12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie 

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne              

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit  annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange »  (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

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18/07/2007

La France en Europe : Du "très vite" au "trop vite"?

La vraie « rupture » de Sarkozy: La notion du temps

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT

Il n’a pas enfourché de vélo, mais il a fait « son » Galibier ! Dur, dur, de suivre les pas de Nicolas Sarkozy, aussi hyperactif qu’omni présent. Superman à l’Elysée : A vous couper le souffle ! Mais à quoi « marche-t-il », docteur, pour courir aussi vite et (déjà) aussi longtemps, sans ces pauses que … même le Créateur s’imposait le septième jour?

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Les vertus aphrodisiaques du pouvoir conquis avec brio, les dopages de la convoitise satisfaite, de l’ambition couronnée et de la concupiscence jamais assouvie n’expliquent pas toute cette énergie folle, dépensée et dispersée… Le jus d’orange non plus.  Même pour un modeste observateur curieux de tout et soucieux de comprendre (un peu) ce qui se passe dans ce « beau et grand pays », cet « homme pressé » finit par oppresser. Le « style Sarko » reste d’abord un « mystère Sarko ».  

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En plus, il est bon, le bougre ! Génial, à sa façon. Génial, non comme le cheval qui écoeura Musil du journalisme, mais comme ces êtres qui répondent, dans leurs champs d’action,  à la définition de Paul Valéry : « le génie est une habitude que prennent certains ».

Avec cet art du politique, joueur d’échecs en pleine réussite,  qui sait toujours avoir un « coup d’avance ». Avec cette intuition du chasseur, jamais à court ni de munitions et ni  d’inspiration,  qui réussit à atteindre ce qu’il vise même quand sa cible paraît hors de portée.   Avec ce magnétisme envoûtant du prestidigitateur  fascinant qui finit non par surprendre, mais par prendre. Avec ce charisme si peu définissable …

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Cette « bête de scène » excelle dans tous ses jeux de rôles (y compris dans celui de la sincérité travaillée, de la spontanéité calculée et de l’improvisation préparée a su, comme quelques prédicateurs américains, adapter les recettes classiques des « meneurs d’hommes », des « guides des foules » aux impératifs cathodiques des « enfants de la télé »…

Pour couronner le tout, il a toutes les vertus dont la France avait besoin pour sortir du chloroforme chiraco-jospiniste : le « ronfleur du G8 » nous faisait perdre du temps à force de chercher à donner du temps au temps, en oubliant que le temps pourrit autant qu’il guérit tout. Lui, avec ses piles  d’un « lapin Duracel » atomique,  lutte contre le   temps en défiant Chronos.

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Le rapport au temps, voilà la vraie rupture : l’instant qui vient compte plus que celui qui passe.

Dans cette ère de crise généralisée de notre rapport au temps, « Sarko- le- pressé » arrive à point, en mode, pile poil dans « l’air du temps » : instantanéité érigée en déesse, impatience généralisée, difficultés de concilier les temps politiques, médiatiques, judicaires …Plus de promenade, des « joogings ». Plus de voyage : des déplacements. Plus de réflexions : des réflexes. L’édité prime le médité.

A la tête de l’Etat, cela n’a pas que des avantages. Vieux dilemme  de la vitesse et de la précipitation. Les lois ? Passage en force. Tant pis si le temps n’est pas pris pour bien les préparer, les étudier, évaluer toutes leurs conséquences. Les initiatives diplomatiques : audacieuses, et courageuses même, mais que de fois, déjà, en deux mois, n’a-t-on pas mis en avant l’excuse de la rapidité si cultivée et de l’efficacité si célébrée pour se laver de quelques pêchés et maladresses…

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« Tout s’est fait si vite ! », a soupiré la secrétaire d'Etat  aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, Rama Yade,  comme pour expliquer qu’elle n’a pas pu rencontrer les associations tunisiennes des doits de l’homme quand elle accompagnait Sarkozy à Tunis.

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« Tout s’est fait très vite », ont expliqué nos diplomates pour calmer l’agacement des Allemands pris de court  lors d'une rencontre des ministres des affaires étrangères des Etats membres méditerranéens de l'Union européenne à Portoroz en Slovénie, le 6 juillet. Sans avoir consulté Berlin, Bernard Kouchner, a présenté une lettre visant à remettre des recommandations, au nom des Etats méditerranéens, à l'ex-premier ministre britannique Tony Blair pour sa nouvelle mission de paix au Proche-Orient.

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Il n’avait pas eu le temps non plus de prévenir Javier Solana qui, en dépit des honneurs  dont il a fait l’objet lors du 14 juillet à Paris est plus que contrarié par la diplomatie du « cavalier seul » français. Il l’a dit en termes polis dans une ITW à La Croix : « Si nous voulons être utiles, il y a des mécanismes plus efficaces que des lettres ouvertes pour faire avancer la politique étrangère de l’Union européenne »

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« Tout s’est très vite », a-t-on fait savoir pour expliquer aux négociateurs de l’Union européenne  qu’ « on » n’avait pas eu le temps de les prévenir de la mission de Cécilia à Tripoli. Comme d’ailleurs, en pleins G 8, le président n’avait pas eu le temps de prévenir ses partenaires européens qu’il proposerait unilatéralement un délai de six mois avant de se prononcer sur le statut futur de la province sécessionniste serbe du Kosovo, un dossier actuellement en pleine négociation à l'Onu…

« Très vite », cela peut encore aller : Le Super- Président est encore dans une période probatoire (pardon « d’état de grâce »). Mais attention : le « trop vite » serait  plus difficile à rectifier… Ah ! ce temps ! On a beau travailler plus, on n’en gagne pas davantage…

Daniel RIOT

10/07/2007

Palestine: Kouchner entraine neuf ministres de l'Union dans un devoir d'ingérence militaire

COMMENTAIRE RELATIO: Devoir d'ingérence? oui. Avec une finalité humanitaire, mais avec des modalité militaires. Qu'en pensent Sarkozy et les autres membres du Conseil européen?  C'est une idée qui pour l'heure est lancée, non un projet qui est formulé. D'ailleurs, Javier Solana, le Monsiuer "affaires étrangères " de l'Union,  ne figure pas dans la liste des sugnataires de la Lettre adressée à Blair, bombardé médiateur au proche-Orient...

A suivre, donc. A analyser, surtout. Et à jauger en imaginant toutes les conséquences possibles que pourrait avoir une  "force internationale robuste" s'appuyant "sur un accord inter-palestiniens"...

Une question surgit très spontanément: Kouchner a-t-il "taté le terrain" à Jérusalme avant de prendre son initiative audacieuse et courageuse, mais périlleuse... Un débat complexe est ouvert.

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25/06/2007

DARFOUR: Une épreuve de vérité (aussi) pour l'Europe

SOS Darfour ! Un devoir d’ingérence… Avec des responsabilités européennes à assumer pleinement et rapidement.

Editorial RELATIO par DANIEL RIOT:Enfin ! Voilà des années que les organisations humanitaires et le Parlement européen  tiraient la sonnette d’alarme. En France, François Bayrou a été le premier responsable politique à se rendre sur place et demander en vain (ou presque) une action européenne vigoureuse.

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(....)Quoi qu’il en soit, cette réunion de Paris vaut d’être saluée. Diplomatiquement, il est important que la France s’affirme dans un rôle de médiation. C’est important vis-à-vis des pays africains, surtout si cet événement s’inscrit dans une rupture (urgente) avec la « Françafrique » et ses pratiques déplorables ou plutôt scandaleuses.

C’est important aussi pour l'Europe face aux Etats-Unis qui ont des tentations africaines qui n’annoncent pas forcément le meilleur et face à la Chine qui est sans doute la puissance qui traduit le plus en actes l’importance stratégique et le potentiel économique de l’Afrique. C’est positif pour tous ceux qui ont une vision multipolaire de cet « ordre mondial » qui ne mérité pas son nom…(...)

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21/05/2007

Mon carnet de campagne: C'est quoi un vote utile?

Kouchner le populaire

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Vous avez dit « popularité » ? Le PS prend encore un coup sur le crâne ! Kouchner , le nouveau ministre des affaires étrangères, reste en tête du palmarès des leaders politiques les plus populaires, avec 70 % d'opinions favorables (+ 9 en un mois) pour 20 % de défavorables (- 4), selon un sondage Ipsos, à paraître jeudi 24 mai dans Le Point .

Hors gouvernement, François Bayrou reste extrêmement bien placé : il ne recule que de deux places et se retrouve à la quatrième position, malgré une progression de bonnes opinions (64 %, +6). Loin devant les membres de la chefferie socialiste : le maire de Paris, Bertrand Delanoë (54 %, +6), Dominique Strauss-Kahn (51 %, +7), Jack Lang (50 %, -2) et Ségolène Royal (49 %, +1). Au fait, le rang de Hollande m’a échappé…

Voynet verte de rage

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Verte de rage, Voynet !… L’opération « biopolitique » lancée par Sarkozy et Juppé a pleinement réussie. Plus écolo que le gouvernement du Fillon ? Impossible…

Malgré le nucléaire, les OMG, les chocs d’intérêts en perspectives et quelques autres  pommes de discorde annoncées et inévitables. Hulot est le premier à faire  éclater sa joie : « Une vraie révolution culturelle », « une réunion historique », « un nouveau climat »… Et les experts jouent le jeu : le philosophe Edgar Morin, le climatologue Jean Jouzel et le spécialiste de la biodiversité, et Jean-Marie Pelt en tête. Pourquoi bouderaient-ils ?

Voynet enrage et s’étouffe de regrets et de griefs : « La gauche aurait dû faire cela en son temps ». Le « Grenelle de l’environnement » se présente déjà bien… Et les Verts voient leur herbe la plus fraîche être coupée sous leurs pieds. Ringards, les « Verts ». Comme les « Roses »…

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Un regret à ce propos (comme sur d’autres questions) : que le programme écologique mis au point par Bayrou et Corinne Lepage ait rencontré si peu d’échos durant la campagne présidentielles… La faute à qui ? Aux journalistes politiques paresseux, plus intéressés par le spectacle que par les programmes et aux dirigeants (des Verts et des Roses) qui n’ont fait que du nombrilisme stérilisant. Mais les regrets ne servent à rien. Ert les procès en bêtise aussi !

« Mauvais perdant » 

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Ils ont l’air malins, les dirigeants socialistes ! Ils ont passé leur dimanche à vitupérer contre une « ouverture » qui n’est que « débauchages », « manœuvres », « magouilles », « viles opérations électoralistes »… Xavier Bertrand et d’autres peuvent ironiser : « Hollande est un mauvais perdant ». Il n’a pas été non plus en bon gagnant…

C’est ce qui fait dire à  Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée nationale et proche de Lionel Jospin, « le temps de François Hollande à la tête du Parti socialiste est passé » : « On ne pourra pas être les derniers révolutionnaires qui maintiennent en vie des partis ou des groupuscules qui ne représentent qu'eux-mêmes. On ne pourra pas maintenir les choses en l'état, cela me paraîtrait suicidaire »

C’est quoi un « vote utile »?

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Pas vaccinés contre une rhétorique dépassée, les dirigeants de la gauche, PS en tête, reprennent le refrain du « vote utile ». Comme disent les politologues de « C’est dans l’air »,  cela veut dire quoi « vote utile » ? « Utile » à quoi et pour quoi et en quoi un « vote utile » ? Utiles, les Verts ? Utile le PC ? Utile l’extrême gauche qui refuse toute responsabilité gouvernementale ou autre ? Utile un PS et une UMP sur-représentés à l'Assemblée par rapport au pluralisme français? 

 Aux présidentielles, les « votes utiles » de gauche n’ont été utiles qu’à Sarkozy. Aux Législatives, les mêmes « votes utiles » de gauche ne seront utiles qu’aux deux citadelles qui assument la co-responsabilité des affaires françaises depuis 25 ans, à coups de mandats impératifs : les « godillots » d’un coté, et les « chaussures à clous » (rouillés)  de l’autre, les béni oui-oui et les béni non-non…

La liberté de parole de Hirsch

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Un lot de consolation pour les socialistes : ils ont déjà l’occasion de dénoncer la « cacophonie » qui se fait entendre dans les sphères gouvernementales. C’est Martin Hirsch (Haut Commissaire et non secrétaire d’Etat) qui a confirmé son opposition aux projets de Sarkozy sur les « franchises » sur les examens biologiques, les médicaments, les visites médicales et les frais d’ hospitalisation. 

 « J'ai dit il y a quinze jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure », a-t-il déclaré sur les ondes de France Inter, soulignant qu'il pensait « vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire ». Interrogé sur le fait que l'on puisse « lui reprocher sa liberté de parole »,  Hirsch a répondu : « Peut-être, mais comment voulez-vous faire autrement ? »

« L'opposition très nette de Martin Hirsch (...) montre le peu de crédibilité d'un gouvernement hétéroclite », a lancé Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable du Parti socialiste. Selon le PS, « alors que François Fillon a annoncé une application « scrupuleuse » du programme de Nicolas Sarkozy, les débauchages médiatiques laissent déjà la place à la cacophonie et aux désaccords publics »

Questions :

1) Pourquoi le PS n’a-t-il pas fait de ces « franchises » (dénoncées avec vigueur par Bayrou)  un thème central de sa  campagne ? Le meilleur allié de Sarko n'a-til pas été le PS, en fait? Le président doit en sourire derrière ses lunettes de star...

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2) En matière de cacophonie, le PS est-il le mieux placé pour jouer sur les registres de l’ironie ? Dans quel gouvernement trouve-t-on des ministres pleinement d’accord en tout, sur tout et pour tout ? « Quand on pense tous la même chose, c’est qu’on ne pense plus »,  redirait Bayrou… Il est rai qu’au PS on ne réussit guère à penser, parce que tout le monde semble en désaccord sur tout.

Avec le PS en force d’opposition, Sarkozy et l’UMP jouent vraiment sur du velours…

Les sourires de victoire affichés en son soir de défaite par Ségolène Royal semblent de plus en plus impudiques et chargés d’inconscience.

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Pour un libéralisme de gauche :

Une nécessité historique née au Centre !

Enfin ! Je me suis longtemps défini comme un « libéral de gauche » et je n’ai jamais supporter cette escroquerie intellectuel qui a fait de ce beau mot (comme Liberté) un gros mot… J’ai donc apprécié la tribune du cinéaste   Eric Rochant dans le Monde : « Hypnotisée par la victoire du non au référendum relatif à la Constitution européenne, la gauche a cru qu'elle était encore en vie dans ses certitudes d'un autre temps. Elle n'a pas compris qu'elle était morte. La gauche n'a pas compris non plus que la marche vers le libéralisme, comme une tentation irrésistible, ne pouvait être stoppée qu'au nom d'un libéralisme de gauche et non pas d'un quelconque modèle autosuffisant d'autant plus dangereux qu'inefficace »

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Rochant poursuit : «  Ce libéralisme de gauche est apparu soudainement avec François Bayrou, qui a peut-être mis trop de temps pour s'émanciper de la droite classique. Il est apparu aussi, quoi qu'on en pense, avec Ségolène Royal, qui a dû composer autant que batailler avec ses soutiens habituels, au prix d'une lisibilité restreinte. (…) Ce libéralisme de gauche, François Bayrou et Ségolène Royal avaient quinze jours pour le proposer, lui donner un contenu, le soutenir d'un texte. (…) Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique Strauss-Kahn, ils ont été trop loin pour reculer, et ils n'ont aucune chance les uns sans les autres. L'espoir d'une autre proposition pour la France repose sur eux. Ils ne sauraient l'ignorer »

Dans cette optique, en dépit de ses faiblesses en notables depuis l’exode des « taupes », la fuite des « félons » et la réussite à « Normal’soupe » des amateurs de rata, Bayrou a un avantage énorme sur DSK et sur SR : Le MoDem est un mouvement neuf, du XXI ième siècle…

 

18/05/2007

Le PS face à un discrédit galopant : les durs constats de Mélenchon….

Jugé non crédible pour prendre le pouvoir par les urnes présidentielles, le PS perd-il sa crédibilité d’opposant ? je me suis amusé en surfant sur le blog de Mélenchon. Le pauvre ! Membre du bureau  du sénat, il était condamné à vivre à l’Elysée la passation des pouvoirs. Comme Delanoë (maire de Paris) et comme d’autres. C’est cela l’esprit républicain et la politesse démocratique… mais que n’a-t-il pas entendu, Jean-Luc le rebelle ? A la base, localement, dans les bistrots et ailleurs, « il règne une ambiance horrible depuis l’annonce des débauchages et des retournements de veste », (…) Un soupçon généralisé, sérieux ou rigolard ».

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« Je mesure quel venin est à présent instillé ! », décrit-il.  «  Aux yeux de beaucoup dorénavant, un socialiste quoiqu’il ait dit auparavant est désormais susceptible de retourner sa veste « pour avoir un bon poste ». Je crains que cela nous coûte cher aux législatives. Cette fois ci la blessure est profonde. Elle discrédite toute parole avant même qu’elle soit prononcée en discréditant par avance celui qui parle : « demain il dira le contraire pour un bon poste ! ». Sarkozy marque un point… »

Eh ! Oui. Mais comment pourrait-il en être autrement dans l’électorat PS. En cinq ans d’opposition, qu’a fait le PS ? Je l’ai déjà écrit : on devrait exiger un bilan d’opposant comme on a raison de réclamer un bilan d’activités aux sortants. C’est vrai pour toutes les instances, à tous les niveaux.

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Mais il y a pire : comment faire comprendre que le PS n’a pas réussi à faire payer à Sarkozy et à sa majorité les facture de ce qui a été mal fait ou non fait ces cinq dernières années. Sarko a même réussi à incarner une « politique nouvelle », « en rupture », « en changement ». Son talent y est pour beaucoup. Mais une partie de sa force est venue des faiblesses du PS…

De même, comment faire comprendre aux mêmes électeurs que la candidate du Ps ait passé toute sa soirée électorale à faire la fête et à chanter comme si elle n’avait pas perdu ? Ses sourires étaient calculés et tactiques, et n’avaient pour but qu’un objectif interne au PS, mais ils ont brouillés bien des esprits. Comme les polémiques internes qui ont précédé, accompagné et suivi le scrutin présidentiel. Comme les opérations sourires des radicaux de gauche, ou les rencontres discrètes de quelques dirigeants socialistes  (tel jack Lang) avec le nouveau Président…

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« D’un coup, constate Mélenchon, « la diabolisation de Sarkozy que certains ont cru malin d’instrumentaliser pour faire campagne » est « complètement asséchée ».

Il est une « sottise » que Mélenchon ne supporte pas : tel important qui serait débauché par Sarkozy « méritait d’être à ce poste » alors que les socialistes l’ont « toujours maltraité »…. Tiens-tiens!

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Mais est-ce vraiment une « sottise » en ce qui concerne Kouchner ? N’était-ce pas une « sottise » de traiter Besson par le mépris ?

N’était-ce pas une « sottise » de faire le jeu de Sarkozy en s’acharnant plus sur Bayrou (le seul que redoutait Sarko) que sur le candidat de l’UMP avant le premier tour ?

N’était-ce pas une « sottise » de n’avoir pas vu (depuis longtemps) que Royal ne pourrait pas battre Sarkozy au deuxième tour, donc d’avoir abuser vos électeurs en ne suivant pas Gérard Le Gall, l’expert électoral du PS ?

N’était-ce pas une « sottise » d’avoir été aussi peu responsable au PS (Mélenchon doit en assumer une bonne part de cette irresponsabilité) lors du referendum sur l’Union européenne ?

Je partage pleinement en revanche la conclusion du billet de Mélenchon sur le discrédit qui affecte le PS (et l’udf, d’ailleurs) :  «  Si passer de l’opposition à la majorité est noble et rester opposant une forme de sectarisme alors c’est qu’on n’admet pas qu’il y ait une opposition. Un sage ami africain m’a dit « le plus dur en démocratie ce n’est pas d’accepter d’avoir gagné c’est d’accepter d’avoir perdu ». Celui qui n’est pas prêt à accepter d’avoir perdu ne peut pas comprendre pourquoi il est important de gagner. » C’est ben vrai, çà, M’sieu le Sénateur…

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Mais le plus dur de tout, c’est de savoir tirer leçons de ses défaites. Or, là pour le PS, c’est plutôt dur. Comme dit Jean-Christophe Cambadélis, cité par le NouvelObs : Le PS est un tonneau  qui ne pourra plus servir.  « Les planches sont pourries, il ne reste plus que les cercles de fer qui l’entourent. Les cercles représentent les différentes structures du parti (dont les élus) qui ne souhaitent pas la modification mais la défense de leurs intérêts et de leur situation »…

Cela explique plus le discrédit du Ps que les effets de débauche ou de pseudo ouverture de Sarkozy… Mais pour Mélenchon, il ne s’agit  là que d’une « sottise » sans doute… C’est  ben triste, çà, M’sieu le Sénateur…

Daniel RIOT

 

 

FILLON I : Des affaires européennes portées par des Européens « de cœur et de tête »

Trois informations nouvelles par rapport à ce que l’on pouvait dire avant l’annonce officielle du gouvernement Fillon I :

1) Bernard Kouchner a réussi à conserver les affaires européennes dans le giron du Quai d’Orsay. Il est « ministre des affaires étrangères et  européennes » et le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Jean-Pierre JOUYET reste sous son autorité. Ce qui signifie que la diplomatie française en général et les affaires européennes en particulier se joueront entre Kouchner au Quai et Levitte à L’Elysée.

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Reste à savoir ce que deviendra le secrétariat général aux affaires européennes, spécialité française, qui constituait jusqu’à présent le centre nerveux de la politique européenne, sous l’autorité partagée de l’Elysée et de Matignon.

L’engagement européen de Bernard est du type « euro-enthousiaste » ce qui tranche par rapport à l’euro-réalisme d’une partie de l’UMP et à l’euro-scepticisme (devenu discret) du « séguiniste » Fillon. C’est le cas aussi de Jouyet, ancien directeur de cabinet de Jacques Delors à Bruxelles. Un homme qui sait allier réalisme et idéalisme.

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  C’est rassurant pour tous ceux qui croient en un avenir de l’Europe politique. Il a l’Europe au cœur et dans la tête.   Il peut être capable de réveiller les imaginations françaises en ce domaine. Pour Sarkozy, qui veut faire sonner  «  l’heure du retour de la France en Europe », il constitue une belle tête d’affiche et peut surprendre par un certain nombre d’initiatives qui ne pourront qu’être approuvées au-delà des clivages politiques.

Une remarque : autant les tempéraments de Fillon et de Sarkozy sont différentes et complémentaires, autant les caractères de Sarkozy et de Kouchner se recoupent… Ego développé, sens de la communication, force des convictions, puissance de la parole, travail en réseaux… A 67 ans, Kouchner, acteur de mai 68, conserve une jeunesse d’esprit impressionnante et des réseaux d’amitié en Europe et dans le monde qui lui seront utiles. Les dirigeants du PS qui ironisent sur son « ralliement » auraient mieux fait d’utiliser ses talents avec plus de doigté et d’intelligence… 

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2) Martin Hirsch, personnalité classée « proche de la gauche » bénéficie d’un statut particulier de haut-Commissaire qui lui donne rang de secrétaire d’Etat sans qu’il ait à en assumer le titre. Chargé des solidarités actives contre les pauvretés, le président d’Emmaus-france aura des missions très concrètes. Comme pour Kouchner, il s’agit là d’un choix qui doit se traduire par des initiatives qui recueilleront des suffrages au-delà des « lignes ». Hirsch aura à travailler en liaison avec plusieurs ministères, notamment ceux du logement de la ville (Christine Boutin), du travail, des relation sociales et de la solidarité (Xavier Bertrand) et bien sûr de l’économie (Borloo)

3) Le redécoupage des secteurs ministériels, amorce concrète d’une réforme de l’Etat demande encore à être précisé. Berçy coupé en deux, le ministère d’Etat d’Alain Juppé, le ministère Hortefeux impliquent des transferts de responsabilités et d’administrations. A suivre à travers la constitution des cabinets et les décrets d’application...

 

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Autres remarques qui s’imposent :

>>>>L'UMP constitue l'armature du gouvernement puisque, outre François Fillon, 13 de ses 15 membres en sont membres. Parmi les ministres hommes, seul Hervé Morin n'a jamais occupé de fonction ministérielle. Quatre femmes sont dans ce cas: Christine Boutin (Logement, Ville), Rachida Dati (Justice), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur, recherche) et Christine Albanel (Culture).

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>>>> A la parité s’ajoute un sérieux coup de jeunesse sous les ors de la République. Logique avec un tandem de quinquagénaires à la tête de l’Etat. Bon pour une meilleure représentativité de la Société française. Comme le fait bien sûr que Rachida Dati ait un ministère régalien important.

>>>> Inutile de revenir sur les "cas" Besson et Morin. La nomination du premier à un poste qui n'est que consultatif est d'abord une faute de gout . Celle du deuxième relève d'un investissement du type De Robien dans la législature précédente. Ni la morale, ni la politique en sortent grandies. Mais c'est cela aussi la "style Sarko"...

>>>> La liste des secrétaires d’Etat sera logiquement complétée après les Législatives, des élections sur lesquelles tous les sondages convergent : l’UMP est assurée d’une majorité très confortable. Cela pourrait entraîner Sarkozy à engager un autre pari : organiser les municipales dès octobre , ce qui dégagerait durablement l’horizon électoral et gênerait à la fois le PS et le Mouvement démocrate, le MoDem, de François Bayrou. Mais il ne s’agit là que d’une hypothèse…

 

 

 

17/05/2007

Le radicalisme en rade !

Jean-Michel Baylet fait machine arrière : l’acte de contrition très catho du patron de « rad’socs » de moins en moins soc’ et de moins en moins rad’…

Un pas en avant, un pas en arrière…Les rad’soc (de moins en moins soc’ et de moins en moins rad’)  font un acte de contrition très catho : « Pardonnez nous Seigneur, vous avons pêché »...Le président du MRG a osé confirmer l'ancrage à gauche de son parti. Après ses promesses à Borloo, ses courbettes à Tapie, ses gestes d’allégeance à Sarkozy, son article dans le Figaro, ses effets de manche…

"Nous combattons Nicolas Sarkozy et nous ne changeons pas. Il n'y a pas de virage du tout, il n'y a pas de changement du tout dans nos stratégies", a-t-il affirmé sur France 3 Sud. A bon ? C’est le même qui écrivait quelques heures avant :"Les radicaux de gauche ne sont plus décidés à pâtir encore (des) sempiternelles divisions" qui traversent le Parti socialiste dont "l'incapacité à organiser le rassemblement (...) a entraîné ses alliés dans la défaite"

Quelle force de caractère ce Baylet ! Les fins de lignées des grandes familles exigent souvent beaucoup d’indulgences : les pauvres !

Coté socialiste, c’est plus que dans l’embarras. Quel Baylet croire ? A qui a sein du MRG faire confiance ? Comment ne pas imaginer que cette opération « je retourne ma veste » n’ait pas été minutieusement préparée ? Comment surtout faire confiance à ce type de girouette à « long terme », c’est-à-dire en l’occurrence à… l’après-législatives ?

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On veut se rassurer au PS : l’initiative de Baylet est « très personnelle », « solitaire », « non révélatrice du positionnement du MRG », le reflet d’un « simple effet Tapie », ce sergent débaucheur et ce grand entremetteur au service de la « machine Sarko »…

Allez savoir. Les 32 circonscriptions offertes au MRG par le PS pèsent bon poids. Mais après ? Aucune de ces circonscriptions n’est gagnée d’avance dans le contexte actuel…

Les dirigeants radicaux en sont conscients : ils subissent les mêmes effets d’appel que le Mouvement de Bayrou. Pire : dans le désarroi de la « gauche » actuel, bien des militants et des cadres MRG sont écartelés entre deux tentations : rejoindre Borloo ou…rallier Bayrou qui incarne, quoi qu’en disent les chroniqueurs sceptiques et inspirés par les tentacules de la « pieuvre Sarko », une espérance d’un vrai renouveau idéologique où le radicalisme authentique peut s’y retrouver ! Davantage que dans ce vieux tonneau des illusions perdues qu’est devenu le PS.

En attendant la suite, un constat : le « système Sarko » fonctionne bien dans la perspective des Législatives. Avec un PS qui prend l’eau, une Udf vidée de ses cadres et un Mouvement démocrate pas encore vraiment né, ce sera plus que la « vague bleue »… Ce que l’on qualifie au PS d’  « opération poudre aux yeux » fait ses effets.

Les images et le bruit médiatique fait autour des débauchages au Centre et des  consultations gauche-droite ont déjà crée un "syndrome Ségolène Royal en a rêvé, Bayrou l’a promis : Sarkozy le fait'" ! Eh ! Oui… Et "Sur les électeurs, c'est ravageur", comme le constate un ancien ministre socialiste…

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Dans ce contexte, le « OUI » de Kouchner est une double opération réussie pour la « Sarko-Compagnie »…Kouchner n’était-il pas prêt à rejoindre Bayrou ? C’est ce qu’il aurait sans doute fait si…  Le « French Doctor » a donc à la fois trahi son parti et déserté ce qui aurait dû devenir son port d’attache. Joli résultat, non ? La « machine Sarko » est un beau rouleau compresseur.

Il est vrai que Bernard (que je connais et apprécie depuis longtemps) n’avait rien promis à Bayrou et a légitimement tous les droits de se considérer libre de tout engagement envers un PS qui n’a jamais su lui donner la place, les responsabilités et l’influence qu’il aurait dû avoir.

N’aurait-il pas dû participer aux primaires au sein du PS ? Son site vient d’être fermé…A-t-il été considéré comme autre chose qu’une caution de popularité par une Ségolène noyée dans son propre nombrilisme ? A-t-il été ne serait-ce qu’écouté par des éléphants inconscients de leurs faiblesses ? Le PS se meurt, victime de sa médiocrité intrinsèque.

Est-on traître quand on quitte un navire dont l’équipage rêvait de vous jeter par-dessus bord pour délit d’intelligence …gênante ? Ces constats ne nous éloignent pas du grand trouble « radical »…Qui ne fait que commencer !  Avec toutes ces lignes qui bougent (comme le souhaitait Bayrou), le radicalisme est en rade. Comme tous les semeurs d'illusions "de gauche"...   

22/12/2006

Kouchner "prêt "à travailler avec Sarkozy dans un gouvernement d'union nationale

Allô Bernard? Tout va bien? je comprends tes aigreurs, ton insatisfaction face au PS, tes déceptions en tous genres. mais c'est quoi cette ouverture vers Sarkozy? Si  au moins, tu avais parle de Bayrou, j'aurais compris.... Mais comme Rocard peut-être,  estimes-tu l'hypothèse Barou "politiquement non raisonnable", non probable? Si aux déceptions de gauche on doit ajouter les déceptions venant de gens qu'on estime, où va-t-on?

 

Bernard Kouchner

Bernard Kouchner

(c) Reuters

 

L'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner, très critique à l'égard du Parti socialiste, se dit prêt à entrer dans "un gouvernement d'union nationale" en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. "S'il y a un gouvernement d'union nationale, dépassant les clivages habituels, s'il y a une vraie 'équipe de France', oui", répond l'ancien ministre, interrogé, dans un entretien publié vendredi 22 décembre par Le Parisien/Aujourd'hui en France, sur son éventuelle participation à un gouvernement présidé par Nicolas Sarkozy après la présidentielle. "Il faut passer un cap difficile de cinq à dix ans, pour que notre pays retrouve son rang", explique-t-il. Bernard Kouchner, qui a un temps affirmé qu'il serait candidat à la présidentielle, est particulièrement critique à l'égard de la campagne menée par les socialistes. Selon lui, il y a "de bonnes idées et beaucoup d'archaïsmes" dans le projet socialiste et il faudrait "ne plus mentir à ceux qui souffrent". "Cela étant, je suis inscrit au PS, fidèle à ce parti", ajoute-t-il. Ah! Bon....

24/09/2006

Kouchner chez Laurent RUQUIER : c’est vraiment dur d’être de gauche, an France, aujourd’hui, surtout quand on n’est pas de droite….

medium_kouchner.jpgBernard KOUCHNER est UN bon, un très bon même. Et pas seulement médiatiquement… Il est au PS, pour son malheur et pour son honnêteté. Il pourrait être ailleurs, comme d’autres. Chez Bayrou, par exemple. Chez ceux qui ne sont pas des faiseurs…  « En France,  c’est dur d’être de gauche, surtout quand on n’est pas de droite »… Bref, Kouchner mérite mieux que ce qu’il devient sur l’échiquier politique malgré  ses engagements militants, humanitaires (et humanistes). Il n’est pas le seul… Si on en dresse, la liste « on n’est pas couché »… 

 Laurent RUQUIER n’a pas que des défauts…Il a même de sérieuses qualités : je me souviens l’avoir interwiewé à ses débuts à Europe 1 . cet homme avait de l’esprit et du corps : il travaille beaucoup surtout, et c’est bien . Le seul problème , c’est que  la doxa médiatique ambiante en fait, dans les faits, l’éditorialiste le plus influent de France, alors qu’il n’est qu’un (bon) animateur de radio et de télé… Jean Nohain +Léon Zitrone+ Michel Droit+ Pierre Lazareff+ Claude Darget+Roger Louis+Georges de Caunes+Pierre Desgraupes+ Catherine Langeais… (entre autres). ? N’exagérons pas : cela ferait beaucoup…Cela fait d’ailleurs  déjà beaucoup trop… Mais de grâce ! N’en faisons pas un politologue : c’est dur d’être sérieux surtout quand on veut être sérieusement un humoriste (ce qu’il est)medium_ruquier.JPG

Kouchner était aussi ce dimanche chez FOG, sur France 5… La promotion (donc la pub) des livres, des films, des spectacles reste la base des grandes émissions de TV. « Vu à la télé ! »… Ou plutôt « entendu à la télé !» puisque l’audimat augmente en fonction des décibels. Il faut gueuler, crier et non argumenter… La loi de l’info- show  et la politique-spectacle ? Les modes passent, heureusement. 

 Le PAF est dans une crise d’adolescence : on doit en sortir…Et il reste quelques belles exceptions : C’est dans l’air, tous les jours, et Riposte le dimanche.

Sans parler de France Europe Express…L’émission de Christine n’a qu’un problème : elle s’adresse à un public « éveillé » qui dort à l’heure de l’émission parce qu’il se lève tôt le lendemain…C’est dur d’être intelligent, en France, surtout quand on n’est pas bête…