre ? Quel bilan peut-on dresse de son règne entre fracture sociale aggravée et fractures sociétales multipliées ? Oui, d’accord : j’ai toujours bien aimé le coté « rad’soc » bon vivant de Jacquot, moins « super-menteur » qu’on l’a dit et plus inspiré qu’il l’a montré.

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Oh ! Je ne sous-estime en rien deux ou trois choses à mes yeux essentielles : la reconnaissance de la culpabilité de la France dans les crimes de Vichy, l'opposition à la guerre en Irak, un regard non occidentalo-centré sur les affaires du monde, l'engagement contre les discriminations, sa foi dans l’esprit d’égalité (dont le Musée du quai Branly, est l'emblème)

Je l’ai applaudis quand il a dit, par exemple  «  Il n'existe pas plus de hiérarchie entre les arts qu'il n'existe de hiérarchie entre les peuples ». Aucune culture, aucun homme n'est supérieur aux autres. Qu'il soit français ou immigré, catholique, juif ou musulman.

Je l’applaudis, avec les larmes aux yeux quand il place le refus de composer avec l’ "extrêmisme " en tête de son testament

 

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Le fossé qui le sépare de Sarkozy est là, sans aucun doute. L’un croit en l'inégalité, en l'inné plus qu'en l'acquis, en l'ordre établi, en la discrimination positive, en l'immanence d'une nation figée dans ses traditions. L’autre prône l'idée d'égalité des hommes et des cultures, croit en la capacité de réinvention continue de la nation que l'immigration enrichit plutôt qu'elle ne menace et admet que le contexte familial, éducationnel, social et culturel a une part majeure dans l'évolution des individus.

Il n’est pas sûr que les électeurs aient bien perçu cette « différence » essentielle mais gommée par des artifices de campagne. Passons. Et revenons à Chirac et à son bilan…

Une faute tactique dans le premier mandat : une dissolution stupide (Sarkozy devrait en tirer, s’il est élu tout à l’heure,  une leçon : les majorités trop larges sont les moins maîtrisables…). Ce qui suivra remet moins en cause la cohabitation que la qualité des cohabitants.

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Une faute stratégique impardonnable en 2002 : ne pas avoir suivi le conseil de François Bayrou en tentant de manger tout ce qui n’est pas à gauche dans une UMP transformée en estomac à tout digérer, quitte à trahir à la fois les valeurs gaullistes et centristes dans un républicanisme à l’américaine que Sarkozy accommodera à sauce néo-conservatrice…qui nous réserve peut-être bien des surprises.

Surtout, Chirac tout en réussissant à faire oublier son « appel de Cochin » a fait régresser l’Europe et le poids de la France en Europe. Les fleurs que lui lancent Mme Merkel, M. Junker et quelques autres n’y changent rien : le traité de Nice (imbécile), c’est lui, l’élargissement de l’Union aux ex-pays de l’Est perçu comme une charge, c’est (surtout) lui, le choix du référendum pour le projet de Constitution pour l’Union (sans campagne pédagogique digne de ce nom), c’est lui.

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C’est évidemment ce que je lui pardonne le moins. Même si les responsabilités des fautes d’un exécutif doivent toujours être partagées (inégalement, j’en conviens) par les comportements de ses soutiens et de ses… opposants législatifs.

L’ère Chirac ? Avec et sans cohabitation : l’image d’une France qui s’est enfoncée, avec et sans cohabitations,  dans des crises dont …Chirac nous annonçait « la fin du tunnel » en 1974 ! « Génération trahie »… Et la « pensée 68 » n’y est vraiment pour rien, Docteur Sarko !

Daniel RIOT

 

 

 

21/03/2007

Chirac vote pour le candidat de l'UMP... "très naturellement"

En une phrase. Du bout des lèvres. Avec une extrême sobriété. Avec une avarice de mots dans l’éloge. Et une absence totale de chaleur. Comme à regret. Comme par obligation. «Bien naturellement ». Par seule référence au choix de l’UMP…

Capable de piquer une colère de tigresse froissée dans une cabine de maquillage d’une télévision, Sarkozy a du avoir du mal à contenir sa fureur en écoutant Jacques Chirac lui apporter son soutien si mesuré : le silence du chef de l’Etat aurait, pour lui, été sans aucun doute préférable… Pas de pétale, mais beaucoup d’épine dans ce « soutien »…surtout quand on se souvient de l’avertissement  lancé avec solennité par le chef de l’Etat lors de son allocution de départ !

« L’événement politique important » souhaité (et annoncé) par Sarkozy avant ce « soutien » est  en fait plus négatif que positif pour celui qui va quitter la gouvernement (enfin !) le 26 mars et qui joue les hommes comblés...

D’ici à lundi, Sarkozy-candidat pourra-t-il toujours pomper sur les crédits ministériels de Sarkozy-ministre pour faire une petite tournée aux Antilles ? Son équipe assure que les frais sont pris sur ses comptes de campagne… Comme quand il est venu à Strasbourg, par exemple ? La république monarchique (endettée) est sélectivement généreuse pour ses princes, y compris pour les faux héritiers non encore couronnés. Il faut croire que nombre de Français sont fiers de notre réputation de « débrouillardise ». A moins qu’au fil du temps ils se soient trop habitués à des mœurs qui expliquent tant cette crise du politique dont on ne sortira qu’avec plus d’exigences et de transparence. Des qualités très peu sarkozienne…

 

10/03/2007

En attendant Chirac…Et si Jacques ne soutenait pas Nicolas?

Sarkozy s’est montré sûr que Jacques Chirac allait lui apporter son soutien : " Nous en avons parlé. Mais je ne suis pas son porte-parole"… Mais est-ce sûr et sera-ce pour ce dimanche soir? Hier, on se montrait prudent dans les milieux UMP. Pas d’excès de précipitation ! Leçons de l’information (fausse) sur Simone Veil Présidente d’un Comité de soutien, de l’annonce pour le moins prématurée (et démentie par l’intéressé) d’un « soutien sans faille » de Borloo et l’extrême modération du soutien, plus promis que formalisé, du bout des lèvres, de De Villepin ? 

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Il est clair que le jour n’est pas propice à l’expression d’un soutien explicite à Sarkozy : Chirac ne peut guère appuyer les propos tenus par Sarkozy cette semaine sur « immigration et identité » qui marqueraient en fait une « rupture » avec la politique d’  « intégration » au bénéfice d’une politique d’ « assimilation ».

L'ALLOCUTION DES ADIEUX

Selon des indiscrétions dont fait état Libération, dans un article d’ Alain AUFFRAY et d’ Antoine GUIRAL  pour son ultime causerie radiotélévisée à ses «chers compatriotes», le chef de l'Etat a écrit lui-même un texte court (une dizaine de minutes) que ses proches annoncent comme «très personnel».

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«Sans nostalgie», il tentera d'expliquer où il a voulu mener la France et insistera «sur les chantiers d'avenir et les grands défis qui attendent la France et, au-delà, l'humanité». 

Il annoncera qu'il ne se représente pas. Mais il n'apportera pas, à cette occasion, de soutien à Sarkozy. «Cela serait en parfaite contradiction avec le grand moment de solennité voulu», dit un de ses plus anciens conseillers.

L'HOMME PRESSE ATTENDRA ....

« Libé » ajoute : « Trop impatient, comme souvent, Sarkozy avait cherché à imposer son calendrier au chef de l'Etat, faisant dire par ses proches que le soutien présidentiel lui serait accordé la dernière semaine de février. Il n'en a rien été.

Et pour cause : l'Elysée n'a pas apprécié que le candidat de l'UMP s'empare des domaines réservés présidentiels en organisant une conférence de presse sur la politique étrangère (le 28 février), puis une convention sur la défense (le 6 mars), avant que Chirac n'ait fait part de ses intentions »

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Sarkozy avait insisté sur France 2 jeudi sur le fait qu’il était persuadé  que le Président lui accordera bien son soutien avant le premier tour.  L’ « homme pressé » qui reconnaît que « l’impatience » est l’un de ses défauts majeurs devra encore attendre, sans doute…

Dans l'entourage de Sarkozy, selon d’autres sources, on se met même à douter sérieusement et on prend peur, surtout depuis l’ascension de Bayrou dans les sondages : « Une absence de soutien serait catastrophique… Cela viendrait conforter les craintes et les peurs qu’inspire notre candidat  à nombre de citoyens. ce n'est pas tant les voix que Chirac peut nous apporter que celles qu'il pourrait nous enlever"».

FROIS RAISONS DE FOND POUR UN SILENCE  POSSIBLE 

Un gaulliste qui connaît bien Chirac et ses ressorts psychologiques confie : « Trois raisons majeures, outre l’antipathie personnelle et les rancunes accumulées, peuvent dicter à Chirac une attitude publique neutre.

>>> Je l’ai pu lu dans les commentaires faits jusqu’ici, mais la pire des « saloperies » faites par Sarkozy à Chirac, c’est de proposer un « mini-traité » ratifié par voie parlementaire pour tenter de sortir de la crise européenne ouverte par le Non au référendum à la Constitution.

Quel désaveu, sur le fond et dans la forme ! Sur le fond, Chirac avait engagé la signature de la France sur un traité constitutionnel, pas sur un traité de plus…Et il avait choisi le referendum en suivant une leçon de De Gaulle : « Seule une ratification au suffrage universel, par un vote direct pourra faire accepter une Europe politique aux Français ». Ce n’est pas la citation exacte, mais cela voulait bien dire ce que cela veut dire.

Dans la forme, vouloir effacer un échec présidentiel historique par une manœuvre parlementaire et par un texte de deuxième ordre, comme au rabais, c’est aggraver la vraie blessure de Chirac par une éponge trempée dans le vinaigre et c’est se moquer du suffrage universel, du vote des Français.

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Chirac en veut à « ceux qui ont menti aux Français et les ont trompé ».Il s’en veut à lui-même de ne pas avoir « tout fait » pour que le « oui » l’emporte, mais on ne joue pas ainsi avec les institutions, avec l’esprit du général, avec le vote des Français ! Les propositions de Ségolène Royale et de François Bayrou valent ce qu’elles valent, mais au moins tous les deux prônent courageusement le recours au référendum, pas au coup d’état parlementaire qui serait légal mais non légitime ». Bien vu, effectivement…    

>>>Deuxième raison selon ce fin connaisseur  de la Chiraquie : «  Pour l’Histoire, une photo de passation des pouvoirs avec la première Française Présidente de la République serait plus gravée dans les têtes que celle de sourires de circonstances échangés entre le grand Jacques et le petit Nicolas (qui a tué le « père »). Cela plaide en faveur d’un soutien tacite à Ségolène… » Un baise-main sur le perron: un bel "au-revoir" pour un Homme qui a beaucoup "galoppé", comme a dit Bernadette. Tout compte, non?

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>>> Enfin, cette appréciation qui  n’est en rien négligeable : « Son mea culpa de Bruxelles sur la Constitution (comme ses confidences à Péan, d’ailleurs) montre que Chirac est soucieux de laisser l’image d’un Président lucide sur lui-même.

LES SEDUCTIONS DU BEARNAIS...

La réussite, inscrite dans les faits (même s’il n’est pas élu cette fois-ci) de Bayrou, doit lui faire penser que sa stratégie de 2002 n’était pas la bonne et qu’il aurait mieux fait, dans son propre intérêt et dans celui de la France, de suivre les analyses et les conseils du Béarnais à l’époque : « Vous n’êtes que l’élu de moins de 20% des Français, pratiquez l’ouverture »…

Chirac  peut, au moins secrètement, le reconnaître d’autant plus que l’UMP constituée pour lui a été squattée par un coucou nommé Sarkozy si ingrat à son égard. Cela plaiderait pour un silence sur Sarkozy dont Bayrou pourrait évidemment profiter".

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D’ailleurs, au fond de lui, Chirac est trop fin politique pour ne pas apprécier en expert et en esthète de la politique la démarche du paysan solitaire…

Cet intime de la Mairie de Paris et de l’Elysée qui ne votera pas Sarko et qui reste l’un des rares « fidèles » de Chirac sourit : « L’homme au tracteur, dont Mitterrand avait dit qu’il irait loin (Chirac ne l’ignore pas)  n’appartient pas à ces « sangs tristes », comme disait Pasqua, plus dans l’imposture que dans la posture et dont il disait : « Les centriste, on les roule dans la farine et on les fait frire. Ils ne veulent que quelques maroquins à Paris et des soutiens en province pour quelques notables ».Bayrou est aujourd’hui un centriste vertébré, donc qui impose le respect ».

UN GAULLISTE "RAD'SOC" 

Mon interlocuteur qui ne tient pas à assumer publiquement son analyse « parce qu’il y a trop de cons et de faux culs dans la fausse famille UMP »  pousse plus loin son analyse sans être sûr d’avoir raison : « Chirac est à la fois un vrai gaulliste et un vrai rad.soc, comme on disait jadis… La démarche rebelle de Bayrou qui a refusé des ministères pour faire une « retraite », une traversée du désert », de cinq ans a un coté gaullien. Les idées de ce Lettré admirateur d’Henri IV sont dans bien des domaines d’inspiration radical-socialiste : laïcité (malgré sa foi non camouflée), social-économie, valeurs humanistes, vrai souci à la Jules Ferry de l’école..

Et son art de parler à la fois aux Français et à la France, de la France et des Français est plus adapté aux fonctions présidentielles que les styles "maternants" et "paternants" de Royal et de Sarkozy. Chirac (comme Mitterrand le savait d'ailleurs) sait faire la différence: Un Président de la République n'est pas un Premier ministre. Avec sa simplicité mais sa cohérence, Bayrou a gagné au fil de la campagne un charisme et une hauteur qu'il n'avait pas avant.

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Enfin, entre la « poule au pot » et la « tête de veau », il y a des liens de terroirs, non ? Comme entre la Corrèze et le Béarn. Tous les deux n’ont pas à se forcer quand ils « caressent le cul des vaches »…

Et tous les deux ont été culturellement sous-estimés par ceux qui les connaissent mal. Leurs jardins secrets sont riches de culture et des réflexions : cela entraîne une estime mutuelle.

QUELLE CONTINUITE AVEC SARKOZY ?

Qu’est-ce qui dans ces conditions pourrait inciter Chirac à soutenir Sarkozy ? Le souci de continuité ? C’est Sarkozy qui s’est lancé dans la « rupture »… Le souci  de la « famille » politique? Chirac reste un gaulliste partisan d’une économie mixte, dirigée, avec une « politique de la France qui ne se fait pas à la Corbeille », Sarkozy est d’abord, même avec la maquillage qu’il utilise ces derniers temps, de la famille des « ultra-libéraux », des « hyper-capitaliste », des adeptes balladuriens du « laissez-faire, laissez-passer », des tentés par l'atlantisme et le communautarisme, malgré leurs réserves exprimées plus que profondes. L’autorité et la régulation contre l’autoritarisme et le business… L’Ordre au service non de la République, de la nation et de  la Société, mais du marché.

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Qui plus est, si au nom de la « solidarité de la droite », Chirac soutenait ouvertement Sarkozy, comment le ferait-il ? Sous quelle forme ? Avec quel degré de conviction affichée ? Dans l’entourage de Sarkozy, on finit par se demander ce que serait le pire : le trop peu mis en relief ou le trop souligné…La flatterie démesurée ou l'éloge trop mesurée? 

«Il faudrait que Chirac trouve la dose idéale. Trop en faire de sa part ne serait pas crédible. Ne pas assez en faire serait interprété comme un désaveu…Un soutien clair et net donnerait l'impression d'un rabibochage de façade, tandis qu'une absence de soutien plongerait la majorité dans la crise».

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Un coquetel introuvable. Avec un barman énigmatique qui joue les imprévisibles. Même la défense et illustration du « bilan » des cinq dernières années qu’ignore ou dénigre Sarkozy  pourrait avoir des effets contraires à ceux qu’espèrent les amis de Raffarin et de De Villepin.

UNE VALEUR AJOUTEE AU GOUT AMER

Si le Président sortant apparaît (comme DSK à gauche en ce moment)  dans le rôle de celui qui « rehausse le débat » confirmerait que, dans cette déjà longue campagne, Sarkozy n’a pas été capable de mettre « le débat  à la hauteur »…

La « valeur ajouté » espérée de l’Elysée pourrait donc avoir un goût de peau de banane…Ou de poison amer. Même les moments choisis par Chirac et de Villepin pour « dire », ne pas « dire » ou « sous-entendre » pourront aussi avoir des effets réels pas forcément conformes aux attendes sarkoziennes. Et difficles à redresser s'ils se situent dans ces deux ou trois dernières semaines où "se joue l'essentiel" 

Mais, au fait,  pourquoi Sarkozy accorde-t-il une telle importance aux interventions de Chirac ? Il ne l’a pas consulté avant de s’y lancer, ce « petit saligaud » comme dit Pasqua... C’est même lui qui l’a empêché de faire son propre choix en pleine liberté. Pourquoi attendre du miel de quelqu’un trop arrosé de fiel ? Une coutume locale de Neuilly, peut-être…

Daniel RIOT

10/02/2007

Fragments de pensées

«Les centristes, ça se roule dans la farine avant de les faire frire».

Jacques Chirac (à propos des UDF ralliés à l'UMP)

Mon carnet de campagne : Les Confessions de Chirac, l’anti-libéraliste…

Sarko, un  «  homme de qualités et… de défauts »

« Sans haine »…Mais non sans mémoire. L’amnistie n’est pas amnésie. « L'Inconnu de l'Elysée »,  sera publié chez Fayard, le 17 février. L'hebdomadaire Marianne (daté 10-16 février) s'est assuré l'exclusivité de ses bonnes feuilles, parues aujourd’hui. Elles recèlent des scoops, révèlent quelques arrangements (très chiraquiens) avec l'histoire et permettent de mieux lire l'actualité… à dix semaines du premier tour de l'élection présidentielle. J’en parlerai plus quand j’aurai  lu l’ensemble de ce livre-document. Je ne m’attarde ici que sur Sarkozy, dont Chirac par « sans haine »

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« Je me fous de Sarkozy ou tel autre »

>>> Alors qu'il parle pour la première fois de sa fille Laurence, minée depuis l'âge de 15 ans par l'anorexie - "c'est vraiment le problème de ma vie" -, Pierre Péan l'interroge sur les trahisons politiques au regard de cette souffrance. "Je me fous éperdument que Sarkozy ou tel autre... Je me fous de beaucoup de choses." Il dit encore : "Je suis insensible à la haine et tout aussi insensible au découragement. Je ne crois pas aux sondages, qu'ils soient bons ou mauvais. C'est ma grande différence avec Sarkozy... Je lui dis toujours : "Arrête de te fier aux sondages !""

>>> C’est un homme « qui a des qualités et des défauts »…  «  C'est un homme actif, intelligent, un homme politique de premier ordre. » En 2002, lorsqu'il l'a nommé ministre de l'intérieur, il a considéré que « c'était un atout pour la majorité et pour la conduite de l'action publique ».

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« Des perversions de la pensée humaine »

>>> M. Chirac, qui a souvent reproché au président de l'UMP d'être libéral, atlantiste et communautariste, relève : « C'est une bonne chose, des évolutions de sa part »...

  • Sur le communautarisme, "j'ai noté aujourd'hui son adhésion à un principe fondamental à mes yeux : la France n'est pas, et ne sera jamais une addition de communautés. La nation française est une et indivisible".

     

  • Nicolas Sarkozy est "spontanément plus libéral que moi", souligne aussi le président, portant sur le libéralisme ou plutôt l’hyper libéralisme une cinglante condamnation. « Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme l'autre sont des perversions de la pensée humaine », dit-il.
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  • « Je n’ai jamais parlé d’immigration choisie », lance-t-il sans insister…

     

  • Sarkozy l'a ulcéré quand il a critiqué, à Washington, le 12 septembre 2006, l'"arrogance" française et la "grandiloquence stérile" de son pays au moment de la crise irakienne à l'ONU. Prudent, M. Chirac se contente de dire qu'il " existe des différences d'approche, s'agissant notamment de la relation avec les Etats-Unis »

 

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La trahison de Neuilly : "Cà aurait du faire tilt " !

>>> Le président raconte aussi sa version de la prise de la mairie de Neuilly par Nicolas Sarkozy, au nez et à la barbe de Charles Pasqua, en 1983. " J'ai dû rendre un arbitrage. A Pasqua, j'ai dit : "Tu n'iras pas, tu vas laisser ta place à Sarkozy. Il est jeune. Il faut pousser les jeunes". A peine élu, Sarkozy n'a cessé d'expliquer que je n'y avais été pour rien. (...) Cela aurait dû faire tilt..." Bernard Pons a, en fait, souvent raconté que Jacques Chirac l'avait envoyé pour sonder Nicolas Sarkozy. Persuadé de sa détermination à y aller, le président du RPR avait tout simplement laissé faire.

>>> Sur la trahison de 1995 : "Il y a un défaut que je n'ai pas, c'est celui d'être rancunier. C'est un sentiment qui m'est totalement étranger." Il assaisonne davantage Edouard Balladur, moquant sa vanité. Mais reconnaît que le lâchage du premier ministre de l'époque, dont il raconte précisément les circonstances, lui a " fait de la peine".

Quand Balladur, l’ami de Sarko, le poussait à pactiser avec Le Pen…

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C'est Jean-Marie Le Pen, auquel il fut opposé au second tour de 2002, qui fait l'objet de sa plus grande exécration. « J'ai toujours été allergique au Front national, c'est quasiment physique, je ne peux supporter tout ce qui est racisme et xénophobie », dit-il.

Il s'explique sur la sulfureuse photo témoignant de sa poignée de main avec Le Pen, en 1987 - un coup monté par le président du FN, dit-il. Il "charge" aussi Balladur, qui a essayé de le convaincre, comme Pasqua de pactiser avec Le Pen en 1988 : "Cela Edouard, jamais ! On perdra peut-être les élections, mais si on les perd, ce ne sera pas pour cette raison-là."

Chirac ne cache pas son admiration pour François Mitterrand « homme très intelligent et cultivé, pas du tout comme moi »…  "Sans haine" et avec humilité, Chirac!

02/02/2007

Mon carnet de campagne : Ségolène n’a pas le monopole des gaffes…

Chirac trop inspiré par Ségolène ?

Gaffe, Vous avez dit gaffe? Non. Ne pensez pas systématiquement à Mme Royal… Elle n’a  aucun monopole de la « bourde ». Même sur l’Iran. Pas mal, en son genre, Jacques Chirac l’expérimenté ! Jack Lang a raison de se montrer scandalisé.

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« Où l’Iran enverrait-il cette bombe ? Sur Israël ? Elle n’aura pas fait 200 m dans l’atmosphère que Téhéran sera rasée.", avait déclaré lundi le chef de l'Etat  au Nouvel Obs. Avant, le lendemain, de rectifier: « C’était un raccourci schématique, extrêmement schématique. Plus encore, c’est une formule que je retire. »

Chirac dément Chirac et enfonce le clou par deux communiqués publiés ce jeudi. L’un déplore la (fausse) polémique. L’autre insiste : « La France (...) ne peut accepter la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire ». Nous voilà rassurés. Comme dit un proverbe alsacien : « Autant tu es intelligent, autant tu peux être bête »…

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Au moins Chirac reconnaît-il sa bévue. Ce n’est pas le cas du « fort des halles » du jour, Sarko-le-travailleur-qui-se-lève-tôt. Entre les lignes, il traite Lilian Thuram de …menteur. Le footballeur français a affirmé sur France-Culture, mercredi 31 janvier, que M. Sarkozy avait "une vision raciale des choses et des gens". Evoquant son entretien avec le ministre de l'intérieur à l'automne 2005, après la crise des banlieues, il raconte :"Il me dit, vous savez, c'est les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues." (…)"Il m'a dit aussi qu'il avait été le premier à nommer un préfet musulman. Ça veut dire qu'il juge les gens par leur religion (...). Maintenant je comprends mieux ses discours sur le communautarisme et tout ça, pourquoi il pense ça."

Sarko dément « formellement » et son entourage tire argument d’un dîner que le footballeur a eu lundi avec Ségolène Royal (à qui il n’a apporté aucun soutien public) pour mettre en cause la véracité des propos de l’International.

Lilian n’a pas compris que tout ce qu’a pu tenir  Sarko avant qu’il « change » ne compte pas …. Comme ce qu’il dit depuis qu’il « a changé » ne comptera pas quand le naturel sera revenu au galop…

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De toutes façons, Sarko s’en moque. Il « cartonne » dans les sondages, il ne « fait pas le même métier que La Ségolène » et  à 54% quel score ferait-il s’il « ne faisait pas peur ? » Serein, le ministre-candidat… Et la bourde de Chirac le réjouit autant que les gaffes de Ségo. Alors ? Seul Bayrou le gêne, mais il se garde bien de l’agresser : ce serait mettre en relief le seul qui offre une perspective de vraie « rupture ». le seul qui jusqu’à présent ne gaffe pas…

11/01/2007

IRAK: De quoi broyer du noir à la Maison Blanche...

La fuite en avant de BUSH en IRAK: Des batailles sur plusieurs fronts qui font craindre le pire..

Georges Bush a fait une série de victimes de plus…dont personne ne parle : les éditorialistes, les experts en géopolitiques, les diplomates, les conseillers en tout genre qui se sont trompés dans les grandes largeurs…

Après la victoire législative des démocrates, les rapports exhortant la Maison Blanche à emprunter une « autre voie », le changement de titulaire au Secrétariat d’Etat, les chiffres officiels des pertes ( plus de 3000 morts, 22 000 blessés) et des dépenses (plus de 350 milliards de dollars), Ces « commentateurs » trop pressés se disaient (presque) certains que Bush allait changer de stratégie. Ne citons aucun d’entre eux : cela ferait trop mal, bien que le ridicule ne tue pas…

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Ces météorologues  prévoyaient des retraits échelonnés avec un calendrier prévisionnel et un passage de « témoins » à des forces irakiennes encadrées plus que soutenues…Ou bâtissaient des scenarii sur quelque internationalisation. Passons. Une politique-fiction obsolète.

L’homme du bureau ovale a une tête trop carrée pour ne pas s’entêter. Il est tellement certain d’avoir raison et d’accomplir une mission divine qu’il reste sourd à tout conseil de sagesse de ses propres amis et, à plus fortes raisons, à toutes les critiques du camp démocrate,  des opinions publiques américaine, arabe et européennes, des instances onusiennes et autres… Comme tous ceux qui échouent dans ce genre d’aventure, il mise sur le jugement de l’Histoire.

LIRE LA SUITE DE MON DECRYPTAGE SUR RELATIO >>>>>

07/01/2007

Mon carnet de campagne en toute libertitude….

Alors que les tribulations d’une Charentaises en Chine se poursuit sous le signe des droits de l'humanitude, la campagne na bat pas encore sa plénitude…

>>> Dominique de Villepin a annonce sur Canal+ qu'il ne participerait pas au vote interne à l'UMP pour le congrès du 14 janvier, Jacques Chirac n'ayant pas encore annoncé s'il se représentait ou pas. Belle fidélitude. Ce congrès devrait introniser Nicolas Sarkozy comme candidat officiel de l'UMP puisqu'il est seul prétendant et que le processus ne prévoit pas de possibilité de voter contre un candidat… Drôle de règlementitude !  Dominique de Villepin n'abandonne pas son parti pour autant. "Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP au palais des Sports à Paris, car "c'est un moment de rassemblement pour notre famille politique". C’est la zen-attitude. "Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s'étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il ajouté. Il y des limititudes à la libertitude : celle de  la béatitude.

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>>> Mais le Premier ministre est conscient de l'importance des échéances à venir. "Si on veut aligner une famille politique réunie derrière un candidat sous forme de petits pois ou de sardines dans une boîte, vous ne gagnez pas comme ça", a-t-il estimé, sans nommer Nicolas Sarkozy visiblement visé. Belle prudencitude !  "Une élection", a-t-il poursuivi, "ce n'est pas de la simple arithmétique. Aujourd'hui, il n'y a pas de candidat en France qui puisse, sur son nom, l'emporter. (...) Personne ne passe pour l'instant" la barre des 50% des voix. Une remarque de bon sens…Belle intelligencetitude de cet adepte d’une grand humanitude.

>>> Déjà, Jean-Louis DEBRE avait dit qu’il ne voterait pas « en interne » pour Sarko…La seule inconnue du scrutin : le nombre d’abstentionnistes et de votes blancs… Encore faudrait-il que nous disposions du nombre exact d’inscrits. Il existe, selon certaines infos, des différence entre ce qui a été proclamé et ce qui a été enregistré sur l’ordinateur central de l’UMP. Comme je ne suis pas un pirate informatique, j’avoue mon ignorance…, pardon mon ignorancitude face à cette incertitude.

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>>> Jacques Chirac, de son côté, a confirmé qu'il se prononcerait sur une éventuelle candidature au cours du "premier trimestre". Pour l’heure, selon un sondage du JDD, une majorité écrasante de Français (81%) espèrent qu’il ne se représentera pas. 70% espèrent même qu’il n’interviendra pas dans la campagne… Quelle ingratitude envers la bravitude affichée, de vœux en vœux, avec une chiractitude à peine ridicule, mais loin de toute platitude… « La retraite des vœux », dirait Libération…. Sans respect pour la décrépituide…

>>>  Quant à la possibilité de sa propre candidature, Dominique de Villepin répète qu'il est "à (sa) place et à (sa) tâche de Premier ministre". "Je veux y être fidèle", a-t-il dit en estimant qu'il avait "beaucoup de travail au service des Français", tout comme le rappelait le président de la République lors de ses voeux. Belle rectitude.

>>>Extrême-droititude…« On ne s'est jamais recentré », a affirmé sur France Inter Marine Le Pen, vice-présidente du Front national. Le programme du FN n'a pas changé, a-t-elle assuré : « Ce sont les Français qui changent de regard sur le Front national, parce que, enfin, ils ont la curiosité d'aller voir quelles sont les idées du FN, et ils s'aperçoivent que ces idées ne sont ni racistes, ni fascistes, ni extrémistes, ni inapplicables. » Elle était interrogée sur les déclarations de Jean-Marie Le Pen, expliquant dans Paris Match qu'il était de « centre-droit ».

>>> Extrêmegauchitude :  Marie-George Buffet ,dans Libération,  a dit vouloir incarner une « candidature de rassemblement ».  Elle tend toujours la main aux collectifs : « Je n'ai pas tiré une croix, on peut encore se mettre d'accord pour les législatives », assure-t-elle. « On a essayé de nous enfermer dans l'alternative : soit on est avec le PS, soit avec l'extrême gauche », regrette-t-elle, en assurant vouloir explorer « une nouvelle voie » : « Une gauche radicale de gouvernement. » Si elle laisse entendre qu'elle se désistera en faveur de Ségolène Royal au second tour, elle critique néanmoins le « social-libéralisme » de la socialiste. En dépit de ses sollicitudes, le PC risque de se retrouver dans une grande solitude… Depuis que Ségolènitude a gagné sa bravitude, la Royatitude va s’efforcer de ne plus confondre hauteur et altitude…

Excusez-moi d’avoir sombrer dans la moditude d’une fancitude défigurée qui n’a rien à voir avec l’académitude de nos « immortels » chargés du « dictionnaire ». Avec cette montitude qui nous plonge dans une changitude sans précédent, on finit par se cogner contre la grande muraille de la bêtisitude. Il n’y a pas de quoi chinoiser, comme on dit en Poitou-Charentes…où les raffarinades semblent bien fades désormais  à côté des royalinades. Je suis dans la plaisantitude, bien sûr... Car les Sarkonades ne sont pas mal non plus...

06/01/2007

Mon carnet de campagne: Dans le chapeau de Chirac (suite)....

Dans mon dernier carnet de campagne je regrettais qu'en ce samedi Chirac n'ait pas encore sorti de son chapeau quelques idées nouvelles pour l'avenir... J'ai parlé trop vite. En Corrèze, chez lui, il a proposé la création d'une Agence d'aide à l'industrialisation des territoires. Et il a insité, contrairement aux aspirations libéralistes de Sarkozy sur la défense des services publics. C'est fou : On se demande pourquoi les candidats et les candidates aux présidentielles font des programmes. Chirac leur proposent de faire tout ce qu'il n'a pas fait et qu'il aurait pu faire...  ou le contraire de ce qu'il a fait.  Fantastique, non? Heureux comme Dieu en france... Plus que jamais.

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Je reprends une dépèche de NouvelObs.com: pour co,nserver des références précises. Pour l'avenir.... " Lors de ses vœux en Corrèze samedi 6 décembre, le président Jacques Chirac a proposé la création d'une Agence nationale chargée de favoriser l'industrialisation des territoires ruraux.
"Il faut regrouper l'ensemble des moyens de l'Etat dans une Agence nationale de l'industrialisation des territoires, dotée des moyens financiers nécessaires, et agissant de concert, naturellement, avec les collectivités régionales et locales", a-t-il déclaré en présentant ses voeux aux Corréziens dans une caserne de pompiers de Tulle.
Dans son discours placé sous le thème du développement des territoires, le chef de l'Etat s'est également posé en garant des services publics.
"La France s'opposera à toute initiative qui conduirait à mettre en cause la qualité du service public postal", a-t-il dit devant plusieurs centaines de Corréziens.
"Pour favoriser le développement de cette nouvelle ruralité, il faut des services publics innovants et performants, et la Nation doit en faire un véritable investissement pour l'avenir", a-t-il ajouté.

L'agriculture, un secteur d'avenir?

Le président de la République a aussi abordé la question de l'agriculture. Pour lui, ce secteur en France est une réponse aux "défis planétaires" que sont l'augmentation de la population mondiale, la malnutrition, le changement climatique, et la raréfaction du pétrole. Il a fustigé l'"aveuglement" de ceux qui pensent que l'agriculture est un secteur "dépassé, condamné au déclin". Selon lui, l'agriculture est au centre de tous les défis majeurs de ce siècle, et la France étant "le deuxième exportateur mondial de produits agricoles" et "le premier pour les produits agricoles transformés", Jacques Chirac a plaidé pour "une agriculture forte et écologiquement responsable".

Reconnaissons que cette semaine , c'est CHIRAC qui a tenu les discours les plus consistants, les plus riches en promesses de réformes, les plus généreux en termes de financements en tous genres...  Tout serait beau si ces promesses à crédits pouvaitent être tenues. Mais les comptes de la France sont en rouge, non? Et c'est la faute de ceux qui ont géré le pays en hypothéquant l'avenir, non? Comme dirait Tomi Ungerer, "l'enfer, c'est le paradis du diable"....

05/01/2007

Mon dernier papier sur Chirac repris par Agoravox

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04/01/2007

Jacques Chirac propose la baisse de l'impôt sur les sociétés à 20%

Qu'est-ce qu'il est bon Chirac! A chaque cérémonie des voeux, il sort de son chapeau une série de mesures... Qu'il aurait pu prendre depuis longtemps! Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain peut-être....Que veut-il? S'imposer en candidat naturel pour un autre quinquennat? Montrer sa "différence" de fond entre lui lui et Sarlozy? Nous forcer à partager ses propres regrets? SOS FOG!

LES FAITS: Lors des vœux des Forces vives, le président a fixé pour objectif du prochain quinquennat de ramener l'impôt sur les sociétés de 33% à 20%, et a souhaité  voir créée une "sécurité sociale professionnelle".

 

Jacques Chirac, président de la République

Jacques Chirac, président de la République (Sipa)

Baisse drastique de l'impôt sur les sociétés, meilleure répartition des recherches entre salariés et actionnaires, création d'une "sécurité sociale professionnelle", adaptation au nouveau modèle économique, celui du développement durable.... Jacques Chirac a un programme pour les cinq années à venir. Pourtant, le discours qu'il a prononcé jeudi 4 janvier, en fin de matinée, devant les Forces vives à l'Elysée n'était ni une déclaration de candidature ni un passage de témoin, jurait-on dans son entourage.
Le chef de l'Etat s'est donc livré à un exercice politique encore non identifié lors des traditionnels vœux aux syndicats, patronat et monde associatif réunis à l'Elysée. "Mon intention, aujourd'hui, n'est pas de revenir longuement sur ce qui a été fait", a-t-il prévenu d'emblée, évacuant la question du bilan après douze années passées à la tête de l'Etat.

Définir les priorités

Simplement, "alors que les Françaises et les Français vont être amenés à faire des choix décisifs pour l'avenir" les 22 avril et 6 mai, il entendait "dire dans quel esprit et avec quelles priorités la France devra poursuivre sa marche en avant".
Car, apparemment, les programmes des différents candidats à la présidentielle, qu'il a soigneusement étudiés selon son entourage, n'ont guère l'air de le séduire. "Il faut se garder des idéologies, des illusions: la réduction du temps de travail comme solution au chômage, la hausse des impôts plutôt que les réformes", a-t-il prévenu, jetant une pierre dans le jardin socialiste. Mais "il faut tout autant écarter la voie d'une France convertie au tout libéral, à la compression des salaires et au rétrécissement de la protection sociale". Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy risque de se sentir visé.
"La France a les moyens d'une bien plus grande ambition, d'une ambition qui lui ressemble", a plaidé Jacques Chirac. Et de dérouler cette ambition, en faisant des propositions parfois très précises.

Une "sécurité sociale professionnelle"

Il veut ainsi voir créée une "sécurité sociale professionnelle", "nouvel instrument de combat contre le chômage et pour l'emploi" né de "la fusion de l'ANPE et de l'Unedic". Elle aurait "quatre missions: le versement des allocations chômage, l'accompagnement personnalisé pour la recherche d'emploi, l'aide à la mobilité professionnelle et la formation tout au long de la vie" et "un véritable lien contractuel, faits de droits et d'obligations" qui "unira les salariés sans emploi et la sécurité sociale professionnelle", a-t-il expliqué. "Il reviendra aux partenaires sociaux, aux côtés de l'Etat, de gérer ce nouvel ensemble".

Baisse de l'impôt sur les sociétés

Reprenant des accents de sa campagne de 1995, il a suggéré que les entreprises qui "distribuent autant à leurs salariés, sous forme de participation ou d'augmentation de salaires, qu'à leurs actionnaires" bénéficient "d'un taux d'impôt sur les sociétés réduit, de l'ordre de 10%". De même, "lorsqu'un fonds d'investissement décide de revendre une entreprise, il faudrait lui imposer de reverser aux salariés une fraction significative de la plus-value réalisée, par exemple 20%".
Après avoir fait de la baisse de l'impôt sur le revenu son cheval de bataille lors de la campagne de 2002, il préconise de faire passer le taux de celui sur les sociétés à 20% d'ici cinq ans.

"L'enjeu majeur des années à venir, c'est la concurrence fiscale entre les nations. Pour conserver nos entreprises et en attirer d'autres, c'est sur le taux de l'impôt sur les sociétés qu'il faudra agir. Il s'élève en France à 33%, près de huit points de plus que la moyenne européenne", a-t-il noté. "L'objectif doit être de le ramener à 20% en cinq ans."


Une politique commerciale européenne

L'université française doit également devenir une "priorité budgétaire des cinq prochaines années, pour consacrer à nos étudiants autant que le font les autres grandes nations, soit 30% de plus qu'actuellement".
En matière européenne aussi, Jacques Chirac a des idées: "il est temps" pour l'Union européenne "d'exercer sa souveraineté économique, avec la fixation d'une politique de change et la refondation de la politique de la concurrence pour tenir compte de la mondialisation", a plaidé jeudi Jacques Chirac. "Il est temps pour l'Union d'adopter une politique commerciale offensive, à armes égales avec les autres puissances".
Jacques Chirac est-il candidat à la présidentielle? "Le président de la République n'a pas encore arrêté sa réponse", assurait son entourage interrogé par AP.....

Carnet de campagne: Une république mal logée et mal lotie...

L’Elysée, Rambouillet, Brégançon… C’est le (ou la) locataire de ces résidences présidentielles de la République que nous allons choisir (élire). Pas de problème de logement pour celui-ci ou celle-là ! D’autant plus que d’autres palais de la République pourront être mis à sa disposition pour certaines occasions…Si Versailles m’était conté… Royale, la République française, la plus monarchique de toutes les démocraties européennes ! Impériale, même… dans ses nostalgies, donc dans ses rêves évanouis ou dans ses utopies les plus folles.

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Pourtant, le « logement » (saison oblige, même si l’hiver jusqu’ici n’est pas rude !) est mis au centre de la campagne présidentielle. Opération médiatique réussie pour les ONG qui s’occupent de ce qui devrait être de la responsabilité des institutions de la république, nationales et locales. Comme l’abbé Pierre en 1954 : ce qui n’est en rien un signe de progrès, mais un vrai constat d’échec de politiques mal menées, de responsabilités mal assumées.

Ce sont, à plus d’un point de vue, les fondations de la République qui sont ébranlées. Et ce sont des problèmes de toits qui font la Une. Grâce à quelques tentes… Quelle tuile pour ceux qui, comme le PS et l’UMP, n’y avaient guère songé en établissant leurs « programmes » !

Face aux défis des SDF, des mal logés, et des trop pauvres réduits à la mendicité même quand ils ont un travail, Chirac se place en première ligne. En faisant des propositions qu’il aurait pu (et du) faire (et faire appliquer) dans ses deux mandats… Comme pour l’écologie,  d’ailleurs. Et derrière lui, c’est à qui promet le plus… Demain, on loge gratis !

Je ne passe pas tout en revue…

>>> La candidate PS à la présidentielle promet, si elle est élue, de faire construire 120.000 logements sociaux et de donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements. « L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logement nécessaires », a-t-elle affirmé. Selon elle, « c'est à la puissance publique de jouer son rôle pour que le droit opposable au logement ne soit pas une promesse électorale ».

>>> Ségolène Royal a également promis de donner "aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions-réquisitions" de logements. Elle entend aussi "surtaxer les logements vacants depuis plus de deux ans" afin de faciliter "la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs".

Elle a encore promis "la création d'un service publique de la caution" pour "assurer les impayés de loyers et éviter les expulsions" et des "prêts gratuits" plus nombreux pour facilité l'accès à la propriété. La propriété, "c'est une sécurité pour les familles", a-t-elle estimé.

 >>> Concernant les sans-abri, la candidate PS (Parti Ségolène) a souligné que "des solutions d'urgence doivent être trouvées", avançant "l'obligation dans chaque ville de créer une place d'hébergement d'urgence pour 1.000 habitants. C’est beau et généreux…

>>> Jack Lang soutient les associations qui occupent depuis lundi un immeuble vide au coeur de Paris, où elles ont installé symboliquement le "ministère de la Crise du Logement". "Le collectif qui a institué le 'ministère de la Crise du Logement' se substitue, symboliquement, à une vraie carence du gouvernement", écrit l'ancien ministre socialiste de la Culture, et de l'Education, dans un communiqué diffusé aujourd’hui. "J'apporte, à titre personnel, tout mon soutien aux revendications de ceux qui, par cette action d'éclat, ont décidé d'appeler l'attention de tous sur la question gravissime du logement en France", ajoute Jack Lang, par ailleurs conseiller de la candidate socialiste à la présidence de la République Ségolène Royal.

>>> Pour Lang, "il y a là un véritable état d'urgence, qui ne peut se limiter aux voeux pieux d'un soir de réveillon: il faut agir avec détermination, dans le fond, et dans la durée".

 >>> Christine Boutin se déclare, elle aussi,  "favorable aux réquisitions d'immeubles vacants" dans une interview au journal La Croix . La députée UMP des Yvelines se dit "favorable aux réquisitions d'immeubles vacants lorsqu'ils n'appartiennent pas à des particuliers mais à des propriétaires publics, des fonds d'investissement ou des compagnies d'assurance".

>>> « Depuis vingt ans, nous sommes face à un échec absolu en matière de logement », explique la députée, récemment nommée conseillère politique par Nicolas Sarkozy. Christine Boutin juge que "s'imposer la contrainte du droit au logement opposable est aujourd'hui nécessaire pour trouver des solutions. On a trop souvent tendance à considérer que les personnes sans abri ne veulent rien faire ou ne sont pas réinsérables".

Ah !bon… Il est temps d’en prendre conscience, en effet…

>>> Le Pen qui se dit, dans « Match » de « centre-droit » (et non d’extrême-droite) est l’un des rares à ne rien promettre…Sur France-Info, il déclare que le droit au logement opposable constitue "une violation très directe du droit de la propriété". Il n’a pas  signé la charte des Enfants de Don Quichotte pour faire face à la crise du logement. Et il ne signera "aucun de ces appels ni aucune de ces pétitions"."Je suis un homme politique respectable, au premier plan, et par conséquent, j'ai des positions. Je ne vais pas puiser mon inspiration dans l'espace associatif".

>>> Le Pen  a jugé la proposition du président Jacques Chirac, qui a demandé au gouvernement d'avancer rapidement dans la mise en place du droit au logement opposable, "comme d'habitude, parfaitement circonstancielle et aberrante". « Le droit au logement opposable, c'est une violation très directe du droit de la propriété, qui est non seulement garanti dans la Constitution mais qui est même un des quatre droits de l'Homme de la Révolution de 1789 ».

Le Pen en défenseur des Droits de l’Homme : interdiction de rire…

Nous sommes vraiment mal logés et mal lotis….

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03/01/2007

Mon carnet de campagne: "A poil, Sarko"

Comment Chirac va-t-il tenter de casser les bras de Sarkozy ? Nombre d’éditorialistes s’interrogent en confondant parfois, souvent, analyse et politique-fiction. Je reprends ici, partiellement, la thèse de Maurice Szafran, directeur de Marianne. Pour lui, aucun doute : « Chirac ne le lâchera pas ». LE, c’est Sarkopoléon-le-petit, bien sûr, l’empereur des banlieues de Neuilly,

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Je cite : « Notre confrère Le Monde affirme dans son éditorial que Jacques Chirac s'est, in fine, rangé à la candidature de Nicolas Sarkozy, qu'il a choisi le candidat de la « droite républicaine », que le contenu des vœux présentés aux Français à l'occasion du jour de l'an en est une preuve irréfutable puisque le Président a admis, serait-ce du bout des lèvres, que la France était contrainte d'engager des réformes. Cette analyse peut séduire. On peut également la considérer comme radicalement erronée.

 

 Envisageons donc une hypothèse – car c'est bien d'hypothèses dont il s'agit – qui, en tout état de cause, est aussi crédible, sinon plus, que celle du Monde : avec une minutie sans pareille, avec une expérience politique sans équivalent, avec une détermination sans limites, Jacques Chirac a décidé de dévitaliser point par point le programme du chef de l'UMP.

 

La rupture, marque de fabrique de Nicolas Sarkozy, signe de ralliement à sa candidature ? Chirac s'en moque, il la pratique, à toute vitesse, en quelques mois. Le droit au logement ? Allez, une loi vite faite, laissant le ministre de l'Intérieur bouche bée. Il approuve, bien sûr, comment pourrait-il s'en dispenser… Il n'y a plus de jour sans ce type d'exemple.

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L'objectif de Chirac ? Simple et évident : à poil Sarkozy, d'ici le premier tour de l'élection présidentielle. Il n'est pas évident, loin de là, que l'opération puisse être menée à bien. Mais le chef de l'Etat s'y consacre à plein temps. Son job ultime : dévitaliser Sarkozy. » (…) « Jacques Chirac complote. Dans sa tête ».

 

Intéressant, non ?

 

Pendant de temps :

 

medium_segolene_10.8.jpg>>>  Ségolène poursuit sa route. Elle va passer par la Chine. Pas bête, ce voyage… Pas de cité interdite pour celle qui a mis ses pieds dans les charentaises de Raffarin en Poitou-Charentes et veut mettre ses pas dans ceux de celui qui dort à Jarnac

 

>>> Arlette a ses 500  signatures. Tant mieux pour elle. Le Pen peine pour les avoir. On connaît la complainte. Il en tire parti plus qu’il en pâtit. Hulot commence à récolter les siennes. « Attention », lui dit  Dany Cohn-Bendit,le rouge-vert,  « Hulot, s’il se présente, va se banaliser. Il va devoir dire pour qui il vote au deuxième tour. Et les investitures aux législatives se négocient entre partis… » Sous les pavés, nulle plage…

 

medium_marielle.jpg>>> Marielle de Sarnez, vice-présidente de l’udf, annonce sa candidature à la Mairie de Paris. Elle a raison. Pour triompher, le parti de Bayrou doit offrir une « autre voie » partout et en tout. En plus, face à Mme François de Panafieu  (http://www.panafieu2008.fr/), Marielle  n’a aucun complexe à avoir…

 

>>>Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, n’a pas intérêt à aller acheter du chocolat en Suisse. Son ITW  Libération fustigeant les paradis fiscaux étrangers, et notamment suisses, ont suscité une levée de boucliers dans la Confédération helvétique."Ségolène Royal part en croisade contre la fiscalité suisse", titre notamment le quotidien suisse Le Temps, alors que le journal Le Matin dénonce "Le Français qui attaque la Suisse".

 

>>> Selon des personnalités politiques interrogées par le journal Le Matin, la Suisse n'a pas de leçon à recevoir de la France sur le terrain fiscal. Selon le député UDC (droite) Yvan Perrin, "la gauche française n'a qu'à assumer ses propres erreurs". "Les 35 heures sont un échec qu'ils essaient de compenser en augmentant les impôts", et de "rappeler que les salariés suisses bossent jusqu'à 20% de plus que les Français"

 

medium_argent_sale_2.jpg >>> Dans sa déclaration publiée par Libération, Arnaud Montebourg demande aux grands pays européens de "s'unir" pour lutter contre les paradis fiscaux, qui attirent des vedettes comme Johnny Hallyday mais aussi les sièges sociaux des grandes entreprises. Sur le fond, il a  sans doute raison, le porte-parole. Mais son raisonnement est un peu simpliste. Un fait est là, incontestable : Si une entreprise établit son siège en Suisse, dans le canton de Genève, son taux d'imposition est de 6,4%. Si elle s'établit en France ou en Allemagne, elle devra payer 30%. On fait quoi et comment pour changer cela. Une ITW dans LIBE ne suffit pas… Mais de Ségolène, on attend toujours un programme qui ne se résume pas à des phrases-slogans sories des instituts de sondages…

Daniel RIOT

 

 

Les messes des voeux présidentiels: quand le temps ne suspend jamais son vol...

Les 140 jours de CHIRAC…

Eh ! Oui…Le temps ne suspend jamais son vol. Même quand on retourne le sablier. Même quand on casse sa montre. Même quand on ne remonte pas son horloge. C’est en cela que les vœux de Chirac, le 31 décembre comme ce matin devant le gouvernement, ont un coté  émouvant… Pathétique même.

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« Etre et avoir été », dit un chroniqueur. Avoir été et savoir que le verbe être ne se conjuguera plus longtemps au futur. Que le mot « demain » prend un sens nouveau, différent. Avec des habits neufs qui sont de deuil, non de Pâques. Après plus de 4 200 jours d’un pouvoir pas toujours exercé selon les règles de l’excellence (l’Histoire jugera !), voici Chirac condamné à faire des vœux, à formuler des résolutions, à fixer des objectifs pour moins de 140 jours. L’ennemi devient le calendrier… 

«  Que c’est triste un train qui siffle »… surtout quand son grand chef, son conducteur, reste à quai. « Attention au départ !»  C’est l’humaine condition. Chirac doit de plus en plus, dans ses moments de solitude glacée, se tourner vers ces civilisations « premières » qui le fascinent tant… Mais c’est plus si simple à dire qu’à vivre. Giscard, entre autres,  en a su quelque chose ! Requiem pour un vivant. « Une retraite, çà se prépare », dit-on dans les officines spécialisées. C’est vrai pour tout le monde, y compris pour ceux qui ont glissé leur tête dans les « deux corps du Roi »…

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Dans ces conditions, quels vœux formuler pour Chirac ? Celui de bien assumer. De tout assumer. Et d’assumer jusqu’au bout. Jusqu’à la passation des pouvoirs. Jusqu’au terme. Même si le « mandat » (pardon pour ce mauvais jeu de mots) a pris des allures de chèque sans provision… parce que le Président a trop cru (c’est sa faute majeure) que les Français qui ont voté contre Le Pen plus que pour lui,  lui donnaient un chèque… en blanc

Assumer. Le message que Chirac a adressé aux Français le 31 décembre et au gouvernement ce matin sont plus que des vœux ou des exhortations : ce sont d’abord des lignes de conduites, des feuilles de route, des objectifs qu’il se fixe à lui-même. Finir ? Oui, mais en beauté. En soignant l’image. En tentant de gommer les traits qui font tâches. En essayant de corriger ce que trop de « commentateurs » ont déjà mis en relief : les défauts d’une « bête politique » plus douée pour conquérir le pouvoir que pour l’exercer. En mettant  en musique quelques thèmes forts qui font que le « Chiraquisme » existe en tant que tel, dans la lignée d’un gaullisme teinté de radicalisme généreux.

Avez-vous remarqué ? Il a dit « je » à plusieurs reprises, ce qu’il ne faisait guère jusqu’à présent depuis son arrivée à l’Elysée.  Personne ne doit le lui reprocher. Dire « Je », c’est assumer Soi…

Puissent les 140 derniers jours de Chirac être plus bénéfiques à la France que les 4200 jours déjà écoulés !…Mais « faut pas rêver » : le temps perdu ne se rattrape guère. Et il ne suffit pas d’agiter le mot « valeur » à tout propos pour lui donner du sens.

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Reste une question-clef : comment et en quoi, Chirac va-t-il peser sur les débats de la Présidentielle 2007 ? Attendons la suite (jusqu’au 11 janvier) des cérémonies des vœux, cette succession de « messes » césaro-monarcho-républicaines bien de chez nous. Trop « de chez nous » même.

Faux secret (donc vrai secret de Polichinelle) : Chirac se verrait bien transmettre ses pouvoirs à une femme. Une belle image pour les livres d’Histoire ! On dit que Sarkozy en fait des cauchemars,  certaines nuits… Mais l’Elysée en Palais Royal, c’est une autre image… Reste l’essentiel : le devenir de la France et des Français. Tout se jouera dans les urnes. Le « bon choix » ne doit pas être dicté que par un souci d’images…

Daniel RIOT

09/11/2006

Carnet de campagne: Leçons du PS et de l'UDF... et de De Gaulle

Qui porte la Croix de Lorraine ?

Nicolas Sarkozy brille tellement que même ses absences se remarquent… Il n’était pas à Colombey-les-deux Eglises. Mais De Gaulle, « l’homme de toutes les ruptures », comme il aime à dire, a inspiré le discours qu’il devait prononcer ce soir à Saint-Etienne sur le travail et sur la mondialisation. Une ITW dans les Echos, ce matin, a donné le ton… sans apporter beaucoup de nouvelles idées . Mais comme (c’est bien connu) les commentateurs politiques ont « mauvais esprit », ils ont entendu, depuis Colombey; les oreilles de Sarkozy siffler

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Derrière les  mots qu’il sait trouver quand il parle du Général ("Un visionnaire animé par un infini courage", "un combattant", "un bâtisseur"...), par-delà les formules de circonstance pour cet "hommage de la Nation au général de Gaulle", un homme qui a "inversé le cours de l'Histoire", le Président de la République  a insisté sur le fait que De Gaulle a "donné à la France ce qui lui manquait depuis des décennies : une remarquable solidité institutionnelle".Et il  a mis en garde : « À ceux qui aujourd'hui, par ignorance ou par calcul, voudraient ébranler cet édifice, je dis : mesurez toute l'irresponsabilité qu'il y aurait à brader ce qu'il y a de plus solide dans nos institutions. Jamais la Constitution de la Cinquième République ne fut un obstacle à la modernisation de la France : depuis 1958, c'est elle qui la rend possible, face aux conservatismes et face aux extrémismes ».

Comme il a rappelé avec des accents dignes d’un discours… de candidat aux Présidentielles quelques principes que… Sarkozy (en dépit de son passé de militant de l’UJP) donne parfois l’impression d’oublier (devant le Medef, à Washington, dans ses interventions « économiques », « diplomatiques » ou « stratégiques »).

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Extraits :

« Le Général de GAULLE sait aussi qu'à tout moment, en France, de nouvelles Lignes Maginot peuvent s'édifier. Il a voulu que la France prenne résolument la voie du progrès. Après avoir sorti le pays de l'impasse algérienne, il sait que la France doit se porter aux avant-postes du monde nouveau. À l'ère industrielle, elle doit être industrielle. À l'ère de la compétition, elle doit être compétitive. À l'ère de la science, elle doit être à la pointe de la recherche.

Plus que jamais, cette ambition qui fut la sienne et dont nous avons hérité, est une exigence pour la France. Face aux évolutions du monde, face à une compétition exacerbée entre les nations, c'est dans cet esprit que j'ai souhaité que la France se donne une politique de recherche et d'innovation, une politique industrielle à la hauteur des défis qui doivent être relevés.

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Et puis, le Général de GAULLE nous a laissé ce message, comme un repère fondamental : la France se doit de s'affirmer face aux bouleversements du monde. La France a une singularité. La France a un message : face à ce que nous appelons aujourd'hui la mondialisation, elle doit porter haut les valeurs universelles sur lesquelles elle s'est construite. Pour cela, elle doit avoir les moyens de sa propre sécurité et de son indépendance : c'est tout le sens du choix qu'a fait le Général de Gaulle de la dissuasion nucléaire. C'est dans cet esprit que j'ai placée cette dissuasion nucléaire avec la professionnalisation de nos armées, au cœur de la modernisation permanente de notre politique de défense.

Le Général de GAULLE, c'est aussi le refus d'un univers dominé par la confrontation des blocs. L'écho puissant de sa voix, à Moscou, à Phnom Penh, à Mexico, résonne dans nos mémoires. C'est dans le prolongement de cette conception que j'ai voulu construire la réponse de la France à la mondialisation : la recherche d'une gouvernance mondiale fondée sur des valeurs partagées, au premier rang desquelles le caractère sacré de la dignité humaine, qui ne saurait tolérer aucune exception ; le respect des peuples, indépendants et souverains ; le refus de l'usage unilatéral de la force dans un monde qui doit être régi par le droit et par la solidarité ; la diversité conçue comme une richesse ; le refus du choc des civilisations et la nécessité du dialogue des cultures. »

Une leçon de « gaullisme », en fait. Pour une UMP qui oublie (un peu trop) que ce mot recouvre, entre autres, « une certaine idée de  La France » et une dimension sociale.

La stratégie économique de Bayrou

Intéressant, le colloque de l’UDF sur l’économie. Les chefs d’entreprise (qui majoritairement selon les sondages « ciblés ») comptent votent majoritairement Sarko et un peu DSK apprécieront sans doute sa détermination de cultiver cet « esprit d’entreprise » qui doit effectivement être soutenu davantage si l’on veut relancer la croissance au bénéfice d’une réduction du chômage et d’une augmentation du pouvoir d’achat. Et d’une amélioration de la qualité de vie.

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On peut dire ce qu’on veut (et penser ce qu’on veut) sur Bayrou, mais une chose est sûre : le système udf des colloques, des appels à contribution des militants et des rencontres à tous les niveaux  permet un travail en profondeur sérieux que l’on ne trouve pas dans les « grands partis » qui se partagent le pouvoir, en alternance ou en cohabitation, depuis que les « 30 Piteuses » ou succédé aux « 30 Glorieuses ». Par une conjoncture qui ne doit pas tout ...au hasard. Bayrou l’a reconnu : « il a mis longtemps » pour trouver son « chemin ». Tout lui a servi, y compris son passage au gouvernement.

Cela dit, il est loin d’avoir gagné son pari, ce biographe de Henry IV qui se fait port-parole du « tiers état » de notre temps… Dure-dure, la politique !

Les échecs de Sarkozy en chiffres…

Dure-dure, surtout, la réalité. Ou plutôt, certaines réalités… Celles du dernier rapport de l’Observatoire des ZUS, des zones urbaines plus marquées par des « tatouages sociaux » que par de vrais progrès. Ce rapport est un vrai constat d’échec que Sarkozy devrait méditer. Il est de « vraies ruptures »… avec soi-même qu’il faudrait savoir faire. Comme celles qu’à réussi à faire Bayrou…

Sarko incarne  en fait une démarche systématiquement opposée à celle de Bayrou. D’un côté, l’ambition de conquérir le pouvoir. De l’autre, celle de bien exercer un pouvoir éventuel. Mais coté PS, n’a-t-on pas un peu la même ligne de partage ?  Royal d’un coté, DSK de l’autre… Avec un Fabius qui aurait pu faire la synthèse des deux… sans son souci de paraître tellement de « gauche » qu’il en est devenu … maladroit.

Téléphone, internet et « bistrots du coin »

OUl ! Le meeting de ce soir à  Toulouse marque la fin  de la « primaire » socialiste ouverte au "public" et aux sympathisants, influents dans les sondages. Mais la bataille continue continue,  plus souterraine. Chacun va poursuivre ses déplacements à la rencontre des adhérents, et ses meetings. Et dans toutes les sections, d'autres débats s'organisent à huis clos pour présenter les candidatures, chacun des prétendants étant représentés au niveau local ou par un proche.

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Mardi, après des semaines de discussion, les dirigeants du parti réunis en bureau national se sont mis d'accord sur le corps électoral : 218 711 adhérents du PS, nouveaux et anciens, en "règle", pourront voter le 16 novembre, ou le 23 en cas de second tour. Alors, tout est bon : le téléphone, Internet et les « bistrots du coin ». Du démarchage classique et moderne.

 

Un regret, même si cela répond à une logique qi se comprends : A la différence de l'Italie, où les sympathisants avaient été appelés à voter, le choix ultime reste du ressort des militants. Mais comment recenser des « sympathisants ». ?

 

Un constat : l’ironie affichée (à l’UMP, notamment) sur ces débats internes est mal placée. Dans la vie des partis, cette « primaire » a constitué une belle leçon de « démocratie interne ». Le PS a eu le mérite d’ouvrit une voie nouvelle. Plus riche d’espérance pour l’avenir que les « combines de comptoirs ou de restos » qui jusqu’ici régissait (avec des AG, des réunions de bureaux, des conciliabules d’états-majors plus ou moins bien préparés) la vie des partis.

Le système est perfectible, sans doute. Mais, en termes de fonctionnement démocratique, le PS marque incontestablement de sérieux points. Hollande pourra s'en montrer fier.

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S’inspirer du PS pour la forme et de l’udf pour le fond, ce sera un impératif pour l’avenir des formations politiques. Ce qui n’est évidemment pas incompatible avec le « labourage de terrain » que tous pratiquent depuis longtemps, et … ce sens du « marketing » médiatico-médiatique indispensable même si celles et  ceux qui y excellent le plus ne sont pas forcément les meilleurs…Hélas ! Mais c’est la vie.

De ces constats, je tire une leçon. Les critiques et les blasés de la politique ne se rendent pas suffisamment compte de la chance qu’offre la « démocratie ». Trop de gens projettent dans le « désenchantement » politique et dans le dénigrement due la politique leur propre désenchantement et leur auto-dénigrement. Dommage. Mais les « démocrates » d’Athènes faisaient déjà les mêmes constats. Avec les mêmes regrets. Une chose ne change pas en profondeur: la nature huamaine.

 

01/11/2006

Carnet de campagne: De la transparence des urnes...

medium_elysee.jpg>>>> Le Ps a choisi des urnes transparentes pour ses scrutins internes… Comme si des tricheries étaient imaginables dans ce parti si démocratique…. Ce sont les conseillers de Ségolène qui ont insisté sur ce détail qui permet de voir que les urnes sont vides avant de se remplir.  C’est bien. Qui n’est pas pour la « transparence » ? Mais matériellement, toutes les urnes ne pourront pas être transparentes. Il faut investir, camarades. Cela fait marcher l’économie. Mais le temps presse : vers des heures supplémentaires  les fabricants d’urnes…Mais la transparence des urnes est plus facile que celle des "pensées de derrière", comme disait Blaise Pascal.

medium_hollande.5.jpg>>> PICROCHOLINES, commente Le Figaro, à propos des querelles internes au PS  sous la pression de "ségolénistes" bien trop zélés ou trop bêtes: Oh! ces bagarres de procédure....En  réunion d'organisation, alors qu'il n'y a pas de débat direct cette semaine en raison des vacances de la Toussaint, le mandataire de Royal, Patrick Mennucci, s'est plaint du déroulement du deuxième débat télévisé. Il a compté : Ségolène Royal a été relancée 48 fois par les journalistes, tandis que Laurent Fabius ne l'aurait été que 32 fois et Dominique ­Strauss­­-Kahn­ 31.

Son argument : ce serait déstabilisant pour la candidate. La pauvre...

Qu'est-ce que celà risque d'être si elle arrive à l'Elysée! Presse accréditée égalera presse servile. Bel esprit démocratique. Il y a du stalinisme dans quelques têtes...

Je cite encore le Figaro:"Les « royalistes » restent très soupçonneux sur ces débats télévisés et n'hésitent pas à mettre en doute l'impartialité des organisateurs. Hier, ils ont même demandé que les mandataires soient présents dans la régie du studio des chaînes parlementaires, pour surveiller les questions qui pourraient être suggérées par oreillette aux journalistes qui animent l'émission." Ben voyons...Qui donnera des leçons à Poutine? Cela devient grave...RSF devrait se mobiliser par mesure de précaution. A moins que l'on choisissent les journalistes autorisés à  traiter des affaires de la présidence (royale) de la république (royale) par "tirage au sort"... d'une façon (royalement) "populaire".

>>>> Lu dans LE Monde une excellente chronique  de JEAN-LOUIS ANDREANI. Je reprends ici sa  conclusion. Ségolène et ses amis devraient y réfléchir…. « Lorsque Mme Royal explique que, sur la Turquie, son opinion sera celle du peuple, elle tourne le dos à l'idée selon laquelle l'homme, ou la femme, politique était supposé (e) être élu (e) à partir de convictions qu'il (elle) a su défendre avec assez de force pour les faire partager. L'exemple de la peine de mort, abolie par la gauche contre tous les sondages et qui suscite maintenant un large consensus, a été cité à de multiples reprises, mais il conserve sa valeur.

Il est bien sûr permis de défendre une conception inverse de celle illustrée alors par l'initiative de François Mitterrand sur le châtiment suprême. Il est plus difficile de prétendre qu'elle restaure la légitimité du politique. En poussant le raisonnement à ses limites, autant vaudrait déterminer quel est le meilleur institut de sondages, puis décider que son directeur deviendra président, avec pour mission de mettre en oeuvre une politique inspirée des réponses à des questionnaires judicieusement établis et soumis à un échantillon représentatif de la population...

Outre les objections de principe, la faisabilité de ce type de gouvernement est elle-même incertaine. Tous les sondeurs et les politiques savent que l'opinion est versatile, qu'elle peut être convaincue à force de pédagogie ou intoxiquée à coups de désinformations. Les sondages peuvent se tromper, être contradictoires.

Laurent Fabius avait fait un jour la démonstration, à la télévision (lors de l'émission "L'heure de vérité" d'Antenne 2 en décembre 1987), qu'on peut renverser les résultats d'un sondage en quelques minutes, rien qu'en changeant de ton... Et Michel Rocard, qui fut le premier dirigeant à théoriser les rapports entre l'opinion et le politique, souligne aujourd'hui, après avoir passé trois ans à Matignon, que gouverner au sondage relève de l'impossible.

Dans un ouvrage qui survole six siècles de crises, voire d'effondrements français (Le Phénix français, Flammarion, 18 euros), le journaliste Georges Valance souligne que le pays, à chaque fois, a repris pied grâce à une impulsion forte, donnée par un personnage politique déterminé, qui ne craint pas de prendre des risques. L'inverse, en somme, d'un mode de gouvernement à la godille, qui ferait de l'image et de l'écoute des sondages sa principale force ».

Moi j’approuve et applaudi des deux mains.

medium_segolene_12.2.jpg>>>> Ségolène se rend compte, visiblement, qu’elle allé un peu loin, avec trop de légèreté…."Quand j'évoque les jurys citoyens, je sais de quoi je parle. Mes adversaires en font aussitôt des jurys de cour d'assises. Ca n'a pas de sens. Alors, il faut une phase d'explication, et on comprend alors mieux ce que j'ai dit", souligne-t-elle. "Pareil pour l'encadrement militaire des délinquants. J'ai toujours bien précisé 'pour des tâches humanitaires' qui revalorisent. Je maintiens l'idée d'encadrement militaire. Ce sont des condamnés! On ne va tout de même pas les mettre en colonie de vacances", poursuit-elle.

Comme on lui demande "le peuple aurait toujours raison ?", la candidate à l'investiture PS pour l'élection présidentielle répond: "le peuple n'a pas toujours raison, mais  quand il a voté sa décision est celle de tous". Selon Ségolène Royal, "la responsabilité politique, c'est de prendre des décisions". "Mais, une fois celles-ci prises, qui est le mieux placé pour juger de leur efficacité ? Trop de Français ont le sentiment de ne compter pour rien, d'avoir des problèmes qui ne sont jamais pris en compte par les politiques. On a tout à gagner à les écouter", ajoute-t-elle.
Je n’ai pas tout compris. Mais cela doit venir de mes propres limites.

medium_charasse.jpg>>> Il cogne sur Ségolène, Charasse (partisan, peu sympathique à mes yeux, de Fabius) ! Il estime ce  mercredi dans Le Figaro, qu’avec elle "le paquet est plus beau que le cadeau". Il traite  de "nostalgiques du vote censitaire" ceux qui sont favorables à la multiplication des "comités", "conseils", et "commissions" en tout genre qui "contournent le suffrage universel". "Les propositions de Mme Royal sont peut-être au premier abord populaires, mais si on réfléchit un peu on voit que le paquet est plus beau que le cadeau", explique le sénateur PS du Puy-de-Dôme Selon lui, "'avoir peur du peuple', c'est refuser l'élection et la sanction du suffrage universel".  "La démocratie est fragile et doit rester à l'abri des gadgets."

medium_fabius_entete.3.jpg>>>> Laurent FABIUS le RASSEMBLEUR : Il  estime "être le mieux capable de rassembler toute la gauche"."Si, malheureusement, les socialistes ne me désignaient pas" le 16 novembre comme candidat du PS à la présidentielle 2007, "je ne vais pas aller contre le Parti socialiste, c'est clair", a-t-il dit sur Europe-1. Mais en cas d'investiture, "je pense être le mieux capable de rassembler toute la gauche à cause des positions que j'ai prises", a assuré le député de Seine-Maritime. "Tout candidat qui ne sera pas investi ne sera pas candidat contre les autres et devra d'essayer d'aider les autres", a convenu Laurent Fabius, "mais il y a une réalité objective: vous n'allez pas rassembler la gauche sur des positions qui ne sont pas authentiquement de gauche".(…) "Si on croit qu'à partir de ce mouvement antilibéral puissant exprimé depuis 2002, en 2007 un candidat de gauche va gagner sur des idées pas très loin (...) de Blair, je pense que l'on se trompe", a lancé Laurent Fabius en visant implicitement Ségolène Royal. "Je pense (...) que pour gagner, il faut rassembler la gauche et que ce sont mes positions qui sont les plus capables de rassembler la gauche", a insisté l'ancien Premier ministre. En prenant soin de différencier "ceux qui souhaitent dans les mouvements de gauche aller au gouvernement et ceux qui ne le souhaitent pas".
"Ceux qui souhaitent aller au gouvernement, ou en tout cas qui l'envisagent, c'est essentiellement les radicaux de gauche, les communistes, les Verts et les amis de Jean-Pierre Chevènement. Nous allons discuter avec eux, il faut que nous bâtissions une plate-forme commune", a ajouté Laurent Fabius. Quant aux autres, "ils sont aussi de la gauche, mais ils ne souhaitent pas aller au gouvernement. Le problème pour eux ne se pose pas en terme de gouvernement, il se pose en terme de vote au deuxième tour de l'élection. Ils auront à choisir entre, si c'est moi le candidat, moi-même et en face vraisemblablement Sarkozy".

medium_dsk_3.7.jpg>>> DSK (qui sera samedi à Strasbourg) et en faveur duquel Robert Hermann, candidat à la mairie, va se pronocer (comme Catherine Trautmann et contrairement à Roland Riess qui vote Ségolène) se veut optimiste. Persuadé que "le flux en faveur de Ségolène Royal s'est complètement tari", que "le reflux" est engagé et que "le doute sur le fait qu'elle puisse gagner s'est instillé" dans les esprits, Dominique Strauss-Kahn se démultiplie dans la dernière ligne droite. En espérant que celle-ci ne s'achève que le 23 novembre, date de l'éventuel second tour de scrutin pour la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle. Se disant soucieux de "représenter la France de ceux qui souffrent, des chômeurs, des précaires, de ceux qui travaillent dur", "DSK" n'a pas manqué, sur ce terrain, de relativiser les propositions de Ségolène Royal en matière de démocratie participative. "Bien sûr, c'est utile, mais il faut surtout traiter les problèmes de fond : les problèmes sociaux et économiques, les problèmes du chômage et de la précarité", a-t-il relevé. "Ma priorité, elle est claire. C'est l'économie pour servir le social", a-t-il insisté, résumant en ces termes son projet : "Ma ligne politique, c'est la social-démocratie, avec le social comme objectif et la démocratie comme méthode."

 

M. Strauss-Kahn fait  une promesse, le "plein emploi dans moins de dix ans". "On me regarde et on me dit : "Attends, on ne peut pas faire cela". Moi, je dis que nous pouvons le faire", a-t-il ajouté, en misant sur le retour de la "confiance".  Et en promettant (à la Mendès-France) un « langage de vérité ». : "Je ne me satisfais pas de ce que la gauche ait été élue trois fois, et que trois fois, cinq ans après, les électeurs nous aient dit "Rentrez chez vous !", a souligné M. Strauss-Kahn, pour appuyer son plaidoyer en faveur d'une "gauche qui dise la vérité".

medium_sarko_a_marseille.jpg>>> La querelle des CRS… .Comment s'opposer à Nicolas Sarkozy(ce jour à Marseille) sans prêter le flanc à de nouvelles accusations de laxisme ? Cette question resurgit au Parti socialiste. Si les trois candidats à l'investiture s'accordent pour dénoncer la "responsabilité" du ministre de l'intérieur et réclamer le rétablissement d'une police de proximité, des divergences sont apparues au sujet des CRS, affectés en soutien de la sécurité publique dans les cités sensibles. Dominique Strauss-Kahn avait réclamé leur retrait. "Je vous le dis, Nicolas Sarkozy, il faut retirer maintenant les cars de police des cités, il faut que les cars de CRS s'éloignent", avait déclaré M. Strauss-Kahn, en soulignant que les banlieues "ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper".La réplique est d'abord venue de Ségolène Royal qui  a affirmé qu'il ne convenait "certainement pas de retirer les CRS, puisque c'est eux qui assurent la protection lorsque c'est nécessaire, et notamment de la police de proximité".

Porte-parole du PS - et partisan de Mme Royal -, Julien Dray a enfoncé le clou. "Jamais le Parti socialiste n'a demandé le retrait des CRS des quartiers", a souligné le député de l'Essonne, ajoutant qu'une telle décision "voudrait dire qu'on laisse les effectifs de sécurité publique livrées aux bandes".

"Donner le sentiment d'un recul de l'Etat dans une période de tension, c'est une faute", souligne, de son coté,  Claude Bartolone, député fabiusien de Seine-Saint-Denis, qui estime que M. Strauss-Kahn a voulu lancer "un gros coup d'oeil en direction des jeunes des quartiers populaires".

Sur le fond, DSK n’a sans doute pas tort : "Si quelque chose avait été fait (dans les banlieues) depuis un an, la présence policière serait venue en appui. Comme ce n'est pas le cas, elle apparaît comme une provocation", explique Jean-Christophe Cambadélis. Pour ce proche de M. Strauss-Kahn, ce qui est "malhabile" de la part du PS, c'est de "voler au secours" de M. Sarkozy. Celui-ci s’amuse….Critiquant, le "grand débat" au PS entre "ceux qui me demandent de retirer les CRS et ceux qui me demandent de les maintenir", le ministre de l'intérieur a ironisé : "Heureusement que le matin en me levant, quand je dois savoir ce que j'ai à faire, je ne les entends pas." Facile pour celui qui voilà longtemps déjà pensait aux présidentielles, en se rasant le matin. C’est fou ce qu’il réfléchit, devant sa glace, Sarko…

>>> Ségolène joue et rejoue la carte « femme ». Jusqu’à en abuser : elle fait le jeu de MAM à droite….et de Clémentine Autain à la « gauche de la gauche »… "Je crois que j'incarne le changement. Une autre façon de faire de la politique. Les gens apprécient ma liberté de parole. Ils sentent aussi que je ne suis pas dans le même rapport au pouvoir que beaucoup d'hommes politiques. Je ne suis pas candidate à une place", dit-elle en reconnaissant  "C'est l'opinion qui m'a imposée"(…) « Le temps des femmes est venu » . Moi je ne demande pas mieux. Mais en l'occurence, la conduite d'un Etat n'est pas (et ne doit pas être) une affaire de sexe...Pourquoi, apr exemple,  les radicaux ont-ils évincé Christiane Taubirat? Des femmes de qualités, capables d'assumer les plus hautes fonctions, il y en a d'autres, au PS! J'arrête...Je m'égare. Ce n'est pas la femme Ségolène qui est en cause dans cette chronique: c'est la "bulle Ségolène". Même si Alain Duhamel a eu tort (et il l'a reconnu) de ne pas l'avoir retenue dans ses "Prétendants", cette galerie de portaits de "présidentiables". Sur le fond, n'avait-il pas raison?
 

medium_chirac_au_figaro.jpg>>> Le suspense Chirac. L’ITW donnée par le Président de la République au Figaro  suscite quels troubles à l’UMP… Les compliments pour sarko sonnent faux. Ceux pour De Villepin sonnent juste. Interrogé sur la possibilité de plusieurs candidatures UMP à la présidentielle, le chef de l'Etat rappelle que ce scrutin est, pour les gaullistes, "une rencontre entre un homme et un peuple". "Tout est donc est possible". Pour autant, il juge "souhaitable" de "privilégier l'esprit d'unité et de rassemblement". "Je souhaite que la majorité garde à l'esprit le vieux principe selon lequel l'union fait la force, et qu'elle agisse en conséquence", ajoute-t-il. en refusant à nouveau de dévoiler ses intentions pour 2007. "Il est de ma responsabilité de président de la République de donner la priorité à l'action". Dès lors, "je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire au premier trimestre 2007", réaffirme-t-il en précisant  qu'il prendra sa décision en fonction d'un "critère tout simple: l'idée qu('il se fait) de l'intérêt de la France". C’est beau, non ? Je suis sûr, intuitivement, qu’il est sincère en disant cela. Sarko a dû faire la grimace devant sa glace…

medium_besancenot_krivine.jpg>>> Difficile la récolte des signatures!  Alain Krivine, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est  pessimiste  pour  Olivier Besancenot. Il a indiqué que la LCR peine à collecter les parrainages nécessaires à la candidature d'Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007, et dispose actuellement de 250 à 300 promesses. "La collecte de signatures est beaucoup plus difficile cette année: on est à plus de 250 signatures, mais on n'a pas encore 300", sur les 500 requises, a souligné le dirigeant trotskiste.

Début septembre, la LCR n'avait recueilli que 200 promesses."Les maires en ont marre d'être harcelés par les demandes de parrainages à chaque élection, certains recevant la visite de dizaines de candidats"(...) "La collecte demande un effort considérable de la part des militants qui parfois sont obligés de demander un jour de congé" à leur employeur "pour se rendre chez les maires qui ne veulent pas être dérangés un dimanche", raconte Alain Krivine.

La tâche de la LCR est compliquée par la consigne donnée par le PS à ses élus de réserver leur parrainage aux seuls socialistes. "Il n'y pas de menace directe" du PS sur les maires non socialistes, mais "une sorte d'auto-censure" de la part des élus à l'approche des municipales, selon lui. Arbitraire de la barre des 500 et difficulté des petites formations , qui, au total, font beaucoup. Un signe parmi d'autres des dysfonctionnements de la démocratie française, une  partitocratie bie, pervertie par rapport aux rêves gaulliens.

24/10/2006

CHIRAC: Du jeune Loup au vieux Lion...Une excellente rétrospective de Rotman

medium_chirac_jeune.jpgQuelle belle bête politique ce Chirac ! Le première fois que je l’ai rencontré, c’était lors d’un congrès de l’UJP resté dans les annales par un discours fantastique d’André Malraux. Robert Grossmann, grand ordonnateur de cette manifestation,  en a encore la chair de poule quand il en parle. Et je le comprends. « Emotion collective », redirait Sarkozy, « sensations, voire exaltations »…

C’était l’après-68 : l’Union des jeunes pour le progrès avait quelque 30 OOO adhérents, et l’actuel président de la communauté urbaine de Strasbourg avait réussi à faire venir la plupart des ministres, à commencer par Chaban-Delmas (qui avait glissé sur la neige, en réussissant un de ces rétablissements sportifs dont il avait le secret). Le « jeune loup » Chirac était là, mince, presque transparent. L’Express venait de publier un excellent dessin sur lui inspiré par une publicité  d’ Yves Saint-Laurent, nu dans une baignoire… Il n’en souriait pas : il en riait. La gloire commence par et dans les caricatures. Il sera servi, pas seulement dans les "Guigols" et son "Super-Menteur"...

Il fut avec les journalistes comme il sait l’être avec toutes les corporations, y compris et surtout dans les salons de l’agriculture : sympathique, chaleureux, convivial. On voyait ses dents longues, mais elles ne rayaient aucun parquet. Prestance imposante et prestations séduisantes. Nul besoin d’avoir une longue expérience ou d’avoir recours à Madame Soleil pour savoir que cet homme-là allait avoir un destin hors du commun. Un Rastignac de la politique, « prêt à tout » comme dira Giscard, battu sur son propre terrain. Un « rad-soc », comme on en fait plus depuis Edgar Faure. Un personnage dont la personnalité dépasse (ou finit par masquer) la personne.

Depuis, j’ai suivi Chirac, comme tous les citoyens, mais aussi avec la chance de le voir, journalistiquement,  à plusieurs reprises, en des périodes différentes, dans les fonctions et des situations diverses…En campagnes électorale (quelle énergie !), à table (quel appétit !), en conférences de presse (quel artiste de la langue de bois bien sculptée !), en aparté (quelle chaleur !).

medium_chirac_2.jpgJe me souviens, entre autres,  en 1979, après les élections européennes,  d’un déjeuner dans sa wynstub strasbourgeoise préférée, « Chez Yvonne ». Il était pressé. Sa commande ? « Yvonne, des escargots,  un jambonneau, une tête de veau, dans l’ordre où tu veux… ». Je l’ai vu boire, dans le même verre, de la  bière, du rosé et du blanc » Le repas-interwiew   devait duré moins d’une heure. Nous sommes restés trois bonnes heures à table. Sans trouver le temps longs. Humain, très humain. Amoureux de la vie. Et fragile, Chirac : plus de doutes (y compris sur lui-même) que de certitudes

Je me souviens aussi d’une ITW obtenue difficilement lorsqu’il était à la mairie de Paris. « Pas plus de dix minutes », me prévient-on… Il me reçoit froidement, comme si j’étais un emmerdeur de journaliste qui lui impose une corvée…Coup de génie (intuitif) de ma part : Je lui parle du franc CFA et de l’Afrique. «  Vous êtes le premier qui m’interroge sur ces dossiers essentiels »… L’entretien a duré plus d’une heure. Il a décalé des rendez-vous et envoyé sur les roses. Et j’ai pu faire ce que je voulais : une :ITW d’une page entière dans les DNA, dans cette rubrique « l’Invité de la semaine » dont je reste fier. Et nous n’avons évidemment pas parlé que du franc CFA…. Chirac se libère quand on le prend par les sentiments et ses centres d’intérêts (y compris cachés). « je ne suis pas un exhibitionniste », dit-il. Il est timide et pudique, en fait. Et plus profond, par le cœur et l’esprit, que les apparences peuvent le laisser croire.

Je ne narre pas cela par nostalgie ou par nombrilisme. Ces anecdotes sont révélatrices de ce Chirac qui reste mystérieux malgré des décennies d’exposition publique…3pus il se montre, plus il se cache », note Patrick Rotman dans son excellent documentaire diffusé ce lundi et ce mardi sur France 2. La télévision sait faire preuve d’intelligence, parfois. J’ai aimé la première partie et j’attends avec impatience la seconde. Pour la qualité du documentaire et pour ce que ce montage traduit : la vie deplusiers générations. Eh ! Oui. Chirac était déjà dans les salons du pouvoir « à l’époque de Kennedy et de Khrouchtchev ». Ce qui ne rajeunit personne…

Au-delà des sympathies et des antipathies qu’il peut susciter, en dépit des procès qu’on peut lui faire (et de ceux auxquels il échappe par fonctions, hélas), en dépit des désaccords politiques et autres qu’on peut avoir avec lui, en dépit des ambiguïtés (pour ne par dire plus) qu’il porte en lui et (qu’il fait porter à la France) ce Politicien devenu  Homme d’Etat, ce « jeune loup » devenu « vieux lion », est humainement fascinant. Hors normes.

medium_Chirac_3.jpgUn personnage de plusieurs romans. Un héros de plusieurs feuilletons possibles. Sur l’ambition. Sur le pouvoir. Sur le sens des mots « fidélité », « trahisons », « loyauté ».Sur la cohérence dans la pensée politique. Sur l’art d’être là au bon moment et de transformer ses erreurs et ses fautes en atouts pour mieux rebondir. Sur les rapports incestueux entre la politique et les affaires (avec un parrain tel que Marcel Dassault c’est logique). Sur la révolte de la marionnette contre les tireurs de ficelles excessifs (Pierre JUILLET et Marie-France GARAUD, en l’occurrence)  Sur, aussi,  (et nous aurions tort de l’oublier) ce sens de l’Etat et de l’intérêt national qu’il a su acquérir et qu’il sait encore manifester, notamment sur le plan diplomatique (où les leçons de Sarkozy et de Balladur sont plus qu’inopportunes, injustifiées et injustifiables).

Patrick Rotman, malgré son talent et la qualité de son travail, ne nous dira sans doute pas l’essentiel : les regrets de Chirac. Car il doit en avoir… Cochin et ses diatribes anti-européennes ? « Je crois que j’ai fait une connerie », a-t-il dit. La dissolution stupide d’une Assemblée à sa « botte » ? Son manque de rigueur dans certaines affaires ? Ses promesses, sociales notamment, non tenues. Quand il est nommé secrétaire d’Etat aux affaires sociales, la France ne compte que 300 000 chômeurs et c’est lui qui crée les ANPE…En 1974, c’est lui, premier ministre, qui annonce que « le bout du tunnel est en vue » en parlant de cette « crise » qui reste plus que  jamais d’actualité…La liste pourrait être longue.

Mais, sa grande faute (non reconnue) remonte à 2002.Elu Président contre Le Pen avec le soutien de tous les « Républicains », Chirac s’est comporté comme s’il avait été élu par son « camp ». Plus qu’une erreur : une faute.

Que diable n’a-t-il pas proposé, par exemple,  à son ami et condisciple Rocard de s’installer à Matignon. Ce n’aurait pas été une nouvelle cohabitation, mais une vraie recomposition du paysage politique français. Le « jeune loup » l’aurait fait, peut-être ; Le « vieux lion » n’en pas eu ni la lucidité ni le courage…Mais on ne refait pas l’Histoire. Dommage, pour lui et surtout pour la France …

Son quinquennat aurait pu être ce qu’il n’est pas : une réussite. Et il  aurait été « gaulliste » dans le plus beau sens du terme : « au-dessus des partis ». De ces partis qui aujourd’hui confisquent les Présidentielles et sont plus des rampes de lancement pour des ambitions politiques que des centres de réflexions et d’actions.

Mais peut-être, les « deux bouts de l’omelette » mis, toute la France est-elle devenue « rad-soc »…avec des partis « radicaux » dissous dans l’eau tiède des « consensus politiquement correct » et « sociétalement » dangereux. Chirac méritait sans doute un « chiraquisme » plus consistant. Mais Rotman ne fait pas un bilan :il retrace une chronologie…. C'est déjà assez courageux et talentueux ainsi!

 

10/10/2006

Carnets de campagne: Les migraines de Sarkozy...

medium_sarko_3.3.jpg>>> Sarkozy souffre de migraines… Cela peut arriver à tout le monde. Surtout quand les événements vous contraignent à vous prendre la tête… Il n’était donc pas à la réunion hebdomadaire des élus de l’UMP. Mais le plus présent, c’était lui l’absent… Avec De Villepin, vilipendé pour ses prises de positions dominicales qui laissent des traces… LU DANS LES AGENCES DE PRESSE ; « La réunion hebdomadaire des députés UMP a été houleuse mardi 10 octobre, plusieurs élus sarkozystes reprochant à Dominique de Villepin ses déclarations sur la possibilité d'une autre candidature que celle de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, selon les participants. Dès l'ouverture de la réunion, le président du groupe Bernard Accoyer est intervenu solennellement pour rappeler "l'impérieuse nécessité d'une unité", selon ses propres termes. "Le débat, ce n'est pas l'absence d'unité. C'est la richesse de l'unité", aurait  répondu Dominique de Villepin qui a insisté sur "le droit au débat sur tous les sujets" et rappelé à ses "amis" la "nécessité de sang-froid.

>>> Un tournant dans la campagne? Nicolas Sarkozy ferait désormais peur, non seulement à la gauche, mais aussi à la droite. Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition du mardi 10 octobre, évoque les nouvelles difficultés rencontrées par le président de l'UMP. "En dépit des sondages qui lui sont favorables, des voix nombreuses dans son propre camp mettent en cause son aptitude à rassembler et certains aspects de sa personnalité. Il en ferait trop et, avec sa volonté de 'rupture', inquiéterait à la fois l'électorat conservateur et les gaullistes", écrit le quotidien.

>>> Sarkozy le sait depuis longtemps : L'hostilité des proches de Jacques Chirac à son égard n'est pas nouvelle. Elle s'explique en partie par la "trahison" de 1995, quand Nicolas Sarkozy choisit de soutenir Edouard Balladur, mais aussi parce que, "sur le fond, les divergences sont réelles". Le ministre de l'Intérieur est "trop libéral, trop atlantiste, trop impulsif, trop agité" aux yeux de nombre de ses collègues de l'UMP, constate Le Parisien, qui rappelle un certain nombre de petites phrases très hostiles prononcées au sein même de l'UMP. "Nicolas Sarkozy s'inscrit contre la tradition gaulliste", estime ainsi François Goulard.


>>> Plus problématique pour le candidat Sarko, le trouble gagnerait également les électeurs. "Quand il s'affiche avec George Bush en critiquant la politique de la France pendant la crise irakienne, il n'est pas sur qu'il rallie tous les suffrages", souligne le Parisien. Et de demander: "quand il parle de 'Kärcher' ou de 'racaille', il plait à la droite sur le fond, mais est-ce là le vocabulaire d'un éventuel Président de la république?" Nicolas Sarkozy se montre parfois "impulsif", poursuit le journal, ce qui est "souvent assimilé à de l'instabilité". Aussi le ministre apparaît-il comme "peu sympathique". "Le concept de rupture porté par homme considéré comme brutal, c'est beaucoup pour un seul candidat", alors que le président de la République "doit être un rassembleur, non un diviseur".

>>> Conspiration ?  Un groupe d'une dizaine de ministres, dont Christian Jacob, Brigitte Girardin ou Philippe Bas, a pris l'habitude de se rencontrer régulièrement pour, selon leur collègue Henri Cuq, "rallier parmi les premiers une candidature Villepin ou Alliot-Marie". Ah bon ! Ne seraient-ils pas plus nombreux ? .

 

medium_juppe.2.jpg>>> La Tentation de Venise dans le Grand Canal ? Juppé sur France 2 : "Si c'est l'ambition d'occuper des postes, non. Si c'est l'ambition de participer au débat et d'essayer de contribuer aux réformes nécessaires dans un pays que j'aime, c'est oui"(…)"J'ai quelques idées sur la politique étrangère, sur le projet européen, j'ai pris conscience de l'urgence environnementale... voilà des tas de choses sur lesquelles j'ai envie de m'exprimer et d'apporter ma petite touche à l'édifice commun", a indiqué Alain Juppé avant de répéter  qu'il "exprimera ses idées et, le moment venu, soutiendra le candidat qui (lui) paraîtra le mieux incarner ce qui paraît bon pour (son) pays."

 

>>> LOGIQUE…. Les députés UDF ont décidé d'exclure de leur groupe Pierre-Christophe Baguet,  qui avait apporté la semaine dernière son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle.  Pierre-Christophe Baguet devrait donc siéger à l'Assemblée nationale parmi les "non-inscrits".Et monsieur De Robien ?

 

medium_chirac_jacques.jpg>>> GENEREUX, CHIRAC… « Toute réforme du droit du travail devra obligatoirement être précédée d'une négociation entre partenaires sociaux ». Voilà l’une des propositions phares du discours de Jacques Chirac,devant le Conseil économique et social. Un discours qui trace les grandes lignes d’un projet de loi sur le renforcement du dialogue social…Pourquoi diable a-t-il attendu aussi longtemps ?   Le chef de l'Etat a également proposé la mise en place d'une "véritable sécurité sociale professionnelle", qui devra accompagner le salarié tout au long de sa carrière. Cette nouveauté se traduirait notamment par des droits individuels à la formation, une aide personnalisée de retour à l'emploi en cas de chômage, et au changement de statut dans l’entreprise. C’est beau, çà ! Le quinquennat se termine quand ? Enfin, Jacques Chirac a réaffirmé l'objectif du gouvernement de passer sous la barre des 8% de chômeurs dans le courant de l'année 2007. Pourquoi 8 ? Pourquoi pas 5 ou 4, ou 3 ou zéro ? Beaux défis… Chirac se réveille. Tant mieux. Pourquoi a-t-il dormi autant, et si longtemps ?  Sarkozy aurait eu des migraines plus tôt et plus souvent…Et De Villepin serait le favori de l’UMP… Mais on ne refait pas l’Histoire…

 

>>> SARKOZY, UN SUCCES DE LIBRAIRIE… Encore un livre sur lui…Lu dans l’EXPRESS qui n’est pas avare d’extraits… « Nicolas Sarkozy évoque rarement sa jeunesse. Sa famille, d'origine immigrée, son enfance, qu'il n'a pas aimée, ses blessures secrètes, comme le divorce de ses parents ou les moqueries sur sa taille. Deux journalistes, Pascale Nivelle et Elise Karlin, explorent dans un livre document, Les Sarkozy, une famille française, cette face cachée du futur candidat à l'Elysée: les vingt-huit années qui précèdent son élection à la mairie de Neuilly. De sa naissance à la découverte d'un meeting politique, des rapports difficiles avec son père aux événements de mai 1968, voici les premiers pas d'un inconnu nommé Sarkozy » >>>>>>>

 

>>> ENCORE UN DESACCORD ENTRE SARKOZY ET LE GOUVERNEMENT…. Il conteste ce qui est dit officiellement sur l’augmentation du pouvoir d’achat… Question : où est l’opposition au gouvernement ? A L’UMP ? Cela risque de très mal finir… Mais pour qui?

medium_petit_nicolas.jpg>>> RIEN A VOIR AVEC CE QUI PRECEDE : LE PETIT NICOLAS REVIENT…Sorties en 2004, Les Histoires inédites du Petit Nicolas, de Goscinny et Sempé, se sont vendues à 650 000 exemplaires. Forte de ce succès, Imav éditions, la maison fondée pour l’occasion par Anne Goscinny, la fille de l’auteur des textes, a mis en librairie un deuxième volume le 5 octobre. Premier tirage : 220 000 exemplaires. Sympa, non ? Je cite l’EXPRESS : «  Petits et grands vont ainsi retrouver Nicolas, Alceste, Geoffroy, Agnan, Rufus, Clotaire, et les autres dans 45 nouvelles aventures. La magie est intacte: le petit Agnan est toujours aussi insupportable et Alceste de plus en plus gourmand. Près de trente ans après sa mort, l'humour pince sans-rire de Goscinny fait toujours mouche. Le trait décalé, poétique et subtilement mélancolique de Sempé finit d'emballer l'affaire.Dans ce volume II, la bande s'élargit et accueille de nouveaux personnages comme M. Louis et M. Marcel, deux sympathiques coiffeurs qui frisent la crise de nerfs ou encore M. Mohammed et M. Pastucci, des ouvriers qui vont être malmenés par les enfants dans la cour de récréation.Lire Barbe Rouge, une histoire inédite du Petit Nicolas .Les histoires inédites du petit Nicolas Volume II, Imav Editions, 20 euros. 376 p. »

>>> BONNE QUESTION ? François Bayrou accuse le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy de mener une campagne présidentielle avec les moyens de l'Etat, dans un entretien publié i dans le quotidien "20 Minutes". "Tous les jours, on voit une campagne présidentielle menée avec les moyens de l'Etat sans rappel à l'ordre", déplore le patron du parti centriste. "Ce qui me choque, c'est que les moyens du gouvernement sont utilisés sans contrôle dans une action partisane. L'Etat de droit ne devrait pas le permettre".
medium_bayrou_6.jpg>>> CRITIQUE PERTINENTE : Dans la même ITW à « 20 minutes » François Bayrou s'insurge contre "les opérations coup de poing au petit matin", qui "ne devraient pas être exposées à des nuées de caméras". "La démocratie spectacle, ce n'est pas l'Etat respecté". Selon lui, "le peuple français, le tiers état d'aujourd'hui, exige d'être informé et entendu". "Ce peuple ne veut plus se laisser faire. Il ne se résume pas aux magazines people. C'est aussi le peuple d'Internet. Un peuple responsable qui va chercher lui-même ses informations et veut peser sur le débat et la décision".Décidément, il est bien ce Bayrou, non? Pourquoi les sondages le boudent-ils autant?

 

07/10/2006

Chirac et ses amis n'ont pas dit leur dernier mot: « Ne vous laissez pas tondre par Sarkozy »…

Les lecteurs de ce blog ne seront pas surpris. TSS,  « Tout sauf Sarko » n’est pas un slogan de gauche… Les Chiraquiens n’ont pas dit leur dernier mot… Lu dans LE MONDE, un article intéressant de Béatrice Gurrey et Jean-Baptiste de Montvalon. Extraits…

« Ils sont un certain nombre, à droite, qui ne veulent pas se faire tondre par le candidat probable de l'UMP à l'élection présidentielle. Ou qui refusent l'idée de "rupture". Anciens adversaires et rivaux éternels du ministre de l'intérieur, font de plus en plus entendre leurs voix. Dispersées, mais convergentes. Ils ont en commun, à des degrés divers, leur fidélité au chef de l'Etat, même si chacun joue sa propre partition.

" Je pense que les anciens premiers ministres de Jacques Chirac prendront ensemble une initiative, le moment venu", a lâché Jean-Pierre Raffarin, sur son blog (www.carnetjpr.com), dès le 31 août. Alain Juppé, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin iront-ils au congrès d'investiture du candidat de l'UMP à la présidentielle, si la date du 14 janvier est maintenue ? " Je pense que non", prédit un proche de M. Raffarin. Le 20 septembre, ce dernier avait jugé " maladroit et inutile" de faire coïncider ce congrès avec les cérémonies de voeux de Jacques Chirac. 

Jeudi, sur Radio-Notre-Dame, l'ancien premier ministre a pronostiqué qu'il y aurait " plusieurs candidats" à l'investiture de l'UMP. " Les vainqueurs de septembre ne sont pas toujours les vainqueurs de mai. Entre l'automne et le printemps, il y a un long hiver à traverser", a-t-il averti.

Le 17 octobre, son club Dialogue et initiative organise un banquet républicain dans un grand hôtel parisien sur le thème "La France de toujours et la société de demain". Douze ministres, soixante parlementaires et 1 100 personnes se sont déjà inscrits. " Notre objectif est d'apporter notre sensibilité de centre-droit, giscardienne, ou libérale au candidat de la droite pour qu'il gagne le second tour", explique l'un des fondateurs du club.

L'ancien premier ministre a aussi mis en garde sur son blog, contre " des idées de rupture qui ne paraissent pas capables de rassembler au second tour". (…)

De son côté, la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, se tient prête à toute éventualité. Avant la fin du mois d'octobre, l'ancienne présidente du RPR aura installé son association "Le Chêne", rue de Lille, où siégea longtemps le parti fondé par Jacques Chirac en 1976. Une cinquantaine de parlementaires devraient l'y rejoindre. " Si les conditions sont réunies, dit un proche, elle sera candidate." Quoi qu'il arrive, la ministre de la défense se donne les moyens de peser sur le champion de la droite pour 2007.

Poniatowski l’écrivait voilà longtemps déjà : « l’avenir n’est écrit nulle part »… Et pour ces Présidentielles, rien n’est encore gravé dans le marbre, pas même pour Sarkozy. La plupart des notables de l’UMP qui le soutiennent sont préoccupés par leur propre carrière… Le socle est friable. Dans le béton, le sable…. Sous les pavés, la plage…

30/09/2006

ARMENIE: Quand Chirac a raison....

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