28/12/2008

GAZA: LES FRAPPES ANNONCEES...

SUR RELATIO-EUROPE PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT

(mis à jour le 28/12/08 à 0H30) Etrange et dramatique scénario de l'absurde... Toutes les réactions qui déferlent de partout semblent avoir été écrites avant le lancement de l'attaque aérienne annoncée des Israéliens.... Et les images de Gaza ont un air de déjà vu, avec des scènes qui suscitent évidemment des sentiments de révolte contre ceux qui frappent, « d'une façon disproportionnée » selon la formule de Sarkozy, au nom de l'Union européenne... « A la sortie des écoles », précisent les commentateurs...

10/11/2008

A LA UNE de RELATIO-EUROPE

En 1915, au Vieil Armand: "Le choix des âmes " d'Olivier Larizza PDF Imprimer Email
Lundi, 10 Novembre 2008 01:43
« D'emblée, j'ai su que la montagne allait me faire la peau"...
Il fallait oser s'attaquer en 2008, avec une plume (ou un clavier) d'une trentaine à peine sonnée, à cette Grande Guerre qui fut la Boucherie humaine que l'on sait et dont on oublie trop la vraie nature...
14-18 : C'est la grande guerre civile européenne. Une guerre des nationalismes exacerbés. Avec au bout des charniers, un chef d'œuvre de la connerie criminelle d'Etat...qui se prolongera logiquement pas un « entre-deux guerres ». Et cette rencontre entre Auschwitz, le Goulag et Hiroshima : une guerre dite mondiale (mais d'abord européenne) provoquée par des idéologies déshumanisantes. Et des lâchetés en série : Ethiopie, Espagne ; Munich...
Olivier Larizza a osé. En dépit de tout ce qui a pu être écrit (souvent avec talent voire génie) sur ces « poilus » et cette « der des der » des illusions perdues Et il a bien fait. L'audace est toujours payante quand le talent est à le hauteur des ambitions.

Le centenaire de maman Dolto PDF Imprimer Email
Dimanche, 09 Novembre 2008 20:55

« Pour ou contre Dolto ? » Question stupide... Comment pourrait-on être contre cette pédopsychiatre qui a d'abord apporté un peu de ce bon sens qui fait tant défaut en tout et pour tout surtout face aux enfants, où et quand il n'y a aucune vraie « bonne recette ». Françoise Dolto (1908-1988) revient en librairie à l'occasion du centenaire de sa naissance. Plusieurs ouvrages lui sont consacrés : ils éclairent son oeuvre et sa personnalité, mais on attend toujours une biographie qui fera référence.
"Le chant sacré" de Laurence Lacour PDF Imprimer Email
Dimanche, 09 Novembre 2008 19:59
Ecoeurée par les médias pollués par l'émotion-reine, contaminés par la malinfo,  la désinfo et les surenchères de l'info-spectacle , Laurence Lacour confirme toutes ses qualités de vraie journaliste dans cette enquête minutieuse, guidée exclusivement par le souci d'approcher au plus près la vérité dans toute sa complexité : l'affaire du sang contaminé. « J'ai voulu m'en tenir à la phrase de Paul Ricoeur : " Comprendre, sans inculper ni disculper." Je pense que la plupart des acteurs, responsables politiques compris, ont été dépassés par cette histoire qui les dépassait. La course au progrès, au confort, à la liberté, au profit, aux médias aussi, a fait converger toutes sortes de destins vers ce drame inacceptable qui débouchera sur le scandale du sang contaminé. », dit-elle lors de son passage à Strasbourg à la Librairie Kléber et au Club de la Presse.Comme pour son décryptage de l'affaire de la Vologne, « le Bûcher des Innocents », Laurence Lacour ne s'est pas contentée des vérités judiciaires, du feuilleton des apparences et d'un surf à la surface des choses. Résultat: une oeuvre de référence.
Obama: Lendemains de fête PDF Imprimer Email
Dimanche, 09 Novembre 2008 16:32

Un métisse - noir mais pas trop - entre à la Maison Blanche.

Percée stupéfiante. Sujet d'immense fierté pour le peuple américain. Soit dit entre parenthèses, ce n'est pas demain la veille que les Français feront de même. Ni les Suisses qui n'ont encore jamais envoyé ne serait-ce qu'un fils d'immigré au Conseil fédéral. Plus que la défaite de McCain - dont la digne sortie force l'admiration -, on assiste à celle, écrasante, du projet de Bush le Désastreux et les siens. Tout un catéchisme vole en éclats. Balayée, la révolution néo-conservatrice. Désavouée, la politique économique du laissez-faire et des cadeaux aux riches. Bientôt fermé, le bagne de Guantanamo. Condamnée, la guerre en Irak. Dépassée, l'obsession sécuritaire. Enterrés dans les oubliettes de l'histoire, les Cheney et autres Rumsfeld. Enfin banni, le discours ravageur sur "la guerre des civilisations".

Il y a de quoi célébrer le triomphe de Barak Obama, cet homme au parcours sans faute, ce quadra hyper-doué qui a tout pour séduire non seulement les Américains mais le monde.


01/09/2008

EUROPE/RUSSIE:L'UNION RESTE...UNIE

>>>>SARKOZY, BAROSSO ET SOLANNA REFERONT DES VOYAGES A MOSCOU ET TBILISSI

>>>> REPORT DES NÉGOCIATIONS JUSQU'AU RETRAIT DES TROUPES RUSSES DE GÉORGIE

 

 

DÉCRYPTAGE RELATIO-EUROPE PAR DANIEL RIOT

L'essentiel, c'était l'unité. Ou plutôt l'unanimité. Contrat rempli. La déclaration proposée par la France a été discutée : c'est logique. Mais les 27 l'ont approuvée. Les plus réalistes, comme les plus durs à l'égard de Moscou.

Le principal, c'était de marier fermeté dans la réaffirmation de quelques principes et esprit d'ouverture. Objectif atteint. L'UE va être "vigilante" dans ses relations avec la Russie et pourrait prendre des décisions "concernant l'avenir" de ces relations en fonction de l'évolution de la situation en Géorgie. Prochain test : la prochaine réunion UE-Russie du 14 novembre à Nice.

D'ici là, les négociations prévues (notamment le 15 septembre) sont  ajournées tant que « toutes les troupes russes n'ont pas évacué  la Géorgie ». Mais MM. Barroso et Sarkozy, accompagnés du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, se rendront  le 8 septembre à Moscou et Tbilissi, pour tenter de progresser vers un règlement du conflit, et tenter notamment d'obtenir un retrait des troupes russes.

 

26/08/2008

Ossétie/ Abkhazie: Moscou franchit le pas

Dmitri Medvedev n'a "peur de rien", pas même d'une nouvelle "guerre froide" PDF Imprimer Email
 

LE GRAND DÉFI

Par Daniel RIOT

Et maintenant ? Jusqu'où ira l'escalade vers une nouvelle « guerre froide » ? C'est une deuxième secousse sismique géopolitique mondiale après le séisme géorgien.

Tbilissi était responsable du premier tremblement. Moscou doit assumer pleinement ce qui incontestable un coup de hache dans le droit international, une rupture des engagements de bonne conduite prise par la Russie en entrant dans la « famille » du Conseil de l'Europe. Et une provocation aux conséquences sans doute calculées mais difficiles à prévoir en détail et à maîtriser.

Un grand défi. Comme l'Europe n'en a pas connu, pas même dans les Balkans, depuis la chute du Mur...

24/08/2008

Sur relatio-Europe

Caucase: Au-delà de la géopolitique

RUSSIE-GEORGIE...."Je t'aime, moi non plus" PDF Imprimer Email
 

Une  histoire mouvementée et passionnelle qui explique bien des choses...

Staline, le plus célèbre des Géorgiens, et ses amis de jeunesse à Gori en 1892

Un récit de Daniel RIOT.

Il avait un joli nom, mon guide... Likuna, brune, généreuse de corps et fine d'esprit, l'œil coquin et le sourire en accroche cœur.... C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 80. Gorbatchev au pouvoir n'était pas encore pris au sérieux par les diplomates occidentaux qui tenaient réunions dans des « pièces coffres forts » équipées pour ne subir aucune écoute téléphonique... Souvenirs et plongée dans de vieux carnets de reportages qui éclairent le présent...Entre Russes et Géorgiens, c'est une vielle histoire du style « Je t'aime,moi non plus ». Récit
le Géorgie vue par satellite

20/08/2008

Afghanistan : « Il faut continuer le travail », mais...

 


RELATIO-EUROPE, le journal permanent de l'actualité vue dans sa dimension européenne...

 



AFP/SHAH MARAI
Nicolas Sarkozy et le président afghan Hamid Karzaï (à gauche) au Palais présidentiel à Kaboul mercredi 20 août.

L'éditorial RELATIO-Europe de Daniel RIOT

Dignité et recueillement: c'est de circonstance, mais pas seulement. Les combattants meurent toujours pour des causes qui le dépassent. Douleur et  émotion: un soldat, même professionnel,  tué au combat, c'est tout un pays qui est blessé. Atteint au plus profond de lui-même  Détermination et exhortations: c'est la seule attitude politique possible pour que les onze vies brisées au combat ne constituent  pas un vain sacrifice. Sarkozy a rempli, à Kaboul, la tâche qu'implique sa  mission. « La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels (...) Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie »,

12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

Lire la suite

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

Lire la suite

Sarkozy à Moscou et en Géorgie 

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

Lire la suite

-----------------------

CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne              

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit  annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange »  (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

Lire la suite

23/07/2008

La Serbie se rapproche de l'Union européenne

Radovan Karadzic : Quelques leçons à tirer de l'arrestation du Pol Pot des Balkans... PDF Imprimer Email
Mercredi, 23 Juillet 2008 11:33

L'éditorial de RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Qui, dans l'Europe démocratique, peut ne pas se réjouir de l'arrestation de Karadzic, le psychiatre  fou de nationalisme devenu un Pol Pot des Balkans ? Les réactions au Conseil de l'Europe et dans  l'Union européenne ont valeur d'applaudissements, et de chants d'autosatisfaction. Cette arrestation  « constitue une étape importante dans la voie du rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne », déclare  la présidence française de l'Union. Soit Mais les chants de satisfaction entonnés ont aussi valeur de lâche soulagement.


Treize ans d'attente, c'est long ! Et Karadzyc n'incarne pas que la folie meurtrière du nationalisme déchaîné. Ce psychiatre fou devenu un Pol Pot des Balkans  symbolise aussi l'impuissance de la communauté internationale , la mauvaise conscience des, Européens  devant une série de faits accablants :  les  tragédies de l'ex-Yougoslavie, les jeux diplomatiques pervers, les effets négatifs des différences de conception sur les applications des  droits de l'Homme et du droit international qui opposent toujours la Russie   et les autres membres du Conseil de l'Europe, les faiblesses d'une justice internationale toujours  plus embryonnaire que majeure et décrédibilisée par le « procès » de Milosevic...

 

10/11/2007

René Girard : De la guerre finale

Un nouveau Girard, voilà qui ne se manque sous aucun prétexte. Du moins quand on aime réfléchir un peu. Clausewitz revisité…et « achevé » : un bel ouvrage, stimulant. Dans le droit fil du « Penser la guerre, Clausewitz » de Raymond Aron (en 1976). Avec, en plus, la richesse du regard que donne la perception de ce « mimétisme de masse » sans lequel les mécanismes de la violence collective restent peut compréhensibles. Avec surtout une conclusion moins politique, et moins optimiste…

 

21d719a66463b2df56bca866854c7984.jpg

 

Clausewitz a commencé son « De la guerre », à la fin du règne de Napoléon et il y a travaillé jusqu’à sa mort. En trente ans, il n’a pas réussi à le terminer… Une œuvre maîtresse est toujours une maîtresse inassouvie…  « Achever Clausewitz, c’est donc essayer de penser le livre dans sa totalité », souligne Girard. Entreprise périlleuse ! Mais Girard voit en Clausewitz un homme des Lumières qui a compris l’irrationnel et précisément « cette loi de l’imitation qui nourrit l’emballement guerrier et peut mener au pire ». Limites du rationalisme, de la raison, du raisonnable… face à la « montée des extrêmes » !

René Girard voit (entre autres) dans l’œuvre de Clausewitz l’une des « clés de l’intelligibilité du conflit franco-allemand ». Un conflit « de type mimétique », une « guerre de jumeaux », « chacun voyant l’autre comme il voudrait qu’il soit ». Avec au bout une incapacité : celle d’imaginer le pire.

53a5971acb129964e4ea20e13773d205.jpg
Clausewitz

Ce pire, selon Girard, Clausewitz peut aujourd’hui nous aider à imaginer le « pire » qui reste devant nous, non plus entre Français et Allemands, mais à l’échelle planétaire

« Il y a aujourd’hui trois questions terrifiantes : l’écologique avec la raréfaction des ressources naturelles, la militaire avec l’accroissement des forces de destruction nucléaire et autres et celle des manipulations biologiques », résume Girard. Que faire pour rompre avec les visions d’Apocalypse que ces questions entraînent ?

Réponse de l’auteur de « Je vois Satan tomber comme l’éclair » :  « Et si la survie de la terre ne pouvait être que fondée sur la morale évangélique ? Je crois que la violence, qui était au fondement des religions archaïques, n’est plus productrice de sacré, elle ne produit plus que de la violence. C’est ici que le christianisme a quelque chose de singulier à nous dire : renoncer à la violence, c’est sortir du cycle de la vengeance et des représailles. L’apocalypse n’est pas la violence de Dieu comme le croient les fondamentalistes, c’est la montée aux extrêmes de la violence humaine. Seul un nouveau rationalisme qui intègre la dimension religieuse de l’homme peut nous aider à affronter la nouvelle donne. »

920222747be693ae9baf146e785dac26.jpg

 

Pour lui, la formule « aimez-vous les uns les autres » est une «  formule héroïque qui transcende toute morale » Plus facile à dire qu’à respecter !... « Nous sommes menacés de mort », explique rené Girard dans une ITW au Point. «  Le message judéo-chrétien est que si nous ne nous réconcilions pas, il n'y a plus de victimes sacrificielles pour nous sauver la peau. L'offre du royaume de Dieu, c'est la réconciliation ou rien. Malheureusement, nous sommes en train de faire le second choix par ignorance et paresse. La seule solution est de refuser toute violence, toutes représailles. Je ne suis pas du tout sûr d'en être capable, mais les Evangiles nous disent que c'est la seule issue. Le drame, c'est qu'on choisit toujours le court terme. Nous sommes tous dans la position de Louis XV : « Après moi, le déluge. »…

 On ne sort pas optimiste du livre de Girard. On ne sort jamais indemne d’un bain de lucidité. Même si l’apocalypse n’est pas pour demain. Et peut être douce, comme il ledit dans une ITW au Figaro « L'ère des guerres est finie : désormais, la guerre est partout. Nous sommes entrés dans l'ère du passage à l'acte universel. Il n'y a plus de politique intelligente. Nous sommes près de la fin. » A suivre tout de même… 

Daniel RIOT

 

Présentation de l'éditeur

René Girard aborde ici l'œuvre de Cari von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien auteur du De la guerre. Ce traité inachevé a été étudié par de nombreux militaires, hommes politiques ou philosophes. On en a retenu un axiome essentiel : " La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. " Clausewitz aurait pensé que les gouvernements pouvaient faire taire les armes. Mais le succès de cette formule témoigne d'un refus de voir la nouveauté du traité. Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'" action réciproque " ou de " montée aux extrêmes " désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire. Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins. René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe. "Achever Clausewitz ", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.

Biographie de l'auteur

René Girard, membre de l'Académie française et professeur émérite à l'université de Stanford, est l'auteur d'essais traduits dans le monde entier : Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), La Violence et le Sacré (1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), Je vois Satan tomber comme l'éclair (1999) et, plus récemment, Les Origines de la culture (2004). Benoît Chantre est directeur éditorial des Editions Carnets Nord.

 EN SAVOIR PLUS >>>>>>

PORTRAIT D'UN PHILOSOPHE >>>>

 

SUR AMAZON >>>>>

 

SUR CE BLOG >>>>>

 

UNE FICHE SUR CLAUSEWITZ>>>>

 

 

 

11/10/2007

Europe/Afrique: Ces milliards des marchands d'armes qui manquent aux Africains ...

COMMENTAIRE RELATIO: Intéressante, l'étude dont il est fait état ici, même si ce type de chiffrage peut toujours être contesté. Mais elle pose au moins deux questions. A qui profitent ces guerres qui sont des crimes? Que serait le développement de l'Afrique si ce continent n'avait pas connu ces conflits? Nous voilà loin de ce qui a été  dit de "l'homme africain" par Sarkozy dans son discours de Dakar....

LES FAITS:  Les guerres ont coûté 284 milliards de dollars (200 milliards d'euros) aux économies africaines de 1990 à 2005, révèle une étude intitulée "Les milliards manquants de l'Afrique. Les flux d'armes internationaux et le coût des conflits" et publiée  par l'organisation humanitaire Oxfam, le Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL) et l'ONG Saferworld. Cette somme correspond environ au montant de l'aide fournie au continent pendant cette période. Les trois ONG ont recensé vingt-trois conflits qui ont, selon elles, réduit les économies de 15 % en moyenne par année pour un coût d'environ 18 milliards de dollars (12,7 milliards d'euros). L'étude ne prend pas en compte la Somalie, en état de guerre civile depuis 1991, et pour laquelle aucune statistique fiable n'est disponible.


Les ONG ont fondé leurs estimations sur une série de coûts liés à la guerre : hausse des dépenses militaires, perte de l'aide au développement, augmentation des prix, hausse des dépenses médicales pour les blessés ou les mutilés. "Le coût des conflits sur le développement du continent africain a été de l'ordre de 300 milliards de dollars entre 1990 et 2005. Cette somme est équivalente à l'argent reçu dans le cadre de l'aide internationale sur la même période", détaille l'étude.

Le document montre qu'en moyenne une guerre, une guerre civile ou une rébellion entraînent une chute de 15% de l'activité économique. Or, entre 1990 et 2005, vingt-trois pays africains ont été impliqués dans des conflits. "Le continent perd ainsi une moyenne de 18 milliards de dollars par année en raison des conflits armés", explique le rapport."Cet argent pourrait permettre de résoudre la crise du VIH/sida, de prévenir la tuberculose et le paludisme, ou de faire face aux besoins en matière d'eau potable, d'hygiène et d'éducation", a déclaré Irungu Houghton, conseiller en politique africaine d'Oxfam. Joseph Dube, le coordonnateur Afrique du RAIAL souligne que les conflits ont "des impacts économiques dévastateurs". "J'implore tous les gouvernements africains et ceux des pays producteurs d'armes de soutenir un traité sur les armes solide et efficace (...). Sans cette réglementation, le coût de la souffrance endurée par les Africains va continuer d'être énorme", affirme-t-il.

Oxfam, le RAIAL et Saferworld ont estimé, par exemple, que "durant la guerre en Guinée-Bissau en 1998-1999, la croissance était projetée à + 5,24 % sans le conflit, alors que le taux de croissance réel a été de -10,15 %". Ces chiffres "n'incluent pas l'impact économique sur les pays voisins, qui peuvent souffrir de l'insécurité politique ou d'un afflux de réfugiés", explique encore le texte.

Dans un avant-propos accompagnant le rapport, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a lancé un "appel aux gouvernements africains et au monde pour qu'ils fassent preuve de courage et d'audace en façonnant le traité sur le commerce des armes". Selon elle, "celui-ci offre l'opportunité de mettre en place des contrôles stricts sur le commerce des armes, afin d'aider à réduire, de manière significative, la violence armée en Afrique et dans le monde". "Il s'agit là d'une opportunité inestimable", a-t-elle conclu.

En 2008, un groupe d'experts doit se réunir sous l'égide de l'ONU pour décider de la prochaine phase de l'élaboration d'un traité visant à renforcer la législation actuelle sur le contrôle du commerce des armes, en faveur duquel cent cinquante-trois Etats ont voté en 2006. Vingt-quatre pays se sont abstenus et seuls les Etats-Unis ont voté contre

02/10/2007

Europe à Strasbourg: Pessimisme sur le Kosovo

La SERBIE et le KOSOVO: Les principes du Conseil de l'Europe, oui. L'indépendance, non

Le mur. La question du Kosovo prend ou plutôt reprend une dimension dramatique. Avec une tragédie possible au bout du chemin. Tout ce qui a été dit aujourd’hui au Conseil de l’Europe doit être entendu et lu en fonction de …ce qui s’est passé à New-York.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

15/07/2007

IRAK: En trois ans, plus de morts chez les journalistes qu'en 20 ans de guerre au Vietnam

2e93af30392fdd8cda5a8f7224a22bc7.jpgAyant été moi-même exposé à plusieurs reprises, au Liban notamment, donc étant membre du Club du Colonel Chabert", comme disait si bien Jean-François Deniau qui dans ses "sept vie" n'est mort que la huitème fois, je n'ai jamais monté en éoingle la mort des journaliste tués sur un frint. Les risques du métier... Comme le maçon qui tombe de son échafaudage, ou le cheminot qui se fait écraser par un train.

Mais l'hécatombe irakienne est partciculièrement révéltrice de cette guerre mal préparée, mal décidée et mal confuite... Hier, au lendemain de la mort d'un photographe de l'agence Reuters et de son chauffeur, c'est un journaliste irakien, travaillant pour le New York Times, qui a été abattu à Bagdad alors qu'il se rendait au bureau du quotidien.
REPORTER SANS FRONTIERE note justement, avec gravité, dans un aricle déjà ancien: "La guerre en Irak est sans doute le conflit le plus meurtrier pour les journalistes depuis la Seconde Guerre mondiale.  Soit plus qu’en vingt ans de guerre au Viêt-nam ou que pendant la guerre civile en Algérie." Dernières statistique (provisoir):194 journalistes et collaborateurs des médias tués en Irak depuis le début du conflit, 2 sont portés disparus, 14 ont été kidnappés!

Mais, BUSH, lui reste content de lui. Et optimite. La preuve:Il estime que le récent rapport d'étape de la Maison Blanche sur l'Irak montre que ses choix sont les bons.

(Reuters)

(Reuters)

Le président américain George W. Bush a en effet affirmé, ce samedi 14 juillet: "Ce rapport montre que les circonstances peuvent changer, que des progrès peuvent être faits et que la bataille en Irak peut être gagnée". C'est beau la foi. Et c'at terriblment dangereux à ce niveau là...

Heureuseent, le Congrès à majorité démocrate a organisé une bataille rangée contre le président Bush et sa stratégie en Irak. Certains républicains, qui réclament un retrait rapide des soldats, sont également entrés en rébellion. Mis il en faut plus pour ébranler les certitudes de BUSH...

Des certitudes inébranlables...
"La plupart des Américains veulent voir deux choses en Irak : ils veulent voir nos forces victorieuses et ils veulent voir nos soldats commencer à rentrer. Nous pouvons faire les deux, et nous allons le faire", a affirmé George W. Bush.
"Nous commençons à reprendre l'initiative sur Al-Qaïda (...) et aider à l'avènement d'un gouvernement irakien qui peut protéger son peuple, fournir des services de base et être un allié dans la guerre contre les extrémistes et les radicaux', a affirmé le président Bush.
"En faisant cela, nous créons les conditions qui permettront à nos soldats de rentrer. Quand l'Amérique réduira ses effectifs en Irak, ce sera parce que nos commandants militaires disent que les conditions sur le terrain sont adéquates (...) pas parce que les sondeurs estiment que ce serait une bonne politique", a-t-il poursuivi.
Les Etats-Unis comptent actuellement environ 160.000 militaires déployés en Irak.

3 614 soldats US tués

Hier encore, Deux soldats américains ont péri samedi en Irak dans des attaques distinctes à l'explosif, a annoncé l'armée américaine.Ces décès portent à au moins 3.614 le nombre de soldats ou personnels assimilés américains morts en Irak depuis l'intervention américaine en mars 2003, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Pentagone. Et combien de victimes du coté irakien? Aucune statistique n'est fiable... 150 000 au moins, estiment les "experts". Expert en cette matière,c'est un job étrange., non?

11/10/2006

Combien de morts en IRAK depuis 2003? Qui détient la Vérité? Il est des chiffres qui provoquent de vraies nausées...

medium_irak_2.jpgCrédible ou non ? Info ou intox ? Si c’est faux, il faut poursuivre les « sources ».Si c’est vrai, c’est plus qu’effrayant…Et il faut traduire Bush devant un Tribunal international… Mais qui peut dire où est la vérité ? Les faits, ou plutôt les estimations :   « Plus de 655 000 civils irakiens sont morts entre mars 2003, début de l'intervention de l'armée américaine en Irak, et juillet dernier, estiment des spécialistes de santé publique américains et de l'université de Bagdad, dans un article mis en ligne ce mercredi 11 octobre par la revue médicale britannique The Lancet. »

Ces chiffres témoigneraient, entre autres,  de l'alarmante augmentation de la mortalité en Irak depuis le début du conflit. En  octobre 2004, la même revue avait publié une étude qui recensait environ 100 000 morts civils liés à l'intervention américaine entre mars 2003 et septembre 2004. En l'espace de trois ans et demi, 2,5 % de la population irakienne aurait donc succombé pour des faits directement lié à la guerre.

A noter : La méthodologie employée par ces chercheurs de l'Ecole de santé publique américaine Johns Hopkins Bloomberg ne repose pas sur un décompte des corps enregistrés dans les morgues ou signalés dans les bilans officiels, mais sur des « entretiens » avec des ménages irakiens. J’ai un peu suivi (de près) quelques conflits armés (au Liban et en Afghanistan, notamment) pour avoir appris à être prudent face à ce type « d’estimations ».  Mais tout de même…

L'enquête se base sur des relevés établis en mai et juin par des chercheurs de Johns Hopkins et de l'université Al-Moustansiriya de Bagdad auprès de 1 849 foyers, soit près de 13 000 Irakiens, dans 47 localités à travers l'Irak. C’est à la fois beaucoup et peu… « Les personnes de cet « échantillon » ont été questionnées sur les naissances, les décès et les déplacements – selon une méthode déjà utilisée au Congo, au Kosovo et au Soudan », soulignent les auteurs de l'étude. Dans 92 % des cas, les décès signalés ont été confirmés par un certificat.

Le document rapporte par ailleurs que sur ces 655 000 morts (15 000 en moyenne par mois), environ 601 000 sont dues à des causes violentes, essentiellement des tirs (56 %) et des explosions de voitures piégées .Les autres décès seraient liés à l'augmentation de certaines maladies provoquées par le  conflit (le cœur qui flanche, des cancers qui se développent et des troubles chroniques). Autant de pathologies qui sont effectivement toujours minimisées dans les statistiques officielles sur les victimes des conflits armés… Mais un tiers des morts seraient directement attribuables aux forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Depuis que la guerre à commencé, le taux de mortalité brut serait donc passé de 5,5 pour mille habitants, à 13,3 pour mille par an. Une progression que les auteurs de l'article qualifient d'"urgence humanitaire" et fait du "conflit irakien l'un des plus meurtriers du XXIe siècle". De cela, on se doutait, mais il faudrait aussi voir ce qui se passe ailleurs, au Darfour, par exemple, ou en Tchéchenie. Ce serait le pire des « hit-parades »   

medium_george_w_bush.jpgLe président George W. Bush a déclaré aujourd'hui que le chiffre de 655 000 morts, victimes de la guerre, n'était pas "crédible". Pourquoi et comment peut-il l’affirmer ? Pourquoi le croire sur paroles?  Il est vrai que  cette estimation est quatre fois supérieure à celle publiée dans un rapport des Nations unies en septembre dernier. C’est beaucoup. Enorme, même.

« L'Iraq Body Count », un site Internet alimenté par des universitaires et des « militants de la paix », avance un bilan de 43 850 à 48 700 civils tués depuis mars 2003. Pour expliquer cet écart, les coordinateurs de l'étude expliquent que celle-ci repose sur une enquête "active" auprès de la population, et non sur des "méthodes passives qui dépendent du recensement des corps ou mettent en colonnes des informations de presse sur des morts violentes".

Quoi qu’il en soit, ces chiffres donnent tous le vertige. On peut dire ce que l’on veut de Chirac et de De Villepin. Dans cette affaire, ils ont été mieux inspirés que Blair, Aznar et d’autres. L’addition est lourde. Et elle n’est que provisoire…

C’est le type de constat qui doit nous inciter à une extrême prudence sur d’autres conflits…Beaucoup trop de bruits de bottes, en ce moment...De la Corée du Nord à l'Iran en passant par le Pakistan et quelques autres....

C’est aussi le type de constatations qui doit nous inciter à bien réfléchir aux choix de personnes et d’idées qui sont à faire (ou à ne pas faire) dans la sélection des gouvernants de nos démocraties, surtout dans des pays comme la France, où « l’exécutif » a des pouvoirs considérables, en matière de guerre et de paix…

07/10/2006

PALESTINE: La BOMBE risque d'exploser... et celà va faire (très) mal...

Peur, très peur… De la Corée du Nord, « nucléaire ». De l’Iran en voie d’être « nucléaire ». Des terrorismes des « islamo-fascismes ». Des explosifs pakistanais qui sont des bombes à retardement trop minimisées. Et de la Palestine, surtout. Une « tragédie annoncée », titre Le Monde dans son « édito » de son  édition d’aujourd’hui. Il a raison. Même si l’ampleur de cette « tragédie programmée » reste imprévisible…

Tant que le Hamas s’en tiendra à sa position de base et de principe (« Nous ne reconnaîtrons jamais, jamais, jamais l’Etat d’Israël ») , nous avons le devoir d’avoir PEUR… Nous payons ainsi une grave erreur : la DEMOCRATIE, si louée, ne se résume pas à une arithmétique de votes, à des additions de suffrages, à des consultations « populaires ». Elle est d’abord une grille de valeurs. Les Américains l’ont trop oublié en acceptant que le Hamas se lance dans une compétition dite « démocratique » qui n'était qu'arithmétique….

 

Je cite l’édito du MONDE : « Il  y a presque un mois, le 11 septembre, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et Ismaïl Haniyeh, premier ministre, concluaient un accord pour former un gouvernement d'union nationale palestinien. Ce texte, dit "d'entente nationale", ouvrait une porte de sortie honorable à l'impasse politique dans laquelle se trouve le gouvernement palestinien dominé par le Hamas, organisation inscrite sur les listes européenne et américaine des mouvements terroristes, sortie victorieuse des élections du 25 janvier. Cet accord offrait également la possibilité de reprendre l'aide internationale, suspendue au lendemain de ce scrutin. Cette petite lueur n'a pas duré longtemps. » 

 

C’était prévisible ; Le Hamas dont le développement a été favorisé par les « services américains » n’a jamais accepté les résolutions de l’ONU sur la création de l’Etat d’Israël.

 

J’en reviens à l’édito du Monde : « Certes, il n'était pas facile de mettre sur pied un gouvernement dont la composition et le programme politique devaient respecter les différentes forces. Pourtant, le document d'entente nationale, fruit d'un compromis laborieux, est suffisamment clair. Mais c'était compter sans les réticences des irréductibles du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, qui n'a toujours pas accepté d'avoir perdu le pouvoir en janvier. C'était aussi compter sans la direction politique du Hamas, basée à Damas, qui voit d'un mauvais oeil tout arrangement avec "l'ennemi sioniste". Cette hostilité trouve à s'alimenter dans le comportement du gouvernement d'Ehoud Olmert, qui laisse se poursuivre la colonisation des territoires occupés et dont l'armée continue de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza, pourtant évacuée il y a plus d'un an. »

 

Non. Le bricolage, en diplomatie, peut être  catastrophique. Or, là, nous avons (mal)  « bricolé »." Nous avons notamment oublié « les exigences de la communauté internationale, et particulièrement du Quartet - Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU -, pour lequel la reconnaissance d'Israël, le renoncement à la violence et l'acceptation des accords passés entre l'Organisation de libération de la Palestine et l'Etat juif sont les conditions de toute solution ". Eh oui ! Il s’agit là de préalables….De conditions. D’impératifs. Le Hamas ne les a en rien respectés.

 

« Le Monde » poursuit : « L'exacerbation des tensions, relancées par la privation de salaire des fonctionnaires palestiniens et le blocus imposé à la bande de Gaza, a entraîné de nouveaux affrontements inter-palestiniens meurtriers lors du week-end des 30 septembre et 1er octobre. Cette absence d'issue, après une montée continue des tensions depuis sept mois, est la parfaite recette pour provoquer une tragédie, hélas, programmée ». Oui. Mais à qui la faute ?

 

La paix ne sera possible entre Palestiniens et Israéliens que si l’on suit les principes que Sadate (assassiné par un Arabe) et RABIN (assassiné par un juif) avaient défendues devant les instances européennes, à Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg : Paix, démocratie authentique, marché commun régional. Nous en sommes loin, très loin. Et çà fait peur, très peur…Cette tragédie annoncée NOUS concerne directement,  « Nous », les Français d’Europe… « Nous », les Européens de France.