26/10/2008

A la UNE de realtio-europe

Strasbourg va accueillir les Journées européennes du développement. PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 05:15
>>> Un grand forum politique mondial dans la perspective de la conférence de Doha
>>> Le premier Salon Euro-Méditerranéen de la Micro-Entreprise Féminine
>>> Des manifestations culturelles en série (cinéma, photos, mode, design, musique ect)
>>> Table ronde sur la sécurité alimentaire
>>> Un meilleure implication des collectivités locales dans le développement.

Par Daniel RIOT
« Quand Davos rencontre Porto Allegre »... Avec un tel slogan, les journées européennes du développement ne pouvaient que se tenir à Strasbourg ! Ce sera fait du 15 au 17 novembre, avec un forum politique qui prend une ampleur particulière dans cette « capitale démocratique de l'Europe ». Pendant la présidence française de l'Union européenne, A l'ombre de ce Conseil de l'Europe qui a su, par son Centre Nord-Sud installé à Lisbonne, et par sa politique de « démocratie locale » donner à l'unité européenne une dimension qui intègre l'économie mais n'oublie ni la démocratie vivante et ni la culture, ou plutôt les cultures...A coté de ce parlement européen qui est pour beaucoup dans le développement de politiques européennes qui n'oublient pas ce que l'on appelait le tiers monde.
On ne le dit pas assez : Ce sont les élus de l'Europe qui siègent à Strasbourg depuis 60 ans qui ont joué un rôle déterminant dans les accords de Lomé, de Yaoundé et d'ailleurs qui donnent à la direction de la coopération et de développement de l'Union européenne (dirigée par l'un des Commissaires les plus efficaces et les plus actifs, le Belge Louis Michel.).
STRASBOURG, en effet, n'est pas que le symbole de la réconciliation historique entre la France et l'Allemagne, sans laquelle la paix ne serait en rien garantie sur le Rhin et ailleurs. Strasbourg, en 60 ans de débats sur la « construction européenne » et sur les relations entre l'Europe et le reste du monde est devenue aussi l'une des villes-symboles les plus chargées de sens en matière de dialogue Nord-Sud, donc de ce dialogue interculturel dont on parle tant en oubliant parfois l'excellent mot d'Edgar Morin : « ce ne sont pas les cultures qui dialoguent. Ce sont les femmes et les hommes ».
Dominique Strauss Khan, blanchi, reste le patron du FMI PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 01:52
Place à l'anti-virus contre la maladie du veau d'or fou...
COMMENTAIRE RELATIO-EUROPE :Le bon sens et la justice ont semble-t-il, triomphé. La franchise de DSK a été saluée. Et les procès qui lui ont été intentés en un moment visiblement bien choisi, avec une médiatisation bien orchestrée à la suite de ce qui est un véritable complot de puissants hostiles à un renforcement et à une réforme en profondeur du FMI se révèlent des faux procès. Le bureau exécutif du FMI a blanchi son directeur, Dominique Strauss-Khan, des accusations de favoritisme.
La morale matrimoniale est une chose. L'amour ou le sexe (ou les deux réunis) en sont une autre. Le favoritisme, l'abus de pouvoir ou le népotisme s'inscrivent dans d'autres registres. L'affaire aurait été digne d'intérêt public si la partenaire de DSK dans cet historiette avait été à l'origine de la plainte. Ce qui n'a pas été le cas .

Dominique Strauss-Khan reste donc à son poste...à moins que dans les jours qui viennent le Wall Street journal ne fasse quelque « révélation » comme un autre style de presse en avait jusqu'ici le monopole. Et que les plaignants (certains pays arabes conseillés par des milieux russes, dit-on sans trop savoir les tenants et les aboutissants de ce qui est une cabale montée autour d'une aventure de cœur.) fassent appel ou lancent d'autres mines anti-personnelles contre le patron du FMI.
Quand des attaques indignes sont lancées, tout peut arriver...Mais ces affaires de jupons ont assez animé les gazettes et le web. C'est la crise du "veau d'or" fou qu'il faut maîtriser, maintenant. On attendrait presque des excuses du Wall Street journal pour le mal qu'il a entraîné. Car il est en première ligne parmi  les porteurs du  virus qui a provoqué cette pandémie mondiale du "veau d'or fou"... DanSolal
New York n'est plus La Mecque de l'argent PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:40
Par Jacques PILET

Ainsi donc la Banque nationale suisse se retrouve virtuellement propriétaire, aux Etats-Unis, de milliers de maisons dont leurs occupants ne peuvent plus payer les hypothèques. L'UBS est aussi américaine que suisse. Mais elle n'a pas droit aux milliards du plan Paulson. C'est la Suisse qui lui enlève cette gigantesque épine du pied. Le géant nord-américain fait payer le prix de ses égarements par d'autres depuis des décennies. En laissant filer le cours du dollar, en dévalorisant les avoirs des investisseurs du monde entier, en poussant ceux-ci à financer son déficit abyssal.

Pour faire passer la pilule, nos dirigeants suisses ont expliqué, avec une belle sérénité de façade, que l'effort ne sera pas trop douloureux puisqu'un jour, assurent-ils, nous retrouverons la mise et peut-être même avec bénéfice. Nuance: les six milliards directement injectés dans la banque des Ospel's boys nous reviendront peut-être si le redressement réussit. Mais le paquet de crédits "toxiques", lui, a bien peu de chances de devenir rémunérateur. Il y faudra en tout cas une infinie patience... D'ici là, MM. Couchepin et Roth auront une barbe blanche. Quant aux bicoques qui servent de garanties à ce pactole, elles auront aussi pris un méchant coup de vieux...

De la bulle financière à la bulle immobilière, Par Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:21
La Chine dans le bal des maudits de la finance... PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 12:55

Décryptage RELATIO-EUROPE par William PETITJEAN

La Chine veut être du bal, mais pas pour jouer les figurantes et faire tapisserie. La Chine est pour une réforme profonde et complète du système international, mais pas pour refonder un capitalisme qui resterait dominé par les Etats-Unis.
La Chine sait qu'elle a dans la situation actuelle de bons atouts (ses réserves en dollars, son poids financier aux Etats-Unis, sa croissance) mais elle connaît aussi ses faiblesses (la croissance de ces dernières années ne va pas se poursuivre d'une façon linéaire, elle risque même de connaître une chute brutale, tant il est vrai que certains experts évoquent une « bulle chinoise »° Dans ce contexte, Sarkozy et Barroso ont été très bien accueilli à Pékin (malgré le Prix Sakharov décerné à HUI JIA). Par les chinois et par les autres pays asiatiques qui pèsent de plus en plus sur l'économie et la géopolitique mondiales.
Une formule en vedette à Pékin : le « gagnant-gagnant » : « La coopération entre l'Asie et l'Europe est la meilleure alternative pour que les deux continents parviennent à des progrès gagnant-gagnant dans les circonstances actuelles, a déclaré le président chinois Hu Jintao dès l'ouverture du septième sommetAsie-Europe (ASEM) qui regroupe 43 pays.

Passage à l'heure d'hiver PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 18:35

Le passage à l'heure d'hiver aura lieu dimanche 26 octobre 2008 à 3 heures du matin. Vous devrez retirer 60 minutes à l'heure légale. Il sera alors 2 heures (heure française) .Et hop: une heure de sommeil en plus...Ou une heure de boîte en plus, tout dépend de vos occupations!A cette occasion, Christian Antonelli vous offre une montre présidentielle anti-crise.

CROATIE: La guerre des réseaux criminels PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 14:41
Strasbourg: Le Conseil de l'Europe réitère ses mises en gade après l'assassinat d'un journaliste à Zagreb
Du terrorisme, comme le dénonce le Président Stipe Mesic ? Non. Du grand banditisme. Ou des règlements de comptes entre réseaux.mafieux. Qui semblent bénéficier de complicités dans les milieux politiques, policiers et (peut-être) judiciaires. Et un attentat contre un jounaliste (notre photo) révélateur du plus grave problème que doivent affronter les Croates, candidats à l'entrée dans l'Union européenne : les réseaux maffieux de plus en plus violents. Zagreb, nouveau centre d'un grand banditisme qui ne recule devant aucun moyen, adopte des méthodes « à la beyrouthine » ou à la « sicilienne ». A STRASBOURG, le Conseil de l'Europe dans plusieurs instances s'en préoccupe depuis longtemps. L'assassinat de deux journalistes croates, confirme la gravité de la situation.
L'avenir du couple franco-allemand : entre rêve et réalité PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 13:32
Par Laurent PFAADT

A l'occasion des Rendez-vous de l'histoire consacrés aux Européens (9-12 octobre) et sur fond de crise financière, les deux anciens ministres des affaires étrangères allemand et français, Joschka Fischer et Hubert Védrine ont livré leurs sentiments sur l'évolution de la relation si particulière entre l'Allemagne et la France.

"Un nouveau mur de Berlin est tombé"

Fidèles à eux-mêmes, c'est le moins que l'on puisse dire. Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères des gouvernements de Gerhard Schröder (1998-2005) et Hubert Védrine, son homologue français dans le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002) ont exprimés leurs sentiments sur ce lien si particulier qui unit les pays des deux côtés du Rhin et qu'ils ont contribué à entretenir.

Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin, ces relations ont varié entre l'idylle de Mitterrand et de Kohl et qui s'est traduit par le sommet de Maastricht et les contacts plus mitigés entre Jacques Chirac et Gerhard Schröder. Hubert Védrine a d'ailleurs rappelé qu'il a été l'artisan avec Joschka Fischer du maintien de cette relation qui s'est surtout bornée à être « un accord défensif, modifications institutionnelles contre maintien de la PAC » et a déploré à cette époque les silences français aux initiatives allemandes illustrées par le papier Schauble-Lamers en 1994 sur un noyau dur de l'Europe et le discours de Joschka Fischer à l'université Humboldt en 2000.

Crises: Le monde progresse à coups de fouet... PDF Imprimer Email
Vendredi, 24 Octobre 2008 23:13
VERTIGO.

Par Francis Rosenstiel
On en a le tournis et pourtant rien ne tourne rond! La "machine" s'est emballée ; les folies se" démocratisent" en quelque sorte et se normalisent du même coup, d'un bout à l'autre de la planète. Qu'il s'agisse de la crise financière, des récessions économiques,de la campagne électorale aux Etats-Unis, ou des "urticaires" scandaleux ou dérisoires "Marseillaise" sifflées....., quelque chose est pourri au royaume universel


10/07/2007

FMI : DSK soutenu à l’unanimité par les Européens

675749939375891ee280e34c06259d7a.jpgDécryptage RELATIO par Daniel RIOT. C’est confirmé officiellement. Dans son « beau Blitzkrieg », comme dit Jean Quatremer mené devant les grands argentiers de l’Euroland, le Président Sarkozy a décroché une timbale annoncée: le Conseil des ministres des finances de l'Union vient d'apporter son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de directeur général du FMI. A l’unanimité, s’il vous plait…

L'affaire parait donc bien engagée, le soutien de l'UE étant décisif, même si la course d’obstacle n’est pas terminée : le mode de nomination, on le sait, est contesté par plusieurs pays, du Sud notamment.

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Les Français ont présidé aux destinées du FMI pendant 32 des 52 années d'existence de cette institution financière. Le Français Michel Camdessus, qui a dirigé le FMI pendant 12 ans, avait clairement pris en compte ce nouveau rapport des forces dans son discours d'adieu en 2000.  « Une telle répartition se justifiait en 1950, quand le reste du monde n'était pas représenté ici (à Washington), à part quelques pays d'Amérique latine. Aujourd'hui, les pays émergents sont sur le devant de la scène, aujourd'hui les pays les plus pauvres doivent avoir leur mot à dire ».

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Mais, selon la plupart des observateurs (qui tiennent donc de la répartition des voix au sein du Conseil d’administration du FMI) ce « dernier mot » sera dit plus tard…Même les candidats concurrents (plus par principe que par réelle ambition) le reconnaissent : « Avec  DSK, les Européens ont trouvé le profil idéal ». Surtout dans les circonstances actuelles où les Français restent bien placés pour jouer, dans bien des instances internationales,  les intermédiaires entre les Américains et les autres… Même si ces Français « tiennent » déjà l’OMC, la BERD et la Banque centrale européenne. Pour la presse poeple, Anne Singlair va devenir la première argentière de la planète...

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Remarque de politique intérieure : Sarkozy réussit là un beau doublé. Il confirme concrètement qu’il est pris très au sérieux dans le cénacle de l’Union. Et il fait un nouveau joli pied de nez aux responsables du PS… Plus : il prive le PS de sa tête la plus apte à stimuler la rénovation idéologique qui s’impose. Qui va « refonder » le parti socialiste le plus archaïque d’Europe, Emmanuelli, Mélenchon, Fabius, tous déclarés hostiles à une vraie social-démocratie ? Et ce n'est sans doute pas terminé: comme dit Bayrou, super-cocu de l'Histoire, le "pyranha" se régale "dans le bocal de poissons de rouges"... Qui plus est, en l'occurence, toute critique est malvenue: DSK n'avait aucune raison de refuser cette proposition. 

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Sarkozy a dit publiquement que pour lui l’opposition idéale serait celle conduite par Ségolène Royal : celle qui se dit toujours en mesure de réussir à devenir la première femme à accéder à la Présidence  se trouve débarrassée  d’un rival de qualité en la personne de Dominique Strauss-Khan. Décidément, Sarkozy décide de tout, y compris de Son opposition…

Le statut de l’opposition sera donc celui d’une « opposition à sa majesté », ce qui est dans la logique d’une république qui même « modernisée » semble condamnée à rester  de type monarchique (ou, en tous cas un régime présidentiel plus d’un type russe que d’un mode américain). « Sarkozy l’a rêve, Sarkozy le fait ». Comme sourient quelques élus UMP : « ce qui faut surtout, c’est un statut de la majorité »…

DR

14/05/2007

Les batailles internes de Solferino (suite): Hollande très gauche fusillé par DSK très mordant

Gauche : maladroit. En physique : se dit de ce qui n'est pas droit ou plan du fait d'une torsion. En métallurgie : pièce qui subit une torsion. En politique : l'ensemble des partis situés à gauche sur un échiquier politique et qui siègent à gauche à l'Assemblée. Et dans l’esprit de François Hollande ? Mystère… Le PS va organiser des Assises après les Législatives pour regrouper toute la gauche (« les gauches » a-il- même dit). Fini le « socialisme » ? Mais c’est quoi le « socialisme » aujourd’hui, e France ?

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Définition Wikipédia : « Le socialisme est un ensemble de courants, dont les premiers sont apparus au cours du XIXe siècle. Ils combattent l'individualisme ; défendent les notions d'égalité, d'égalitarisme et de solidarité. Il s'agit selon ses tenants de procéder à « l'abolition du gouvernement politique des hommes par d'autres hommes » et de « passer à une administration des choses par les hommes eux mêmes ». Le socialisme est ainsi un projet à la fois économique (collectivisme économique, autogestion, économie mixte), social (égalité), et politique (démocratie).

Aujourd'hui, le socialisme désigne de manière très vaste et très générale tous ceux qui prônent le changement de l'organisation sociale dans une perspective de justice sociale : ce sont aussi bien les marxistes, que les anarchistes et que les sociaux-démocrates. Ces courants sont opposés sur des sujets fondamentaux (pour ou contre l’État, pour le parlementarisme ou la démocratie directe, etc). »

Définition de François Hollande : "Il faut que nous fassions l'effort, les socialistes, de dire 'maintenant nous allons discuter' (...), mais il faut le faire sur une ligne politique", a-t-il insisté. Cette "ligne" ne saurait être sociale-démocrate, comme le propose Dominique Strauss-Kahn. La social-démocratie est "un modèle assez vieillissant, c'est un vocabulaire qu'on utilisait dans les années 70 ou 80", a-t-il dit. Quant au "social-libéralisme", il "est peut-être déjà passé de mode". "Il faut inventer", a lancé M. Hollande.

Inventer, c’est ce qu’a fait Bayrou avec sa social-économie et sa démocratie sociale. Le PS va-t-il lui piquer ses idées? Le Béarnais est déjà, incontestablement, le responsable politique le plus plagié de l’année. Par Sarko et par Ségo… Pas mal pour quelqu’un qui a été dénoncé pour son « programme creux » ! Bayrou rénovateur de la gauche, indirectement? Hollande déjà le le classe plus "à droite" avec mépris... et reconnaït que le Centre central existe. Nous voici loin déjà de l'avant-premier tour...

Les projets de Hollande font  bondir Dominique Strauss-Kahn : "Savoir si on change de parti, de nom, cela ne change rien. Ce sont les idées qui sont en cause, c'est le fait que nous n'avons pas attiré les Français (...). On ne résout pas les problèmes par des manœuvres  institutionnelles."(…) "C'est un aveu (...) Cela veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche",

DSK insiste : "Le Parti socialiste (...) a été incapable de se renouveler'', dit-il en pointant François Hollande comme "le responsable principal''. Voilà qui est clair ! Voilà surtout qui entretient une belle unité en vue des Législatives… « Chut » : c’est le mot d’ordre officiel chez les éléphants. Mais comme dit la chanson : Cà trompe énormément . PS, Parti à Sauver! 

12/05/2007

Ps : La pensée royale 2012 accentue les divisions 2007

C’est pire ce que l’on pouvait en attendre : le grand corps (vraiment) malade devait jouer les apparences de l’unité (artificielle) avant les Législatives. Il a réussi à ajouter un nouveau sujet de dispute à la liste (longue) de ses désaccords de fond et de forme en envisageant (déjà) les Présidentielles de 2012… Qui disait que le PS ne savait pas anticiper les événements et les évolutions ?

C’est Royal qui a lancé le débat en suggérant que le ou la candidate pour dans cinq ans soit désignée (e) le plus rapidement possible.

Explications : Tirant les premières leçons de sa « défaite » à la présidentielle -mot qu'elle a prononcé pour la première fois depuis dimanche-, Ségolène Royal a critiqué un processus de primaire interne trop tardif et « destructeur » et le manque de « discipline » au PS. »A droite, la discipline a été sans faille. De mon côté, tous les matins, en ouvrant le journal, je me demandais quel était le socialiste qui allait porter une critique sur ce que je disais », a-t-elle regretté, pointant « des critiques, si ce n'est des trahisons ». « Les attaques internes ont ensuite été reprises par la droite dans le combat principal ».

Pour éviter cela, « il faudra réformer le calendrier de désignation » :  « Il faut que le candidat ou la candidate soit désigné beaucoup plus tôt, qu'il ne soit pas épuisé dans des querelles et dans des conflits internes » et que la primaire ne « soit pas aussi près du combat principal pour pas ne laisser un certain nombre de séquelles ».Logique. Remarque : c’est à la demande de Hollande et dans l’optique d’une candidature de Royal que le calendrier pour les Présidentielles 2007 avait été fixé…
Quelle  date pour cette désignation ? L’ex-Madone des sondages a répondu: « rapidement », « après les législatives » de juin, « dès le prochain congrès » du parti (dont la date n’est pas encore fixée).

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C’est qu’elle veut être fixée rapidement, Ségostar…Et être installée sur le trône de « l’Opposition à la sa Majesté », prête à bondir sur son vainqueur qui lui aussi, (et pas seulement en se rasant), pense déjà sa réélection …en 2012. Comme lui fait dire   Charlie Hebdo : « Cinq ans pour vous habituer, 10 ans pour m’aimer »…

Cette offensive de celle qui « s’autorise à tout » a suscité la colère de DSK, de Fabius et de quelques autres : le conseil national n’était-il pas fait pour mobiliser les troupes pour les « Législatives » ?

La « rénovation » commence décidément très mal au sein de ce Parti qui du passé devrait sans doute « faire table rase »… pour dégager des horizons d’avenir. Des horizons qui ne passe pas forcément par la survie de cette Citadelle régie par des structures qui secrètent des scléroses, favorisent des luttes de clans d’un autre âge et font étouffer les jeunes générations par les éléphants. Vous avez vu de nouveaux visages socialistes dans la campagne de Ségolène? 

Un grand corps vraiment malade : Le PS…

"La gauche qui agit, la gauche qui protège"... Une gauche qui ne sait plus qui est elle!

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Pour ses premières retrouvailles post-défaite, le PS va s'efforcer de mettre un couvercle sur ses tensions pour éviter de se retrouver avec une "chambre bleu horizon" en juin. Mais nous voici loin de « l’union fait la force » :l’unité de façade fait la faiblesse. Et l’hypocrisie érigée en vertu (amorale) politique n’est pas faîte pour recouvrer une crédibilité bien rongée…

Selon les stratèges du PS, le parti pourrait sauver les meubles et conserver de l'ordre de 135 députés, contre 149 actuellement. Un sondage BVA-Orange publié jeudi lui en promettait entre 158 et 200 sur 555 sièges en métropole. Dimanche, Ségolène Royal est arrivée en tête dans 191 circonscriptions. Ce qui en soit est un véritable exploit. Comme son score final, à bien y réfléchir. Certaines de ses prières ont dû être exaucées. D'ailleurs, elle n'a jamais parlé de "défaite", elle... Et son sourire ne la quitte plus depuis dimanche! Comme si la prise de Solférino (qui reste à faire) valait plus et mieux que le ratge de l'Elysée!

Pour cette bataille, le PS pourrait prendre pour slogan « La gauche qui agit, la gauche qui protège ». On en sourit d’avance. Elle agit comment et elle protège qui, cette « gauche » qui ne sait plus qui elle est etce qu'elle est? 

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Cet après-midi, Le PS doit dévoiler un projet intitulé « Face à la droite, des réponses de gauche », en quatre pages et quatre chapitres: « Travailler mieux et travailler tous »; « protéger le présent et préparer l'avenir »; « réorienter l'Europe pour peser dans la mondialisation »; et « démocratiser et renouveler notre République ».Du bon bricolage…Un bel effort de « synthèse ». Plus pathétique que convaincante.

C'est François Hollande qui, officiellement, conduira la campagne. Il sera épaulé par un « collectif » composé de la direction du PS. Mais le Premier secrétaire devra composer avec sa compagne et Dominique Strauss-Kahn, peu décidés à jouer les seconds rôles et tous deux « disponibles ». Comme d’autres, d’ailleurs

Dans l'entourage de DSK, on fait état de « plus de 200 » invitations locales. « Je croule sous les demandes », a assuré Ségolène Royal.

Une « très grave défaite » : « Retour à la pensée… 69 »

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Pas question, en façade, de se diviser. Langue de bois et pommade... La gauche désunie se veut à elle seule Union de la gauche! Ainsi, DSK s'est défendu d'avoir voulu « attaquer » la candidate en évoquant dès dimanche soir une « très grave défaite ». Tout en ajoutant: « On pouvait l'emporter »…

Mais reste l’essentiel : Il a cogné, DSK. Et il a pris date…En affirmant que « tout doit être remis à plat, tout doit être reconsidéré » sans « tabou » pour reconstruire la gauche, qui doit dès maintenant offrir le visage d' »une gauche efficace, d'une gauche crédible, d'une gauche concrète »(…)  « Nous vivons aujourd'hui la situation que vivait la gauche en 1969 » après son élimination au 1er tour de la présidentielle et avant la naissance du Parti socialiste en 1971, a déclaré le député du Val d'Oise…

Piquée au vif, l'élue de Poitou-Charentes a répliqué en pointant la « férocité d'un certain nombre d'attaques » (cela est devenu une habitude, chez elle). « Je ne veux pas de guerre des chefs au PS », a-t-elle lancé, se posant en rassembleuse. « Je serai bien sûr très présente pour continuer le mouvement qui s'est déclenché lors de cette élection présidentielle, c'est évident. De quelle façon, nous verrons ça le moment venu. Je ne m'interdis rien »… De quoi faire peur…

Fabius, qui s’autocensure avec impudeur, veut lui aussi une « rénovation », mais « sans droitisation ». Qu’est-ce que cela veut dire exactement dans l’esprit de ce briseur d’Europe politique et ce fossoyeur d’une Europe (enfin) constituée?

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Dernier « penseur » de gauche très sévère avec le PS : Jacques Attali. Lui aussi, il cogne.  Sur son blog, il ne ménage pas ses critiques. Et l’unité de façade affichée  en public par les 300 ditrigeants du PS en quête d'un vrai chef, ne provoque chez lui aucune illusion

Plus qu’un regret : un procès !  « La gauche française aurait du gagner ces élections présidentielles : Un président sortant impopulaire ; un bilan peu flatteur d’une majorité de droite à bout de course ; un pays  vieillissant  désireux de maintenir la protection sociale;   une jeunesse désireuse de réussir l’intégration des minorités et de lutter contre les scandaleux privilèges des plus riches ; un candidat de droite qui ne se cache pas de l’être.Et pourtant la gauche a perdu. Exactement pour les mêmes raisons : Elle n’a pas su proposer un programme clairement de gauche ».

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 Essai de définition, en creux : la gauche, ce n’est pas «  une gauche des mots, du populisme et du maintien des privilèges de quelques uns des salariés : cette gauche-là coule avec le parti communiste et les archéo-socialistes . Mais une gauche moderne, capable de penser le monde,  de mettre à profit le progrès technique, de repenser la justice sociale en se fondant sur un principe simple : la fonction de la gauche est de donner une place plus grande à la démocratie face au marché. Et pour cela, capable de mettre en avant trois priorités : la gratuité, le savoir et la responsabilité. Avec un programme précis, détaillé, cohérent, ambitieux, sur tous les sujets ».
Un pronostic : « La gauche pourrait encore gagner les élections législatives, si elle avait un programme de ce genre, et si elle avait un candidat à la direction du gouvernement, en cas de victoire. Elle n’a ni l’un ni l’autre. Et, à écouter la façon dont elle s’entre-déchire, sur des faux débats, sur des querelles de personnes, elle laissera encore passer sa chance. On va voir triompher des faux maîtres à penser, expliquant que la France doit renoncer à être elle-même, qu'elle doit se couler dans la mondialisation  libérale, qu'elle n'a plus son mot à dire dans la pensée du monde…Quel gâchis….. »

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 Qui plus est, sauf surprises de dernière minute : les candidat PS aux Législatives ne traduisent ni un changement de génération ni une promesse de régénération !  « Epinay, c’est obsolète », affirme Julien Dray. C’est caduc depuis longtemps ! Mais qu’est-ce que les socialistes vont mettre  à la place, avec qui et comment ? Questions d’idéologie, de stratégie, d’alliances et de leadership : Tout est effectivement à « remettre à plat ». Mais voilà cinq ans que cela aurait dû être fait. Le PS, grand corps malade…"Tout est possible": c'est avec de ses vieux slogans oubliés que Sarkozy a gagné. Pour une belle revanche de la droite contre "l'esprit de mai.. 81"

Daniel RIOT

09/03/2007

DSK décline l’offre que Bayrou…ne lui a jamais faite !

Pas de surprise : la mise au point annoncée est arrivée. Tardivement, mollement, discrètement…Le socialiste Dominique Strauss-Kahn exclut formellement de devenir le Premier ministre de François Bayrou. « Cette question ne se posera pas. Je suis un homme de gauche et l'union nationale, telle que la propose François Bayrou, ferait avant tout l'affaire des extrêmes », affirme l'ancien ministre de l'Economie, dans un entretien au Monde daté du samedi 10 mars et paru aujord'hui.
"La France a besoin d'une majorité de gauche", ajoute DSK en  épinglant mollement « le flou du projet » de François Bayrou. En se gardant de l’attaquer de front, comme le fait Simone Veil. « Contre Bayrou, il faut être subtile » lâche (evce intelligence, mais oui) Ségolène Royal…

DSK ne va pourtant  pas aussi loin que Ségolène et Hollande l’espéraient dans sa (fausse) démolition de Bayrou.  Il concède même à cet « homme de droite » le mérite d'avoir « donné des signes de rupture par rapport à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ». Et il invite Bayrou à rejoindre Ségolène au deuxième tour (ce qui implique qu’elle y soit !) Pourquoi ne lui demande-t-on pas si le PS serait prêt à voter Bayrou ? C’est terrible cette manie des questions d’anticipation à sens unique…

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Pour le reste de l’ITW du Monde, DSK apparat tel qu’il est. Quel bon candidat PS, il aurait fait ! Le plus dur en politique c’est sans doute de devoir pour des raisons conjoncturelles s’effacer devant moins bon que soi…

« Cette campagne est beaucoup trop remplie d'anecdotes », dit-il. « Les Français sont dessaisis des débats. Nicolas Sarkozy organise le brouillage, en citant Jaurès et Blum, et se fait le champion du travail, "travailler plus pour gagner plus". Or, il a été rappelé mille fois que ce ne sont pas les salariés qui décident des heures supplémentaires, et que ça n'apporte aucune solution aux salariés en temps partiel subi. »

Il ajoute : « Sur la question fiscale, Nicolas Sarkozy dit qu'il faut baisser de 4 % les prélèvements obligatoires alors que chacun sait très bien que le problème central du pays, c'est celui de la dette (…) Dire, comme le fait Nicolas Sarkozy, qu'on veut faire passer le bouclier fiscal à 50 % revient en fait à supprimer l'ISF. Dans ces conditions, qu'il le dise clairement ! Que le débat commence enfin sur les objectifs, les priorités, les solutions, les modalités… sous le regard des Français »

Sur la dette, DSK pourrait tout de même reconnaître que Bayrou y insiste plus et mieux que Ségolène laquelle en a parlé une fois sérieusement et, depuis, joue les machines à promesses, avec un programme mal chiffré et sous-estimé. Mais l’engagement militant impose quelques contraintes.

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Sur l'Europe, DSK voit juste : « Il faut absolument que l'ensemble de la mécanique reparte. Le cadre principal doit être celui de l'entente étroite entre Français et Allemands. Il faut reprendre l'inspiration du traité de l'Elysée de 1963 et, avec un nouveau pacte, aller loin dans l'intégration franco-allemande, en dégageant une vision commune sur les frontières, l'économie et le social, le militaire et le diplomatique et l'environnement et l'énergie ». Mais l'Europe , on ne la fait pas sans les Européens, contrairement à ce que Fabius et Chevènement, même convertis au néo-royalisme,peuvent penser... 

Au total, il ferait vraiment un bon premier ministre de Bayrou, ce DSK,  sans ce régime des partis que dénonçait si justement De Gaulle…Mais l’avenir n’est écrit nulle part. Un démenti de demain à son Non à Bayrou d’aujourd’hui serait sans doute moins douloureux pour lui que son ralliement obligatoire, comme « par devoir », à Ségolène…De toute façon, rien n’est joué pour personne et Bayrou n’avait évoqué DSK qu’en répondant à des questions, comme pour définir un profil  de compétences non pour lui faire une offre. Et l’union nationale de Bayrou se fera (s'il peut la faire) en dehors des  partis, non à travers des tractations entre partis…



 

16/11/2006

Carnet de campagne: « Ségomissfrance » ou le « socialocasting » …

>>> C’est le Jour J pour les « primaires du PS ». Vous avez dit « primaires » ? Les débats ont plus ressemblés à de ébats. Dommage. C’est la Star’soc. Avec Ségostar. Loin de « La paille et le grain » de Mitterrand,  « la paillette et la graine »… DSK est sans doute trop (républicainement) sérieux pour jouer dans cette « basse cour » royale. Quant à Fabius, à 60 ans, il reste jeune… mais depuis le temps que cela dure, il a eu trop d’occasions de se trahir et de se contredire pour rester fidèle à lui-même. C’est dur, la vie ! Il est des périodes où chaque crépuscule annonce une aube, et d’autres où chaque aube annonce un crépuscule…

>>> Le « PS nouveau » » le jour du « Beaujolais nouveau » ! François Hollande, dans tous les cas de figures, boira le calice jusqu’à la lie. Un saint homme, ce garçon… Un regret pour lui : « François a gagné contre Hollande », dit un « baron » du PS. Schizophrénie quand tu nous tiens… Entre le parti et la mère de ses enfants : un choix  plus que Cornélien. Le pire des choix, c’est l’impossibilité de choisir. Il lui sera beaucoup pardonné… sauf par Ségolaine si elle échoue et par les autres si la même Ségo-Amazone  réussit.

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>>> Et la France dans tout cela ? Et le socialisme ? Et l’intérêt général ? Nous verrons plus tard, peut-être…Et nous laissons cela à d’autres, à Bayrou, par exemple, un « scout de la politique » qui n’a qu’un grand handicap : il ne sait ni mentir ni tricher ni participer à des jeux télévisés. Encore un effort, François !

 

>>> A propos de jeux télévisés, pourquoi n’a-t-on pas réussi à réunir Sarko et Ségo sur « l’île de la tentation » ? Ils seraient tombés dans les bras l’un de l’autre trop rapidement, sans suspense… Et  l’un rêve de « Questions pour un champion » (si on lui souffle les réponses) et l’autre du   « Maillon faible » (où elle n’aurait aucun effort à faire)…

 

>>>  MAM, Mme la « cheftaine » Alliot-Marie,  qui ne se prive pas de donner (en aparté) bien des coups de griffes aux hommes « immatures » du gouvernement et de l’UMP (« qui se croient toujours dans une cour de récréation ») a tiré l’une des meilleures leçons de la campagne (interne) du PS : « Mme Royal a surtout montré qu’aujourd’hui, en politique, il est très difficile pour un homme d’attaquer une femme ». Alors, pour deux hommes…

 

>>> DSK voit juste. En cinq semaines, Ségostar a changé cinq fois d’avis. Si elle est élue, elle devra affronter 25 semaines de « vraie » campagne : changera-t-elle 25 fois d’opinions à coups de précisions, de rectificatifs, de corrections ? C’est le PS qui risque de perdre sa crédibilité et son unité (artificielle) : ceux qui, en supporters plus qu’en militants, ont fait le pari des sondages (plus que le pari du parti) pourraient s’en mordre les doigts. La fée Ségolène, sur son fil, aura bien des difficultés à conserver son équilibre entre ses (pro)thèses inspirées à la fois par l’ultra-gauche utopique et la droite extrême répressive (et oppressante) ? Il est des fées qui, à force de marcher sur le fil du rasoir, deviennent des sorcières.

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>>> Une consolation et un lieu d’exil (et d’asile) possible pour les PS réalistes déçus : l’udf « libre » de Bayrou. Le centre « central » ne vaut-il pas mieux qu’une gauche maladroite ou qu’une droite très gauche ? Ségosarko (ou Ségozy, comme on dit) peut faire rebattre bien des cartes. Faites vos jeux : rien ne va plus, et la roue va tourner… Mais mes amis socialistes vont m’accuser de faire le jeu de la droite avec un faux-nez centriste, je sais.

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>>> Mais ce n’est pas moi qui suis responsable du fait que le PS soit le plus archaïque des partis socialistes européens au nom d’une « modernité » bien passéiste. Rocard a des mots plus durs que les miens (et il a raison). Le scrutin PS d’aujourd’hui ressemble plus à un casting « démocratique » qu’à une consultation de type référendaire sur un programme. Mme Royal a joué un « socialo-perso ». DSK et Fabius ont joué sur des « socialo-programmes ». Qui a bien misé ? Dans l’ère « poeple » (pipole, dit le Canard), « Ségomissfrance » a toutes ses chances… Mais le verdict final sera dans les urnes des vraies Présidentielles. Ce sera une autre affaire. Qui reste à faire.

15/11/2006

Le « PS nouveau » arrive… Un arrière-goût de fruits amers? Bonjours les débats, salut les dégats!

C’est l’heure du vote pour les militants socialistes. Le PS nouveau arrive le jour du Beaujolais nouveau. Mais comme s’interroge le Canard enchaîne : « Pour qui la  piquette ? »… La favorite ressemble en fait au Beaujolais nouveau : un mauvais vin, mais une opération marketing remarquable. Quel bon amateur de vin peut-il apprécier ce Beaujolais-là ?

Le « Beauj » normal, un peu vieilli, satisfait plus le palais et l’esprit. Quel goût aura-t-il cette année ? Plus « banane », plus « fraise », plus « myrtille », plus « pêche » ou plus « médicament » ? Un arrière-goût de fruits amers? Bonjours les débats. Salut les dégats! Hollande le vigneron devra assumer...

Les vais amateurs de (bons) Beaujolais (j’en suis) préfèrent celui qui a le goût de la vigne, du terroir, de l’authenticité. Quel goût le « PS nouveau » cuvée 2006 aura-t-il ?

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Celui du féminisme misogyne (des femmes machos existent, j’en ai rencontrées, surtout une, l’ancienne pensionnaire de Notre-dame  d’Epinal… qui a mis des charentaises à hauts talons et qui rêve des bottes à sept lieues du pouvoir de tous les pouvoirs !) ?

Celui du socialisme affirmé et proclamé mais non réaliste et faussement idéaliste (Fabius, dans la logique du Non au référendum sur l’union européenne aurait fait un bon candidat de l’ultra-gauche,)? Ou celui qui allie idéalisme et réalisme, s’inscrit à 100% dans le mouvement socialiste européen et dégage des horizons d’actions et d’espérance crédibles ?

Si j’étais « sarkozyste », je choisirais Ségolène. Sarko l’a dit d’ailleurs… Quelle facilité en vue dans les vrais débats à venir…Entre « Ségo-bourde », « Ségo-démago » ou « Ségo-bulle » et d’autres interlocuteurs, plus sérieux, plus crédibles,  « Sarko-la-frime » n’a pas à hésiter. Même devant Douste-Blazy, Ségo-Thacherine- de- « gôche » n’avait pas faite le poids. C’est tout dire. Une adversaire ? Une faire- valoir… Ses supporters du PS sont trop sensibles aux sondages et  à la mode « poeple » (« pipole », dit le Canard)

Si j’étais journaliste au Canard enchaîné, je voterais aussi « Ségostar ». Que d’échos en écho… « Plus belle la vie »…Facile la chronique§ ce ne sera plus « La Cour » (souvenirs de grandeur) mais la « Basse Cour ». Une voie Royale pour l’inspiration et les indiscrétions.

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Si j’étais chiraquien, je voterais aussi par Royal. Elle n’est pas plus à gauche que Chirac (elle serait même plus à droite sur un certain nombre de questions) …Et, pour l’histoire, la photo d’une transmission de pouvoirs à l’Elysée avec baise main resterait plus gravée qu’une poignée de mains « entre hommes » (surtout si Nico-le-Petit devient grand par la loi des urnes)

Si j’étais Lepéniste, je voterais aussi pour « Ségolune »…dans la perspective du deuxième tour des vraies Présidentielles. Elle risque de ne pas rassembler autant de monde  que Chirac- le- « rad’soc » l’a fait la dernière fois. Et elle serait pour Le Pen , une adversaire moins dangereuse que l’actuel ministre de l’intérieur qui a tout de même un passé gaulliste qui peut le préserver du pire. Sarkosette et Ségozy (ou Segolia) , c’est « blanc bonnet et bonnet blanc », comme disait le PC au moment du duel Pompidou-Poher. Avec un bonnet plus phrygien chez l’un que chez l’une. Scénario du pire pour de vrais « républicains ».

Si j’étais féministe, je ne voterais surtout pas Ségolhaine Royale… Sa révolte anti-machiste est tellement pré-fabriquée et cultivée qu’elle ridiculise la cause des femmes. Gloses toujours, tu m’intéresses. Edith Cresson, pour laquelle j’ai estime, affection et considération, ne s’est pas plantée à Matignon parce qu’elle était et reste femme. Mais ce qu’elle n’était pas préparée à cette fonction (Elisabeth Guigou le dit très bien). Combien d’hommes se sont plantés à Matignon ? On n’a jamais dit que c’était parce qu’ils étaient des …hommes ! Les attaques anti-machistes (injustifiées) de Ségo-la-victime s’apparentent à un archéo-sexisme bien nocif.

Si j’étais UDF, je voterais Fabius (ou Ségolaine) : la chance de Bayrou, c’est de recueillir ce que la gauche « intelligente » peut lui faire gagner pour compenser ce que la droite « bête » (la « plus bête du monde », a-t-on dit) lui fait perdre…

Si j’étais d’extrême-gauche, je voterais aussi pour « Ségolène ». Parce que l’aventure (l’expérience, le risque) « Ségo-mon-égo » peut marquer l’éclatement voire la fin du PS, de ce PS construit par Mitterrand qui n’est pas assuré de l’avenir… si dans l’avenir, il avance à reculons. Et cela n’a rien à voir avec le sexe des anges et des diables (ou des diablesses).

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N’étant rien de tout cela et n’étant pas militant du PS, je n’ai rien à dire pour ce vote du jour du  « Beaujolais nouveau ». Mais le citoyen que je suis, soucieux des enjeux (régaliens) de la Présidentielle, a le droit de reproduire le message adressé par DSK aux militants du PS.

Je ne fais pas sa « pub ». Je pense qu’il a ce qu’il faut quand on est candidat à la candidature suprême : Un vrai sens de l’Etat. Il ne prend pas la « conquête du pouvoir » comme une thérapie de groupe (ou de masse), mais comme une mission à remplir. Pour ASSUMER le pouvoir.

Face au duo « Sarkozyg » et « Ségopuce », DSK joue dans une division supérieure, dans une catégorie supérieure, dans un registre supérieur. Comme Bayrou, d’ailleurs.  Mais ce ne serait pas la première fois qu’à gauche (comme à droite d’ailleurs) les meilleurs seraient sacrifiés sur l’autel des moins  bons ou des mauvais.

La dernière fois que j’ai écrit une lettre ouverte « à mes amis socialistes », c’était à l’occasion du OUI ou du Non au référendum. On a vu ce que cela a donné (à cause de Fabius, notamment). Pas de « lettre ouverte », cette fois : juste la reproduction du dernier message de Dominique Strauss-Kahn. Sans illusion. Mais, comme dit justement Jean d’Ormesson, l’Histoire ne naît pas du souvenir, mais de la promesse. Croire, c’est d’abord espérer…

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LE MESSAGE DE DSK A LA VEILLE DU 1ER TOUR

« Chère Camarade, Cher Camarade,

La campagne du premier tour touche à sa fin. Il faut en revenir à l'essentiel. Tu vas choisir lequel d'entre nous portera les couleurs de notre parti et demain la responsabilité de la France.

Durant ces semaines, j'ai développé ma vision de ce que pouvait être, pour notre pays, un chemin efficace dans la mondialisation. J’ai arrêté ma priorité : le social. J’ai fixé un objectif : le plein emploi en moins d’une décennie. J’ai défini ma méthode : la social-démocratie et le « président engagé ». J’ai avancé mes principales propositions : le « Pacte de l’Elysée », le patrimoine pour les jeunes, la « grande relance européenne », la restructuration écologique de notre économie. Et, toujours, je suis resté fidèle à l'exigence de vérité sans laquelle il n'y pas de victoire. Tout cela dessine un ensemble cohérent. Durant cette campagne, j'ai avancé avec solidité, méthode, réactivité. Durant cette campagne, j'ai réussi à créer une dynamique, un mouvement, un élan. Ce sont les meilleurs gages pour la réussite de la campagne qui est devant nous, qui sera plus longue et plus dure.

J'ai besoin de chaque voix, dès le 16 novembre, pour faire gagner les idées sociales-démocrates. Je compte sur toi »

Dominique Strauss-Kahn

carnet de campagne: Vote utile ou vote futile ?

Des procès en machisme infondés qui ne servent ni la cause

des femmes ni la crédibilité du PS ni la fiabilité de Ségolène

« Cà risque de déraper », avait averti Ségolène après les quelques sifflets du Zénith… Elle avait : dérapage, il y a. Et c’est elle qui en est responsable. En caricaturant le machisme de ses concurrents « compétiteurs » et en forçant sur un féminisme plus lyrique que programmatique, avec un ton de mauvais rappeur ou de slameur. En jouant à fond la carte d’une victimisation soigneusement cultivée. Et en esquivant  les questions de fond sur lesquels elle n’a guère apporté de réponses de fond. Au PS, les champions du vote utile se retrouvent en cette veille de scrutin interne (très primaire) devant la perspective d’un vote futile…

 

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Dominique Strauss-Kahn a qualifié d'"assez indigne" les accusations de Ségolène Royal qui lui a "prêté des propos machistes qui sont faux sans la moindre preuve"."Le féminisme est une belle cause. On ne la grandit pas en utilisant des arguments de ce genre", a-t-il déclaré sur Europe 1, invitant la députée à faire "du féminisme par la preuve".Dominique Strauss-Kahn a observé que "dans l'équipe de Ségolène Royal, il ne voyait pas beaucoup de femmes", alors que "autour de moi, j'en vois beaucoup".

Dominique Strauss-Kahn estime avoir passé la campagne interne à "essayer de proposer", tandis que "Ségolène Royal a passé cette campagne à corriger ses déclarations, à les modifier. Cinq semaines de campagne, cinq corrections majeures", a-t-il dit, citant la carte scolaire, l'encadrement militaire, les jurys citoyens, le nucléaire iranien et les enseignants.

 

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Deux proches de Dominique Strauss-Kahn ont elles aussi donné de la voix, mardi, afin de mettre Ségolène Royal en garde.Lundi soir, lors d'un meeting à Paris, la candidate avait accusé Dominique Strauss-Kahn d'avoir tenu ce propos machiste au terme du dernier débat télévisé du PS: "elle aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de lire ses fiches-cuisine".
Des propos "mensongers", selon Catherine Trautmann. "Depuis le début de la campagne, l'argument du machisme de ses compétiteurs est un refrain lancinant qui vise à contrecarrer tout argument adverse et à justifier toute lacune de sa part", s'est agacée l'ancienne ministre de la Culture. "DSK n'a pas construit sa campagne sur la faiblesse de Ségolène Royal en tant que femme, mais sur la différence de leurs propositions politiques".

 

"Ségolène Royal a attaqué scandaleusement Dominique Strauss-Kahn en lui attribuant des propos misogynes qu'il n'a jamais tenus", a renchéri Catherine Tasca, également ancienne ministre de la Culture. "Ce n'est pas rendre service à la cause des femmes, à laquelle je suis profondément attachée, que d'utiliser constamment l'argument de la féminité malmenée et s'enfermer dans une plainte factice, au lieu d'affronter sereinement le débat politique", a-t-elle sermonné

Egalement mis en cause, Laurent Fabius a démenti les accusations de Ségolène Royal. La candidate l'accuse d'avoir déclaré à son sujet lorsqu'elle s'est lancée dans la campagne pour la primaire: "qui va garder les enfants?" "La phrase qu'elle a citée, je l'ai démentie dix fois, ça n'a aucun sens", s'est justifié Laurent Fabius sur France-2."Ceux qui me connaissent, savent que je ne suis pas machiste bien au contraire", a poursuivi le député PS de Seine-Maritime. "On peut avoir des désaccords politiques (...) Il faut les traiter bien sûr, mais ne pas se victimiser soit même".

 

Et Laurent Fabius de rappeler qu'au congrès de Dijon du Parti socialiste en mai 2003, il était le premier à dire "je veux une loi contre les signes religieux à l'école, parce que le foulard, le voile c'est une atteinte au droit des femmes". "Les dirigeants du Parti socialiste à l'époque étaient d'un avis différent. Mais grâce aux militants j'ai emporté la conviction. Donc quand on parle de machisme attention !"

 

Tout en  écrivant ce « Carnet », j’écoute Brigitte Fontaine sur « en aparté de Canal+ : « Ni poupée Barbie, ni fée du logis :je suis libre ! ». « Je crois que je préfère… Marie Georges, Mme Buffet. Elle a dit qu’elle ne se présenterait pas s’il y avait quelqu’un de valable à gauche »… Vous ne voyez pas le rapport avec ce qui précède ? De la cause à la glose des femmes, avec une clause d’inconscience et d’inconsistance. « Etre libre, dit Fontaine, c’est réconcilier ce qui il y a d’inconciliable en soi ». Inspirée, Brigitte !  Mais j’arrête : Ségolène-l’Amazone va se sentir agressée, humiliée, bafouée, insultée … et victime d’un macho parmi les macho

 

 

Pour Bernadette, "la messe n’est pas dite"

 

Affaire de femmes encore. De Dame première en puissance à la première Dame en titre…Pour Bernadette-la-catholique, « la messe n’est pas dite ». Une exclusivité du Nouvel Observateur !  Qui remet les pendules élyséennes à l’heure. Et Sarkozy à sa place. La « François Hollande » de l’actuel Président est très claire… Chirac candidat une troisième fois ?   

 

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« Il est trop tôt pour le dire. Nous ne sommes qu’en novembre. On verra les choses plus nettement au premier trimestre. Quelle que soit sa décision, elle sera importantissime, mais ce sera la sienne. C’est une chose qu’il ne partage pas avec moi. C’est le choix d’un homme, pas d’un couple."Mais une chose est sûre : « On n’est pas dans l’après. Il y a trop de gens qui croient qu’on est déjà dans l’après (…) La messe n’est pas dite. (…) Vous savez, on peut avoir des surprises. La situation du monde est complexe. Et parfois, cela bouscule tout (…)

Vous avez vu comme il est en forme ? »

Une confirmation, entre les lignes, à l’Elysée, si Jacques ne se représente pas, on aurait une faible pour Ségolène même si Bernadette ne tient pas à faire le jeu du PS…Je cite encore le Nouvel Observateur : « Ségolène Royal est, chez nous,  la première à avoir levé le drapeau » (…) « Elle a un look, elle est très photogénique, il faut le reconnaître. Vous savez, le fait d’être une femme ne suffit pas pour s’imposer mais c’est important, cela joue dans le subconscient de toutes les autres ».

Ah ! Ce subconscient ! Psychanalyse de la vie politique française : cela s’imposerait. Mais quel divan serait assez grand ? Et quel psy assez compétent. J’aimerais en parler à Brigitte Fontaine… Sa « Libido » vaut d’être écoutée et regardée… Cela n’a rien de futile !

14/11/2006

Carnet de campagne: des candidatures anxiogènes

Vous avez dit « TSS » ?

Sarkozy, l’enfant politique de Robert Grossmann (ils ne l’oublient ni l’autre), a un mérite essentiel qui lui a permis de griller son « ami » (et parrain) PASQUA à Neuilly (mais ne l’a pas empêché de se tromper de « cheval » en misant Balladur contre Chirac) , de kidnapper une UMP non faite pour lui et de revendiquer une « candidature naturelle » pour l’Elysée : il a un flair politique indéniable. Pour lui (et il sans doute tort de le dire, mais il a raison de le penser),  la candidature de la socialiste Ségolène Royal représenterait une vraie  chance...pour le candidat de l’UMP !

En visite officielle à Alger comme ministre de l'Intérieur, il a affirmé lundi, comme candidat(joli, et inadmissible,  mélange des genres et des fonctions): « Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène 'tout sauf Ségolène' empêche le phénomène 'tout sauf Sarkozy' ».Ce n’est pas faux. C’est bien vu. Mais ce cynisme (ou ce réalisme) ne lui garantit rien…

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Si le candidat du Parti socialiste était Laurent Fabius, dit-il,  "on aurait une campagne violente, parce que c'est un homme violent, le risque pour moi est beaucoup plus grand qu'avec une campagne apaisée"(…) Au contraire, "si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice".

Nicolas Sarkozy considère que Ségolène Royal , tout en imposant « malgré tout un processus de modernisation », est "en totale décalage avec son électorat et elle aura beaucoup de mal à assurer un rassemblement des voix à gauche"(…)"Je pense qu'elle montrera sa vraie nature, qui est quelqu'un d'irascible, dur et, quand ça ne va pas, qui se crispe".Bien vu. Mais pourquoi, Sarko ne parle-t-il pas de DSK ? Parce qu’il sait que ce serait le meilleur candidat socialiste, le plus crédible, le plus cohérent, le plus fiable, donc le plus dangereux pour lui…

En fait ,Sarko et Ségo sont faits du même bois… A brûler plus quà sculpter. A casser plus qu'à tailler.... Sarkolène et Ségozy, ou Sarkosette et Sénigolas. Bayrou a raison : en duo plus qu’en duel. Mais le mari ne Cecilia ne vote pas au PS : Hollande, le compagnon de Ségo, votera pour elle. Un avantage tout de même pour Ségolène : elle bénéficie (et bénéficiera) du soutien de la machine élyséenne …Le dernier S du TSS, c’est Sarko, pas Ségo…Tout cela fait de plus en plus sourire et rire le même homme : Le Pen. Entre Sarkolène et Ségozy, il monte, il monte, surtout quand il ne dit rien. Les TSS de droite et de gauche brisent le TSL, Tout Sauf Le Pen. Et çà, c’est grave !

Vous avez dit « programme » ?

'UMP a présenté les grandes lignes de son projet de programme législatif pour 2007, qui entérine les idées de "travailler plus pour gagner davantage", de "révolution écologique" et de "gagner la bataille de l'intelligence".

La "rupture" que préconise le parti présidé par Nicolas Sarkozy "n'est pas une cassure avec notre héritage national".

"Ce n'est pas une fracture avec nos idéaux sociaux, c'est une volonté de faire autre chose et autrement pour servir la France de toujours", a souligné François Fillon, conseiller politique du président de l'UMP.

J’ai tout lu. Où est le « programme » ? Où est la « rupture » ? Programmer tout ce qui était à faire depuis cinq ans constitue-t-il un programme ? Aligner des constats et quelques promesses pas toujours cohérentes est-il un acte de « rupture » ? C'est la continuité sans changement. Tout est perfectible, il est vrai…

Le « maillon faible »

Que fera-t-elle si un jour, élue à L’Elysée, elle est la cible de critiques intérieures ou extérieures. Si elle reste fidèle à ce qu’elle est aujourd’hui, il y a de quoi avoir quelques peurs… « Sexisme », « machisme », « coups bas ». Maggie Thatcher (si détestable, par ailleurs) ne s’est jamais montrée aussi parano. Et n’a jamais joué sur  ces lâches claviers d’une victimisation, fausse mais cultivée. La parité et l’égalité entre les sexes, oui. Bien sûr. Nous avons en France tellement de retard à rattraper…Mais  a discrimination « positive » que demande Ségolène en sa faveur n’a rien à voir avec son sexe, mais avec sa… tête.

La vedette de la « Star’Ac » des sondages est surtout en tête du hit-parade des bévues commises dans la campagne interne du PS … Ceux qui la soutiennent en connaissance de cause font un pari sur la perfectibilité qui tient du loto, de « l’Euromillion » ou du quinté+… Après l’économie-casino, la politique-casino ? C’est la roulette russe réinventée…

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La prochaine campagne interne au PS (sur quelque sujet que ce soit) devrait peut-être s’inspirer du plus con (mais du plus significatif) de notre époque : Le « maillon faible »… Mais dans « l’île de la tentation » d'aujourd'hui, ce sont les sondages qui visiblement jouent un rôle déterminant.

Reste une question, la plus importante : le PS compte-t-il des adhérents qui sont militants  ou supporters ?

En attendant la réponse (ce jeudi ?), la « Ségolènomania » marque une étape de plus dans la « poeple-démocratie ». Les idoles : le retour ! Mais pour quelle France ? Et pour quel « socialisme » ? Je suis sévère (injuste, peut-être), c’est vrai. Un peu (beaucoup) provocateur, même…Mais je suis surtout un citoyen (un parmi bien d’autres) qui a conscience de l’importance que revêt l’élection Présidentielle… Et j’ai peur. Ce qui n’est jamais bon. Cela fait même le jeu de Le Pen…  Mais que voulez-vous ? A droite, Sarko, et à gauche, Ségo, sont d’abord « anxiogènes » ...

11/11/2006

Carnet de campagne: Vous avez dit "légitimité"?

L’humour (particulier) de Dieudonné…

Alors qu'il visitait les stands de la fête "Bleu blanc rouge" -rebaptisée "convention présidentielle"- du Front national au Bourget, Jean-Marie Le Pen a eu la surprise samedi 11 novembre de se retrouver nez à nez avec l'ex-candidat à la présidentielle Dieudonné, venu se faire un avis "citoyen" hors de toute "diabolisation". C’est d’un drôle ces rencontres de personnages opposés qui se ressemblent tant sur bien des points (poings ?)"Ce n'est pas du tout un appel à voter Jean-Marie Le Pen", a assuré (sans rire ) « l'humoriste » alors qu'on l'interrogeait sur les raisons de sa présence. "Je suis pour l'apaisement entre communautés", a-t-il ajouté.

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"Dans ce climat de tension extrême, il est important de discuter, plutôt que diaboliser les gens. Ouvrons le dialogue". C’est beau, cela, non ? "Il est le bienvenu", a dit Golnisch…"Vous êtes le bienvenu", lui a aussi assuré Jany Le Pen. "Il a un grand talent il paraît" et "c'est bien dommage qu'on lui ait coupé la parole", a jugé bon de préciser l'épouse du leader d'extrême droite. La France plurielle est très singulière en certaines circonstances.

Ségolène, la « légitime »

Le JJD pour Ségo en ce dernier dimanche avant le premier tour de scrutin au PS. "A l'issue de ce processus, ma légitimité n'est plus contestable et le PS en sort grandi. C'est bien!", déclare-t-elle dans les colonnes du journal où elle estime être "la seule à pouvoir l'emporter sur la droite" dit-elle. "J'incarne le changement profond que réclament les gens. Pour beaucoup je suis la candidate contre les pouvoirs en place, contre les pesanteurs, contre ceux qui sont propriétaires de la chose publique", souligne-t-elle, en  affirmant qu'il y a "un côté insoumission chez mes partisans" et en prenant soin d’enfoncer le clou qu’elle préfère : "Que la symbolique du père de la Nation puisse être une femme, ça c'est une révolution!"…

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Pas « rancunière, mais »….

Ségolène Royal constate que "le parti a pris le risque d'affaiblir son candidat" quand il a accepté les débats internes « exigés » par ses deux rivaux Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius."Doutant de mes capacités, ce sont les deux autres qui ont voulu ces débats. Et s'ils ont exigé six, c'est qu'ils pensaient que je ne tiendrais pas la distance", dénonce-t-elle avant de déplorer les "attaques très violentes" dont elle a été l'objet et auxquelles elle a refusé "de répondre"."Finalement, les militants ont permis que tout se déroule correctement", se réjouit-elle. "Si j'étais tombée dans la polémique, cela aurait pu très mal se terminer". Pour qui ? En tous cas, elle ne se voit pas « rancunière » (ce qui ménage cet inscrit nulle part…) Rancunière, elle ? "Non! Pas assez, c'est peut-être ma faiblesse. Mais comme je vais de l'avant, je ne traîne pas avec moi les scories du passé, toutes les méchancetés, les humiliations...".

L’espoir de DSK : un deuxième tour

Il a bénéficié d’un excellent soutien de Rocard sur TF1, ce soir, DSK. Mais que pèse Rocard sur les militants du PS. Ce n’est pas parce qu’il a raison qu’on lui donne … raison. Le « syndrome PMF » handicape toujours ce parti que Mitterrand avait eu le mérite de relever et qui risque de redevenir la bonne SFIO  d’un mollétisme non social, autoritaire et peu cohérent… « Si Ségolène Royal fait un score inférieur à 46%, elle n'aura plus de réserve, tandis que je pourrai compter sur tous ceux qui n'ont pas voté pour elle, comme par exemple les jospinistes »,dit-il « Mais déjà ce débat dans le parti a permis de montrer que les trois candidats n'ont pas les mêmes positions, ni les mêmes capacités à combattre Nicolas Sarkozy". Et pour battre Sarkozy, le meilleur, à ses yeux, c’est lui. Il n’a pas forcément tort. Mais ce n’est pas lui va décider… DSK a la « légitimité «  de la crédibilité », Ségolène  a celle des sondages. Qu’est-ce qui compte le plus aujourd’hui ?

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Fabius puise dans la boîte à idées de Bayrou

Fabius, lui, a quelle  légitimité ? La sienne, d’ancien plus jeune PM de France,  celle des ses trahisons (d’idéal et de parti) sur l’Europe et celle de réseaux bien organisés que DSK n’a pas au sein du PS et… ailleurs. Lui aussi mise sur un second tour. Et ce champion de l’Europe par la gauche, de la « gauche » gauche n’hésite pas à se servir de l’udf comme d’une boite çà idées

Il l’a dit dans une ITW au Monde ; ce second tour "opposera sans doute Ségolène Royal et moi-même, c'est-à-dire deux visions politiques différentes, l'une qu'on pourrait appeler le blairisme régionalisé et l'autre qui est tout simplement socialiste".

Ne dites surtout l’ex-jeune premier du PS qu’il est « archaïque ». « Au Ps, on appelle ainsi ceux avec qui on a un désaccord ».

En cette dernière ligne droite, après avoir repris à son compte quelques idées de Bayrou (sur l’écologie et sur l’indépendance des média par rapport à certains industriels, notamment), il se fait le Chevalier rose d’une laïcité renforcée. Il souhaite "adosser à la Constitution une charte de la laïcité", applicable "notamment à l'hôpital". "Je défends les principes laïques, en particulier parce que ce sont des principes de paix", explique-t-il dans Le Monde.

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Cette laïcité réaffirmée est "d'autant plus nécessaire" dans une France plus diverse et multiculturelle. "Est-ce que la crise de nos banlieues disqualifie la République? Au contraire! Cette crise confirme l'actualité de la République, à condition que celle-ci ne devienne pas une République des apparences", poursuit M. Fabius. "Si dans un quartier vous n'avez ni école de qualité, ni logements décents, ni sécurité au quotidien, ni propositions d'emplois, ni lutte contre les discriminations, la République se transforme en une abstraction. Je suis hostile au modèle communautariste religieux, ethnique ou régional et j'entends bien, si je suis investi, que ce soit là un des grands débats que j'aurai avec M. Sarkozy, dont la démarche me semble inverse de la mienne", ajoute-t-il.  Avec une tonalité très proche (là aussi) de celle de Bayrou. Sans doute parce que Fabius, en dépit de ses handicaps carriétistes, reste intelligent:l'UDF a en matière de "programme" la légitimité que donne le travail sérieux, en profondeur, sans tapage, mais avec courage et cohérence...

Pour Fabius, (et là encore on retrouve curieusement, bizarrement,paradoxalement, des accents de Bayrou) "la source de nos difficultés économiques résulte de la mauvaise spéculation de notre économie et de l'insuffisance de notre effort de formation et de recherche. La solution est alors dans le redéploiement, l'innovation, la formation. C'est ce que l'idéologie dominante appelle mon 'archaïsme"'.

La vidéo qui fait mal ?

Interrogé sur la vidéo pirate concernant Ségolène Royal, DSK (dont l’un des proches est mis au banc des accusés) a condamné la méthode qui, dit-il, "n'aura aucune conséquence sur le scrutin de jeudi". Il a en revanche refusé de se prononcer sur le fond: "je ne l'ai pas encore vu, mais on m'en a beaucoup parlé. Ce qui est certain, c'est que nos enfants ont grand besoin de plus de soutien scolaire. Mais il serait complètement illusoire de croire qu'on peut avancer dans ce domaine sans les enseignants".

Fabius , lui, sur ce point, est clair : "Je ne sais pas dans quelles conditions cette vidéo a été prise" et "c'est toujours un peu désagréable d'utiliser des choses faites à l'insu de quelqu'un", mais "un candidat doit tenir le même langage quelque soient les circonstances". "C'est quand même le b.a.ba".

"Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de dire: finalement, les enseignants ils ne travaillent pas". "Il y a des réformes à faire dans l'Education nationale, mais cela doit se faire avec les enseignants et non pas en les prenant comme bouc-émissaires".

Le pire, c’est que Ségolène dans cette affaire joue la victimisation plus que l’argumentation. Un style de gouvernement ? Nombre de ses supporters au PS peuvent retrouver des réflexes de militants. Qui sait ?  Mais, malgré ses bourdes, Ségolène, semble continuer à réussir dans le registre d’une séduction plus poeple que politique… Le 16 novembre, c’est bientôt.  

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Sarkozy des deux cotés de la caméra

L'intégration dans certains reportages télévisés d'images fournies par la société de production ETC suscite des remous à France Télévisions…Cela se comprend !  ETC, chargée par Nicolas Sarkozy de filmer ses meetings de campagne, bénéficie de conditions privilégiées pour tourner des images du ministre-candidat (ou du candidat-ministre), notamment une caméra réalisant des travellings spectaculaires, tandis que les journalistes télé, parqués sur les côtés de la salle, n'ont que de mauvais angles de vue.

Les journalistes CGT de France Télévisions protestent contre les «images de propagande» d'ETC qui sont parfois reprises dans les journaux télévisés, comme l'a révélé une enquête du Monde. Le contrôle des images est en passe de devenir une des polémiques dans la campagne présidentielle. A droite comme à gauche d'ailleurs, puisque ni caméra, ni appareil photo, ni même magnétophone n’ont été autorisés à enregistrer les trois débats en province des candidats socialistes, dont celui de Toulouse. Limites de la transparence… et de la démocratie. Avec quelle légitimité?

 

05/11/2006

Carnet de campagne: Le Pen et son "vivier pupulaire"

DSK: Ah! Si les sympathisants votaient... 

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"Les derniers jours de la campagne sont décisifs"….  assuré Dominique Strauss-Khan. Nous y sommes.  le 16 novembre c’est demain. Et bien malin quii peut prévoir le score. Le vote des militants n’est pas celui des sympathisants. Dans les trois camps, on tente de faire le plein au premier tour. Fabius peut compter sur  20-21 %, si son électorat du Mans ne s’est pas effrité. Ségolène « tient » la direction de la majorité des Fédérations. Mais DSK ?

L’enthousiasme  de ses supporters ne se dément pas. Preuve  en a été faite ce samedi à Strasbourg où il a fait un discours-fleuve, bien construit, sériieux et riche. Entouré du sénateur maire PS de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, et de deux députés européens, Catherine Trautman et Pierre Moscovici, il  a  évidemment mis en avant son credo européen, s'engageant, s'il est investi par le PS et élu par les Français, à relancer "la construction européenne" et à "rehausser le statut de Strasbourg comme capitale européenne"

Une tonalité mendésiste : "La gauche doit revoir ses rapports avec la vérité et ne pas faire des promesses qu'elle ne peut pas tenir",(…)  c'est "en raison des promesses non tenues" que la gauche a perdu le pouvoir à trois reprises depuis 1981.Mais DSK est comme pris sous les feux croisés de Fabius et de Royal. Ségolène a même dit qu’en cas de deuxième tour, elle préfèrerait affronter Laurent Fabius

Julien Dray, partisan de Ségolène Royal, se réjouit ouvertement  que «la Sainte-Alliance Fabius-DSK ait explosé : cela permet enfin de caractériser politiquement Strauss-Kahn». Pur lui, : «Il y a plus un effet Euro-RSCG qu'un effet Strauss-Kahn» grâce à «la mise en scène» par les communicants du candidat de «succès que Dominique est le seul à percevoir...». Il ironise sur le dernier sondage -baromètre TNS-Sofres, publié aujourd'hui  le Figaro-Magazine  (+11 points): «La droite a choisi son candidat puisque Dominique progresse surtout parmi les électeurs de droite...»

L'électorat de Le Pen pour le rétabissement de ma peine de mort

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Problème sérieux pour  la gauche et l’ultra-gauche (mais aussi pour la droite): le vote Le PEN. Une étude de l’IFOP(dont Le Monde rend compte en détail) le montre bien, ou plutôt le confirme : les ouvriers, les employés, les retraités, autrement dit ceux qui ont le plus de difficulté à joindre les deux bouts, constituent toujours l'essentiel du vivier du Front national (FN).  

*La catégorie la mieux représentée chez les sympathisants du FN est celle des ouvriers (qui représente 25 % de l'électorat FN contre 14 % des Français). Viennent ensuite les employés (22 % contre 18 %) et les retraités, même si la proportion de ces derniers est un peu moindre que dans la population totale (23 % contre 25 %).

* La  légère surreprésentation des agriculteurs par rapport à la moyenne nationale (1,5 % contre 1 %) confirme la percée du FN notée à la présidentielle de 2002 dans cette population. Une percéee que Le pen est décidé à accentuer : il se lance dans « marche verte », à travers les campagnes françaises.

*Les professions libérales, les cadres supérieurs comme les professions intermédiaires résistent mieux aux sirènes frontistes (2,5 % et 8 % contre 7 et 14 %).

*Le portrait esquissé par l'étude montre que le sympathisant du FN est plus souvent un homme (52 %) âgé de 35 à 49 ans (32 % alors que ce créneau d'âge ne réunit que 28 % de Français) ou de 50 à 64 ans (23 contre 21 %).

*Les plus de 65 ans comme les 18-24 ans sont moins représentés que dans l'ensemble de la population (17 % et 9 % contre 21 % et 11 %).

*Plus souvent que les autres Français, ce sympathisant FN déclare avoir "peu ou pas du tout" d'"intérêt pour la politique" (67 % contre 56 %). En revanche, il participe plus souvent aux élections (52 % contre 50 %). S'il participe moins fréquemment que le reste de la population aux manifestations (47 contre 50 %), le noyau de ceux qui manifestent régulièrement est plus important que celui de l'ensemble des Français (28 % contre 25 %). Cette tendance protestataire peut trouver sa source dans le fait que 68 % des personnes se déclarant "proches" du Front national déclarent "vivre difficilement" avec les revenus du foyer alors qu'ils sont 54 % à le dire dans l'ensemble de la population. De même, 81 % contre 76 % pensent que les jeunes ont moins de chances de réussir que leurs parents.

Sur les « idées », pas de surprises L'immigration est le premier thème mobilisateur chez ces sympathisants du FN. Un sujet qu'ils lient, comme Jean-Marie Le Pen, à celui de l'insécurité. 86 % d'entre eux estiment, selon l'Ifop, qu'il y a trop d'immigrés en France soit 33 points de plus que la moyenne nationale. 54 % contre 40 % pour l'ensemble des Français pensent qu'"on ne se sent en sécurité nulle part". Ils  sont 78 % à réclamer le rétablissement de la peine de mort "

 

 AZOUZ BEGAG :"Une petite bombe"... pour avril

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Azouz Begag, écrivain et sociologue d'origine algérienne, aujourd'hui ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, joue les empêcheurs de tourner en rond. Sur France 5, dimanche dernier , il affirmait haut et fort : « Moi je voterai De Villepin …même s’il ne se présente pas ». Et il brouille les  cartes de Perben en annonçant sa condidature aux municipales ou aux législatives à Lyon. « Sans étiquette », dit-il….  

Begag prépare un livre, «qui raconte l'épopée d'un chercheur au CNRS écrivain, débarqué en politique sans le code de la route», Une chronique à l'adresse de tous ceux qui le prennent pour «l'Arabe de service». "Une petite bombe", laisse-t-il entendre, qui devrait sortir en avril, juste avant la présidentielle. Sarkozy devrait essayer d'avoir quelsques bonnes feuillees...

Sur le WEB: l'udf de Bayrou crève le toile

L’UDF plus influent que l’UMP sur le Web? Un article intéressant sur AGORAVOX >>>>>>>

01/11/2006

Carnet de campagne: De la transparence des urnes...

medium_elysee.jpg>>>> Le Ps a choisi des urnes transparentes pour ses scrutins internes… Comme si des tricheries étaient imaginables dans ce parti si démocratique…. Ce sont les conseillers de Ségolène qui ont insisté sur ce détail qui permet de voir que les urnes sont vides avant de se remplir.  C’est bien. Qui n’est pas pour la « transparence » ? Mais matériellement, toutes les urnes ne pourront pas être transparentes. Il faut investir, camarades. Cela fait marcher l’économie. Mais le temps presse : vers des heures supplémentaires  les fabricants d’urnes…Mais la transparence des urnes est plus facile que celle des "pensées de derrière", comme disait Blaise Pascal.

medium_hollande.5.jpg>>> PICROCHOLINES, commente Le Figaro, à propos des querelles internes au PS  sous la pression de "ségolénistes" bien trop zélés ou trop bêtes: Oh! ces bagarres de procédure....En  réunion d'organisation, alors qu'il n'y a pas de débat direct cette semaine en raison des vacances de la Toussaint, le mandataire de Royal, Patrick Mennucci, s'est plaint du déroulement du deuxième débat télévisé. Il a compté : Ségolène Royal a été relancée 48 fois par les journalistes, tandis que Laurent Fabius ne l'aurait été que 32 fois et Dominique ­Strauss­­-Kahn­ 31.

Son argument : ce serait déstabilisant pour la candidate. La pauvre...

Qu'est-ce que celà risque d'être si elle arrive à l'Elysée! Presse accréditée égalera presse servile. Bel esprit démocratique. Il y a du stalinisme dans quelques têtes...

Je cite encore le Figaro:"Les « royalistes » restent très soupçonneux sur ces débats télévisés et n'hésitent pas à mettre en doute l'impartialité des organisateurs. Hier, ils ont même demandé que les mandataires soient présents dans la régie du studio des chaînes parlementaires, pour surveiller les questions qui pourraient être suggérées par oreillette aux journalistes qui animent l'émission." Ben voyons...Qui donnera des leçons à Poutine? Cela devient grave...RSF devrait se mobiliser par mesure de précaution. A moins que l'on choisissent les journalistes autorisés à  traiter des affaires de la présidence (royale) de la république (royale) par "tirage au sort"... d'une façon (royalement) "populaire".

>>>> Lu dans LE Monde une excellente chronique  de JEAN-LOUIS ANDREANI. Je reprends ici sa  conclusion. Ségolène et ses amis devraient y réfléchir…. « Lorsque Mme Royal explique que, sur la Turquie, son opinion sera celle du peuple, elle tourne le dos à l'idée selon laquelle l'homme, ou la femme, politique était supposé (e) être élu (e) à partir de convictions qu'il (elle) a su défendre avec assez de force pour les faire partager. L'exemple de la peine de mort, abolie par la gauche contre tous les sondages et qui suscite maintenant un large consensus, a été cité à de multiples reprises, mais il conserve sa valeur.

Il est bien sûr permis de défendre une conception inverse de celle illustrée alors par l'initiative de François Mitterrand sur le châtiment suprême. Il est plus difficile de prétendre qu'elle restaure la légitimité du politique. En poussant le raisonnement à ses limites, autant vaudrait déterminer quel est le meilleur institut de sondages, puis décider que son directeur deviendra président, avec pour mission de mettre en oeuvre une politique inspirée des réponses à des questionnaires judicieusement établis et soumis à un échantillon représentatif de la population...

Outre les objections de principe, la faisabilité de ce type de gouvernement est elle-même incertaine. Tous les sondeurs et les politiques savent que l'opinion est versatile, qu'elle peut être convaincue à force de pédagogie ou intoxiquée à coups de désinformations. Les sondages peuvent se tromper, être contradictoires.

Laurent Fabius avait fait un jour la démonstration, à la télévision (lors de l'émission "L'heure de vérité" d'Antenne 2 en décembre 1987), qu'on peut renverser les résultats d'un sondage en quelques minutes, rien qu'en changeant de ton... Et Michel Rocard, qui fut le premier dirigeant à théoriser les rapports entre l'opinion et le politique, souligne aujourd'hui, après avoir passé trois ans à Matignon, que gouverner au sondage relève de l'impossible.

Dans un ouvrage qui survole six siècles de crises, voire d'effondrements français (Le Phénix français, Flammarion, 18 euros), le journaliste Georges Valance souligne que le pays, à chaque fois, a repris pied grâce à une impulsion forte, donnée par un personnage politique déterminé, qui ne craint pas de prendre des risques. L'inverse, en somme, d'un mode de gouvernement à la godille, qui ferait de l'image et de l'écoute des sondages sa principale force ».

Moi j’approuve et applaudi des deux mains.

medium_segolene_12.2.jpg>>>> Ségolène se rend compte, visiblement, qu’elle allé un peu loin, avec trop de légèreté…."Quand j'évoque les jurys citoyens, je sais de quoi je parle. Mes adversaires en font aussitôt des jurys de cour d'assises. Ca n'a pas de sens. Alors, il faut une phase d'explication, et on comprend alors mieux ce que j'ai dit", souligne-t-elle. "Pareil pour l'encadrement militaire des délinquants. J'ai toujours bien précisé 'pour des tâches humanitaires' qui revalorisent. Je maintiens l'idée d'encadrement militaire. Ce sont des condamnés! On ne va tout de même pas les mettre en colonie de vacances", poursuit-elle.

Comme on lui demande "le peuple aurait toujours raison ?", la candidate à l'investiture PS pour l'élection présidentielle répond: "le peuple n'a pas toujours raison, mais  quand il a voté sa décision est celle de tous". Selon Ségolène Royal, "la responsabilité politique, c'est de prendre des décisions". "Mais, une fois celles-ci prises, qui est le mieux placé pour juger de leur efficacité ? Trop de Français ont le sentiment de ne compter pour rien, d'avoir des problèmes qui ne sont jamais pris en compte par les politiques. On a tout à gagner à les écouter", ajoute-t-elle.
Je n’ai pas tout compris. Mais cela doit venir de mes propres limites.

medium_charasse.jpg>>> Il cogne sur Ségolène, Charasse (partisan, peu sympathique à mes yeux, de Fabius) ! Il estime ce  mercredi dans Le Figaro, qu’avec elle "le paquet est plus beau que le cadeau". Il traite  de "nostalgiques du vote censitaire" ceux qui sont favorables à la multiplication des "comités", "conseils", et "commissions" en tout genre qui "contournent le suffrage universel". "Les propositions de Mme Royal sont peut-être au premier abord populaires, mais si on réfléchit un peu on voit que le paquet est plus beau que le cadeau", explique le sénateur PS du Puy-de-Dôme Selon lui, "'avoir peur du peuple', c'est refuser l'élection et la sanction du suffrage universel".  "La démocratie est fragile et doit rester à l'abri des gadgets."

medium_fabius_entete.3.jpg>>>> Laurent FABIUS le RASSEMBLEUR : Il  estime "être le mieux capable de rassembler toute la gauche"."Si, malheureusement, les socialistes ne me désignaient pas" le 16 novembre comme candidat du PS à la présidentielle 2007, "je ne vais pas aller contre le Parti socialiste, c'est clair", a-t-il dit sur Europe-1. Mais en cas d'investiture, "je pense être le mieux capable de rassembler toute la gauche à cause des positions que j'ai prises", a assuré le député de Seine-Maritime. "Tout candidat qui ne sera pas investi ne sera pas candidat contre les autres et devra d'essayer d'aider les autres", a convenu Laurent Fabius, "mais il y a une réalité objective: vous n'allez pas rassembler la gauche sur des positions qui ne sont pas authentiquement de gauche".(…) "Si on croit qu'à partir de ce mouvement antilibéral puissant exprimé depuis 2002, en 2007 un candidat de gauche va gagner sur des idées pas très loin (...) de Blair, je pense que l'on se trompe", a lancé Laurent Fabius en visant implicitement Ségolène Royal. "Je pense (...) que pour gagner, il faut rassembler la gauche et que ce sont mes positions qui sont les plus capables de rassembler la gauche", a insisté l'ancien Premier ministre. En prenant soin de différencier "ceux qui souhaitent dans les mouvements de gauche aller au gouvernement et ceux qui ne le souhaitent pas".
"Ceux qui souhaitent aller au gouvernement, ou en tout cas qui l'envisagent, c'est essentiellement les radicaux de gauche, les communistes, les Verts et les amis de Jean-Pierre Chevènement. Nous allons discuter avec eux, il faut que nous bâtissions une plate-forme commune", a ajouté Laurent Fabius. Quant aux autres, "ils sont aussi de la gauche, mais ils ne souhaitent pas aller au gouvernement. Le problème pour eux ne se pose pas en terme de gouvernement, il se pose en terme de vote au deuxième tour de l'élection. Ils auront à choisir entre, si c'est moi le candidat, moi-même et en face vraisemblablement Sarkozy".

medium_dsk_3.7.jpg>>> DSK (qui sera samedi à Strasbourg) et en faveur duquel Robert Hermann, candidat à la mairie, va se pronocer (comme Catherine Trautmann et contrairement à Roland Riess qui vote Ségolène) se veut optimiste. Persuadé que "le flux en faveur de Ségolène Royal s'est complètement tari", que "le reflux" est engagé et que "le doute sur le fait qu'elle puisse gagner s'est instillé" dans les esprits, Dominique Strauss-Kahn se démultiplie dans la dernière ligne droite. En espérant que celle-ci ne s'achève que le 23 novembre, date de l'éventuel second tour de scrutin pour la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle. Se disant soucieux de "représenter la France de ceux qui souffrent, des chômeurs, des précaires, de ceux qui travaillent dur", "DSK" n'a pas manqué, sur ce terrain, de relativiser les propositions de Ségolène Royal en matière de démocratie participative. "Bien sûr, c'est utile, mais il faut surtout traiter les problèmes de fond : les problèmes sociaux et économiques, les problèmes du chômage et de la précarité", a-t-il relevé. "Ma priorité, elle est claire. C'est l'économie pour servir le social", a-t-il insisté, résumant en ces termes son projet : "Ma ligne politique, c'est la social-démocratie, avec le social comme objectif et la démocratie comme méthode."

 

M. Strauss-Kahn fait  une promesse, le "plein emploi dans moins de dix ans". "On me regarde et on me dit : "Attends, on ne peut pas faire cela". Moi, je dis que nous pouvons le faire", a-t-il ajouté, en misant sur le retour de la "confiance".  Et en promettant (à la Mendès-France) un « langage de vérité ». : "Je ne me satisfais pas de ce que la gauche ait été élue trois fois, et que trois fois, cinq ans après, les électeurs nous aient dit "Rentrez chez vous !", a souligné M. Strauss-Kahn, pour appuyer son plaidoyer en faveur d'une "gauche qui dise la vérité".

medium_sarko_a_marseille.jpg>>> La querelle des CRS… .Comment s'opposer à Nicolas Sarkozy(ce jour à Marseille) sans prêter le flanc à de nouvelles accusations de laxisme ? Cette question resurgit au Parti socialiste. Si les trois candidats à l'investiture s'accordent pour dénoncer la "responsabilité" du ministre de l'intérieur et réclamer le rétablissement d'une police de proximité, des divergences sont apparues au sujet des CRS, affectés en soutien de la sécurité publique dans les cités sensibles. Dominique Strauss-Kahn avait réclamé leur retrait. "Je vous le dis, Nicolas Sarkozy, il faut retirer maintenant les cars de police des cités, il faut que les cars de CRS s'éloignent", avait déclaré M. Strauss-Kahn, en soulignant que les banlieues "ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper".La réplique est d'abord venue de Ségolène Royal qui  a affirmé qu'il ne convenait "certainement pas de retirer les CRS, puisque c'est eux qui assurent la protection lorsque c'est nécessaire, et notamment de la police de proximité".

Porte-parole du PS - et partisan de Mme Royal -, Julien Dray a enfoncé le clou. "Jamais le Parti socialiste n'a demandé le retrait des CRS des quartiers", a souligné le député de l'Essonne, ajoutant qu'une telle décision "voudrait dire qu'on laisse les effectifs de sécurité publique livrées aux bandes".

"Donner le sentiment d'un recul de l'Etat dans une période de tension, c'est une faute", souligne, de son coté,  Claude Bartolone, député fabiusien de Seine-Saint-Denis, qui estime que M. Strauss-Kahn a voulu lancer "un gros coup d'oeil en direction des jeunes des quartiers populaires".

Sur le fond, DSK n’a sans doute pas tort : "Si quelque chose avait été fait (dans les banlieues) depuis un an, la présence policière serait venue en appui. Comme ce n'est pas le cas, elle apparaît comme une provocation", explique Jean-Christophe Cambadélis. Pour ce proche de M. Strauss-Kahn, ce qui est "malhabile" de la part du PS, c'est de "voler au secours" de M. Sarkozy. Celui-ci s’amuse….Critiquant, le "grand débat" au PS entre "ceux qui me demandent de retirer les CRS et ceux qui me demandent de les maintenir", le ministre de l'intérieur a ironisé : "Heureusement que le matin en me levant, quand je dois savoir ce que j'ai à faire, je ne les entends pas." Facile pour celui qui voilà longtemps déjà pensait aux présidentielles, en se rasant le matin. C’est fou ce qu’il réfléchit, devant sa glace, Sarko…

>>> Ségolène joue et rejoue la carte « femme ». Jusqu’à en abuser : elle fait le jeu de MAM à droite….et de Clémentine Autain à la « gauche de la gauche »… "Je crois que j'incarne le changement. Une autre façon de faire de la politique. Les gens apprécient ma liberté de parole. Ils sentent aussi que je ne suis pas dans le même rapport au pouvoir que beaucoup d'hommes politiques. Je ne suis pas candidate à une place", dit-elle en reconnaissant  "C'est l'opinion qui m'a imposée"(…) « Le temps des femmes est venu » . Moi je ne demande pas mieux. Mais en l'occurence, la conduite d'un Etat n'est pas (et ne doit pas être) une affaire de sexe...Pourquoi, apr exemple,  les radicaux ont-ils évincé Christiane Taubirat? Des femmes de qualités, capables d'assumer les plus hautes fonctions, il y en a d'autres, au PS! J'arrête...Je m'égare. Ce n'est pas la femme Ségolène qui est en cause dans cette chronique: c'est la "bulle Ségolène". Même si Alain Duhamel a eu tort (et il l'a reconnu) de ne pas l'avoir retenue dans ses "Prétendants", cette galerie de portaits de "présidentiables". Sur le fond, n'avait-il pas raison?
 

medium_chirac_au_figaro.jpg>>> Le suspense Chirac. L’ITW donnée par le Président de la République au Figaro  suscite quels troubles à l’UMP… Les compliments pour sarko sonnent faux. Ceux pour De Villepin sonnent juste. Interrogé sur la possibilité de plusieurs candidatures UMP à la présidentielle, le chef de l'Etat rappelle que ce scrutin est, pour les gaullistes, "une rencontre entre un homme et un peuple". "Tout est donc est possible". Pour autant, il juge "souhaitable" de "privilégier l'esprit d'unité et de rassemblement". "Je souhaite que la majorité garde à l'esprit le vieux principe selon lequel l'union fait la force, et qu'elle agisse en conséquence", ajoute-t-il. en refusant à nouveau de dévoiler ses intentions pour 2007. "Il est de ma responsabilité de président de la République de donner la priorité à l'action". Dès lors, "je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire au premier trimestre 2007", réaffirme-t-il en précisant  qu'il prendra sa décision en fonction d'un "critère tout simple: l'idée qu('il se fait) de l'intérêt de la France". C’est beau, non ? Je suis sûr, intuitivement, qu’il est sincère en disant cela. Sarko a dû faire la grimace devant sa glace…

medium_besancenot_krivine.jpg>>> Difficile la récolte des signatures!  Alain Krivine, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est  pessimiste  pour  Olivier Besancenot. Il a indiqué que la LCR peine à collecter les parrainages nécessaires à la candidature d'Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007, et dispose actuellement de 250 à 300 promesses. "La collecte de signatures est beaucoup plus difficile cette année: on est à plus de 250 signatures, mais on n'a pas encore 300", sur les 500 requises, a souligné le dirigeant trotskiste.

Début septembre, la LCR n'avait recueilli que 200 promesses."Les maires en ont marre d'être harcelés par les demandes de parrainages à chaque élection, certains recevant la visite de dizaines de candidats"(...) "La collecte demande un effort considérable de la part des militants qui parfois sont obligés de demander un jour de congé" à leur employeur "pour se rendre chez les maires qui ne veulent pas être dérangés un dimanche", raconte Alain Krivine.

La tâche de la LCR est compliquée par la consigne donnée par le PS à ses élus de réserver leur parrainage aux seuls socialistes. "Il n'y pas de menace directe" du PS sur les maires non socialistes, mais "une sorte d'auto-censure" de la part des élus à l'approche des municipales, selon lui. Arbitraire de la barre des 500 et difficulté des petites formations , qui, au total, font beaucoup. Un signe parmi d'autres des dysfonctionnements de la démocratie française, une  partitocratie bie, pervertie par rapport aux rêves gaulliens.

Présidentielles: Dominique Strauss-Kahn à Strasbourg (18h30, Palais de Congrès)

medium_Dominique-Strauss-Khan-G-1.2.jpgOui, je signale ce meeting. Parce que je pense que DSK est un "bon" candidat, bien que je ne sois pas PS. je reproduis aussi ici cette prise de position d'un ex-soixante-huitard (On n'a que l'âge de ses idéeaux perdus)... Les artères suivent, ou pas... La jeunesse passe (trop) vite. La vielliesse se termine par la mort (trop tôt)...

 : « Je voterai sans hésitation pour DSK », d’Alain Geismar (Le Monde du 31 octobre) :

« Aux côtés de Daniel Cohn-Bendit et de Jacques Sauvageot, j’ai été un des porte-parole de Mai 68, puis j’ai rejoint les maoïstes, croyant sincèrement aller ainsi au bout de l’espoir soulevé par Mai. J’ai vécu, j’ai vu passer les années et les hommes, Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, dont l’élection m’a libéré de mon inscription gauchiste.

En 1986, le PS a perdu les élections et je l’ai rejoint, j’ai rencontré alors Lionel Jospin, qui incarnait ce parti. Je n’ai jamais depuis regretté ce choix de 1986, puis mon choix de Lionel Jospin, dans les bons et les mauvais jours. Auprès de lui, j’ai reconnu cette valeur suprême pour un homme, au-delà des allégeances et des fidélités, d’être libre et responsable de ses choix.

En politique, il existe trois fondamentaux à mes yeux : les orientations de base, leur gestion une fois élu, et les comportements personnels de ceux qui les incarnent. C’est ce triptyque qui fonde nos valeurs.

LE PLUS DÉCISIF

C’est ce dernier point, le comportement humain et politique des hommes et des femmes candidats, qui est le plus décisif à mes yeux, et qui l’est encore plus quand il s’agit justement de choisir, non le projet que nous avons déjà élaboré ensemble, mais la personne qui nous propose de l’incarner.

Des trois candidats en lice, Dominique Strauss-Kahn, que j’ai côtoyé depuis vingt ans, est de très loin et sans aucune hésitation celui que je respecte le plus.

D’autres camarades, parfois très proches, font d’autres choix. J’espère de tout coeur les retrouver tôt ou tard, d’autant qu’il ne s’agit en aucune façon pour moi d’une allégeance à un courant, mais bien d’une réponse à la question posée du choix du meilleur candidat pour cette élection majeure. Personne ne peut s’y tromper.

Si j’avais voulu persévérer dans le rejet de la démocratie représentative, de la démocratie bourgeoise, je n’aurais sûrement pas choisi le Parti socialiste, qui fait du suffrage universel l’alpha et l’oméga de son attachement à la démocratie. Je ne souhaite pas me rapprocher du peuple en le flattant, mais en le respectant.

D’autres amis, extrêmement proches aussi, ne se prononcent pas. Je les comprends bien. Mais je me dis que j’ai trop vu de gens pleurer de n’avoir pas fait le choix de la raison, quand il en était temps en avril 2002, pour pouvoir les suivre. Je sais que, cette fois, tous les candidats sont socialistes, mais ils m’apparaissent si différemment socialistes que je ne peux m’empêcher ce rapprochement, même choquant. Je voterai Dominique Strauss-Kahn parce que je peux partager avec lui l’essentiel de ce qui fonde mon engagement au Parti socialiste. »

Alain Geismar, universitaire et membre du Parti socialiste.

Tribune parue dans Le Monde du 31 octobre.

29/10/2006

Elysée 2007: Qui choisir pour quoi? Dégager des "horizons d'espérance"...

CONFIDENCES. Pardon…J’ai commis un article délibérément « provo » sur « Et si Laurent Fabius  gagnait ? … » . Pourquoi pas,  en effet ? L’Homme qui aurait dû être exclu, logiquement,  du PS après sa campagne anti-parti pour le Non au référendum sur une « Europe libérale » qu’il a été le premier à favoriser n’était –il pas le grand vainqueur et du « NON » et d’un PS "cocufié" par lui-même. ? N'était-il  pas,  dans la foulée, le principal "superviseur" du programme du PS pour les présidentielles?...Le sur-doué du miterrandisme (dans l'une de ses versions) avait un bel avenir...Las, pour lui!....

medium_Fabius.5.jpg

C’est toujours désespérément triste, un « Espoir » qui engendre la désespérance. Pauvre « Fafa » !  Le fils d’antiquaire au rayon des « antiquités »….Mais n'en est-il pas responsable?

 « Plus le singe monte haut, plus il « montre son cul », dit un proverbe, plein de sagesse, chinois…

 « Monté » trop haut et trop vite, Fabius….Mitterrand lui a peut-être rendu le pire des services. Ce qui est bizarre, c'est son incapacité (si l'on en croit les sondages, bien aléatoires) à "grimper" au fil des débats. N'est-il pas, a priori, le meilleur dans les joutes oratoires? Il faut croire que , pour l'heure, son souci de la forme efface ses ambiguïtés de fond...

Même déguisé en « motard », en "gaucho" ,  en « rebelle », en chef du "Non à l'union eupenne"  ou en « inspirateur » principal d’un « programme socialiste » plus « rétro-futuriste » que porteur d’avenir , donc éclaireur d’horizons d’espérances, Fabius fair figure "d'éléphant". L'âge n'est pas celui qu'on a, mais celui qu'on porte... Dommage pour lui.

Fabius souffre d’un double discrédit. Son image de « gauchiste raisonnable » ne séduit personne, ni les « gauchistes », ni les « réformistes raisonnables », ni les "socialistes sincères" .Et son programme n’a rien de programmatique. C’est plus facile de plaider pour un Non que de militer pour un Oui….

Fabius souffre également d’un handicap  terrible : ses qualités charismatiques d’orateur-né sont contredites par les faits. Comme si l'inspiration en panne sur le fond bloquait la forme...

Il aurait dû, ou pu, « gagner » tous les débats, télévisés ou non, à huis clos ou en public, organisés, selon des normes plus « staliniennes » que « démocratico-libertaristes » (puisque que le mot « libéral » est devenu, en français de « Métropole »   un « contre-sens »  ou un « non-sens » stupide)... Mais  Fabius est , en l’état,  victime de lui-même. Ce qui est la pire des choses....

medium_segolene_12.jpgSégolène, aussi, est d’abord victime d’elle-même. De ses calculs « communicationnels ». De ses fantasmes « poeple ». De ses ambitions  personnelles qui n’arrivent que la confondre dans un scénario terriffiant:  ses ambitions personnelles ne coîcident pas avec  ses prétentions collectives.

Plus qu'un gap:  un fossé. Ségolène prise au piège de ses fantasmes. Et des apparences... Pas de "charentaises" dans les "hauts-talons". Pas de "hauts talons" dans les "charentaises"

Révélation: Raffarin a son double féminin. En chaussons...Je sais : j'exagère. mais je  finis par trouver Raffrarin et ses raffarinades plus sympathiques que Ségolène et ses ségolinades... Je dis celà en amoureux  d'un marais poitevin plus riche qu'on le croit....Et qui mérite, sans doute, une élite meilleure, plus ouverte sur le monde.

Après tout, Jarnac, (où dort Miittrerrand) est dans sa circonscription et Cognac, la ville natale de Jean Monnet, mériterait des engagements européens plus clairs. Et plus portés vers l'avenir.

Mais a-t-elle réfléchi à l'histoire de SA Région, Ségolène? Raffarin a soutenu le "futuroscope" (en difficultés). Elle, ne  prône-t-elle pas  des "rétroroscopes"? Sa politique de communication (régionale) est, me dit-on dans cette Région où j'ai beaucoup d'amis, meilleure que sa politique d'actions. C'est à vérifier. Ségolène ne doit pas avoir que des défauts..."Elle est démocratiquement intraitable", me glise une de ses collaboratrices qui a déclaré "forfait"." Elle est socialement infréquentable". Diffamation, j'imagine. Elle est si souriante Ségo... quand tout se déroule comme elle veut. Et si "on " lui donne l'impression qu'"on" l'aime

Une chose est sûre: Elle est dure, très dure cette « compétition  présidentielle»… Ségolène doit rageusement s’en rendre compte."Vivement que celà se termine", lâche-t-elle devant des journalistesqui ont toujours des oreilles trop ouvertes..;

Elle doit surtout, aujourd’hui,  se rendre compte qu’elle a un vrai adversaire malgré la « solidarité de parti » : DSK  qui prend des allures d 'Homme d'Etat quand ,elle, se coule dans le moule d'une élégante mais superficielle et caractérielle  "politichienne" (comme disait de Gaulle).... La République, quand on veut la "prendre" a des exigences.

Dominique Strauss-Kahn.  Le plus réfléchi, le plus  crédible, économiquement et socialement.Le plus porteur d’espérances socialement  raisonnées.  Le plus « naturel » pour un PS qui doit affirmer davantage sa « modernité » que ses archaïsmes, son efficacité  que ses bonnes volontés, son réformisme que son « rétro futurisme », son sens de l’avenir  que l’archéo-socialisme à la française DSK est sans doute le seul leader socialiste qui peut,avec les suffrages des militants, provoquer «un Congrès de Tours à l’envers »,et favoriser l'émergence d'un socialisme d'un type nouveau, avec ces vraies  « ruptures » qu’il faut faire, en toute honnêteté et en toute lucidité. Mais DSK a sans doute trop de qualités pour un parti trop riche en défauts...

Portant, il est bon Dominique Strauss-Kahn.... Lucide, courageux, cohérent, et crédible. Sécurisant, même. Et stimulant. De plus en plus, au fil des débats, télévisés ou à huis-clos.Un esprit de responsabilité et une cohérence des propositions qui n’ont rien à voir avec des « rustines social-démocrate », pour reprendre une formule vide sens de Fabius. Prestance et représentativité, respect des traditions et soif de modernisation. Démocratie vivante et refus des démagogies. Bonne représentation du « peuple de France » dans sa diversité et sa richesse plurielle. Engagements européens sans démagogie et sans populisme.

medium_dsk_3.6.jpgN’étant pas « militant » du pas du PS, je n’aurai aucun droit de regard sur la nomination du « candidat socialiste ». mais l’observateur(citoyen) que je suis a le droit de marquer ses préférences, de préciser ses allergies, d’exprimer ses peurs, ses angoisses,ses  phobies… Et ses espérances 

Le handicap  de DSK?  Le fait d’être né juif. Mendès-France, réveilles-toi ! La France  ne progresse guère. Elle régresse même. Achtung ! Où va-t-elle  s’arrêter cette « régression » ? « Vichy », l’eau neuve de nos vieilles cellules...

 

Redevenons sérieux ! DSK victime d’une discrimination de ce types serait  une honte pour la France et  une horreur pour les Français. Je ne veux et ne peux y croire. Ou alors, poussons au bout la logique. La « lepénisation » des esprits serait  plus forte que l’impact (déjà bien grand) direct de Le Pen. A gauche, comme à droite…

Pauvre France ! DSK et Bayrou pourraient la sauver d’elle-même. Mais,une fois encore,  je rêve… A force de rayer de la carte la « troisième force », nous risquons d’afficher la première des faiblesses. C’est une conviction : pourquoi m'auto-censurer ? C’est aussi une analyse : pourquoi serait-elle moins crédible que d’autres ?

En une ère où la « politique-spectacle »  triomphe bêtement, l’heure des hommes « sérieux » (et des femmes sérieuses) peut sonner. Ne serait-ce que sur un « slogan-programme » que Prodi a réussi à faire triompher (de justesse) en Italie : La politique et l’économie doivent être au service de l’Homme… et non l’inverse.

Ils (elles) sont rares les hommes (les femmes) politiques, de droite, de gauche, et du centre capables de redonner du sens au  mot « valeur » et de la valeur au mot « sens ». DSK en fait partie, comme Bayrou et d’autres repérables dans(presque ) tous  les  « bord ».

 Mais , une fois encore(bis repetita), je rêve, sans aucun doute...

medium_bayrou_congres_cloture.jpg « Mon Utopie », redirait peut-être Albert Jacquard …qui n’a aucune ambition « politichienne »,.Mais qui doit avoir, comme moi à un niveau plus modeste et plus  humble, de grandes espérances authentiquement « politiques » et « démocratiques ».

Replacer l’Homme (et la Femme) au cœur de toute action collective, c’est un beau programme, non ?

Je ne voterai que pour des candidats « personnalistes ». Pour l’heure, je n’en  vois que deux dans le « peloton des prétendants » (ils seraient plus de trente !) …  Bayrou et DSK.

Mais je suis trop idéaliste pour qu’on prenne ces choix personnels au sérieux. Je regarde les choses et leurs évolutions. Je n’ai jamais prétendu les influencer. Le journaliste est un passeur d’idées et de  témoins, non un « homme d’influence ».

Témoin, oui, même quand il est contesté.

Acteur, non…Par lâcheté ou facilité, peut-être.

Personne ne peut à la fois être juge et partie.

Je sais seulement, depuis avoir lu Aristote, que la « réputation, c’est ce qui ne dépend pas de soi » et je sais aussi, depuis être tombé (très jeune) amoureux de Paul Valéry que « seuls les huîtres et les sots adhèrent »

medium_point_d_interrogations.2.jpgBayrou et DSK me donnent envie de jouer le « huîtres »… Pardon pour cette confidence. Mais c’est l’avenir de la démocratie française qui est en jeu. L’heure est grave.

Et les choix déterminants. A chacun de décider… Toute  les voix comptent. Arithmétique de la démocratie…

Mais il est des voies qui mènent à des impasses. Valeurs de la Démocratie… Vous n’êtes pas pris de vertige, vous ? La démocratie, c’est d’abord un amour (immodéré) pour l’humanité et la Personne humaine…

 

18/10/2006

Le vaiqueur du premier débat télévisé des trois "candidats à la candidature" du PS : François Hollande...

« Alors ce débat ?

- J’ai raté le 3-O de Lyon en Ukraine pourvoir un 0-0-0 ! Et un match nul à trois… »

Propos de comptoir, autour du café du petit matin..... NON!

Les débats politiques sont toujours difficiles à organisés, surtout quand ils sont  médiatisés. Micros et caméras faussent tout. Mais il faut faire avec, ne serait-ce que parce que ces outils permettent de diffuser des idées que les réunions de préaux ne pouvaient pas assurer…

Mais que veulent les téléspectateurs ? Et que veulent les critiques de télévision ou les chroniqueurs politiques si prompts à critiquer tout et le contraire de tout ? Des foires d’empoignes, du catch politique, des combats de coqs ?

Aujourd’hui, dans le PAF dominé par l’Audimat,  c’est le règne de la « star académie » des aboyeurs, des bateleurs, et des faiseurs sur des plateaux TV transformés en « Arènes », dans des « talk shows » qui, à quelques belles exceptions près (comme Ripostes), sont des « téle-criées »  criardes. Avec schématisations, caricatures, surenchères, slogans.  Et dialogues de sourds.  

Le premier  « grand oral » du PS a été critiqué pour son coté formel, policé, téléguidé. Un décor de « Questions pour un champion » disent les plus indulgents.« Brejnévien », disent les plus méchants. « Avaient-ils répété leurs prestations avant le direct ? », questionnent les plus ironiques. « Des récitants, non des intervenants » Qu’aurait-on dit si les trois « acteurs » s’étaient livrés à une foire d’empoigne, comme tant sont programmées ?

Il ne s’agissait pas d’un débat ? C’est vrai. Une suite de monologues ne fait pas débat. Mais chacun a eu l’occasion de s’exprimer, dans son style.

Il ne s’agissait pas d’une émission journalistique ? C’est vrai. Mais le rôle des journalistes est à géométrie variable, en fonction des circonstances. Médiateurs ici ;  modérateurs, là,;  aiguillons, gratte-culs, questionneurs, voire inquisiteurs,  ailleurs. Passeurs d’idées et de témoins, toujours. Les deux journalistes des chaînes parlementaires n’ont pas à avoir honte de leur travail—de  ce travail journalistique si souvent confondu avec celui des animateurs…

Il ne s’agissait pas d’un spectacle ? C’est vrai et heureusement. La « politique-spectacle » fait assez de dégâts, comme « l’information-spectacle » d’ailleurs…  La démocratie passe par des débats qui impliquent une écoute, des réflexions. Et des efforts.  Elle n’est pas un divertissement.

Certains s’endorment ? « L’ennemi, c’est la pantoufle », redirait André Glucksmann. Qui plus est, l’écran de télé a un coté hypnotique qui est minimisé par les calculs de l’audimat…

D’autres s’ennuient ? Les démocrates grecs le constataient déjà : l’Agora n’est pas un terrain de jeu ou un cirque, et bien des citoyens ne supportent pas l’attention que les « grandes  questions » exigent.

medium_les_trois.jpg

>>> La forme de ce premier « grand oral » doit pouvoir être améliorée, mais jugeons-là en fonction de ce que devait être  cette « confrontation » : fournir aux militants du PS qui ont à faire un choix des éléments d’information et de perception, de réflexions raisonnantes et résonnantes d’un type nouveau.

>>> Sur le fond, qui a gagné ? N’étant pas militant PS, ce n’est pas à moi de le dire… « Le Parisien » titre sur « avantage DSK ». D’autres parlent de « match nul » ou de « partie blanche »… ce qui fait le jeu de Ségolène qui, dans cette « manche », ne partait pas favorite !  

>>> Au niveau des constats, chacun est apparu avec ses qualités et ses faiblesses.

*Fabius a visé son cœur de ce cible : les militants du PS. Le « projet » !

*DSK a confirmé qu’il était sans aucun doute le plus crédible en matière économique et sociale, au risque de souffrir des handicaps que d’autres ont connu avant lui, à droite comme à gauche (Barre, Rocard, Delors…) : la compétence ne fait pas la séduction.

*Ségolène a su pallier ses handicaps « théoriques » en matière économique en faisant référence à son expérience charentaise et en se plaçant, d’une façon bien distillée,  au-delà de  la « primaire »…. Elle mise visiblement sur « l’effet popularité » : elle sait qu’un militant a d’abord une envie, celle de gagner. L’esprit de compétition ne concerne pas que « l’élite »…Il y a en tout et pour tout ce que René Girard a si bien analysé : le « mimétisme de masse ». Les adversaires de Sarkozy à l’UMP n’ont-ils pas le même problème ?

>>> Au total, c’est François Hollande qui doit être à fois soulagé et satisfait après ce premier (faux-vrai) débat. Sa réaction est certainement la plus sincère et la plus justifiées de toutes celles (nombreuses) qui ont été enregistrées : « Le débat a été à l'honneur du parti socialiste, parce qu'il a été respectueux, qu'il a été clair sur les orientations et les conceptions de chacun et chacune, et qu'il a été de qualité, pour les trois protagonistes (…),Pour le PS, être capable de montrer qu'il a cette capacité, cette diversité et ces talents, c'est plutôt une chance »

De ce point de vue là : l’objectif a été atteint, en effet. S’il faut désigner un vainqueur à cette « prestation comparative », c’est le PS…

A droite, Devedjian le reconnaît implicitement d'ailleurs : après des remarques ironiques, des railleries, des ricanements sur le caractère « fastidieux » de ce « faux débat », il engage l’UMP à organiser des débats internes si plusieurs candidatures à la candidature se déclarent… En l’occurrence, c’est Le PS qui donne l’exemple. Opération réussie. Un essai à transformer, comme on dit en rugby…

15/10/2006

Présidentielles 2007 : Carnet de campagne (suite)

Christiane TAUBIRA : Le retour ?

 

medium_christaine_taubira_2.JPG>>> J’aime beaucoup Christiane Taubira souvent pertinente et avisée (ne dépit de son surprenant Non au référendum sur l’Union). La qualité de ses engagements aurait dû lui valoir nettement mieux que les 2,32% qu’elle avait réalisés lors des  dernières Présidentielles. Un petit score qui reste tout de même dans la gorge des socialistes : avec un renfort de 660 447 voix, Jospin se serait retrouvé au deuxième tour… Mais, comme dit Chevènement, il est toujours facile de se trouver des boucs émissaires … La question, aujourd’hui, c’est de savoir si le PRG veut ou peut risquer le même scénario. Les instances dirigeantes des Radicaux de gauche  sont contre. Taubira est pour : Elle a fait acte de candidature dès le 10 juillet . le Congrès du PRG doit prendre une décision les 21 et 22 octobre. Suspense…

 

>>> Vis-à-vis des radicaux de gauche, le PS joue dans le même registre que l’UMP face à d’autres composantes de droite et du centre : celui du chantage aux investitures pour les Législatives d’après…. Le Monde résume :  « Le PS est sur le point de finaliser un accord pour les élections législatives avec le PRG, qui lui accorderait « entre 33 et 35 circonscriptions, soit, en cas de victoire présidentielle, les 20 députés pour avoir un groupe ». Mais, en cas de candidature de Mme Taubira, l'accord serait suspendu et il y aurait, dit-on au PS, "des primaires partout, sauf chez les sortants radicaux. On aurait du mal à faire respecter l'accord par nos militants !" »«Une poignée de circonscriptions improbables ne peuvent acheter une conscience qui n'est pas à vendre » dit justement Taubira l’idéaliste… Qui ose encore dire que les Présidentielles au suffrage universelle  ne devraient pas l’affaire des partis ? De Gaulle réveilles-toi ! Pour réformer la politique, il faudrait rayer des têtes l’expression « aller à la soupe »…. Mais cela soulève une vraie question : la démocratie est-elle d’abord une grille de valeurs ou un mode de  sélection des « élites » ?

 

>>> Question au PS : pourquoi le PRG n’a-t-il pas été autorisé à participer aux « primaires » socialistes comme le suggérait le président Baylet ? La députée de la Guyanne  (apparentée au PS à l’Assemblée)  est plus (radicalement) socialiste que bien des socialistes. Je me réfère une fois encore au Monde qui résume : « Après avoir donné son nom à la loi de 2001 sur la reconnaissance de l'esclavage et de la traite négrière comme crimes contre l'humanité, elle a été en première ligne dans le combat pour faire du 10 mai la Journée annuelle de commémoration du souvenir de l'esclavage et de son abolition. Membre de la Convention pour la VIe République d'Arnaud Montebourg, elle bataille, avec la même passion, contre "l'indolence politique", "l'atonie éthique" et "l'immobilisme institutionnel » Serait-elle  trop (authentiquement) socialiste pour le PS ? Ségolène, dans ses discours, n’est-elle pas plus « rad-soc », comme on disait jadis, que Christiane ?   Mes amis socialistes vont encore m’en vouloir…

 

>>>Gilbert Mitterrand a apporté son soutien à Laurent Fabius. "J'ai une certaine fidélité dans mon parcours à Laurent Fabius", a-t-il indiqué. "Je suis solidaire avec mes amis qui soutiennent en Gironde Laurent Fabius." C'est le choix "de la fidélité, qui ne s'effectue d'ailleurs contre personne".

 

 

medium_dsk_3.4.jpg>>> NON A UN TANDEM <SR-DSK »…« Je veux l'emporter. Je suis candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas", déclare Dominique Strauss-Kahn dans une interview au Journal du dimanche. Il met d’ailleurs en relief « une profonde divergence" entre leurs visions respectives de la présidence de la République et "dans la conception de la démocratie".

 

>>> RAFFARIN PROPOSE… JPR veut « recentrer » le candidat Sarkozy » en soumettant 25 propositions aux candidats de l’ UMP, a-t-il dit sur RTL.. Sarko y retrouvera quelques unes de ses idées. Mais il a aura aussi des freins à l’idée de « rupture »… Cela n’empêche pas Raffarin de jouer la « carte Sarko » : "Y a-t-il une autre stratégie ?", s'interroge-t-il. "Non." A ses yeux, Dominique de Villepin a perdu toute la confiance des députés depuis le CPE et Michèle Alliot-Marie ne convoite qu'une "part de marché de l'UMP". « Bluffé » par « les capacités de rebond » du ministre de l'intérieur, Raffarin se dit, en revanche, intrigué « par les manques, les fragilités » de Ségolène Royal. « La campagne ne sera pas seulement sur l'image, mais sur la puissance. »

 

05/10/2006

Sarko ne veut ni "domaine réservé" ni "secret d'Etat"...

>>> Du nouveau dans le programme du PS ? "Nous proposons la suppression du système des stock-options, en particulier dans les grandes entreprises, mais en les conservant pour les PME innovantes", a indiqué Jean-Marc Ayrault le président du groupe socialiste.

>>> Trop « réformiste » DSK ? Il s’en défend : « Marx disait : "un pas en avant vaut mieux que 1 000 programmes". Gardez ça en mémoire, ça peut servir pendant les débats »

>>> On en sait plus sur les projets de Sarkozy sur l’enseignement supérieur Augmenter le budget de 50 % d'ici à 2012 ; accorder une "autonomie réelle" aux universités volontaires ; créer un service public de l'orientation ; permettre aux universités de réorienter en fin de premier semestre les étudiants aux résultats insuffisants ; doubler les places en IUT et licences professionnelles ; étendre l'attribution de bourses aux enfants de classes moyennes; créer des prêts à taux zéro pour les étudiants ; impliquer les régions dans l'amélioration de la vie étudiante.  Il a au moins raison sur un point : Il n’est pas « normal » que « le budget par étudiant dans les universités françaises soit inférieur à celui d'un lycéen, et près de trois fois plus faible que celui d'un étudiant suisse ou américain ». Mais à qui la faute ?

 

>>> François Fillon est formel : le Premier ministre n'avait "aucun espace" pour une éventuelle candidature. "Personne n'est en mesure de faire aussi bien que (Nicolas Sarkozy) pour défendre les idées et les valeurs de la droite. C'est lui qui a fait le trou" (sur Europe1)

 

>>> Chirac lit-il « Le Meilleur des mondes » ? L’ITW de Sarkozy a dû le faire bondir… Le candidat de l’UMP remet en cause le « domaine réservé « du chef de l’Etat, veut une révision de la stratégie nucléaire de la France, récuse "la notion de secret ou de raison d'Etat", et
 critique les relations personnelles nouées par Jacques Chirac avec les dirigeants chinois ou russe, dans lesquelles "on semble parfois prêt à échanger des principes contre la realpolitik".
"Je ne peux pas accepter qu'au prétexte d'avoir de bons rapports avec la Chine ou avec la Russie, on s'abstienne de dire ce que l'on pense à propos de références universelles qui ont fait la place de notre pays à travers le monde", accuse le président de l'UMP. "La France doit porter des valeurs universelles, et la seule façon de les porter, c'est de les faire vivre", 

 

>>> Fâché, KRIVINE …Il  juge "honteuse" l'attitude de François Hollande, qui a demandé aux élus PS de réserver leur parrainage au seul candidat de leur parti. Dure-dure, la vie des petits partis

 

29/09/2006

Présidentielles: La Course à l'Elysée n'est pas un Paris-Dakar ... Et si nous parlions des programmes, des projets, des "engagements"?...

« Maintenant, les choses sérieuses commencent »,  dit Dominique Strauss-Kahn en confirmant sa candidature à la candidature en ce vendredi où l’on apprend que tous les « aspirants » disposent de leurs parrainages, y compris Jack Lang qui a du subir une blessure d’amour-propre en ayant autant de difficultés à décrocher ses « signatures » …

En attendant encore quelques  clarifications (dont celle, importante, mais difficile   de François Hollande dont je n'ose plus imaginer sa vie domestique... Cet Homme est un Héros!  ), nous nous trouvons donc, au PS, avec  sur la ligne de départ, trois Eléphants et une Gazelle. Jean de La fontaine, priez pour eux... Je résume, à ma façon....En oubliant ceux (et celles) qui auraient dû ou pu être de cette "course",

Bernard Kouchner, par exemple... Celui qui dit fort justement:: "C'est dur d'être de gauche,medium_kouchner.3.jpg aujourd'hui, en France, surtout quand on n'est pas de droite"... Ce n'est pas de l'humour, mais un diagnostic...médical, ou presque. Kouchner gêne les moins intelligents que lui: ce n'est pas BON pour une France qui se cherche sans se trouver...

 

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>>> DSK  le plus crédible à bien des points de vues.  Un économiste qui ne sombre pas dans l’économisme. Un homme de terrain (Sarcelles, vous connaissez ?) et de dossiers. Un homme de culture et de convictions. Un homme politique qui a la trempe d’un Homme d’Etat.  Anne Sinclair, malgré ses qualités, n’ y est pour rien, même si DSK peut compter sur elle, sur son intelligence et ses bons conseils. S’il ne réussit pas aux Présidentielles (à cause de sa confession, peut-être, ce qui serait grave pour la France, mais PMF en a su quelque chose ! ), DSK ferait honneur à la France en jouant  les Premiers ministres… Je suis sûr que Ségolène y pense. Et Bayrou aussi…Heureux les pays qui peuvent, comme la France, peut-être, se passer des talents de tels Hommes d'Etat. Ce peut être aussi de l'inconscience...

 

>>>medium_lang.jpgJack Lang, le plus sympathique pour bien des gens,  notamment pour ceux qui savent que culture et politique sont indissociables, surtout en cette ère de dépersonnalisation de l’individu. Ceux qui lui trouvent, comme les "Guignols", ce soir encore,  un « coté Régine » oublient ce qu’on lui doit et ce qu’il pourrait nous apporter encore (pas seulement le jour de la fête de la Musique). En matière de « paillettes », il y a pire…A gauche, et à droite. Et je sais, après expérience, qu’il a des facultés d’ écoute bien rares dans ce « microcosme politique »  que Barre dénonçait avec raison et pertinence. "Jack "a tous les défauts de ses qualités, mais il a aussi toutes les les qualités de ses défauts. Et elles sont nombreuses et précieuses...

>>>medium_Fabius.2.jpgLaurent Fabius. Cet ex- "petit jeune" enfant gâté d’un mitterrandisme à la mode et en mode,  a sans doute grandi trop vite.... Et il a  en vieilli mal, malgré la moto et un livre de (fausse) jouvence « routarde » (puisqu’il a renié ses engagements européens et  piétiné les règles de fonctionnement du PS sur l’autel de ses ambitions présidentielles)… Mais il reste une « tête d’oeuf » remarquablement calculatrice  et un orateur redoutable.

 

Avec un pouvoir de nuisance que les meilleurs des Chiraquiens pourraient   lui envier. lui qui pourrait être un des leurs, ce "champion de la gauche authentique"....

La politique dans ce qu'elle a de plus détestable?

Pour moi, oui. Je l'ai rencontré dans un diner au Parlement européen; à Strasbourg, voilà bien longtemps déjà, qui m'a fait froid dans le dos....

Sa suffisance était une forme d'outre-cuidance... Il; avait sur l'architecture du "palais de l'Europe" des certitudes qui envoyaient les Prix de Rome, la municipalité de Catherine Trautmann, Gicard d'estaing, Mitterrand,  et le monde entier dans les orties de la médiocrité....

Il est resté suffisant et outre-cuisant. Pauvre Laurent! Mitterrand m'en avait parlé, dans un entretien profesionnel:

"Cest l'un des jeunes qu'il nous faut. Mais saura-t-il rester jeune longtemps?... C'est dur, la jeunesse. il faut l'assumer sans impatience... " Une leçon qui ne concerne pas que "Fafa",  le favori d'une époque de "Mi-Mi" ...  Fabius, tel que je le conais, me sort par les trous de nez, les oreilles et tout ce qui peut ressembler à des orifices. Non à cause de ses origines, mais en raison de ses ambitions d'avenir et de ses cyniques trahisons. il est pour moi la caricature vivante du "socialiste-traite" qui me fuir et le traitres et le socialisme... Désolé, Laurent! Je juge sur ce que j'ai vu, non par ce que l'on a pu me dire...Et votre action, intellectuellement crimlinelle, au moment du référendum sur le Traité constitutionel européen, n' en rien constitué une surprise. Tout juste, une confirmation... L'imposture n'est pas "politiquement coorecte", car elle est moralement condamnable... Ma seule surprise, c'est que vous soyiez (encore) au PS un candidat àla candidature... J'ai peur pourle PS et pour la France....

>>> Ségolène ROYAL ... Elle  reste mystérieuse, à tel point  qu’Alain Duhamel, en janvier,  ne l’imaginait pas dans ses « Prétendants » …On  aurait tort de sous-estimer ses « réseaux », son toupet voire son cynisme et cette habileté sans laquelle il vaut mieux ne pas faire carrière en politique : « C’est dans la nature des choses », redirait De Gaulle. medium_segolene_3.jpg

Elle a déjà réussi un bel exploit qui confirme la « poepolisation » (un mot aussi vilain que les réalités qu’il recouvre) de la politique, sous les influences conjuguées et interactives des  sondages, de l’audimat, de l’info-spectacle,  de la com’cul et de la politique-show…Et des impostures en tous genres. N’avait-elle pas  osé prétendre qu’elle avait lancé, par anticipation, la première « pétition européenne » prévue par le projet de traité constitutionnel …six mois après que cette « première » (sur la « Justice en Europe ») ait été lancée…

Tout « politique » est « un voleur d’idées » , et c’est logique, mais l’honnêteté se juge à des détails…Là où le diable se loge, selon un proverbe alsacien…Là, je ne commente pas : je témoigne. Trop de mails sont restés sans réponses…A Ségolène et à ses servives.Le réel prnd toujours sa revanche sur le "paraître", même en cette époque où l'on prétend le contaire...

Désolé, Madame en Charentaises à Hauts- talons  qui dirige cette Région de Poitou-Charentes, et  qui est à la fois celle de Jarnac (donc de Mitterrand) , du Futuroscope ( donc de l'avenir), de Raffarin (que vous avez battu) et de Cognac (la ville natale de Jean Monnet),: la confiance ne se décrète pas. 

 

medium_point_d_interrogations.jpgConfidence: J'ai une faiblesse : n’étant pas membre du PS, je n’aurai pas dans ces fausses « primaires » à me prononcer pour ou contre vous…Mais je me fais une autre idée du socialisme et de la politique. Naïveté, sans doute…J'ai un regret:: je voudrais tant qu'enfin une Femme soit Présidente de la République. Mais faut-il que des femmes assoiffées de pouvoirs aient ainsi, autant, les mêmes défauts que les Hommes? Les attaques "matchos' dont vous êtes l'objet me révulsent... Mais vous affichez trop de défauts trop masculins pour que votre sexe deviennent un atout. Le Pouvoir, Madame, entaîne visiblement des effets colatéraux asexués.  

 

En résumé: Le bref « Paris-Dakar » que  vous avez  entrepris ,en  « star des sondages » (qui a su soigner et modifier une image un peu ringarde voire archaïque et « réactionnaire »   n’ést qu’un prélude à un drôle de safari. Qui n’a peut-être pas fini de surprendre…. Le PS peut être fier de sa démocratie interne, si vivace,  (il l’était déjà avant le référendum sur l’Europe !), mais, comme disait Jospin, cela ne va pas sans un certain « tohu-bohu ». Assez peu conciliable avec le rôle que doit jouer un parti de gouvernement digne des idéaux qu'il prétend défendre...

Les  « choses sérieuses » ne devraient pas se résumer à ce  "safari" et à ces bombardements de petites  phrases  qui finissent pas assommer le plus passionné de la "chose " politique. Il est temps de parler programmes, de projets, de  propositions précises. D’engagements. De « contrats de quinquennat » 

 Or, les socialistes qui, sous l’influence de Fabius et de ses amis, qui ont su imposer leur loi de « vainqueurs du NON » , ont mis au point un « projet » qui se résume en une bien vilaine synthèse d’idées rarement novatrices et qui est une vraie faiblesse que le nombre des candidats " de qualité" ne fait pas oublier. Or, les dossiers ne manquent pas. Ils sont tous chauds et urgents. Et les pirouettes médiatiques, les coups de bottes en touche ou les appels aux « citoyens-experts » (ou aux « experts-citoyens », je ne sais plus) ne suffiront pas…

Une « Présidentielle », c’est l’élection d’un Chef de l’Exécutif : nous sommes (encore) dans une démocratie « représentative » et notre Constitution donne au Chef de l’Etat des pouvoirs (et des responsabilités) considérables… Avec, on l’oublie trop, des pouvoirs de vie et de mort, y compris « nucléaires » sur une partie du monde, et sur nombre de « citoyens du Monde »… Qui peut en être digne? Notre césaro-monarchisme republicano-régicide doit être réformé en profondeur. Ce devrait être l'enjeu majeur de cette consultation du XXI siècle...

medium_strasbourg-_l-universite--_67482019.jpgUn exemple, parmi d'autres, dûs à un de ces Hasards (?) de l’actualité qui devraient faire réfléchir: Les candidats (pas seulement du PS) devront rapidement répondre aux responsables des Université françaises  dont l’appel n’a pas eu l’écho médiatique qu’il méritait…La conférence des présidents d'université (CPU) veut faire de la "refondation" des universités un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle, a annoncé  son vice-président, Yannick Vallée. La CPU, qui réunit 102 établissements d'enseignement supérieur, compte s'adresser aux candidats pour leur faire part de sa vision de l'université du XXIe siècle, qui passe notamment par une réforme de la "gouvernance".

"Le système actuel n'est pas adapté, estime M. Vallée. Il faudra bien qu'un ministre ait le courage de mettre les partenaires autour d'une table." Depuis les lois Faure, de 1968, et Savary, de 1984, le mode de gestion des universités n'a pas évolué. Leurs conseils d'administration fonctionnent à la façon "d'un comité d'entreprise", considère le vice-président de la CPU. De fait, les stratégies définies par les conseils d'administration apparaissent souvent comme la somme des décisions de groupes de pression représentant les différentes disciplines et les différents syndicats. "Il faut que les conseils s'ouvrent à la société civile et admettent 50 % de personnalités extérieures", notamment des chefs d'entreprise, estime M. Vallée.

medium_claudeallegre.jpgLe sujet est politiquement sensible. Jospin avait (bêtement) désavoué son ami Allègre, pourtant courageux Et Luc Ferry, désavoué par les sines sous la pression de la rue, avait dû renoncer, en novembre 2003, à son projet visant à renforcer l'autonomie des universités.medium_Luc_Ferry.jpg

Les représentants de la CPU estiment une telle réforme possible pendant "l'état de grâce" qui suit traditionnellement les élections présidentielles. "Je réclame que le prochain gouvernement soit visionnaire sur l'université. S'il ne fait pas cette réforme, personne ne la fera", martèle Yannick Vallée. Autre problème rencontré par les universités : leur financement. "Il manque de l'ordre de 3 milliards d'euros par an", estime la CPU.

Eh ! Oui. Et les « SOS RECHERCHE » qui sont lancés, ce week-end encore, par des chercheurs qui se battent avec courage en prêchant dans le désert vont dans le même sens…

 Ils, ou elles, nous proposent quoi, sérieusement, les candidat(e)s aux Présidentielles? …Il faut imposer des soirées du type « Théma » sur toutes les chaînes publiques pour que les questions-clefs dont dépend l’avenir de la France, chez elle, en Europe et dans le monde soient abordées, non par des polémiques d’aboyeurs, mais par des discussions de fond…Le problème, c’est que l’audimat privilégie les nouveaux bateleurs de foire (d’empoigne)

>>> Puisque nous parlions de recherche, d’université, d’enseignement : un rappel qui n’a pas fait l’objet de beaucoup de débats de fond…..Selon une étude de l’OCDE,  comparée aux autres pays riches, la dépense publique de la France en éducation n'atteint pas le taux moyen (9,5 sur 20 : une sale note au niveau "international".. Peut nettement  mieux faire… Mais qui le fera? La droite, la gauche, ou le Centre "central"? Je prends  peur...  Seuls Bayrou et DSK me semblent crédibles dans leurs "programmes" sur ce plan si essentiel. Ferais-je une erreur? Ou decrais-je relire les "propositions " des uns et des autres? Je ne suis qu'un "expert-citoyen"...

Malgré une forte amélioration de ses performances en matière d'éducation primaires ces dernières décennies, la France voit s'aggraver son retard dans divers domaines par rapport aux autres pays riches, ceux-ci ayant progressé plus fortement.

Ainsi, les titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires (CAP, BEP et baccalauréat) représentent, en France, 80 % d'une classe d'âge, quand l'Allemagne, la Finlande ou la Corée du Sud atteignent ou dépassent les 90 %. Or, la France affiche un taux de chômage parmi les 20-24 ans non scolarisés et sans diplôme de 23,7 %, soit la plus forte proportion de l'OCDE après la Pologne et la République tchèque.

>>> Autre chiffre : Le taux d'obtention d'un diplôme universitaire (licence, maîtrise ou diplôme d'ingénieur) n'est que de 22 % dans une classe d'âge (contre 24 % pour la moyenne des pays de l'OCDE ou 30 % aux Etats-Unis) tandis que les diplômés des filières courtes (titulaires d'un DUT ou d'un BTS) atteignent 16 % d'une classe d'âge, contre 11 % en moyenne.

Je sais : ce n’est pas drôle…Et on en parle ni dans Voici, ni dans Voilà, ni dans Gala… Mais c’est le type de questions qu’il faut aborder de front, si l’on veut que l’élection d’un chef de l’Etat soit d’abord un problème de fond, et non un jeu de télé-virtualité du style « République Académie »…

medium_segolene.2.jpg « Allô, Nikos ? Ici, Ségolène : y a-t-il encore une place dans le Château ? Je voudrais chanter la Marseillaise sur l’air de l’Internationale, en dansant en Charentaises»…

Pourquoi terminer ce billet (déjà trop long par cette boutade ? Allez savoir… C’est tellement dur de rester sérieux quand on regarde la télé en jouant sur son ordinateurs..  

"Zappez ! " Il paraît, selon le supplément télé du Nouvel Obs, que tous les politiques font cela. A la télé, ils SE regardent. En ne voulant surtout pas jouer les « Français moyens » qui LES regardent…

DSK confirme une candidature placée sous le signe de la rencontre entre "l'inovation" et "la traditoin"

medium_dsk.2.jpgPas de surprise : DSK maintient sa candidature à la candidature au sein d’un PS où le retrait fait pousser plus de soupirs de soulagement et de sourires en coin que de regrets…C’est dans  un entretien publié  aujourd’hui par le quotidien Ouest France, que Dominique Strauss-Kahn annonce sa candidature à l'investiture du Parti socialiste.  «  Oui, je dépose demain ma candidature. J'ai écouté les Français, sillonné le pays depuis plusieurs années. Je crois que la France est confrontée à des défis de grande ampleur » (…) « La rupture, c'est avec la politique de la droite qu'il faut la faire. […] Ce qui est en cause, ce sont des choix qui marqueront pour longtemps la vie de chacun d'entre nous, de nos enfants et de nos parents. »

L’ancien ministre de l’Economie estime qu’il y a quatre conditions pour « combattre efficacement » Nicolas Sarkozy: « Etre rassurant car il inquiète. Etre rassembleur car il divise. Défendre l'intérêt général contre les clans. Etre porteur d'un projet ancré dans ce que la France a de meilleur en rejetant la rupture qui n'est qu'une importation du modèle américain »

Pour le député du Val d’Oise, le fait qu’il soit « au point de rencontre de l'innovation et de la tradition socialiste » au PS et qu’il "assume clairement (son) identité social-démocrate et […] respecte depuis toujours toutes les autres sensibilités » à gauche, fait de lui le mieux placé pour rassembler son camp.

DSK en a aussi profité pour critquer la politique du gouvernement actuel : « depuis cinq ans, la France est mal gérée. [...] la dette augmente, le chômage n'a pas baissé, le déficit de la Sécurité sociale a explosé. »  Il se dit aussi « choqué par l'incapacité de l'Europe à se faire entendre dans le processus de paix. [...] nous avons un rôle particulier à jouer, et nous ne le jouons pas ! »

>>> Pas de « vote utile »… La candidate des Verts à l'élection présidentielle, Dominique Voynet, invitée, vendredi 29 septembre, dans les forums du nouvelobs.com, a confirmé ne pas envisager une alliance avec le Parti socialiste au premier tour et a mis en garde le futur candidat socialiste contre toute tentative d'écarter les petits partis en appelant au « vote utile ». « Il y a toujours eu un candidat vert aux présidentielles, depuis René Dumont en 1974. Ca n’a pas empêché Mitterrand d’être élu deux fois, et Jospin d’être présent en 95 au 2ème tour », a-t-elle écrit, « si le candidat socialiste doit terroriser les électeurs, et obtenir le retrait de tous les petits candidats de gauche pour espérer accéder au second tour, comment laisser croire qu’il pourrait gagner le second ? »

>>> La vacherie (ou la vérité ?) du jour : Claude Allègre. Interrogé sur France Info, l'ancien ministre de l'Education nationale déclare que Ségolène Royal n'est « capable ni de gagner, ni d'être président de la République »…Mais « la Gazelle » est appréciée….par Dominique de Villepin qui sourit… « :Je vois Ségolène Royal changer. Elle apprend formidablement vite. (...)Elle est dans la métamorphose, on le sent à sa voix et à ses attitudes." (Déclaration dans Le Figaro).