21/09/2008

Sur relatio-europe

Strasbourg: L'ouverture de MUSICA PDF Imprimer Email
 

Ce samedi soir au Palais des Congrès et de la Musique de Strasbourg : l'ouverture de Musica 20008. Un concert de l'orchestre de Liège-Wallonie-Bruxelles qui a donné  le "la" et les clés de l'édition 2008...STOCKHAUSEN, Christophe BERTRAND, Pascal DUSAPIN."Grandiose", selon des témoignages de membres du Cercle Realtio à l'entract.MUICA est depuis longtemps un label de qualité. Une belle fête avec une pensée émue, bien sûr,  pour Mauricio KAGEL... Jean-Dominique MARCO, le directeur de Musica qui est dans cetteaventure depuis le début l'a bien connu. KAGEL et MUSICA restent unis par leur souci commun de donner du sens aux sons.

Septembre à Strasbourg, c'est de la musique, de la musique et encore de la musique. De toutes les musiques. En plus de MUSICA: Rentrée de l'Opéra, de l'Orchestre, OSOSPHERE ... Et cela va se poursuivre avec les nuits européennes. Des programmes qui valent le déplacement.

 
Conseil de l'Europe: Carl Bildt, l'homme pressé PDF Imprimer Email
 

 

 

Le ministre des affaires étrangères suédois et actuel président en exercice du Comité des ministres du Conseil de l'Europe est connu pour son franc-parler. Une ITW-Portrait exclusive de RELATIO-EUROPE

>>> Dans les Balkans, « beaucoup reste à faire »

>>> Le rôle irremplaçable du Conseil de l'Europe

>>> « La paix n'est jamais définitivement acquise »

Par Laurent PFAADT

A 59 ans passés, Carl Bildt a conservé un physique de jeune premier. L'homme n'est pourtant pas connu pour utiliser la séduction comme arme principale dans les salons feutrés de la diplomatie européenne. Bien au contraire. Une franchise directe, parfois froide le caractérise.

Dans les chemins tortueux de la diplomatie, il préfère les raccourcis, ceux qui vont droit au but.

 
Strasbourg:Le 10 000e arrêt de la Cour PDF Imprimer Email

Près de 95 000 dossiers en instance

 

Un cap qui montre à la fois d'intensification et l'ampleur des activités de la Cour européenne des droits de l'Homme qui siège à Strasbourg. Instituée en 1959, la Cour a rendu son premier arrêt, Lawless c. Irlande, en 1960. Avant l'entrée en vigueur du Protocole no 11, le 1er novembre 1998, qui établissait une Cour à plein temps et donnait à 800 millions d'Européens accès direct à celle-ci, la Cour avait rendu 837 arrêts. A la fin de 2005, soit sept ans après, elle en avait rendu 5 968. Aujourd'hui, environ trois ans et encore quelque 4 000 arrêts plus tard, elle vient de rendre son 10 000e arrêt

 

20/08/2008

Afghanistan : « Il faut continuer le travail », mais...

 


RELATIO-EUROPE, le journal permanent de l'actualité vue dans sa dimension européenne...

 



AFP/SHAH MARAI
Nicolas Sarkozy et le président afghan Hamid Karzaï (à gauche) au Palais présidentiel à Kaboul mercredi 20 août.

L'éditorial RELATIO-Europe de Daniel RIOT

Dignité et recueillement: c'est de circonstance, mais pas seulement. Les combattants meurent toujours pour des causes qui le dépassent. Douleur et  émotion: un soldat, même professionnel,  tué au combat, c'est tout un pays qui est blessé. Atteint au plus profond de lui-même  Détermination et exhortations: c'est la seule attitude politique possible pour que les onze vies brisées au combat ne constituent  pas un vain sacrifice. Sarkozy a rempli, à Kaboul, la tâche qu'implique sa  mission. « La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels (...) Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie »,

25/07/2008

L'Europe au service d'un nouvelle gouvernance mondiale

Sur relatio-europe.eu

Union européenne-Afrique du Sud : Vers des « sommets » d'un nouveau genre ? PDF Imprimer Email
Vendredi, 25 Juillet 2008 14:06

Par Jacques DEHAIRE

Le premier sommet entre l'Union européenne et l'Afrique du Sud, qui se tient aujourd'hui à Bordeaux, est aussi le premier entre les Vingt-sept et un pays tiers organisé par la présidence française de l'Union. Il est, pour les présidents Nicolas Sarkozy et Thabo Mbeki, ainsi que pour celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'occasion de faire le bilan du partenariat stratégique lancé en mai 2007. Mais l'événement appelle des réflexions plus larges. Sur la place que l'Europe peut et doit jouer dans la gouvernance d'un  mode multipolaire. Sur la nature m^me que les sommets de ce type devraient et peuvent avoir.

 

01/03/2008

LES RUSSES AUX URNES:JEUX DE RÔLES

Editorial RELATIO par Daniel RIOT

4479a7a5d8c85fe8a7701a87243260e1.jpg« Les élections russes ? Quelles élections ? »…

La question n’est pas qu’une boutade d’un diplomate cynique et blasé qui trouve consolations faciles :« Que serait devenue la Russie sans Poutine ? Cessons de rêver du meilleur quand le pire évité nous fait le plus grand bien »

Quelles élections en effet ? Un non événement. Comme les dernières Législatives, comme la (fausse) campagne qui vient de se dérouler, comme le résultat du scrutin de demain, programmé non dans les étoiles mais sur le marbre du Kremlin…

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25/11/2007

Sarkozy à Pékin en VRP de " l’entreprise France"

DECRYPTAGE RELATIO : Lors de ses entretiens avec le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, Nicolas Sarkozy s'efforcera de rompre avec "l'attitude française qui consistait à ne pas parler des choses qui fâchent", dit-on de source gouvernementale. Nous verrons. Angela Merkel, dans ses relations avec la Chine a montré que cela était possible, même si les Chinois savent écouter sans entendre (et vice versa)…. Mais pourquoi la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme ne fait-elle pas partie de la délégation ?

Continuité d’abord, dans l’anecdotique et le symholique: Le président français mettra d'abord ses pas dans ceux de son prédécesseur, en allant dans l'ancienne capitale impériale de Xian, célèbre par son armée de terre cuite et berceau d'une civilisation chinoise dont Jacques Chirac était un fin connaisseur.

6e0cd878a47eef7aefb96ea9023ec038.png(Nicolas en dragon, galligraphie)

Le chef de l'Etat part en Chine avec en tête cinq thèmes prioritaires, a précisé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon : l'environnement, l'établissement de relations économiques "harmonieuses", les échanges commerciaux, le rôle de la Chine dans le monde et le développement de l'Afrique.

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08/11/2007

Sarkozy aux USA : un ego flatté, mais une musette politique vide

Commentaire Daniel RIOT pour RELATIO- « Je veux reconquérir le coeur de l'Amérique, et reconquérir le coeur de l'Amérique de façon durable ». Mission réussie pour Sarkozy qui a du penser à ce que son père lui disait : « Avec tes qualités et le nom que tu as, tu ne réussiras qu’aux Etats-Unis ». En France, il a réussi, le petit Sarkozy, avec la Marseillaise en illustration sonore de son « rêve américain ».

Bonne communication, couverture médiatique chaleureuse, excellente allocution « à l’américaine » avec poncifs en chapelet et lieux communs en double couche, et avec des silences sur tout ce qui peut faire mal ou chatouiller les narines (sur l'IRAK, notamment!) ,  des « standing ovations » au Congrès : il en rêvait… Il l’a fait !

Ils se sont levés plusieurs les « amis américains » du Congrès, les républicains comme les démocrates !  « Standing émotions »…

Mais concrètement, quels résultats de cette visite officielle ? Une entorse à l’une de ses promesses électorales : Il a promis aux Américains de rester en Afghanistan. Sur l’Iran, les deux présidents parlent en gros d’une même voix, en privilégiant la concertation. Mais ce n’est pas nouveau. Pour le Liban, Bush suit Sarkozy sur le principe d’une discussion avec la Syrie pour qu’elle n’interfère pas dans le processus électoral. Mais cela non plus n’a rien de neuf.

Alors ? Alors rien… Du moins rien de visible. Le président américain n’a rien dit sur le climat, rien sur le dollar super-fort, rien sur les réformes par la France souhaitées du FMI, du G8, de l’ONU et d’autres organisations qui permettraient de songer à un « ordre international » méritant son nom.  Et surtout rien sur la reconnaissance de l’importance de l’Europe de la défense, le sujet par excellence sur lequel Sarkozy l’attendait…

Notre Président n’avait-il pas dit   qu’il ne reviendrait pleinement  dans les structures intégrées de  l’Otan que si Bush reconnaissait cette « Europe de la défense » ? Ce but là, sauf secret diplomatique bien gardé, n’est pas atteint. Bush a répondu aux élans du cœur en conservant toute sa tête. Autant dire que Sarkozy revient en France avec un ego  flatté, mais une musette politique vide. Suivons maintenant la visite aux Etats-Unis d’Angela Merkel…

Daniel RIOT

10/10/2007

Sarkozy de retour de Moscou :Un bilan ...« globalement positif »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO. Un voyage à Moscou n’est jamais négatif… Donc parlons d’un bilan « globalement positif »,  en espérant que « la police des mots » qu’agite tant Fillon n’y verra aucune malice politiquement incorrecte…  Vladimir et Nicolas pouvaient difficilement mieux s’entendre …en l’absence de terrains d’entente ! C’est l’art partagé du désaccord cordial, de la glace non brisé mais pilée, du «je ne t’aime pas, moi non plus, donc c’est clair », du « j’ai mes convictions et tu as les tiennes , donc respect !», du « tentons de faire le moins mal possible, puisque le meilleur est impossible »….

La « franchise » de Sarkozy sur les droits de l’homme, sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les valeurs ? … Celui qui ne « veut pas donner de  leçons  en matière de droits de l’homme» a joué les professeurs « de démocratie ». Poutine en a sourit… Angela Merkel, sur les mêmes problèmes, s’était montrée plus nette, plus précise, plus sèche, plus ferme…sans effets de manche, et sans éprouver le besoin de (presque) s’en excuser !

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Pourtant, elle n’a pas, dans son dos,  un André Glucksmann qui joue du tambour ou, dans un coin,  un BHL qui joue de la trompette pour l’inciter à être « ferme sur les principes »… Non, Sarkozy, si tranchant avec la politique russe dans ses interventions de candidats et ses premières prestations de Président n’a pas demandé à Poutine de lui rendre une Légion d’honneur trop généreusement offerte par Chirac…Heureusement d'ailleurs! 

Sarkozy, toujours en quête de mots qui font de la bonne « com’ » a parlé de  « convergences » et de « rapprochements »  sur quelque points chauds (Iran,Kosovo), Poutine, le « très cher Vladimir », a vite étalé de vraies divergences,  clairement, en conférence de presse. Pris de court, Nicolas ! Réduit à se contenter de très peu : « C'est important ce que vient de dire M. Poutine (...) Dire qu'il coopère, qu'il veut continuer à coopérer, c'est quelque chose d'important, je pense que c'est le point essentiel ». Vous imagez qu’il ait dit le contraire, Poutine ?  

Reste la coopération bilatérale qui va sans doute s’accroître (comme entre la Russie et l’Allemagne, d’ailleurs) : c’est  logique, puisque chacun  a à y gagner (sauf si l’excès d’ouverture aux capitaux russes nous met à la merci des tactiques politiques du Kremlin, car les finances de Gazprom sont au services d’une vraie stratégie qui n’est pas que financière)… Nous verrons ! En attendant, il est un signe qui ne trompe pas : pour les suiveurs de Sarkozy, l’événement, c’est la présence dans l’avion présidentiel du retour d’Amélie Mauresmo qui participait à un tournoi de tennis à Moscou. People diplomatie…

Nombre d’observateurs avaient présenté ce voyage à Moscou comme un « test » de la diplomatie nouvelle de la France sarkozyenne. Le « test » n’a pas testé grand-chose…La seule confirmation:les talents de stratége de Poutine!  

Daniel RIOT

09/10/2007

Sarkozy chez Poutine : Un voyage qui a valeur de grand test

 Décryptage RELATIO par Daniel RIOT–INCONTOURNABLE, Poutine. Et pour longtemps… Incontournable, la Russie en route pour une puissance recouvrée… Indispensable, l’élaboration d’une véritable stratégie politique et stratégique de l’Union européenne envers la Russie, doit l’appartenance au Conseil de l’Europe reste trop ignorée. Impérative, la définition d’une « ligne » française envers le Kremlin. Surtout dans le contexte international actuel et dans la foulée de ce que Sarkozy avait dit comme candidat et a déjà fait comme Président.

« Défendre nos intérêts et dire franchement ce que nous pensons, c’est faisable. », écrit Hubert Védrine dans son rapport  sur « La France et la mondialisation ». A voir… Cette visite première officielle de Sarkozy à Moscou sera un excellent test.

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Pendant sa campagne, Sarkozy  avait montré un net durcissement de ton à l’égard du Kremlin sur des sujets que Jacques Chirac évitait de mettre publiquement sur la table : la Tchétchénie, les droits de l’homme, le comportement « impérial » de la Russie vis-à-vis de son « étranger proche ».

Fin août, devant les ambassadeurs, le chef de l’État avait taxé la Russie d’une « certaine brutalité » en visant notamment son comportement sur le marché pétrolier et gazier. La semaine dernière, à Sofia, Nicolas Sarkozy a décrit la Russie comme « un pays qui complique la résolution des grands problèmes du monde » plutôt qu’un « facilitateur ».

Au lendemain du premier anniversaire de l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, les droits de l’homme s’imposeront à l’agenda. Ce sujet ne manquera pas d’être évoqué lors de la rencontre, prévu demain avec des étudiants, à l’université Bauman, qui forme l’élite scientifique russe.

Ce changement de ton n’exclut pas des relations personnelles raisonnablement chaleureuses entre les dirigeants russe et français. D’autant plus que les personnalités de Nicolas Sarkozy et de Vladimir Poutine peuvent si non converger du moins se croiser, comme en a témoigné la complicité qu’ils ont affichée en juin dernier au sommet du G8 d’Heiligendamm.

Les deux ont d’ailleurs quelques points communs dans leurs manière d’exercer leurs pouvoirs, de s’appuyer sur des « proches » dignes de confiance plus que sur des collaborateurs imposée par les  structures ou les hasards démocratique, d’avoir toujours un « coup d’avance » dans chacune des actions entreprises ou des discours faits,  de donner une image dynamique et offensive, d’être omniprésent sur les médias, de chercher à concilier autosatisfaction communicative et réalisme…

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02/10/2007

Quand Sarkozy et Hortefeux font fuir les "cerveaux"

La France et son « immigration choisie » : Des dégâts collatéraux

 Un bon humoriste en ferait une joie saynète. Hortefeux avec « l’immigration choisie » de Sarkozy fait fuir des « cerveaux » qui aimeraient venir en France et qui, bien sûr, pourraient contribuer au rayonnement de « ce beau, cher et grand pays »… Ce n’est pas dans les bidonvilles de l’Afrique subsaharienne que la grogne monte : c’est dans les chancelleries, les universités, les laboratoires,  les sièges sociaux de grandes entreprises…

Selon Le Monde, dans un article bien documenté,  des critiques, inattendues de ce X ième texte « protecteur » viennent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pourvoyeurs de cadres qualifiés, mais aussi de Français mariés avec des étrangers. Joli, non ? Mais nous défendons l’UNESCO à Paris, le Conseil de l’Europe, les droits de l’Homme, une partie du  parlement européen et d’autres organisations européennes  à Strasbourg et toutes nos métropoles rêvent d’acquérier une dimension internationale plus grande…

Ce n’est qu’une illustration de plus de l’incapacité de  nos services (bureaucratiques) d’anticiper toutes les conséquences des innombrables textes de lois et de règlements pondus.

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Europe à Strasbourg: Pessimisme sur le Kosovo

La SERBIE et le KOSOVO: Les principes du Conseil de l'Europe, oui. L'indépendance, non

Le mur. La question du Kosovo prend ou plutôt reprend une dimension dramatique. Avec une tragédie possible au bout du chemin. Tout ce qui a été dit aujourd’hui au Conseil de l’Europe doit être entendu et lu en fonction de …ce qui s’est passé à New-York.

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31/08/2007

La france en Europe: Nicolas Sarkozy donne sa feuille de route à Kouchner

Le chef de l'Etat demande au ministre des Affaires étrangères de faire du Quai d'Orsay un "ministère de la Mondialisation".

Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner (Reuters)

Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner (Reuters)

Nicolas Sarkozy a demandé à Bernard Kouchner de faire du Quay d'Orsay un "ministère de la Mondialisation", susceptible de "redonner à notre pays sa pleine place dans le monde et en Europe", dans la lettre de mission au ministre rendue publique aujourd'hui par l'Elysée.
Souhaitant une "rationalisation" des moyens de l'Etat à l'étranger, Nicolas Sarkozy demande notamment au ministre des Affaires étrangères de préparer pour la fin juin 2008 un "livre blanc" sur les réformes à apporter au Quai d'Orsay, qui gère le deuxième réseau diplomatique après celui des Etats-Unis.
Ce livre blanc sera accompagné des "projets de dispositions législatives et réglementaires (...) nécessaires pour adapter l'organisation administrative et les statuts des agents du ministère des Affaires étrangères et européennes", précise le chef de l'Etat.

L'Afrique, priorité de la politique d'aide au développement

Le président de la République demande aussi des propositions sur "la nature et l'ampleur de nos implantations à l'étranger", dans "un contexte d'intégration européenne de plus en plus forte et de volonté de création d'un réseau consulaire européen unique".
Il souhaite une "nouvelle politique de coopération et d'aide au développement", concentrant les moyens sur des "priorités géographiques et sectorielles" dont "l'Afrique" et "la santé, l'éducation, la formation et le développement durable".
"Vous saisirez l'opportunité de la création d'un service civique obligatoire pour redonner une dimension ambitieuse (...) au réseau des coopérants français à l'étranger", indique également Nicolas Sarkozy.

Une politique d'attractivité des élites étrangères

Il souhaite également un "plan de développement" du réseau scolaire de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).
Nicolas Sarkozy évoque aussi une "politique d'attractivité de la France en direction des élites étrangères, pour qu'elles viennent notamment s'y former" et "une réorganisation de notre réseau culturel" pour être "plus présent dans les nouveaux centres de foisonnement culturel, en particulier en Asie et en Amérique".
S'agissant de la future présidence française de l'Union européenne (second semestre 2008), Nicolas Sarkozy demande à Bernard Kouchner de proposer "au-delà des thèmes de l'immigration, de l'énergie, de l'environnement et de la défense, des priorités bien identifiées", telles que la croissance et l'emploi, la sécurité, la politique industriell
e.

28/08/2007

Europe/Turquie : ET MAINTENANT ? Le nouveau ton de Sarkozy apprécié à Bruxelles et sur les rives du Bosphore

Editorial RELATIO par Daniel RIOT

« Il s'agit d'un discours riche en idées nouvelles », dit l’un des porte-parole de la présidence portugaise de l'UE sans dire si Lisbonne allait suivre Sarkozy dans son idée de créer un Comite de Sages pour « réfléchir » aux structures, aux missions donc aux frontières de l’Union en 2020/30. Et de poser cette réflexion comme condition à la poursuite des négociations avec la Turquie.

La Présidence portugaise a un objectif majeur (le nouveau traité) et quelques priorités (dont le sommet euro-africain) qui rejoignent tout à fait les préoccupations françaises, mais elle ne veut pas que la question essentielle mais complexe des frontières ( à définir ou non) de l’Union rendre le chemin plus difficile. Elle a raison. Même si le souci de Sarkozy est plus que louable. Nous devons savoir vers quelle Union nous allons, où nous voulons et pouvons aller. Les Turcs aussi d'ailleurs devraient le savoir...

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« Une contribution importante », lâche le président Barroso (couvert d’éloges par Sarkozy) en faisant notamment allusion aux propos du Président français  sur la Turquie… D’autres responsables  de la Commission décortiquent avec une extrême attention le "discours aux Ambassadeurs" de Sarkozy.

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La plupart partagent les appréciations élogieuses faites par RELATIO. Que l’Union soit définie comme la « priorité des priorités » de la diplomatie française avec une telle vigueur est une excellente nouvelle. Que Sarkozy ait éprouvé le besoin de se défaire de l’image de « Cavalier seul » et de « Sarkopoléon » qu’il commençait sérieusement  à avoir dans les milieux communautaires est un signe rassurant. Qu’il tente de sortir de son isolement sur la « question turque » est encourageante : « Les cyniques sont des gens réalistes » ironise un haut-fonctionnaire…

Sur le fond, les avis sont partagés. Pour certains, Sarko a amorcé un vrai tournant qui peut débloquer bien des choses. Pour d’autres, la levée de ses réserves sur la poursuite des négociations avec Ankara dans le maintien de sa préférence pour une association étroite, complique encore la gestion du dossier.

Sur à sa position envers la Turquie, Sarkozy a deux grands atouts : les opinions publiques européennes qui partagent ses sentiments et les arguments des  militants européens qui, comme la Présidente du mouvement européen France, l'excellentente  Sylvie Goulard (Le grand turc et la République de Venise) , estiment qu’un élargissement à la Turquie bloquerait sérieusement tout espoir d’une union européenne politique.

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Atatürk

Mais Sarkozy a une série de handicaps très sérieux :

1) Le respect des paroles données et des engagements pris compte au niveau des Etats. A travers Chirac, c’est la France qui s’est engagée sur la voie des négociations d’adhésion de la Turquie qui, on l’oublie trop, est membre (le 13ième) du Conseil de l’Europe donc de la famille européenne depuis la 9 août 1949. S’en tenir à des notions géographiques et arbitraires. Seule la Thrace est d’Europe (géographiquement), mais comment oublier que le site de Troie est d’Asie mineure…Et que montre en mains, en respectant les limitations de vitesse, il ne faut qu'une minute pour traverser le Bosphore.

2) En termes économiques et géostratégiques, la France ne peut pas se couper de la Turquie (où les francophones et les francophiles sont nombreux). Sarkozy s’en est vite rendu compte. Dès mai, il   avait dépêché,  à Ankara, son conseiller diplomatique Jean-David Lévitte, afin de tenter de réparer une relation bilatérale franco-turque empoisonnée par la question de l'adhésion, par les violences verbales du « candidat Sarko » et par le vote en France d'une loi sur le génocide arménien (loi qui illustre trop, indépendamment de la tragédie arménienne, la confusion des genres entre politiques et historiens…). La Turquie avait  mis des restrictions au survol de son territoire par des avions militaires français en route pour l'Afghanistan,  elle avait tenu GDF à l'écart du projet de gazoduc Nabucco et elle faisait savoir que  les relations bi-latérales …se faisaient à deux.

3) Que faut-il entendre par « partenariat privilégié »? L’expression sonne bien, mais que recouvre-t-elle ? En l’état, rien. Rien d’autre que ce qui existe déjà… depuis 1963, pour caricaturer. L'union douanière en témoigne. La Turquie figure déjà dans la politique de voisinage de l'UE. Les coopérations euro-turques se développent dans tous les secteurs, y compris culturels. Et s’il est un pays où le dialogue Islam-Europe peut prendre tout son sens, c’est bien la Turquie (avec le Maroc). Quant à l’intégration de la Turquie dans l’union méditerranéenne (encore bien floue) proposée par Sarkozy, elle s’impose par simple bon sens…

4) L’ouverture faite lundi en faveur d’une reprise des négociations sur 30 des 35 chapitres de la négociation entre l’Union et la Turquie comporte une ambiguïté. Les Vingt-Sept avaient  décidé de ne pas ouvrir les huit chapitres  concernant l'Union douanière, puisque la Turquie ne reconnaît toujours pas Chypre. Ce qui est en soi un scandale:les négociations avec les héritiers d'Atatürk n'auraient jamais dû commencer sans un règlement de cette "affaire chypriote". 

Or, les cinq chapitres exclus par Sarkozy font abstraction de cette décision qui porte sur huit. Maladresse dans la préparation du discours ? Légèreté coupable de Sarkozy ? Manque de réflexion ? D’ailleurs quels sont ces cinq chapitres ? « Le Monde », citant des sources élyséennes, écrit que les  cinq sujets sur lesquels M. Sarkozy ne veut pas entendre parler de négociations sont l'agriculture, la politique régionale, la citoyenneté européenne, les institutions, et l'Union monétaire.

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« Il n'est pas approprié de parler du nombre de députés turcs au Parlement européen, ou du poids de la Turquie au Conseil, car ces questions présupposent une adhésion à l'Union », explique un diplomate. Cela se comprend. Cela rejoint d’ailleurs la position de la chancelière allemande, Angela Merkel, dont  les idées sur ce sujet ne sont pas celles de ses alliés sociaux-démocrates de la grande coalition, plus favorables à l'adhésion claire, complète et rapide. Et trop indulgents ou trop peu vigilants face aux manquements turcs à Chypre, à l’extrême fragilité de la démocratie turque, à l’ampleur du défi kurde…et aux risques d’un élargissement qui serait synonyme d’affaiblissement…

Dans ce contexte, le changement de ton de Sarkozy a un inconvénient : il ne clarifie en rien les objectifs, ce qui n’est pas fait pour alléger le poids asphyxiant des arrières pensées, coté Bosphore comme coté Seine.

Il a un avantage : il peut contribuer à dépassionner le débat. C’est important à un moment où la Turquie sort démocratiquement d’une crise chargée de périls à la gravité généralement sous- évaluée. Entre charia, loi martiale et chaos.

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>>>Il doit être clair que le succès de ces négociations doit dépendre de l’ampleur, de la profondeur, et de l’inscription dans la durée des réformes indispensables pour que la Turquie répondent aux critères de l’Union. (Ce dont ne veulent pas bien des milieux turcs, au nom de l’islam ou de l’islamisme).

>>>Il doit être clair également que tout élargissement à la Turquie doit être PRECEDE d’un renforcement POLITIQUE de l’Union. (Ce que ne souhaitent pas ceux qui, Britanniques en tête, misent sur la carte turque pour diluer au lieu de consolider)

>>>Il doit être clair enfin que les négociations euro-turques dépendront en partie des réactions et de l’Union et de la Turquie aux séismes géopolitiques qui n’ont pas fini de secouer l’ex- flanc sud-est de l’OTAN au balcon d’événements imprévisibles mais…annoncés au Moyen et au Proche-Orient, autour de la Mer Noire (devenue lac turc), dans le  Caucase... Zone sismique! 

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Autant dire que les réponses à cette « question turque » dépendront de  l’aboutissement de processus à plusieurs inconnues… Se prononcer pour ou contre l’adhésion de la Turquie à l’Union aujourd’hui, surtout en fonction de l’opinion publique d’aujourd’hui, tient soit de l’aveu de préjugés, soit d’un grand sens du jeu… Etalage d’arrières pensées ou pronostics.  

Sur un tel dossier, on ne décide pas en 2007 ce qui doit l’être en 2015 dans la meilleure des hypothèses. Et on ne prépare pas l’avenir les yeux fixés sur le seul rétroviseur… Le « Grand Turc » n’est plus ce qu’il était, mais la « République de Venise » non plus. Le « syndrome de Poitiers » nous a joué bien des tours, ne nous laissons pas enfermer par celui des « Sièges de Vienne »…

Daniel RIOT

.DOSSIER >>>>>>

SUR TOUTEL’EUROPE >>>>>

27/08/2007

La France en Europe: Sarko met le turbo... Bravo!

EDITORIAL RELATIO par DANIEL RIOT:OUI. J’applaudis. Et j’invite à applaudir, si tant est que cette exhortation ne semble pas présomptueuse. Qui d’ailleurs, de bonne foi, pourrait ne pas applaudir au discours de Sarkozy devant la conférence annuelle des ambassadeurs de France ?

On peut, bien sûr, contester ceci ou cela. Déplorer par exemple que la protection civile européenne et l’Europe de la Justice ne figurent pas dans les priorités définies pour l’Union. Bien sûr… Entre autres. Mais pour l’essentiel, dans le fond comme sur la forme, Sarkozy a tout fait (et bien fait) pour réunir une adhésion nationale, par-delà les clivages politiciens, à sa ligne diplomatique. Et, surtout,  pour atteindre ses objectifs au niveau européen.

Le dessein est clair. Les dessins restent à peaufiner en tenant compte des opinions des autres. Mais la voie tracée est bonne et la voix est forte. Y compris dans des clarifications fermes qui peuvent déplaire. Sur la Russie « qui joue d’une certaine brutalité de ses atouts ». Sur la Chine. Sur les nécessaires réformes pour que l’expression « ordre mondial » prenne (enfin) du sens (conseil de sécurité élargi, passage du G8 au G13, meilleur équilibre au sein du FMI). Sur la complémentarité entre l’OTAN et l’Union.Sur l'intelligence recouvrée dans les relations franco-américaines.

Dans une optique européenne, trois faits essentiels à mettre en relief :

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14/08/2007

L’Union européenne face au sommet « démonstratif » de l’OCS…

7c17eef01328abcaff981ef2f8ad590c.jpgDECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT : Faste, médiatisation, exploitation politique… C’est un Sommet « démonstratif » que l’OCS, l’Organisation de coopération de Shanghai, tient à partir du 15 août à Bichkek, la capitale kirghize. L’OCS qui reste énigmatique pour les observateurs occidentaux et bien des acteurs euro-asiatiques veut montrer son importance et se poser en interlocuteur incontournable sur la scène internationale. Comme l’OTAN, par exemple, ou l’OTASE (avant sa dissolution en 1977) 

« Ce sommet accueillera plus de 1.400 membres de délégations internationales et journalistes », a fait savoir Ednan Karabaïev, ministre kirghiz des Affaires étrangères. « 508 journalistes de 16 pays du monde ont déjà été accrédités en vue de commenter le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai »,

Les présidents de dix Etats, dont les six pays membres de l'OCS (Kazakhstan, Chine, Russie, Tadjikistan, Ouzbékistan et Kirghizstan), ainsi que les présidents de deux pays ayant le statut d'observateurs à l'organisation (Mongolie et Iran), se réuniront le 16 août à Bichkek. Deux autres Etats ayant ce statut seront présentés par leurs ministres: le Pakistan, par le ministre des Affaires étrangères, l'Inde, par le ministre du Pétrole et du Gaz naturel.

Parmi les hôtes d'honneur du sommet : le président afghan Hamid Karzaï, le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov et le secrétaire général adjoint de l'ONU Lynn Pasco.

Officiellement, cette Organisation de Shangaï n’est pas militaire. Mais (de hauts responsables russes ne manquent pas une occasion de le mettre en relief), « les questions de développement économique et de coopération sont de plus en plus liées aux questions de sécurité donc de défense ». 

« Le développement économique de l'Organisation de coopération de Shanghaï ne sera pas possible sans le renforcement de la sécurité régionale », vient de déclarer  le chef des Forces armées russes Iouri Balouïevski, repris par RIA Novosti.« La participation de structures militaires des pays de l'OCS au maintien de la paix et de la stabilité en Asie est obligatoire pour renforcer la sécurité régionale (…) Nous sommes contraints de chercher des réponses adéquates aux défis et menaces à la sécurité régionale ainsi que perfectionner les rapports entre Etats membres », a précisé le général Balouïevski.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sommet coïncide avec les  «  exercices antiterroristes Mission de paix 2007 » qui ont commencé aujourd'hui dans la région de Tcheliabinsk (Russie), près du Mont Oural. Des exercices qui ont des allures de grandes manœuvres et qui auront pour spectateurs privilégiés les N°1 russe et chinois. 

Pour Pékin et Moscou, l’OCS est devenue un outil diplomatique de première importance.

Pour Poutine, c’est l’un des « leviers » qu’il utilise dans sa stratégie de « retour en forces de la puissance militaire russe » (à usage interne et extérieur). Une stratégie qui le conduit à un accroissement du budget militaire, au renforcement de la défense anti-aérienne de plusieurs régions (dont celle de Moscou), le réseau anti-missiles,  la mise en relief de nouveaux missiles, les « percées » sous la banquise polaire, les démonstrations de forces dans des régions sensibles (Caucase, Mer noire) et le retour à des « expéditions aériennes » que l’on croyait abandonnées depuis la fin de la « guerre froide »….

Ces démonstrations de force s’ajoutent aux parades (et chantages) sur les sources d’énergie et des positions de fermeté diplomatique dans les instances onusiennes et ailleurs et posent aux Européens avec acuité une double question qui pour l’heure reste sans réponse : Quelle stratégie faut-il adopter face à la Russie ? Quel type de partenariat faut-il (ou pas ) que l’Union tisse avec cette OCS qui n’a pas finit de faire parler d’elle ?

Daniel RIOT

03/08/2007

France-Libye : Effets « boomerang » d’un coup de com’ trop réussi

Editorial RELATIO par Daniel RIOT

Raison d’Etat ? Tout le monde comprend, même si cela rime souvent avec déraison d’Etat… Bataille entre marchands d’armes pour tirer parti du marché libyen, il y a. La France qui fait une partie de son beurre avec des canons signe de « gros contrats » avec Kadhafi. On se pince le nez et on oublie la morale. Soit. EADS confirme des contrats négociés depuis longtemps, presque conclus en février 2004, et  il n’y a plus d’embargo sur les ventes d’armes en Libye depuis 2004. Il n’y aurait donc que peu de choses à en dire…sauf sur le moment et les conditions de l’annonce.

« Affaires » d’Etat ? C’est déjà plus trouble et plus troublant… Le secret d’Etat devient cachotterie sale avec les lignes rouges de l’inadmissible franchies la plupart du temps. Certes, comme disait un ancien ministre travailliste, «  Tous les pays et tous les régimes ont  des cadavres dans leurs placards », mais il y a des degrés en tout, y compris dans l’horreur. Ou le cynisme et la manipulation.

Mensonges d’Etat ? On ne les compte pas. C’est d’ailleurs l’une des faiblesses des démocraties et l’une des raisons du discrédit de la politique. Les régimes totalitaires reposent sur des mensonges institutionnalisés. Les démocraties, elles, se fondent, en théorie,  sur le principe de réalité, donc de vérité, de transparence, de franchise. Surtout quand les détenteurs du pouvoir ont mis  à leur programme, une « République irréprochable »…

Que la polémique sur les contrats libyens s’amplifie est dans l’ordre du normal et de la logique. D’autant plus que l’opération « Sauvetage à Tripoli » a  d’abord été une « opération » de communication, comme Sarkozy sait les construire et les mener. « Retour de bâton »,  dit le Monde. « Une opération de com’ qui a mal tourné », constate Libération. C'est plutôt un choc en retour d'un coup de com' trop réussi et trop fêté, avec ostentation et précipitation.

Une tempête de sable ? Des doutes et des soupçons bien compréhensibles. D’autant plus que les déclarations officielles faites par l’Elysée ou des ministres (Kouchner, Morin…) ne démontrent rien comme tout ce qui vise à trop... démontrer.

Crédibilité internationale recouvrée ou non, Kadhafi n'est  pas  un chef d’Etat « normal »… onne doit pas traiter avec lui avec avec un honnête homme. On ne doit surtout pas oublier que les soigants bulgares ont d'abord été victimes d'une "prise d'otages d'Etat". Qui est plus est, les concessions françaises n’engagent pas que la France, mais l’Union européenne et, au-delà, la « communauté internationale ». Et les propos du fils de Kadhafi au Monde, même  inspirés par des considérations de politique intérieure libyenne, confirment surtout que l’Etat voyou utilise encore des méthodes de voyous.

Le PS réclame une mission d’enquête parlementaire. Il est dans son rôle, même si en matière de politique africaine il n’a guère de leçons à donner. Le problème c’est que dans la législation actuelle, ce type de commission n’a guère de pouvoirs d’investigation. Saura-t-on sur ce point s’inspirer de ce que peut faire la Congrès américain ? Il est plus que temps…Mais Sarkozy, sur des dossiers tels que celui de la Libye, le président en serait la première victime. En plein « état de grâce »…

Daniel RIOT        

28/07/2007

La premièrecontre-performance diplomatique de "Super Sarko"...

Leçon d’une mini tournée : Apprendre à mieux connaître l’Afrique

c80c2d5d6e039a526dfe54f6ab9612fb.jpgEDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT

Trop, trop vite, trop maladroitement… En politique étrangère, le « Super Président hyperactif et omniprésent » vient de recevoir quelques coups et quelques leçons qu’il aurait tort de prendre par le mépris ou la rigolade…Sa mini tournée africaine est en fait sa première contre-performance diplomatique.

 

Il en fait trop. C’est évident. Et cela le fatigue. Cela se voit. Cette manière de presque s’endormir en conférence de presse  n’est pas qu’un manque de courtoisie à l’égard de ses hôtes. C’est une alerte médicale…

Il agit trop vite. Sa précipitation à aller embrasser Kadhafi est plus condamnable que sa volonté (dictée par le simple réalisme) de normaliser les relations avec une Libye qui joue effectivement un grand rôle (pour le meilleur et pour le pire) au Moyen-orient, dans le bassin méditerranéen et en Afrique. « La hâte manifestée par le président de la République laisse un goût amer. M. Sarkozy voulait introduire de la morale dans la politique étrangère. Le cas libyen constitue au minimum un contre-exemple  Konaré critique violemment Sarkozy », souligne Le Monde.Un commentaire plutôt aimable par rapport à d’autres...

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Avec Bongo, "le doyen"

Cette précipitation qui se traduit par un « cavalier seul » érigé en règle de (mauvaise) conduite inquiète nos meilleurs alliés, partenaires et amis, les Allemands. Et c’est grave… Pour l’Europe, bien sûr, mais d’abord et surtout pour la France

Il agit trop maladroitement. Sa mini-tournée africaine a été un vrai festival de bévues, d’indélicatesses, de bourdes. Rien de dramatique, mais comme on sait, « le diable se cache dans les détails »…Son discours de Dakar a suscité un vrai tollé qu’il avoue publiquement …ne pas comprendre. C’est très mauvais signe… D’abord ce qui est dit est dit et on se demande pourquoi il éprouve en permanence ce besoin de se justifier, même quand il est peu justifiable. Ensuite, ce maître ès communication devrait se  souvenir que l’essentiel n’est pas ce qui est dit mais ce qui est entendu.

Or, ce qui a été entendu révèle une coupable méconnaissance de l’Afrique, un arrière fond culturel imprégné par les « chefs blancs » de jadis ou « Tintin au Congo », un manque de cohérence que l’on va finir par juger « inné » et des imprécisions dans les desseins assez troublantes. La force de conviction  de sa secrétaire d’Etat, RAMA YADE,  ce samedi soir sur  France 2, n’y change rien…

L'ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union africaine (UA), a jugé dans une interview à Radio France Internationale (RFI) que le discours de Dakar « n'est pas neuf dans le fond et rappelle des déclarations fort anciennes, d'une autre époque »,

37fb1d6c7def5c4cdf66300c0d53d10b.jpgAlpha Oumar Konaré (photo) a surtout été choque par les déclarations sur le paysan africain qui, selon Sarkozy,   « ne connaît que l'éternel recommencement du temps, rythmée par la répétition sans fin des mêmes gestes et de mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès ».

Alpha Oumar Konaré a également réagi au rejet de toute repentance affiché par Nicolas Sarkozy au sujet de la colonisation, même qualifiée de « grande faute ». « Une bonne partie du retard de l'Afrique est liée à cela et cette réalité, je suis sûr que le président le sait (...) Personne n'a le droit de la nier, et cela n'a rien à voir avec la repentance. Cette exigence de mémoire ne peut pas être simplement le fait des Africains", a-t-il dit.

Indulgent et diplomate, le président de la  Commission de l’Union africaine a conclut : « Je suis certain que le président souhaite la rupture (...). Je pense que pour l'aider dans la rupture, il a besoin de mieux connaître l'Afrique et nous sommes prêts dans ces échanges avec lui ».

Il le faut en effet. Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes en cours, le dernier étant le contentieux entre le Niger et Areva. Et pour approfondir le concept d’Eurafrique, un concept sur lequel travaillent aussi la Présidence portugaise et Louis Michel, (photo) l’excellent commissaire à la coopération et au développement, qui ne font pas  d’effets de manche,  mais préparent avec sérieux le sommet euro-africain qui doit se tenir à Lisbonne cet automne.

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Ce sommet constitue à la fois un test et une chance.

>>>Un test : 40 chefs d’Etat et de gouvernement du « continent  noir » avaient participé au sommet sino-africain de novembre 2006. Combien seront-ils à Lisbonne ?

>>>Une chance : face aux poussées chinoises et américaines, mais aussi indiennes, japonaises et autres, l’Europe avec d’autres méthodes que celles de la « Françafrique » doit, comme Sarkozy dit le souhaiter, jeter les bases d’un partenariat nouveau.

Un partenariat qui implique, coté français, une vraie rupture avec des réflexes culturels d’un autre âge et des pratiques plus conformes aux règles du droit, à commencer par les textes anti-corruption. Un beau chantier, en effet… On compte sur la perfectibilité de Sarkozy qui doit être capable, s'il en prend le temps, de mieux travailler ses dossiers africains et cesse de confondre vitesse et précipitation:"les Blancs ont des montres, mais ils manquent de temps" dit un proverbe africain".

Daniel RIOT

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21/07/2007

Kosovo : Le Niet de Moscou à l'ONU

 Les Européens"cherchent politique russe désespérément"

a923816cbe7b91f32fc459bca9c8ccb1.jpgDECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT 

Quand Poutine 652d6f7830ebd7748ea6558170054fa3.jpgveut, la Russie peut ! Les pays européens et les Etats-Unis ont renoncé à faire voter par le Conseil de sécurité de l'ONU une résolution sur l'indépendance du Kosovo.

Reculant devant le véto russe, perçu comme inévitable depuis lundi,  et craignant de compliquer encore leurs relations difficiles avec Moscou, ils espèrent « encadrer » un dialogue bilatéral entre Serbes et Kosovars.

Mais ce dialogue est mal engagé : Les Serbes célèbrent toujours le Kosovo comme le foyer de la « mère patrie » et le Kosovo envisage  de proclamer unilatéralement son indépendance, dès novembre. LIRE LA SUITE >>>>>

18/07/2007

La France en Europe : Du "très vite" au "trop vite"?

La vraie « rupture » de Sarkozy: La notion du temps

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT

Il n’a pas enfourché de vélo, mais il a fait « son » Galibier ! Dur, dur, de suivre les pas de Nicolas Sarkozy, aussi hyperactif qu’omni présent. Superman à l’Elysée : A vous couper le souffle ! Mais à quoi « marche-t-il », docteur, pour courir aussi vite et (déjà) aussi longtemps, sans ces pauses que … même le Créateur s’imposait le septième jour?

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Les vertus aphrodisiaques du pouvoir conquis avec brio, les dopages de la convoitise satisfaite, de l’ambition couronnée et de la concupiscence jamais assouvie n’expliquent pas toute cette énergie folle, dépensée et dispersée… Le jus d’orange non plus.  Même pour un modeste observateur curieux de tout et soucieux de comprendre (un peu) ce qui se passe dans ce « beau et grand pays », cet « homme pressé » finit par oppresser. Le « style Sarko » reste d’abord un « mystère Sarko ».  

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En plus, il est bon, le bougre ! Génial, à sa façon. Génial, non comme le cheval qui écoeura Musil du journalisme, mais comme ces êtres qui répondent, dans leurs champs d’action,  à la définition de Paul Valéry : « le génie est une habitude que prennent certains ».

Avec cet art du politique, joueur d’échecs en pleine réussite,  qui sait toujours avoir un « coup d’avance ». Avec cette intuition du chasseur, jamais à court ni de munitions et ni  d’inspiration,  qui réussit à atteindre ce qu’il vise même quand sa cible paraît hors de portée.   Avec ce magnétisme envoûtant du prestidigitateur  fascinant qui finit non par surprendre, mais par prendre. Avec ce charisme si peu définissable …

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Cette « bête de scène » excelle dans tous ses jeux de rôles (y compris dans celui de la sincérité travaillée, de la spontanéité calculée et de l’improvisation préparée a su, comme quelques prédicateurs américains, adapter les recettes classiques des « meneurs d’hommes », des « guides des foules » aux impératifs cathodiques des « enfants de la télé »…

Pour couronner le tout, il a toutes les vertus dont la France avait besoin pour sortir du chloroforme chiraco-jospiniste : le « ronfleur du G8 » nous faisait perdre du temps à force de chercher à donner du temps au temps, en oubliant que le temps pourrit autant qu’il guérit tout. Lui, avec ses piles  d’un « lapin Duracel » atomique,  lutte contre le   temps en défiant Chronos.

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Le rapport au temps, voilà la vraie rupture : l’instant qui vient compte plus que celui qui passe.

Dans cette ère de crise généralisée de notre rapport au temps, « Sarko- le- pressé » arrive à point, en mode, pile poil dans « l’air du temps » : instantanéité érigée en déesse, impatience généralisée, difficultés de concilier les temps politiques, médiatiques, judicaires …Plus de promenade, des « joogings ». Plus de voyage : des déplacements. Plus de réflexions : des réflexes. L’édité prime le médité.

A la tête de l’Etat, cela n’a pas que des avantages. Vieux dilemme  de la vitesse et de la précipitation. Les lois ? Passage en force. Tant pis si le temps n’est pas pris pour bien les préparer, les étudier, évaluer toutes leurs conséquences. Les initiatives diplomatiques : audacieuses, et courageuses même, mais que de fois, déjà, en deux mois, n’a-t-on pas mis en avant l’excuse de la rapidité si cultivée et de l’efficacité si célébrée pour se laver de quelques pêchés et maladresses…

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« Tout s’est fait si vite ! », a soupiré la secrétaire d'Etat  aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, Rama Yade,  comme pour expliquer qu’elle n’a pas pu rencontrer les associations tunisiennes des doits de l’homme quand elle accompagnait Sarkozy à Tunis.

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« Tout s’est fait très vite », ont expliqué nos diplomates pour calmer l’agacement des Allemands pris de court  lors d'une rencontre des ministres des affaires étrangères des Etats membres méditerranéens de l'Union européenne à Portoroz en Slovénie, le 6 juillet. Sans avoir consulté Berlin, Bernard Kouchner, a présenté une lettre visant à remettre des recommandations, au nom des Etats méditerranéens, à l'ex-premier ministre britannique Tony Blair pour sa nouvelle mission de paix au Proche-Orient.

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Il n’avait pas eu le temps non plus de prévenir Javier Solana qui, en dépit des honneurs  dont il a fait l’objet lors du 14 juillet à Paris est plus que contrarié par la diplomatie du « cavalier seul » français. Il l’a dit en termes polis dans une ITW à La Croix : « Si nous voulons être utiles, il y a des mécanismes plus efficaces que des lettres ouvertes pour faire avancer la politique étrangère de l’Union européenne »

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« Tout s’est très vite », a-t-on fait savoir pour expliquer aux négociateurs de l’Union européenne  qu’ « on » n’avait pas eu le temps de les prévenir de la mission de Cécilia à Tripoli. Comme d’ailleurs, en pleins G 8, le président n’avait pas eu le temps de prévenir ses partenaires européens qu’il proposerait unilatéralement un délai de six mois avant de se prononcer sur le statut futur de la province sécessionniste serbe du Kosovo, un dossier actuellement en pleine négociation à l'Onu…

« Très vite », cela peut encore aller : Le Super- Président est encore dans une période probatoire (pardon « d’état de grâce »). Mais attention : le « trop vite » serait  plus difficile à rectifier… Ah ! ce temps ! On a beau travailler plus, on n’en gagne pas davantage…

Daniel RIOT

04/07/2007

Europe-Afrique: de nouvelles perspectives pleines de promesses

DECRYPTAGE RELATIO: Première mission : l’Afrique. Premières promesses : De meilleures relations entre l’Union européenne  et l’Afrique. La Présidence portugaise a commencé par un chantier du « grand large », ce qui n’est pas illogique pour ce « pays des grands découvertes ».

En fait, c’est le fruit du hasard du calendrier diplomatique africain :  Le José Socrates, s’est invité à Accra,au Ghana,  au 9 ième sommet de l’Union africaine pour multiplier des  contacts bi- et multilatéraux dans la perspective du sommet euro-africain programmé à Lisbonne les 8 et 9  décembre prochain.

631f8f637743ee7edaa9e8d89b323a75.jpgCe sommet (qui est l’une des priorités de la Présidence portugaise) doit « lancer un nouveau partenariat entre l'Union Européenne (UE) et l'Afrique », a-t-il affirmé dans la capitale ghanéenne, en prononçant son discours en portugais devant les chefs d'Etat et de gouvernement des 53 pays membres de l'UA.

Ce partenariat visera selon lui à « renforcer le respect des droits de l'homme, le combat contre la pauvreté, une meilleure gestion des flux migratoires ».Des objectifs qui sont évidemment ceux de la Commission de Bruxelles et de plusieurs pays européens, sont la France, où Nicolas Sarkozy est décidé à rompre avec les pratiques de la « Françafrique ».

M. Socrates a insisté pour que les sommets Afrique-Europe soit plus fréquents à l'avenir et que l'écart de sept ans entre le premier et celui de Lisbonne ne se reproduise plus.  « L'Europe et l'Afrique ont une vision commune sur différents problèmes auxquels nous sommes confrontés. Il est nécessaire d'avoir un partenariat politique qui nous permettra de répondre à ces questions », a-t-il estimé. Depuis le temps que Louis Michel, le commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire , le réclame....

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Ce sommet de Lisbonne est très attendu après l'échec ces dernières années de l'UE et de l'Afrique à organiser une deuxième rencontre, reportée du fait de divergences entre certains pays africains et européens : le Royaume Uni, notamment,  ne voulait pas entendre parler de  la participation du président zimbabwéen Robert Mugabe et d’autres problèmes bi-latéraux  ou régionaux empêchaient une indispensable préparation. Qui plus est, les différents  pays européens n’ont pas sur l’Afrique des visions communes très claires…

Vues étroites, partielles, partiales (et archaïques) de uns. Indifférence des autres. Résultats : Une impuissance politique de l’Europe dans ce continent africain avant-hier partenaire privilégié (accords de Yaoundé et de Lomé) qui subit de plus en plus des influences (rarement positives pour son développement économique et social) des Américains, des Chinois et d’autres, conscients que l’Afrique peut être un continent d’avenir même elle reste « mal partie »…

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souhaité, pour sa part, que les sommets UE-UA soient institutionnalisés: de tels sommets se tiendront "tous les deux ans, en alternance sur chacun des continents", a-t-il dit. C'est un bon rythme si ... le travail est permanent, sur tous les plans.

CETTE UNION QUI...DIVISE

Ce dialogue euro-africain n’était évidemment pas le sujet essentiel de ce Sommet de l’Union africaine (qui n’a d’Union que le nom) : sous l’impulsion de Khadaffi, c’est le projet d’un « gouvernement continental » qui devait faire l’objet d’une étude poussée. Un constat, en attendant un communiqué final qui ne fermera aucune porte mais n’en ouvrira aucune.

S'ils sont tous en faveur des "Etats-Unis d'Afrique" en tant qu'idéal à plus ou moins long terme, les dirigeants africains ne sont en revanche pas d'accord sur la constitution rapide d'un gouvernement unique. Deux camps se sont dessinés assez clairement: d'un côté ceux qui veulent un gouvernement unique maintenant, comme la Libye et le Sénégal, de l'autre ceux qui souhaitent une intégration par étapes, notamment l'Afrique du Sud et les pays de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe). Le compromis final a abouti à un renforcement de la Commission qui tente de gérer l’Union. Un plan de route sera mis au point.

DE NOUVEAUX OUTILS DE DEVELOPPEMENT

3f5fa2a22fdf6bfa36051132c4fdd8ce.gifL’idée des « Etat-Unis d’Afrique » fait rêver nombre d’esprits. Surtout dans les milieux d’affaires multinationaux africains qui « mettent la pression » comme le souligne «All Africa. Com ».  

Ainsi, une demi-douzaine de ministres a lancé le PAIDF (Pan African Infrastructure Development Fund, Fonds panafricain pour le développement des infrastructures). Une initiative dans le sillage du NEPAD qui entend impulser des actions en vue de doter le continent africain d'infrastructures (routes, chemins de fer, télécommunications, barrages hydroélectriques, santé, éducation et autres).

Pour le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Nana Dankwa Akufo Addo, ces jours sont « historiques » : « Les Africains ont décidé de prendre leurs responsabilités pour sortir du sous-développement, l'absence ou l'insuffisance de ces infrastructures constituant un obstacle majeur à l'accroissement de l'activité économique ».

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Mme Zuma, ministre sud-africain des Affaires étrangères, estime que l'option d'un fonds africain indique clairement que  « l'épargne africaine va servir au développement de l'Afrique ». En présentant le Fonds, son président, Tshepo Mahloele, a annoncé que 625 millions de dollars sont déjà mobilisés, une somme identique étant promise par des investisseurs attendant que les structures du Fonds se mettent définitivement en place, ce qui peut être considéré comme fait.

« Le chantier est immense. Le défi excitant », souligne « all Africa.com ». «  Rain is about to fall on Africa » a-t-on entendu dans les couloirs. « Des pluies qui annoncent une renaissance d'un continent qui, enfin, prend conscience de son énorme potentiel. Juste une illustration : à peine 7% du potentiel hydroélectrique de l'Afrique est exploité à ce jour. A la fois une richesse - puisque cette énergie produite peut être vendue - et un moteur du développement car la disponibilité de l'énergie stimule les activités »

Dans ce contexte, le « co-développement » prôné par nombre de pays de l’Union européenne peut et doit prendre tout son sens. Il le faut. Pour les Africains. Et pour l’équilibre du monde. 

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« Le rêve d’une unité africaine ne doit plus se perdre dans les sables », confie un ami diplomate africain. « Notre morcellement vient des colonisations et des décolonisations, avec nos frontières artificielles, nos rivalités entretenues, nos conflits alimentés…et nos ressources pillées. Une ère nouvelle commence. Du Cap au Caire… Même si pour l’instant, notre Union…divise ».

Wait and see. «  Aller doucement n'empêche pas d'arriver », dit un proverbe africain. Prochain sommet de l’Union africaine en janvier. Après le sommet euro-africain de Lisbonne. DR

Voir (et écouter) le dossier de rfi  >>>>>

25/06/2007

DARFOUR: Une épreuve de vérité (aussi) pour l'Europe

SOS Darfour ! Un devoir d’ingérence… Avec des responsabilités européennes à assumer pleinement et rapidement.

Editorial RELATIO par DANIEL RIOT:Enfin ! Voilà des années que les organisations humanitaires et le Parlement européen  tiraient la sonnette d’alarme. En France, François Bayrou a été le premier responsable politique à se rendre sur place et demander en vain (ou presque) une action européenne vigoureuse.

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(....)Quoi qu’il en soit, cette réunion de Paris vaut d’être saluée. Diplomatiquement, il est important que la France s’affirme dans un rôle de médiation. C’est important vis-à-vis des pays africains, surtout si cet événement s’inscrit dans une rupture (urgente) avec la « Françafrique » et ses pratiques déplorables ou plutôt scandaleuses.

C’est important aussi pour l'Europe face aux Etats-Unis qui ont des tentations africaines qui n’annoncent pas forcément le meilleur et face à la Chine qui est sans doute la puissance qui traduit le plus en actes l’importance stratégique et le potentiel économique de l’Afrique. C’est positif pour tous ceux qui ont une vision multipolaire de cet « ordre mondial » qui ne mérité pas son nom…(...)

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